Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Naissance de l'héritier

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MessageSujet: Naissance de l'héritier   Dim 2 Nov - 11:41

Maxine.. a écrit:
La Blonde Baronne et son Doux Baron attendaient cet évènement depuis plusieurs mois. Cependant les dernières semaines avaient été agitées et l’enfant avait faillit arriver trop prématurément pour sa survie. Il était encore un peu tôt, mais la nature est ainsi faîte que lorsqu’un enfant choisit le jour de sa sortie, nul ne peut l’empêcher de montrer le bout de son nez. Des semaines que des contractions sporadiques surprenaient les jeunes époux au milieu d’une conversation ou pendant un moment de tendresse partagée. Mais là, ça semblait différent.
La matinée avait bien commencé, une petite promenade en ville pour s’ouvrir l’appétit...mais sur le retour la Blonde avait commencé à se sentir tendue. La cuisinière avait eu beau se donner du mal, Maxi ne put rien avaler. Elle bouda tous ses mets préférés. Elle ne pestait ni ne ralait, mais ne se satisfaisait de rien et rien ne lui donnait envie. Mais soudain, une douleur aigue lui arracha un cri qu’elle ne put contenir. Une contraction plus forte que toutes celles ressenties jusque la et qui la paralysa dans une grimace de souffrance. Le Baron compris de suite ce qui arrivait et se précipita pour prendre les choses en mains. Tel son éternel Chevalier Servant, il la prit dans ses bras et alla la déposer délicatement sur leur lit. Le temps pour elle semblait s’étirer indéfiniment et ne devenir que douleur alors qu’on s’activait dans la maisonnée.

La Baronne ressentait des contractions rapprochées, toutes les 20 minutes et bien qu’elle n’ai perdu les eaux, le Baron avait fait discrêtement mandé sa soeur en urgence. Nane étant aussi le médecin de la famille des Cougain, elle avait promis d’assister Maxi dans la naissance de son enfant. On avait installé Maxi dans son lit, on avait fait de la place pour faciliter les allées et venues.


Castelreng a écrit:
Dès l’instant où il déposa sa femme délicatement sur leur lit, l’angoisse prit place aussi vite que les chambrières à s’activer autour de leur maîtresse et avant même qu’il ne s’en rende compte il se retrouva de l’autre coté de la porte close à lui pour des heures.

Il aurait pu garder son calme, après tout ce n’était pas là son tout premier enfant. Non pour lui ce n’était pas le premier mais pour sa petite femme oui ! Et c’était bien là la raison de sa grande inquiétude.

Quelques heures plus avant, rentré pour prendre avec sa belle épouse la repue* de midi, il s’était amusé de la voir si pinailleuse et ronchonne. Un trait de caractère chez la Baronne qui, jusqu’alors était inexistant. Tout en mangeant donc, il l’avait regardé refuser un à un les plats présentés ou demandés, s’agiter autant que pouvait lui en laisser son corps alourdi et s’était levé à grand fracas au premier cri de douleur poussé.

Dès cet instant le Cougain se mua en une boule d’angoisse grosse à exploser. En trois pas il s’était retrouvé aux cotés de sa femme et après avoir repoussé sa chaise, l’avait emportée dans ses bras pour la monter à l’étage, criant les ordres aux servantes croisées. Disant aux unes de faire bouillir de l’eau, à l’autre de ramener du bois pour le feu et une autre encore des linges. Dès lors, un grand remu ménage se fit dans la demeure. On eut pu croire si l’on y entrait que la maison s’apprêtait à recevoir du beau monde et c’était en fait celà car quoi de plus beau que de voir arriver l’héritier ? !

Une fois à la porte de la chambre devenue sanctuaire pour les femmes, il n’eut d’autre choix que de descendre avec ses angoisses et d’envoyer le gamin de la cuisinière chercher sa soeur. La maison de Nane étant toute proche de la sienne, il s’était dit que le dròle n’en aurait pas pour bien longtemps. Aussi avait-il rejoint son antre à lui ; son bureau , s’était dirigé vers sa table de travail où se trouve toujours quelques coupes d’étain et un flacon d’eau de vie, s’en versa une rasade, pensant que Nane ne tarderait pas à débarquer.

C’est là qu’il fit erreur, car sa coupe vidée, le gamin n’avait toujours pas donné signe de vie et, bien que la chambre conjugale fut éloignée du bureau, il lui venait de temps à autre les plaintes de son épouse. C’était à devenir fou !

Abandonnant l’endroit, on le vit sortir comme une flèche et prendre la direction de la maison de sa soeur. Il allait de soit pour l’homme que Nane ne pouvait se trouver ailleurs que chez elle et plus encore puisque sa femme était pour accoucher. Il ne lui vint donc pas à l’esprit qu’elle pouvait être absente, pas encore rentrée des noces de la Jeune Reky célébrées à Carcassonne. Il ne lui revint d’ailleurs pas à l’esprit ces fameuses noces !!

Castelreng a écrit:


Nane pose son baluchon dans la maison puis range sa charrette dans la remise, elle rentre juste de Carcassonne ou elle a assisté comme témoin a la noce de Reky.

Une petite heure de sieste ne serait pas de trop... ou deux peut être, après la route faite durant la nuit.
Elle lâche Galopain dans le pré voisin. Dans sa tête repassent les évènements qui se sont déroulés durant la noce.
Lentement elle rentre dans sa demeure et monte s’allonger un instant dans son lit. La tête bercée par la musique de la noce elle plonge rapidement dans un profond sommeil.
Elle tourne sur la musique au bras de Merer qui l’a accompagnée, elle s’amuse pour leur première vrai sortie ensemble, et des tambours se mettent à battre blam badabam blam blam
Mais il n’y avait pas de tambours à la noce de Reky ?
La réalité reprend peu à peu ses droits et c’est les yeux encore lourds de sommeil qu’elle émerge de sa sieste.


Arrivé devant la porte de la chaumière, il frappa l’huis avec force, faisant pratiquement trembler les murs tant il y mit de la force

Qu’est-ce que c’est ?

L’esprit encore embrumé elle descend l’escalier ouvre en tâtonnant un peu la porte avant que la personne qui se trouve derrière ne la défonce complètement comme elle a l’air décidée à le faire.

La douce voix tonitruante et angoissée de Cast achève de la réveiller.


Crénom d’une bourrique Nane ! serais tu bouchée comme flacon à vieillir qu’il te faille un temps infini pour ouvrir ? !!


Je dormais, ne t’en déplaise, après une nuit de route et plusieurs jours de fête
bougonnante, elle ajoute

Que se passe-t-il ? La terre a arrêté de tourner ?
Dit-elle mécontente d’être réveillée alors qu’elle faisait un si doux rêve. Puis elle voit le visage angoissé du frangin.
C’est le moment ? Maxi ?
Sans attendre la réponse, sure d’avoir compris elle ajoute,
Laisse-moi le temps de prendre mes instruments je viens immédiatement.

Presse toi elle souffre tant que je ne puis supporter ses cris !! On a pas idée non plus de dormir à pareille heure !! Comment peux tu alors que tu sais qu’elle allait enfanter là ?

Toi qui a déjà eu des enfants tu devrais savoir qu’ils ne choisissent pas leur moment pour venir. Pour ne pas changer la blonde s’emporte après son frère
En plus il vaut mieux que j’ai dormi un peu car un premier accouchement peut durer longtemps.
Tu imagines si je devais tomber de sommeil au moment crucial ?


Il se serait écouté, il aurait pris des mains la besace de sa sœur pour y fourrer prestement tout ce qu’il lui tombe sous la main avant de trainer la pauvrette vers sa demeure et le chevet de sa petite Baronne.

En rogne contre son frère elle lui colle d’autorité sa trousse de médecin dans les mains et le suit.
Bon tu fais quoi tu arrives ou tu prends racines ? elle attrape une cape qui pend a coté de la porte et commence a avancer d’un bon pas vers la demeure de son frère.

A présent vexé en plus d’être angoissé, la besace médicale dans les bras, il avança à si grand pas qu’il eut tôt fait de la rattraper et la dépasser. Plus un mot il ne dit et lorsqu’enfin il furent dans la demeure, d’autorité mit le matériel médical dans les bras de Nortimer en grommelant un
Montre la chambre de la Baronne au médecin Nort !


Pestant toujours la blonde marmonne : Ah parce que maintenant je suis “le médecin “ pas “ma sœur” pfffff !!!! Elle n’en suit pas moins prestement Nortimer jusqu’à la chambre de sa belle sœur

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Post fait à 4 mains et posté avec l'accord du JD de Nane[/hrp]

Maxine.. a écrit:


Son corps n’était que souffrance...enfin, n’exagérons rien...son ventre, son dos, ses cuisses, ses fesses, ses mains crispées sur les draps….presque tout son corps souffrait. Elle avait réussit a contenir ses cris au début...mais plus le temps passait et plus la douleur devenait intense au fur et a mesure qu’elle gagnait le bas du….enfin le bas quoi…
Les quelques instants de répit entre chaque contraction, lui permettaient de reprendre son souffle. Elle voyait les chambrières s’activer, préparer, ranger….limite ça l’énervait de les voir tourner comme des abeilles autour d’elle. L’agacement n’aidant pas, la peur non plus, elle cessa de retenir ses cris de douleur, histoire d’agacer les autres à son tour...ou de les faire fuir afin de récupérer un peu de calme!



Nane entre dans la chambre et observe un instant la scene.
Maxi entrain de crier à pleins poumons, les servantes affolées qui s’agitent en tous sens comme des poules ayant couvé un canard. et jettant un oeil par dessus son épaule, elle voit Cast... avec un teint qui prend une jolie nuance verdatre en entendant les cris de son épouse adorée.

D’abord se débarrasser des hommes en les occupant.
D’un ton doux mais ferme elle s’adresse à son frere.


Cast tu vas aller attendre DEHORS et pour éviter les complications avec le cordon ombilical tu vas aller, avecTOUS les autres hommes de cette demeure, dénouer TOUS les noeuds que tu pourras trouver aussi bien dans la maison que dans les dépendances, mais d’abord ordonne à tes femmes de préparer un bain pour Maxi. un bain dans un cuveau spacieux ou elle aura ses aises. Une fois tous les noeuds dénoués, tu attendras soit dehors, soit à la taverne mais surtout pas dans la maison.... cela porte malheur.
Emmene avec toi toute la gent masculine de cette demeure meme si tu as un chien male je ne veux pas le voir trainer ici.!



Voir enfin sa Belle soeur préférée arriver et prendre les choses en mains comme il faut, la replacer au centre des choses, la fait pousser un long soupir de soulagement. Elle admire avec quel tact et quelle autorité la blonde arrive a donner à chacun sa place. Elle écoute elle même attentivement et observe.

Les servantes fort occupées à exécuter les ordres de monter des seaux d’eau chaude commencent à reprendre un peu de leur sang froid.

Maintenant mesdames ma patiente a besoin d’un peu de calme pour son bain.
Clarysse vous voudrez bien m’assister dans cette opération délicate ?

Quant au reste de ta domesticité féminine ma Belle elle pourra revenir lorsque tu seras un peu plus détendue.


Maxi arrive même à lui sortir un sourire. Elle savait y faire la belle soeur quand c’était de la médecine ou de la cuisine. Elle n’avait pas son pareil! ! Ce n’étaient d’ailleurs pas ses seuls domaines, mais à la voir là on aurait pû croire le chef d’un régiment..
Je suis si contente que tu sois là...c’est Toi qui commande, donne les ordres, tout le monde ici t’obéira!


Oh ! Mais je n’en doutes pas qu’on m’obeira ! Et toi la premiere ma chère répond elle d’un ton faussement sévère.
La Blonde fouille dans son inséparable besace. elle en sort plusieurs petits sachets qu’elle verse généreusement dans l’eau du bain qui commence à se remplir au rythme des aller et venues des servantes.
Mauve, camomille, fenouil, lin et orge voila les plantes séchées que Nane verse dans l’eau du bain de sa belle soeur afin de la détendre totalement.


Maintenant mesdames dehors ! Clarysse déshabille ta maitresse ne lui laisse que sa chemise. En ce jour le but n’est pas de la laver mais de la détendre.

Maxi as-tu déja perdu les eaux ?

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Castelreng a écrit:
Dehors. Il s’était retrouvé à la porte de chez lui en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Il avait eu le malheur de suivre sa sœur dans la chambre conjugal et…… Didiou !! Il n’en revenait encore pas !!

C’est de rage qu’il était donc allé défaire les nœuds, trop superstitieux qu’il est pour passer outre en disant que c’est là histoire de folle bonne femme. Et puis il fallait bien qu’il se calme car il l’aurait bien étranglé là la frangine !!

Oser le fiche à la porte de sa propre demeure !!
Seule consolation, Nortimer.
Lui non plus n’avait pas échappé à l’ordre et se retrouvait plus penaud qu’un chien ayant perdu son os de se voir à la rue.


“TOUS les nœuds que tu pourras trouver aussi bien dans la maison que dans les dépendances” Qu’elle a dit mon bon Nort !! mais en nous fichant ainsi dehors comme si nous étions des envoyés du Sans Nom ! Comment veut-elle qu’on dénoue les nœuds dans la maison puisque nous sommes dehors !! Dieu que cette femme peut me mettre les nerfs en pelote !! pour un peu ce serait pelote de noeuds !! Grand Dieu elle veut ma mort !!

Allons nous réfugier à la Belle Narbonnaise, au moins là bas nous ne serons plus dans le froid et pourrons nous boire ce verre que je n’ai pu avaler parce que MA Soeur m’a fichu DEHORS !!


Grognant encore, soucieux de sa petite Baronne qui était en souffrance, le Ténébreux ne s’était senti aussi mal depuis longtemps et plus ses pas étaient à l’éloigner de son épouse, plus mal encore il était. Chemin faisant donc et marmonnant toujours dans sa barbe, il croisa Floranthin.

Stop mon dròlle !! si c’est ta maitresse que tu comptes aller voir là , oublies !! demi tour ! direction la Belle Narbonnaise c’est un ordre Recrue ! Les hommes sont bannis de la demeure pour l’heure !

Pas plus d’explication il n’eut le droit le pauvre garçon et le Ténébreux avait déjà repris sa route sans plus se préoccuper du Page de son épouse. S’il lui prenait l’envie d’aller la bas et se frotter à son hérisson de soeur, il en reviendrait bien piqué !
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MessageSujet: Re: Naissance de l'héritier   Dim 2 Nov - 11:44

--Maxence_du_cougain a écrit:


Mais...Mais...que se passe t’il???Oh la haut?? Vous me faites quoi?! Déjà que ça fait la semaine que j’ai la tete en bas...c’est quoi ce cirque crénom?!

C’est que l’héritier de la Bourrique Ténébreuse et de Sa Blonde Baronne avait déjà un sacré caractère...Il l’avait déjà montré par forts coups chaque fois que son père collait sa mère de trop près, genre “C’est Ma Môman à Moi!”
J’étais bien moi ici, j’avais de la place, à boire et à manger sur demande...suffisait de tirer sur la chevillette histoire de titiller un peu Môman pour avoir des choses sucrées ou le soir j’arrivais à avoir ce truc sympa et douceâtre, salé...Celui qui la colle arrêtait pas de râler qu’elle mangeait trop de fougasses...mais de quoi il se mêle lui??! Bon pis pousse toi mon drôle, j’ai besoin d’espace avec ma Môman moi! Déjà que ça rétrécit à vue d’oeil!

Une nouvelle contraction le presse un peu plus de se présenter vers la sortie et d’aller rencontrer sa MômAn et sa Tatie Nanette qui l’attendent dehors…

Maxine.. a écrit:


La Blonde se hisse à l’aide de Clarysse qui la deshabille.

Les eaux? non pas encore, juste les contractions pour le mom….
A ce moment une autre de ces fameuses contractions la prend, mais elle contient la douleur, pas un cri ne sort, juste une belle grimace….

Avoue que tu jouais la comédie un peu ! Je sais combien un premier enfant peut etre douloureux à venir mais a ce point cela me semble un peu …

Oui….je sais...j’ai exa..géré tout à l’heure...J’en avais assez qu’on me tourne autour comme si j’étais une statue de crystal, je voulais leur montrer que j’existais et que j’en avais marre de leur manège...c’est moche ?

Ce n’est pas moche c’est humain ! Et puis il faut avouer que moi aussi ca m’énnerve de voir autant de monde dans une chambre d’accouchée mais c’est la tradition on y peut pas grand choses.

Moi qui n’ai ni mère, ni soeur, ni….bref, tu vois ce que je veux dire...à moins de faire venir les filles de Cast… mais je ne me vois pas leur demander de venir assister à la venue au monde de l’Héritier...en plus, ce seront ses demi-soeurs...

Bulle pourrait peut etre si sa santée le lui permet et en plus cela permettrait d’avoir un pretre sous la main pour ondoyer l’enfant dès sa venue au monde

Bulle ? C’est une très bonne idée...mais je ne sais si elle est dans les environs...et si elle est assez en forme pour venir à mon chevet…

Je pense qu’elle ne doit pas etre très loin elle sait que tu accouches bientot.

Dis moi,maintenant que tu as bien macéré dans l’eau, il serait peut etre temps de commencer à t’installer tu ne crois pas ?

Clarysse aidez Madame à sortir de l’eau, sechez-la et installez la dans son lit. Pendant ce temps je vais lui préparer une petite chose qui rendra son travail plus confortable à défaut qu’il soit moins douloureux.


La blonde fouille dans l’un des coffres à linge de sa belle soeur et en sort une piece de drap de lin bien solide. D’un geste dénotant une grande habitude, elle lance l’extrémité du drap vers le plafond et le rattrape de l’autre coté de la poutre, qu’il a franchit tel un cheval sautant un obstacle particulièrement haut.

Clarysse, un sourcil arqué devant le manège du Docteur qui fouille sans aucune vergogne dans les affaires de sa maitresse, aide Maxine à sortir du bain et la frictionne délicatement Cette dernière observe Nane qui pend un drap à la poutre. Elle se demande bien ce que cela veut dire...mais se garde bien de faire remarquer quoi que ce soit au Général Nane.

Voila qui est parfait ! Je t’explique : quand je te demanderais de pousser il faut que tu t’accroches de toutes tes forces à ce drap. Cela t’aidera à te redresser et à expulser l’enfant !

Oh?! Je vois...un peu comme un levier, un appui...je comprends, je tacherais de faire comme tu dis.

Tu feras mieux que tâcher ma belle, si tu veux un bel enfant en pleine forme !

Menton tremblottant, Maxine a soudain envie de pleurer. Savoir que c’est maintenant sur elle que repose la santé et même la survie de son enfant...Et si elle défaille? Si elle n’est pas assez forte pour lui?
Elle lève les yeux au plafond et respire un grand coup pour se donner du courage.

Tu me permets de faire une prière avant qu’on ne s’y mette pour de bon?

Nane sans en avoir l’air observe chaque mimique, chaque grimace de douleur, chaque regard de Maxi. Elle sait que le moral d’une parturiente ne tient qu’à un fil mais est essentiel pour que tout se passe bien aussi ajoute t’elle en voyant les yeux de Maxi s’embuer de larmes contenues :

Je sais que tu vas y arriver ! Mon role n’est pas de te voiler la réalité mais de te donner toutes les armes pour réussir. Un accouchement c’est dur, on y risque sa vie à chaque instant. Sache cependant que je suis la et que ma tête de bourrique nous aidera à te sortir de cette aventure sans anicroches.

Et oui le soutient du Très haut est toujours le bienvenu à condition que ta prière ne soit pas interminable car je pense à te voir que tout va bientot s’accélérer. Je vais t’accompagner d’ailleurs dans ta prière !


Merci Nane, juste un instant, promis, je ne serais pas longue.
Seigneur, Très Haut et Tout Puissant, Père de Toutes choses, je vous prie humblement de veiller sur la vie de l’enfant qui va naître ce jour et de suppléer Nane qui va l’aider à Naître. Donnez moi, je vous en supplie la force de le faire naître en pleine santé, donnez lui le souffle de la vie, je ne demande rien pour moi même que de pouvoir lui donner la Vie. Merci Seigneur! Amen!

Je suis prête Nane!


Dans un murmure inaudible Nane prie de son coté
Seigneur daigne écouter ma Suplique. Tu as toujours été à mes cotés dans ces moments ou je fais venir au monde une vie que tu as créée.
Aide moi comme tu l’as toujours fait à mener ma tâche à bien sans perdre ni la mère qui m’est chère ni l’enfant qui me l’est doublement.

Et surtout Fait que cet ane baté qui me sert de frère et qui lui sert de mari mais qu’on adore toutes les deux sache maitriser ses nerfs durant cette opération délicate !


Puis entendant Maxi terminer de son coté elle se tourne vers elle

Et bien que ta plus belle aventure commence ma toute belle !


[hrp]
Détail de l’accouchement médiaval librements adaptés de cet article : http://tpe-evolution-accouchement.kazeo.com/accoucher-au-cours-du-moyen-age/accoucher-au-cours-du-moyen-age,r1529499.html

Post fait à 4 mains et posté avec l'accord du JD de Nane[/hrp]

--Ambryen a écrit:



Elle était levée et elle priait. Comme toujours.
Elle s'était habillée comme une demoiselle, selon les volontés de sa mère qui n'en pouvait plus de la voir trainer sa tenue de clerc partout.
La veille, elle avait terminé sa lecture et la Bulle songeait à en demander un nouveau à son père.

Elle ne sortait quasiment plus, surtout avec l'hiver. Sa santé, fragile, ne lui permettait plus de vagabonder comme il lui plaisait tant quelques années plus tôt. Elle était toujours aussi maigre et l'absence de soleil sur sa peau la rendait pâle.

Plongée dans ses pensées et son recueillement, la crevette n'avait pas saisi l'agitation qui régnait dans la demeure. Ce n'est que lorsqu'une servante, après avoir frappé à sa porte, en vain, fit irruption dans la chambre de l'ecclésiastique que cette dernière sursauta.


"Que puis-je pour vous mon Enfant ?"
"C'est la Baronne et votre tante qui m'envoient vous chercher, elles ont réclamé votre présence."


D'un bond, de sa pétillante énergie qui surgissait parfois, la Bullette se leva et secoua la servante. Avec sa force de crevette, c'était elle qui était secouée plus que son interlocutrice, mais ce geste était témoin de l'émotion du moment.

"Pourquoi n'êtes vous pas venue plus tôt !?"

Un bafouillement plus tard, la Bulle se tourna vers son autel personnel et médaille d'Aristote en main, elle récita rapidement une prière pour la naissance à venir.

"Allons-y maintenant, je doute de pouvoir me rendre utile pendant l'accouchement, mais ma fonction sera appréciée ensuite."

Joignant le geste à la parole, la Crevette, en relative pleine forme précéda la servante pour se rendre auprès de Maxi et Nane. Elle avait le pas léger et la foulée pétillante, celle là même qu'elle avait à l'Archevêché, lorsqu'elle se rendait d'une pièce à l'autre en courant, d'un étudiant à l'autre, avant de défaillir, comme à chaque fois. Elle frappa à la porte et entra dans la pièce alors que les deux femmes étaient à réciter une prière. La crevette sourit et salua le Créateur, qu'Il écoute ses mots et qu'Il les aide en ce jour.

"Maman, Nane, j'espère ne pas déranger !?"

Question stupide puisqu'on lui avait demandé de venir, mais comme la Bulle ne savait pas en quoi elle pouvait aider, il était préférable qu'elle demande à l'avance. Maxi semblait souffrir un peu, mais Nane avait l'air confiante. La Crevette attendit patiemment, se demandant si tant de douleur à venir n'allait pas lui faire tourner de l'oeil.



Floranthin a écrit:
Après avoir mangé et sa sieste digestive accomplie, Floranthin avait décidé d'aller remuer de la terre à l'aide de sa pioche afin de, peut être, trouver un objet ancien ou quelques monnaies.

Sortant de chez lui, l'esprit embué par une sieste trop prolongée, le jeune page partit, la pioche sur une de ses épaules, vers les ruines de la maison d'Oscar Paidième, qui aurait été, selon les dires, l'amant de la duchesse bavaroise Roswitha von Bestagen- Berthgestadt, dans les années 1380.

Flo se mit à creuser sur le versant nord de la bâtisse délabrée, entre un noisetier, qui s'était logé sans scrupule sur un côté de la cheminée, et un petit étang de couleur verdâtre qui avait accueilli Oscar dans ses dernières minutes, avant qu'il rejoigne le Domaine du Très-Haut.
Une vingtaine de coups de pioche passèrent puis le jeune farfouilleur, essoufflé tomba sur une pièce tout à fait basique pour l'époque, c'est à dire un écu en bronze de 1455, arborant le Roy Lévan troisième du nom sur un cheval, empoignant un étendard sur lequel y était dessiné les armoiries royales.

Le Narbonnais rangea sa pièce dans la besace et soupira en rebouchant le trou à coup de chausses et grogna en s'apercevant que ses mains étaient noires de terre. Pioche accrochée à sa ceinture, il partit vers la demeure des Cougain, afin de faire sa toilette.
Le crasseux traversa le bois de Quat'sous, plutôt cinq avec celui qu'il avait trouvé qu'il avait dans la poche, et se retrouva non loin du portail où il entendit une voix rauque, qui lui était familière.


"Hé bah ! Qu'est ce qu'il a encore ?"

Flo chuchota ces paroles en descendant le fossé. Posant un pied sur le chemin de Domaine du Baron, le page vit le vieux Cougain marcher en sa direction.

Citation :
Stop mon dròle !! si c’est ta maîtresse que tu comptes aller voir là, oublies !! demi tour ! direction la Belle Narbonnaise c’est un ordre Recrue ! Les hommes sont bannis de la demeure pour l’heure !

Castelreng passa devant sa recrue sans s'apercevoir que son "dròle " haletait. Le jeune homme suivit le vociférateur sans un mot.

Maxine.. a écrit:



Pendant que les deux femmes priaient tranquillement, en attendant le moment le plus important de la vie de Maxi, Bulle avait fait son entrée dans la pièce, demandant si elle ne dérangeait pas.

Maxine était enchantée de voir apparaître la douce Bulle. Entendre sa voix, et qui plus est, l’entendre l’appeler “Maman”....Cela lui gonflait chaque fois le coeur d’Amour et lui donnait un immense courage. Sa présence, à elle seule, lui donnait des forces. Elle lui sourit tendrement.

Non ma bulle en aucun cas tu ne déranges. Il est souhaitable meme que tu sois présente.
Pas forcément pour aider matériellement, mais pour soutenir moralement Maxi dans ce moment difficile et exaltant.

Si tu peux rester à ses cotés et lui tenir la main …. mais attention à tes doigts j’ai déja vu des femmes broyer une main, tant parfois la douleur est intense.
Et d’autres fois tout se passe en un clin d’oeil et sans douleur pour ainsi dire.

Je te demanderais aussi de soutenir le dos de Maxi, quand elle s’accrochera au drap, que tu vois la, pour expulser l’enfant.

Maxine était devenue toute rouge à l’idée de pouvoir faire du mal à la chère Bulle. Pour rien au monde elle ne le voudrait! Par contre elle ne manquait rien des explications de Nane, elle écoutait chaque mot et observait toutes ses démonstrations.
Nane, je suis si rassurée de t’avoir pour médecin et que ce soit toi qui m’accompagne dans cette épreuve...tu es si...professionnelle! J’en suis immensément rassurée! Et toi, Ma Chère Bulle, ta présence me fait grand bien. Je te promet de faire de mon mieux pour ne pas te faire mal. Par contre, quoi qu’il arrive, s’il te plait, bénit l’enfant afin qu’il n’erre pas dans les limbes….
Maxi lui demanda cette dernière chose avec un sourire suppliant. Elle savait que beaucoup d’enfants ne respiraient pas en venant au monde et qu’ils ne gagnaient pas le paradis du Créateur….De nouveau une contraction la pris, plus forte celle ci...

Avec l’aide de Clarysse Nane a recouché Maxi pendant qu’elle explique à Bulle.
Elle installe un drap sur la parturiente et procède au premier examen de sa patiente.


Bien ! Ne te choques pas Maxi j’y suis obligée !
Elle plonge la tete sous le drap et l’examine. Elle marmonne ses commentaires, étouffés par le drap

Le Col est parfaitement ouvert je vois une pilosité ce qui signifie que l’enfant se présente bien.
Bien que Nane l’ai prévenue, il est toujours délicat de se sentir examinée...la Blonde déglutit en regardant le plafond. Elle ne comprend rien a ce qui se dit sous le drap
ouchhhhhh
La seule inconnue est le cordon de chair.
Elle sort de sous le drap et explique à voix plus audible :
Bulle, la va etre ton role principal ! Prie pour que le cordon de chair ne soit pas autour du cou de l’enfant.

Maxi d’après ce que je vois tu es quasiment accouchée ! La tête de l’enfant se présente à la sortie, il est pressé le bougre de nous montrer le bout de son museau. Tout peut se passer très vite

Maxine respire un grand coup, puis expire en fermant les yeux. Il n’est plus temps d’avoir peur. L’heure est à faire un bel enfant!
Je t’écoute Nanette, dis moi quoi faire, je suis prête!

La blonde tait cette fois les multiples complications qui peuvent intervenir. étranglement par le cordon ombilical, hémorragie lors de la délivrance finale qu’il est quasiment impossible de contenir et qui laisse la mère se vider de son sang. et tant d’autres encore. Mais il n’est plus temps. l’heure est maintenant à accueillir “l’Héritier” de son frère.

Tu sens quand ton ventre va se serrer pour expulser l’enfant ? Donc la prochaine fois que tu sens venir la contraction tu saisis le draps... et tu pousses de toutes tes forces , comme si ta vie en dépendait. Si tout ce passe bien, comme je le pense, trois poussées devraient suffire !

Maxine ne manque pas une miette des explications de son médecin personnel, elle enregistre tout dans sa tête de blonde et acquiesce.
Entendu Mon Général! Prépares toi, je sens que ça ne va pas tar….
...une nouvelle contraction, une de celles qui doivent être les dernières lui coupe la parole.
Alors Maxi saisit le drap et enroule ses poignets dans le tissus pour que l’appui sois plus solide. Et la elle aspire un grand coup et se met a pousser aussi fort que possible bien que la douleur qui la saisit ne ressemble a aucune de ce qu’elle a put ressentir de toute sa vie. Ni la morsure de l’acier glacial de l’épée ni celle de l’aiguille des chirurgiens de camps, ni la brulure de la fièvre ou celle de la passion blessée, rien de comparable a ce qui se présente à l’instant. Mais rien ne l’empêche de donner toutes ses forces, tout son coeur et tout ce qu’elle peut donner dans cette poussée pour que son enfant puisse faire entendre son cri et voir la lumière….

Nane replonge sous le drap pour surveiller l’avancée du travail mais elle garde une main sur le ventre de la parturiente pour sentir au mieux les contractions et pousser également de son poids sur le ventre de la future jeune maman si cela s’avère nécessaire. Elle ne peut cependant retenir un gloussement de rire en entendant Maxine la nommer Général elle, l’ancienne Sénéchal du Toulousain. Alors que Nane avait toujours fuit l’armée et les armes, gloussement de rire vite effacé par la concentration du devoir à accomplir.


[hrp]Post fait à 4 mains et posté avec l'accord du JD de Nane[/hrp]

--Ambryen a écrit:



La Bulle ne pipa mot, se contentant de sourire tendrement à sa nouvelle mère. La Crevette n'avait pas eu l'occasion d'avoir de mère, Maxi était sa première et la blondinette s'en réjouissait.

"Ne t'inquiète pas pour ma main, elle s'en remettra et je vais tâcher de bénir cet enfant dès sa sortie."

Elle sourit largement à sa mère, puis à Nanou.
La Bulle prit délicatement la main de la blonde dans la sienne, fluette et conserva son large sourire.


"Je suis prête."

La Crevette se mit alors à prier pour le bien être de l'enfant.






Mais C’est quoi ce souk non mais?! Et qui c’est qui me vole mon eau d’abord? Au voleur!!!!
Heyyy et c’est quoi cette lumière la?! ça me fait mal aux yeux ho! Pis d’abord j’ai la tête à l’étroit la dedans, y a pas assez de place hein, j’ai l’impression que ma caboche devient toute élastique...
Y a quelqu’un qui m’écoute?! J’étouffe!! Au secours!! Qui s’est qui racourci mon nid et pourquoi d’abord ?

C’est p’tet mou, chaud, tendre et assez confortable... quand ça se resserre sur moi ça me fout la pétoche! Môman, au secouuuuuurs!!!! Fais quelque chose Môman, y a quelqu’un qui me vole mon eau et toute ma place et qui me pousse!!! Mômaaaannnnnnn!!Je toooombe !!




Un bout de crâne parait, de plus en plus important, elle sait ce que doit souffrir son amie et belle soeur pour l’avoir elle meme vécu dans des circonstances beaucoup moins confortables que celles la. Elle l’encourage de la voix :

Vas y ma belle la tête est quasiment sortie l’enfant a une sacrée tignasse déja ! On dirait la crinière de son père… Enfin quand il était plus jeune maintenant elle s’éclaircit quelque peu.


La première poussée se termine dans un râle à la fois de douleur et de soulagement. La Blonde est à bout de souffle, haletante et trempée de sueur. Elle s’affale sur le lit pour se reposer en attendant la prochaine contraction.

Deux...ou trois...hein….promis?


Souffle lentement le temps de récupérer, tu as un peu de temps avant la prochaine poussée. Et oui ! Si tout continue à se passer ainsi, la prochaine fois je devrais pouvoir sortir une épaule et la derniere poussée ne sera que pour aider. Elle sera beaucoup moins douloureuse.

Nane ne le dit pas mais c’est cette seconde poussée qui détermine tout ! c’est la qu’elle saura si l’enfant ne s’est pas entortillé dans le cordon…. C’est la que tout se joue !

Discrètement, pour ne pas inquiéter Maxi, elle prépare à coté d’elle le fil de soie qui nouera le cordon et un couteau très aiguisé qu’elle n’utilise que pour ce type d’opération. Elle sera peut etre obligée de couper le cordon alors que l’enfant ne sera pas encore sortie du ventre de sa mère . Elle en profite également pour entrouvrir la fenêtre de la chambre transformée en étuve à cause du feu qui ronfle dans la cheminée et de l’humidité du bain que les servantes n’ont pas eu le temps de vider. Si l’enfant doit avoir chaud à la naissance il ne doit pas cuire pour autant.



Durant combien de temps il dut ronger son frein en taverne, il ne saurait le dire, il sembla cependant que cela dura des siècles tant les heures étaient à vouloir faire des leurs et couler lentement. seul il n’était pourtant pas, ses amis étaient venus le rejoindre, ne se doutant pas qu’à quelques quartiers plus loin la belle baronne était à mettre au monde son premier enfant. La conversation s’était donc faite sur l’enfant à venir ; lui certain qu’il aurait un fils et ses amis à le taquiner de le voir de nouveau avec une fille de plus à la maison, une de plus à devoir éduquer pour qu’elle fasse plus tard un beau mariage.

Les heures passaient, lentement, trop lentement et peu de chopes il ne vida. Ne tenant plus et sans même se préoccuper de son majordome et du jeune page de sa femme, il laissa là tout le monde et regagna sa demeure au risque de se voir remettre à la porte par sa bourrique de soeur. A grands pas il fit le trajet de la municipale à la maison. Mains dans les poches tête rentrée dans les épaules, il se trouvait dans un état qu’il ne pensait jamais revivre. Il en voulait à sa soeur pour l’avoir de la sorte éloigné de son aimée au moment où elle avait le plus besoin de lui.
Mais avait-elle vraiment besoin de lui ? N’était-ce pas au contraire lui qui avait besoin de savoir. De savoir si tout se passait bien, si sa petite Baronne se battait avec autant de hargne que lorsqu’elle dirigeait son armée.
Non, il avait besoin d’être rassuré sur son état.
La peur de la perdre le prenait par instant, le laissant sans souffle, le forçant à ralentir le pas. Relevant la tête, comme pour mieux prier le Trés haut de garder sa femme et son enfant en santé, il regardait l’immensité du ciel le temps de se reprendre et repartait , se rapprochant inexorablement de la maison.

Quand enfin il en fut tout proche, une chouette hulula…


Elle écoute tout, respirant lentement, se reposant et retrouvant un rythme plus régulier. Mais à peine est-ce fait qu’à nouveau l’étau prend son ventre entre ses mâchoires acérées. Elle n’a que le temps de s’enrouler les poignets dans le drap. Elle sent bien Clarysse et Bulle, chacune de leur côté qui se préparent à lui apporter leur soutien. Elle aspire, elle bloque et alors qu’elle aimerait hurler de douleur et se faire plaindre, elle se cramponne et pousse de toutes ses forces et de tout son coeur pour qu’enfin ce petit être qui commence à montrer le bout de son nez puisse prendre son premier souffle de vie. Elle pousse tant qu’elle peut, une poussée intense que Maxi ne peut se retenir d’accompagner d’un cri. Ce cri à la foi de la rage de vouloir accomplir un exploit et de la douleur que ce fameux exploit demande dans son accomplissement est rauque et ne ressemble en rien a la voix douce habituellement utilisée par Maxi. Elle ne lâche prise que lorsqu’enfin la contraction cesse et qu’elle retombe mollement telle une poupée de chiffons, essoufflée, dans les bras de sa suivante et de sa fille adoptive.

Crénom d’un Chien! Nane...Je suis à bout de force….encore combien de temps?....j’en peux plus, sacrebleu!



....Et le cri poignant de sa femme lui fit écho. Le Ténébreux se figea d’effroi, relevant la tête vers la fenêtre donnant sur la chambre. Se pouvait-il vraiment que ce soit sa femme qui ait poussé cri si déchirant ? Si son inconscient n’en doutait aucunement, sa partie consciente, elle, venait tout simplement de disjoncter. Les battements de son cœur se mirent à galoper suivis de près par ses jambes. En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, il se retrouva dans l’entrée de la maison, la porte claquant derrière lui alors qu’il montait déjà les marches 4 à 4 se retrouvant devant cette porte close, cette alcôve interdite, scotché par les mots injurieux qui lui parvinrent.

Se pouvait-il que se soit sa douce Maxine qui soit à jurer de la sorte ? Pour qui l’aurait croisé à cet instant, l’aurait trouvé avec les yeux écarquillés tant l’étonnement fut grand. Cette étonnante découverte eut pour effet de le calmer un peu, se réconfortant en pensant que si elle pouvait pareillement jurer c’est qu’elle n’était pas à l’article de la mort. Le soupir de soulagement qui s’en suivi fut à la hauteur de l’angoisse qui le poignait depuis des heures. S’adossant contre le mur faisant face à la porte, il se laissa glisser, se retrouvant assis sur les talons….



L’effort de la future mère est intense mais la concentration du médecin ne l’est pas moins.
Quand elle débutait le métier a la fin d’un accouchement ou d’une opération la blonde s’effondrait littéralement au sol effrayant ses patients et leurs familles qui souvent se trouvaient présents. avec le temps l’endurance était venue. Si elle ne tombait plus elle n’en avait pas moins les jambes coupées a la toute fin quand sa tâche était achevée. Mais pour le coup tout se passait à merveille et le cri de sous son drap à Maxi.


Super ma belle ! Tu fais un bon boulot ! Crie tant que tu veux ! Ca marche bien ! Parfois ça aide même !
Par contre
ajoute t’elle avec humour, tu jures jamais mais quand tu jures on devine immédiatement de qui tu es l’épouse !

La tête est entièrement sortie…. et grâce au Très Haut, le cordon n’est pas autour du cou du bébé ! Ce doit être parce que notre bulle est la le très haut a pas osé nous envoyer cette épreuve !
Tu peux pousser quand tu veux pour sortir la seconde épaule! Ca va très bien se passer ! La prochaine contraction ne sera qu’une formalité, tu verras !

Je crois que tu as eu un des accouchement les plus simple de toute ma carrière !


De là où il était à présent, les voix sourdes mais audibles des femmes lui parvenaient. C’était se rendit-il compte tout ce dont il avait besoin pour ne pas devenir fou. Ce n’était pas pour autant simple de devoir rester là à ne pas se ruer sur la porte. Il ne fallait pas non plus qu’il se demande combien de temps encore cela durerait. Ne plus se poser de questions. Tel était à présent son leitmotiv.
Une chose que les femmes étaient loin de s’imaginer était bien le mal dans lequel il se trouvait lui aussi.


--Ambryen a écrit:



La Crevette suivait le déroulement de l'accouchement sans dire un mot, mais ses pensées étaient pour la baronne. Pour qu'elle ne souffre pas, pour que tout se passe bien, pour que son frère ou sa soeur soit en pleine forme en bonne santé.

Elle écarquilla les yeux aux injures de la jolie blonde et se retint de rire en entendant son père à cet instant précis. Le Crénom d'un chien familial. Le Ténébreux était contagieux. Lui, Hélie et maintenant Maxi. Si la Bullette devait un jour se mettre à jurer, probablement que ce pauvre chien serait de la partie.

Elle ne lâchait pas la main de la pauvre qui était à endurer tant de douleur et la soutenait tant qu'elle pouvait. Ce n'était pas non plus un trop plein de force la Crevette, elle faisait au mieux.

Et elle priait encore, tenant sa médaille quand elle le pouvait.



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MessageSujet: Re: Naissance de l'héritier   Dim 2 Nov - 11:48

Maxine.. a écrit:
Les joues cramoisies tant par l’effort que par la honte de s’apercevoir qu’elle avait laissé échapper un juron ou deux, elle qui jamais, au grand jamais, ne s’y abaissait….a nouveau elle reprenait son souffle. Clarysse lui épongeait le front avec un linge et Maxine entendait Bulle qui continuait de prier à voie basse mais avec ferveur. La Blonde n’aurait put rêver meilleur entourage pour ce grand jour et bien que la plupart des accouchées soient entourées de mères, de soeurs et des femmes de la famille qui font défaut à Maxi, elle se sent entourée mieux que quiconque.
Petit à petit son coeur se calmant et sa respiration redevenant moins saccadée, elle se sentit reprendre quelques forces et quand vint l’assaut ultime elle attrapa le drap plus fermement encore que les fois précédentes.


C’est le moment ou JAMAIS!!

Son dernier mot fut plutot crié qu’autre chose, et elle reprit sa poussée. C’était normalement la dernière. Elle savait l’enfant hors du danger de son cordon, restait à le libérer de son carcan. Pour cela il fallait tout donner. Alors Maxine s’agrippa au drap de toutes ses forces et dans un râle sonore elle donna une poussée d’une puissance qu’elle ne se soupçonnait même pas posséder elle même. Elle y mit vraiment toute la force physique et mentale qu’elle possédait, mais aussi tout son coeur et toute son âme. Si le Trés Haut l’avait sondée en cet instant, il aurait put lire en elle la ferveur et l’Amour qu’elle plaçait dans cet enfant.
Enfin, elle sentit cette délivrance de la chaire, cette impression si étrange, si fantastique et pourtant si surprenante pour une accouchée de vide subit des entrailles.




Sous son draps Nane receptionne entre ses mains précautionneuses un petit paquet encore tout gluant du liquide qui a baigné son corps dans le ventre de sa mere. La joie remplace l’intense concentration sur ses traits. Elle ne cesse pas sa tâche pour autant. Il lui faut maintenant nettoyer l’enfant et lui faire pousser son premier cri. Elle sort de sous le drap quelques instants. Debout vers la coiffeuse de Maxi elle nettoie d’un doigt habile la bouche du nourrisson. puis elle aspire ce qu’il peut rester dans la bouche et le nez de l’enfant afin de lui permettre de respirer convenablement.et enfin elle frictionne vigoureusement son dos pour gonfler ses poumons pour la premiere fois.

L’enfant fait enfin entendre son premier cri. C’est seulement alors que Nane s’assure du sexe de l’enfant et de la conformité de sa constitution.



Mais c’est pas possible:: Ils ont décidé de tout me faire aujourd’hui!! MÔMANNNNNNN!!!
C’est tout serré!! Je peux même pas bouger! Pis c’est a qui ces doigts qui m’agrippent et qui me tripottent partout ?! Et toute cette lumière...ça me fait mal aux yeux MÔMANNNNNN!!!!
Heeeeeee J’ai froiiiiiiiiddddd Môman!!!!!
Heeeee, Mais c’est quoi ça?! pourquoi on me souffle dans la bouche??!! Beurk! Kof, kof kof….
Heeeyyyy c’est Mon Nez ça Hoooooo!!!!! pas touche!!! Mais elle va me laisser tranquille elle?!
Je vais hurler si elle arrête pas, vous êtes prévenus hein!

Elle continue?
Ok pas de problème!
J’avais prévenu, tampis!!


“OOOUUUUIIIINNNNNNNNNNNNN, OOOOOUUUUIIINNNNNNNNN, OOOOOUUUUIIIINNNNNNN!!!!!!”


C’est un magnifique garçon ma belle j’en connais un qui va plus se sentir de joie !
Elle dépose l’enfant dans les bras de sa mere et retourne s’assurer que la délivre est entrain de sortir à son tour. Il lui fallait ensuite aller enterrer le placenta afin que cela ne porte pas malheur à la demeure.Elle avait à peine eu le temps de se remettre en place que le paquet de chair sanglante glisse au sol. Nane prend le temps de vérifier qu’aucune hémoragie ne se déclenche et enroule la délivre dans un linge souillé et va pieusement accomplir la derniere tâche qu’elle doit mener à bien. Elle distribue ses consignes avant de quitter la piece.

Clarysse avant de laisser entrer quiconque merci d’ôter les linges sales de nettoyer Madame Maxi et de ranger un peu tout ça faites vous aider au besoin !

Ramassant ses jupes elle attrape le paquet et ouvre la porte pour se trouver nez à nez avec un Cast à deux doigts d’enfoncer la porte.

Va la rejoindre elle a quelqu’un a te présenter ! lui lance t’elle dans un sourire. Elle s’efface, le laisse passer et va enterrer la délivre dans un coin reculé de la propriété.


Epuisée et haletante, Maxine ne manque pourtant rien des sons qui l’entourent. Elle ne voit pas ce que fait Nane mais elle guette les sons jusqu’à entendre enfin le premier cri de son enfant. Maxine fond en larmes. Des larmes de joie bien sur. Elle a donné la vie!
Son enfant est vivant, le Trés Haut a entendu ses prières. Maxine pleure de joie et ne peut s’empecher de laisser échapper un sanglot émerveillé quand Nane lui dépose enfin son enfant dans les bras, lui annonçant de surcroît que c’est un Fils!

Soie bénie Mille fois Nanette, merci!
Maxine découvre alors la bouille adorable et mécontente de l’Héritier de sa bourrique de Baron. Un sentiment nouveau s’encre alors en elle. Si elle connaissait déjà le plaisir d’élever Floriabel et d’avoir les enfants de Cast auprès d’elle...ce chérubin posé contre elle…

Me voila Maman pour de bon...


[rp]Post fait à 4 mains et posté avec l'accord du JD de Nane[/rp]

Josselin a écrit:
Josselin avait décidé d'aller à la demeure des Castelreng pour apporter un présent et un petit mot en l'honneur de la naissance de l'Héritier mais il voulait se faire le plus discret possible...

Il vit passer Nane et sans pénétrer dans la demeure toqua à la fenêtre pour attirer son attention...


Nane Nane ! c'est moi Joss ouvre la fenêtre !

Nane ouvrit la fenêtre et dit "Joss bonjour mais que fais tu ici ?

Je suis juste venu déposer un présent et un petit mot pour la naissance de l'héritier je ne veux pas déranger la maisonnée ni l''enfant et encore moins sa mère...

Sois gentille Nane dépose ma timbale et ce petit mot sur un coin de table je repasserais plus tard

Sur ce il donna la timbale à Nane ainsi que son poème en lui demandant de faire une bise à Maxine de sa part et de la part de Béa



Il avait acheté la timbale en or et vermeil à un orfèvre d'Alexandrie et miraculeusement c'était la seule chose qui n'avait pas coulé...Il avait fait graver sous la timbale les lettres MCCM...

Quand au poème il l'avait écrit le matin même


Citation :
Dans les églises alentours les cloches n'avaient cessé de sonner
Plus aucun doute n'était permis le jeune Cougain était donc né
Dans le creuset de sa naissance
tel un subtil dosage de fragrances
il reçut du père sa force tranquille et son âme bien trempée
De la mère il reçut le charisme la volonté et la resplendissante beauté
Nul doute qu'aucune fée
Sur son couffin n'avait omis de se pencher
Pressentant dans cette noble lignée
L'arrivée d'un digne héritier
Alleluia chantons les louanges
De l'arrivée de ce petit ange
Gageons que pour ses parents chaque jour chaque heure
Grâce à lui s'en trouveront meilleurs.


Josselin

Castelreng a écrit:
Et le temps fila, de longues minutes ponctuées par les voix trop souvent étouffées des trois femmes derrière la porte close. Puis soudain, alors qu’il commençait à croire que jamais ne viendrait ce moment, les premiers cris de l’enfant. En un bond il fut sur la porte, prêt à l’enfoncer et à montrer des dents si on lui interdisait l’entrée. Main qui se tend déjà vers la poignée quand…

Surprise....

Celle-ci d’elle même s’ouvrit sur les cris de l'enfant et une Nane radieuse qui, en par son simple sourire eut le don de rassurer l’homme et par ses courtes paroles le firent bondir tel un fauve sur sa proie dans la chambre interdite jusque là.

Et le spectacle qui l’attendait fut à la hauteur de l’angoisse qui l’avait jusque là tenaillé.

Sa petite baronne, son épouse bienaimée, les traits tirés certes par l’effort imposé, mais radieuse admirait le fruit de leurs amours. D’un geste de la tête il fit comprendre à Clarysse qu’il était temps pour elle de se retirer qu’elle eut ou non terminé, et, à pas assourdis par le riche tapis couvrant le sol, rejoignit le lit enfin. Peu lui importait à présent que ce soit une fille, seul le fait que l’enfant et sa mère aillent bien avait son importance. Empoté il se sentit, ne sachant plus que faire, ne quittant sa femme et l’enfant des yeux, les dévorant du regard, sourire niais aux lèvres d’entendre les cri déjà puissant d’une si petite chose….

Missanges a écrit:
Il est des bruits qui se répandent très vite…Il était né !

L’héritier de cette famille tant estimée à Narbonne était enfin arrivé. Les jours avaient passés au sein de notre ville et pour toute naissance comme pour tout autre événement, il est de bienséance de faire une visite.
J’avais par politesse demandée si la visite pouvait se faire, chacun sait qu’une naissance est toujours suivie d’une fatigue et surtout de petits détails à gérer.

Devant la porte, je donnais quelques coups bref contre le battant en bois…

--Floriabel a écrit:



Un regard vite à droite
Un regard vite à gauche
Un regard vite par dessus mon épaule

Personne...

Il faut que j'aille vite dire mon secret à Mignon sinon après je saurais plus c'est quoi !

Vite vite je vais à la porte pour vite sortir. Nortimer est pas là Maman lui a demandé d'aller dire à la cuisinière de faire des douceurs pour le gouter et Ana elle est occupé à changer Bébé Maxence parce qui sent pas bon.

Vite vite !!


TOC ... TOC... TOC ...


C'est quiiiiiiiiiii ?
Que je demande en ouvrant la porte avec du mal parce que tellement qu'elle est lourde.

Hooooo c'est duuuur .....Hoooooo Hisssssssssssse ....

Et je vois la madame galette qui est là alors je fais encore plus d'effort pour ouvrir plus en grand mais c'est dur ! Comment il fait Nortimer pour arriver ? Je lui demanderai il doit avoir un secret c'est sur !!

Ahhhhhh mon secret !! c'était quoi déjà ? ..... Tant pis ! faut j'ouvre à la dame de la galette !!


C'est duuur.... Hiiiiiiissssssse ...


_________________

Missanges a écrit:
C'est quiiiiiiiiiii ?

L’écho peut prendre une résonance bien particulière et là, attendant derrière la porte, la sonorité était bien spécifique ! La voix fluette était bien reconnaissable, ma main au feu si ce n’est pas la petite pipelette ayant partagé la galette.

La porte s’ouvre et bingo !! J’aurai du parier…Une jolie révérence devant un si beau minois

Bonjour mademoiselle, vous vous souvenez de moi ??

Je viens faire une visite à vos parents et porter un cadeau pour votre petit frère. Mais voici pour vous.

Tendant mon cadeau pour la jeune demoiselle

C’est un marque page de ma création réalisé dans un acier léger.

--Floriabel a écrit:




C'était dur mais j'ai arrivée à ouvrir !! je suis une grande p'tete ça veut dire ? !! je demanderais à mon Papa il me dira si c'est vrai.


Bonzorn madame. Oui je me souviens tu m'as donné de la bonne galette quand on était tous dehors et meme une couronne comme mon papa et ma maman Elle est dans ma chambre tu veux la voir ?

Ha non elle vient pas voir ma couronne que elle m'a donné mais mon nouveau petit frère.


Il est tout tout petit petit mon frère ! Pas comme Hélie qu'est grand comme papa et il pleure fort fort même que papa il dit qu'il a les poumons bien dé...dé... délopé.


Elle me tend une surprise alors je la prend et je fais comme maman elle m'a montré, je fais une révérence que ça s'appelle et j'oublie pas de dire mercé.


Mercé ma dame !


Et je regarde c'est quoi et je trouve que c'est le plus joli marque ta page de la terre.


C'est le plus beau que j'ai jamais vu !! je le garderai toujours !

Maman et Papa y sont là dans le salon viens je vais te montrer !


Et là déboule le chien* comme un fou. Il est content de me voir c'est sur ! alors je l'appelle .

Viens Mignon viens !!

Je file droit vers le salon, la porte est un peu ouverte et Mignon finit de l'ouvrir pour moi alors je dis d'un coup

Madame de la galette elle est dans la maison pour donner un cadeau à mon frère !

Et je me retourne pour voir si elle m'a bien suivi jusqu'au salon.


[hrp]* le chien qui en fait est un chiot de 8 mois est un montagne des Pyrénées, on imagine donc fort bien la place et l'air qu'il peut déplacer.[/hrp]
__________________

Missanges a écrit:
Un sourire lorsque ce petit bout de femme me fait une révérence. Je suis heureuse de saisir la petite flamme joyeuse passant dans ses yeux lorsqu’elle découvre mon cadeau. L’enfance a se charme propre de la spontanéité.

Une phrase en suit une autre et elle me guide vers le salon. C’est à ce moment là, sortit par une des portes de ce long couloir que déboule un chien magnifique. Grand, majestueux et pourtant d’un regard il me parait encore jeune. Il se dirige droit vers sa petite maîtresse l’aidant d’un coup de tête à ouvrir le battant. Comme tous les chiens il me renifle afin de sentir si je suis apte à rester aux côtés de sa petite patronne en restant comme tout maître à bord réservé avec les inconnus.
La voix de la Floriabel raisonne


Madame de la galette elle est dans la maison pour donner un cadeau à mon frère !

Souriante je pénètre dans le salon…

Castelreng a écrit:
Bien installé dans le salon, un chat sur les genoux, il regardait son épouse cajoler leur fils quand, arriva tout à coup, faisant hérisser et les poils et les griffes du minet, le chien.
Une grimace déforma son visage quand les griffes de félin s'ancrèrent dans les chairs de ses cuisses lui faisant sortir un :


Crénom d'un chien !!


Et c'était bien le cas de le dire ! Le dit chien était justement à foncer droit devant. Vers lui donc. Le chat lui, l'escalada pour aller ensuite se percher sur l'étagère juste derrière le fauteuil.

Et pendant ce temps ...

Une petite blondinette du doux nom de Floriabel et doux surnom de petite Fleur, arriva à la suite du chien, la bouche en coeur, annonçant la visite de Miss qui, apparut à son tour juste derrière.

Assis le chien !!!

Alors que lui se levait pour accueillir Miss.

Bienvenue chez les fous Miss ! Comme tu peux voir la maison est loin d'être calme..

Floriabel sois gentille et fais nous sortir ce chien..


Ajouta t-il en invitant son amie à bien entrer dans la pièce....

Missanges a écrit:
Un animal peut en cacher un autre !
Alors que d’un coup de tête le chien ouvre précipitamment le battant de la porte, la voix de la jeune pipelette raisonne annonçant ma venue. Jusque là rien d’extraordinaire, sauf que le cliché suivant ne fut pas totalement celui que j’imaginais.
C’est cela l’imagination, le libre arbitre de l’esprit, inventer des scènes de l’existence commune. Sauf que là ! Devant mes yeux, ce n’était pas l’image du couple pépère regardant ébahit l’enfant roi…
La scène était plutôt rocambolesque. Le chien entrant dans la pièce vit tout de suite le chat sur les genoux du maître et celui-ci vit la gueule du chien s’ouvrir et se rapprocher à vitesse grand V ! Ne voulant pas servir de casse- croûte, il partit furax se percher sur une étagère sans oublier d’émettre son cri de guerre !
Si bien qu’entre miaulement et aboiement le salon fut vite transformé en ménagerie.
Tandis que le chien tournait en aboiement en direction du chat, le maître lui faisait une grimace de douleur sans doute due à la défensive du chat !


Assis le chien !!!

La voix du propriétaire raisonna fermement et soudain le calme revint

Bienvenue chez les fous Miss ! Comme tu peux voir la maison est loin d'être calme..

Là où il y a du bruit il y a de la vie ! Et j’ai comme l’impression que Floriabel anime fort joyeusement votre quotidien
Je suis venue porter un cadeau de naissance et vous féliciter de l’heureux événement.

Ce sont des parchemins reliés afin que vous puissiez noter des anecdotes de la vie de maxence.



Maxine.. a écrit:
Elle aurait bien rit si de tout ce vacarme le poupon lové dans ses bras n'avait sursauté alors qu'enfin il semblait trouver le chemin des bras de Morphée. Il tressaillit dans ses bras et ouvrit de nouveau ses grands yeux bleus, tout étonné, grimaçant sa désapprobation...tout son père a quelques détails près, les boucles blondes et les prunelles azurées.

"Missanges, quel Plaisir! Et quelle délicate attention de votre part, Mercé.
Je ne doute pas que nous aurons vite de l'encre à coucher sur ces pages, ce petit Ange montrant déjà bien quel Baron il sera plus tard...
Nous attendions qu'il s'endorme pour prendre un digestif avec quelques douceurs...au calme...c'est rapé pour le calme mais on peut partager les douceurs en votre charmante compagnie qu'en dites vous?"

Elle n'attend pas la réponse et dépose un baiser sur le front de son petit Ange avant de se lever pour le présenter plus ouvertement à sa visiteuse.
En passant elle fait signe à Nort' de faire servir le digestif.

"Je vous présente Maxence Castelreng du Cougain-Montmorency Chère Amie. Mon Poussin, Voici la douce Missanges, venue te souhaiter la bienvenue et t'apporter un cadeau..."

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MessageSujet: Re: Naissance de l'héritier   Dim 2 Nov - 11:49

Missanges a écrit:
Ce fut au tour de Madame la Baronne de se lever et de venir vers ma personne. Sa grâce naturelle faisait oublier le récent événement qu’elle venait de mettre au monde. Aucune fatigue sur son visage et une allure de danseuse.
Tssss !! Les tartes de Nane ne profitent pas à certaines…


Un geste afin de donner un ordre et quelques verres s’alignent comme par enchantement sur la table avec quelques douceurs.

"Je vous présente Maxence Castelreng du Cougain-Montmorency Chère Amie. Mon Poussin, Voici la douce Missanges, venue te souhaiter la bienvenue et t'apporter un cadeau..."

Un sourire envers la mère et l’enfant qui de ses grands yeux ouverts me dévisage.

Bonjour petit Maxence je te souhaite une longue vie dans ce monde de fous…

Puis levant mon regard

C’est un bien bel enfant Baronne, encore tous mes voeux de bonheur.

Missanges a écrit:
Si parfois nous trouvons le temps long, dans cette maison pleine d’agitation, le temps avait filé comme une maille sur un bas, c'est-à-dire très viteeeeeee !
L’après midi était sur le point de céder sa place au soir qui s’installait lentement et aux travers des carreaux le sombre commençait à gagner sur la ville de Narbonne.
Posant mon verre, puis me tournant vers mes hôtes


Je vous remercie de ces douceurs et pour votre accueil chaleureux. Il est tard je dois regagner la demeure avant la nuit.

Une bise à chacun, un regard vers l’enfant qui s’était rendormi. Je fis un signe de la main vers Floriabel qui faisait courir le chien une dernière fois de la journée. Le majordome me raccompagna. Le doux vent humide se fit farceur sur le chemin du retour me faisant tournoyer les cheveux.

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