Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 chapitre X des Courriers d'Hélie

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MessageSujet: chapitre X des Courriers d'Hélie   Ven 10 Jan - 22:16

[RP] Ceci doit être fait dans les règles de l'art



Il était évident pour tous ceux qui avaient côtoyé le beau brun depuis son retour du nord qu'il était devenu un peu naïf, mais surtout complètement dingue de la Flamboyante qui le faisait tant languir et trépigner d'impatience.

S'il était de coutume que le libertin n'y aille pas par quatre chemins et qu'il était évident pour lui qu'il fallait favoriser les contacts sociaux, lorsqu'il pouvait profiter de la compagnie de la cadette Lablanche, le forgeron changeait du tout au tout. Même à Castres, enivré, il n'avait pu s'empêcher de faire l'éloge de celle qui le retournait, au détriment de sa réputation. On lui avait même dit sur le ton de la surprise évidente qu'il semblait amoureux.

Il l'avait réfuté dans l'instant sans conviction avant d'avouer, de prévoir le déroulement des joutes à venir et de demander au Coms de l'intégrer à l'équipe comtale.

Dans ce schéma posé de gentilhomme, ce qui venant d'un jeune coureur et dragueur était des plus étranges, il manquait néanmoins un détail indispensable. Hélie avait en tête depuis plusieurs jours d'écrire un courrier à celui qui était devenu le chef de famille. Ce jour là, il n'était plus spécialement occupé et il prit le temps de la rédaction. Plume dans la main droite, la gauche posée sur le vélin, il se retint de machouiller les pennes qu'il passait sur sa joue machinalement en pensant à la jolie rousse. Un instant, il avait été tenté de lui écrire à elle mais il devait s'acquitter de sa tâche. Il passa ses lèvres sur la tige avant de la tremper dans l'encre.


Citation :
"A vous, Ghost d'Izard, Duc de Sedan et de Châteauneuf-sur-Loire, Baron de Chaumont, Seigneur de Dienville et de Tronchay et son épouse,
De moi, Hélie du Cougain.



    S'il me semble évident que vous ne me portez pas dans votre coeur, je porte votre famille dans le mien. Si je voue un profond respect à votre généreuse épouse, il en est tout autre en ce qui concerne sa soeur Iloa.Si je me permets de vous écrire ce jour, c'est dans un but bien particulier. Depuis peu, depuis votre mariage avec la Châtaigne, vous avez reçu la responsabilité de cette famille qu'elle gère d'une main de maître. J'ai également pu constater l'autorité naturelle que vous aviez envers la Flamboyante et il me paraît normal que vous soyez destinataire de cette missive.Ce jour de début décembre, moi, Hélie du Cougain, fils du baron Castelreng du Cougain, je vous demande l'autorisation de faire la cour à la Damisella Iloa Lablanche d'Abancourt et de me permettre de lui prouver mon inclination pour elle.Je sais que j'ai tout à vous prouver de mes bons sentiments et qu'actuellement, je n'ai rien à lui offrir qui soit digne de son rang. C'est pour ces raisons que je souhaite jouter en son honneur à Limoges où malgré mon rang social il m'est donné de concourir, de porter ses couleurs par affection. J'ai également demandé mon intégration à l'équipe politique du Coms actuel, Sa Grandeur Jean de Cetzes. Je ne peux pour l'instant rien faire de mieux que de réclamer votre sollicitude et la compréhension de mes sentiments. J'espère que vous prendrez soin de me répondre et que vous et la Champagne vous portez bien. Mes respects à votre épouse que je viendrais de nouveau servir comme il se doit sous peu.Que le Très-Haut vous veille.

Fait à Castres, le 5 de décembre 1461.

H."

Le courrier fut plié avec soin et scellé aux couleurs des Cougain. La bourrique cabrée, témoin de l'entêtement caractéristique de la famille.

Le jeune homme ne prit pas la peine de relire ses mots, il voulait éviter les ratures et s'il se mettait à reprendre le début, il n'arriverait jamais à envoyer un mot qui puisse lui plaire parfaitement. Plusieurs minutes s'écoulèrent, un sentiment d'anxiété qui le gagnait. Si le jeune homme devait subir un refus ? Que ferait-il ? Oserait-il aller contre l'avis du chef de famille ? Xalta était au courant de ses plans. Le Castrais était son écuyer et il lui avait annoncé son attirance pour la cadette. Mais qu'en était-il du barbu ?

Si le courrier ne partait pas, Hélie n'aurait aucun problème pour arriver à ses fins, mais il avait bien en lui les valeurs familiales et il ne voulait aucun conflit, seulement entrer en paix et pérenniser la cohésion entre ces membres.

Le pli fut alors envoyé.


Dernière édition par Admin le Ven 10 Jan - 22:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: chapitre X des Courriers d'Hélie   Ven 10 Jan - 22:36





Oh elle l'avait bien vu ce courrier et même lu, et relu à plusieurs reprises. Des sentiments bien contradictoires agitaient celle qui pourtant à la fin de son règne avait reçu le surnom de "Déterminée". Et il faut le dire sa détermination avait été mise à mal par ce simple pli rédigé par celui qui était son écuyer-forgeron , et, qui avait été bien plus encore._ Vous aimeriez bien savoir, n'est-ce pas ? ^^ Eh bien vous ne saurez rien !_

Sa réaction première fut de laisser son tout nouvel époux gérer la situation, mais les jours s'étaient succédés les uns aux autres et Ghost, bien occupé , n'avait jamais pris la plume pour répondre au Castrais qui avec une telle missive avait pris le risque de le devenir au sens sonore. _ castré pour ceux qui n'auraient pas suivi la logique de la narratrice que je suis _ Alors, elle prit sur elle de lui répondre, après tout la lettre lui était aussi quelque part un peu adressée.

Si si! C'est bien marqué " et son épouse" Et puis depuis leur mariage n’était-il pas Un ? Ce qui lui est adressé, lui était forcément adressé, non ? Après quelques bonnes justifications, elle prit donc la plume pour répondre à son écuyer. ça aussi c’était une bonne raison, c'était SOn écuyer.

Donc quelques instants de réflexion, et puis avoir tardé à répondre, lui avait permis d'être plus détachée, parce que son premier mouvement quand elle avait découvert cette lettre avait été de lui refuser net sa requête. Là, elle était très sereine. Si je vous le dis !



S'il me semble évident que vous ne me portez pas dans votre coeur, je porte votre famille dans le mien. Si je voue un profond respect à votre généreuse épouse, il en est tout autre en ce qui concerne sa soeur Iloa.


Sur ce point le jeune de Cougain n'avait pas tort, le sanglier de Sedan émettait plus que des réserves sur le jeune Castrais surtout depuis la phrase malheureuse d'Iloa en taverne champenoise qui lui avait valu une gifle magistrale et une belle frousse. Car un Ghost en colère ce n'est pas ce qu'il y a de plus sensé, d'ailleurs, elle-même avait été étonnée par le sang-froid dont il avait fait preuve lors du "duel".  Elle avait tiqué en lisant que SON écuyer avait des sentiments a priori amoureux envers sa cadette. Il faut dire que malgré leur complicité, une certaine concurrence inavouée existait entre les deux sœurs.

Si je me permets de vous écrire ce jour, c'est dans un but bien particulier. Depuis peu, depuis votre mariage avec la Châtaigne, vous avez reçu la responsabilité de cette famille qu'elle gère d'une main de maître. J'ai également pu constater l'autorité naturelle que vous aviez envers la Flamboyante et il me paraît normal que vous soyez destinataire de cette missive.

Ce passage l'avait fait sourire, non parce qu’il la complimentait mais parce qu'il soulignait un des désirs de Ghost, celui de maintenir fermement sa famille dans le droit chemin. Et il faut reconnaître qu'il s'agissait certainement aussi une remarque détournée du Cougain pour souligner ce défaut de contrôle inhérent au Sedanais.

Ce jour de début décembre, moi, Hélie du Cougain, fils du baron Castelreng du Cougain, je vous demande l'autorisation de faire la cour à la Damisella Iloa Lablanche d'Abancourt et de me permettre de lui prouver mon inclination pour elle.

Faire la cour! La culbuter oui ! La mettre dans ta couche ! Oups pardon, elle s'égare ! Pincement de lèvres, pincement de coeur. Elle ne pouvait se cacher à elle-même qu'elle éprouvait une certaine jalousie, si ce n'est une jalousie certaine.

Je sais que j'ai tout à vous prouver de mes bons sentiments et qu'actuellement, je n'ai rien à lui offrir qui soit digne de son rang. C'est pour ces raisons que je souhaite jouter en son honneur à Limoges où malgré mon rang social il m'est donné de concourir, de porter ses couleurs par affection. J'ai également demandé mon intégration à l'équipe politique du Coms actuel, Sa Grandeur Jean de Cetzes. Je ne peux pour l'instant rien faire de mieux que de réclamer votre sollicitude et la compréhension de mes sentiments.


Les fameuses joutes pour lesquelles elle s'était portée garante pour lui. Joutes qui avaient été riches en rebondissements. Oui il avait jouté sous les couleurs de la famille Lablanche. Elle se renseignerait sur ses projets de vie politique.


Citation :
De nous Exaltation Lablanche d'Abancourt d'Izard, Duchesse de Châteauneuf-sur-Loire et de Sedan, Baronne de Chaumont, Dame de Tronchay et de son époux

A Vous Helie du Cougain

Sincères salutations,

Nous avons pris connaissance de votre missive  adressée essentiellement à mon époux et dans laquelle vous formuliez une requête assez particulière: l'autorisation de faire la cour à l'une de nos sœurs : Iloa.

Nous avons longuement réfléchi, il semblerait que vous souhaitiez prendre un chemin raisonnable. Nous savons que vous êtes homme de parole car nous avons le plaisir de vous avoir à notre service en tant qu'écuyer. Vous n'avez jamais failli à votre devoir envers notre personne.

Vous avez donc l'autorisation de faire la cour à celle-ci tout en restant dans les limites des convenances.

Que le Très Haut vous garde!

Exaltation L. d'A. d'I.

L'accord avait été difficile à rédiger mais elle l'avait fait , pour être sure de ne pas revenir sur cet accord, elle scella le courrier rapidement et envoya un coursier le porter à Helie.


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MessageSujet: Re: chapitre X des Courriers d'Hélie   Ven 10 Jan - 22:36



Joie et euphorie.

A la réception de la lettre, le brun avait reconnu le sceau et l'écriture. Il savait pertinemment d'où venait le pli. La Châtaigne lui écrivait, mais pourquoi ? Il décacheta le tout et commença la lecture. Si le regard du jeune Cougain pétillait, plus il avançait dans sa lecture et plus un large sourire s'installait sur son visage.

Il avait enfin l'autorisation qui allait changer sa vie, ême s'il n'avait pas tout à fait attendu ce courrier pour commencer à faire les yeux doux à la Flamboyante. Néanmoins, il n'osait la toucher. Pas plus que poser sa main sur la sienne parfois ou la prendre au mieux sur ses genoux lorsqu'ils s'amusaient en taverne.

Hélie se mit à relire le courrier, une fois, puis une seconde et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il connaisse par coeur le mot de la Duchesse. Le coeur d'Hélie quant à lui battait de plus en plus fort au fur et à mesure de la lecture. S'il avait beaucoup d'affection pour la Châtaigne, ce qu'il ressentait pour sa soeur était bien différent.

Il était tellement différent en sa compagnie. Rien qui puisse être comparable à son comportement avec les autres femmes. D'un main tremblante, il se saisit d'une plume pour répondre. Alors, il commença à coucher les mots sur le papier mais l'allégresse était telle qu'il ne pouvait en aligner deux sans que le trop plein de joie le submerge.

Du fin fond du Limousin où il se trouvait, le beau brun sortit de la taverne qu'il avait trouvé en chemin pour aller crier de bonheur et faire un certain nombre de fois le tour de la bâtisse pour se défouler.

Ci fait, il retourna s'attabler pour donner une réponse à celle qu'il servait avec plaisir. Il tailla la plume d'un coup de dague et trempa le bout dans l'encre.


Citation :
A vous, Exaltation Lablanche d'Abancourt d'Izard, Duchesse de Châteauneuf-sur-Loire et de Sedan, Baronne de Chaumont, Dame de Tronchay et de son époux,
De nous, Hélie du Cougain.



    Il me semblait dans un premier temps que l'absence de réponse de la part de votre époux signifiait qu'il était en train de monter un plan pour commanditer ma fin tragique. Lorsque j'ai vu le temps s'écouler, j'ai alors songé qu'il s'agissait là seulement d'une manoeuvre pour me laisser mourir de chagrin à petit feu.Mais il n'en est rien. Vous m'apportez une réponse et plus, celle que j'espérais avoir. Vous me connaissez bien, je le sais. Mais je gage que je n'ai rien tenté vis à vis de votre soeur avant d'avoir reçu votre lettre. Je vous informe que je ne tenterais rien avant le mariage, si mariage il y a. Jamais je ne dépasserai les convenances. Vous avez ma parole.Je tiens à vous remercier. Je ne doute pas qu'il soit difficile d'accepter une telle demande, vous n'en serez jamais déçue. Je lui serai fidèle tout autant que je le suis à votre égard. Et je servirai ses intérêts avant les miens.Pour l'heure, nous sommes, Iloa, sa fille et moi même, en route pour Limoges où nous allons retrouver ma soeur qui en plus de m'annoncer son mariage prochain m'offre une douce nièce à gâter et cajoler.Puisse le Très Haut veiller sur vous.

Fait dans le Limousin, le 5 janvier 1462.

H.

Comme a son habitude, Hélie ne prit pas le temps de relire son courrier. Il était trop exigent avec lui même et s'il se mettait à relire chacun de ses courriers, il n'aurait jamais fini de les écrire.

Le mot fut plié et envoyé vers le Nord.
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