Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Joutes de Nemours

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castelreng
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MessageSujet: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:09

Keltica a écrit:
Arrivée à Nemours, avec les indications des maîtres des lieux, accompagnée de sa caravane, Keltica suivit le plan pour rejoindre le pré qui servirait au campement. Ce dernier, tout comme la lice non loin, se trouvait sur la rive droite de Nemours, du côté de la forêt de la Commanderie.

Comme à son habitude, la jolie blonde s'était présentée la veille de l'ouverture sur les lieux, le temps de monter son campement, de faire les dernières finitions et de préparer les panneaux. Elle arrivait toujours la veille pour ne jamais être en retard, en cas de souci sur le trajet ou n'importe quoi d'autre, pour se reposer du voyage et prendre le temps de s'imprégner des lieux. Mais cette fois, il y avait une différence de taille ; elle n'arrivait pas seule. En effet, à côté d'elle, se tenait son Doux Ami, Castelreng ; ils s'étaient tendrement épris l'un de l'autre, depuis quelque temps, et avaient choisi de venir ensemble aux tournois, puisque l'un et l'autre les faisait tous. Le pré était en vue, et Keltica se tourna vers son Compagnon.


Lo meu Angèl... Nous sommes bientôt arrivés, regardez, le pré est là. Nous allons pouvoir monter nos tentes côte à côte, ce sera plus pratique ; comme ça, nous pourrons nous trouver facilement lorsque nous ne serons pas en lice ou à la tribune...

Elle lui sourit tendrement et posa ses lèvres sur les siennes pour un baiser délicat. La petite caravane arriva dans le pré, et fut dirigée vers une tente déjà montée. Aucun oriflamme n'y flottait, et elle semblait bien grande à la jeune femme. Un des hommes présents s'approcha avec un sourire appuyé pour le Comte, avant de s'adresser à Keltica.

Bienvenue Monseigneur dans le Campement du Cougain-Chancelley !

Keltica ouvrit de grands yeux, avant de se tourner vers Castelreng.

Que veut-il dire ? Qu'avez-vous encore préparé, mon ange ?...

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castelreng
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MessageSujet: Joutes de Nemours : Campement    Mar 11 Avr - 17:10

Castelreng a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley  



Faire le  voyage de Touraine au Marquisat de Nemours fut des plus agréable.
Cette fois, il n'avait pas été question qu'il parte de son coté et  alors que sa Douce Amie le ferait de son coté. D'autant plus que, ces derniers jours, ils ne s'étaient croisés qu'au conseil ou dans un couloir du Château Ducal.

Il n'avait pour autant rien changé à ses habitudes et avait fait partir à l'avance le convoi de chariots nécessaires à leur bonne installation. Le Comte  réservait une surprise à sa Vicomtesse. A chaque étapes faites, des chambres  dans une bonne auberge  les attendaient grâce à ses gens qui étaient passé des heures avant leur arrivée. Faire de petits riens pour la voir heureuse était devenu  pour lui son passe temps favoris. Le moindre prétexte était bon pour avoir en retour le plus beau des sourires. Castelreng était sous le charme, épris de cette jeune femme qui, quelques mois plus tôt, il ne voyait que comme la Juge Arbitre.
Quelle agréable surprise de la découvrir vraiment.
Quelle conclusion logique que d'en être tombé amoureux.

Pour lui plaire, il avait même fait la route en carrosse et, installés l'un contre l'autre, il avait put examiner lui aussi le plan qu'elle avait  en main qui les guidait et conduirait au prés .

Après  des heures passées dans cette boîte sur roues, il avait affiché un large sourire lorsqu'elle lui annonça qu'ils étaient arrivés. Il lui avait sourit largement lorsqu'elle lui énonça le projet qu'elle avait pour le montage de leur campement, s'imaginant déja la surprise qu'elle allait avoir. Un tendre baiser qu'il aurait bien renouvelé par un baiser plus profond si leur véhicule ne s'était pas arrêté à ce moment.
Parfois meme les trajets les plus longs se trouvent être trop courts.


Bienvenue Monseigneur dans le Campement du Cougain-Chancelley !

Resté à un pas derrière sa Belle afin qu'elle aie pleinement ce qu'il lui avait préparé, il affichait une mine réjouie.

Il veut simplement dire que c'est là notre demeure pour le temps de ces jeux Calinhada.
J'espérais que la brodeuse a qui j'ai confié la charge de nous faire de beaux étendards en ait terminé, mais il faudra patienter jusqu'au prochain tournoi mon Cœur.


Il la regarda ensuite avec un air faussement inquiet et ajouta

Voulez vous visiter les lieux ou préférez vous tout de même faire monter votre tente... ? Voyez qu'il y a bien assez de place pour vous et moi et .. vous savez ... je ne ronfle  point..

Lui enlaçant la taille de son bras, il l'invita alors à passer la porte de toile afin qu'elle  puisse  juger et décider à faire monter ou non sa tente. Il espérait néanmoins que son  choix irait pour le partage...

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:10

Keltica a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley


Le regard de Keltica allait du Comte à la tente, sans parvenir à réaliser ; ainsi donc, il avait tout manigancé pour organiser sa surprise, cette tente commune en guise de campement. Voilà pourquoi elle lui semblait si grande, parce qu'elle était prévue pour deux ! Castelreng semblait tout joyeux de cette surprise, et Keltica ne pouvait qu'en être attendrie, et même honorée de tous les efforts qu'il déployait pour elle ! Elle s'approcha et prit les mains de son Ange.

C'est vraiment adorable de votre part, je suis très touchée... Vous avez dû déployer de gros efforts, pour arriver à trouver si vite une tente aussi grande !

Elle se haussa un peu et l'embrassa avec une infinie tendresse ; elle se rendait compte de la chance qu'elle avait de l'avoir, Lui, de l'aimer et d'en être aimée, elle était heureuse, il parvenait à la rendre heureuse, peu à peu, elle abandonnait toutes ses craintes, parce qu'elle savait qu'il ne l'abandonnerait pas, qu'il serait toujours là...

Et pourtant, là, c'était bien une de ses craintes qui se profilait ; depuis bien des mois, Keltica vivait seule, presque recluse, déçue des hommes et de leurs mensonges. Là, c'était un grand saut ; sans le savoir, son Doux Amour lui demandait d'affronter sa peur, et Keltica ne savait pas si elle était prête pour cela. En même temps, elle ne voulait pas le décevoir, lui qui faisait tant de choses pour elle ! Après leur tendre baiser, Keltica plongea ses yeux dans les siens, avant de se laisser entraîner dans la tente.

La pièce d'accueil était spacieuse, pour un campement ; Castelreng avait fait agencer quelques meubles pour occuper l'espace et montrer la tente sous son meilleur jour. Là, une petite table et des sièges pour les repas et les invités, les malles rangées de l'autre côté... Keltica sourit avec attendrissement en constatant qu'il avait même fait installer son coin bureau, il n'avait pas oublié qu'elle arbitrait le tournoi et qu'elle aurait besoin de tout son nécessaire de travail. Tapis et tapisseries complétaient le décor, pour faire de l'endroit un lieu chaleureux et intime. Ils passèrent de concert à la pièce attenante, à savoir la chambre, et la blonde sourit en rougissant un peu en constant qu'un seul grand lit trônait dans la pièce. Là encore, tout était aménagé avec soin, pour que tout soit accueillant.

Très tendrement, Keltica tourna la tête vers Castelreng, lui sourit et se lova dans ses bras. Sa décision était prise.


Mon amour... Merci infiniment pour tout ce que vous faites pour moi... Cette tente commune, ça veut dire beaucoup pour moi...

Elle releva les yeux, un peu émue, plongeant ses émeraudes dans les siennes avant de poursuivre.

Cette tente... ce sera notre premier nid rien qu'à nous. Je ne ferai pas monter ma tente, nous partagerons celle-ci, et nous partagerons... le lit aussi. Et je me fiche que vous ronfliez, du moment que vous me gardez dans vos bras !

Son sourire était plus radieux encore alors qu'elle venait à nouveau l'embrasser avec un peu plus de passion maintenant qu'ils étaient à l'abri ; c'était Lui qu'elle voulait, avec Lui qu'elle voulait être, Lui qu'elle aimait, tout simplement. Ce jour, pour la première fois, ils vivraient ensemble, et ce soir, ils auraient leur première nuit ensemble. La blonde n'était pas encore prête à se donner à un homme, Castelreng le savait et elle ne doutait pas qu'il respecterait son rythme. Passer une nuit ensemble, ça pouvait parfaitement rester chaste ! Mutine, Keltica ne put pas résister à une petite taquinerie.

Mais avant de penser à se reposer et aller se coucher, il faut quand même trouver une place pour mes affaires ! Si nous allions dire à mes gens qu'ils n'auront pas de tente à monter, ça devrait leur plaire, comme annonce... A moins que l'on fasse monter la tente pour nos gens, eux aussi feraient tente commune !

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:11

Castelreng a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley



Il avait sa réponse dès les premiers mots de son Ange. Elle se trouva touchée par ses intentions, il s'en trouvait heureux. Pour un peu il en aurait sourit aussi bêtement qu'un jeune puceau devant sa première conquête. Les mains entre ses petits doigts, ses yeux la couvant comme la plus précieuse des choses, il se prit à attendre ce doux baiser qu'elle lui donna si tendrement qu'il s'en trouva tout chamboulé. Il l'enlaça délicatement le temps que dura ce doux baiser et se noya dans ses beaux yeux lorsque leurs regards s'accrochèrent à nouveau. Nuls besoin de mots et bien que cet instant n'ait duré que quelques secondes, leurs yeux s'étaient dit ce que leurs lèvres n'avaient émis.

Lorsqu'ils furent dans la tente, il se sentit nerveux.Il se rendait compte en la regardant découvrir que ce qu'elle pensait de tous ces arrangements qu'il avait exigé avait une grande importance. Il avait été précis en donnant ses ordres. Alors, découvrant en même temps que son Aimée, il vérifiait que rien n'avait été oublié.
Au sourire qu'elle fit en découvrant qu'il y avait un bureau où elle pourrait travailler, il se trouva comme soulagé. Elle aime ne cessait-il de se dire. Elle aime.. Puis, lorsqu'ils passèrent derrière le mur de toile qui abrite la chambre, Castelreng retrouva sa nervosité.
Il ne regarda pas si l'installation était à la hauteur de ses demandes. Il ne quittait pas des yeux Keltica, cherchant la moindre trace d'inquiétude dans ses gestes ou son regard. Il en venait presque à se maudire d'avoir osé le lit unique alors qu'ils n'en avaient encore jamais partagé aucun.
Il la vit rougir légèrement et en retint son souffle. Il la vit sourire et les battements de son cœur se firent plus rapide.
Lorsqu'alors elle se tourna vers lui, il crut que son cœur allait cesser de battre et lorsque dans ses bras elle fut, il retrouva son souffle, assez pour lui répondre dans un murmure.


Je ne fais que vous montrer à quel point vous m'être précieuse mon Aimée et il faut le plus beau des écrins au plus beau des bijoux..

Il lui sourit tendrement alors qu'ils étaient de nouveau les yeux dans les yeux. Mais lorsqu'elle lui avoua avec ses mots qu'elle était prête à partager ce grand lit avec lui, il se rendit compte que dès l'instant où elle serait dans ses bras, il ne lui en demanderait pas plus.
Il avait bien l'intention de la laisser venir à lui sans contrainte ou appréhension, mais consentante et impatiente. Pour cela, pour Elle, il saurait attendre le temps qu'il faudrait.


J'espérais que cela vous plaise, je suis heureux que ce soit le cas.. et je vous promets que je ne ferais rien que vous n'aurez voulu.. ou tout ce que vous me supplierez de faire....

Ses bras se refermèrent autour de ce corps qui serait dans quelques heures lové tout contre le sien. Il l'enlaçait tendrement, laissant ses mains dessiner ses courbes avec une lenteur calculée alors que sa tête se baissait légèrement afin que leurs lèvres se trouvent. Ce fut alors un baiser plein de promesses, un baiser annonçant que la nuit serait douce, tendre, passionnée et pleine de leurs sentiments partagés. Il y mit fin en lui parsemant le cou de doux baiser, lui mordilla gentiment le lobe de l'oreille et chercha une fois encore son regard. Lorsqu'il découvrit ses yeux pétillants, il se prit à sourire, attendant la taquinerie qui ne tarda pas.

Alors hâtons nous de défaire de cette corvée pour ensuite songer au repos et à ce grand et confortable lit ...mais Vos affaires trouveront facilement leur place ici Calinhada

Gardant un bras enroulé autour de sa taille, il l'entraîna donc dans la première pièce où sur la table avait été dressé un repas froid qu'ils pourraient prendre à l'envie.


Nous mangerons ensuite... Allons vite dire à vos gens qu'ils nicheront tous ensemble puisque tel est votre désir mais...

Il s'arrêta dans sa lancée, la regardant interrogatif et ...

Vous n'avez pas emmené votre chambrière dites ? Elle ne viendra pas nous déranger hein ?

Il était à s'imaginer l'intruse venir lever sa maitresse avant l'aube afin de la coiffer, l'habiller et tout le reste et affichait de ce fait une tête qui ne pouvait que faire rire sa compagne.

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:11

Keltica a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley


Keltica avait bien senti toute l'inquiétude de Castelreng tandis qu'elle explorait avec lui leur tente, leur petit nid. Elle l'avait senti tressaillir devant le lit, elle l'avait deviné suspendu à ses lèvres lorsqu'elle lui avait donné sa décision... Et puis, il avait une façon tellement charmante de lui dire les choses, ses sentiments... Toutes les surprises, les cadeaux qu'il lui faisait la comblaient de bonheur, elle se sentait vivante auprès de lui, heureuse et terriblement amoureuse.

Dans ses bras, elle se sentait protégée, et même s'il avait parfois les mains qui esquissaient de douces caresses, que sa bouche venait fureter dans son cou, Keltica savait qu'il n'irait jamais au-delà de ce qu'elle accepterait ; bien sûr, elle ne pouvait le nier, elle éprouvait du désir pour lui, mais son esprit encore fragilisé de ses déboires amoureux refusait de céder à ce que son corps lui murmurait. Peut-être que passer la nuit avec lui briserait ses dernières barrières ? Elle l'ignorait et ne voulait pas se tourmenter pour cela, ça viendrait quand ça viendrait, elle voulait que tout soit bien pour ce moment-là, ne pas se donner pour lui faire plaisir, elle voulait partager ce renouveau avec lui, pleinement, aussi profita-t-elle du changement de conversation ; ils regagnèrent la grande pièce, et Keltica sourit de voir qu'il avait même pensé à faire préparer un petit repas.


Décidément, vous pensez à tout, Lo Meu Angèl... Vous êtes parfait ! Je vais dire à mes gens de monter ma tente, elle sera pour eux, vos gens pourront y loger aussi, ce sera plus pratique pour tout le monde, je pense. Quant à ma chambrière... Je lui dirais de ne pas venir, pour une fois, elle attendra que je me lève !

Keltica éclata de rire avant d'enlacer le cou de Castelreng de ses bras, l'embrassa tendrement puis alla donner ses indications à ses gens, qui se montrèrent ravis, tant ils montèrent vite le campement pour leur usage. En même temps, ses malles et petit mobilier furent transportés dans la tente principale et comme l'avait prévu son Doux Amour, tout prit vite place. Ses parchemins sur le bureau, son nécessaire de travail juste à côté, ses tenues dans la chambre... Tout était bien rangé, lorsque enfin le couple s'attabla.

Alors qu'avez-vous trouvé de bon à grignoter mon ange ?

La jolie blonde piocha dans le plat devant elle, se rappelant comment, lors d'une situation similaire, elle avait pioché dans un cornet d'oublies et que pour la première fois, ses doigts avaient frôlé ceux de l'homme face à elle. Un coup de foudre en quelque sorte, car tout s'était somme toute enchaîné assez rapidement, et ils étaient là, à présent, à partager la même tente. Puis, soudain, elle se leva, déplaça son siège pour se mettre à côté de Cast et posa la tête sur son épaule.

Par contre... vous le savez, je vais arbitrer, cela veut dire que je me lèverai sans doute tôt le matin, qu'après les duels du jour, je devrais faire les panneaux, et peut-être recevoir des personnes qui auraient des questions... Vous verrez ainsi l'envers du décor, mais je ferai en sorte que ça n'empiète pas et...

Un gros souffle, ainsi qu'un fracas métallique, la fit sursauter ; regardant Castelreng avec une pointe d'inquiétude, la blonde se leva et sortir à pas rapides, regardant autour d'elle. Là où aurait dû se trouver la tente annexe, la grande toile gisait au sol, et des bosses remuaient frénétiquement. La tête ébourriffée et rougie de sa suivante parut sur le bord de la toile, la jeune fille s'extirpant à quatre pattes avec une mine si penaude que Keltica, bien malgré elle, éclata de rire avant d'aller l'aider ; les autres formes remuantes gagnaient aussi une à une les bords de la tente avec l'aide des gens restés debout.

Et bien Annette... que s'est-il passé ?

La jeune fille expliqua à mots saccadés que les gens qui avaient la charge des malles transportant son armure avaient trébuché dans les cordes de la tente ; plus vite qu'il ne le fallait pour le dire, la toile soudain distendue s'était écroulée sur les personnes encore à l'intérieur. Heureusement, pas de bobo pour qui que ce soit !

Allons, allons... Prenez quelques minutes pour vous remettre de vos émotions, tous. Personne n'est blessé, heureusement ! Quand vous serez remis, il faudra remonter la tente, et faites bien attention cette fois, vous allez finir par vous faire mal ! Après, vous aurez quartier libre jusqu'à ce soir !

Elle sourit gentiment, avant de se tourner vers son Ange, pour lui murmurer à mi-voix, mutine.

Même si je ne peux quitter la tente, au cas où j'ai de la visite, nous aurons un peu d'intimité comme ça... Cela vous convient-il, pour ne pas être dérangé, comme vous le craigniez ?

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:12

Castelreng a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley


Attablés devant leur repas froid composé de pâtés divers, de fromages de chèvres, brebis et vaches, de pain et fruits secs, il la regardait avec autant d'amusement que ce beau jour passé ensemble à Tours. Ses petits doigts fins allant ci et là chercher au grès de son envie, un morceau de fromage, un morceau de pain, un morceau de pâté. Pour un peu il se serait bien penché en avant afin de recevoir encore la becquée de ses doigts.
Alors, pour se contenir un minimum, s'employa t-il entre deux bouchées de fromage et pain, une portion de pâté, de lui casser des noix, noisettes et amandes qu'il s'amusa ensuite à mettre en tas sans mélanger les fruits.


Je ne suis pas à aimer traîner au lit à moins bien évidemment....
laissant là en suspens sa phrase pour la poursuivre plus loin. Alors Meuna Calinhada, ne vous en faites pas. Nous prendrons nos repas ensemble et je vous promets de ne point vous déranger lorsque vous serez à œuvrez à vos panneaux ou avec un participant.

Il saurait se tenir occuper comme il l'a toujours fait jusque là en tournoi. Aussi était-il certain qu'il ne la dérangerait en rien dans son travail de Juge & Arbitre.
Il en était à casser une énième amande lorsqu'un grand vacarme se fit. Tels des ressors ils se retrouvèrent debout et sortirent l'un derrière l'autre. Dehors, ses gens s'esclaffaient. Castelreng, un regard vers sa Blondinette, un autre vers la tente, ne put retenir son rire et partit dans un grand éclat. Il riait tant qu'il en avait les yeux humides de larmes. Et, lorsqu'une tête sortie de sous la toile, se fut l'apothéose, il se retrouva se tenant le ventre à deux mains, plié en deux.

Une fois remis de ses émotions, il fit signe à ses hommes d'aller aider et les regarda se diriger vers un amas de toile qui aurait dut être celle de sa compagne. Naturellement il suivit et quand il fut à coté de Keltica, il lui dit tendrement.


Mes hommes vont aider les vôtres à remettre tout ceci sur pied.

Puis regardant vers tout ce petit monde qui était à redresser la situation, il lança à la suite de sa Belle.

Quartier libre pour Vous autre aussi et pas de viande saoule où il vous en cuira.

Alors il put enrouler son bras autour de la taille de la jeune femme. Les yeux pétillants de moult émotions dont elle était la cause, se posèrent sur son adorable minois et le sourire qu'il lui fit lui promettait de bien occuper ces moments qui ne seraient rien qu'à eux.

Tout ce qui vient de Vous me convient Meuna Calinhada.

Doucement il l'entraînait dans leur tente. Ils avaient certes un repas en cours mais bien des idées en tête.

Nous pourrions dès à présent voir comment nous parvenons à nous occuper puisque personne ne vous sollicite que moi et que vous êtes à jour dans votre travail..

Bientôt il furent dans la première pièce où leurs assiettes et leurs coupes étaient toujours à les attendre. Lui s'était penché sur sa compagne et lui parsemait le cou de doux baisers remontant vers son oreille où il murmura d'une voix devenue rauque de désir.

Avez vous tout comme moi cette.... faim qui vous tient... ?


Ses lèvres toujours câlines allèrent alors taquiner les siennes qu'il prit plaisir à dessiner du bout de sa langue.Lentement alors il l'enlaça avec légèreté, lui laissant le choix de s'esquiver si tel était son choix.

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:12

Keltica a écrit:
Le rire de Castelreng résonnait encore à ses oreilles, pendant que Keltica se laissait entraîner, discrètement, tels deux petits crabes qui se dirigent l'air de rien vers leur rocher, bien à l'abri. Leurs gens étaient occupés à remonter la tente, à tout réinstaller, puis il ne fallait pas être devin pour comprendre que le couple souhaitait être un peu seul. En entrant dans la tente, Keltica dénoua l'attache qui retenait les deux pans de l'ouverture, afin que les tentures redescendent au sol pour conforter leur douce intimité.

Avec une infinie délicatesse, et beaucoup de tact, son Ange venait de proposer une tendre parenthèse ; Keltica l'avait bien compris, à sa façon de parler de sa faim, avec une voix plus rauque. La jeune femme connaissait ce genre de voix, celle qui vous ferait comprendre que l'on vous désire tout en vous parlant de la pluie et du beau temps. D'un geste tendre, Keltica monta sa main et caressa doucement la joue de son Amour pour essuyer les petites larmes qui y avaient roulé lorsqu'il riait quelques minutes auparavant. Elle murmura d'une voix un peu ténue.


Alors comme ça... vous n'aimez pas traîner au lit... Quel dommaaaaaage ! Vous savez, de temps en temps... une grasse matinée c'est bien agréable ! Personne ne me sollicite hormis vous, et il est vrai que tout est à jour...

Elle le laissa parcourir son cou de ses lèvres, tout en lui enlaçant la taille, puis apprécia la sensualité de sa bouche si proche de la sienne, la petite caresse mutine sur ses pulpeuses. Keltica n'avait nulle envie de s'échapper de cette tendre prison, et elle se haussa un peu pour intensifier le baiser.


Décidément, vous savez parfaitement me faire fondre... Mais il faut quand même... finir de s'installer... Même si j'ai faim de vous... prenons le temps, vous le savez, je ne suis pas encore prête...

Elle lui sourit avant de l'embrasser tendrement ; elle savait qu'il comprendrait, même si elle le trouvait touchant de tenter quand même sa chance... De concert, le couple termina de s'installer, s'amusant d'un rien en découvrant les habitudes de l'autre, et discutèrent longuement, installés dans leurs petits fauteuils. Ils dînèrent assez tôt puis vint obligatoirement l'heure du coucher.

Annette, revenue au campement, avait préparé la tenue de nuit de sa maîtresse, mais Keltica était nerveuse. Elle savait que Castelreng dormait nu, et cela la gênait de le voir dans le plus simple appareil, elle n'était pas encore prête à cela. Tant pis si elle passait pour une mijaurée, car de toute façon, il n'y avait personne pour la juger. Aussi, elle proposa timidement à son Ange qu'il se prépare dans la chambre et se couche, et quand il serait prêt, elle le rejoindrait pour se coucher à son côté. Il accepta, et après un baiser, s'éclipsa dans la chambre, tandis que Keltica, aidée d'Annette, se changeait dans la grande pièce. La tenue de la jolie blonde était une chemise fine et longue, sans fioriture aucune sinon un laçage lâche au-dessus de la poitrine ; assise à son bureau, sur lequel trônait une bougie dans son bougeoir, la blonde se laissait coiffer par sa suivante.


Vous êtes nerveuse.

Hummm ?

Vous êtes nerveuse. Vous tapotez des doigts sur le rebord du bureau et vous ne tenez pas en place.


La brosse démêlait avec soin la crinière blonde, qui cascadait librement jusqu'au creux des reins de la Belle. Face à elles, un miroir leur fit croiser le regard sans que la Vicomtesse se retourne.

Annette... Depuis combien de temps n'ai-je pas dormi avec un homme ?

Trop longtemps.

Tu comprends donc pourquoi je suis nerveuse.

Pas vraiment. Vous l'aimez, il vous aime, et vous allez dormir ensemble. Il ne va pas vous sauter dessus, il va juste vous garder dans ses bras. Pas de quoi fouetter un chat.


Annette sourit avec malice pour réconforter sa maîtresse. Qui mieux qu'elle l'avait entendu pleurer dans le silence de sa chambre, trahie et malmenée ? Elle était heureuse qu'elle retrouve l'Amour, tout simplement, et voulait la pousser à être heureuse encore davantage, ne plus réfléchir et se laisser porter par ce bonheur tout neuf... Et de fait, Keltica lui sourit ; après tout, elle avait sans doute raison... Doucement, Annette posa la brosse, puis recula le fauteuil pour laisser Keltica se lever.

Bonne nuit Monseigneur, faites de jolis rêves...

Le ton était des plus malicieux, et la jeune fille quitta la tente pour rejoindre la sienne voisine. Après une inspiration, Keltica prit le bougeoir et gagna la chambre ; elle souleva la tenture et entra dans la petite pièce, s'avançant jusqu'au bord du lit pour poser la petite lumière sur la table de nuit. Assis dans le lit, comme convenu, Castelreng avait levé la tête à son arrivée ; elle le regarda avec un sourire, avant de s'asseoir du côté qu'il avait laissé libre. Les couvertures le couvraient jusqu'à la taille, mais il lui était loisible de voir son torse bien découplé et elle distingua même, dans la faible lueur des bougies, quelques cicatrices. Bel homme... très bel homme même ; Keltica sentait que le feu lui montait un peu aux joues et craignit un instant de l'avoir trop dévisagé.

Sans geste brusque, elle souleva la couverture pour se glisser dans le lit, prenant garde de ne pas découvrir son compagnon, puis se lova contre lui en remontant les draps sur eux. Sa tête trouva place contre son épaule, sa main erra un peu sur son torse nu, puis Keltica se haussa un peu pour quémander un tendre baiser.


Je suis sûre... que je vais faire de jolis rêves mon amour... Que votre nuit soit douce et paisible...

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:13

Castelreng a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley


Elle lui mettait le sang en feu et il savait d'avance que cette nuit serait pour lui difficile.
Avant même de prendre la décision de lui faire la surprise d'un logement commun, il savait que ce ne serait pas simple.

Alors lorsqu'elle lui demanda avec une grande timidité de se mettre au lit avant elle, il n'en fut pas étonné et ne le lui reffusa évidemment pas. Le baiser qu'il lui donna ensuite fut plus tendre encore, comme voulant lui dire par cette douceur, qu'elle n'avait rien à craindre de lui.

Tout en se dévêtant, il ne cessa cependant de se demander s'il n'aurait pas mieux fait de faire installer deux lits au lieu d'un seul. Se disant ensuite que non. L'avoir dans ses bras, il en rêvait depuis des jours et des jours. Mais Elle, biche effarouchée, avait encore besoin de temps et de patience pour retrouver confiance.

Se glissant sous les draps, nu comme au jour de sa naissance, il se dit que se retrouver dans les bras d'un homme lui vouant un grand amour, pourrait peut-être réveiller en elle le désir d'être pleinement aimé qui ferait fuir ses craintes.
Content de son raisonnement, il releva les bras, les croisa cala sa tête aux creux de ses mains, puis attendit que vienne à lui sa Nymphe.

De derrière le simple mur de toile, il pouvait entendre ce qu'était à se dire les deux femmes et si les paroles de la chambrière le firent sourire, il ressentait plus encore la nervosité de Keltica.
Il ne connaissait pas encore tout son passé, savait que des hommes l'avaient fait souffrir en l'abandonnant mais il ne pouvait s'empêcher par moment , comme il en fut à cet instant, de ce demander si en prime elle ne s'était pas fait maltraitée. Ce questionnement lui revenait en tête régulièrement et il savait qu'il lui faudrait, lorsqu'il jugerait le moment opportun, lui demander. Peut-être ce soir... Peut-être pas...

Annette venait de souhaiter la bonne nuit à sa maitresse, Sa Belle ne tarderait plus à passer le mur de toile qui les séparait.

Et elle fut là.
Belle dans son hésitation.
Magnifique dans sa sage tenue de nuit.
Il ne savait où poser les yeux et les laissa vagabonder sur le beau tableau offert. Pour ne rien ajouter à sa timidité, il ne dit mot, lui offrant un sourire confiant alors qu'elle était à le dévorer des yeux.

Avait-elle une idée de ce que son regard curieux sur lui pouvait lui faire ? Pour ne pas réagir, il eut fallu être eunuque.

Il lui sourit plus encore en voyant ses joues se colorer, espérant que de le voir ainsi éveillait en elle un désir longtemps oublié.
Sa chandelle fut posée, elle se glissa sous les draps et il lui ouvrit le bras afin qu'elle vienne trouver la place qui était à présent sienne.

Sa jolie tête contre son épaule, il laissa reposer sa main sur sa taille fine, sentant à travers le fin tissus la chaleur de son corps Ses doigts dessinèrent des arabesques alors que de son autre main, son pouce lui relevait doucement le menton afin de pouvoir lui donner le baiser qu'elle était à vouloir. Il fut tout d'abord lent, gourmand. Puis se fit plus profond et ses bras autour d'elle se resserrent légèrement. Il ne cherchait cependant pas à la piéger. On n'apprivoise pas une biche par la crainte. Aussi, lorsqu'il la sentit fondre et se détendre, dans une caresse experte, la hissa t-il sur son corps.

Lèvres contre lèvres, il lui chuchota.


Vous m'avez envouté...Gardez moi... je suis tout à vous...Je t'aime...

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:13

Keltica a écrit:
Couchée contre son Doux amour, Keltica se sentait un peu bête ; elle avait bien senti le regard brûlant de Castelreng sur elle lorsqu'elle était entrée dans la pièce, qu'elle s'était approchée du lit, ce regard qui l'avait faite se sentir tellement désirable, et tellement désirée surtout ! Ce sourire si tendre qu'il lui avait offert, elle l'avait bien vu aussi, et elle n'avait pas manqué une miette de la vue de ce torse masculin si bien découplé, qui aurait pu faire pâlir bien des jeunes hommes avides d'exhiber une musculature parfaite pour plaire aux filles... Castelreng était un très bel homme, de ce que la blonde découvrait, et c'était elle qui était contre lui, dans ses bras ; c'était elle qui recevait ses baisers, ses mots doux... Elle et seulement elle. Et pourtant, son esprit, bien que faiblissant, résistait encore à la pointe de désir qu'elle ressentait au creux d'elle-même.

Keltica frémit légèrement lorsque son Ange l'enlaça plus étroitement, ses doigts s'aventurant à sa taille, pendant qu'elle l'embrassait en douceur. Il restait sage, ce n'était qu'un lent baiser et de légers contacts ; elle-même le découvrait peu à peu en laissant errer sa petite main sur son torse orné d'une fine toison, dessinait ses muscles ou ses cicatrices du bout des doigts. Elle sentait qu'il la laissait venir à lui, qu'il lui accordait tout le temps nécessaire, et de fait, la jeune femme se détendit peu à peu. Les caresses réciproques ne s'étaient pas faites plus insistantes ; seul le baiser fut approfondi, devint plus langoureux, tandis qu'il resserrait son étreinte autour d'elle sans la brusquer.

L'esprit de la jeune femme devenait de plus en plus confus ; Keltica réapprenait à s'abandonner, à laisser son corps la guider, quand soudain, elle se sentit emportée. Avec légèreté, Castelreng venait de la soulever pour la poser sur lui, sans cesser de l'embrasser ; ses mains étaient à ses reins, pour la maintenir sans l'oppresser, et la blonde ne tenta pas de s'échapper ; leur baiser se prolongea avant qu'il ne prononce quelques mots dans un souffle empli de désir, murmure qui fit relever le visage de Keltica pour plonger son regard incrédule dans les yeux de Castelreng.

Avait-elle bien entendu ? Il se donnait à elle, la laissait maîtresse de leur nuit, de la manière la plus douce et la plus tendre qui soit ; ses yeux se firent plus brillants lorsqu'elle réalisa qu'il venait de lui dire "je t'aime"... Ces mots qu'elle ne croyait plus jamais entendre de la part d'un homme, ces mots que Castelreng lui avait confié avoir du mal à dire, il venait de les prononcer, rien que pour elle... La jeune femme était profondément touchée, car elle savait que ce n'était pas pour arriver à ses fins ; c'était un vrai "je t'aime", un "je t'aime" qui résonnait comme une promesse, qui lui laissait entrevoir bien plus qu'elle n'avait envisagé avec lui jusqu'alors... Ce fut à cet instant précis qu'elle comprit ; l'Amour était là, pour eux deux, Il les avait réunis, et il n'y avait plus qu'un pas à faire...

Keltica embrassa son Amour avec un peu plus de fougue avant de lui répondre d'une voix ténue et légèrement tremblante.


Mon Amour... Je veux vous garder, et dès cette nuit... je... je veux être Vôtre...

Le baiser qu'elle lui offrit ne souffrait aucune contestation, ni aucun doute ; la dernière barrière dans l'esprit de la jeune femme venait de céder. Elle venait de choisir en toute connaissance de cause de s'abandonner à l'amour de cet homme, qu'elle aimait passionnément, parce qu'elle avait compris qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, qu'il ne l'abandonnerait pas pour un autre jupon ou un autre décolleté plongeant.

Tournant la tête vers chaque table de nuit, la jeune femme souffla les chandelles. La Nuit n'appartiendrait qu'à eux deux, et l'aube les trouverait endormis, tendrement enlacés, leurs bouches ornés d'un sourire serein qui en disait bien plus que les mots....

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MessageSujet: Joutes de Nemours : Campement   Mar 11 Avr - 17:13

Castelreng a écrit:
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L'aube était à naitre et déjà un oiseau ayant demeure non loin faisait entendre sa drille. Aussitôt, un autre suivit, puis un autre et bientôt se fut un doux concert qui se fit et réveilla le Comte.

Bien  lovée dans ses bras, tout contre son corps, Sa Nymphe dormait. Elle était si belle dans son sommeil qu'un instant il en retint son souffle et fut empli d'un besoin impérial de la protéger.

La nuit qu'ils venaient de passer à s'aimer et se découvrir plus encore lui avait fait réaliser  la profondeur des sentiments qu'elle lui faisait ressentir. C'était puissant et il le lui avait montré de mille et une manières, tout tendrement, des heures durant.
En fouillant dans la gibetière de sa mémoire, il lui semblait loin le jour où comme ce matin naissant, il s'était senti pleinement heureux. Tel  un égoïste, il se promit que rien ni personne ne viendrait troubler leur bonheur tout neuf.

Ses yeux glissaient sur son Aimée, l'admirant dans son sommeil.
Tel un voile d'or, la soie de ses cheveux recouvrait son épaule et sa gorge nues, ne laissant à l'homme que le souvenir de la nuit passée pour retrouver leur douceur et leur blancheur nacrée.

Mais si  doux soit le souvenir, cela ne lui suffit pas. Alors, sans vouloir déjà éveiller sa Belle endormie, d'un doigt léger fit glisser le doux écran, dévoilant un joli cou, une épaule douce et ronde et un sein fait pour ses mains.

Se retrouvant en admiration devant ce corps à demi dévoilé, il se serait bien attardé. Il aurait bien gouté aux joies des grasses matinées. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres à cette pensée et au souvenir de ce qu'il lui avait dit la veille à ce sujet.

Alors il se pencha légèrement, jusqu'à ce que ses lèvres viennent frôler cette épaule d'albâtre.
Un baiser.
Léger comme un battement d'ailes de papillon.
Un autre sur la ligne douce de sa mâchoire et tout un chapelet le long de son cou jusqu'à en arriver à lui frôler le lobe de son oreille.

Dans un murmure tendre il lui souffla.


Il est temps d'ouvrir les yeux Belle Endormie...

Et renouvela ses baisers légers jusqu'à  voir ses paupières papillonner.
Lorsqu'il put voir ses yeux, il ajouta sur le même ton.


Bonjorn Jolie Nymphe ...

Puis, avant qu'elle ne puisse lui répondre, la gratifia d'un tendre baiser.

Vous me donnez envie de musarder...

Et un autre doux baiser vint s'ajouter aux précédents

Je crois que je vais vite apprécier traîner au lit avec Vous Calinhada....

Un dernier baiser et il quitta leur couche et, tout en s'habillant ; de braies de peau fine couleur chamois, une chemise de soie blanche et une veste de même matière et couleur que les braies, il lui avoua.

Je suis Calinhada le plus heureux des hommes ce matin...Hier..vous avez fait de moi le plus  humble...

Relevant la tête pour la regarder là, allongée dans son lit, il se dit un instant que c'était là tout naturellement sa place et se trouva fier d'être aimé par une telle femme et l'en aima que plus.

Il s'empressa alors d'enfiler ses bottes et en trois  pas il fut à ses cotés. S'asseyant sur le bord du lit, la regardant émerveillé, de l'index il redessina la ligne de son visage. Il avait du  mal à s'éloigner, à reprendre ce qui est sa vie " normal".
Alors, il se pencha de nouveau pour savourer ses lèvres et  serait allé  bien au delà s'il n'avait entendu  à coté,  l'arrivée de son écuyère venant l'avertir que son cheval était sellé pour le galop journalier.

Il chuchota alors à Sa Nymphe.


Restez  au lit mon Amour, il est encore bien tôt
Je vais dégourdir les jambes de mon Destrier et nous pourrons rompre notre  jeun ensemble si vous voulez..


Puis réalisant que... il ajouta

A moins que vous aussi êtes habituée aux galops matinaux ? En ce cas nous pourrions y aller ensemble avant que vous ne soyez trop prise par votre charge...

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:18

Keltica a écrit:
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Lovée dans les bras de son Doux Amour, Keltica dormait d'un sommeil paisible et serein. La nuit avait été sublime pour elle, trop longtemps abandonnée ; Castelreng, avec une grande douceur et une infinie tendresse, lui avait fait redécouvrir l'Amour, le désir et, il fallait bien le dire, le plaisir. Ils avaient pris leur temps pour se découvrir, pour s'aimer et dans leurs étreintes, leurs murmures et leurs soupirs les avaient plus liés que les plus profonds serments. Finalement vaincus par l'épuisement et la plénitude, ils s'étaient endormis dans les bras l'un de l'autre ; Keltica avait posé la joue sur le torse de Castelreng, sa main sur son ventre, tandis que son Comte l'avait tendrement enlacée pour la garder contre lui.

La jolie blonde n'entendit pas les chants des oiseaux ; dans un demi-sommeil, elle rêvait encore mêlant ses songes à ses souvenirs de la nuit. Elle sentit confusément le drap glisser sur elle, la dévoilant jusqu'à la taille, et elle poussa un soupir en frissonnant, se resserrant tendrement contre Castelreng. Un petit chatouillis sur l'épaule la fit sourire, avec un nouveau petit soupir de contentement, puis le chatouillis se déplaça de sa mâchoire à son cou, là où elle était très sensible, ce qui la fit frémir un peu plus fort. La voix douce de Castelreng la sortit tout à fait de son sommeil, puis elle ouvrit lentement les yeux, avec un sourire serein, le sourire et le regard d'une femme comblée.


Bonjorn lo meu Angèl... Ainsi donc ce n'était pas un rêve... Vous êtes bien là...

Elle répondit à son baiser avec tendresse, sa main venant se poser sur la nuque du Comte, comme pour le garder contre elle.

Je suis certaine que vous en viendrez vite à apprécier ces aubes câlines et douces, mon bel Ange... Et nous en aurons autant que possible !

Pourtant, il s'échappa de ses bras pour se préparer ; comme un chat, Keltica s'étira, avant de remonter pudiquement le drap sur elle. Certes, ils venaient de passer la nuit à faire l'amour, mais elle avait encore quelques réticences à se montrer nue en pleine lumière, même si la pièce n'était pas vraiment très éclairée, seule la lumière du soleil tamisée par la toile faisait un léger éclairage... La tête posée dans sa main, le coude dans l'oreiller, elle regarda pourtant Castelreng s'habiller, quand elle estima qu'il était assez couvert pour le regarder ; elle n'avait pas besoin de parler, elle se sentait heureuse, enfin complète, comme si elle avait enfin trouvé sa partie manquante. Elle savait, au fond de son coeur, qu'ils avaient pris un chemin ensemble, main dans la main, et qu'à présent, elle voulait être là pour lui, chaque jour, chaque instant. Elle voulait s'éveiller chaque matin dans ses bras, et s'endormir chaque soir contre lui ; elle voulait ses regards, ses baisers, et bien plus encore... Elle le voulait, lui, comme il était, avec son passé, pour faire leur avenir... Son Comte, son Ange, son Amour... tant de noms pour une seule personne, cet homme devant elle,

Keltica, le visage serein, sourit tendrement à l'aveu qu'il lui fit, avant qu'il ne vienne se rasseoir au bord du lit.


Mon Ange... Lo meu Angèl... Vous m'avez redonné le goût d'être femme... et je suis pleinement heureuse, sachez-le... Vous êtes à moi... et je suis à Vous... toujours... Cette nuit ne sera que la première...

Leur baiser les réunit, avec tendresse, puis un peu plus d'intensité ; Keltica ne fut pas loin d'attirer à nouveau son Ange pour une douce étreinte, mais quelques pas non loin la retinrent. Elle sourit lorsqu'elle s'arracha à ses lèvres.

Certes il est tôt... Mais j'ai à faire, rappelez-vous que j'arbitre le tournoi, mon Amour, et qu'en plus, le tirage au sort m'a désignée pour ouvrir les rencontres. Mais si vous me laissez quelques minutes, je me prépare et je viens avec vous, ça nous fera grand bien !

Mutine, elle caressa les lèvres de son Comte de sa langue, puis se leva, enveloppée dans le drap ; elle ramassa sa chemise de nuit, laissée au pied du lit lorsqu'il la lui avait retirée délicatement, et alla la poser dans sa malle. Dans son drap, elle ressemblait aux statues antiques, mais bien vite, elle dût l'abandonner pour passer ses vêtements ; elle tourna alors le dos à son Amour, les joues rosies, ne le laissant voir que sa crinière blonde qui dévalait dans son dos, jusqu'à sa chute de reins, et ses jambes bientôt couvertes de braies sombres. Une chemise blanche recouvrit son buste, puis un petit bustier noir vint compléter sa tenue. S'emparant de ses bottes, la jolie blonde vint s'asseoir près de Castelreng, lui chuchotant malicieusement pendant qu'elle glissait ses petits pieds dans les chausses.

Je sais que vous préfèreriez me voir me dévêtir mais... ce sera pour plus tard ! Voilà je suis prête !

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:19

Castelreng a écrit:
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Il n'aurait pas fallu grand chose pour qu'il l'entraine dans une toute autre chevauchée.

Quelques minutes alors ou nous finirons dans ce lit...

En deux pas il en avertit son écuyère.

Fais préparer le Frison de la Vicomtesse Lea, elle m'accompagne.

Tout de suite Chef !

En deux autres pas, il regagna leur couche et s'y rassis. Il la regarda quitter leur nid défait, entrainant avec elle le drap pour cacher sa pudeur.
A défaut de pouvoir laisser ses désirs prendre le dessus, il se contenta de la regarder se revêtir, bien qu'il n'avait droit que de contempler son dos. Il faut dire que la Belle a une belle chute de rein !

Il avait vite compris qu'elle était encore intimidée et il fit juste mine de l'attendre. Comme il aurait pu l'attendre après une réunion au conseil ou après sa journée d'arbitrage. Sans rien perdre du spectacle qu'elle lui offrait sans s'en rendre compte.
Trop vite dit alors une petite voix lorsqu'elle eut enfilé ses braies sombres.
Dommage en dit une autre lorsque ce fut la chemise de soie blanche qui la recouvrie. Lui souriait, ses yeux pétillant de plus en plus à chaque instant.
Et le bustier fut en place.
Il lui aurait bien servi de femme de chambre en se proposant pour le lui lacer.Mais celui ci se laçant sur le devant, il n'eut plus qu'à regarder les doigts fins filer et faire le flot final.
Ses bottes en main, elle se retrouva à ses cotés.
De nouveau la tentation se fit entendre. Aussi lorsqu'elle lui chuchota sa préférence à la dévêtir, la regarda t-il avec gourmandise, ne cachant aucunement qu'elle avait bien raison.


Dommage....

Se contenta t-il de lui répondre d'une voix rauque.
Il se leva prestement, comme s'il avait le feu au fondement, mais il ne pouvait faire autrement. Il lui fallait au plus vite quitter ce lit par trop tentant.


Allons-y Belle tentatrice !

Lui tendant la main qu'elle accrocha vite de la sienne, il l'entraina hors la tente, chipant au passage un morceau de fromage qu'il lui offrit.

Le soleil était à montrer ses plus belles couleurs. Le ciel d'un beau mauve rosé annonçait que la journée serait belle.
Lea, attendait devant la tente, tenant par la bride les chevaux piaffant déjà d'impatience.Il remercia son écuyère et aida Keltica à se mettre en selle puis fit de meme.
Ils ne seraient que tous les deux et s'en trouvait ravi.
Les tournois avaient ça de bien que de pouvoir chevaucher librement, laissant derrière l'escorte habituelle.

Le village de toile commençait tout juste à s'éveiller purent-ils se rendre compte alors qu'ils avançaient aux pas pour s'en éloigner. Il n'était cependant pas impossible qu'ils rencontrent quelques connaissances qui comme eux profitaient de ces premières heures du jour.
Ils passèrent devant un petit campement Poitevin, puis devant le plus grand de la Noblesse Auvergnate.
Ils ne manquèrent non plus le campement des Bouillon et celui des Tourangeaux, Merveylle et Dekhaer.

Au loin un coq chantait.Déjà dans les masures, les paysans prenaient un maigre repas avant d'aller aux champs. Les plus chanceux pourront peut-être se rendre au tournoi lorsque leur besogne sera terminée.

Une fois sortis du petit village de toile, d'un commun accord, ils mirent leurs montures au trot. De temps à autre, souvent en fait, il regardait sa compagne. Elle n'allait pourtant pas s'évanouir mais il ne parvenait encore pas à réaliser qu'il pouvait de nouveau se sentir bien. Etre heureux simplement. Keltica était là pour le lui rappeler. Il lui proposa un galop et ils partirent en trombe laissant derrière eux un nuage de poussière.

Ils s'arrêtèrent le long d'un cour d'eau, juste avant la forêt pour laisser se reposer leur montures qu'il fallait ménager pour le tournoi. Le Comte mit pieds à terre et alla porter assistance à sa compagne pour qu'elle fit de même. Une occasion offerte de poser ses mains sur sa taille à ne pas rater.

Il la fit glisser de son Frison très lentement, la maintenant contre lui, la regardant sans lui cacher ses sentiments et le désir l'accompagnant. Une fois qu'elle eut les pieds au sol, il lui donna un doux baiser, enroula son bras autour du sien pour faire quelques pas.
Ils ne seraient pas long, ne le pouvaient pas. Mais ce court aparté leur permirent de profiter l'un de l'autre pleinement car ils savaient qu'ensuite ce serait plus difficile...
Keltica a écrit:
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Sortant de la tente, main dans la main, Keltica était assez rassurée de voir que personne n'était encore debout pour les regarder passer ; non qu'elle avait une quelconque crainte d'être vue en la compagnie de Cast, mais elle appréciait ce petit secret entre eux, même si, elle s'en doutait, cela devait déjà être secret de polichinelle. Mais voilà, elle n'avait pas envie de retarder leur promenade plus que nécessaire, et quand ils mirent leurs chevaux au trot, Keltica put alors pleinement sourire. Les chevaux trottaient côte à côte, et le couple ne parlait pas ; ils échangeaient de doux sourires, des regards complices et cela leur suffisait.

Keltica songeait à tout ce qui était arrivé en si peu de temps ; cela ne lui ressemblait pas de se donner si rapidement, mais Castelreng avait su patiemment l'apprivoiser, et son coeur avait compris qu'elle pouvait lui faire confiance, que cette confiance serait récompensée par l'Amour, celui qu'elle recevrait autant que celui qu'elle lui donnerait. Elle était tombée amoureuse, réellement, malgré la peur, malgré la différence d'âge, malgré tout, elle l'aimait, et il lui semblait qu'elle n'avait jamais aimé auparavant. Elle avait bien entendu, le matin, ses petits mots pendant qu'elle se rhabillait et qu'il semblait s'en désoler ; elle n'avait pas relevé, mais elle s'en était trouvée flattée de comprendre qu'il aimait son corps, malgré les vilaines balafres qu'elle avait récoltées sur les champs de bataille ou les lices... Le temps viendrait où ils sauraient tout l'un de l'autre...

Un galop les fit s'élancer, comme s'ils empruntaient ensemble le chemin de leur vie, pleinement et sans appréhension. Un cours d'eau les fit s'arrêter et, avant que la jeune femme descende de son cheval, son Ange était devant elle, tendant les mains vers elle pour l'aider. Elle s'y abandonna sans réticence aucune, puis entoura le cou de Castelreng de ses bras pour prolonger leur baiser tendre, avant de marcher à son côté. D'abord ce fut le silence, mais la Blonde le rompit à mi-voix après quelques pas.


Mon Ange... je sais que c'est bête à dire mais... cette nuit a été sublime... votre douceur, votre patience... Je me suis sentie respectée, et surtout... aimée...

Elle se tint devant lui, et plongea ses yeux dans les siens, prenant ses mains dans les siennes.

Dites-moi... que ce n'était pas un rêve, que ce n'est qu'un début, le début de notre histoire ! Je crois en Vous et... j'ai envie de croire en Nous... depuis cette promenade à Tours, en vérité...

Se haussant un peu, elle lui offrit un langoureux baiser ; elle n'avait pas besoin de promesses, ou de serments, la façon qu'avait Castelreng d'agir envers elle était bien assez éloquente. A nouveau, la jeune femme ressentit une pointe de désir au creux de son ventre ; mais elle ne voulait pas bâcler ce désir tout neuf par un câlin trop rapide, sachant que les joutes les attendaient, aussi, se limita-t-elle à murmurer à son oreille.

Mon Ange... ne vous épuisez pas trop aujourd'hui, car notre nuit sera encore bien occupée, je crois...

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:19

Castelreng a écrit:
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Un bras enroulé autour de sa taille, ils avançaient lentement. Ils prenaient le temps de savourer ce moment qui n'est qu'à eux. Il dut pencher très légèrement la tête lorsque d'une voix basse qui lui sembla timide, elle rompit le silence.
Alors il tourna la tête afin que leurs yeux se rencontrent et sur le même ton de voix lui fit lui aussi son aveu.


Elle a été Magnifique Calinhada, magnifique.... Dans le plus merveilleux des écrins j'y ai trouvé le plus beau joyau...
Pour le finir à son oreille.
...L'amour.

Ils poursuivirent leur cheminement de quelques pas avant qu'elle vint se placer devant lui. Il leva un sourcil amusé tout en affichant ce sourire qui n'était que pour elle.

Si cela été un rêve Merveille je dors encore ! Déos fais que jamais je ne m'éveille !

De ses deux mains, il alla encadrer son doux visage et se penchant légèrement vers elle lui dit alors avec le plus grand sérieux. Plus de sourire dans sa voix, plus d'amusement dans ses yeux.Il affichait ce visage qu'elle connaissait déjà pour l'avoir moult fois vu au conseil ou à l'université.

A Tours j'ai découvert en vous ce que je ne pensais plus un jour retrouver chez une femme.
Je veux croire que c'est là le début d'une longue histoire que nous tracerons vous et moi.

Vous êtes tellement différente.. tellement....

Il ne put en dire plus que sa Tendre lui offrit ses lèvres qu'il alla cueillir des siennes avec délicatesse.
Si le temps avait été leur allié, il aurait pris grand plaisir à lui montrer une fois encore ce qu'il ressentait pour elle lui inspirait. Il en allait de même pour elle se rendit-il compte aussi lorsqu'elle lui murmura à l'oreille, il resserra son étreinte et déposa un sage baiser sur le haut de sa tête avant dela libérer pourlui tendre juste la main.

Ça Calinhada n'en doutez même pas !

Lui montrant les chevaux qui étaient à les attendre, il ajouta moins enjoué.

Il nous faut retourner à présent si nous ne voulons pas avoir à nous presser et risquer de fatiguer nos montures...

Lorsqu'ils se retrouvèrent à coté de leur monture, il l'aida à se mettre en selle et fit de même et avant de lancer le départ, il se pencha vers elle pour lui voler un simple baiser.

En Route Ma Dame Juge-Arbitre !

Dit-il ensuite amusé en talonnant légèrement son destrier. Il restèrent au pas pour ménager leurs montures et lorsqu'ils furent de retour dans le village de toile, celui ci était tout à fait éveillé. Comme à l'aller il repassèrent devant les campements des uns et des autres ..

Keltica a écrit:
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Sa voix douce, ce murmure plein de tendresse, rappela à la blonde les mots susurrés la nuit précédente, ceux qu'il lui avait dit sur l'oreiller, ces mots qu'elle n'oublierait plus. Quand il parla tout doucement à son oreille, Keltica frémit, car elle ne s'habituerait jamais à ces mots d'amour si beaux et si sincères. Oui, elle le croyait, il ne pouvait pas lui mentir, pas quand il plongea son regard dans les siens, sans sourire, avec un sérieux profond et comme une promesse...

Alors... nous y croirons ensemble, et nous ne nous éveillerons pas de ce magnifique rêve... Vous n'êtes pas comme les autres, je vous sais sincère, et je suis heureuse d'être celle qui vous redonne le goût à l'amour et l'envie d'y croire...

La jeune femme se lova sans ses bras, fermant les yeux. Elle avait encore du mal à croire qu'elle l'avait là, tout contre elle, et que leur histoire s'ouvrait devant eux, pas seulement pour le côté coquin, mais pour le Vrai Amour, sincère et loyal. Elle devina que lui aussi se retenait, tentait de maîtriser son envie d'elle, la même envie qu'elle ressentait, mais Keltica était encore trop raisonnable ; elle avait sa mission d'arbitre à gérer, et ne voulait pas tout perdre ce qu'elle avait patiemment créé. Bien sûr, jamais elle ne mettrait son Ange à l'écart, non ! Elle sourit tendrement lorsqu'il parla du retour, il avait l'air presque chagriné.

Oui, rentrons sans hâte pour profiter de cette escapade, sans fatiguer nos montures, sinon, nous n'irons pas bien loin dans ce tournoi ! Mais je vous promets que nous aurons bien d'autres nuits rien qu'à nous, vous verrez...


Ils furent rapidement en selle et comme à l'aller, marchèrent côte à côte sur leurs chevaux ; de temps en temps, ils se volaient l'un l'autre un baiser et, comme s'ils avaient compris, les chevaux semblaient s'appliquer à aller au même rythme pour laisser leurs cavaliers au plus près l'un de l'autre. A l'entrée dans le campement, ils poursuivirent au pas, pour ne pas risquer un incident dans les allées, puis Keltica tourna la tête vers Cast.

Dites-moi, mon doux Ami ; est-ce que cela vous plairait que ce soir, après les duels, nous nous rendions auprès de vos amis de Bouillon ? A cette heure-ci, je ne pense pas pouvoir, étant donné que je dois aller ouvrir le tournoi et jouter dans le premier duel, ce serait impoli de quitter précipitamment le campement... Mais en début de soirée, ça pourrait être bien, qu'en dites-vous ? Nous aurons le temps de nous remettre si jamais nous avions quelques petits bobos, faire une toilette, et arriver frais et dispos chez vos amis...

La jeune femme sourit, alors que les chevaux s'arrêtaient devant leur campement commun ; elle espérait qu'il avait compris qu'elle était prête à faire un pas de plus, une petite officialisation de leur couple, auprès de ses proches amis. Que ne ferait-elle pas pour lui ! Plus prompte elle se laissa glisser de sa selle avant que son Ange soit devant elle, et, contournant sa monture, elle prit la main du Comte pour l'entraîner dans leur tente.

L'heure tourne, mon Amour...

Castelreng a écrit:
Matin des Eliminatoires


L'activité au campement avait repris, le calme qu'ils avaient eut à l'aller s'en était allé pour laisser place aux bruits coutumiers de la vie de campement. A l'autre bout de ce village multicolore, s'entendait le marteau du forgeron redressant certainement une armure cabossée. Des chevaux hennissaient, mécontent peut-être que l'on soit à les caparaçonner.

Joucou tourna la tête portant ainsi toute son attention à ce qu'était à lui dire sa Belle. La proposition qu'elle lui fit le fit hocher la tête dans un simple acquiescement. S'il fut surpris qu'elle ait cette pensée, il n'en montra rien. En fit il ne savait que penser. Il ne savait toujours pas s'il parviendrait à trouver sa place parmi les Corbeaux, mais il n'en demeurait pas moins un des leurs. Souvent il se disait qu'il faudrait peut-être qu'il eut avec la Duchesse, une conversation sur tout cela. Un jour peut être..


Ça me plairait en effet... Nous ferons ainsi Calinhada


Si sur le coup il se demanda comment il serait reçu, il en vint vite à laisser cette interrogation de coté pour ne voir qu'une seule chose. Keltica serait à son bras. Ce serait là, bien qu'ils ne se cachent pas vraiment, leur première sortie en couple.
Il se surprit alors à sourire à ce mot et lança un regard tendre mais possessif à la jeune femme. Elle était sienne et oui il le ferait savoir, par cette proposition, elle lui donnait son aval pour le faire. Heureux homme qu'il est !


Oc ça me plairait vraiment.. vraiment beaucoup

Campement Du Cougain-De Chancelley


Parvenus à leur tente, il avait à peine mis pied à terre qu'elle avait fait de même. Le temps commençait à presser et à juste titre elle le lui fit savoir.Il leur fallait s'apprêter sans trainer. Keltica ouvrait la journée avant de prendre sa place de Juge.

Nous ne serons pas en retard vous verrez Calinhada...
Lea brosse les chevaux s'il te plait et apprête les. Fais toi aider du jeune Guillaumin de la maison de la Vescomtessa...

Il n'en dit plus, de toute façon Lea savait fort bien s'y prendre avec son destrier capricieux et serait trop heureuse de torturer de ses mots le jeune palefrenier de la Vicomtesse.
C'est sagement qu'il s'apprêtèrent, lui passant son armure, elle, sa petite robe simple qu'elle lui dit pratique pour son rôle de juge Arbitre. Son armure n'attendant plus qu'elle revienne s'en parer.


Et la journée des Éliminatoires commença.
Le discours, l'empressement de Keltica à retourner à leur tente pour mettre son armure.
Son entrée en lice avec l'inquiétude du Comte et la Victoire de sa Tendre.
Son entrée à lui, son inquiétude à Elle et la victoire en conclusion.
Et leur retour cote à cote après cette longue et belle journée.

Annette avait devancé les besoins de sa maitresse et une douce odeur de lavande vient leur chatouiller les narines lorsqu'ils franchirent le seuil de la tente.
Il n'était pas question de s'attarder en caresses et baisers, il le savait. Tout comme il savait qu'elle préfèrerait et de loin qu'il lui laisse ce moment d'intimité. Aussi lui offrit-il son plus beau sourire lorsqu'il balança un grand linge de lin avant de s'emparer de son pain de savon.


Vous le chaud, moi le frais mon Cœur. Je vais me rafraichir au cour d'eau en bas le temps que vous vous apprêtez.

Un bref baiser sur les lèvres et avant qu'elle ne proteste ou autre, il partait en sifflotant.

Il ne fut pas des heures et même des quarts d'heure à faire ses ablutions. L'eau vive était bien fraîche encore et la saison pas encore assez chaude.
Cependant lorsqu'il fut de retour, son linge à présent autour du cou, ses cheveux lâches étaient mouillés.
Sa douce étant dans leur chambre, il fit tout de même une entrée dans la première pièce où il se débarrassa du savon et du linge et lança un taquin.


Vous ne vous êtes pas dissoute dans l'eau du Bain Calinhada ? Ce serait dommage ça fleure bon la rose..

Vous avez encore bien du temps Jolie Dame ça ne fait point encore l'heure que vous êtes à tremper.
Voulez vous que je vienne vous frotter le dos ?


Il riait presque en la taquinant de la sorte et ne doutait même pas que s'il avait été dans la même pièce il aurait eu droit à se prendre son éponge dans la figure.
Il aurait pu encore s'amuser ainsi mais ne le fit, lui laissant le loisir de lui rendre la pareille..

Keltica a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley

La journée avait filé ; entre les duels pour l'un et l'autre, les courses pour aller et venir se changer, l'arbitrage, la tension ressentie lorsque Cast s'était élancé pour son tour.... Keltica avait eu peur qu'il se blesse ou pire, et découvrait à quel point elle tenait à lui. Mais tout s'était bien passé au final et la jolie blonde avait arbitré comme elle le faisait à chaque fois, impartiale, stricte et sereine.

Le soir était donc venu, et ils rentraient ensemble à leur campement ; ils parlaient des duels, saluaient ça et là les personnes de leur connaissance, affairées devant leur tente, mais sans s'attarder. Ils devaient se préparer pour leur propre soirée ! Arrivées à la tente, Keltica laissa son cheval en charge à Guillaumin, puis, tenant la main de Castelreng, entra dans leur demeure de toile.


Mmmmmm... elle a choisi la lavande... comme dans votre Sud, mon Ange ! Vous devez être content, ça doit vouloir dire qu'elle ne vous en veut pas, pour ce matin !

Elle sourit, et prit quelques secondes pour enlacer le cou de son Amour afin de lui quémander quelques baisers tendres. Mais très vite il s'échappa, sans lui laisser le temps de protester, pour lui laisser le baquet et partir à la rivière.

La blonde fut un peu surprise ; elle comprenait bien sûr qu'il ne voulait pas la brusquer, la regarder prendre son bain ou même le partager, c'était trop tôt, sans doute. Charmante attention, tellement adorable qu'il fasse si bien attention à elle... La blonde entra dans leur chambre, trouva Annette à côté du baquet, un léger sourire aux lèvres. Elle aida sa Vicomtesse à se déshabiller, restant silencieuse, puis la blonde se glissa dans l'eau chaude avec un soupir de contentement.

L'eau chaude détendit ses muscles, et Keltica posa sa nuque sur le rebord du baquet, là où Annette avait prit soin de poser un petit oreiller. Le silence n'était entrecoupé que par le léger clapotis de l'eau, que les doigts de la jeune femme remuaient doucement.


Annette... je crois... que je suis amoureuse.

Ses yeux se tournèrent vers la suivante, avec un sourire des plus tendres ; Annette la regardait de même.

Je n'en doute pas ; votre sourire ce matin, quand vous avez quitté la chambre pour aller à cheval, c'était plus clair que de l'eau de roche. Et... quand j'ai fait le lit après votre départ, je me suis doutée que vous n'aviez pas discuté politique avant de dormir sagement.

De sa suivante, qui était devenue sa confidente, Keltica pouvait tolérer cela ; mais une adorable rougeur lui monta aux joues, en songeant qu'effectivement, Annette avait vu le lit sens dessus dessous...

Voyons Monseigneur... ne rougissez pas ; vous vous êtes donnée à lui, quoi de plus naturel ? Personne n'avait pris place dans votre couche depuis... oh là, tant de temps que je ne saurai le dire ; vous ne vous êtes pas donnée au premier venu en attendant et hier, c'est lui que vous avez choisi. Votre temps de bonheur est arrivé, je ne peux que vous souhaiter d'être pleinement heureuse, et je suis vraiment ravie pour vous ! D'ailleurs, j'entends la voix de votre bel amour !

En effet, les mots taquins de Castelreng venaient de s'élever dans la pièce voisine ; Keltica sursauta, par crainte de le voir arriver, à propos de son idée de venir lui frotter le dos.

Non... euh, tout va bien, mon Ange, je barbote, je barbote, mais je suis encore entière, je n'ai pas fondu ! J'ai presque fini, je sors, je me sèche et j'arrive !

Très rapidement, elle prit l'éponge, se savonna énergiquement, Annette lui frotta le dos, puis hop, rincée, elle quitta le baquet, ruisselante, pour s'envelopper d'un linge de lin. Hop hop, elle noua le linge autour de son buste et se rendit à sa malle, pour entendre un froissement de tissu et la voix d'Annette, plus lointaine.

Votre Grandeur, vous pouvez entrez, elle est presque prête...

Oh la coquine ! Précipitamment, Keltica se rua derrière le paravent ; elle n'y avait pas songé le matin, mais venait de le voir, sauveur de sa pudeur alors que son Ange passait le seuil.

Je... je ne suis pas encore visible... je finis, je finis !

Quelques minutes plus tard, les joues encore roses, elle quitta son abri, vêtue d'une robe d'un bleu sombre qui faisait un contraste parfait avec sa crinière laissée libre dans son dos ; seul un joli bandeau de velours bleu orné de minuscules perles était posé sur sa tête. Simple et élégante, comme toujours, elle s'avança en souriant vers son Amour, apportant avec elle une douce fragrance de lavande.

Cela vous semble-t-il convenable ?

De toute façon, elle avait compris qu'elle pouvait s'habiller comme un sac, il la trouverait toujours parfaite... Elle le regardait, elle appréciait cette posture plus détendue, linge au cou, cheveux mouillés et lâchés sur la nuque.

L'eau de la rivière n'était pas trop froide ? Vous savez, on aurait pu prendre le bain l'un après l'autre, vous n'auriez pas eu froid... Allez hop, je vous laisse finir de vous préparer, je vais chercher mes chausses, et je vais voir si j'ai un bon tonnelet de Lugny pour apporter en présent à la Princesse Agnès, ce serait plus poli !

Un langoureux baiser échangé, la blonde s'éclipsa, pour aller discrètement gronder -ou plus précisément pouffer de rire en tentant de gronder- Annette de sa taquinerie précédente, et lui demanda d'apporter un tonnelet de Lugny. Tonnelet fut apporté, Castelreng prêt aussi, Keltica prit son bras et quitta de nouveau la tente, un serviteur avec le vin derrière le couple, pour se diriger vers le Campement de Bouillon.





Sur le chemin, la blonde sourit de cette forme d'officialisation, il fallait bien commencer et cela lui paraissait important que ce soit sa supérieure héraldique et la meneuse des Chevaliers de Bouillon qui reçoive cette première visite. Les gardes connaissant le Comte, le couple n'eut pas besoin de se présenter, et patienta le temps qu'on les invite à entrer ; Keltica se tourna vers Castelreng, malicieuse.

Tout va bien se passer... J'ai hâte de voir la réaction de son Altesse, étant donné que je connais pas vraiment les autres membres, je ne saurai juger de la leur...




[hrp]Edit pour coiffure.[/hrp]


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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:20





Keltica a écrit:



Citation :
Keltica de Chancelley, Vicomtesse de Lugny en Arconce, Dame de Salives et de Dammarie les Lys,
affronte
Guillaume de Jeneffe, Grand Maistre de l'Ordre royal de la Licorne, Duc de Saint-Ouen, Vicomte de Marchiennes, Seigneur de Wavrin

 

Et ces joutes commençaient fort, avec le juge arbitre face à Gillaume de Jeneffe, l'un des plus anciens et redoutables jouteurs.
Un salut aux deux cavaliers qui se mettent en place et le signal est donné.
Sonnez buccines !


Première lance et c'est Keltica qui touche sans toutefois briser le bois, alors que Guillaume rate sa cible mais reste en selle.
Une deuxième lance qui voit à nouveau la blonde Vicomtesse toucher, briser le bois et entrainer la chute de son adversaire, qui rate sa cible.
Le Duc se relève avec une blessure légère au mollet.


Par chute de son adversaire, Keltica de Chancelley est déclarée vainqueur !



Et après s'être rapidement préparée, la jolie blonde prit place à l'appel de son nom ; un regard vers la tribune pour saluer son ami et collègue, puis vers son adversaire, puis, avant de mettre son heaume, un regard vers la tribune des spectateurs, d'où son Amour l'observait. Elle lui sourit, confiante, puis mis son heaume avant de prendre lance et bouclier, et de partir à l'assaut sitôt le signal donné.

La première passe lui fut favorable, car elle fut seule à toucher, sans être touchée en retour, ce qui la mit également en meilleure confiance. Elle tira légèrement sur les rênes pour faire ralentir son Frison, avant de lui faire faire un demi-tour en bout de lice, et au nouveau départ, elle le talonna une seconde fois. Cette fois, la jolie blonde s'appliqua un peu plus ; elle toucha et brisa d'un bel impact, sans ressentir d'impact en retour.

En bout de lice, elle laissa tomber sa lance, avant de se retourner pour voir le Duc à terre ; aussitôt, elle retira son heaume et alla quérir le regard de son Ange, avant de descendre de monture pour s'approcher de son adversaire.


Votre Grâce, vous me voyez bien navrée de votre blessure... J'espère sincèrement que vous vous rétablirez bien vite !

Elle quitta la lice assez rapidement, non par irrespect, mais elle devait retourner se changer pour poursuivre l'arbitrage des duels.

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mar 11 Avr - 17:23

Castelreng a écrit:
Il n'avait pas manqué le discours. Il s'y était rendu avec son Aimée qu'il avait du laisser rejoindre la tribune officielle et lui était allé s'installer non loin, de sorte de pouvoir avoir une bonne vue sur le champ clos et sur sa Belle ça va sans dire.

Sitôt le discours terminé il put la voir s'en aller se préparer car elle ouvrait cette journée de jeu. Il n'aurait tenu qu'à lui, il serait allé l'aider à passer son armure. Il aurait en fait pris grand plaisir à lui servir d'écuyer. Mais craignant que cela la déconcentre, il s'en était abstenu. Cependant il se promit de le lui suggérer dès qu'ils pourraient se retrouver un peu au cours de cette première journée.




1ère Partie

Citation :
Keltica de Chancelley, Vicomtesse de Lugny en Arconce, Dame de Salives et de Dammarie les Lys,
affronte
Guillaume de Jeneffe, Grand Maistre de l'Ordre royal de la Licorne, Duc de Saint-Ouen, Vicomte de Marchiennes, Seigneur de Wavrin



Lorsque Aimelin annonça les jouteurs, le regard du Cougain se fixa sur la belle Vicomtesse. Elle affrontait une pointure et une fois de plus il commença à craindre qu'elle se blesse. Non qu'il n'avait pas confiance à son éventuelle victoire.Il la lui souhaitait de tout cœur, mais il ne pouvait cependant pas se défaire de cette crainte qu'il lui arrive quelque chose.

Lorsque leurs regards s'accrochèrent juste avant qu'elle ne passe son heaume, il lui rendit son sourire tout en portant à ses lèvres le ruban bleu qui ne le quittait plus.
Le départ fut donné, toute son attention fut prise par ce qu'il se passa sur le sable. A la première passe, il clama son réjouissement lorsque la lance de Keltica frappa l'écu du Grand Maistre.
Dommage que celle ci ne se brisa pas se dit-il en voyant sa Belle faire amorcer son demi tour à son Frison.
De nouveau les chevaux s'élancèrent et dans les encouragements qui montaient, les siens s'y perdirent.
Voyant la lance cette fois se briser, il se retrouva debout, l'acclamant et l'applaudissant. La pression redescendait doucement.


Citation :
Par chute de son adversaire, Keltica de Chancelley est déclarée vainqueur !

C'est un regard fier et heureux qu'elle rencontra alors. Il aurait aimé pouvoir lui dire de vive voix tout ce qu'il ressentait là mais il lui faudrait là aussi attendre le moment propice.

Déjà la Belle de ses pensées quittait la lice pour aller en vitesse retrouver sa tenue de Juge-Arbitre et cette première journée de duels se poursuivit.



Il resta la matinée durant dans les tribunes à regarder les duels. A la pause de mi journée, il put retrouver Son Aimée avec qui il prit une légère collation. Pas question de trop se charger l'estomac alors qu'il serait dans les premiers à reprendre pour la seconde partie.





2 ième Partie


Avec une efficacité devenue coutumière, Lea l'aida à passer son armure et, une fois en selle, il put rejoindre le bord de lice.
Méladius était à affronter Jeroen et s'il fut content pour son Frère Bouillon de sa victoire, il fut tout de même déçu de la défaite pour Jeroen.
Une fois les deux hommes hors du champ clos, la voix haute et claire de son Aimée l'appela.


Citation :
Gauvin de Clairvaux, Seigneur de Thorigny sur Indre, Errant de l'Ordre Royal de la Licorne, affronte Castelreng du Cougain, Comte de Joucou, Seigneur de Cordes et Marseillan, Ecuyer de Bouillon


Heaume sur la tête, visière relevée, ruban Bleu nuit accroché coté coeur à son armure, il salua Gauvin, envoya un baiser à sa Belle et laissant sa monture caracoler, gagna sa place.

Le départ est donné, il talonne son Destrier, Cheval, qui part tel un boulet de canon. Concentré, le Comte baisse sa lance et vise.Au moment M, il y met force suffisante pour que la pointe de sa lance, venant toucher l'écu adverse, se brise.


Citation :
Par chute de son adversaire, Castelreng du Cougain est déclaré vainqueur !

Aussitôt il se retrouve un bout de lice où il fait faire demi tour à sa monture alors son regard se porte tout naturellement sur Keltica, jète ce qui lui reste de lance et va rejoindre son adversaire qui s'est déjà relevé.

Rassuré de ne pas l'avoir blessé, il le remercie alors pour cette rencontre.


Au plaisir d'une revanche Messire Gauvin !

Puis laisse la place à la rencontre suivante. Il rejoindra sa tente où il pourra se changer avant de rejoindre la tribune afin de regarder les autres duels dans l'attente de pouvoir retrouver son Aimée.

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mer 12 Avr - 21:11

Keltica a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley

La journée avait filé ; entre les duels pour l'un et l'autre, les courses pour aller et venir se changer, l'arbitrage, la tension ressentie lorsque Cast s'était élancé pour son tour.... Keltica avait eu peur qu'il se blesse ou pire, et découvrait à quel point elle tenait à lui. Mais tout s'était bien passé au final et la jolie blonde avait arbitré comme elle le faisait à chaque fois, impartiale, stricte et sereine.

Le soir était donc venu, et ils rentraient ensemble à leur campement ; ils parlaient des duels, saluaient ça et là les personnes de leur connaissance, affairées devant leur tente, mais sans s'attarder. Ils devaient se préparer pour leur propre soirée ! Arrivées à la tente, Keltica laissa son cheval en charge à Guillaumin, puis, tenant la main de Castelreng, entra dans leur demeure de toile.


Mmmmmm... elle a choisi la lavande... comme dans votre Sud, mon Ange ! Vous devez être content, ça doit vouloir dire qu'elle ne vous en veut pas, pour ce matin !

Elle sourit, et prit quelques secondes pour enlacer le cou de son Amour afin de lui quémander quelques baisers tendres. Mais très vite il s'échappa, sans lui laisser le temps de protester, pour lui laisser le baquet et partir à la rivière.

La blonde fut un peu surprise ; elle comprenait bien sûr qu'il ne voulait pas la brusquer, la regarder prendre son bain ou même le partager, c'était trop tôt, sans doute. Charmante attention, tellement adorable qu'il fasse si bien attention à elle... La blonde entra dans leur chambre, trouva Annette à côté du baquet, un léger sourire aux lèvres. Elle aida sa Vicomtesse à se déshabiller, restant silencieuse, puis la blonde se glissa dans l'eau chaude avec un soupir de contentement.

L'eau chaude détendit ses muscles, et Keltica posa sa nuque sur le rebord du baquet, là où Annette avait prit soin de poser un petit oreiller. Le silence n'était entrecoupé que par le léger clapotis de l'eau, que les doigts de la jeune femme remuaient doucement.


Annette... je crois... que je suis amoureuse.

Ses yeux se tournèrent vers la suivante, avec un sourire des plus tendres ; Annette la regardait de même.

Je n'en doute pas ; votre sourire ce matin, quand vous avez quitté la chambre pour aller à cheval, c'était plus clair que de l'eau de roche. Et... quand j'ai fait le lit après votre départ, je me suis doutée que vous n'aviez pas discuté politique avant de dormir sagement.

De sa suivante, qui était devenue sa confidente, Keltica pouvait tolérer cela ; mais une adorable rougeur lui monta aux joues, en songeant qu'effectivement, Annette avait vu le lit sens dessus dessous...

Voyons Monseigneur... ne rougissez pas ; vous vous êtes donnée à lui, quoi de plus naturel ? Personne n'avait pris place dans votre couche depuis... oh là, tant de temps que je ne saurai le dire ; vous ne vous êtes pas donnée au premier venu en attendant et hier, c'est lui que vous avez choisi. Votre temps de bonheur est arrivé, je ne peux que vous souhaiter d'être pleinement heureuse, et je suis vraiment ravie pour vous ! D'ailleurs, j'entends la voix de votre bel amour !

En effet, les mots taquins de Castelreng venaient de s'élever dans la pièce voisine ; Keltica sursauta, par crainte de le voir arriver, à propos de son idée de venir lui frotter le dos.

Non... euh, tout va bien, mon Ange, je barbote, je barbote, mais je suis encore entière, je n'ai pas fondu ! J'ai presque fini, je sors, je me sèche et j'arrive !

Très rapidement, elle prit l'éponge, se savonna énergiquement, Annette lui frotta le dos, puis hop, rincée, elle quitta le baquet, ruisselante, pour s'envelopper d'un linge de lin. Hop hop, elle noua le linge autour de son buste et se rendit à sa malle, pour entendre un froissement de tissu et la voix d'Annette, plus lointaine.

Votre Grandeur, vous pouvez entrez, elle est presque prête...

Oh la coquine ! Précipitamment, Keltica se rua derrière le paravent ; elle n'y avait pas songé le matin, mais venait de le voir, sauveur de sa pudeur alors que son Ange passait le seuil.

Je... je ne suis pas encore visible... je finis, je finis !

Quelques minutes plus tard, les joues encore roses, elle quitta son abri, vêtue d'une robe d'un bleu sombre qui faisait un contraste parfait avec sa crinière laissée libre dans son dos ; seul un joli bandeau de velours bleu orné de minuscules perles était posé sur sa tête. Simple et élégante, comme toujours, elle s'avança en souriant vers son Amour, apportant avec elle une douce fragrance de lavande.

Cela vous semble-t-il convenable ?

De toute façon, elle avait compris qu'elle pouvait s'habiller comme un sac, il la trouverait toujours parfaite... Elle le regardait, elle appréciait cette posture plus détendue, linge au cou, cheveux mouillés et lâchés sur la nuque.

L'eau de la rivière n'était pas trop froide ? Vous savez, on aurait pu prendre le bain l'un après l'autre, vous n'auriez pas eu froid... Allez hop, je vous laisse finir de vous préparer, je vais chercher mes chausses, et je vais voir si j'ai un bon tonnelet de Lugny pour apporter en présent à la Princesse Agnès, ce serait plus poli !

Un langoureux baiser échangé, la blonde s'éclipsa, pour aller discrètement gronder -ou plus précisément pouffer de rire en tentant de gronder- Annette de sa taquinerie précédente, et lui demanda d'apporter un tonnelet de Lugny. Tonnelet fut apporté, Castelreng prêt aussi, Keltica prit son bras et quitta de nouveau la tente, un serviteur avec le vin derrière le couple, pour se diriger vers le Campement de Bouillon.





Sur le chemin, la blonde sourit de cette forme d'officialisation, il fallait bien commencer et cela lui paraissait important que ce soit sa supérieure héraldique et la meneuse des Chevaliers de Bouillon qui reçoive cette première visite. Les gardes connaissant le Comte, le couple n'eut pas besoin de se présenter, et patienta le temps qu'on les invite à entrer ; Keltica se tourna vers Castelreng, malicieuse.

Tout va bien se passer... J'ai hâte de voir la réaction de son Altesse, étant donné que je connais pas vraiment les autres membres, je ne saurai juger de la leur...



Maxine.. a écrit:


Ses soeurs d'arme arrivaient tour à tour. Elle ne tint pas rigueur à Méladius d'esquiver la question du magnifique coussin qu'elle lui apportait comme promis.

"Cali très chère, Je sens dans l'air un parfum porte bonheur pour toi, je gage que cette fois tu ira plus loin que moi dans la compétition."
Elle lui sourit et lui posa une bise sur la joue. Indira suivit, Maxine la salua.

"Ah oui, et vous avez rencontré des gens interessants? Vu des spectacles qui sortaient de l'ordinaire pour vous perdre ainsi? Un homme aurait-il retenu votre attention Belle Indira?"

A elle aussi elle sourit. Depuis quelques temps Maxine avait retrouvé la joie de vivre et souriait en toute circonstance...elle y arrivait même quand la situation ne s'y prêtait pas.

Et justement, elle allait avoir besoin de toute sa bonne humeur disponible, toute sa bonne volonté aussi parce que là il en fallait des caisses. On annonçait la Juge-arbitre et le très célèbre Comte de Joucou, ex-mari, ex-aristotélicien de Rome, ex-père de son fils, ex-tout pour elle, ex-plein de choses, devenu....taisons là ces considérations vilipendieuses. Mise en place du sourire...inspiration, expiration...montrons notre bonne éducation et notre savoir vivre à la Vicomtesse.
Castelreng a écrit:
Campement Du Cougain-De Chancelley


A l'invitation d'Annette, il ne se fit pas prier et passa la porte de toile. Il n'eut alors que le loisir de voir un joli pied monté sur une très gracieuse cheville. La belle disparaissait derrière le paravent.

Finissez tranquillement Calinhada...

Avant de faire de même, il avait un courrier à lire impérativement. Aussi le fit-il durant ce temps, ne songeant pas qu'il aurait pu profiter pour changer sa tenue. Il était resté debout à coté d'une petite table. Du coin de l'œil il Vit réapparaitre Annette qui s'empressa d'aller rejoindre sa maitresse. Il en déduit qu'elle allait lacer et coiffer sa maitresse. Aussi dit-il d'un ton trainant.

Hmm... moi qui était justement à rêver lacer votre robe.. me voilà bien marri..


Exagérément il soupira fortement pour l'amuser. Lorsqu'elle sortie enfin de sa cachette, il en laissa tomber le vélin sur la table, ses yeux la détaillant avec plaisir.

Assurément convenable, Vous êtes ravissante et plus encore Calinhada, je suis sous le charme !

Il tira sur le linge humide qu'il avait toujours autour de son cou, comme si il était soudainement devenu lourd, et le laissa tombé à leurs pieds.

Elle était bien fraîche, ce qu'il faut mon Cœur pour remettre les idées d'un homme en place...Ne venez point encore me tenter Belle enchanteresse ou Foi de Cougain nous ne sortirons point de là !

Devant lui aussi revêtir une tenue plus adéquat, il se retint de poursuivre ses taquineries et la rassura.

Je vais profiter pour me changer également.... Il me faut être digne de votre Beauté Vescomtessa..

Lui lança t-il lorsque leurs lèvres jointes se séparèrent et qu'elle quitta le cercle de ses bras, la laissant aller se pensa t-il dans sa propre tente, là où avait été rélégués ses gens et certaines de ses affaires.

Il s'empressa donc de faire tomber sa chemise, ses braies et bottes pour en revêtir des propres.
Chausses grises et haut de chausse noire fut enfilés. Il passa ensuite la chemise du meme ton que ses chausses, puis boutonna son gilet brodé d'or. il s'assit sur un fauteuil pour enfiler ses bottes attrapa sa cape et s'en para.
Prêt bien que les cheveux encore humide de son bain, il retrouva Keltica dans la prmière pièce de la tente. Lui offrant le bras, ils firent leur sortie.




Le jeune Guillaumin à deux pas derrière le couple, un tonnelet de vin de Lugny dans les bras, ils se dirigèrent tous vers le campement de Bouillon..




Bien évidemment qu'il se demandait comment il allait être reçu. Mais cette visite, il avait trop tardé à la faire, préférant pour le calme de son esprit éviter celle qui fut son épouse qu'il savait de toutes les joutes ou presque à présent.
Pourtant là aussi il restait des choses - et pas des moindre - en suspens et qu'il ne pouvait ignorer plus. Son fils lui manquait. Bien trop.

Sa main se posa sur celle de Keltica qui repose sur son avant bras. Il était heureux et fier de l'avoir à ses cotés et plus encore d'en être aimé.
Tournant la tête vers sa Compagne, il lui répondit avec un calme qui n'aurait pas pensé pouvoir garder. Il lui sourit.


Bien sur que tout se passera bien...
J'espère qu'elle sera disponible pour nous recevoir ..Pour le peu que je les connaisse moi même, ils sont tous d'une grande gentillesse vous verrez. J'aime beaucoup Calico. Elle est vive, a son franc parlé. Elle me fait penser à un homme en jupon, bien que jupons elle ne porte pour ainsi dire jamais.
Se rappelant l'avoir vu dans une robe rouge lors d'une cérémonie.

Parvenus devant la tente principale du campement, Il jeta un regard alentour et, ne voyant rien venir lâcha un.


Holà Bouillon ! Y'a t-il du monde céans ?


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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mer 12 Avr - 21:11

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Mer 12 Avr - 21:12

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Ven 21 Avr - 22:18

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Ven 21 Avr - 22:19

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Ven 21 Avr - 22:19

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Ven 21 Avr - 22:19



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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Ven 21 Avr - 22:20

Aimelin a écrit:



Citation :
Keltica de Chancelley, Vicomtesse de Lugny en Arconce, Dame de Salives et de Dammarie les Lys,
affronte
Hadelize de Gerlaud, Dame d'Albenque et de Pouylehaut, Dame Vénale de Touffailles



Et un brun dans la place pour arbitrer le passage de son amie, la blonde Vicomtesse arbitre de la Ligue. Elle affrontait la Dame d’Albenque que le jeune brun avait connu lors des récentes joutes de Guyenne.
Il les salue toutes deux, et les laisse se mettre en place.
Le signal est donné, sonnez buccines !

Une première lance qui voit Keltica toucher et briser sa lance, alors que Hadelize rate sa cible. Sous la violence du choc, elle est désarçonnée et tombe à bas de son cheval.
Elle se relève avec une blessure légère à la jambe.


Par chute de son adversaire, Keltica de Chancelley est déclarée vainqueur !



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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Ven 21 Avr - 22:21

Castelreng a écrit:
En ce matin de seizième, Keltica devant ouvrir la journée en se présentant dans le champ clos et Castelreng non loin derrière, le couple avait donc convenu que le mieux pour eux était de se préparer au même moment.
Ainsi le Comte pourrait apprécier le duel de sa Tendre et profiter des suivants sans avoir à courir ensuite.

Dans leur tente ce fut ce matin là un beau concert de ferraille et de rire. Castelreng avait profité pour défaire le ruban de soie bleu qu'elle avait mélé à sa chevelure en l'aidant à passer son haubert.Plus que son Ange, c'est bien la jeune Annette qui se trouva être la plus virulente, marmonnant qu'il allait à présent très difficile de rattacher les longues boucles blondes de sa maîtresse.
Mais le Comte avait fait le sourd et avait mêlé ce nouveau trophée au premier sur sa cuirasse tout en offrant à sa belle un large sourire.

Il va sans dire que le couple fut plus long que de coutume à revêtir leurs équipements. Aussi lorsqu'ils sortirent de la tente, Le Frison et le Destrier étaient à piaffer d'impatience.

Ils se mirent en selle et descendirent vers la lice au pas. Castelreng recommandant à sa Compagne pour la énième fois de faire attention. Et inversement.
Avant que Keltica ne soit appeler à entrer en jeu, il se pencha vers elle le temps d'un baiser, lui souhaitant bonne chance.Ensuite il mit pieds à terre, confia "Cheval" à Lea pour aller rejoindre le bord de lice.



Citation :
Keltica de Chancelley, Vicomtesse de Lugny en Arconce, Dame de Salives et de Dammarie les Lys,
affronte
Hadelize de Gerlaud, Dame d'Albenque et de Pouylehaut, Dame Vénale de Touffailles



Le départ fut vite donné, le temps qu'il gagne sa place, les saluts avaient été effectués et les duelistes à leur place.
Il eut juste le temps de voir Keltica cacher sa belle chevelure sous son heaume.

Quelles que secondes plus tard les chevaux partaient en trombe et Keltica fut d'une adresse et une précision telle que sa lance vola en éclats et
son adversaire désarçonnée.


Citation :
Par chute de son adversaire, Keltica de Chancelley est déclarée vainqueur !

Il se mêla aux vivas de la foule et le temps qu'elle était à s'enquérir de l'état de la Dame d'Albenque, il s'empressa de rejoindre l'entrée afin de pouvoir la féliciter.

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MessageSujet: Re: Joutes de Nemours   Ven 21 Avr - 22:21

Keltica a écrit:
Finalement, c'était pratique d'être dans le tout premier duel ; Keltica n'avait pas à mettre une tenue classique d'arbitre, quitter la tribune, se changer lorsque c'était son tour, faire son duel, repartir se changer et revenir présider la suite du tournoi. Et puis, elle découvrait l'amusement que pouvait être les préparatifs à deux, avec son Doux Amour.

De fait, sitôt levé, le couple avait déjeuné, puis s'était entraidé pour passer les armures ; Keltica éclata de rire lorsque Castelreng, pour la taquiner, fit mine de vouloir porter l'armure de la Blonde, dans laquelle il aurait été bien en peine d'entrer. Il était vrai que le poitrail métallique, dessiné selon des courbes féminines, n'était pas du tout approprié pour Castelreng, et ce n'était que plus amusant que de le voir vouloir se pavaner avec. Lorsqu'il s'empara de son ruban qu'elle portait dans les cheveux, Keltica le lui abandonna bien volontiers, malgré les ronchonnements d'Annette.


Oh Annette ce n'est pas si grave... Regarde.

En quelques mouvements, Keltica réalisa une jolie tresse, un peu lâche, qui lui retombait joliment sur l'épaule ; alors qu'elle cherchait un autre ruban pour attacher la pointe, elle se redressa, touchée par une illumination, et s'avança vers Cast. Elle lui entoura le cou de ses bras, comme pour un simple baiser, mais ses doigts à sa nuque lui prirent délicatement le lien de cuir qui nouait les cheveux de son Comte.

Vous me piquez un ruban... je vous pique le vôtre, na ! Moi qui ne savait pas comment vous demander un petit quelque chose à vous... Ca me fera mon petit porte-bonheur des joutes, je le porterai à chaque fois !

Rieuse et malicieuse, elle l'embrassa avec tendresse, puis ils finirent de se préparer pour sortir de la tente d'un même pas. Son Frison était prêt, Keltica y grimpa, et se sentir heureuse de gagner le champ clos au côté de Castelreng ; elle était très attendrie de ses nombreuses recommandations, parce qu'elle faisait de même pour lui. Aux abords de la lice, elle lui sourit et l'embrassa sans gêne devant les gens autour, qu'elle ne voyait même plus.

Merci mon Ange, on se retrouve dès que j'ai fini mon duel... Encouragez-moi bien !

A l'appel de son nom, Keltica entra en lice et salua l'arbitre comme son adversaire ; une fois à sa place, elle chercha son Amour, tout en mettant son heaume, et ne le vit qu'au dernier moment. Rassurée, elle se concentra et attendit le départ.

Citation :
Keltica de Chancelley, Vicomtesse de Lugny en Arconce, Dame de Salives et de Dammarie les Lys,
affronte
Hadelize de Gerlaud, Dame d'Albenque et de Pouylehaut, Dame Vénale de Touffailles



Et un brun dans la place pour arbitrer le passage de son amie, la blonde Vicomtesse arbitre de la Ligue. Elle affrontait la Dame d’Albenque que le jeune brun avait connu lors des récentes joutes de Guyenne.
Il les salue toutes deux, et les laisse se mettre en place.
Le signal est donné, sonnez buccines !

Une première lance qui voit Keltica toucher et briser sa lance, alors que Hadelize rate sa cible. Sous la violence du choc, elle est désarçonnée et tombe à bas de son cheval.
Elle se relève avec une blessure légère à la jambe.


Par chute de son adversaire, Keltica de Chancelley est déclarée vainqueur !



Au signal, Keltica talonna Elde, qui bondit fougueusement ; la blonde abaissa sa lance et fondit sur son adversaire... Elle toucha d'un coup bien appuyé, sa lance éclata dans l'impact ! La Vicomtesse ralentit peu à peu son cheval et en bout de lice, lui fit faire demi-tour, pour voir son adversaire à terre, bientôt entourée des médecins. Rapidement, elle quitta sa monture et s'approcha.

J'espère ne pas vous avoir blessée trop gravement, Dame... Je vous souhaite un prompt rétablissement.

Elle inclina la tête avant de laisser les médecins s'occuper d'elle, et elle gagna l'entée du champ clos où l'attendait Castelreng, visiblement content pour elle ; elle lui sourit avec malice.

Vous voyez, votre petit lien m'a porté bonheur !

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