Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville

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castelreng
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MessageSujet: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:01

Arfie. a écrit:
[Quand on arrive en ville , on voit du fromage et des yeux verts ..]

"Curette , réveillez vous vous n'êtes pas morte vous pioncez profond"

"Mais oui cause toujours, je suis sur un nuage et c'est tout doux. Puis j'vois Aristote , alors hein fait pas chier la Bête sans Nom !!!!"

La brune hausse les épaules, d'une main elle remet ses ailes en place, balance ses jambes dans le vide, sourire radieux aux lèvres ... Mais l'autre continue de parler, il commence sérieusement à l'agacer.
L'agacer comme le Comte... " Le Cougain ? L'est mort lui aussi ? Mais quoi il fait au paradis , une erreur encore.. Aristote !!! Faudrait voir a vérifier les parchemins d'identité à l'arrivée. Il est listé lui, zou sur la lune .. "Des années de prévôté laissent des traces, même là haut.
Puis cette odeur de pied qui dans un premier temps lui file la nausée." P'tain Aristote tu crains remets tes chausses.. "

"Confesse, attachée, moi, Cordes, il louche, Morphée, Comtesse, fromage.. "

"Fromage ? Humm . C'est bien beau de se balader sur un nuage, mais ca se mange pas .. " La brune ouvre un oeil... Tel un chat le corps se tire, s'étire .. Rapide état des lieux et souvenirs qui reviennent par bribes...

Une peine si grande qui bien vite avait fait place à la colère, de couvent en couvent elle avait tenté d'oublier. Puis cette main qui s'était tendue et le Maxine, cet immense navire qui l'avait menée hors du Comté ... La journée elle n'avait pas quitté sa cabine, négligeant ses hôtes n'ayant qu'une occupation pleurer sur son propre sort et faire semblant de ramer . Puis le pont la nuit, dans l'attente d'une missive qui n'arrivait pas .. La suite elle préfère ne plus y penser.

A peine le temps de prévenir ses compagnons de voyage, elle s'était réfugiée encore une fois dans un couvent, prétextant une envie de prier, elle n'avait qu'une obsession, rejoindre son défunt mari.
Quelques missives envoyées à sa marraine, des échanges réconfortants.. Et puis un soir elle s'endort, suppliant le Très Haut de l'accepter , de la soulager de ce qu'elle appelle une "ennuyite aigüe" ..
Fièvre ? Délire ou mauvais rêve toujours est il qu'elle est là assise sur un lit qu'elle croit nuage, devant Castelreng qui lui tend un morceau de fromage.
Situation improbable, Même Arfie ailée sur un nuage parait plus crédible.
Affamée, d'une main elle tente d'attraper ce qu'il lui offre..

Erf, j'y arrive po .. Attendez.. Et au passage, il pue des pieds vot' fromage ...

Elle ferme les yeux, hésite, son visage se pare de son plus beau sourire, le nuage s'éloigne et Aristote avec. Elle saisit le fromage et le dévore goulument ..
D'un revers d'aile... De manche elle essuie sa bouche et fixe le Comte cherchant une vacherie à lui balancer pour le remercier de l'avoir réveillée . On ne dérange pas Arfie quand elle se paillasse profondément .

Z'avez les yeux jaunes, vous mangez trop gras..


Plus tard dans la journée, après de longues heures passées à retrouver un semblant d'apparence, elle l'avait rejoint pour une petite balade dans la ville.
Le Comte d'une humeur excellente avait été une charmante compagnie . " Profite ma belle ca va pas durer."
Il l'avait taquinée et pour la première fois depuis longtemps elle avait ressenti cette chaleur sur ses joues qui avait pour effet de les colorer de rouge. Ils avaient longuement parlé, elle s'était même surprise à rire. Même si son esprit taquin lui rappelait qu'elle quittait peut être le paradis pour l'enfer, elle n'avait pas longtemps réfléchi pour tout accepter. Même les chants matinaux de sa rousse préférée, Dame Morphée...

De retour à l'auberge, elle demande qu'on lui porte de quoi écrire au plus vite. Elle s'installe et à la lueur d'une chandelle, la diaconesse consulte chaque missive reçue pendant son sommeil et y répond , sa plume glisse fébrilement sur le parchemin, des remerciements, des explications. Les mots s'alignent si facilement qu'elle en est même étonnée. Puis au petit matin , le visage barbouillé d'encre, elle rédige la dernière pour avoir quelques précisions sur son futur rôle de guide d'un Comte capricieux .. Elle la fini par une petite phrase gentille : Oui vous avez les yeux verts. J'suis pas aveugle hein !!!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:01

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville, on constate que rien ne va ou presque ...


Des problèmes de consciences, tout le monde en a. Du moins est là le fond de sa pensée. Un mal être de plus en plus étouffant, sans doute aussi. Il ne cherchait cependant pas à analyser ses états d'âmes. Loin s'en faut, il n'y pensait même pas. Pourtant il se rendait bel et bien compte que depuis des mois, plus grand chose ne trouvait grâce à ses yeux.

L'abattement, ça ne doit durer que peu de temps, voir pas durer du tout. Voilà pourquoi, il fit préparer "la Maxine" rameuta la troupe et glissèrent vers Blaye. Mais s'il est une chose à laquelle il n'avait pas pensé, c'est que sur le pont d'un bateau, le temps parait encore plus long !!
Lorsqu'à terre ils furent, il se rendit au monastère, se disant que ça ne pourrait QUE lui faire du bien ! et laissa une partie du groupe se rendre à Bordeaux.


Pour lui tout se devait d'être simple.
A sa sortie de "méditation", ils seraient tous à l'attendre gentiment, ils n'auraient plus qu'à les écouter leur raconter leur semaine et, forcement ce qu'ils allaient faire à présent. Que tout était parfait dans ce monde merveilleux.
Était-ce trop demander ?
Aurait-il du prier plus au monastère ? si tant est qu'il ait prié !
Ou croyait-il simplement aux farfadets et autres rêveries du même tonneau ?

La débâcle !!
Voilà bien ce qu'il constata. Cela et deux lettres n'attendant que d'être lues.
Une partie du groupe était toujours à Bordeaux, Momie en vadrouille et Curette ... Aris seul le savait et pour cause !!

La première chose qu'il fit donc après avoir confié Cheval ( c'est son nom - au cheval) au palefrenier de la meilleur auberge de la ville, c'est de prendre plume pour écrire, espérant des réponses.
Il en eut mais pas de tous.

La Curette lui donnait du ronchonnement en chaine en ne daignant pas répondre à ses mots doux.
Vilaine !
Aussi, afin d'éviter d'avoir la voix éraillée par trop de ronchonnements, il se décida à forcer la porte de sa chambrée pour aller la secouer.
Non mais !

Le tenancier de l'auberge où elle avait pris pension fut des plus décontenancé de voir un Comte lui réclamer un gros morceau de fromage fort fait et d'aller forcer la porte de la chambre d'une Diaconesse.

Quand il la vit, il se dit que si le puant qu'il avait en main ne la réveillait pas, rien n'y ferait Et bien lui en prit elle ouvrit les mirettes, goba le clacos et oublia le merci.

Ce fut là un combat dont il sortit épuisé. Il faut dire que la curette, à présent ailée puisqu'elle revenait d'en Haut, n'a point sa langue dans la poche et c'est ce qui plait bien au Cougain. Son répondant.

Il ne lui fit pas part qu'elle sentait le fromage à chaque mot qu'elle disait et lui fit prendre l'air un long long moment.
Allez savoir pourquoi !!
Toujours est-il que le Cougain s'amusa copieusement le temps que dura la balade et fit prolonger le moment.
Après des jours de jeun, la souler devait valoir son pesant d'or se pensait le taquin.
Galamment, il l'invita à prendre un verre à la taverne municipale.

Un verre.
deux verres...
un cruchon ..
Une chose est sûre : elle tient le pavé la Curette !!
deux cruchons, trois hoquets....
...pour le Comte...

Et là, alors qu'il espère qu'elle va rire pour un rien, qu'une tournée est expressément réclamée, le tavernier fait le furtif en annonçant à voix très basse, juste avant de prendre ses jambes à son cou - sait-on jamais !! -
Y'a pu rin dans l'tonneau...

Crénom Hips d'un Hips chien ! Hon..Hips..teux ! On est à la MuniciHipsââle quand même Clama t-il pas content du tout alors que la porte s'ouvrait, laissant passage à une Momie toute échevelée d'avoir battue la campagne à la recherche de sa monture fugueuse.

Vous avez les bandelettes de travers Hips..Momie et les joues bien rouges Hips.. Vous avez Soif ?..

L'oeil taquin et le sourire au lèvres, il n'attendant même pas sa réponse et ajoute un

Y'a plus rien... Hips, vous arrivez trop tard...

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:02

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, on égare une perle onyx!


La parenthèse inattendue prenait fin ce matin là, à son arrivée à Blaye. Un courrier du chef de port avait intimé au capitaine de la Maxine de bien vouloir libérer un ponton. Courrier relayé à la Dòna qui était à ce moment là en train de savourer une délicieuse liqueur dans une de ces auberges à marin avec vue sur les deux tours de La Rochelle. Une parenthèse avortée somme toute, car elle avait prévu de pousser plus avant son exploration de l'arsenal en y passant quelques journées. Ce ne serait que partie remise, l'occasion se présenterait bien de voyager une fois encore vers le Nord.

Lasse du voyage, Morphée ne fit pas son habituelle balade le long des berges du fleuve, Nyx à ses côtés, ce afin que les derniers instants de marche de la monture se fassent sans le poids de sa maîtresse. Nyx fut confiée à un palefrenier et l'ambrée se fendit d'un repos bien mérité, la chaleur étouffante des dernières journées ayant mis à mal ses voluptueuses courbes pourtant aguerries à la torpeur de Phoebus.
Mais la jument, à l'instar de sa monture, avait son petit caractère, et profitant d'un moment ou le gamin l'avait laissé seule avec ses congénères, détacha le lien de son anneau et partit vaquer à ses occupations sur les berges du fleuve, sans bien se soucier du séisme qu'elle allait causer ou de la fatuité de terminer en saucisson si un gredin venait à l'attraper.

Dans la pénombre de sa chambre, prise dans une auberge cossue de la ville, Morphée, quant à elle, se délassait dans un baquet rempli d'eau tiède afin de s'éveiller avec douceur de sa sieste. Dos calé contre le tissu, bras sur le rebord du baquet, la rouquine songeait aux derniers événements et à ce qui donnait aujourd'hui vigueur à son existence. Bien qu'il ne faille jamais dire jamais, il lui semblait bien qu'elle ne s'endormirait plus jamais...
Sans nullement le cacher, la Dòna avait été chagrinée de s'installer en Toulousain, non pas qu'elle eut une quelconque animosité contre le Comtat, mais il était si proche du Lengadoc qu'il lui semblait que changer de vie serait difficile. Étonnamment, elle s'était vite liée d'amitié avec Arfie, la diaconesse du coin et des piliers de Castelnou d'Arri. D’où cette inquiétude qui pointait ce jour, car depuis son enfermement chez les nonnes et l'absence de réponse à ses missives, Arfie ne donnait plus signe de vie. Elle la savait accablée par le chagrin, et elle aurait aimé l'emmener avec elle dans sa balade poitevine.
La vie à Castelnou était calme si calme qu'elle avait bien senti la langueur monotone qui précédait l'Acédie; la construction de la caraque et le besoin de bouger le navire lui avait donné grand espoir de trouver une nouvelle terre d'asile, fut-ce Bordeaux ou toute autre ville des Royaumes. Mais avant cela, il fallait laisser passer la torpeur de l'été. Cela aurait du être dans les fraîches pièces du Castel Toulousain mais cela n'avait pu se concrétiser, faute de personnes motivées.

Ainsi donc aujourd'hui était le moment des retrouvailles avec le Coms, voire avec toute la troupe si elle était revenue de Bordeaux, et... d'Arfie si elle avait décidé de mettre le nez dehors." Le Maxine se devait de retourner à Tolosà, et la Dòna n'avait pas vraiment envie de retourner à ses occupations routinières. Un voyage se profilerait-il?

Gervaise toqua, et entra avec une certaine nonchalance dans la chambre de la Dòna, bouteille de liqueur de mirabelle et flasque de feu sa mère à la main.


Nous avons trouvé de la liqueur de mirabelle à Bordeaux ma Dame. J'ai pris l'initiative de remplir votre gourde.
A la bonne heure! Sers moi donc un peu de ce nectar que j'évalue sa qualité!
Oui ma Dame, mais j'ai à vous dire que...


La domestique minaudait, se dandinait sur place, ce qui avait le don d'exaspérer la Dòna de Roquebrun.

Mais parlez donc enfin!
Je viens d'apprendre que...
Que quoi TUDIEU!


L'exaspération fit place à la colère; elle s'apprêtait à se lever pour lui attraper le bras pour l'obliger à baver - et accessoirement la secouer comme un prunier - lorsque la jeune femme osa répondre :

Nyx a pris la poudre d'escampette.
Perdòn?
Elle a disparu.
Et le gosse, il est ou?
Parti la chercher Ma Dââme. Une shire comme la vôtre c'est pas commun, on va la retrouver.


L'Ambrée se leva brusquement et attrapa un linge pour se sécher.

Gervaise, mes habits de cavalière. Et n'oublie pas la cravache

Ce qui voulait simplement dire que le gamin allait passer un sale quart d'heure. la Dòna pouvait être aussi cruelle que charmante, passant d'un état à l'autre en un éclair. Elle s'enfila d'une traite le minuscule verre de liqueur, arracha la flasque des mains de l'apeurée Gervaise, qui elle avait déjà subi les foudres de la Dòna et se fit habiller. Lorsque vint le moment de faire un chignon Morphée refusa qu'elle touche sa chevelure. L'on avait pas le temps pour ce genre de fioriture.

Se frayant un chemin parmi la foule, sans ménagement pour quiconque se trouverait sur son chemin, la succube arpenta en premier lieu les coins boisés de la ville, espérant croiser le palefrenier pour lui coller une raclée. Personne, ni gredin, ni jument. Elle fulminait, cachant le chagrin que lui causerait la disparition de la Shire. Un cadeau précieux d'un prétendant qu'elle n'avait pas toujours, au vue de sa jeunesse et de son imbécilité, traité comme il l'aurait fallu. Le seul autre endroit ou pourrait se cacher la bestiole? Mais le long du fleuve assurément! Morphée bifurqua vers le port et longea la rivière, pour trouver, là ou elles s'étaient arrêtées à leur arrivée il y a des semaines de cela, L'Onyx occuper à brouter telle une ruminante. Le gamin tenait la longe, et tentait sans succès de faire bouger l'énorme mastodonte.
L'air mauvais, la gorgone approcha à grand pas vers la fugueuse et son complice, prête à verser une déferlante d'insultes et quelques coups sur la goule du fumier. Cravache levée, elle interrompit son geste en remarquant le visage tuméfié du gamin... Même elle n'aurait pas osé corriger un enfant de la sorte. Elle abaissa l'objet de torture, prit la longe des mains du gosse et le fit grimper sur le dos de Nyx, qu'elle réussit savamment, à petits claquement de langue à faire marcher lentement. Aucune parole ne franchit ses lèvres, tandis que le gamin restait lui aussi bien silencieux. Arrivés devant les portes de l'auberge, elle le fit précautionneusement descendre de la bête. Morphée détestait les enfants, du moins c'est ce qu'elle prétendait devant son 'public'. Mais à mesure que les années avançaient elle se sentait l'âme plus charitable, ce qui ne l'empêchait pas de se comporter en harpie bien des fois.


Trouve Gervaise et demande lui de te soigner. Avec cette petite gueule tu risque de faire peur aux clients.
Quant à toi grosse mémère, attends toi à être surveillée pour deux. Salopiote!


La belle attacha de bien belle manière la jument à l'anneau et demanda à ce qu'on lui présente fourrage et boisson, puis se dirigea vers l'auberge pour s'enfiler quelques godets afin de laisser passer cette peur qui l'avait taraudée le temps de la chasse. Puis manger quelques douceurs, ou saleurs.. Elle poussa la porte de la taverne et embrassa du regard les clients. Quelle ne fut pas son étonnement de voir le Coms accompagné par une chevelure de geai, et point celle de sa fille! Aux paroles du Ténébreux elle nota qu'il était rond comme un coing, et la curette n'en menait pas large non plus! Fronçant les sourcils, elle le laissa palabrer puis sortit sa flasque et s'enfila une rasade de mirabelle.

Ne vous inquiétez donc pas cher Coms, j'ai dans mes fontes quelques bonnes bouteilles de mirabelle.

Et de lui tendre la flasque, ce afin qu'il s'en enfile une goulée. Puis tournant le visage vers Arfie, les joues également rosies...

Quant à vous jeune fille, vous m'avez fait une peur bleue Tudieu! J'ai bien cru ne jamais vous revoir.

Puis oubliant toute retenue que lui imposait sa noblesse se pencha vers la brunette pour lui faire deux grosses bises claquantes sur les joues. Elle tira ensuite une chaise vers elle et s'assit avec les deux compères, ses boucles folles virevoltant autour de son visage.

Nyx s'est carapatée de l'écurie, je l'ai cherchée pendant au moins une demi-journée Oui... Elle exagérait toujours un peu Et cette coquine s'était réfugiée à la fraîcheur des berges pour s’abreuver. Si même les animaux n'obéissent plus... Mais ou va-t-on!

Que le Coms ait eu le temps de porter la flasque à ses lèvres ou pas n'eut aucune importance, elle s'empara de la flasque pour en prendre une rincée.

GERVAISE! AMENEZ NOUS UNE BOUTEILLE!

Mieux valait qu'elle ait entendu sinon... Son regard se porta vers l'un puis vers l'autre, et elle enchaîna, leur laissant à peine le temps de reprendre leurs esprits.

On fait quoi maintenant? A part pêcher la piscaille sur le pont de la caraque?

C'est qu'elle avait des fourmis sous les bottes, et qu'elle était en quête d'une nouvelle ville à investir. Avec eux sans doute!

Vous n'imaginez pas comme je suis heureuse de vous revoir!

Et de prendre sans ménagement la bouteille que Gervaise lui amenait pour remplir les godets de ses amis.

A nos retrouvailles! Qu'avez vous donc fait en retraite chez les grincheux?

La soirée promettait d'être longue, très longue!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:02

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, on regrette ses erreurs .

[Retrouvailles à Blaye ]


Arfie ne buvait plus depuis bien longtemps, étant déjà ingérable non alcoolisée. Un gros dilemme se présente à elle lorsque le Cougain l'invite à prendre quelques chopines. Boire et se retrouver à jurer comme un charretier , danser sur les tables en chantant des cantiques ou refuser quelque chose au Comte au risque
de le voir de très mauvaise humeur alors que pour l'heure il est plutôt charmant ? La danse du ventre 1 tisane 0.

Quelques verres plus tard l'homme est passablement ivre et la fille ne danse pas sur les tables. Une porte qui s'ouvre avec fracas et sa rousse préférée arrive sourire aux lèvres. S'en suit une grosse bise.. La brune qui déteste ca en temps normal, n'hésite même pas à en faire de même ..
Dame Morphée est comme elle et cette marque d'affection la touche car venant du coeur . "C'est comme les je t'aime, il en faut peu mais sincères.. En plus elle pique pas .. "

Quel bonheur de vous revoir Dame Morphée .. Et vous qu'avez vous donc fait ?

Répondre à une question par une question , Arfie excelle en la matière. Pas envie de ternir l'ambiance, par ses frasques avec Aristote.

Pour les projets moi je sais .. Mais je laisse le Comte vous raconter ..

En fait elle ne sait rien ou si peu. Et l'occasion est si bonne, pour lui faire répèter discrètement ce qu'il a dit .. Car pour l'heure elle a compris qu'elle allait voyager avec lui, attachée à une corde et en y réfléchissant bien soit il a de droles de moeurs , soit elle a rien pigé ..
Elle trempe donc ses lèvres dans la mirabelle offerte par Morphée et boit les Comtales et hipsantes paroles afin de comprendre vraiment à quelle sauce elle va être mangée.
La soirée a été longue et chaleureuse et c'est une diaconesse rassurée sur son avenir qui franchit la porte de la ville de Bordeaux .

[Bordeaux ]

Quand on lui avait annoncé que la joyeuse troupe retournait à Bordeaux pour chercher une petite cuillère trop chargée, la fille n'avait pipé mot.
* J'ai rien entendu, tout est normal , youpi..
Elle y avait rapidement trouvé une auberge, afin d'y prendre un bon bain et se reposer un peu. Mais une chose lui tenait à coeur.
Pigeon vole, rendez vous fixé pour le soir même , de ces rendez vous qui font que les heures n'avancent pas, que la journée parait si longue que quand l'heure arrive on a l'impression d'avoir pris des rides..
Ce temps si long elle l'avait occupé en premier lieu a houspiller tout ce qui était domestique dans l'auberge. Un petit plaisir personnel qu'elle ne ratait jamais . Ensuite, après s'être élégamment vêtue, légèrement parfumée elle s'accorde une petite balade dans la Capitale. Un passage à l'église pour y prier longuement. Et au final c'est en retard qu'elle franchit la porte de la taverne.
Le coeur battant, refoulant des larmes de joie la diaconesse balaye la piece du regard. Il est là..

Parrainnnnn d'Amourrrrr.. !!!

Ni une ni deux, elle lui saute dans les bras , le bisouille, il la serre fort contre lui." Faites que ca ne s'arrête jamais .."Il lui dit qu'elle est devenue une belle femme, qu'elle sent bon. Son ours pataud.. Son gros. Elle lui fait son plus beau sourire.

Tu m'as manqué..

Des années à le lire, sans jamais n'avoir pu le revoir et il n'a pas changé. Il lui parle de lui de son nouvel ami Gédéon. Amusée elle l'écoute , comme avant. La brune se retrouve huit ans en arrière , gamine naive à écouter et croire tout ce qu'il lui raconte.
Elle hoche la tête, sourit, rit. Il lui parle de Castelreng qu'il a bien connu, la met en garde.. Elle gobe tout. Elle parle d'elle de ses projets. Quelques verres et l'étreinte des adieux tant redoutée arrive.
Plus tard le groupe la rejoint , le faible éclairage de la taverne masque ses yeux rougis par les larmes Une diaconesse ne pleure pas , elle console ..
Fière d'avoir retenu ce que lui a dit Duflan, elle approche un peu ses lèvres de l'oreille du Comte et...

Comte !!! J''ai vu Duflan il vous salue bien bas !!!!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:05

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville, la petite Cuyère est pleine à ras bord, on croit sa dernière heure venue.

Blaye/ Bordeaux/Blaye

Et, alors qu'ils sont tout trois attablés autour d'un cruchon bien vide, les questions fusent.


On va devoir retourner à Bordeaux... Léa n'a pu suivre la Comtesse et à présent elle se trouve trop lourdement chargée pour venir à nous seule...

Un bonheur cette bouteille de mirabelle qui tournait. Il en oubliait son mal être, laissant s'insinuer en lui les douces vapeurs de l'alcool.

Une fois de retour nous remonterons à bord. Il est temps que La Maxine regagne son port, je ne veux pas prendre le risque qu'on me dise qu'il n'y a pas de place...

Ils passèrent le reste de la soirée à se projeter dans tout ce qui avait été dit. Du Béarn à la Gascogne en passant par la Touraine, il y aurait de quoi faire.

Quand le lendemain la troupe fut dans la capitale de Guyenne, le Comte profita de cette journée pour régler quelques problèmes en souffrances.

Lettres furent envoyées à Joucou, Marseillan, Cordes et Varilhès afin de savoir des intendants où en étaient les moissons et comment celles ci se déroulaient.
Exceptionnellement s'en suivit un long et inhabituel repos qui, une fois terminé le fit reprendre la plume pour écrire à l’Archevêché de Toulouse.
Le soir, alors qu'il rejoignait qui serait autour d'un verre, à peine fut-il entré à la municipale, que son tympan en prenait un sérieux coup.
Se bouchant alors l'oreille droite il dit alors


M'enfin Curette, je ne suis point sourd !

Il comprit alors qu'elle avait pu voir son parrain qui n'était autre que le Célèbre Duflan !

Cependant, quelque chose n'allait pas, voulait lui faire entendre son inconscient, lui pourrait le mettre sur des tympans sérieusement endommagés par la voix aigüe et forte d'une Curette.

De retour à Blaye, tous furent invités à monter à bord pour un départ en fin de journée, le chef de port averti que " La Maxine" quitterait le port en soirée.
Vérifier qu'assez de vivres étaient transporter dans les cales, que les malles de ces Dames étaient bien transportées dans les bonnes cabine et que le petit personnel trouvait sa place lui dévora toute son énergie.
Jamais il ne s'était senti aussi fatigué sans raison apparente.
L'âge se laissa t-il à penser sans approfondir plus mais se disant qu'il trouverait bien un moment pour prendre un peu de repos.

Alors que les premières étoiles venaient scintiller le ciel sombre et sans nuage, les amarres furent jetées et la manœuvre pour quitter le port de Blaye amorcée. Il prit le premier quart...

Bien plus tard, il put alors faire un crochet par le Mess où il retrouva Curette et MoMie. S'il y restait suffisamment pourrait-il croiser le reste de la troupe.

Un salut aux deux dames et il s'assoit lourdement. Que ne donnerait-il pas pour aller s'allonger et dormir des heures et des heures... Mieux ne valait il pas y penser s'intima t-il alors que Morphée lui demandait s'il allait bien.

Un peu de fatigue, ce n'est rien, je vais bien. Nous risquons de perdre du temps dans les courants entre Blaye et Bordeaux.. Ajouta t-il pour changer de sujet.

Il ne se voyait pas lui dire que plus les heures passaient plus il se sentait d'une faiblesse affreuse. Mais aux regards que les deux femmes lui lançaient, il savait bien qu'elles n'étaient pas dupe.

Le lendemain, alors que la caraque poursuivait son chemin , son état empirait..
Pour lui plus de doute, la mort était là rodant...



[hrp]edit pour ajout d'un gros oubli[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:05

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, on tombe sur un repaire de roux!

Quel bonheur de les retrouver tous après cet intermède solitaire!

Ils avaient fait des plans pour les mois à venir... Voyager, en Béarn pour aller à la rencontre de la Suzeraine du Cougain, Vanyel. Morphée ne se souvenait plus vraiment l'avoir rencontrée... Peut-être à certaines allégeances, alors qu'elle n'était que simple tisserande? A parler comme une charretière. Elle se sentait parfois prisonnière de son titre, comme une lourde robe si difficile à porter... Puis en les regardant elle se rappela que c'était ce titre, cette vie qui les avait réunis.

Arfie, qu'elle avait pris pour une de ses semblables, avec qui elle avait pesté sur leurs domestiques respectifs avant de se retrouver pour de bien plus belles conversations...

Castel, qu'elle avait rencontré, encore gueuse, et qu'elle avait tutoyé, provoquant son courroux. Il ne s'en souvenait plus, ce qui semble normal pour une personne de sa prestance, mais pour l'Ambrée cela avait été une soirée mémorable, avec Catharina et Richard.

Un godet de mirabelle fut vidé, puis quelques autres, toujours à rire et raconter les dernières péripéties des compères.

Après le Béarn? La Gascogne, pour y rejoindre Malcom, qui les avait si chaleureusement invité lors de son passage à Castelnou d'Arri. Lui également un témoin de ce passé qu'elle oubliait lentement, du moins... Ne se souvenait-elle pas un peu de l'armée de leur Régnant, Namaycush? Et de ce conflit qui divisa le Lengadoc lors de l'élection d'Eusaïas? Rome, ou la France? En était née une nouvelle branche de la religion Aristotélicienne.

L'embarquement avait été prévu dans la soirée mais il y ait eu un imprévu. Léa, l'écuyère de Castel, avait eu maille à partir avec un canasson qui refusait de faire avancer une charrette bien trop chargée. Il feraient donc un aller retour Bordeaux-Blaye ce afin de répartir la charge dans leurs propres charrettes.

La Capitale était animée, comme à l'habitude... Quelle ne fut pas sa surprise de trouver un rouquin, dans une taverne tenue par des rouquins? Un vrai nid de vipères que quelques âmes bienveillantes comme celle d'Arfie aurait rêvées de faire flamber. Elle eut la grande joie de revoir Virgile, qui vécut jadis en Lengadoc, et sa douce coccinelle... La belle devait aller passer un mois au monastère, et Morphée tenta d'embarquer Virgile dans leur périple. Il déclina l'offre, arguant son engagement dans l'animation de la Cité, mais la rousse ne fut pas dupe; il voulait rester après de son aimée si elle parvenait à s'échapper pour quelques heures de son lieu de perdition. La soirée fut agréable, mais elle n'eut pas la chance de croiser le Coms.
Les domestiques se chargèrent de séparer les vivres et il repartirent, à la faveur d'une nuit claire et encore bien trop chaude à son goût.

Son dernier jour à terre fut consacré à quelques emplettes, à une longue balade avec Nyx et c'est heureuse de repartir en voyage qu'elle emprunta la passerelle qui l'emmenait sur la Caraque. Leur première soirée au mess fut joyeuse, à un peu trop profiter des breuvages et à raconter billevesées. Mais derrière ce sourire de façade se cachait une sourde inquiétude pour le Coms; bien qu'il fasse tout pour cacher son état, Morphée avait bien remarqué que le visage de Castel était creusé, et sa cicatrice bien plus prégnante qu'à l'habitude.
Elle ne releva pas sa réponse pour ne pas gâcher la soirée, mais s'éclipsa pour rencontrer Norbert, l'homme de main du Coms, ce afin de lui faire part de son inquiétude et de l'aviser si son état se dégradait...

Au lendemain son teint était devenu cireux, et il semblait perdre le souffle. Le jour suivant, il avait grand mal à marcher. Morphée l'aida à sortir de taverne et c'est avec Norbert qu'ils le ramenèrent à sa cabine, et qu'ils le veillèrent tous deux. Même le livre d'images intrigantes d'Arfie n'avait pas réussi à le tenir éveillé. Au petit matin, Norbert posa la main sur l'avant-bras de la Dòna, qui, assoupie dans un des sièges rembourré, s'était retrouvée vêtue d'une couverture on ne sait comment.
Le Ténébreux était levé, sa couche était vide. Ils allèrent le retrouver à la barre, pour remarquer qu'il allait mieux, même si les traces de cet étrange mal étaient encore visibles.

Au soir, il leur confia néanmoins qu'il avait envoyé un flamant rose à Nane, ce afin de se faire ausculter sur toutes les coutures par sa soeurette comme il avait coutume de le dire. La soirée continua joyeusement avec une tentative d'Arfie de rallier la rouquine à la foy artistotélicienne, et quelques palabres sur la Sainte Boulasse et le devoir de la noblesse de ne point être ivrogne. Comment concilier les deux fut trouvé, et Cast lui certifia que la Boulasse ne passait pas pour les impies. L'Ambrée alla se coucher guillerette, mais néanmoins assez sobre pour ne pas se retrouver à la baille.

La traversée se fit en quelques journées seulement, la providence leur avait offert des vents favorables et l'autorisation d'accoster rapidement donnée. C'est une Morphée apaisée, heureuse et dotée de deux beaux épis de maïs dans sa besace qui allait, au soir, pavoiser devant le Cougain avec le cadeau que lui avait offert la Boulasse. Il semblait que même les impies avaient le droit à la générosité de la Sainte.

Une tête blonde, bien connue, attendait au bas de la passerelle. Nane... En compagnie du Cougain, elle s'apprêtait à l'emmener sans nul doute à la consultation... Elle poussa un délicat petit cri pour les alerter, leur fit un signe de la main pour les saluer et les laissa partir ensemble arpenter les rues de la Cité.

De son côté, elle avait à dépenser une belle bourse d'écus, acheter quelques onguents pour Nyx, quelques rubans pour agrémenter ses boucles rousses et une nouvelle tenue de cavalière ce afin d'arriver jeune, belle et jolie en Béarn.

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:06

Castelreng a écrit:
[hrp]4 mains avec lj Nane, posté avec son accord[/hrp]





Petit flash back

Pâle comme la mort, faible comme un enfançon. Tel était donc le Cougain depuis des jours.
Si au départ il avait mis ça sur le fait d'avoir passé une semaine dans un monastère plus austère que pensé, il lui fallut se rendre à l'évidence. Il y avait bien autre chose qu'une indigestion de brouet grumeleux.

Aussi après avoir fait le constat sur plusieurs point, il ne lui resta qu'une dernière chose à faire.
Avertir sa sœur qui se trouve être aussi son médecin attitré. Devoir faire ce courrier l'aurait bien fait grincher et ronchonner si tant est qu'il en avait encore la force. Le fait qu'il lui fallait se concentrer pour tracer ses mots lui minait le peu de force qu'il lui restait.

C'est donc d'une écriture loin d'être ferme qu'il parvint à bleuir le vélin qui, ensuite, s'envola à la patte d'un de ses flamands roses.


[rp]
[/rp]

Spoiler:
 
Sans doute aurait-il put être plus explicite, mais comment aurait-il pu l'être alors qu'il ne savait de quel mal il était pris. Il se voyait surtout droit sur le chemin pour rejoindre Aristote




Nane ne reçoit que rarement du courrier désormais, elle s'est quelque peu retranchée du monde.
Ne croyez surtout pas qu'elle est aigrie ou amère ce n'est que de la lassitude.
Aussi c'est avec surprise qu'elle reçoit le vélin.


Qui peut bien m'écrire ?

Elle examine avec soin le cachet de cire et y remarque la mule familiale.

Tient, Castounet ! C'est si rare qu'il m'écrive ça va être un vélin à encadrer ça !

Elle est si souvent solitaire qu'elle ne se rend même pas compte qu'elle parle à voix haute.

Elle déroule le document délicatement et commence sa lecture. Au premier mot son front se fronce. Bizarre, elle ne reconnait même pas l'écriture de son frère. La main semble avoir tremblé, les mots sont mal formés que peut il donc bien se passer. La suite la renseigne vite. Il est Malade !


Surement un peu de fièvre vue la faiblesse de la plume et surtout du fait des quelques derniers mots de la missive. "En espérant tenir jusque là.... "marmonne t'elle.

Elle sait bien que le moindre petit rhume met un homme à l'article de la mort, il sont tellement chochotte,


Ah ce n'est pas eux qui pourraient supporter les douleurs de l'enfantement pour sur !

Mais tout de même. il ne doit vraiment pas se sentir bien pour avoir pris la peine de lui écrire. Et surtout de cette écriture tremblée et faiblarde.

Mais comment avertir Cast qu'elle sera au port a l'attendre ? Cela fait bien longtemps que Volauvent (le hibou) et Fendlabise (le pigeon) sont morts. un pigeon postal ordinaire parviendra-t'il à joindre le voyageur ? En même temps elle n'a pas vraiment le choix.
Elle griffonne quelques mots sur un coin du vélin,



[rp]je t'attends a l'arrivée[/rp]

le coupe proprement, et resserre en rouleau à accrocher à la patte d'un volatile.

Elle se rend au pigeonnier communal, attrape un pigeon au hasard et après lui avoir attaché un petit billet à la patte le laisse partir. en priant très fort le très haut que l'animal parvienne à destination.

Elle prépare donc un balluchon, dedans son matériel médical, une ou deux essences au cas où, en espérant que ce soient les bonnes, et la voila en route pour Toulouse.

C'est bien parce que c'est Cast. Pour personne d'autre au monde elle ne ferait ce voyage... Enfin si il y aurait tout de même ses enfants pour qui elle irait. elle irait même à genoux s'il le fallait; et puis Maxi sa belle soeur; et aussi Nola son amie soeur depuis toujours et finalement pas mal d'autres encore qu'elle ne peut citer... la liste s'avère trop longue.


Quand on arrive en ville, on voudrait faire demi tour


Le bateau était enfin au port Nane faisait les 100 pas en attendant le “grand malade” mais bon c’était son frère et même si elle soupçonnait une exagération conséquente, l’écriture de la lettre l’avait fortement inquiétée.


Il allait mieux. Peut-être s’était-il emballé trop vite. Après tout ce n’était qu’une grande fatigue. Fatigue qui l’avait pratiquement mis sur les genoux. Mais il allait mieux.
Il devait bien admettre tout de même qu’il n’avait ressenti un tel état de faiblesse depuis, il y avait des années, qu’il s’était retrouvé à embrasser deux armées alors qu’en lance il tentait avec son filleul de gagner Toulouse. C’était le temps lointain du règne d’Eusaias, pour dire que ça datait plus d’hier. C’était cette fois où il avait pris une lance dans le dos et avait été laissé pour mort. Une chance que Vanyel l’avait retrouvé.

Cet état où c’est tout juste si l’on parvient à se tenir debout, où la tête vous tourne à un point que c’est une torture a parvenir à rester concentrer sur ce qui nous entoure. Cet état qui vous laisse aussi blanc qu’un revenant. Quatre jours durant il avait eut la nette impression que la vie était à sortir de son corps de la manière la plus sournoise qui soit.
Pour la première fois de sa vie, la peur l’avait gagné et il avait dans sa panique envoyé un volatile à sa docteur es médecine de soeur.

Alors que “ La Maxine “ venait d’accoster, il pestait contre lui même d’avoir été si impulsif. A présent, il savait qu’il n’y couperait pas, que Nane l’examinerait à la loupe et lui sortirait les vers du nez.
Aucun étonnement donc de le voir descendre la passerelle en trainant des pieds, pas étonné du tout de voir le doux visage de sa Nanou.

Nane regarde son frère descendre la passerelle d’un pas assuré.....

Et bien le mourant on dirait que tu vas beaucoup mieux que lorsque tu m’as écrit. J’espère pour ton matricule que tu es réellement malade parce que me faire faire Castelnou d’Arry/ Toulouse au pas de charge si c’est pas indispensable tu risques de le sentir passer. Et en plus tu me fais poireauter sur le quai au milieu des marins plus ou moins souls. Et moi qui pensais que tu souhaitais prendre soin de moi !

Elle semble en colère de le voir en pleine santé mais ce n’est qu’une attitude qu’elle se donne. Toute personne qui la connait, sait que ses colères ne sont que de façades, presque des mises en scène, comme c’est le cas à cet instant.

Son regard cependant, pour qui la connait bien, dément la rudesse de ses propos. S’y mêlent l’inquiétude, le soulagement, et l’immense amour fraternel qui l’unit à son Castounet.

Comment ne pas se sentir redevenir un gamin lorsqu’on se faire gronder comme tel ?

J’ai crains que tu ne sois venue m’accueillir avec civière et potion amère à avaler de suite. Voilà bien qui me rassure mais tu sais….

Et d’un ton plus bas où le doute n’est pas de mise, il ajoute.

J’ai cru que mon heure était là..

Au cri qui se fit entendre, il leva la tête pour y découvrir non pas une mouette mais Momie qui agitait la main. Curette ne devait pas être loin Lea et la Comtesse non plus.

La blonde se pend a son bras. Fi des civilités elle saluera les autres voyageurs qu’elle connait après avoir examiné sa mule de frangin.


Allez viens ! On va a mon cabinet histoire de me rassurer tout à fait; tu me raconteras tout, je t’examinerai par acquis de conscience et ensuite tu pourra peut être aller ripailler à l’auberge… Si je t’y autorise.

Un sourire moqueur accompagne les derniers mots de la blonde.
Une grimace de dépit se fait sur le visage du Cougain et les voilà en route..

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:06

Maxine.. a écrit:
Quand on arrive en ville on commence à se poser des questions...


Ils avaient tous eu besoin de se changer les idées. Ce voyage semblait être la solution à bien des choses. Quelques jours de bateau, et les voila en Bordelais...
Et une fois en Bordelais, une Comtesse qui ne comprend plus rien...Son époux qui a une subite envie d'aller s'enfermer chez les moines, la curette au couvent, la Dona de Roquebrun qui part de son coté...et Maxine qui se retrouve avec le vassal de son époux et l'écuyère de ce dernier à Bordeaux.
Et le temps qui s'allonge, s'étire, s'éternise...
Maxine écrit finalement à son époux, espérant que les Moines lui transmettront la missive, ce qui est fait. Elle reçoit une réponse, avec des directives, un peu froide, comme tous les échanges qu'il a avec elle depuis quelques semaines.
Mais que peut elle bien avoir fait de si mal pour mériter son désamour, son dédain?

Elle tient bon et en bonne épouse obéit à ses directives, réunissant enfants, personnel, vassal et écuyère qui finalement ratera le départ. Malgré la froideur de sa lettre, elle espère que le repos qu'il a pris leur permette de se retrouver quelque peu. Elle l'aime toujours et cette situation la rend de plus en plus malheureuse.
Bien sur, elle ne le montre pas, elle reste aussi stoique que possible...du moins en public.

Le soir, seule dans sa chambre, ou dans la nuit noire sous la capuche de sa cape, les larmes coulent, masquant les sanglots silencieux. Elle sait que cela le met en colère quand elle pleure. Mais comment peut elle réagir? Son coeur se fend un peu plus chaque jour.

Entre Bordeaux et Blayes, les lieues sont vites effacées et Maxine et sa "troupe" retrouvent le petit "trio joyeux". Rien n'a changé, si ce n'est que Maxine et Morphée ont une meilleure conversation. Elle les observe tous les trois. Qu'est elle parmi eux désormais? Une intruse?

Le lendemain, ils récupèrent la retardataire et retournent au port. La Maxine les attend. Ahhhhh, la Maxine...Parlons en! Quelle idée....! "On va construire une caraque tu verras on fera plein de voyages ce sera formidable, on essayera de faire le tour du monde entre amis"...Toulouse Bordeaux, Bordeaux Toulouse...vu ce que semblent devenir les relations maritales des époux comtaux....Elle avait plus de chances de devenir Reine sans participer à l'élection Royale.

Donc les voilà à bord, à meubler le temps entre la pêche, les discussions au mess, la lecture, les projets....et le dernier soir, alors que Maxine retient quelques minutes son mari au Mess afin qu'ils discutent du malaise qu'elle ressent entre eux, la vérité éclate. Celle qu'elle pressentait, celle qui fait mal, qui blesse dans la chaire, qui vous laisse sur le carreau, sans rien à quoi vous raccrocher. Le Comte ne ressent plus rien pour son épouse, ou du moins il ne l'aime plus et veut prendre ses distances! La lame en plein coeur aurait été moins cruelle...
Elle l'aime toujours elle..que doit elle faire? Le laisser partir? S'accrocher et l'obliger à supporter sa présence jusqu'au point de finir par la détester?

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:06

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, le noir est à l'honneur .


Je ne suis pas sourd Arfie..

Encore une fois, la brune était la victime des paroles de son Gros .. Et au final elle reverra à la baisse la taille de la pièce qui un jour leur servirait de confessionnal . Si le Duflan l'avait encore roulée dans la farine en lui faisant gober que le Cougain était sourd, il l'avait roulée avec ses avertissements concernant les mains baladeuses du Comte . " Je l'aurai un jour ... "

Ridicule mais finalement rassurée. Claquer le beignet d'un fidèle, comte , qui plus est , aurait été une grande première. Et pourtant, des bourdes, elle en avait à son actif.

Castelreng a une sale tronche , il semble épuisé, à bout de force . "Gniarf , pas bien ca "

Elle prend place à la table et l'écoute parler . "Le Com's est malade.. Ciel qu'on lui achète un dispensaire . "

Oui.. Mais non ... Etrangement la brune est inquiète, c'est que même si elle ne le dit pas, elle l'aime bien le capricieux n'en déplaise à certaines personnes. Puis il le sait, elle a quand même mangé le fromage.
Si l'homme avait été un ami, une petite tape dans le dos, un "pète un coup ça ira mieux demain" ou une énorme bise en précisant que c'était le bisou "Arfitesque" qui guérit, aurait fait l'affaire . Mais lui .. Plus elle le regarde, plus elle le trouve mal en point .

Rhalala vous travaillez trop Comte, laissez donc la barre pour cette nuit.. Apprenez à déléguer un peu.. Et après une bonne nuit de sommeil vous vous sentirez beaucoup mieux..


Quant Arfie se prend pour un médecin ...
De retour dans sa cabine elle prie longuement pour que bien vite la santé s'améliore et
que le mal plus profond qu'elle pense percevoir disparaisse ..

Les jours suivants, la diaconesse ne manque pas de lui demander régulièrement de ses nouvelles.. Il retrouve la santé au fil des jours , et redevient grognon à l'idée de se faire ausculter par sa soeur dès leurs arrivée à Toulouse..
" Il va mieux !! Le monde est sauvé tsssss..

Quant au reste , il ferait le nécessaire le jour ou il en sentirait le besoin. Elle avait accepté la tache.. Guide ou vautour aristotélicien, peu importe, elle ferait de son mieux et ne le lâcherait pas aussi facilement .. Pour l'heure elle semblait l'amuser.. Et Arfie en était ravie.
"Tant qu'il me colle pas un chapeau à grelots sur la tête et bien peu importe la thérapie, l'important est qu'elle soit efficace.. "

La Garonne, ses berges ensoleillées, la brune passe la plupart de son temps sur le pont, elle s'isole bien souvent et profite du paysage.
Soirées agréables. Discussions parfois dont elle ne comprend pas un traitre mot, elle se contente d'écouter de profiter de ces moments ou enfin elle se sent en vie . Elle se laisse même aller à parler un peu de sa petite personne ., Mais rapidement elle s'en excuse,
" Non mais ho c'est moi la diaconesse .. "
Les vents sont favorables et bien vite le port de Toulouse est en vue. La fille est subitement nauséeuse .
La cuite d'hier ? Les manoeuvres d'amarrage ? .. Maudit capitaine, ou l'idée de reposer un pied en sol Toulousains alors que ses souvenirs y sont encore trop présents .. Pas le temps d'y réfléchir que déjà les malles sont débarquées, retrouvaille en famille qu'elle fuit afin de ne pas déranger, et Castelreng qui suit sa soeur en grognant.

"Devriez vous faire ausculter Arfie , vous avez surement la vérole " .Un regard jeté qui en dit long .. "T'sais ce qu'elle te dit ma vérole ? " Sourire figé..

Oui Comte ...

Elle prend rendez vous avec Nane pour une consultation " On sait jamais l'autre m'a p'têtre contaminée, il postillonne de partout "
La folle prend congés de la joyeuse troupe, qu'elle rejoindra plus tard pour quelques liqueurs .

Soirée familiale et amicale où la brune ne sent pas à l'aise.. Il est encore trop tôt pour qu'elle y trouve sa place . Et ce qu'elle a découvert au sol, devant la porte de l'auberge, la trouble au plus haut point..


Promesse faite à Morphée de la retrouver le lendemain pour une journée entre fille .. Tout ce qu'elle déteste en principe mais qui en compagnie de cette rousse pétillante ne peut être qu'agréable ." Faite place les gueux les Dames sont en goguettes."
Le précieux présent dans les main, elle prend la direction de son appartement. Son corps est subitement parcouru d'un frisson, son visage s'orne d'un sourire étrange, l'idée qu'il la suit du regard fait son chemin et stupidement elle rallonge le parcours. La marche se fait plus lente,le coeur battant, elle imagine, elle espère.. Ses pensées à ce moment là feraient rougir une catin.. Elle déambule dans les ruelles de Toulouse à
la recherche de la plus sombre où tout pourrait arriver.. Et bien sur rien n'arrive..
Joutes verbales, missives, moments agréables , ou il s'était évertué à lui dire qu'il ne voulait pas la faire souffrir. Ou elle était prête a tout accepter et un jour le " nous" avait été envisagé.
Une phrase qui raisonne dans sa tête.. un type comme moi ne manque à personne ..

Tu avais Tort !!! J'avais raison et j'ai tout gâché .. Tssssss

Elle va pas la fermer sa gueule ? !!!


Oups ... Gueule toi même !!!! Non mais ho je prie !!!

Pot de chambre évité de justesse par un habile petit saut.. La diaconesse rejoint ses appartements.
Pigeon vole sans grand espoir, la brune s'endort rapidement. Le lendemain arrivée fracassante au rendez vous convenu avec Morphée..

Youhou !!! Morphée !!!! C'est mouaaaaaaaa !!! Je ne suis pas malade !!!!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:07

Castelreng a écrit:
[hrp]4 mains avec lj Nane, posté avec son accord[/hrp]



Quand on arrive en ville, On se dénude jusqu’à l’âme


Il ne fallut guère que quelques minutes pour qu’ils rejoignent le cabinet médical. Le Cougain ne cachait plus sa mauvaise volonté, le vouloir de se trouver ailleurs.


Il ne te sera pas utile de me tripoter dans tous les sens . Je vais bien à présent… c’est juste que…

Juste que quoi ? Tu vas pas m’apprendre mon art quand même ? Si j’estime qu’il me faut te “tripoter”, comme tu dis, c’est pas toi qui m’en empêchera !

Assied toi sur ce tabouret, tu es trop grand pour moi ! Et enlève moi cette chemise que je puisse écouter ton cœur.


La blonde commence son examen. Elle écoute le cœur, palpe le ventre, regarde le blanc des yeux, examine la gorge du grincheux… rien, tout a l’air en ordre.

Maintenant dis moi ce qui se passe , si tu n’as aucun symptôme, la maladie n’a pas pu venir et repartir comme ça, de nulle part et sans raison. Ce doit être ta caboche qui déraille ou une grosse contrariété. Mais d’abord explique moi avec précision les symptômes dont tu as souffert ainsi que le contexte dans lequel la maladie est survenue.


Et enlève ta chemise.
Et cesse de respirer.
Tousse….. Encore… Moins fort.. Plus fort...
Blabla… blabla…

Il lui fallut bien se plier aux désidératas de la docteur ès médecine. Il s’y plia donc, soulagé qu’elle ne lui demande pas d’aller pisser dans un bocal afin d’analyser ses urines !
A présent il lui fallait répondre à ses questions.
Si pour les premières il sut être précis. Pour la suite il en fut tout autre.
Et pour cause, lui même ne savait…

Quand je suis sorti du monastère après une semaine à méditer et ne manger que du brouet plein de grumeaux, ça allait.
Les deux jours suivants pareil ça allait.
C’est la veille de notre aller retour Bordeaux que j’ai commencé à me sentir fatigué.
On est allé récupérer Lea à Bordeaux où je suis resté dans mon appartement sans voir personne d’autre que mon valet tant je me sentais épuisé.
Le soir on a repris la route pour rejoindre le bateau à Blaye,j’ai vraiment cru que je tiendrais pas en selle jusque là bas tu sais. J’ai pris autant de repos que j’ai pu en arrivant et ensuite il a bien fallut que je surveille un peu la mise en cale des vivres, les malles des femmes et le reste. J’ai bien cru là mon heure venue tant j’étais faible. Et Nane, crois moi si je te dis que c’était pis qu’à mon retour toulousain en charrette.


La jeune femme écoute attentivement le Cougain mais rien ne la frappe particulièrement qui aurait pu déclencher les symptômes décrits, fatigue surtout d’après le discours.
Aurais tu eu une contrariété importante une déception peut etre ?

La jeune femme ne comprends pas.


Il ne s’est rien passé à coté de ces faits, somme toute, ordinaires ? Tu n’a été qu’épuisé ? Pas de nausées, de maux de ventre, de douleurs dans les jointures

Avec si peu d’indice elle ne peut pas déterminer le mal dont son frère a bien pu souffrir.

N’y aurait il point eu une épidémie a Bordeaux ?
Et ton valet a t’il été souffrant aussi ?


Non Nane, rien de plus que d’ordinaire et la fatigue me tombait dessus de plus en plus, comme si elle me recouvrait pour m’ensevelir et non rien ni nausée et autre, juste cette chape de fatigue qui m’a assommé.
Je me souviens même plus notre avant dernière nuit à bord. Je me souviens être passé au Mess saluer ma Curette et Morphée et je me suis retrouvé dans ma couchette avec mon valet et Momie me veillant.. … Pas d’épidémie, suis le seul …


Il avait gardé pour la fin, la contrariété. Et pour cause, il ne savait comme aborder un sujet aussi privé que sa vie de couple. Il était à chercher les mots pour dire à sa sœur qu’il était à rendre son épouse malheureuse et ce depuis des mois.

Ma vie de couple est une catastrophe malgré les apparences Nanou….

Un silence lourd et pesant ponctua alors ces mots. Pour un peu ils auraient pu résonner dans le cabinet médical. Laissant à Nane le temps d’enregistrer les paroles de son frère et d’y réagir.

La blonde a enfin compris mais comment expliquer a son frère, elle, si solitaire, que ce sont des choses qui arrivent parfois que la vie a deux est parfois le plus grand défi d’une vie. Elle sait beaucoup de choses contrairement a ce que son frère pense. Maxi est venue parfois lui demander conseil, lui a expliqué l’incompréhension entre eux. Comment le lui dire sans le heurter.


Quoi te dire ? Déjà tout ce que tu pourras me dire dans cette pièce restera strictement entre nous. En tant que médecin, je ne suis pas la pour juger. Juste pour trouver pourquoi tu as été malade et comment y remédier surtout si cela se reproduit.
Ceci posé voila ce que je peux te dire en tant que médecin en suite je te parlerais en tant que sœur aimante.

Le chagrin, le souci, la contrariété peuvent rendre malade. Tu as fais ce qu’il fallait écouter ton corps tu étais épuisé tu t’es reposé tu n’as pas cherché a lutter contre ton corps c’est une bonne chose. Tu étais soutenu par Morphée c’est une bonne chose il ne fallait pas rester seul en ces circonstances.


Silencieux. Tête baissée. Non pas comme un gosse a qui on fait des remontrances mais comme un homme ne sachant plus vraiment où il en est. Alors il écouta, se disant que ce serait moins dur pour sa cervelle embrouiller. Une chasse à la simplicité.

Maintenant en tant que sœur je peux te dire que je savais que tu n’étais plus heureux avec Maxi elle non plus n’est pas heureuse. Elle t’aime mais ne sait pas le montrer réellement. Elle se veut femme soumise et aimante, mais ce n’est pas ce qui te convient. Je te connais mon frère je sais que tu as besoin d’une femme qui a du répondant.

La blonde va chercher une cruche d’eau fraiche dans la seconde piece du cabinet ainsi que deux verres.

Il ne pensait pas que l’échec de son couple était aussi limpide.
Il la regarda quitter la pièce pour celle voisine et revenir les mains chargées.


Désolée ici je n’ai que ca a boire mais a force de parler j’ai la bouche sèche.

Elle sert un gobelet d’eau a son frere et en avale trois coup sur coup pour sa part.

Toujours silencieux, il prend le gobelet, le porte à ses lèvres pour avaler deux belles gorgées.
L’eau fraîche lui fit du bien.
Sa soeur reprenait…


Reprenons. As tu parlé a Maxi ? Essayé de trouver une solution avec elle ?
Expliqué ce qui n’allait pas ?


Oui … Nous nous sommes croisé au Mess juste avant de descendre. Je lui ai dit mon besoin d’éloignement….

Maxi est venue me voir quelques fois pour me demander conseil mais je n’ai pas du savoir lui expliquer convenablement. Elle voulait savoir ce qui te plaisait, la manière dont elle devait réagir, mais ça c’est hors de mes capacités. Pour moi on doit rester soi même et si ca colle pas entre deux personnes soit on fait des efforts pour que ca fonctionne mais il faut que les efforts soient durables pas juste un instant sur le coup des paroles. Soit il faut abandonner et éviter de se faire du mal l’un a l’autre.

Quelle est la solution que tu as choisie ?

Il secoua la tête, ne cachant rien de ses sentiments.

Je l’ai couverte de soie et de fourrures comme aucunes autres. Je la voulais heureuse. Vraiment. J’ai échoué..
Es tu sur que c’est uniquement cela qu’elle souhaitait ? Les robes et les bijoux peuvent etre importants mais est-ce l’essentiel dans une vie ? J’en suis toujours a m’interroger vois-tu .
Elle adore les chiffons et les boutiques Nane, elle aimait mes présents, de ça j’en suis certain. Elle savait qui plus est que ce genre d’occupation pour moi ….

Je n’en doute pas mais peut etre voulait elle de toi plus que cela. Il me semble même que depuis que tu es marié avec Maxine ta propre garde robe s’est considérablement agrandie.
Bon dieu Nane !! Non ! je n’étais pas qu’un coffre ouvert à la dépense !

La blonde caresse avec tendresse la joue de son frère qu’elle voit si désemparé.

Je sais bien que tu n’es pas qu’un coffre loin de la . Je connais les trésors que tu recèles. Excuse moi de t’avoir interrompu par mes questions il vaut surement mieux que je te laisses vider entièrement ce que tu as sur le cœur avant d’intervenir. Mais tu me connais j’ai toujours été impulsive.

De nouveau il secoue la tête, comme voulant lui dire que ce n’est rien..


Elle est une mère exemplaire mais une épouse spectatrice. Je me suis dit que ça passerait. Peut-être ne peut-elle me pardonner de n’avoir voulu lui faire un second enfant...
Je ne supporte plus de nous voir ainsi. J’en suis arrivé à ne ressentir qu’une grande tendresse pour la mère qu’elle est. Je ne veux pas ne plus rien ressentir du tout comprends tu ?


Il semble avoir terminé elle reprend donc la parole.

Dans tous les couples la maternité modifie la femme et sa vision de l’homme. Dans certains couple la femme ne voit même plus dans son époux qu’un père. Ce n’est pas le cas de Maxi bien sur mais cela peut arriver.

Nane…. Dit-il alors, profitant du temps qu’elle est à reprendre le souffle, voulant clore cette conversation une bonne fois pour toute.

Voudras-tu bien veiller sur elle et les enfants tant que je ne serais pas là ? …


Tu n’as même pas besoin de me le demander cela va de soi… si elle m’en laisse le loisir.
Peut être souhaitera t-elle mettre une grande distance entre vous. Si elle s’enferme dans sa baronnie ou si elle refuse de me voir cela ne me sera pas possible tu le devines bien.


Je repart dès ce soir, je ne veux et ne peux rester… Elle craignait que je lui prenne les enfants…. Je les voulais à Cordes car je sais qu’ils s’y plaisent..

Posant son gobelet à moitié vide ( ou plein) sur le coin de la table il se lève. Avant de gagner la porte, il se retourne pour conclure par un

Je te vois ce soir avant le départ…. Nane je compte sur toi…

Et sans même attendre de réponse passe la porte.

Nane est pensive après le départ de son frere. Elle range machinalement les deux verres et la cruche puis note soigneusement sa consultation en attendant le prochain malade.

C’est non pas dans son appartement qu’il échoua mais dans une des tavernes de la capitale.
Il fut surpris d’ailleurs , mais agréablement, d’y trouver sa fille ainée, Heaven qu’il n’avait revu depuis quelques mois.

Alors, voulant le temps d’une heure ou deux, oublier le présent, il la questionna sur sa vie et se rendit vite compte, qu’elle et lui n’étaient pas que liés par le sang ….

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:07

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, Mais on s'appauvrit!

Le coup d'oeil fut rapide, et Castelreng n'eut à peine le temps de lui faire un signe qu'il était déjà embarqué de force par sa soeur. Un sourire naquit sur ses lèvres; il était entre de très bonnes mains. Ce qui laissa le temps à la Dòna d'intimer l'ordre à Gontrand de les abandonner, ce afin de prendre soin de la chapelle de Cordes.

Gervaise, quant à elle, fut dotée de la responsabilité de louer une chambre dans un endroit discret de la ville, mais néanmoins à côté de l'animation du port. Et surtout sans le bruit des ivrognes qui cuvaient leur picrate à la sortie de la taverne. Et pour cela, Morphée avait une très bonne adresse que lui avait conseillé la dame qui entretenait l'appartement d'Arfie. Elle savait bien qu'un jour elles se trouveraient toute deux dans la capitale et que forcément elle n'aurait pas le luxe de se reposer dans son logis.

La nuit, bien que solitaire - la rouquine ayant pour un temps décidé d'abandonner les coïts avec de vigoureux marins - fut salvatrice et reposante. Au petit matin la jeune femme prit le temps de s’apprêter s'arrêtant un instant sur les traits de son visage. De fines rides commençaient à ourler le coin de ses paupières, premier signe d'un âge qui avançait inéluctablement. Elle décida d'oublier les autres, et ne s'embêta pas à mettre une tenue très élaborée. Rendez-vous avait été prévu avec la Curette pour faire des emplettes; il lui faudrait sans doute une tenue pour la messe de.. de quoi déjà? de béatification de la chapelle de Cordes? Elle réalisa qu'elle était d'une terrible ignorance en matière religieuse, mais d'un autre côté cela lui évitait des messes interminables ou elle risquerait de se mettre à ronfler et déranger la cérémonie.

Une fine cape blanche sur les épaules pour porter le deuil du Roy et elle vint rejoindre Arfie devant le forum et commencer leur périple financier.

Bras dessus dessous, elles arpentèrent les différentes échoppes; Morphée repéra trois mâgnifiques cottehardies mais voulait aussi profiter des couturières des autres capitales qu'elles auraient à visiter. Il n'en resterait qu'une... Mais par contre une foultitudes de rubans pour emprisonner ses boucles et sans doute un mâgnifique bijou que le Coms traiterait de pacotille.

La première, vert émeraude, lui donnait l'air d'une irlandaise perdue en terres Toulousaines.. La seconde, bleu nuit, mettait en valeur les yeux saphirs de la Dòna, tandis que la dernière, rouge écarlate, la rendait flamboyante... Les tissus étaient assez légers, puisque devant être portés à la faveur de l'été.

Morphée incita Arfie à en essayer quelques unes elle aussi, ayant décidé que Gervaise reviendrait ensuite en cachette en acheter une. Une crise de générosité l'incita même à signifier à Gervaise de faire l'acquisition d'une tenue pour elle, bien sûr pas dans la même échoppe. La servante accepta de suite, avant que la rousse n'ait dans l'idée de se raviser.
Son regard fut happé par quelques artefacts en cuir; elle retint l'emplacement de l'étal afin d'y retourner finaliser l'achat de liens de cuir, de ceintures et de bracelets de force, courts et longs...

Deux bonnes heures plus avant, les yeux pétillants de malice de la noble ambrée se plantèrent dans ceux de la curette.


J'ai faim Arfie, j'ai oui dire qu'une auberge proposait quelques variétés de cochonnaille bien alléchantes, accompagnées d'un petit vin de derrière les fagots!

L'auberge n'était qu'à une ou deux rues de leur position, et elles y furent vite rendues. Attablées derrière les fenêtres à meneaux, fin verre de cristal italien à la main, l'ambrée invectiva son amie.

Alors, avez-vous trouvé une tenue qui vous plairait? J'ai pour ma part une petite préférence pour ce bleu nuit que j'ai essayé, tout en retenue et en discrétion...

Un plat contenant quelques talmouses leur fut amené, et elle prit un des petits feuilletés en main pour le croquer avec un plaisir non retenu... Pas aussi croquant que les noisettes, mais tout aussi savoureux!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:08

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, on dépense sans compter .


Après un repérage dans les plus belles échoppes , la faim les avait guidée dans une des meilleures auberges de la Capitale. Aucune surprise , Arfie detestait de plus en plus les sordides bouges bien souvent rencontrés de part ses nombreux voyages et il ne pouvait en être autrement pour sa noble compagne de dépenses.. L'endroit était propre, calme, deux ou trois tables occupées par ce qui semblait être des notables de la ville.. Point de gueux ivres morts, cela laissait présager un repas des plus agréables .

Arfie voit arriver un plat de talmouses.. Pour elle la cuisine c'est de la sorcellerie.. Elle se demande encore comment, avec tous ces produits trouvés sur le marché, on peut faire ne serait ce qu'une soupe ..
Poser des collets, vider la bête et la faire rôtir sur un feu de bois en pleine nature, c'est bien tout de ce qu'on peut dire de ses compétences culinaires..Puis elle s'en moque ,puisque la vie lui a donné la chance d'éviter cette corvée en déléguant la préparation des repas.
Il lui reste malgré tout beaucoup de saveurs à découvrir, des mets qui la font saliver rien qu'a l'évocation du nom..
Pour l'heure elle saisit un feuilleté et le croque à pleines dents ..

Hum chai bonch cha ... chai quoi ?

"hé ho t'es pas chez mémé là.." Rougissante, elle avale ce qu'elle a dans la bouche et essuie d'un geste délicat les commissures de ses lèvres.. Petit sourire géné ..

Ha oui la bleue, je l'ai vu aussi .. Vous irez l'essayer et je vous dirai ce que j'en pense.. Mais tout vous va voyons !!!!

"Pas tant qu'à moi non plus .. Tsss.. "
La diaconesse parait si fade à coté de cette rousse flamboyante.. Par choix, depuis le décès de son époux elle ne s'autorise que très rarement des couleurs autres que le noir, le blanc et le gris .. Mais en faisant leur repérage, elle a aperçu une
robe, non pas qu'elle en ai besoin, car la folle a une garde robe à faire bien des envieuses.. Mais elle est rouge .. Elle trempe ses lèvres dans son verre, réfléchit un instant , comme si ce qu'elle allait dire était ridicule ..

Alors .... J'ai repéré une robe rouge.. Mais .. vous croyez que cela m'irait ? Et peut-être des nouvelles chausses et une ceinture ..et ...


L'acheteuse compulsive a repéré tant de choses.. D'abord l'indispensable, de l'eau de mélisse, de la poudre d'iris, quelques petits rubans, des parchemins, de l'encre, quant au reste elle trouvera surement de quoi remplir un peu plus ses malles et faire râler celui qui les lui portera..

Dommage que nous repartions ce soir , j'aurai fait faire une tenue plus sobre pour Geigneur .. Ca l'aurait fait rager..

Sa marraine n'étant plus là pour de telles discussions futiles, les occasions de parler chiffons étaient rares.. Très sélective en amitié, elle ne profitait que très rarement de ces moments de complicités féminines ..
Elle lui avoue donc que malgrè cette passion pour les belles tenues, c'est pieds nus, cheveux en vrac et vêtue d'une simple robe qu'elle se sent le mieux. Parcourir la campagne à la recherche de simples, ou tout simplement d'un endroit retiré pour y faire une sieste "arfitesque" sont pour elle de purs moments de bonheur . Pour les collets qu'elle ne manque pas de poser , elle n'en pipe mot, malgré l'espoir de lui faire partager son monde .. Un sourire malicieux orne son visage à l'idée de se retrouver un jour à braconner sur les terres du Cougain.. " M'en fiche je cours plus vite que lui.. Il manque d'exercice j'en suis certaine .. Il bouffe trop ".

La brune n'est pas très loquace quand il s'agit de parler d'elle, par pudeur, peur de ne pas intéresser. Elle aime écouter, se remplir du bonheur des autres, rassurer, consoler .. Une parfaite petite diaconesse qui s'est mise une idée dans la tête , amener Morphée au baptême .. Rien ne presse et plutôt que de lui bourrer le crane avec la vertu et la religion aristotélicienne, elle préfère prendre son temps.. La rousse n'est pas
de celle qui fait les choses sans réfléchir .. Guider passe aussi par l'écoute , la compréhension, de longues conversations.. Même si Arfie a réponse
à tout quand on lui parle du Très Haut, il se peut qu'elle apprenne des choses. Elle se souvient d'un échange où Morphée avait lâché quelques bribes de son histoire.
Ambiance "coupine" , la brune s'autorise donc une question , et tant pis si son interlocutrice la remballe ou n'y répond pas .. Arfie est patiente.. Peut-être que Morphée fera preuve de moins de mauvaise foi que son sujet principal qui semble en avoir fait un art de vivre.
Ce qui agace et parfois amuse fortement la brune qui lutte pour ne pas baisser les bras..
"Va me faire vieillir avant l'age celui là.. D'ailleurs la prochaine ridule qui apparait sur mon visage, je lui colle un procès en règle .. " Petit silence.. Regard perdu et fixe.. L'imagination fertile d'Arfie se met en action...

[rp]
Scène I acte II
Le Comte, en haillon de soie, enchaîné, entre au tribunal, suivi d'une foule d'avocats véreux il va s'en dire.. Amaigri , ca lui fait du bien .. Sous la huée des spectateurs..Arfie défigurée par une ridule naissante est présente, elle se dit victime de la mauvaise foi du Comte et demande réparation.. Depuis elle se ruine en loup qu'elle porte jour et nuit pour cacher son visage mutilé par cette patte d'oie .
Plaidoirie de la défense, Arfie sait tout faire, plaider, rouspèter, chanter, jouer de la mandoline et bien d'autres choses encore avouables ou pas .. Elle prend donc la parole, après avoir fait une belle révérence au comte.. Le respect voyons.. !!!

Cet homme m'a défigurée avec sa mauvaise foi.. J'etais jusqu'alors la plus belle fille du royaume.. Bah quoi elle imagine hein .. J'avais pour mission de faire un grand ménage de printemps dans son âme .. Mais il a pris un malin plaisir à bousiller tous mes ustensiles de nettoyage.. Enfin c'est imagé, monsieur le Juge, car si un jour j'avais fait un tant soit peu de ménage , mes mains ne seraient pas si magnifiques, splendides, sublimes !!!! ..

Elle tend la main au juge qui émerveillé y pose un délicat baiser qui a pour but de la faire rougir..

Comment me direz vous ? En me tenant tête, en refusant de lire son livre des vertus .. Oui oui .. Comme je vous le dis.. Et voyez le résultat ..

D'un geste elle arrache son masque, ce qui provoque des larmes dans la foule.. La pauvre .. Arfie mains sur les hanches telle la poissonnière du village écoute ce que la défense à a dire.. Castelreng prend la parole ..

Hm... Z'auriez pas des matelas en plume dans vos cellules ? hm.. C'est de sa faute, Curette incompétente !!! Hm... Hm ...


La foule en délire se déchaine .. Le verdict tombe bien vite ..

Castereng du Cougain et de.... enfin vous !!!! Ignoble personnage !! Coupable !!!! Je vous condamne à chanter les louanges d'Arfie en place publique, jusqu'a la fin de vos jours .. A réciter 17 crédos en journée et autant dans la nuit ..

Si je peux me permettre M'sieur le Juge ..


Arfie murmure quelque chose à l'oreille du Juge.. Sourire de celui ci..

Bah oui tsss... A lui verser la somme de 50000 écus et a lui rendre son livre d'anatomie .. [/rp]

Retour à la réalité .. Petit sourire timide, elle hésite ...

C'est du a quoi votre cicatrice ?


Dans l'espoir d'avoir une réponse, elle baisse la tête et regarde sa main qui machinalement, rassemble patiemment les miettes se trouvant sur la table pour en faire un joli petit tas..

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:08

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, on babille, on babille!


S'il est des plaisirs de la vie dont la Dòna ne se privait pas, c'était bien sûr la nourriture. Au sortir de sa dernière crise d'endormissement son corps était d'une minceur inquiétante, l'on distinguait ses os! Quelle infamie! Dès lors elle profitait de l'instant présent et de tous les cadeaux que la terre voudrait bien lui offrir.
A la croque des talmouses Arfie baragouina dans sa moustache, ce qui la fit rire, montrant une joie non dissimulée. Elle en prit un second et continua :


Ché plein de'fromach'. Ché bon mais ché chaud!

Qu'elle aimait la spontanéité de la brunette! Devenue une noble guindée et pincée, elle en avait oublié que l'on pouvait se comporter sans avoir préalablement à vérifier que cela était bien conforme à ce qu'on attendait d'elle. Une sorte de masque bien lisse qui la faisait parfois être vue comme froide et détachée.

Etait-ce que l'on aimait en elle? Cette fausse image?

L'Ecureuil écouta l'opinion qu' Arfie se faisait des différents tenues qu'elles avaient repérées et commenta à son tour leur repérage.


Et bien Arfie sachez que j'ai également une préférence pour la bleue. Je compte l’agrémenter de broderies et de manches aux couleurs mordorées. Qu'en pensez vous?

La question avait valeur de réponse, car quoi qu'Arfie répondrait elle avait déjà pris sa décision. Mais qui sait? La diaconesse savait peut-être l'étonner comme elle le fait bien souvent. Elle but une petite gorgée de vin, papillonna des cils de bonheur et reprit.

Mais tout vous va également Arfie! Il faut juste vous autoriser à porter des robes un tantinet plus colorées! Le temps du deuil est terminé, et une diaconesse carmin serait du plus bel effet! Couleur bûcher flamboyant, ne serait-ce pas parfait? elle continua plus bas pour faire peur aux rouquins et aux impies.

Un autre rire, bien moins discret que ne fut l'autre, s'échappa de sa gorge dorée par le soleil. Il était à noter que bien que la Dòna chanta totalement faux, son rire, lui, était d'un formidable cristallin. Sa fine main se leva et l'on amena non pas mogettes et saucisses de Toulouse, mais un fin mijoté de caille aux lardons, petites carottes et sauce au foie gras. Le tout accompagné de quelques tubercules revenues dans l'huile d'olive. Une huile rare et coûteuse s'il en est.
L'évocation du nain comtal lui valut un sourire de connivence. Et si? Elle se pencha vers la brune d'un air comploteur...


Dites Arfie, et si on lui achetait un bonnet et des chausses à grelot? Nous aurions tout loisir de l'entendre s'approcher, le vil petit curieux qui aime à tenter d'en apprendre un peu trop sur nous, hein?

Cuillère à la main, elle soupira d'aise en découvrant la saveur du met, tout en écoutant Arfie lui raconter sa vie de 'sauvageonne', elle lui confia en retour que, jeune fille au Puy, elle passait son temps à courir dans les champs, en sabot, qu'elle enlevait bien vite dans les prairies tout en embrassant parfois sur les lèvres le fils de sa nourrice Mon premier émoi Nostalgique, elle s'interrompit quelques instants pour se plonger dans ce si doux souvenir, puis revient à la réalité. Il est marié désormais, vit toujours sur les terres de ses parents. L'incendie semble avoir fertilisé la terre... Ses récoltes sont bien belles. Savez vous que son seigle inonde les greniers de Roquebrun?

Un fin sourire resta figé sur les lèvres de la Dòna. Sa condition ne lui permettait pas de prendre roturier pour mari, amant tout au plus. Est-ce qu'un noble pourrait se laisser aller à se comporter comme un gamin à courir à moitié débraillé dans les champs? N'était-ce que le privilège de la roture? Elle n'ennuya pas Arfie avec ses états d'âme, du moins point ce midi.

On leur retira les écuelles, puis vint le temps des douceurs. Un plat de fruits confits, accompagné d'un petit verre de liqueur de mirabelle leur fut servi. Arfie évoqua la cicatrice qui barrait son poignet droit. Une balafre que peu notaient, celle qui ornait la joue de Castelreng était bien moins discrète. Son regard se posa sur les chairs brûlées, puis revint vers les pupilles de la brunette.


Un cadeau de je ne sais qui pour je ne sais quelle raison elle s'interrompit un instant, puis continua Cette marque est due à la pluie brûlante qui s'est abattue, ce jour là, au Puy en Velay. J'ai eu la chance de pouvoir me protéger, rien qu'un peu. Vous auriez vu certains de leurs visages. son teint doré s'était terni Comme le disait Maleus, certains événements se produisent sans raison, l'on atteint une voie sans issue qui s'éclaircit ensuite, dévoilant un nouveau sentier à emprunter. Ce fut la journée la plus terrifiante et la plus étrange que j'ai eu à vivre de toute mon existence, et je ne sais si j'en vivrai une autre un jour.

Un nouveau sourire, des pommettes qui avaient retrouvées leur couleur habituelle, et une question bien audacieuse qui sort de ses lèvres.

Je vous raconte le tout, si vous me parlez un peu de vous. Votre époux semble encore avoir une très grande place dans votre existence, puisque vous êtes perpétuellement habillée comme si vous portiez le deuil. Le voulez vous?

Quel que soit la réponse, Morphée lui raconterait la rocambolesque histoire de la disparition de la ville. Et puis elle finaliseraient leurs achats. Sa dextre balafrée emprisonna un morceau d'écorce d'orange confite. Que dévoilerait la si discrète Arfie?

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:09

Maxine.. a écrit:
Quand on arrive en Ville et que tout fout le camp...



Maxine avait passé la veille et la nuit précédente à bord de "La Maxine" à y attendre Joss et à y faire les dernières transactions utiles pour mettre le bateau en ordre pour les semaines à venir. Ce temps passé à bord, lui rappela ses derniers moments d'ignorance de la fin de son couple, mais aussi son coup de grâce.

Elle avait traîné quelque peu dans la cabine de celui qui malgré qu'il ne l'aimait plus était encore son époux. Elle s'était assise quelques instants sur sa couche, laissant ses yeux vagabonder, respirant cette petite note de menthe caractéristique du Cougain et qui flottait encore dans l'air de la Cabine. Les larmes lui étaient enfin venues...celles qu'elles retenait depuis une semaine. Des larmes chaudes, des larmes bruyantes de sanglots, des larmes de douleur, des larmes qui durèrent jusqu'après que le soleil se soit couché sur le port de Tolosa et que la nuit ait enveloppé "La Maxine" autant que Maxine de son étreinte glacée.
Elle était là, prostrée sur la couche du Cougain, le visage dessiné de sillons et les yeux gonflés et rougis, quand elle avait entendu la voix de Joss qui cherchait après elle.
Alors, rapidement, elle avait versé de l'eau dans la cuvette de toilette et avec son mouchoir s'était redonné une contenance.

Le Vassal du Cougain, qui restait aussi un ami pour Maxine, l'avait aidée à faire vider les cales pour éviter que les rats n'investissent le navire et que la vermine l'infeste. Ce dernier lui donna de bons conseils en prévision du long séjour à quai prévu. Ils redescendirent ensuite à quai et se séparèrent.

La Blonde fit préparer Neige et galopa d'une traite jusque Cordes pour embrasser les deux têtes blondes pour qui elle avait encore de l'importance. Elle se changea, et se rendit ensuite dans la salle d'armes du château. Sa collection d'armes était là, entretenue comme il se devait, les lames et les cuirs huilés, les bois frottés, les fils aiguisés...
Elle se choisit une épée courte. Il y avait quelques temps qu'elle n'avait manié le fer et ne voulait se démettre l'épaule ou le coude. Elle avisa le mannequin de bois au centre de la pièce qui permettait de s'entrainer aux touches d'escrimes, normalement étudié pour le fleuret....
Après quelques moulinets dans les airs pour s'assurer de sa prise en mains, Maxine se mit à exprimer toute sa frustration sur le mannequin de bois comme s'il s'était agit d'un homme...Toute cette douleur qu'elle ressentait en elle, il fallait qu'elle l'extériorise, qu'elle l'exprime. Et comme la Blondissime n'était pas du genre à faire du mal gratuitement...le mannequin de bois en paya le prix.

Une heure durant, une longue heure où de la salle ne sortirent que les sons du métal de son épée séleucide sur le bois qui éclatait et les gémissements de la Comtesse.
Au bout d'un moment, on entendit plus rien. Celui qui aurait glissé un oeil aurait put voir un spectacle inquiétant. Le mannequin était en charpie, genre esquilles de la taille d'à peine le petit bois dont se servait la cuisinière pour allumer ses fourneaux. La Comtesse était là, au sol, hagarde, les genoux écartés au milieu de son petit bois, la main droite saignant sur son épée qu'elle serrait encore si fort que ses jointures en étaient blanches. La chemise trempée de sueur et maculée d'échardes de bois, la tête penchée en avant, elle restait là...haletante et hagarde.

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:09

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, on se tape la cloche


Par expérience, Arfie n'écoute jamais de conseils de beauté venant d'une de ces congénères.. La diaconesse peut être adorable, charmante, mais la femme est parfois des plus détestables tant elle se protège de toute déception amicale . Faire confiance est une preuve de courage et dans sa relation avec Morphée , la brune se sent courageuse..
Elle tenterait donc le rouge, et irait même jusqu'à trouver quelques accessoires assortis.

Caille à suivre.. Souvenir des éclats de rire de son époux quand elle lui avait déclaré trouver cruel de manger un poussin..
"Arfie voyons.. C'est une caille et je te promets que je me suis assuré qu'elle était célibataire et orpheline .. "
Il aimait sa naivetée, et elle en abusait. Rien que pour ce regard tendre qu'il posait sur elle à chaque fois qu'elle lui sortait une idiotie, elle le harcelait de questions sur toute découverte en rapport avec sa nouvelle condition .. Il l'inspirait, elle l'émerveillait ..

Du bout des doigts elle déchire un morceau de chair, qu'elle trempe dans la sauce. Explosions de saveurs ... Une pure merveille..
"2 crédos pour la gourmandise.. "
Les Premiers émois de Moprhée, sont attendrissants et semblent laisser , une certaine nostalgie. " Et oui on vieilli tous, ma belle .. Non mais ho .. "
Difficile d'imaginer cette grande dame, qui semble tout en retenue faire la follette au milieu d'un champs. Arfie ne s'étale pas quant à son premier contact avec le sexe opposé. Celui ci plus charnel risquait peut être de la choquer. L'avait il seulement embrassé ? " 2 crédos pour la Luxure. Vlam .."

Morphée contre tout attente se livre un peu sur la cause de cette cicatrice.. Si peu ..

Et devant sa tristesse apparente, Arfie retient un geste de tendresse, une envie de poser une main rassurante sur la sienne et de lui jurer que tout irait bien pour elle maintenant ..Que les horreurs étaient du domaine du passé..
Mais qui était elle pour faire une telle promesse.. Ces mots elle les avaient que trop entendu .. Foutaises.. On ne sait jamais de quoi l'avenir peut être fait ..

Erf !!!

La termite est maline, et par un chantage, des plus amusants, elle tente de la faire parler d'un sujet qu'elle n'aime pas aborder.. Elle et donc lui..

Il faut donner pour recevoir, elle veut comprendre son histoire pour éspèrer pouvoir lui coller la tête dans le baptistère.. Mais que lui dévoiler ? Cette mise à l'épreuve du Très Haut quand à la veille du décès elle avait du faire un choix dans ses prières ? Lui dire qu'elle se sent responsable ? Que c'est une punition divine ? Et avoir à lui expliquer le pourquoi de cette punition ? Tout ça dans la joie et la bonne humeur sans oublier le risque de passer pour une illuminée..

De toute façon la rouquine n'était pas prête à comprendre tout ca . Tout aussi grand que semblait être son coeur, il n'y suffirait pas. Il lui manquait l'indispensable : La Foi.

La brune se torture donc pour répondre. Elle avale d'un trait sa liqueur de mirabelle, repose le verre doucement, pour prolonger un maximum sa réflexion. Son regard s'illumine, un petit sourire enfantin se dessine sur ses lèvres et le plus innocemment du monde, elle lui parle de ce qui pour elle est une certitude ..

Tenir à ce deuil ? Pas spécialement .. Je sais que notre amour était tellement fort, qu' il est impossible que mon mari ne soit plus à mes côtés .. Je pense qu'il me souffle chaque décision que je prends . Donc, si jusqu'à ce jour je n'ai pas eu envie de couleurs et bien c'est qu'il ne le voulait pas. Il me trouve surement plus belle en noir ..

Il est Important, mais pour moi le mot est faible, le fait même qu'il ai existé m'est encore vital.. Le corps disparait , mais l'âme est éternelle ...


Elle fixe Morphée en espérant que celle ci ne va pas lui rire au nez .. Comment la rassurer sur son état de santé mental après tout ça .. Surtout que sa manière d'agir ne plaidait pas toujours en sa faveur ..

Vouaallllllllllaaaaaaa !!!! A vous.. Maintenant , demain, mais je ne vous lâcherai pas..

[Dans les rues ]


Toulouse, ses étals, son marché, ville encombrée , bain de foule qui fait du bien à la diaconesse. Bras dessus , bras dessous les deux femmes déambulent joyeusement dans les ruelles. Arfie ne manque pas de faire savoir son impatience à être servie..
Invoque le Très Haut et n'hésite pas à marchander au nom de celui ci.. Elle abuse de son titre de diaconesse sans aucune gêne
La robe rouge est achetée ainsi que quelques babioles complètement inutiles.
Tout ou presque trouve faveur à ses yeux .. Les rires fusent et les écus disparaissent à vue d'oeil.
De la rue des tisserands, les dames passent à celle des tanneurs puis d'étals en étals Arfie trouve de quoi pousser des petits cris de joie..
Des poudres parfumées , des rubans et un lacet de cuir pour joindre au pli qu'elle ira porter plus tard au monastère, viennent compléter la longue liste des achats ..

Tard dans la nuit elle referme la porte de son appartement Toulousain . Suivie d'une
ribambelle de porteurs , elle rejoint le point de rendez vous. Malles chargées, quelques menaces de mort murmurées à l'oreille de sa monture et la brune est prête pour le départ..

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:09

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, l'on se confie, ou presque!


Il était, une curette, pirouette, cacahuète, il était une curette qui se jouait, de la rouquine qui se jouait de la rouquiiiine!

La réponse d'Arfie lui sembla plus être une fuite que le récit des jours heureux. Oser utiliser la présence de l'âme de son défunt mari pour justifier ses actions. Taratata! Encore une volte aristotélicienne ça!
Fort heureusement que la Dòna ne fut pas hantée par les âmes des défunts marins avec qui elle avait fricoté. Cela aurait été un vrai foutoir et une bataille de mâles aux avis divers, car elle ne les avait pas choisi pour leur verbiage, mais pour la virilité de leur physique.

Toutefois, il était hors de question que Morphée ne la traite d'emberlificoteuse, voire de cinglée. Tout simplement parce qu'elle n'y entendait rien en bondieuserie, et que cela pourrait être vrai!


Il faudra que l'homme qui croisera votre vie soit exceptionnel pour être à la hauteur d'un tel mari!

Vint le temps de se confier... Elle décida de ne rien omettre, pour ne plus revenir sur le sujet, du moins, sur le récit de la terrible journée.

C'était... Il y a bien cinq ans, en hiver... Ce matin là, tout était si silencieux. Pas un moineau ne piaillait, juste le chien du voisin qui n'aboyait pas comme à l'habitude. Je m'étais dit qu'il devait y avoir une femelle en chaleur, raison pour laquelle il tirait comme un fou sur sa chaîne. Puis le tocsin s'est mis à sonner. Quelques habitants de la rue se sont rués vers la cathédrale; si vous aviez vu l'aspect de la place de l'Eglise! Le sol semblait s'être... décalé et les maisons, tout comme la cathédrale, semblaient être déformées, plus carrées mais en route vers une sorte de losange. J'ai fait demi tour, suis rentrée dans ma demeure et ai fait mon balluchon...
Puis des hurlements, un feu en aval de la ville... Là ou mes parents adoptifs vivaient... Je pense qu'ils n'ont pas eu le temps de comprendre ce qu'il leur arrivait que le feu avait déjà tout dévasté. Les bêtes sauvages arrivaient, apeurées en ville. Je n'avais jamais vu de loup auparavant... Et un loup en fuite, faut le laisser passer!


Un petit silence afin de reprendre sa respiration - et de boire une petite gorgée de mirabelle - puis elle reprit.

Nous sommes tous retournés nous rassembler sur la place et... d'un seul coup, la terre a tremblé. Le clocher s'est effondré, les gens hurlaient, et le sol s'est fendu en deux devant la cathédrale, engloutissant des habitants. Alors nous avons fait demi-tour pour emprunter la porte sud. C'est là que la pluie brûlante s'est abattue sur nous. Apparemment, le lac s'était mis à bouillonner de chaleur et l'eau avait formé une masse qui s'était positionnée au dessus du village. Et ça nous est tombé dessus. J'ai eu la chance de pouvoir me protéger, mais combien ont été défigurés?

Deuxième pause, et la mirabelle est bue cul sec. Comme pour se donner un peu d'entrain et de courage.

La veille, j'avais réceptionné mon premier métier à tisser... Je n'ai perdu que quelques bouts de bois, mais tant de vie ont été brisées... Certains habitants se sont même laissé mourir, ne pouvant accepter la destruction de la ville dont ils étaient natifs.

Un sourire figé naquit sur son visage. Tout était narré, et il lui semblait que rien n'était à ajouter. Sauf bien sûr si Arfie désirait relier son récit aux saintes écritures. Elle s'imaginait bien que la diaconesse prendrait le temps de fouiner dans son livre des vertus pour tenter d'y trouver une logique. Mais la Dòna en doutait.

On y va?

L'opération délestage de bourse pouvait commencer. Chaque marché de Capitale était une merveille. L'endroit regorgeait d'une foultitudes de beautés et de saveurs. La Dòna laissa un bon paquet d'écus afin d'acheter de précieuses épices et quelques artefacts en cuir; non sans un sourire malicieux, elle laissa Arfie marchander sa tenue comme on marchande un tapis de soie orientale.
Une acheteuse compulsive, tout comme elle pouvait l'être. Morphée demanda discrètement à la couturière de bien vouloir lui donner les mensurations de la brunette alors qu'elle était occupée à se changer. L'affaire était dans le sac!
De son côté Morphée fit l'acquisition, comme elle l'avait formulé pendant le repas, de la cottehardie bleu nuit qu'elle avait repéré dans une splendide échoppe. Quelques retouches étaient à effectuer afin d'épouser ses jolies formes et divers rubans et broderies furent choisis pour agrémenter la tenue. Cela serait parfait. Elle en profita pour transmettre les mensurations d'Arfie et passa commande d'une robe pour un événement qui serait très spécial.

Ainsi donc elles se séparèrent, paquets à la main, et se donnèrent rendez-vous soit en taverne, soit auprès de l'écurie à l'heure du départ. Gervaise mit un point d'honneur à terminer de fermer les volumineuses malles de la rouquine et l'aida à s'apprêter en tenue de cavalière.
Morphée fut enchantée de rencontrer Nane en taverne, ainsi que le Coms et Arfie. Elle tenta d'inciter la soeur du cougain à les suivre dans leur pérégrinations mais sa blondeur préféra rester en Toulousain. L'Ambrée connaissait la doctoresse casanière, et n'insista pas. Elle apprit que le Coms ne souffrait d'aucune affliction, et se décida à s'offrir une consultation auprès de Nane. Elle savait qu'on lui trouverait un relent de grippe alexandrine; le diagnostic serait posé le lendemain, par missive.

La joyeuse troupe était à deviser sur une hypothétique venue d'Heaven. Elle avait promis, mais femme était terriblement changeante - la Dòna ne l'était que trop et elle redoutait qu'elle puisse avoir changé d'avis. Maxine vint les rejoindre, la mine sombre, et les bribes du début de conversation avec le Coms n'étaient pas de grande chaleur. Elle vint s'asseoir à la table de Nane et Arfie pour les laisser discuter ensemble. Elle comprit, entre deux causeries avec Nane, que le couple avait eu une grave discussion au mess, la veille. Arfie prit congé, devant préparer sa monture pour le voyage et Heaven les rejoint quelques minutes plus avant alors que la Comtessa quittait les lieux. Les retrouvailles furent chaleureuses, bien qu'assombries par l'annonce de la distance que le Cougain prenait au sujet de son couple. Personne ne fit de commentaire, abasourdi, et la tentative d'emmener Heaven avec eux fut également une fin de non recevoir. Peut-être viendrait-elle les rejoindre, plus tard. Elle n'était pas la seule décisionnaire. Ils discutèrent autour d'une chopine pendant quelques heures, puis tout le monde se sépara. Morphée suivit Nane à son cabinet et se laissa palper les rondeurs par la blondine, puis rejoint le groupe pour le départ.

Les gardes de l'Ambrée ouvrirent le cortège, Le Coms et la Dòna suivaient, entourés par la garde du Cougain; venait ensuite le coche doté du nain et Arfie, sur sa si précieuse monture. En dernier, les charrettes de vivre et possessions, menées par le petit personnel.

Leur périple pouvait commencer.

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:10

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville.... on en repart...



Ce soir là en taverne l'ambiance avait eu l'apparence d'une chape de plomb.
Comme promis Nane y était venue, elle put rassurer la troupe de l'état de santé de son frère.
.A la Comtesse qui elle aussi s'était montrée, il lui avait reconfirmer ce qu'il lui avait dit la veille au mess avant débarquer.

La séparation de leur couple.

Pendant ce temps, près de l'écurie, ses gens et ceux de Roquebrun se hâtaient à tout mettre en œuvre pour un départ en soirée. Il laissait une grande partie de sa garde qui resterait pour les besoins et désirs de la Comtesse et ses deux enfants. Il ne voulait en rien partir sans être assurer de leur sécurité. La discussion entre le couple à présent brisé n'avait pas été des plus plaisante, il n'étonna personne de voir la Comtesse quitter le lieu précipitamment, laissant une Heaven entrante à la limite de se retrouver les quatre fers en l'air.

L'arrivée de son ainée fut pour lui comme un baume apaisant.Il lui fit part de la séparation, lui redemanda de venir avec lui. elle ne voulut cependant pas lui faisant de nouveau part de ses projets, lui rappelant de ce fait qu'une fois de plus, elle s'était dénichée ce que lui nommait son colle-croupion tandis que Joska lui l'appelait son gratte-cul.Promesse fit néanmoins faite qu'elle se rendrait à Cordes pour la fête des moissons et qu'ainsi Kalianna et Floriabel pourraient se retrouver.



Le départ s'était fait en silence pour le Cougain qui, bien que certain d'avoir pris la meilleure solution pour la Comtesse comme pour lui, n'en demeurait pas moins chamboulé. Il avait pris cette décision après en avoir mûrement réfléchi. C'était donc loin d'être un coup de tête.

Alors que les lieues l'éloignaient de Toulouse, la même question lui revenait. Où va t-elle conduire les enfants ? A ce sujet, elle ne lui avait fait aucune affirmation quand il lui avait logiquement dit qu'ils seraient mieux à Cordes puisque c'était l'endroit qu'ils connaissaient le mieux l'un et l'autre. Sans l'échange de fief qui s'était fait un mois avant, très certainement aurait-il suggéré Penne d'albigeois.Elle le connaissait bien mal pour croire qu'il soit assez cruel pour lui enlever son fils ruminait-il encore.Mais c'était bien là toute leur histoire : ils ne se connaissaient pas !

De Toulouse à Muret il garda le silence, ne parvenant à parler que le soir venu quand dans la taverne de la ville, il y retrouva Morphée.

Morphée qui avait à charge de prendre soin de lui. Tels avaient été les derniers mots de la Comtesse avant de quitter la taverne la veille....

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:10

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, on hallucine


Avec un gout d'inachevé, un petit pincement au coeur Arfie avait quitté Toulouse. Le lacet de cuir avait été porté au monastère, il ne restait plus qu'a prier pour être pardonnée..
Première nuit de voyage.. Elle n'avait fait aucune chute mais n'était pas mécontente de l'arrivée à Muret..
Piètre cavalière, elle en bavait.. Au pas elle ressemblait à quelque chose.. Le trot faisait se lever son fessier de la selle pour retomber lourdement..
Et il n'était pas rare de l'entendre rythmer le tout par des aie.. ouille.. aie.. hiiii
Quant au galop, elle finissait bien souvent la course les pieds à l'étrier, les jambes serrées sur les flancs du cheval, le reste du corps couché sur le cheval de manière à se tenir au cou de la bête.. "Il va bien s'arrêter ce con" . Sinon elle se redressait ,tirait sur les rennes, bien souvent gestes maladroits et mal dosés, la bête se cabrait..
Paf Arfie..
Les plus moqueurs lui conseillaient un poney, certaines de ses amies lui disaient de monter en amazone ce qui la faisait rire..
"Tomber sur le coté ,en arrière, encore je veux bien .. Mais en avant tronche la première c'est un coup à me péter toutes les dents de devant .. "

De toute façon , la diaconesse trop fière racontait que le cheval la haïssait et n'avait de cesse de lui jouer des tours.
Pour l'heure elle avait justifié les quelques retards pris par le fait qu'elle surveillait les arrières du convois.. "Ni vu ni connu j't'embrouille .."

Elle pose pied à terre, les traits tirés mais souriante. Elle s'étire et bien vite se met à la recherche d'une auberge. Elle ne quittera sa chambre que pour aller s'assurer de l'heure du départ auprès de ses compagnons de voyage..

Le lendemain le groupe arrive à Auch. Le temps est magnifique et il est décidé de faire un pique nique. C'est dans un pré , à la sortie du village qu'ils se retrouvent autour d'une nappe couverte de mets appétissants .. Gervaise à même préparé une omelette aux champignons. La diaconesse s'en délecte et pousse la gourmandise a en reprendre deux fois...

Un délice Gervaise ... Un peu lourd peut-être.

Le repas semble se terminer, mais Arfie se sent vaseuse, ses paupières sont lourdes et ses yeux ont du mal à rester ouverts.. Meme pas la force de se retirer un peu, elle s'allonge et s'endort à coté de la nappe.. Profond sommeil et rêve étrange au programme ..

[rp]Quoi de plus merveilleux qu'un pique nique en famille.. Le soleil brille, l'herbe est verte, les fleurs colorées, et les arbres ont des branches..
Une jolie nappe rouge et blanche à petits pois posée à même le sol, et tout un tas de nourriture présentée dans de jolis plats dorés.
Des rires joyeux , Arfie fait une ronde avec ses enfants .

Allez les enfants à table..

Elle sourit et est aux anges quand elle voit arriver sa progéniture .Que la vie est belle..
La brune est mère de jumeaux consanguins.. Son cousin l'a engrossée avant de prendre la fuite en voyant la tronche des gosses..
Elle soupire de bien être. " Sont moches mais je les aime bien quand même"
A sa droite, Castelreng 6 ans un petit garçon capricieux et fainéant . Bon a rien, il ne trouva du travail qu'au conseil comtal ou bien vite il avait été élu Comte à 5 ans..
Un bon Comte, il est aimé de tous, surtout des corps de métier de Bouche.. Une grande fierté ..

Mamanch tu chais quoi ? Che vaich faire écrirche Miom miom . la grande Charte de la paticherich miom humm Tu cuisines bien mamanch d'amourch de moich

Rinring voyons !!! On ne parle pas la bouche pleine ... Finis ce que tu as dans la bouche et tu m'expliqueras ..

Elle lui pince ses joues toutes rondes,lui fait claquer un bisou sur le bout de son nez tout gras "p'tain quand il bouffe lui faut qu'il prenne un bain après.. pfiou"

A sa gauche, Morphée la jumelle qui aurait pu être jolie si elle n'avait pas été rousse.. A 5 ans son gout prononcé pour l'art avait fait d'elle une grande sculptrice.. Il n'y avait pas une rue du comté sans une de ses créations.

Mamaannnnnnnnn Rinring il a piqué mon gâteau dans mon assiette !!!!!!!!

Arfie soupire , colle une grande claque derrière la tête du Castelreng [/rp]


Arfie dort à poings fermés, un sourire béat aux lèvres, elle balbutie quelques gna gna gna ...
hummm j'aime bien ce rêve...


[rp]
Ma petite Morphée, je suis passé à ton atelier ce matin .. Tes statues de marin sont magnifiques.. Par contre t'es obligé de les faire nus ?

Le repas s'est déroulé à merveille, les enfants ont fini toutes leurs assiettes .. Surtout lui là..

Et bien mes chéris vous pouvez aller jouer, profitez il sera bien vite l'heure de prendre la route.. Allez donc chasser les papillons , il y en a de toutes les couleurs ..

Alors que les jumeaux partent en sautillant , l'heureuse mère de famille s'allonge et garde un oeil amusé sur les petits .. Mais il est connu que la tranquillité est toujours de courte durée pour la brune .. Morphée, papillon à la main arrive en courant vers sa mère.

Maman Rinring il mange tous les papillons ..
. Puis en lui tendant ce qu'il reste de la bête ailée.. Dis tu peux me dire si c'est un mâle ou une femelle celui là ? Ho voilà tite Soeur !!!

Mère !! enfin je vous trouve.. Vous me voyez désolée de n'avoir pu vous rejoindre plus tôt.. Les affaires...

Grand sourire à sa petite dernière qui arrive avec un sac bien trop lourd pour elle..
Doucette Lylianna a 4 ans et est le fruit d'un amour des plus forts.
Elle gère une coopérative toute seule .. Magnifique petit bout de chou qui parle comme une grande dame, qui propose de tout vendre.. Ce sens des affaires elle tient de son père.. "Son père ? Ho mon dieu .... "

Ciel mon mari, j'ai oublié de le sortir du carrosse, et avec cette chaleur... Chéériiiiiiiiiiiiii.. Geigneur !!!! Mon amourrrrrr , Tiens bon j'arrive !!!!!
[/rp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:10

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville on pique-nique, on pique du nez, on pique.....



De leur journée passée à Muret, il ne croisèrent pas grand monde, pour ne pas dire personne.
A Morphée, devant un verre en taverne il lui avait donc dit :


Momie notez !! Muret à oublier, les gens se terrent comme des.... comme des ! quoi !!

Profitant de ce qu'ils se trouvaient seuls, ils avaient pu deviser plus avant. Ainsi il apprit ce que Nane lui avait trouvé comme maladie. Rassuré lui dit-il de la savoir non pesteuse et lui assurant qu'elle aurait ses remèdes de prêt pour le jour où ils seraient de retour en toulousain. Il lui en avait dit un peu plus sur ses états d'âme, expliquant un peu mieux l'échange qu'il avait eu la veille avec son épouse. Et lui avait offert des noisettes alors qu'Arfie venait de les rejoindre.
Le reste de la soirée s'était passée dans la bonne humeur sans pour autant qu'ils ne fassent connaissance d'un villageois.

La route vers Auch avait été reprise assez tardivement pour y arriver peu avant midi.
Par ce beau temps il fut vite décidé qu'ils mangeraient sur l'herbe et s'étaient donc joyeusement mis en quête du coin idéal.
Une jolie clairière à la sortie d'un boisé avait retenu leur attention. Un petit ru la traversait et un arbre centenaire n'attendait qu'à leur offrir l'ombre de ses branchages.
Le quintuor eut vite fait de s'installer alors que Gervaise se chargeait de leur préparer le repas grâce au feu qu'un garde allumerait.
Le temps que tout soit prêt, ils avaient papoté gaiement.
Quand le repas fut enfin bon à servir, ils s'en régalèrent. L'omette aux champignons fraîchement cueillis avait été un pur régal pour les papilles.

Est-ce le repas, la douce brise ou autre chose. Toujours est-il que sans prévenir le Cougain s'endormit. Dos bien calé contre le tronc du centenaire il se laissa aller là où les rêves le conduisirent...



[rp]La clairière se retrouvait parsemer de fleurs de couleurs et variétés variées. Étrange ... à notre arrivée il n'y en avait pas tant se pensa t-il sans pour autant s'arrêter à ce détail. Déjà son attention se portait sur autre chose. Au bas de la clairière étaient à batifoler des enfants.Leurs cris de joie le fit sourire. Regrettant d'être loin des siens, il s'en approcha afin de mieux voir leurs jeux. Mais quelle ne fut pas sa surprise en découvrant que sa fille et son fils se trouvaient parmi eux.

Mais Floriabel que fais tu donc ici ?
J'habite ici papa dans la maison champignon qui a le chapeau blanc à points rouge. La voyez vous là bas. Elle est jolie n'est-ce pas ? Maxence habite dans la plus petite juste à coté.
Mais ? Ne devriez vous pas vous trouver avec votre mère à Toulouse ou à Cordes ?
Bien évidemment non papa chéri puisque c'est ici que nous vivons !
Mais...
Aujourd'hui va avoir lieu le mariage de notre mairesse Lylianna. Elle est fort belle papa et très très intelligente. Elle n'a pas encore 5 ans et se trouve déjà à la tête d'une filière et ça en plus de la mairie ! Un jour je serais comme elle !
Mais.. le mariage....5 ans... la mairie.... mais...
Vous devriez rentrer papa, ce n'est pas ici un endroit pour les grands
Mais.. où donc sommes nous jeune fille je te prie ?
Où donc avez vous la tête papa nous sommes à Auchet sur l'ile aux enfants bien sur !

C'est un cauchemar... ce ne peut être autrement se disait-il alors que le décor était à changer subitement et qu'il se retrouvait attablé devant un verre de lait. Lait de chèvre de toute évidence.

Je ne supporte pas le lait de chèvre !
Il te faudra pourtant le boire, lui répondit alors une voix fort jeune c'est très bon et ça fait grandir.
Je suis bien assez grand comme ça !
Maman dit qu'il faut toujours boire son lait alors faut boire et ensuite il sera l'heure du bain
L'heure du bain ?
Oui ! comme tout les soirs !
Ha !
Évidemment !!

Des bruits étranges se firent alors entendre. Entre rires démoniques et hauts cris, il n'aurait su le dire. Une fois encore le décor changeait du tout au tout.

Le Cougain se pensait là être de retour à Marseillan.

Des flamants roses, les pattes dans l'eau étaient à faire leur danse nuptiale et sur la plage,non loin, dansaient des nains. Ils formaient une ronde autour d'un grand cuveau. Ce dernier était posé sur une pile de bois et de paille.
Il se trouvait là dans le cuveau, nu comme le jour de sa naissance.
Les rires et les cris s’amplifiaient et il put comprendre.


Qu'on allume le bucher !!

Oui ! le bûcher !!

Deux voix.
Deux femmes.

On allait le faire cuire !! On allait le faire cuire et il ne parvenait pas à bouger, comme déja collé au fond de la gamelle pourrait penser certain.


Mais j'irais à confesse !! et je les réciterais vos Credos ! Cessez celà !


[/rp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:11

Morphee a écrit:
Quand On Arrive En ville, Ca Défrise! Ca Défrise!


Leur premier trajet fut propice à quelques ajustements au niveau de leur escorte, et de la position de certains gardes. La Dòna de Roquebrun ne voulait rien laisser au hasard, et se faire détrousser au détour de quelques fourrés était inacceptable. Muret fut comme à leur dernier passage, très calme, trop calme... Morphée savait que voyager en période estivale leur vaudrait quelques déceptions, mais cela valait mieux que de rester ancré dans une ville, sans oublier la beauté des paysages et les prouesses architecturales qui joncheraient leur parcours.

Comme à l'habitude, les voyageurs se retrouvaient en taverne pour partager le repas et quelques verres, voire un peu trop selon l'avancée de la journée. Arfie l'avait rejointe, et elle lui avait fait part des événements de la veille, puis la curette était partie visiter l'église de la ville. L'ambiance avait été autre avec le Coms, la rouquine ne pouvant que l'accompagner silencieusement dans la douleur que représentait cette décision de mettre une distance certaine avec son épouse et respecter son besoin de solitude.
Arfie vint égayer la fin de soirée, et une bourse contenant noisettes mit l'Ambrée au supplice. Elle qui avait enfin réussi à se débarrasser de cette sale manie de grignoter ces billes écureuillesques voyait des mois d'efforts effacés en un craquement d'oléagineux.

Au lendemain, le ciel clément leur donna envie de faire une halte dans une magnifique clairière; la Dòna espérait secrètement voir une biche passer, aimant s'extasier devant la beauté de la nature avant de leur décocher une flèche. Gervaise ramassa quelques champignons savamment choisis dans le sous-bois et leur prépara une pantagruellesque omelette aux champignons, accompagné de pain croustillant acheté le matin même au marché. Ils prendraient un plus copieux repas arrivés à Auch. Le repas fut délicieux, et la rouquine se félicita d'avoir si bonne cuisinière. Une petite brise lui caressait le visage et le dernier verre de vin qu'elle dégusta l'emmena vers un endormissement, dans ses propres bras.

[rp]Au réveil, Morphée s'étira et soupira longuement d'aise après cette sieste improvisée. Le sourire de contentement qui avait prit naissance sur son visage disparut aussi vite qu'il était arrivé. Mais ou donc étaient ses comparses? Et.. Mais...

Gervaise bon sang, mais quel est cet accoutrement? Vous avez l'air d'une, d'une gourgandine ma foy!

La domestique était habillée telle une lapine, Gibelotte à ses côtés. Yeux écarquillés, elle reprit

Mais enfin, Gibelotte est sans laisse, elle va s'enfuir! Cruche que vous êtes!
Ne vous inquiétez pas, votre lapine est entre de bonnes mains. Mais.. Voulez vous une petite douceur afin de vous éveiller? Choisissez une main!
N'êtes vous pas en train de vous foutre royalement de la gueule?
Vous ne le regretterez pas!


Forcément la gourmande choisit une main, et une belle noisette lui fut offerte; elle la grignota, et Gervaise lui souffla... Suivez le lapin blanc!... Gibelotte prit la poudre d'escampette et Morphée dut courir comme une folle pour tenter de rattraper la bestiole. Et se perdit au coeur de la forêt.

Un flamant rose passa à côté d'elle et prit sa cape dans son bec, comme pour la faire avancer. Elle se laissa faire, rien d'affreux ne pouvait lui arriver, ce n'était qu'un animal comme un autre. Ils arrivèrent bientôt dans une clairière ou trônait une table remplie de victuailles. Derrière celle-ci, deux sièges de petite taille... L'oiseau prit la parole


Toi saluer royal couple quand ils arrivent, sinon, toi avoir beaucoup problèmes.
Voilà que tu causes toi, menfin ou sommes nous?
Toi dans Royaume Geigneurial, attention eux arriver!


En effet, le couple royal arriva... Morphée reconnut le visage de Geigneur, accompagné d'une petite fille qui semblait n'avoir que quelques années de vie. Ils prirent place, suivis par un Castelreng chapeauté qui jetait des noisettes de ci delà et qu'une foultitude de flamants roses venaient picorer. Des noisettes! La Dòna se retint d'en attraper une et se concentra sur le couple Comtal, faisant une révérence des plus parfaite.

Une Invitée! Geigneur, mon amour, offrez un tronc à cette Dame le temps que je finisse les comptes. C'est que gérer les approvisionnements d'un Comté tout entier demande du temps et de l'énergie.

Morphée prit place sur le tronc et attendit qu'on veuille bien lui servir à boire, assez étonnée qu'une enfant ait tant de responsabilités entre ses petites mimines.
Arfie fit son apparition, tout de rouge vêtue, la bûche à la main. Elle non plus ne sembla pas la reconnaître, et vint tenir le crachoir au Chapeauté. Les mots malheur, rouquine et peste furent prononcés, sans que la jeune femme ne put comprendre la totalité de leur discrète conversation. Délaissée, l'Ambrée nota qu'une noisette avait été oubliée sur la table... Elle s'en empara et la croqua bruyamment, comme à l'habitude.

D'un coup d'un seul toutes les conversations s'arrêtèrent et tous fixèrent la Dòna. La Reyne se leva, abandonnant son boulier et se mit à hurler :

Comment osez vous manger le repas divin de nos flamants roses sacrés! Sacrilège!

Et au Chapeauté d'ajouter
Une rousse, je savais bien qu'elle était l'envoyée des grands, ils veulent détruire votre armée plumesque! Votre Peuple! Votre Royaume! Il faut la pendre!!

Ils s'approchèrent tous de Morphée, l'entourant dangereusement... Puis Arfie prit la parole. La rouquine se dit qu'une femme d'Eglise comme elle prendrait forcément sa défense. Elle ne fut pas déçue...
Qu'on lui coupe les bouclettes! Il est dit dans mon livre d'image indien que la force des adultes est dans leur cheveux! Qu'on lui coupe les bouclettes et qu'on la brûle! Que de la mauvaise herbe!!! Flamants, à l'attaque!!!

Les flamants fondirent sur la cuivrée et de leur bec acérés lui coupèrent tout ses divines boucles sans qu'elle ne put décemment se défendre...
Toi malheur, toi malheur, toi venir bûcher!!

Les flamants l'emmenèrent devant le feu qu'Arfie venait de faire naitre, et la diaconesse jeta la bûche qu'elle tenait dans ses bras afin de l'attiser. Un grand brasier naquit, faisant reculer la Dòna, malmenée désormais par la gamine et Geigneur qui la secouaient en tout sens.[/rp]

Morphée poussa un petit cri d'horreur, s'agitant tel un pantin désarticulé dans son sommeil, les joues empourprées... Le feu sans nul doute!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:11

Geigneur a écrit:
Quand on arrive en ville.... on hallucine et on se mouille !



Cette fois je n'avais plus à me faire plus petit que je ne suis car la Comtesse qui ne m'apprécie guère n'est pas de ce voyage.
Petit mais loin d'être un imbécile, je n'avais pas été sans remarquer l'éloignement qui s'était fait dans le couple et je ne fus pas étonné outre mesure du désire de mon Seigneur de prendre le large.

J'ai donc pour moi seul le carrosse !!
Un rêve devenu réalité puisque d'ordinaire c'était pour moi soit la charrette avec la chambrière de madame, soit une monture cinq fois trop haute pour ma précieuse personne !

Après un premier jour de voyage, qui nous conduit à Muret, je décidai que mon Seigneur est bien difficile quand il dit être dans une boîte à étouffer pour le peu qu'il se trouve en carrosse.
Qu'est-ce que j'y suis bien moi !!!
Dans une montagne de coussins, confortablement installé, je n'ai qu'à me laisser bercer. Les cahots de la route étant amoindris. C'est un fait que, par contre, avec la chaleur, parfois, c'est un peu plus... compliqué. Mais partant du principe qu'on ne peut avoir le beurre, la laitière et la vache, je laisse la vache, prend le reste et me laisse vivre !

La seconde journée fut à l'égale de la première à la différence que, mon Seigneur-Capricieux désira mangeailler sur l'herbe.Quand je pense aux EXC-ELLENTES Auberges qui n'attendent que de Nous servir ces meilleurs mets, je me retiens de hurler et fais mon indifférent.

Une clairière, une couverture ou deux étalées sous un arbre, un feu allumé et une cuisinière en goguette qui s'affaire aux repas.
Omelette aux champignons !!

Tout pour couper l'appétit !

Je grimace, me souvenant encore trop bien qu'avant de rencontrer le Joucou, c'était là mon ordinaire et après donc avoir dégusté mets bien plus délectables, il est normal que je ne puisse plus avaler un seul morceau de ces "choses".

Je fais donc mon difficile.
Oui !
Et alors !?!
C'est bien là le comportement qu'attend de moi le Joucou de toute façon et pour le coup je n'ai pas à me forcer. Me contentant de fromage et de fruits, je les regarde tous savourer leur insipide repas et, les voyant tomber dans le sommeil comme des mouches tomberaient dans autre chose, là, force est de constater que je n'ai plus qu'un choix : celui de m'inquiéter.

C'est que ce n'est pas dans les habitudes du Comte de s'endormir en sursaut de la sorte et, jusque là, la belle rousse et la belle brune n'avaient elles non plus jamais eu pareil comportement.
Ça ronfle.
De près ça bave même un peu.
Rien d'élégant!!

Me tournant vers celle qui a servi de cuisinière, du haut de mon mètre vingt, je m'impose, je demande

Qu'as tu donc donné à boulotter à mon Seigneur Bougresse ? regarde donc ce que tu as fait d'eux !!

Regardant alors autour du chaudron où avait été préparé ce festin, je découvre un champignon. Le lui montrant du doigt je me fâche un peu plus.

Tu leur as fait avaler ça folle que tu es ? Haaaaaaaa malheureuse !! Haaaaaaaaa ignorante !!! Haaaaaaaa qu'as tu fait !!

Oui j'en rajoute un peu mais il faut bien qu'elle eut la peur de sa vie la Gervaise ! On sera certain qu'elle ne recommencera pas.

S'ils se réveillent tu auras de la chance je te le dis !! Et s'ils se réveillent sans pustules pour sûr tu pourras t'estimer heureuse !!

Trouve des seaux et va puiser de l'eau au ru avant qu'ils ne sombrent plus avant dans leur sommeil, il faut les réveiller. Cours donc !! vite !!


Bien évidemment j'exagère largement mais voir la pauvre fille passer du rouge au blanc est délectable. La regarder s'empresser vers le cours d'eau un délice. Mais la voir verser ses seaux sur la tête des dormeurs est le suprême du plaisir !!

Me reculant afin de me faire comme qui dirait discret, je regarde donc la chambrière-bonne-à-tout-faire balancer un plein seau d'eau fraîche sur la tête du Cougain, le faire suivre d'un autre sur la tête de sa maîtresse pour finir par tremper la Curetonne. La scène valant ce qu'elle est, je ne puis retenir l'éclat de rire qui me prend en voyant le Joucou tousser tout en se redressant comme s'il avait le feu au fondement.



[hrp]
édit pour correction de quelques fautes restantes.[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:12

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, il pleut

[rp]Vite les enfants , il faut aller chercher papounet ..

Arfie court, ses enfants au basques.. Le trajet qui l'éloigne du pauvre Geigneur semble interminable . Petit à petit, les enfants disparaissent au loin.. Elle scrute l'horizon mais ne voit toujours pas ce maudit carrosse .. Sous un bras son flamant rose..

Pfiou t'es lourd toi .. Va falloir que je t'apprenne à faire du cheval !!!

Le long de la route, sur le bas coté, Morphée ronge une planche et le Comte hurle pour l'encourager à aller plus vite.

Allez curette !!! Sauvez mon nain !!!

Elle arrive presque au carrosse qui est en feu..

Pfff l'était pas baptisé .. J'ai courru pour rien..
[/rp]


Pfouaaaaaaa il pleut ... Gné ?

Réveil en sursaut, elle se redresse, tousse, recrache de l'eau .. Trempée jusqu'aux os, chignon en vrac, visage ruisselant..
Rapide état des lieux, Morphée le Comte sont trempés eux aussi.. Geigneur sec et frais se fend la poire au loin et Gervaise ahurie avec l'objet du crime à la main ,
Réveiller Arfie c'est comme aller à la guerre seule avec un manche à balai pour unique arme.. Le risque de s'en prendre plein la tronche est élevé.. La brune se relève tant bien que mal, le tissus mouillé de sa robe la gène.. Une fois debout elle foudroie la pauvre Gervaise du regard.. "ho mon dieu .. "

Mais vous êtes complètement ravagée du casque vous !!! Salop'rie de bonniche.. Toutes les mêmes !!! Maudite !!! Catin !!! Au feu !!!


Les insultes fusent, rouge de colère la diaconesse crache son venin avant de baisser la tête pour décoller de ses jambes le bas de sa robe "oups soirée houppelande mouillée" Elle se penche ,ramasse la nappe violemment en envoyant valser ce qui s'y trouve, et s'enroule dedans .. Profonde respiration .. Son regard croise celui de Geigneur ....

Et ca vous amuse triple idiot ? Plus c'est p'tit plus c'est ..... arf !!!!


Arfie consciente d'être ridicule, trempée, enveloppée dans une nappe à carreaux, vociférant comme un charretier, tourne les talons et s'éloigne un peu pour se calmer et trouver un endroit pour sécher .. Mais prise d'un furieux mal de ventre elle part au pas de course à la recherche d'un buisson..

Haaaaaaaaaaaa !!!! Heu... Ouille !! aie !! hiiiii maudites ronces.. !!!!!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:12

Castelreng a écrit:
[rp]
Je vous avais bien dit de rentrer Papa ! ...
Il faut toujours boire son lait de chèvre !! ....
La Mort !! Vous méritez la mort par cuisson !! Bourreau ! Ajoutez les oignons !
Mauvais homme .... mauvais père ... épouvantable mari !! A mort !!

La fumée était épaisse et il se mit à tousser. L'eau dans laquelle il était commençait à chauffer. Remuant , il tentait en vain de se sortir de là.

Croyant bien sa fin proche par asphyxie ou par cuisson, ce fut la noyade qui prima. Il venait de boire le bouillon, ou la tasse et s'en trouvait le souffle coupé. DE nouveau il toussa, encore et encore. Il aurait du avoir de plus en plus chaud cependant il se sentait rafraichi.

Cette toux insistante le sortit de sa torpeur .....
[/rp]

Que ... Que ..


D'un bond il se leva, dégoulinant, sa chemise de soie lui collant comme une seconde peau. S'essuyant le visage de ses mains toutes aussi mouillées, ne parvenant pas encore vraiment à comprendre ce qu'il venait de se passer. Les reste de son rêve étrange encore flottant dans son esprit. Le regard hagard, à peine eut-il le temps de voir que Morphée et Arfie se retrouvaient elles aussi copieusement arrosées. Son regard se fixa sur un Geigneur tordu de rire et une Gervaise à la limite de la crise d'apoplexie.

Vil petite chose !! maudissait-elle le nain.

Le Cougain en était réduit à se secouer la tête pour se remettre les idées en place.
- Il avait mangé
- Il s'était endormi et avait rêvé.
- Il s'était retrouvé trempé.

Et soudainement, alors qu'il était à faire le point, il se mit lui aussi à courir vers les premiers buissons, non point les même que ceux où Arfie venait de se réfugier.
Quand même !!

En laissant derrière lui un :


Crénom d'un chien !!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:13

Morphee a écrit:
Le feu ça brûle, et l'eau ça mouille!*

[rp]Abandonner? Non jamais! Morphée, bien que malmenée, ne s'avoua pas vaincue. Elle ne cessait pas de se débattre; Arfie se tourna vers elle et visage fermé, hurla :

Attendez! La brunette lut son livre de prières J'ai trouvé le moyen de savoir si la rouquine est une sorcière ou non! Asseyons là sur une chaise et enfonçons là sous l'eau... Le Très-Haut saura reconnaître les siens! Si on relève le siège et qu'elle respire encore, c'est une sorcière! Si elle ne respire plus, le Très-Haut l'aura ramenée vers lui et elle vivra à ses côtés!

La reine et Geigneur lachèrent Morphée, qui regarda Arfie, interdite.

Me Noyer!! Mais n'avez vous pas honte!

Les flamants l'entourèrent une fois encore et l'amenèrent près d'un lac, ou une chaise de torture trônait. Ils avaient tout prévu les bougres! Elle fut attachée prestement et lestée au milieu du lac... L'eau froide la fit frisonner mais... mais?[/rp]

Mais elle était trempée! La Dòna leva le nez et vit Gervaise, rouge écarlate, seau à la main.

Mais enfin gourgandine que vous êtes, qu'être vous en train de faire?

Tournant la tête de gauche à droite, elle nota qu'Arfie et Castelreng avait subi le même sort, la diaconnesse envelopant sa dignité dans la nappe du repas et le Coms s'enfuyant dans les fourrés tel un lapin de garenne. Geigneur riait, pourriture de petit nain qu'il était.

Visage mauvais elle foudroya du regard la domestique, se leva les habits dégoulants de gouttes d'eau et revint à sa monture prendre une cravache.


Vous rendez-vous compte de la gravité de votre geste Gervaise? Vous venez de porter atteinte à la dignité du Coms de Joucou, vous et vos vilaines manières.

Silencieuse, visage fermé, elle attendit que le Coms ne revienne pour décider du châtiment à infliger à sa camériste.

[hrp]*oui oui, vous vous souvenez la tite chanson des TOP BOYS?[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:13

Gervaise. a écrit:
Quand on arrive en ville, on en fait des conneries!

La journée s'annonçait plutôt bien. Le temps était clément, et la chevauchée agréable. Depuis leur départ sa maîtresse avait été de bonne humeur, heureuse de pouvoir arpenter les routes et découvrir de nouvelles têtes.

Il avait été décidé de faire un pique nique, la domestique s'en était donc allée chercher quelques champignons pour leur proposer une belle omelette bien dodue, accompagnée de pain et d'un peu de viande séchée.

Le repas avait été agréable, et tout le monde s'était amusé, avait ri et devisé sur les étapes à venir. Elle n'avait forcément pas mangé le repas de ses maîtres, et avait souri de les voir s'endormir, sans doute bien repus de sa riche préparation.

Quelques heures plus tard, le nain arriva devant elle, mains sur les hanches, et lui parla un peu sêchement, voire de manière désagréable lorsqu'il découvrit ce qu'elle avait proposé au Comte et à sa suite.


Oui et bien, je leur ai fait une omelette, voilà tout! T'as quoi à r'dire l'nabot?

Il lui montra ensuite les champignons, et s'emporta d'autant plus.

Bha quoi, un champignon c'est un champignon, c'est tout! entendant le grondement du nain, elle prit peur... C'était vénéneux tu crois? tu crois?

Devant l'insistance et les cris de Geigneur, la servante fut prise de panique, s'imagina qu'ils allaient passer l'arme à gauche et suivit sans piper mot les instructions du petit homme. Elle courait en tout sens à la recherche d'un seau, passant de charrette en charrette, pleurant à chaudes larmes. Pour sûr qu'elle allait finir la corde au cou s'ils mourraient tous!

Gervaise courût au ru et remplit le seau, lança l'eau sur le Comte de Joucou et fit de même avec sa maîtresse et la diaconesse. ils s'éveillèrent tous, coururent dans les fourrés et les bruits qu'elle entendit lui fit comprendre que les champignons n'étaient pas comestibles. Elle hoqueta, prise de gros sanglots alors que sa maîtresse se levait, le visage fermé, ce visage qu'elle connaissait si bien. Elle baissa la tête, sachant qu'elle allait être battue pour ce qu'elle leur avait fait subir, et sans doute pas qu'un peu vu qu'elle avait cette fois fait honte au Comte.

Geigneur, quant à lui, était presque à se rouler de rire. Elle tourna son visage tourmenté vers le nain; savait-il ce qui allait se passer? Avait-il conscience de la douleur qu'elle ressentirait après avoir été punie?

La Dame de Roquebrun, trempée, revenait vers elle cravache à la main. La correction serait sévère cette fois-ci, ce ne serait pas qu'une giroflée à cinq branches qu'elle aurait mais une pluie de coups.

Son visage revint vers Geigneur, et elle murmura..


Te rends tu compte de ce que je vais devoir endurer par ta faute?

Elle savoura à sa juste valeur le petit moment de répit que lui offrait la honteuse commission du Coms. Lorsqu'il serait de retour, son sort serait scellé.

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