Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465

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castelreng
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MessageSujet: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:28

Keltica a écrit:
Après avoir géré les affaires courantes vendômoises, Keltica était partie à cheval vers la Capitale ; elle avait à faire à Tours, au Conseil Ducal précisément. Puis, quand ses menus travaux seraient remplis, elle comptait bien honorer le rendez-vous pris avec le Recteur, quelques jours plus tôt, sous un panneau d'affichage... A ce souvenir, la blonde sourit ; elle avait apprécié la petite discussion ce jour-là avec Castelreng, en plus de leurs taquineries réciproques sur le petit fantôme de l'Université, ou sur le stand électoral de TNT. Elle ne savait pas trop pourquoi elle avait osé l'inviter, ce n'était pas trop son genre après tout, mais quelque chose lui plaisait en cet homme, et elle avait envie d'apprendre à le connaître.

La ville se dessina bientôt à sa vue, et la Vicomtesse mit son cheval au petit trot, pour ne bousculer personne en passant les portes de la Capitale ; les rues semblaient vivre dans les mouvements des groupes d'habitants, bruissaient de mille sons, de l'appel des chalands sur le marché aux cris d'enfants qui jouaient sur la place. Se frayant un chemin sans trop se presser, Keltica se rendit au Conseil, comme prévu, remplissant les devoirs de sa charge de conseillère en justice, puis lorsqu'elle eut fini, elle gagna une charmante petite auberge, laissant son cheval dans l'écurie avant de prendre une chambre pour faire un brin de toilette, après la chevauchée du matin, et vérifier sa tenue ; alors seulement, elle se rendit à l'Université.

La jeune femme se fit annoncer, et, en attendant que le page revienne, elle retourna sur le parvis pour s'asseoir sur un petit muret de pierres, profitant du joli temps et regardant la cité et la vie tour autour d'elle ; les yeux pétillants, elle imaginait déjà la promenade qui allait suivre, mais sans savoir où le Comte l'emmènerait...

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:29

Castelreng a écrit:
Tours : Détours et retours

Il n'est pas simple et on peut meme aller jusqu'à dire qu'il est fort complexe de faire connaissance avec une personne que l'on apprécie dans des endroits fait pour tout autres choses comme débattre de sujets sérieux, étudier des matières diverses et variées. Bien que parfois les endroits ont été jusqu'à etre improbable, il n'en reste pas moins que le mieux reste l'occasion d'une rencontre tout ce qu'il y a de plus normale.

Le Comte avait donc assuré que la fois prochaine leur rencontre se ferait ailleurs que sous un panneau d'affichage par exemple. La visite de la Capitale avait dont été retenue. Il en avait été ravi lorsqu'elle avait osé lui proposer cette journée promenade. Car journée ce serait, assurement. Il appréciait beaucoup la compagnie de cette douce jeune femme et la connaitre d'avantage n'était pas pour lui déplaire, bien au contraire.

Ne restait plus qu'à connaitre les disponibilités de la dame pour organiser ce que serait cette journée. Et !! Et surtout ! Faire un tour voir des retours et même des détours afin de connaitre Tours avant de devoir la faire découvrir. Il ne faudrait tout de même pas qu'ils aillent se perdre, voir se retrouver dans les quartiers que l'on ne parle jamais aux dames et que l'on prétendent ne pas connaitre aussi ! Pour une première vraie rencontre ça ferait tâche. Ce serait un coup à faire fuir la Dame et il ne le voulait pas. Quand même !

Alors, notre Comte, avant de faire une gribouille à la Dame pour lui faire savoir qu'il serait heureux, honorer, ravi et tout, de lui faire visiter la Capitale le jour et l'heure qu'il lui conviendrait, il commença par faire sceller Cheval - c'est le nom de son destrier, si si - Il se fit accompagner d'une courte escorte - 2 hommes - et partit à la découverte des endroits charmants de la ville.
Il y passa la journée et rentra avec ses deux hommes d'armes qui ne cachaient qu'avec difficulté le ras le bol de ce qui leur avait semblé être une très longue et très monotone journée. Cela amusa le Cougain qui leur laissa croire qu'ils remettraient ça dès le lendemain à l'aube et qu'il leur faudrait être en selle avant lui. Une fois entre les murs de sa demeure, il lui fallut régler quelques conflits domestiques, animalier et familiaux.

En règle général chez le Cougain, l'un allait rarement sans l'autre et pour cela il suffisait de peu. D'une fillette de 6 ans et d'un animal de compagnie pour se retrouver devant un Nestòr grognon et une gouvernante acide. Ce ne fut donc qu'une fois avoir obtenu de sa fille la promesse de ne plus ouvrir la cage des Ouistitis et celle de Bavard le Perroquet qu'il put prendre un bon repas et passer la soirée à imaginer ce que serait cette journée visite.

Le lendemain alors qu'il était pour se rendre à l'université, les deux gardes étaient déja en selle à l'attendre, l'un tenant par la bride son destrier.
Secouant la tête il leur dit qu'il n'aurait pas besoin d'eux ce jour, se hissa sur sa selle et partit pour l'université.
Là, une fois dans son bureau, il commença à rédiger une missive..



Citation :


    A Vous, MaMonseigneur Keltica de Chancelley,
    De Moi, le Grand Recteur-Jouteur

      Mes salutations MaMonseigneur,

      Pour commencer, j'espère que ma missive vous trouvera en pleine forme et vous apportera autant de joie que j'en ai à l'écrire......

Il ne put en écrire plus, un Page arriva, frappant doucement à la porte restée entre ouverte et disant avant même d'être convié à entrer.


Messire Recteur, la Vicomtesse de Lugny en Arconce est là et souhaiterait vous voir.... et et... cette missive est arrivée, tard hier en soirée..


Reposant sa plume et oubliant sa lettre, il se leva et se pencha légèrement pour regarder dans l'entrebâillement de la porte, pensant que la Dame serait là. Constatant qu'il n'en était rien, durant une seconde il se demanda où ce jeune Page avait pu demander à la Vicomtesse d'attendre. Aussi ne put-il retenir.


Mais où donc lui as tu dit de patienter ?

Il n'attendit pas la réponse, prit le pli que le malheureux gamin était à lui tendre et s'empressa lettre en main de sortir de son bureau. Voyant que la jeune femme n'était pas non plus dans le couloir, il le traversa et se retrouva devant la porte d'entrée, grande ouverte comme toujours, et la découvrit là, assise sur le muret.
Sourire aux lèvres, il alla à sa rencontre et, malicieusement se plaça de sorte que le soleil qui était à lui chauffer le visage, disparaisse comme caché derrière un nuage.


Voilà une bien belle vision sitôt le matin.. Bonjorn à Vos MaMonseigneur...

Dit-il alors en se décalant d'un pas sur la gauche afin que le soleil revienne éclairer le visage de la jeune femme. Déjà il ne pensait plus à la lettre qu'il avait en main et qui n'était autre que celle qu'elle lui avait écrit la veille pour l'avertir de sa venue ce matin.

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:29

Keltica a écrit:
Installée sur sa petite vigie, les jambes se balançant un peu, Keltica regardait un groupe d'enfants qui jouaient joyeusement à chat perché ; l'enfant-chat courait après ses camarades qui, telle une volée de moineaux, semblaient s'envoler en piaillant et en riant. On retrouvait alors une petite fille sur la margelle de la fontaine, un garçonnet sur un banc... Un des enfants ne semblait pas trouver de perchoir, et le chat l'avait repéré. Keltica leva le bras et le héla d'une voix joyeuse.

Vite !! Petit, viens !

L'enfant la vit, sourit et s'élança ; le chat le poursuivait, et la blonde encourageait la "proie". Au tout dernier moment, il réussit à bondir sur le petit muret.

Bravo ! Le chat ne t'aura pas cette fois !

Merci m'dame !


Keltica lui sourit et lui ébouriffa les cheveux, puis une nouvelle partie commença et l'enfant repartit en courant avec ses amis, laissant la blonde sur son muret. Si elle avait osé, elle se serait jointe à la partie... Il n'y avait aucun mal à jouer avec des enfants, après tout, au contraire ! Mais elle se retint, songeant que si elle tombait, elle ne serait guère présentable pour son rendez-vous... Son regard se tourna vers l'entrée, mais aucune silhouette ne s'y distinguait encore ; alors la blonde leva le nez vers le ciel, laissant le soleil lui chauffer doucement le visage.

Les yeux fermés, elle profitait de l'instant ; intérieurement, Keltica espérait qu'elle ne s'était pas montrée trop empressée. Après tout, peut-être que Castelreng avait déjà prévu des choses aujourd'hui, des travaux à faire, qu'en savait-elle ? Elle aurait peut-être dû laisser davantage de délai entre l'invitation et sa présence ; mais en même temps, le Comte avait semblé très content de la proposition, alors pourquoi se languir ? Mais ça, c'était du Keltica tout craché ; toujours la crainte de déranger...

Perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas de bruits de pas, et ce ne fut que lorsque l'ombre tomba sur elle qu'elle ouvrit les yeux, surprise ; la haute stature du Comte-Recteur était devant elle, à contre-jour, et la Vicomtesse sourit, visiblement ravie.

Charmante vision partagée, vous qui arrivez à faire de l'ombre au soleil lui-même... Bonjour votre Grandeur, comment vous portez-vous ? J'espère que je ne vous importune pas dans vos travaux...

Il venait de se décaler un peu, et le soleil, en revenant sur le charmant minois, fit pétiller le regard d'émeraude de la blonde. Avec légèreté, Keltica sauta à bas de son muret pour prendre pied face à Castelreng, toujours souriante.

Je sais que je ne vous ai écrit qu'hier soir pour vous informer de ma venue ce jour, aussi, si vous aviez prévu autre chose, je comprendrais, ne vous inquiétez pas ! Mais voilà, je me suis dit que, peut-être, même pour une heure ou deux, je pouvais vous enlever à l'Université ! Le petit fantôme ne vous en voudra pas, j'espère ?

Une pointe de malice se dessina sur le visage de la jeune femme ; depuis quelques jours, ils avaient entre eux cette taquinerie du Fantôme de l'Université, juste tous les deux, suite à un amusant échange dans les locaux du savoir. Keltica appréciait de voir que Castelreng avait de l'humour et qu'il n'hésitait à en user, à relancer sur les sujets qui les amusaient l'un l'autre, sans autre but que sourire et faire sourire. Un autre point qui les liait...

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:29

Castelreng a écrit:
Au sourire qu'elle affiche en le découvrant, il se prit à faire de même, silencieux pour le moment. Quand elle lui pose la question, il sourit plus encore, plonge ses émeraudes dans les siennes, comme l'invitant à suivre son regard et, lentement, regarde ses bottes.

Relevant la tête ensuite, il affichait une mine malicieuse qui ne pouvait tromper.


Non point Ma Monseigneur, ce sont mes travaux qui m'importunent. Je suis ravi que vous soyez là pour me libérer de tout cela.

Lorsqu'elle se trouva face à lui, il lui prit la main pour la porter à ses lèvres, la saluant ainsi pour la première fois. Un simple contact de ses lèvres sur ses doigts fins qu'il ne garda pas plus qu'il ne faut.

Il gardait les yeux pétillants de joie de la voir et quand elle mentionna la lettre qu'elle lui avait envoyé la veille au soir, ses sourcils se froncèrent un peu et d'une mine heureuse, il se retrouva avec une mine penaude, comprenant qui était l'expéditeur du courrier qu'il tient. Mais lorsqu'elle émit des doutes, sa tête alla de droite à gauche voulant chasser les à peine dit. Il avait retrouver son sourire et se prit à rire quand elle fit allusion au petit fantôme de l'université.


Non seulement Donaisèla* Notre petit fantôme se trouvera ravi, au contraire, mais je compte bien que vous m'accordiez la journée complète !
Ne dites pas non. Laissez vous guider et qui sait combien de temps vous arriverez à me supporter ...

J'étais à vous écrire voyez vous, pour savoir quand vous seriez libre et, vous êtes là. Sans même vous avoir lu... Non que je ne le voulais, on vient juste de me remettre votre missive en m'annonçant votre présence.


Lui offrant son bras et il glissa dans sa poche la lettre qu'il lirait quand ils se seront séparés. Tard en soirée espèrait-il.

Avez vous pris un petit déjeuner ? Sur la place du marché se trouve un jeune marchand d'oublies tout chaud et délicieux. Ce ne sont certes pas les Beugnons de Grassouille mais ils méritent d'être connus. Cela vous tenterait-il pour commencer cette journée qui promet d'être belle ?



[hrp]Donaisèla = Demoiselle[/hrp]

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:30

Keltica a écrit:
Le délicat contact des lèvres de Castelreng sur sa main fit sourire Keltica ; c'était la première fois qu'il se permettait cet usage, et c'était loin d'être désagréable. Les hommes ne savaient plus se montrer ainsi distingués, ce qui navrait la blonde, mais heureusement donc, son guide du jour apparaissait comme des plus prévenants. Lorsqu'il évoqua qu'il espérait bien passer la journée entière ensemble, la jeune femme ne put s'empêcher de sentir ses pommettes rosir.


C'est amusant, car j'espérais bien vous garder près de moi pour la journée, j'ai pris mes dispositions pour que Vendôme soit gérée pour ce jour, alors, croyez bien que je suis ravie de vous dire que j'accepte ! Je gage que je saurai vous supporter, et j'ose croire que vous y parviendrez également !

On dirait en plus que, même sans votre réponse, nous nous trouvons aisément ; ne dit-on pas que les grands esprits se rencontrent ? Concernant les courriers, ce n'est pas grave, il est vrai que je l'ai envoyé tardivement hier soir. Voyez-vous, j'aime écrire, recevoir des courriers est toujours un plaisir pour moi, si cela vous plaît aussi, peut-être pourrions-nous échanger les jours où nous ne pourrons nous trouver ?



A son invitation, Keltica posa sa main sur le bras de Castelreng, puis tourna la tête vers lui, rieuse, repoussant de sa main libre une mèche blonde qui lui revenait sur le visage.


J'avoue ne pas avoir pris le temps de déjeuner ce matin, pour expédier le travail de Vendôme et pouvoir venir au plus tôt ; et puis... il s'avère que je suis d'un naturel gourmand, j'aime bien les petites douceurs...



Ses pommettes s'ornèrent d'un rose un peu plus soutenu à l'aveu de son petit péché mignon ; pourtant, la belle ne baissa pas les yeux, après tout, ce n'était là que péché véniel, rien de gravissime !


Tout ceci pour dire que je ne peux qu'accepter d'aller voir ce petit marchand d'oublies et en partager une ou deux avec vous ; vous êtes mon guide pour la journée, j'ai votre bras, je ne le lâche pas !


Oui, il avait raison, la journée promettait d'être belle ; sa présence chaleureuse, le beau temps, et l'envie de passer un peu de temps hors de leurs charges, tout s'y prêtait. Il n'y avait plus qu'à faire les premiers pas. Mais comme elle ne savait pas encore bien où était la fameuse place du marché, Keltica laissa à Castelreng la charge de l'entraîner, tout en continuant à parler.


Vous avez dit un mot que je ne connais pas, ça commençait par Dona... quelque chose ; qu'est-ce que cela signifie ? Je connais le mot Dona qui veut dire Dame, mais je ne crois pas que ce soit ce mot que vous m'avez dit...

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:31

Castelreng a écrit:
Il ne la quitte pas des yeux. Il faut dire qu'elle est tout de même agréable à regarder avec ses yeux du même ton que les siens et emplis de malice par moment et plus encore lorsque ses joues se colorent légèrement. Il aime à faire rosir voir rougir les femmes le Ténébreux aussi se trouve t-il a sourire plus encore sur l'instant.

Je ne suis pas surpris que vous aimiez écrire, vous êtes l'une des seules à répondre à mon petit mot rappelant le cours à prendre. De vous à moi, je les apprécie ! Je ne peux vous promettre d'être bon élève, mais pour le plaisir de vous lire, faisons oui !

Sa petite main reposant à présent sur son avant bras, ils se mirent à marcher à pas tranquilles. Rien ne pressait que cette envie de mieux se connaitre. Le soleil, présent, adoucissait cette matinée de fin d'hiver et dans les rues on pouvait voir que les gens, tout comme le noble couple, profitaient de la douceur du jour pour mettre le nez dehors. Des femmes, paniers pleins sous le bras, s'en revenaient déjà du marché. De ci de là se faisaient entendre des marchands ambulants tentant d'attirer l'attention du passant en vantant de leurs voix forte, la qualité de leurs produits ou de leur savoir faire.

Il rit doucement à son aveux, non pour se moquer mais pour ce qu'ils avaient ça également en commun et, le rire toujours au bord des lèvres, se penchant vers elle comme pour lui confier un très grand secret.


N'en soyez pas gênée, il se trouve que j'ai le même... ma préférence allant pour la tarte aux pommes avec un soupçon de cannelle. Et Vous ?
Vous allez aimer ces douceurs, Foi de Gourmand
et taquin d'ajouter je vous remercie de votre générosité deux seraient de l'abus .. Non ?

Tout en discutant agréablement, ils poursuivaient leur chemin. Ils n'étaient plus très loin de la place du marché et déjà le monde se faisait plus dense. Instinctivement sa main libre alla se poser sur celle de la jeune femme.

Accrochez vous bien alors, nous arrivons parmi le monde.

Et effectivement , il leur fallut à un moment faire des pas de coté pour éviter un enfant trop pressé de se dérober à la surveillance de sa mère et à un autre, il dut resserrer sa compagne contre lui pour lui éviter de se faire bousculer par un ivrogne sortant en beuglant d'une taverne. Puis trouvant une ruelle moins bondée, il en prit sa direction. Le petit marchand d'oublies se trouvait juste là au bout de cette petite rue. Déjà ils pouvaient l'entendre clamer de sa voix de juvénile.

Mes Oublies, jamais on ne les oublie !! Tout chaud tout chaud mes Oublies!! Qui veut mes oublies !!

Je vous prie de m'excuser, il m'arrive encore parfois de laisser passer un mot en occitan. Ça arrivera encore, n'hésitez pas à m'en faire remarque. Damoiselle, Donaisèla veut simplement dire damoiselle.

Une délicieuse odeur vint leur chatouiller les narines, ils étaient à présent devant le jeune marchand qui déjà était à leur vanter sa marchandise, Le Cougain fit alors un clin d'œil à sa compagne et se tourna vers le gamin.

Un bel écu pour toi Gamin si tu m'en fais un plein cornet pour la Dame !

Ho ! tout de suite Mon Seigneur ! Clama alors le gosse trop heureux de se faire autant.


Revenant tout à la jolie blonde alors que le gosse était à préparer ce petit déjeuner, il ajouta comme une évidence.

Il va nous falloir trouver de quoi boire ensuite car il faudra bien faire glisser tout cela.
Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?


Voilà pour la Dame Mon Seigneur !!

De sa bourse il sortit un écu qu'il donna au gamin avant de prendre un beau cornet de papier bien empli de douceurs.
Ne voulant pas encombrer la jeune femme de cet encombrant paquet, il lui tendit de sorte qu'elle n'ait plus qu'à piocher dedans.



[hrp]Edit pour correction de quelques fautes mais il doit en rester Wink[/hrp]

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:31

Keltica a écrit:
La main fine posée sur l'avant-bras de son compagnon, Keltica marchait à son rythme, voulant profiter de chaque instant ; plus ils approchaient du marché, plus il y avait du monde, et de concert, ils slalomaient entre les badauds. A quelques reprises, la jeune femme pouffa lorsque, face à quelqu'un, le Comte partait d'un côté et elle de l'autre, peu habitués à marcher de concert. Mais c'était là moments fort doux et agréables, et la jeune femme ne s'en privait pas.


Personne donc ne vous répond ? C'est dommage... en plus, cette semaine, étant de garde à la prévôté, je ne prendrais pas de cours, donc je ne pourrais vous écrire à ce sujet... Vous ne serez pas trop triste, n'est-ce pas ? Je vous écrirais sur d'autres choses, promis !


Lorsqu'il évoqua, en se penchant vers elle, qu'il était aussi gourmand, Keltica sourit, amusée de son mignon aveu.


La tarte aux pommes à la cannelle... Miam, j'en ai l'eau à la bouche ! Quand les pommes sont toutes fondantes, que le bord de la pâte croustille... Un vrai petit bonheur ! Pour ma part, une petite douceur qui me fait craquer, c'est un macaron, juste un petit macaron... J'aime bien en croquer un de temps en temps, j'en ai même une petite boîte sur mon bureau à la mairie... Mais aujourd'hui, on va se concentrer sur les oublies, en deux bons gourmands !


Avec délicatesse, Castelreng venait de poser sa main sur la sienne, protecteur ; Keltica en ressentit un léger trouble, trouble qui s'accentua lorsqu'ils durent se rapprocher l'un de l'autre dans les méandres de la foule. L'ivrogne la fit sursauter, ce qui la fit instinctivement se serrer contre le Comte ; toute proche, elle leva les yeux, alors qu'il regardait par où passer, le regardant un peu à la dérobée. Beau visage, malgré la cicatrice qui tailladait sa joue, qui lui donnait un charme viril, le regard perçant, d'un vert proche des siens, le sourire franc, il était vraiment bel homme... Elle continua à le suivre alors qu'ils changeaient de ruelle, troublée, essayant de se reprendre.


Oh, il n'y a rien de grave, c'est même plutôt joli à entendre, c'est... comment dire... c'est chantant. Je vous demanderai sans doute de me traduire les mots qui dépasseront ma compréhension, mais ce n'est pas désagréable à écouter.


Ils furent alors devant le jeune marchand, encore presque un garçonnet ; Keltica sourit lorsque Castelreng passa commande, et à voir l'expression enthousiaste du marchand, c'était un bon achat ! Les oublies furent bientôt prêtes et très galamment, le Comte paya toute la portion avant d'offrir à Keltica le droit d'être la première à y piocher. La jolie blonde remercia le petit marchand, ce qui eut pour effet de le faire sourire encore davantage, presque béat de ce bon début de journée.


Merci beaucoup ! Voyons voir alors ces petits délices ! Boire... que peut-on boire avec ceci ? Voyons... c'est sucré... Que penseriez-vous d'une petite bolée de cidre ? On peut en trouver, par ici ? A moins que vous n'aimiez pas, ce qui est possible aussi...


Amusée, la jeune femme prit un petit morceau dans le cornet et y croqua ; l'oublie toute chaude était craquante, et surtout... délicieuse ! Les émeraudes de la gourmande pétillèrent, tandis qu'elle savourait sa pâtisserie.


Prenez-en aussi, mon ami, avant que j'ai tout mangé ! Elles sont réellement délicieuses, j'ai bien fait de vous faire confiance ! Je pense que je reviendrais d'autant plus à Tours faire des réserves !


Elle pouffa de rire, et était visiblement enchantée ; elle n'avait pas lâché le bras de son guide, et grignotait son oublie avec appétit.


Et la prochaine fois... je vous apporterai un petit cadeau. Si si, j'y tiens ; voyez-vous, j'ai la chance d'avoir, en Bourgogne, des terres qui produisent un vin très réputé, le vin de Lugny. Il me ferait plaisir de vous en offrir quelques tonneaux, mais il faudra que je vienne avec une charrette, et non pas sur mon simple cheval. Ce sera pour moi une façon de vous remercier d'avoir pris du temps pour moi !


Ses émeraudes se plantèrent à nouveau dans les siennes, avec un nouveau rougissement léger ; ne venait-elle pas de reconnaître qu'elle avait envie d'une prochaine fois, d'une autre promenade, ici ou ailleurs, alors que cette première n'était qu'entamée ? Elle espérait qu'il ne la taquine pas là-dessus, car là, elle deviendrait plus rouge qu'une pivoine...


Alors, où allons-nous à présent, cher guide ?

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:32

Castelreng a écrit:
Son regard qui s'attarde sur sa compagne, il se trouvait satisfait de cette journée qui promettait d'être belle. D'autant plus avec cette si jolie jeune femme à son bras. Pour le plaisir de l'entendre rire, il lui dit avec un fort accent du sud

Té c'est que nous avons le soleil au bord des lèvres Donaisèla ! On ne parle pas on chante nous gens d'Oc !

Alors qu'elle était à piocher dans le cornet, il fit un large sourire, content de sa bêtise. Il espèrait bien la faire rire.

Il la trouvait plus que charmante lorsque simplement il étaient à parler de choses et d'autres avec plus ou moins de sérieux. Mais, lorsque ses émeraudes se mettaient à briller de malice ou d'amusement, là, il la trouvait plus belle encore qu'elle ne l'est déjà.
Car aucun doute pour lui et l'on aurait pu lui demander comment il trouvait la Vicomtesse de Chancelley, d'emblée il répondrait " c'est une très belle femme"

De la voir se régaler avec ces quelques douceurs le fit sourire et lorsqu'elle lui en proposa une, amusé, il leva un sourcil, regardant les oublies et reportant ses yeux sur la petite main qui reposait toujours sur son bras, et fit une mine déçue.


Mais si je pioche moi aussi dans les oublies il vous faudra quitter mon bras et... je m'y refuse.. et puis régalez vous, vous faites plaisir à voir.

Ils n'avaient pas bougé, toujours devant le petit marchand qui continuait à attirer le chalant. Invitant sa compagne à reprendre leur balade en faisant un pas en avant..

Trouvons plutôt où il est possible de boire cette bolée de cidre qui vous tente. Du Diable si dans la capitale nous ne parvenons point à trouver cela et rassurez vous je l'apprécie aussi bien que ce soit boisson de Bretons.

Il n'avait rien contre les Bretons, la guerre du Ponant était à présent bien loin et s'il en avait le souvenir sur une joue, il avait fini de regarder les gens de Bretagne comme des ennemis potentiels.

Voyant ensuite qu'il ne servirait à rien à refuser un cadeau. Même s'il venait à lui dire que les dames n'avaient point a faire de présents mais à attendre d'en recevoir. Il répliqua par la ruse.


Dans ce cas Belle Amie, vous ne pourrez non plus refuser les quelques spécialités diverses et variées qui proviennent du Lengadoc et de Tolosa.

Puis se faisant malicieux il ajouta.

Et je crois bien que certaines vont vous plaire plus encore que ces oublies dont vous vous régalez.

Souriant de plus en plus tout en la regardant, il l'imaginait à déguster les croquants aux amandes de Cordes et ne doutait pas qu'elle adorerait ça.

Qui sait si vous n'en oublierez pas vos macarons... Ha oui ! plus j'y songe, plus je suis à me dire que c'est là une excellente idée . Mais de là à venir en charrette.. ? Je pourrais tout simplement venir jusqu'à vous et vous demander de me faire visiter Vendôme ? Ne serait-ce pas amusant ? Et puis ... poursuivit-il sur le ton de la confidence.Nul besoin de remerciements pour quelque chose que nous voulions vous et moi.
C'est un plaisir que de passer cette journée à vos cotés. On ne remercie pas le plaisir partagé, on le savoure.


Et sentant le coté sérieux revenir il lâcha un joyeux

Et ce n'est pas fini !!

Ils avaient le marché sur leur droite avec des marchands d'épices venant de lointaines contrées, tout juste débarqués d'un des nombreux navires ne restant à quai que pour la journée. Les paysans venaient des villages alentours qui vendre leurs volailles qui vendre leurs œufs. Des jeunes garçons étaient à tenter de vendre une portée de chiots et un peu plus loin sur une table se trouvaient des cages de toutes tailles avec dedans des oiseaux de toutes sortes et toutes couleurs. Tout cet étrange monde côtoyait les bouchers et maraichers, les boulangers et les tisserands. Les joailliers eux restaient dans leurs échoppes. Les potiers étaient installés eux à coté des marchand de faïence et porcelaine.

Mais ce n'est pas cette direction qu'il fit prendre à Keltica. Pas encore ! Ils avait une bolée à trouver et à boire !

Nous allons.... et bien nous allons boire du cidre pardine* ! Ensuite, si vous êtes sage et avez bien manger vos douceurs, bu votre cidre, promis je vous fais faire le tour du marché.

Cela vous convient-il ?
termine t-il les yeux pétillant d'un rire contenu.

[hrp]pardine = Pardi [/hrp]

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:32

Keltica a écrit:
A l'entendre parler avec l'accent qui chante, la jolie blonde regarda Castelreng, puis éclata de rire ; non pour se moquer, mais parce que cela l'avait proprement enchantée, c'était si joli !

On se croirait dans le sud... L'accent qui chante, le soleil... si ça continue, je vais finir par entendre des mouettes et confondre la Loire avec la mer !

Son rire était doux, elle ne riait pas à gorge déployée, sans retenue, mais c'était un petit rire charmant, assez musical. Elle n'était pas une de ces dindes qui riaient bêtement ou trop fort pour se faire remarquer ; elle savait se tenir, quand même ! Hors de question de faire fuir le Comte !

Elle trouva adorable son excuse pour refuser de prendre des oublies ; cependant, elle n'allait pas le laisser sans grignoter.


Hum... voilà qui est problématique... Je ne veux pas quitter votre bras, et vous ne le voulez pas non plus. Un de mes bras tient le vôtre, ce qui fait qu'on ne peut s'en servir ; votre seconde main tient le cornet, et la mienne est libre pour que je puisse piocher. La solution... la voici !

Souriante, elle piocha un morceau d'oublie dans le cornet, et le tendit à Castelreng, tout près de ses lèvres. Ce faisant, elle était tournée un peu plus vers lui, se rapprochant pour que sa main soit à portée de sa bouche, pour qu'il puisse attraper la gourmandise, avant qu'ils reprennent la marche.

Il n'y a pas de raison qu'on ne partage pas après tout... On est là pour partager cette journée, et même les gourmandises ! Pour la boisson... on ne va pas boire juste de l'eau, et il est trop tôt pour du vin, ou des alcools trop forts ; d'ailleurs, j'avoue ne guère savourer ce genre de boissons, c'est souvent trop puissant pour moi, ça me brûle plus qu'autre chose ! Je sais que le cidre est boisson de bretons, mais comme quoi, ils savent faire de bonnes choses ! Mais... vous avez eu des démêlés avec eux ? Peut-être est-ce une lame bretonne qui vous a ainsi marqué la joue ?

Elle prit une nouvelle bouchée d'oublies et en offrit une au Comte, toujours à la becquée, pour lui laisser un peu de temps avant de répondre. Après tout, beaucoup d'hommes avaient combattu les Bretons, lors des diverses guerres, et peut-être que Castelreng avait pu être touché par cela ; avait-elle été maladroite ? Elle ne sut le dire, car il changea de sujet, préférant parler des cadeaux qu'elle venait de lui proposer. Elle nota le mignon petit nom qu'il venait de lui adresser, et son sourire s'illumina.

Nous ferons alors des échanges gourmands ! J'apporterai la boisson et vous les sucreries ! Et quant me faire oublier les macarons... le défi sera difficile à relever ! Oh ? Vraiment, vous viendriez me voir à Vendôme... juste pour le plaisir d'une visite ? C'est très gentil, et je serais évidemment ravie de vous accueillir !

Plus elle le regardait, plus elle se sentait troublée et sereine à la fois ; elle était bien à ses côtés, et comme lui, cette journée lui plaisait grandement. Bien sûr qu'elle avait eu envie de cette journée, mais elle n'aurait jamais pensé qu'elle serait si belle, même après seulement une poignée de minutes en son agréable compagnie ! La suite ne pouvait qu'être plus belle encore !

Regardant à droite, la jolie blonde vit qu'ils s'étaient rapprochés du marché ; le caquètement des volailles se fit entendre, ainsi que des chants d'oiseaux, et la blonde entendit même quelques petits couinements, ressemblant à des jappements. Elle chercha du regard l'origine de ces sons, et son regard s'éclaircit.

Oh regardez, les petits chiots ! Ils sont adorables non ? Je viens juste d'en avoir un, un ami m'a offert un petit Deerhound, je l'ai appelé Scotty... il est si mignon ! Je suis contente de l'avoir, ça me fait de la compagnie... Et plus tard, j'envisage de le dresser pour la chasse ; à Dammarie-les-Lys, mes terres ont une belle forêt, très giboyeuse ! Si vous aimez la chasse, ou simplement les promenades, vous seriez le bienvenu !

Le marché semblait des plus vivants, mais le Comte l'emmena plus loin ; elle lui offrit à nouveau une becquée d'oublies, puis le regarda avec malice, prenant une mine angélique.

Promis, je serai sage, sage, sage, comme une image ! Un vrai petit ange, si si, je vous assure ! Mais je dois cacher mes ailes, pour rester discrète, vous comprenez... Donc oui, ça me convient, allons apaiser notre soif, puis en route pour le marché ! Et soyez rassuré, je ne m'envolerai pas ! Pas avant la fin de la journée, quand j'y serai contrainte et forcée !

Elle pouffa à nouveau de rire, faisant mine de s'accrocher plus fort encore à son bras, comme si rien ne pouvait l'en arracher.

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:33

Castelreng a écrit:
Il ne fut pas surpris de se voir donner la becquée. Il y avait songé également mais n'avait voulu le lui suggérer. Aussi fut-il enchanté qu'à nouveau leurs pensées se rassemblent et plus encore lorsqu'elle porta à sa bouche ce premier petit morceau, de ses lèvres il frôla ses doigts par inadvertance, peut être.. ou pas...

Hmm c'est bon !

Non qu'il n'avait voulu taire ces mois passés à combattre les Bretons. Il avait laissé là le sujet trop sérieux à son gout pour cette première rencontre. Il la voulait souriante avant tout. Cela dit il lui faudrait bien à un moment ou un autre se dévoiler un peu plus.
Tournant la tête afin de mieux la voir, il lui offrir de nouveau un de ses sourires.


Rendez vous est donc pris, je viendrais vous voir ! Un matin vos miliciens vous porteront leur rapport et vous y découvrirez qu'à l'aube j'ai franchit les portes de Vendôme. Lui avait-il rétorqué

Il avait bien évidement regardé les chiots et avait sourit se disant que c'était une chance que sa fille ne soit pas de la partie là car leur ménagerie se serait à coup sur agrandie encore d'un spécimen.

J'aime la chasse mais je laisse le soin à mon Veneur de se charger des chiens. Feue mon épouse avait succombé devant un jeune Patou.
Il sourit au souvenir.
Il se nommait Gamin et une fois adulte il était devenu le poney favori de mes enfants. Lorsque je reçu Cordes, nous en avons plus ou moins élevé puisque les terres se prêtent à l'élevage de moutons. Ma dernière épouse ... Il en frissonna tant il avait du mal rien que de penser à cette femme.... m'avait offert un Bouvier, que j'ai toujours et qui fait le bonheur de ma fille de 6 ans....

N'allait-il pas l'effrayer à parler de ses épouses ainsi se demanda t-il après coup.

....et ce ne est pas le seul animal que la maison renferme. Ajouta t-il en espérant faire diversion pour le cas où l'évocation de ses anciennes femmes la froisse. Comme dirait ma gouvernante.. et là il singea la pauvre femme Ce n'est plus une maison Messer c'est une ménagerie

Ah ! Dammarie-les-lys ! c'est là que vous avez organisé vos joutes l'an passé si je me souviens bien. Je me souviens n'avoir pas osé vous retenir lorsque vous êtes venue me saluer. Je peux bien vous le dire à présent, je vous aurais bien retenue le temps d'un verre.


Une fois encore elle lui avait donné la becquée et le Cougain avait apprécié comme précédemment le geste et aussi la douceur à manger.

Il n'eut que le temps de vider sa bouche avant d'éclater de rire à l'entendre. D'amusement et non de moquerie bien sûr.

Réduisant l'espace qu'il y avait entre eu deux en resserrant doucement son bras contre lui, il l'entraîna en direction d'une auberge cossue.
Sur l'enseigne de fer qui se balance au gré du vent, un coq avec à ses pattes écrit " Au Coq Hardi"


Alors je dois être l'homme le plus chanceux du royaume ! j'ai à mon bras un Bel Ange.... Vous me rassurez, je ne m'en serais jamais remis de vous voir vous envoler .Et ne pensons pas à cette journée qui fatalement devra se terminer. Pour l'heure, nous avons du cidre à boire et au Coq Hardi il devrait y avoir ça. Ensuite un marché à visiter. Après il sera sans doute l'heure de prendre un beau repas et ensuite ...et bien ensuite nous poursuivrons notre découverte de la Capitale tout en continuant à nous découvrir.

La porte de l'auberge était ouverte. Il dut lui rendre sa main et l'invita à en passer le seuil, s'effaçant un instant pour ce faire la suivant de près. Comme voulant la guider, sa main libre à présent se posa tout naturellement au creux de ses reins et il s'avancèrent vers le comptoir.

Préférez vous que nous restions dans la salle commune... et bruyante ou désirez vous que nous restions en tête à tête dans un salon privé où nous nous entendrons parler ?

Une longue table et deux bancs en ornaient le centre. Au fond , une immense cheminée où un feu crépitait. Quelques tables entourées de leurs quatre chaises ça et là meublaient la salle qu'il pouvaient voir à leur droite. A la gauche du Comptoir, une porte donnant sans doute aux cuisines et un escalier qui montaient au salon privé et aux chambres.

Derrière le comptoir, un homme de taille moyenne, rond comme un tonneau affichait une mine joviale.

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:33

Keltica a écrit:
Le contact des lèvres de Castelreng sur ses doigts avait été à la fois léger et intense ; léger, car il n'y avait pas eu d'insistance, et intense, parce que Keltica l'avait pleinement ressenti. Après, elle n'aurait pas su dire si c'était volontaire ou pas... Faisant comme si de rien n'était, elle reprit avec un sourire.

Oh, et bien je suis de garde à Vendôme toute la semaine, peut-être aurais-je donc la primeur de votre venue, je vous verrais arriver du haut des remparts ! Comme un phare pour les marins, j'illuminerai votre chemin !

Elle pouffa de rire, puis l'écouta ensuite parler ; parler de ses animaux, de sa fille, de ses anciennes épouses. Keltica ne cilla guère à ces évocations ; après tout, elle savait déjà que Heaven, sa collègue maire, était sa fille, donc il était évident qu'il avait eu une vie, et heureusement ! Certes, la Mairesse n'avait pas 6 ans, donc il avait d'autres enfants. Déduction facile ! Elle marchait en l'écoutant, piochant encore par moments des oublies, lui en donnant aussi. Elle ressentit un petit trouble chez lui quand il évoqua sa dernière épouse, et dans l'esprit de la blonde, de par ses connaissances nécessaires pour les joutes, elle avait vite fait le rapprochement avec la personne concernée. Cependant, elle ne se permettrait pas de juger ! Et, bizarrement aussi, elle ressentit un petit quelque chose à l'évocation de ses anciennes compagnes... Un petit quelque chose indéfinissable, une petite pointe, qu'elle n'aurait pu décrire. Doucement, elle serra un peu sa main sur son avant-bras, avant de se confier un peu à son tour, donnant-donnant.

Je suis désolée pour votre épouse décédée, je l'ignorais... tout comme pour la dernière qui semble... vous avoir blessé. Voyez-vous... là encore nous nous ressemblons, car comme vous... j'ai été blessée par un époux, puis l'autre m'a laissée veuve. Nous avons même des points communs dans la douleur, n'est-ce pas magnifique ?

Elle eut un sourire mutin malgré une petite pointe de sérieux, ou d'angoisse ; après tout, lui aussi avait le droit de savoir que la blonde avait eu une vie. Elle acceptait la vie qu'il avait eu, elle espérait qu'il en fasse de même pour elle...

Je n'ai pas beaucoup d'animaux, par contre ; j'ai donc mon Scotty, j'ai Elde, le frison né aux Ecuries Royales que le Roy Lanfeust m'a octroyé -sa main trembla sur le bras de Castelreng à la simple évocation de ce roi-, mon ancien cheval, Sterenned, qui a bien gagné un peu de repos et paît simplement dans mes prairies, mais sinon, rien qui me soit particulièrement attaché. Mais ceci étant, j'aimerai avoir bien davantage !

Oui, c'est bien à Dammarie que j'avais fait mes premières joutes, enfin, les premières chez moi ! Je tenais à fêter cet octroi, pour celle qui m'avait faite sa vassale, et qui m'honorait ainsi, c'était la moindre des choses. Vraiment ? Vous auriez pu, mais de toute façon, nous allons bien nous rattraper, je le gage !


Oubliés les épouses, les maris ; c'était leur moment, à eux, rien qu'à eux, et elle voulait en profiter, sans être trop sérieuse, juste savourer le plaisir de sa présence et de sa compagnie. Levant les yeux, la jeune femme vit l'enseigne, alors que Castelreng la rapprochait doucement de lui ; lâchant son bras, un peu à regrets, Keltica entra dans l'auberge désignée. Alors que ses yeux s'habituaient à la plus faible lumière, elle faillit sursauter lorsqu'elle sentit la main de Castelreng se poser à ses reins pour l'accompagner galamment. Depuis combien de temps n'avait-elle pas ressenti pareil contact si doux ? Ses pommettes devaient flamboyer, heureusement que l'intérieur plus sombre masqua son trouble ! Pour autant, elle ne demande aucunement à ce qu'il retire sa main, car il n'y avait pas matière à jouer les oies blanches.

Je... je préfèrerai un tête-à-tête, puisque vous me le proposez ; depuis ce matin, je ne vous vois que de profil, or, il me plairait de vous faire face !

Elle lui sourit avec malice ; l'aubergiste, les ayant entendu, les guida jusqu'au petit salon privé à l'étage ; Keltica avait pu se remettre un peu, et s'installa, face à Castelreng, après avoir demandé à l'aubergiste du cidre. Il s'éclipsa alors rapidement. Il restait des oublies dans le cornet, ils pourraient se les partager, le Comte pourrait en manger un peu pus maintenant que ses deux mains étaient libres !

J'ai de la chance aussi, un Comte-Recteur-Jouteur pour moi toute seule... enlevée pour la journée par un très charmant kidnappeur... Et qui a pris la peine de m'organiser un très beau programme... Que pourrais-je demander de plus ? Je ne veux pas m'envoler, je veux profiter de chaque instant de cette journée avec vous.

Elle leva les yeux, et ses émeraudes pétillantes rencontrèrent celles du Comte ; un sourire échangé, puis, la blonde avança la main vers le cornet d'oublies.

Vous avez tout prévu, en tout cas, cela me touche ; vous avez dû prendre du temps pour organiser tout cela... Je vous rendrais la pareille quand vous viendrez à Vendôme, promis ! Même si... je ne sais pas encore bien ce que je pourrais vous faire visiter ! Oh si, je peux vous proposer une chose ; le 25 Mars, nous organisons un bal masqué sur le thème du Printemps, cela me ferait plaisir que vous veniez, déguisé bien sûr, nous verrons si nous parvenons à nous reconnaître !

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:33

Castelreng a écrit:
Sa petite main qui trembla sur son bras lorsqu'elle évoqua Feu le Roy Lanfeust ne passa pas inaperçu et le Comte un instant s'interrogea sur ce qu'il avait pu se passer entre eux.
Il remisa aussitôt ces pensées lorsqu'elle revint sur Dammarie-les-Lys et rit doucement, bien d'accord avec elle sur le fait qu'ils allaient largement rattraper ce manquement.


C'est même certain avait-il lancé entre deux becquées d'oublie.

Il sourit, remarquant son trouble qui, se rendit-il compte, n'était pas pour lui déplaire. Alors laissant sa main aux creux des reins de la Belle, ils suivirent l'aubergiste qui, promptement les guidèrent vers un petit salon particulier.

Haa c'est bien des femmes ! dit-il avec dans la voix plus d'amusement qu'autre chose. Je vous offre mon plus beau profil et cela ne suffit.

La pièce bien que meublée simplement, était toute proprette et douillette. Une petite table et deux chaises joliment sculptées, une cheminée où un feu crépitait et en vis à vis deux fauteuils.

Galament il tira une chaise à sa compagne et, une fois qu'elle fut assise, s'installa en face. Le temps que l'aubergiste était à prendre commande, ils se contentèrent de piocher dans le cornet de papier où demeuraient encore quelques douceurs.
Ils furent servi promptement et se retrouvèrent enfin en tête à tete.


Me voilà face à Vous Belle Dame et attention à force de compliment mon orgueil ne va plus savoir se tenir et je risque de me retrouver à faire comme le paon, le fier...
Tout en se prenant en dérision, il prit le cruchon de cidre et en versa dans chaque verre.

Vous pourriez.... réfléchissait-il Vous pourriez demandez d'autres douceurs par exemple ou ....hm... voyons voir.... ce serait l'été je vous dirais des fleurs. là c'est un peu tôt pour en trouver je crois ? Alors . des rubans ?.. une balade sur en bateau.. un petit aller retour Tours Chinon ? Un repas de Reyne ?

Tout en l'amusant à chercher ce qu'elle pourrait demander d'autre, sa main alla vers le cornet et que de rencontrer la pâtisserie, il rencontra des doigts fins.Un instant le temps sembla s'arrêter, le temps que leurs doigts furent à ses toucher. Leurs regards déjà rivés l'un à l'autre, ses yeux pétillèrent alors que ses lèvres se retroussaient une fois de plus en un sourire.

Il recula sa main, lui laissa la primeur de se servir et alla prendre son godet pour y avaler une gorgée de Cidre.
Ce fort court laps de temps suffit pour que la conversation revienne et quand elle lui parla d'un bal masqué sur le thème du printemps, il ne put retenir son rire avant de demander.


Voulez vous que j'y vienne déguisé en fleur ? en plante verte ?

Puis retrouvant un semblant de sérieux, ajouta.

Avec l'assurance de vous faire danser, je veux bien vous faire ce plaisir mais se déguiser... vraiment ? Un masque ne serait-il pas suffisant ?

Alors, il se pencha légèrement en avant, fit mine d'être le plus malheureux homme de la terre et parvint à la regarder avec des yeux de chiens battus. Cela ne dura pas bien longtemps car il avait le rire au bord des lèvres.C'est qu'il savait y faire ayant à la maison une petite fille très douée à ce jeu et une petite fille plus encore !

Après une autre gorgée de cidre qu'il trouva excellent, il revint sur l'organisation de cette journée. Devait-il lui avouer qu'il n'avait rien en tête et proposait sur l'instant ? Devait-il lui dire qu'il avait la veille visiter de fond en comble la capitale ? Peut-etre cela la ferait-elle rire de nouveau et comme son rire était pour lui devenu une douce mélopée ...


Voulez vous que je vous dise vraiment ce qu'est mon organisation pour notre première journée ?

Ôsa t-il peu après.

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:34

Keltica a écrit:
Keltica fut soulagée de constater que ses petits aveux n'avaient rien changé à la manière d'être de Castelreng ; au contraire, il demeurait charmant, voire même charmeur, ce qui n'était pas pour déplaire à la jolie blonde.


Votre profil est fort agréable, rassurez-vous, mais face à face, c'est idéal aussi, n'est-ce pas ? Je ne vois que la moitié de vous, là je vous verrais pleinement, alors je compte bien profiter !


Il l'aida à s'asseoir, servit le cidre apporté par le tavernier, et Keltica le remercia d'un sourire et d'une inclinaison de la tête.


Oh, faire le paon... c'est à dire faire la roue, comme les acrobates des cirques itinérants ?


Elle pouffa de rire, faussement ingénue, s'amusant à le taquiner.


Et puis, vous n'êtes pas en reste, sur les compliments, mes joues vont en rester roses pendant bien des jours, j'en suis certaine !


Une petite gorgée de cidre fut la bienvenue ; la jolie blonde avait un peu soif, à force de papoter et de grignoter les petites douceurs. Le cidre était bon, une petite pointe acidulée sur le bout de la langue, un pétillement discret... La jeune femme reprit, d'une voix douce et posée, ses yeux dans les siens.


Mon ami, vous savez... je n'ai guère l'habitude de demander les choses, c'est peut-être un tort... Je me doute, en plus, que si je vous répondais pour des rubans ou des fleurs, ou n'importe quoi, vous vous mettriez en quatre pour accéder à ma requête, et je ne veux pas que vous perdiez du temps à cela, nous aurons, je le crois, d'autres occasions de nous faire ce genre de petits cadeaux.
Et sachez-le, être à votre côté ce jour me remplit de joie, je n'ai réellement besoin de rien d'autre, et je vous fais toute confiance pour mener à bien cette jolie journée.



Keltica lui sourit, comme pour le convaincre de la sincérité ce qu'elle venait de dire ; c'est alors que leurs doigts se rencontrèrent dans le petit cornet d'oublies. La blonde eut l'impression que les secondes s'éternisaient, qu'il n'y avait plus rien autour d'eux, rien que ses yeux d'émeraude rivés sur elle, son sourire doux qui la faisait fondre... Ses doigts tremblèrent légèrement contre ceux du Comte, et la jeune femme faillit faire tomber le petit morceau d'oublies qu'elle avait fini par saisir et porter à ses lèvres. Elle se trouvait godiche, soudain ; qu'allait-il en penser... Il semblait avoir apprécié, pourtant. Heureusement, le sujet du bal détourna l'attention.


Doux ami, je vous promets une danse si vous me retrouvez sous mon costume ! Et gare à vous si vous me confondez avec une autre !


Elle le menaça gentiment du doigt, comme une institutrice qui gronde un enfant, mais son sourire en disait long sur son amusement. Ce fut l'instant qu'il choisit pour faire une mine tristounette, et la blonde le regarda, toute attendrie.


Allons... rien ne vous force à être déguisé, chacun fera comme il aura envie ! Mais cela me ferait très plaisir que vous soyez là ; c'est la première animation lancée à Vendôme depuis que je suis maire, l'idée du Printemps, du renouveau, pour faire sortir les gens, voir renaître la nature, il me semblait que c'était une bonne idée pour aider à faire renaître la ville en quelque sorte. Et puis... ça m'aide à renaître moi-même.


Après les turpitudes alençonnaises, la jeune femme se sentait chez elle en Touraine, elle y avait trouvé l'apaisement, la force de repartir de l'avant, et l'attitude du Comte à son égard n'y était pas pour rien. Elle-même était plus joyeuse, plus heureuse, plus... vivante, et elle avait envie de montrer ce visage serein à son compagnon. Elle sembla réfléchir un instant à sa question.


Mmmmmh... Ai-je envie de savoir, ou est-ce que je préfère avoir les surprises au fil des heures ?... Je sais qu'on va aller faire le tour du marché, puis on va déjeuner, ça, vous me l'avez dit en arrivant ici ; mais cet après-midi, je ne sais pas ! Oh, j'ai une idée ! Au lieu de me dire, on va jouer ; vous allez me donner des indices, et si je trouve, on s'y rendra, qu'en pensez-vous ? Ce serait encore plus amusant !


Son charmant visage s'était illuminé à l'idée de partager ce jeu avec Castelreng ; Keltica porta son verre de cidre à ses lèvres, attendant la réponse de son compagnon.

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:34

Castelreng a écrit:
Il éclata de rire lorsqu'elle pris à la dérision la sienne accompagnant le sien. Il appréciait beaucoup son coté taquin et s'en régalait même. Cela faisait quelques mois qu'il n'avait autant rit. Depuis sa demande de divorce. Bien évidemment il y avait eut des jours où les soucis avaient été occultés, des jours joyeux et plaisant mais toujours avec cette épée de Damoclès au dessus de sa tête. Il ne s'était senti libre que lorsque l'église Romaine avait officiellement déclaré la fin du mariage.

Alors lorsqu'elle fit allusion au rose qu'il lui mettait aux joues, il lui rendit la taquinerie.


Hmm mais vous pouvez toujours prétendre que c'est dû au grand et bon air de Tours

La conversation reprit sur une note plus sérieuse et il ne fut nullement étonné par ses paroles, son sourire s'élargi encore.

Je vous taquinais là, ne vous voyant justement pas à demander quoi que ce soit mais je vois que vous m'avez déjà cerné sur ce point. Me voilà démasqué !
Il y a bien longtemps que je n'avais passé si belle journée et dieu mercè elle est loin d'être terminée !


Une nouvelle fois il porta son godet à ses lèvres, puis, le reposant su la table, il revint sur le bal masqué auquel il n'avait pas été sans remarqué combien elle en espérait réussite. Il comprenait très bien, aussi ne lui ferait-il pas défaut et peut-être arriverait-il même à y entrainer le peu de monde qu'il côtoie.

Je vous promets d'être à votre bal, comme je vous promets qu'une seule danse ne me suffira pas. Si en plus cela vous aide vous aussi ....

Il ne se permit pas de lui poser de questions pour en savoir plus, un jour viendrait peut-être où ils seraient l'un l'autre à se confier plus en profondeur. Il comprenait pas ses non dits, qu'elle aussi avait eu sa part de malheur. Lui ne voulait que la voir rire et sourire.

.... Je ne peux ne pas être là à vous chercher parmi toutes les dames qui seront présentes.

A voir son visage s'illuminer lorsqu'elle proposa le jeu pour pigmenter leur après midi, il en fut troublé, la trouvant alors plus ravissante encore que l'instant d'avant. Sur le coup il ne sut que lui répondre par un large sourire avant de retrouver ses mots.

Ça le sera assurément ! Mais.... si vous ne trouvez pas ces fameux indices ..... Aurez vous le droit à un gage ?

Son regard pétillait de malice et d'autre chose qu'il aurait été bien en peine de reconnaitre, ne voyant pour l'heure que le plaisir de voir rosir un si beau minois. Il était bien là , en tête à tête avec un Ange et il serait parti pour faire durer ce plaisir. Elle devra donc lui faire savoir quand le moment de reprendre leur balade sera venu.
Le Cougain face à tant de douceur était-il à fondre ?

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:34

Keltica a écrit:
La jeune femme sourit, en buvant une nouvelle gorgée de cidre ; ses yeux parcouraient le visage de Castelreng, et ne pouvaient que constater le charme qui émanait de cet homme. Elle aimait sa présence, son rire, ses taquineries douces, et elle appréciait de capter son attention.

Oui, mon ami, la journée est loin d'être finie, je compte bien là-dessus ! Pour le bal je vous remercie, je sais que vous viendrez, et je vous promets en échange toutes les danses que vous voudrez ! Oui, cela me fera grand plaisir ; ma tenue est déjà prête, j'espère qu'elle sera harmonisée à la vôtre ! Et vous voyez, sans le vouloir, c'est un joli cadeau que vous me faites, votre présence compte beaucoup...

Elle lui sourit avec tendresse ; elle aussi savait cacher sous des taquineries les pointes qui la blessaient encore, mais elle savait qu'un jour, elle lui raconterait tout, pour, peut-être, oublier tout cela à peine dévoilé, pour se libérer et écrire une nouvelle page.

Pour le jeu proposé, ravie que cela vous plaise ! Evidemment, on peut pimenter avec des gages si je ne trouve pas.. mais des gentils gages, promis ? Et si je trouve, c'est vous aussi qui avez un gage ?

A son tour de faire un regard tristounet et une moue des plus attendrissantes, avant qu'elle ne se mette à rire, ne parvenant pas à rester bien sérieuse longtemps, aujourd'hui du moins. Elle se félicitait d'avoir choisi de prendre cette petite pause dans le salon privé ; si on les avait vus, tous les deux, à rire en chuchotant et en se taquinant, les gens auraient pu penser qu'ils avaient affaire à deux simples d'esprit, alors que là, ils étaient tranquilles à se faire ces mignonnes petites piques, à s'échanger des sourires complices...

La jeune femme plongea ses doigts dans le cornet, puis doucement, le renversa sur la table pour faire tomber les derniers morceaux, qu'elle recueillit dans le creux de sa main avant de les offrir à son compagnon.


Mmmmm... je crois que j'ai été bien gourmande, prenez-les donc mon ami ! Finissons également nos boissons, et retournons profiter du soleil et de la jolie ville ! Même si nous sommes très bien ici, nous avons des visites à faire ! Et puis... votre bras me manque !

Elle pouffa de rire, avant de lui glisser d'une voix douce.

De toute façon, si nous n'avons pas le temps de voir tout ce que vous avez prévu... Il ne me sera pas désagréable de revenir, bien au contraire...

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:35

Castelreng a écrit:
Il s'amusait a regarder ses moindres gestes, les trouvant tous adorables. Fallait-il qu'elle le trouble à ce point ? Il ne se posait pas la question, trop occuper à la regarder. Un sourire fit remonter ses lèvres lorsqu'elle recueilli dans sa main les plus beaux morceaux restant des oublies qu'elle venait de renverser sur la table.

Gourmande.. hmm Vous venez de prendre votre petit déjeuner, je ne nommerai donc pas cela de la gourmandise.

Il prit un morceau des biscuits et, que de le porter à sa bouche, il se pencha légèrement en avant pour le présenter devant les siennes.

Un dernier pour la route ? Ajouta t-il malicieusement.

Un moment plus tard, leurs verres vidés, les restes d'oublies disparus, il lui offrait de nouveau son bras.

Et il me sera tout aussi agréable d'être pour cette nouvelle occasion votre chevalier servant ! Allons à présent voir ce qu'il y a à découvrir sur ce marché que nous avons entrevu...

Sans se presser et tout en poursuivant une conversation agréable. Une fois revenu à l'entrée et donc au comptoir, le Comte régla la note, laissant à l'aubergiste un joli pourboire et le couple se retrouva à l'air libre.

Le soleil ne leur avait pas fait défaut entre temps et, bien que printanier, brillait avec générosité. De nouveau ils profitaient des bruits de la rue. Ils entendaient les marchands ambulants vanter leurs marchandises. Le petit vendeur d'oublies n'était lui, plus là, sans doute était-il parvenu à vendre tout ce qu'il gardait au chaud.

Ils passèrent devant les maraichers, les marchands bouchers et autres commerçants des produits de bouche. Lorsqu'ils arrivèrent devant l'étal d'un vendeur d'épices, le Comte ralentit légèrement, savourant ce mélanges de parfum qui lui rappela les marchés de Narbonne lorsque, venus de par les mers, des marchands barbaresques exposaient des produits exotiques.


Hmm dit-il alors en se tournant vers sa charmante compagne. Cette odeur me rappelle Narbonne. Sur le marché il n'était pas rare de trouver de drôles de fruits et des épices aux parfums inconnus. Parfois il y avait meme des oiseaux multicolores que l'on nomme perroquets entre autres animaux. En avez vous déjà vu ?

Ses yeux pétillèrent alors d'amusement lorsqu'il ajouta.

Si vous aimez les animaux, il faudra que je vous présente la ménagerie qu'il y a chez moi. Il y a de forte chance pour que cela vous amuse grandement.

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:35

Keltica a écrit:
Leurs regards se cherchaient, leurs sourires se faisaient complices, et c'était bien doux pour la jeune femme qui n'avait guère l'habitude de tant de charmantes attentions. Aussi, lorsqu'il prit un morceau d'oublies pour lui donner à son tour la becquée, Keltica sourit, puis prit doucement entre ses lèvres le morceau offert, effleurant ses doigts.


Vous savez que je ne sais résister à la gourmandise... Voulez-vous vraiment que je sois forcée de refaire toute ma garde-robe ?


Elle sourit, termina son petit gâteau et le petit fond qui restait dans son verre, puis contourna la table pour rejoindre Castelreng, tout près.


Un chevalier servant des plus agréables, et qui est un guide parfait ! Je vous suis au marché !


Quittant son bras un instant, Keltica prit l'escalier où ils ne pouvaient être côte à côte, et l'attendit une fois en bas ; elle fut un peu gênée qu'il paie à nouveau, et se promit de lui trouver un petit cadeau d'ici la fin de la journée, puis reprit son bras une fois dehors. Les étals de nourriture ne les intéressaient pas, maintenant qu'ils avaient le ventre plein ; le Comte la guida vers un marchand d'épices. La blonde respira profondément les parfums, certains inconnus, et écouta son ami.


Je n'ai guère eu l'occasion de connaître tout cela ; en Bourgogne, hormis quand j'étais à Dijon sur les derniers mois de ma vie là-bas, il n'y avait pas souvent des épices comme celles-ci, et les fruits avaient du mal à être présentables. On nous disait qu'ils étaient débarqués dans le sud, mais le temps d'arriver en Bourgogne, ils étaient flétris et abîmés, donc la plupart du temps, invendables. A Alençon, parfois, il y avait des arrivages, mais... comme je sortais peu, je n'en profitais pas. Mais il est vrai que j'apprécie ces parfums ; j'aime imaginer le monde d'où ils viennent, imaginer de grands marchés colorés, sentant les épices dans les ruelles, des gens habillés de mille couleurs, comme dans les textes des explorateurs... Mon maître cuisinier sait où en trouver, ce qui fait qu'il a toujours de quoi relever les bons petits plats !


Elle sourit, se rapprochant de Castelreng pour éviter une femme qui était encombrée de paniers ; mais quand la voie fut libre, elle resta tout près de lui, se penchant un peu pour humer de nouveau les épices, l'air de rien.


Des perroquets ? J'en ai déjà vu oui, et je trouve ces oiseaux magnifiques ; leurs couleurs si vives, leur façon de parler avec leur drôle de petite voix... Peut-être est-ce qu'il y en a vers les oiseaux que l'on a entrevus tout à l'heure ? Que diriez-vous d'aller vérifier ?


Ce n'était pas qu'une demande, c'était plutôt une douce insistance ; la blonde avait un sourire malicieux, car elle espérait bien retourner voir les animaux, les petits chiots, les oiseaux, et qui sait ce qu'ils verraient encore ?


Oh, j'en serai ravie, j'aimerai beaucoup voir votre ménagerie ! Cela me ferait grand plaisir !


Et puis, c'était la promesse de nouvelles heures passées ensemble, surtout !

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:35

Castelreng a écrit:
Il faudra un jour visiter le Sud pour vous griser de couleurs, de chaleurs, de douces et ... et mauvaises odeurs et j'en passe !

Là aussi vous seriez enchantée...enfin pas devant les mauvaises odeurs.... Mais le chant des cigales, les paysages magnifiques..
Ah ma Belle Amie.. je suis à devenir nostalgique !


Lorsqu'elle se rapprocha de lui pour laisser place à une femme bien chargée, il fut tenter d'enrouler son bras autour de sa taille et s'en retint de justesse. Il en oublia sa nostalgie n'ayant en tête que ce corps tout proche du sien, son doux parfum venait lui taquiner les narines. Deux secondes il en ferma les yeux, s'en enivrant pleinement.
Sans que l'un ou l'autre ne cherchent à mettre une distance entre eux, ils avaient repris leur périple parmi ce monde qui allait et venait, s'arrêtait ou était proche à les bousculer par instant. Dans ces moment de danger, il la resserrait plus encore contre lui. A un moment il dut il faire quitter son bras afin que celui-ci lui encercle les épaules pour mieux la protéger.Il remettait ensuite sa petite main sur son bras accompagnant ce geste par un tendre sourire.

Lorsqu'elle fit le souhait d'aller voir les animaux à vendre, il rit doucement.


Allons vérifier oui et sans tarder. Si je me rappelle bien, ce doit être par la bas sur notre dextre...

Il l'entraina donc dans la direction dites et comme ils n'en étaient finalement pas très loin, ils se retrouvèrent pour commencer devant des cages où étaient retenues poules et coqs, canards et oies, cygnes et paon. A coté, ce fut des pigeons dont le vendeur vantait leur qualité de voyageurs. Puis ensuite, ils se retrouvèrent devant des cages renfermant toutes sortes de volatiles. Là ils s'arrêtèrent pour regarder. Il y avait bien un perroquetqui ne cessait de dire de sa voix perçante " Je suis le plus beau" " Beau beau"
Ce qui fit rire le Comte.

Il y avait aussi d'autres oiseaux de toutes tailles aux couleurs vives qui gazouillaient joyeusement. Certains ayant le cri plus strident que d'autres.
Lorsqu'il questionna le vendeur sur la provenance de ces oiseaux, celui ci répondit qu'ils arrivaient de par delà les mers de contrées dont il ne connaissait même pas le nom.

Il se tourna alors vers sa compagne afin de voir son joli minois s'illuminer de joies de voir ce spectacle et eut une grande envie de la gâter comme il le fait avec ses filles lorsqu'elles ont ce même regard. Elle était si belle en cet instant qu'il était près à lui offrir la lune si tel était son désir.

Mais le pouvait-il? N'était-ce pas un peu prématuré ? Il était bien en peine d'en décidé, il était pour l'instant sous le charme.

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:36

Keltica a écrit:
Visiter le Sud ? Oui, mais à une seule condition... que cela soit avec vous et personne d'autre !

Le sourire s'était fait à la fois doux et taquin, et la jeune femme s'était encore rapprochée de lui pour tenir son bras, l'air de dire qu'il serait son guide, à présent.

Ne soyez pas trop nostalgique, regardez, ici, c'est très beau aussi ! Depuis que je suis arrivée en Touraine, j'ai l'impression de véritablement revivre, comme si le soleil était revenu dans ma vie, dans ma tête...

Elle n'osa pas lui dire qu'il n'y était pas étranger, même si c'était clairement visible ; sa façon de la protéger des bousculades, d'un geste tendre, presque à lui enlacer les épaules, l'attendrissait énormément, et elle se sentait bien auprès de lui. Et puis, il était serviable, à l'entraîner dans cette ville en toute sécurité.

Les vendeurs d'animaux furent bientôt en vue ; les volailles habituelles furent vite dépassées, mais Keltica s'attarda devant les paons, qui n'étaient pas dans des cages mais dans un enclos.

Regardez... regardez ce beau bleu... J'aimerai pouvoir trouver une robe de cette couleur, ce bleu paon est tellement magnifique... On dirait qu'il y a de minuscules paillettes d'or dans leur plumage !

Un des oiseaux, après avoir fixé la jeune femme, poussa un drôle de cri et se mit à se trémousser, avant d'épanouir ses plumes et de faire une magnifique roue, aussitôt imité par ses congénères. Ce fut un spectacle ravissant que de les voir parader dans leurs atours ! Keltica, les yeux pétillants d'émerveillement, ne se rendit même pas compte qu'elle avait saisi la main de Castelreng.

Regardez ! Oh comme ils sont beaux !

Elle resta là à les regarder, avant qu'ils ne rabaissent leur traîne. Le vendeur, ramassant une des grandes plumes tombées, s'approcha et la tendit à Keltica.

Permettez, jolie dame... Cela vous fera un bel ornement, ou une plume à écrire, pour les mots doux...

Il sourit avec malice, son regard passant de la jeune femme au Comte ; c'est alors que Keltica s'aperçut qu'elle avait pris la main de Castelreng. Elle rosit un peu, baissa les yeux avant de prendre la belle plume et de remercier le vendeur. Quittant la place, Keltica reposa sagement sa main sur l'avant-bras du Comte, troublée ; cela avait été si naturel d'agir ainsi ! Heureusement, les perroquets détournèrent l'attention du couple ; un joli ara bleu faisait son petit numéro de charme et les fit rire de concert.

Bonjour bel oiseau ! C'est vrai que tu es bien beau !

Elle tendit doucement la main vers lui et, sans gêne, l'oiseau s'y percha, sans trop accrocher ses serres dans la main fine. Keltica se mit à rire, ses yeux emplis de joie presque enfantine, et souleva l'oiseau sur sa main ; il ouvrit les ailes pour garder l'équilibre, comme s'il dansait.

Regardez, Castelreng, je viens de me faire un ami !

Et l'oiseau répéta "ami ! ami !", ce qui provoqua à nouveau le rire de la blonde. Avec délicatesse, elle reposa le perroquet sur son bout de bois qui servait de perchoir, toujours rieuse. Elle s'approcha des autres oiseaux, qui faisaient un mélodieux concert et charmaient par la couleur vive et bariolée de leurs plumages, et elle ne savait plus où regarder tant chacun était joli à admirer.

C'est un vrai ravissement... Dire qu'ils viennent de loin, de très loin, et qu'ils chantent toujours... Que nous disent-ils ?...

Elle leva les yeux sur Castelreng, un regard intense et doux à la fois, visiblement, la jeune femme était tout simplement heureuse de ces précieux moments ; secrètement, elle espérait qu'ils durent très longtemps...

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:36

Castelreng a écrit:
Comme elle, il trouva les paons très beaux. Il aimait également la couleur bleu et tous ces différents tons. Celle du paon avait vraiment une fort belle particularité.

C'est vrai que leur couleur est fort belles.. Je vous souhaite de trouver un jour cette fameuse robe et j'espère même vous voir dedans !

Lorsque l'un d'eux ci se mit à faire la roue en poussant ses " Leon léon" à tue tête, entrainant ses congénères dans sa parade. il fut lui aussi sous le charme. Il resserra alors doucement ses doigts qui enfermaient à présent ceux de la jeune femme et se retrouva à lui sourire lorsqu'elle se rendit compte de son geste.
La plume de paon offerte, la fine main retrouva sa place sur son avant bras et le geste pratiquement oublié face aux perroquets qu'ils venaient de rejoindre.

Le Comte s'amusait grandement de la voir si enthousiaste et si joyeuse. Il n'aurait jamais pu imaginer que la journée à visiter la capitale aurait put-être aussi distrayante. Il n'aurait jamais put imaginer que la jeune femme qu'il ne voyait que lors des Joutes, que souvent elle arbitrait, puisse être d'une compagnie aussi agréable. Lorsque le bel oiseau bleu vint se percher sur sa main, il pencha la tête légèrement comme pour apprécier mieux le tableau qu'elle était à représenter là.


Nous pouvons le garder votre nouvel ami si vraiment il vous plait.. pensa t-il alors à voix basse.

Mais déja elle le reposait sur sa branche. Peut-être était-ce aussi bien, ils n'étaient rien que des connaissances en passe de devenir des amis et rien d'autre. Lui faire un tel présent serait exagéré pour elle, il en avait la conviction.
Parmi les chants et cris des oiseaux, elle ne sembla pas l'entendre. Il ne s'en offusqua pas au contraire. Il la contemplait.

Peut-être nous disent-ils la beauté de leurs contrées à jamais perdues ? Peut-être sont-ce là des chants tristes. A moins que ce ne soient des chants d'amour, après tout le printemps est là !

Et lorsqu'elle leva vers lui son doux regard, il ajouta

Il chantent peut-être votre beauté..

Ils restèrent un moment à regarder et écouter ces oiseaux de toutes sortes et de toutes couleurs. Comme chacun perdu dans ce que l'autre venait de dire. Et, sans qu'ils n'eurent à se concerter, ils reprirent à pas lents leur chemin.

Des oiseaux de proies se trouvaient là avec non loin, comme pour les taquiner, d'autres pigeons et autres colombes.
Castelreng en venait à se demander s'ils y verraient aussi des flamants roses comme ceux qu'il y a en grand nombre sur sa plage à Marseillan. Tournant la tête de ci de là pour le vérifier, il constata que non et, voyant ensuite la belle plume qu'elle avait en main, il se promis de lui en faire parvenir un d'un beau rose vif.

Lorsqu'il en finir avec toutes ces bêtes à plumes, ils se retrouvèrent à un croisement de chemin. Face à eux, une fillette de fort basse extraction, était à tenter tant bien que mal de gagner quelques deniers en vendant un portée de chatons.
Dans une petite caisse de bois aux bords vermoulus, dormaient 4 petits chats, plus mignons les uns que les autres. De les voir, le Comte en eut un sourire attendri, ayant à l'instant une pensée pour sa fille qui avait été privée de deux chats de son ex- belle-mère.
Il fut tenté et ralenti le pas....




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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:36

Keltica a écrit:
La jeune femme était visiblement aux anges ; la promenade était parfaite, et son compagnon l'était tout autant. Tout se déroulait à merveille, en se promenant parmi les perchoirs et les cages ; Keltica songeait encore à son trouble lorsqu'elle s'était aperçu qu'elle tenait la main de Castelreng, elle espérait ne pas l'avoir gêné. En tout cas, il avait eu la délicatesse de ne pas la repousser.

En un mot, elle savourait. Après les longs mois sombres, son arrivée en Touraine avait l'apparence d'un paradis ; le printemps poussait à la renaissance, la jeune femme trouvait sa place peu à peu, et ce charmant tête-à-tête l'enchantait. Pour elle, Castelreng était avant un jouteur parmi d'autres, qu'elle croisait dans les lices, mais jamais elle n'avait pris le temps de le découvrir ; maintenant qu'elle pouvait le faire, elle regrettait de ne pas l'avoir fait plus tôt. Quand il la regarda, alors qu'elle jouait avec le perroquet, elle lui sourit, et étrangement, se sentit belle dans son regard. C'était peut-être pour cela qu'elle reposa l'oiseau peut-être un peu vite, surtout avec les quelques mots que Castelreng lui souffla.

Elle ne sut que répondre ; oui l'oiseau était des plus amusants, mais elle ne pouvait pas demander un tel cadeau à un homme qu'elle connaissait somme toute peu. Ce n'était pas une fleur cueillie ou bord du chemin, c'était un présent conséquent ! Mais pourtant, elle fut touchée, même si elle ne répondit pas. Les autres oiseaux furent passés aussi, et un nouveau compliment lui fut adressé, très touchant ; Keltica lui sourit et cette fois, répondit :


Peut-être... Chansons tristes, ou chansons d'amour, très bonne question ! Je voudrais croire... qu'ils sont heureux, même loin de chez eux ! Je pense.. qu'ils ont bien mieux à faire que chanter pour moi, ils sont tellement beaux eux-mêmes ! Mais... c'est très gentil de votre part...

Elle lui sourit avec douceur, touchée ; le silence se fit, alors qu'ils reprenaient le chemin des étals. Keltica ne s'approcha pas des oiseaux de proie, et sa main se crispa sur l'avant-bras du Comte. La jeune femme avait perdu sa bien-aimée suzeraine lors d'une chasse à l'oiseau de proie, et elle souffrait encore de cette perte tragique. Castelreng, lui, avait l'air de chercher quelque chose du regard, mais elle ne l'interrompit pas ; malicieuse, elle se contenta de lui chatouiller le bout du nez avec la jolie plume de paon qu'elle avait en main.

Encore quelques pas, ils quittaient alors le marché et des tous petits miaulements attirèrent leur attention. Une fillette vendait là des chatons et Keltica sentit Castelreng ralentir le pas en regardant le panier où quatre minets dormaient en miaulant dans leurs rêves.

Et bien mon ami... auriez-vous envie d'un petit chat chez vous, pour votre ménagerie ? Approchons-nous pour mieux les voir.

Lui tenant la main, elle s'avança et s'accroupit à côté de la petite caisse ; le regard de la fillette était alors empli d'espoir.

Bonjour ma petite ! Il sont mignons tes petits chatons, combien les vends-tu ?

Bonjour ma Dame, bonjour Messire... Je les vends 5 écus chacun... Est-ce que... vous en voulez un ? Choisissez votre préféré !


Keltica regarda son compagnon, attendrie ; il semblait regarder les minets avec envie, comme un enfant devant un plateau de gourmandises. Elle hésita ; elle avait refusé le perroquet, par son silence, il n'accepterait peut-être pas un chaton de sa part ?

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:37

Castelreng a écrit:
Il ne fut pas sans remarquer sa réticence lorsqu'ils passèrent devant les oiseaux de proies. Il lui demanderait pourquoi lorsqu'ils seraient à discuter entre deux bouchée quand ils seraient attablés se dit-il alors. A ses cotés se rendait-il compte, il se sentait bien, comme s'ils se connaissaient depuis des années. Il se connaissaient, mais de nom simplement. Elle l'Arbitre/Juge, lui le Jouteur.

Perspicace se pensa t-il ensuite tandis qu'ils se trouvaient devant la petite fille et ses chatons.


Ha ma Belle Amie il est certain que deux jeunes personnes de ma connaissance en seraient folles de joie ! Ceux que celle qui a été mon épouse a manquent beaucoup à Floriabel et je ne crois pas que ma petite fille aie le sien....

Il ne s'étala pas plus, songeant que son fils lui s'en était peut-être consoler, n'ayant plus qu'eux pour jouer. Il lui fallut se secouer au risque de devenir maussade s'il lui prenait de penser à son dernier né. Alors il tourna la tête vers sa compagne en lui offrant un chaleureux sourire.

Mais vous ? Aimez vous ces petites boules de poils ?

Je ne vous cacherais pas que j'aime à les voir faire moult bêtises, ou se faire pourchasser par l'un de nos chiens dans un salon. Ma gouvernante s'en arracherait bien les cheveux... Peut-être devrais-je songer à lui faire présent d'une perruque ! . Faites moi penser à regarder à cela si nous venions à croiser la boutique d'un maître perruquier...


Riant, il se laissa prendre la main et se retrouvèrent bientôt tous les deux accroupis à regarder les boules de poils.



Peu importait le prix que la gamine en voulait, il savait, lorsqu'il les avait repéré, qu'il ne repartirait pas sans un, deux, voir tous !

Ils sont tous fort mignons ne trouvez vous pas ? Regardez celui avec sa tâche sur le nez... dites moi lequel a votre préférence, il doit forcement y en avoir un.


Face à eux la fillette avait les yeux plein d'espoir. Peut-etre même était-elle à songer au bon repas auquel elle aurait droit si ces gens riches lui prenaient au moins un de ces chatons. Ce soir elle irait se coucher le ventre plein se permettait-elle de rêver.


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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:37

Keltica a écrit:
Les petits chatons, sans doute réveillés par les bruits, relevaient la tête ; leurs miaulements ténus attendrirent la jolie blonde qui, doucement, avança sa main pour caresser délicatement leurs petites têtes. Keltica remarqua une légère ombre dans le regard de Castelreng lorsqu'il évoqua les personnes qui auraient pu apprécier les petits félins, mais elle n'insista pas, surtout qu'il lui offrit juste après un charmant sourire.

Les aimer ? Mais comment ne pas fondre devant ces adorables chatons ? Ils sont si mignons ! Et je suis certaine que Scotty, mon chiot, s'en accommoderait fort bien ! Je n'aurai pas à m'arracher les cheveux, heureusement, mais promis, si je vois un perruquier, je vous le signale de suite !


Elle rit, et reporta ses jolies émeraudes sur les chatons, qui venaient chercher ses doigts pour des câlins.

Il est vrai que celui qui a la petite moustache au bout du museau est particulièrement adorable... On dirait un petit messire ! Mais lui... il me fait vraiment craquer !

Avec délicatesse, elle cueillit du panier le chaton tout noir, qui miaula de se sentir s'envoler ; elle le posa doucement dans le pli de son bras, et lui caressa la tête avec douceur. Le chaton, visiblement content de sa posture, resta sage, clignant des yeux de contentement à chaque grattouille, avant de jouer maladroitement avec une mèche blonde qui passait à sa portée, cherchant à l'attraper d'une patte encore malhabile. Radieuse, Keltica jouait tendrement avec le petit minet, le caressant ; il était doux comme du velours !

Oh comme tu es mignon toi... tchoup tchoup... Oh petit coquin, tu essaies d'escalader mon bras !

En effet, le chaton aventurier essayait de grimper sur son bras en direction de son épaule, sans doute attiré par ses cheveux blonds qui voletaient. Keltica rit, amusée de ce petit coquin, et le reposa dans le panier après lui avoir fait un petit baiser sur le museau. La petite fille les guettait, légèrement anxieuse, avait-elle l'impression... La voix un peu plus basse, la blonde parla à son compagnon.

Mon ami... on ne peut pas décemment s'être arrêtés et avoir joué avec ces petites bêtes sans en prendre... Regardez cette petite fille, elle n'a pas l'air de manger à sa faim ; que diriez-vous que nous prenions un chaton pour chacun de vos enfants ? Quel chaton pourrait plaire à chacun d'entre eux ?

Chaque chaton semblait prêt à s'amuser, et Keltica sourit en laissant traîner sa main autour du panier pour distribuer de gentilles caresses ; elle se mit à rire lorsque le petit chaton noir bouscula ses frères et soeurs pour venir à nouveau chercher ses doigts.

Mais mais mais, petit coquin ! Laisses-en pour tes petits copains !

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:37

Castelreng a écrit:
S'il avait encore un doute concernant cette portée de chatons, à voir sa compagne du jour fondre ainsi devant ces boules de poils, il n'en eut plus aucun.
Ils repartiraient avec un panier plein de chatons. C'était à l fois attendrissant et amusant de la voir s'amuser avec ces jeunes de chat. L'observant,il se surprit à sourire de découvrir qu'il y avait en elle deux femmes.
Celle tendre et douce qui est à partager sa journée et celle droite et stricte qui juge et arbitre les tournois de Joutes.


On ne peut décemment pas.... en effet ...

Commença t-il en essayant en vain d'afficher un très grand sérieux.

D'autant plus que la petite boule de Suie là semble autant fondre pour vous que vouspour lui.

Il regarda la fillette qui était à les regarder tour à tour de ses grands yeux emplis d'espoir puis les reposa sur Keltica avant de les reporter de nouveau sur la pauvrette.

Nous allons devoir les prendre tous Belle Amie.

Et disant, il plongea ses doigts dans sa bourses d'où il tira suffisamment d'écus pour toute la portée et quelques piecettes de plus.

Lui tendant sa richesse il lui dit alors.

Va déposer ton panier à l'université. Tu y trouveras mon Scribe, Abélard....
Se tournant vers sa compagne il cru bon d'ajouter.

Si je l'envoie directement à la maison, ma gouvernante ne voudra la croire...

Petite tu diras à mon Scribe que c'est le Comte de Joucou qui t'envoie déposer ton panier. Avec les piécettes, achète toi un cornet d'oublies que tu mangeras en route.


Il se releva ensuite et tendit une main galante pour aider la Vicomtesse à faire de même.Puis, gardant sa main dans la siennes, il lui enroula le bras autour du sien.

Hoo Grand merci Mon Seigneur, Que le Très Haut veille toujours sur vous et votre Dame, Je prierai pour vous tous les jours !

Regardant la gamine partir chercher ses oublies avec à son bras le panier, il sourit.

Nous venons de faire une heureuse, espérons que les écus serviront à la nourrir elle est sa famille et non pas juste à boire pour son père... si père il y a..

Il reporta ensuite toute son attention sur sa compagne, ils n'avaient pas encore repris leur balade, mais il leur restait encore bien des heures avant qu'ils ne soient à se dire au revoir. Au loin se firent entendre les cloches de la Cathédrale sonnant le second Angélus.

Que diriez vous à présent si nous allions prendre un vrai repas ? Et qu'est-ce qu'il vous ferait plaisir ? Après tout c'est Votre journée !

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   Mar 11 Avr - 17:38

Keltica a écrit:
Elle avait senti le regarde de Castelreng un peu plus appuyé, tandis qu'elle jouait avec les chatons ; mais elle ne tourna pas de suite la tête. Elle se sentait troublée, une sensation de douce plénitude la toucha à cet instant, de le deviner si prévenant et si plein d'attentions pour elle. Pourtant elle ouvrit de grands yeux, autant que la fillette sans doute, lorsqu'il annonça qu'il achetait tout le panier. Quelle générosité pour ses enfants... Elle était comme lui, que n'aurait-elle pas fait pour le bonheur de la chair de sa chair... Cela la toucha particulièrement de voir qu'un homme savait s'occuper de ses enfants ; elle ne l'avait pas vu, elle, puisque son premier mari était parti courir la gueuse à peine leur fille née, et il ne s'en était jamais occupé, et ses jumeaux non plus n'avaient pas beaucoup connu leur père car ils étaient encore bébés lorsqu'il était parti faire rédemption au monastère et n'en était jamais ressorti.

Elle regarda alors Castelreng, le trouvant particulièrement touchant à cet instant, cherchant à faire plaisir à son entourage ; ça existait donc encore... Elle prit la main qu'il lui tendait pour se relever, lui abandonnant ses doigts sans regret, alors que la petite fille partait, visiblement emplie de joie.



Et bien mon ami... Vous avez éclairé la journée de cette enfant, j'espère que le Très Haut l'aidera à trouver son chemin, et prendra soin d'elle... Et vos enfants seront heureux de tous ces nouveaux petits amis !


Elle lui sourit, avec une pointe de tendresse, tandis qu'il prenait son bras sans laisser sa main. Galant, attentionné, généreux... n'avait-il donc aucun défaut ?


J'imagine la tête que fera votre scribe en voyant arriver cette fillette et ses chatons... J'espère qu'il ne la chassera pas !


Elle regarda l'enfant se faufiler parmi la foule qui sembla l'engloutir ; intérieurement, elle songea qu'elle ferait une prière pour elle, et que, la prochaine fois qu'elle viendrait sur Tours, elle essaierait de la retrouver.


Prendre un bon repas... Voilà une excellente idée ! Par contre je ne connais pas encore les spécialités de la ville, ni même du Duché... Que diriez-vous de trouver une auberge qui en propose, pour me faire découvrir ? Je n'ai pas d'aversion particulière pour des aliments, de fait, tout pourrait en somme me convenir ! Et il faut que cela vous plaise aussi, je ne connais pas vos goûts, ce sera l'occasion d'en apprendre un peu plus sur vous !


Son sourire se fit plus radieux, mais elle attendit que son Compagnon reprenne la marche ; elle aurait été bien en peine de se diriger sans son guide !

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MessageSujet: Re: ]A Tours, un tour, détours...Mars 1465   

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