Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes

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castelreng
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MessageSujet: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 22:54

--Castelreng_du_Cougain a écrit:
En ce mois de Juillet, à Cordes, le temps de la moisson était là.

Du haut des remparts de la ville,les champs aux épis dorés à souhait n'attendaient plus que d'être coupés.

C'était l'époque de l'année que beaucoup de Cordais préféraient, un moment de dur labeur mais de joie également qui se finissait toujours pas une grande et belle fête une fois que les blé étaient rentrés.

Tout était savamment orchestrer.
L'intendant, Simon, ne laisse rien au hasard. En cette courte période estivale, la ville devenait une famille. Unie. Sous le regard vigilent non pas du Seigneur, mais une fois de plus de Simon.

Dans le cœur de la ville, dès l'aube,les femmes les plus âgées s'étaient mises aux fourneaux. Il fallait bien qu'aux champs, hommes et femmes puissent se restaurer. Pendant que les plus jeunes seraient elles, derrière les hommes à faire des fagots qui seraient mis sur charrettes par la suite.

La légère rosée du matin s'était à peine évaporée que l'on put voir les charrettes pleines et chantantes descendre vers les champs. Jusqu'à ce que la nuit tombe, les blés tomberaient sans que ne cessent les chants joyeux.

Arrivés au premier champs, les hommes se mirent au labeur sous la direction de l'intendant




Et peu de temps après les femmes prirent le relais, brassant et fagotant les lourds épis, laissant aller et venir les enfants jouant joyeusement..


--Castelreng_du_Cougain a écrit:
Le temps des moissons bat son plein. Doucement mais surement , le grain s'engrange dans les greniers et la paille dans les granges en prévision de l'hiver proche. Simon, l'intendant de Cordes depuis que les Cougain y règnent en maître, veille de près pour que tout ce passe le mieux du monde.
Alors qu'il allait enfourcher sa monture, l'homme de confiance du Seigneur vit arriver un volatile trop bien connu.
Il laissa à la bête le temps de se poser et s'approcher puis , habilement pris le message pour en faire lecture.



Citation :


A toi mon Intendant
De ton Seigneur et Maître.

Le Bon jour te va !

Nous ne sommes pas sans savoir que tu es affairé actuellement avec les moissons. Mais nous souhaitons qu'en parallèle tu t'attèles à la restauration et réfection de l'intérieur de la chapelle.
Il est plus que temps que nos gens puissent se recueillir comme il se doit et plus encore entendre la messe sans devoir aller dans les villages alentour.
Nous comptons sur toi pour que tout soit prêt pour la fête des moissons où cette année Nous serons présent avec enfants et amis.

A te voir donc d'ici quelques semaines.

Rédigé, paraphé et scellé à bord de La Maxine ce 25 de juillet 1464


--Guillemette. a écrit:

C'était bien là de Sa Seigneurie que de demander si gros œuvre en pleine moisson.
Pourtant, Guillemette, Gouvernante de la Maison, se trouvait fort heureuse qu'enfin son Maitre se décide à ouvrir la chapelle.

Celle si l'avait été, il y a de ça bien longtemps. Mais seuls les plus anciens en avaient souvenir. Puis, suite au décès de la première Dame, elle avait tout simplement été oubliée pour se retrouver abandonnée.

Cette remise en état ne pouvait être que de bonne augure. Il ne resterait qu'à voir arriver un chapelain permanent et ce serait le bonheur total pour les âmes de Cordes.

On peut rêver Se pensa la femme alors que naissait sur ses lèvres toujours pincées, une ébauche de sourire.

Il ne faisait par contre aucun doute pour elle de l'arrivée de la famille au complet voir même un peu plus.
Le travail n'allait donc pas manquer durant les jours prochains et ce serait un pur bonheur que de revoir la Jeune Damoiselle courir après ses animaux accompagnée cette fois de son jeune frère et sa jeune nièce.


Depuis la veille au matin il en était ainsi, elle gardait sur ses lèvres un sourire. Et Ce, après que Simon lui avait fait part du dernier pli du Cougain. Longtemps ils en avaient tous deux discuter pour parvenir à organiser au plus vite la restauration demandée.

Il avait donc été convenu que les hommes ayant terminé avec les champs s'occuperaient de la toiture et autre gros oeuvre pendant que les femmes seraient à terminer de mettre en fagots.

Le charpentier se mettrait à l'ouvrage dès l'aube pour remplacer la porte et restaurer les bancs. Guillemette prendrait à charge la réfection des fauteuils seigneuriaux. Elle tenait à ce que ce soit parfait et comme dit l'adage : " On est jamais mieux servi que par soit même". Simon s'était empressé de faire venir un verrier qui remettrait en état les vitraux.

En ce matin de fin juillet, un lourd panier sous le bras, suivie de la jeune Fina, Guillemette se redit donc à la chapelle....



... afin de faire une première évaluation de ce dont les femmes auraient à faire. Pour elle cependant aucun doute, il y aurait de quoi s'occuper

--Gontrand.. a écrit:
J'étais pas mécontent de voir la balade sur la garonne se terminer. Car entre les nobliotes fidèles, la diaconnesse encordée, Lea à qui j'aurai bien fait sa fête et Gervaise la froide, j'avais pas grand chose pour m'amuser. Un dernier effort pour rassembler toute la merde de la Dame de Roquebrun et ce serait terminé. Comment pouvait-on se trimballer avec autant de malles? Foutue coquetterie féminine. Allez la dernière malle, et c'est terminé. Tiens, la Gervaise qui s'amène?

Tu t'es perdue ma jolie? T'es pas à arracher la tignasse à la grosse rousse?
Elle te demande la grosse rousse comme tu dis, et je ne sais pas vraiment ce qu'elle te réserve mais elle avait ce petit sourire là, tu sais comme quand elle va nous enfumer.
J'te parie une nuit qu'elle va vouloir qu'on rentre à Castelnaudary pour s'occuper de l'atelier.
T'avances pas grand, tu sais comme elle est. Fin non, on ne sais pas comme elle est, ça change aussi vite que le sens du vent dans son crâne.
Prépare toi la Gervaise, tu vas perdre ton paris.
Mais j'ai rien parié moi!
On f'ra comme si!


Oué bon, je risquais bien, au retour, de me prendre une mandale dans la gueule, surtout si je me mettais à laisser mon doigt descendre le long de sa gorge. Mais un jour elle dirait ptet oui, et ce jour là, j'te hurlerai le tout à la mesnie. Se taper la Gervaise, c'pas rien!

Je remonte donc sur le pont, et m'avance vers les quartiers des voyageurs. Pas une paillasse au fond d'un trou noir, mais de belles chambrettes comme on dit. Pas l'grand luxe, mais par rapport à not'condition, oué ça l'est. Je frappe, elle m'ordonne d'entrer. Je rajuste ma chemise, remets en place mes cheveux, histoire d'être présentable et je pousse la porte. Elle est là, habillée dans cette robe qui damnerait deux, voire trois saints. Sage la robe pourtant, mais sacrément élégante, ça lui faisait la taille fine et les cheveux flamboyants.


Vous m'avez demandé Ma Dame?

J'aimais bien rajouter un "Ma" surtout qu'elle aime pas ça quand elle est en colère. Pourtant je ne lis pas cela sur son visage, elle reste plutôt calme en fait. Moralité, j'ai pas fait d'connerie.

Vous n'êtes pas sans savoir que Le Coms de Joucou envisage de faire de la Diaconnesse Arfie la 'curette' officielle de la seigneurie de Cordes.
J'ai cru comprendre ça oui M'dame.
A la bonne heure, vous allez donc pouvoir servir d'escorte.
J'escortassionne qui Ma Dame?
Pas qui, mais quoi enfin!


Moi qui espérait pouvoir faire un brin d'causette avec la brunette...
Voire l'entourlouper de quelques écus, ou bien d'un baiser. Le reste, on sait jamais. Je la regarde, étonné, elle me regarde, fin sourire sur les lèvres.


Vous allez rentrer à Castelnaudary, faire charger toutes les pierres disponibles, embarquer les sculpteurs et les mener à la Seigneurie de Cordes ce afin de travailler à la réfection de la Chapelle.

Adieu veau, vache, cochon, s'la couler douce dans les tavernes chauriennes et tenter de trousser Métronie. Fallait qu'je bosse bordel, que j'bosse!

Je ferai comme que vous voudrez Ma Dame, comme que vous voudrez.
A la bonne heure, alors hâtez vous de descendre le premier, prenez un canasson, une grande partie des gardes, j'ai ceux du Coms à disposition et filez.
J'emmène Gervaise?
Que Nenni! Elle reste.


Bien tenté non? non en fait... Surtout vu le regard noir qu'elle me lance la bougresse. Je lui ficherai bien son chignon en l'air, rien que pour la faire enrager. Mais bon, je mange à ma faim, on a tous un lit, une cheminée pour l'hiver, des habits neufs. Ailleurs on est pas toujours si bien traité.

Bien Ma Dame.
Oh.. Et surtout veillez à bien prendre les pigments pour les fresques, soyez méticuleux, je ne voudrai pas décevoir le Cougain.


L'affaire était faite. Gervaise, vu ma trogne, se priva pas de se moquer, mais elle me dit que Cordes, c'est pas si mal, la Dòna lui avait dit que le château touchait le ciel

-----------------------------------------------------
Homme de main de Morphée de la Barre, Dòna de Roquebrun, dicte Dòna bandelettes, et par les domestiques : la grosse rousse, l'emmerdeuse, la chieuse, la maniérée... La qualité du petit personnel se perd j'vous l'dit!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 22:55

--Castelreng_du_Cougain a écrit:
Les journées n'étaient pratiquement pas assez longues pour parvenir à faire de la chapelle trop longtemps délaissée, une bâtisse pimpante, neuve. Pourtant, les Cordais et autres gens venus prêter main forte, allaient se coucher harassés.

La réfection du saint lieu cependant était bien visible. Ce grâce aux pierres venues de l'entrepôt de la Dame de Roquebrun. Alors que les tailleurs les accompagnant s'étaient vite mis à l'ouvrage, remplaçant ci, taillant là, les peintres eux s'étaient appliqués à redonner vie aux voutes.




Les femmes de leur coté avaient fait des miracles et de la Chaire aux bancs, rien ne leur avait échappé. Pour qui franchissait à présent la lourde porte remise à neuf se retrouvait à humer une douce odeur de cire d'abeilles. Ne manquait plus que les fleurs qui elles, feraient leur apparition peu avant la messe qui célèbrerait la réouverture du lieu.

Ne manquait plus que les Seigneurs des lieux et leurs invités qui étaient attendus d'un jour à l'autre et, enfin, le labeur des gens seraient récompensé à la hauteur de leurs espérances avec messe et fête.






[hrp]image trouvée sur ce site : http://tortouin.francois.free.fr/cordes-crucifix.htm[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 22:56

--Simon_de_cordes a écrit:
Dans son petit bureau accolé à celui de son maître, Simon, Intendant à Cordes depuis..... Depuis ça ! est à faire missive qu'il fera partir par pigeon.

[rp]
A Sa Grandeur Castelreng du Cougain, Seigneur de Cordes

[/rp]

Spoiler:
 

Au loin, venant très certainement des chambres, la voix impérieuse de la gouvernante, Guillemette sans doute à activer les femmes. Le travail ne manque pas en cette période de l'année et plus particulièrement là que les maîtres des lieux ont décidé de venir. Et avec du monde !!

Maxine.. a écrit:
Chaque fois qu'elle en avait le temps...un peu moins ces derniers jours il est vrai...Maxine venait admirer l'avancée des travaux de réfection de la chapelle. Elle admirait le travail des ouvriers et était restée un long moment à observer les verriers terminer un vitrail coloré.

Quand elle entrait dans la chapelle, le cliquetis des outils, les gémissements d'effort, les bruits des conversations...tout s'arrêtait. Ils saluaient tous la Comtesse avec déférence. Elle leur disait bonjour, sourire de façade bien fixé en place, et leur faisait signe de reprendre leurs activités.
Elle sentait bien que sa présence les stressait quelque peu...pourtant elle n'était qu'à admirer leur coeur à l'ouvrage. Elle ne donnait pas d'ordres, ne posait pas de questions, n'interrompait personne...elle admirait, souriait, et repartait en silence.

Ce jour là, elle avait rejoint Clarysse après sa visite. Elle voulait choisir la tenue qu'elle porterait ce jour là. Comme elle savait que quelques ajustements seraient nécessaires à cause de son changement de taille, il fallait s'y prendre assez tôt dans l'éventualité ou elle participerait vraiment à cette "fête".

Avait elle seulement encore quelque chose à fêter aujourd'hui? Et lui...Il ne l'aimait plus...se sentait-il libéré aujourd'hui? Comment se comporterait-il avec elle? Il viendrait avec l'une de ses Amies au bras...? Non vraiment, elle ne savait comment envisager les choses...
De tout cela, aucun mot ne franchissait ses lèvres. Tout ce que Clarysse put entendre ce fut :

"Non pas la rouge...non la noire non plus...la bleue peut être...hummm, là il faudra reprendre....et l'autre fait voir?"


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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 22:57

Floriabel a écrit:
Finà c'est bientôt quand que papa arrive ?

Très bientôt, pour sûr même avant la fin de ce jour Donaisèla*.

Mais tu m'as déjà dit tout pareil hier !


Alors il doit être très proche à présent Donaisèla.
Vous devriez aller surveillez son arrivée par les jardins Donaisèla.
Prenez donc quelques biscuits et allez le voir remonter la rue. Tibotz pourra bien vous y accompagner.


Assisse sur le grand banc dans la cuisine, mes coudes sur la table et ma tête qui repose dans le creux de mes mains, je regarde Guillemette et Finà faire de la pâte à pain et toute sorte de biscuit aux formes différentes.

Quand je suis à la maison, j'aime bien être dans la cuisine parce que ça sent toujours bon les douceurs. Guillemette en fait toujours beaucoup lorsqu'on est là avec mon petit frère Maxence.

C'est aussi aujourd'hui que va arriver Heaven avec Kali et Gabrièl ?


Oc Mon Agneau Ils seront tous là ce soir ! N'oubliez pas que c'est demain que commenceront les festivités ! Il faudra donc bien que tout le monde soit là ma Pichòta*


Alors je vais vite au jardin les voir tous remonter la rue !! Tu viens Tibotz !!

Je vous attends Donaisèla Floriabel !!

Tibotz, c'est le tourne broche comme elle dit Guillemette. Quand les viandes sont à cuire, c'est lui qui les fait tourner pour pas qu'elles brûlent. Mais c'est que demain qu'il fera alors il m'accompagne. Toujours quand je veux sortir de la maison. C'est comme ça depuis tout le temps. Je suis née ici moi et tous les gens me connaissent. Mais moi presque tous parce qu'il y en a beaucoup quand même. Je pouffe dans ma main quand un môssieur lève son chapeau en baissant la tête alors qu'il me dit
Lo Bonjorn not' Danaisèla !!
Mais toujours je réponds par un " Bonjorn mon bon môssieur !!

Quand on quitte la cuisine et qu'on se retrouve dans la cour avec Tibotz, je vois mon petit frère qui joue non loin de sa nounou. Je cours le rejoindre et, enjouée que je suis, lui tendant la main je l'invite à venir.

Viens tant Maxence, allons regarder le convoi de Papa et celui de Heaven arriver !! Nous verrons les bannières de loin et nous pourrons prévenir tous le monde !! Viens !!

Et nous voilà à courir vers le jardin d'où l'on a une vue à couper le souffle qu'elle dit Finà, Tibotz juste derrière nous, Nounou nous demandant de cesser de courir en vain.

Dans le jardin, directement nous allons vers le bord où l'on peut voir à des lieues et de lieues. Peut-être même que, en regardant bien bien bien , on peut voir Penne ! Mais on habite plus là haut. On a changé cette maison là pour une autre que je connais personne des gens là bas. Comme à Joucou.

Comme on voit rien et que on peut pas rester des heures sans bouger, avec Maxence et Tibotz on joue un peu avec les toupies de bois qu'on a toujours dans nos poches Maxence et Moi. On apprend à Tibotz parce qu'il sait pas. Puis, lorsqu'on en a assez de jouer, on retourne faire le guet et là, nous n'avons plus autant à attendre avant de voir au loin des bannières volant comme des oiseaux et de la poussière.

Criant et sautant de joie sans pour autant savoir de qui il s'agit, nous retournons en courant plus vite encore prévenir à la maison.

Les voilà !! les voilà !!
C'est Papa !!
C'est Heaven!!



[hrp]
http://www.panoccitan.org/diccionari.aspx
*Donaisèla => demoiselle
*pichòta => petite

[/hrp]

--Castelreng_du_Cougain a écrit:
Le voyage le ramenant vers Cordes se fit sans encombre. A cette époque de l'année, si l'on pouvait au croisement d'une route faire de mauvaise rencontre, la chaleur de ces derniers jours avait très certainement découragé le brigand amateur d'attendre des heures durant qu'une âme ou plusieurs passent.

Alors qu'il chevauchait en tête au botte à botte avec, à sa gauche la Dame de Roquebrun et à sa droite sa Crevette, il avait fait partir un éclaireur bannière au vent avertir de leur arrivée.

Depuis Mauléon où il n'avait pas été simple d'y soustraire Vanyel, les exploits au tir à l'arc avaient occasionné plus d'un rire dans le groupe. Tout comme de voir Geigneur en selle sur sa toute nouvelle monture. Et quelle monture !!! C'est qu'il n'avait pas eut le choix cette fois le petit homme.

Prétextant l'empressement , le Cougain avait annoncé que le véhicule resterait en arrière avec tout ce qui n'était pas d'utilité première afin que la route vers Cordes se fasse plus prestement.

Entre chaque étape les lieues parcourues avaient été plus nombreuses et ces dernières moindres. Afin qu'ils ne manquent de rien lors de leurs arrêt, il avait fait dépêcher en avant un de leur homme d'arme. Il avait donc pour mission de faire en sorte que repas soient prêt et de qualité, que les chevaux aient eux aussi de quoi se remettre et bien évidemment d'annoncer leur arrivée une fois rendu à Cordes.

C'est ainsi qu'en milieu d'après midi, le Cougain put enfin voir le promontoire Cordais et ses alentours.

Délaissant la porte de l'Horloge, la petite troupe longea les remparts pour faire son entrée par la porte des Ormeaux. A l'auberge de la Corde du pendu - Fort bel établissement - il y laissa Curette et Morphée, poursuivant vers sa demeure avec sa chère Suzeraine.

Parvenus dans la cour, palefreniers et intendant étaient déjà à les attendre ainsi que deux adorables têtes blondes qui lui avaient fort manqué..

--Castelreng_du_Cougain a écrit:
Heaveen a écrit:


Au départ, l'ébène avait souhaité les enfants à Cordes. Son père le lui avait proposé. L'idée était alléchante. Elle avait besoin de prendre un peu de recul, penser à son côté femme plus que son côté maman qui avait été depuis de nombreux mois prédominant. La disparition de Joska l'avait fait réfléchir cette fois. Depuis les huit dernières années, elle l'avait su plus souvent absent qu'à leur côté. Si pour elle, cela avait été difficile de comprendre, pour Kalianna encore bien d'avantage. Elle s'était refermée, ne parlait plus de son père et lorsque quelqu'un prononçait son nom, elle grognait. Fallait bien reconnaitre que la fille avait du mère dans le nez !

Elle avait finalement laissé Gabrièl et Kalianna à Fraissé. Ils avaient besoin de stabilité et elle, d'espace. Surtout qu'elle avait rencontré quelqu'un qui lui faisait un peu tourner la tête. Elle ne voulait pas délaisser ses enfants mais, prendre un peu de temps pour elle, de se sentir apprécier et désirer avait fini par prendre de l'importance. Auprès de ce vilain non recommandable, c'était pourtant bien le cas. Abrégeant leur petit périple en Languedoc, elle avait repassé prendre les enfants pour un évènement des plus important. Elle n'avait pas invité Baratheon. Pas qu'elle n'avait pas envie de sa présence mais, c'était un moment qu'elle ne voulait partager qu'avec les siens. Elle en avait discuté avec lui, il avait compris. Et ainsi, elle ne l'obligeait pas à rencontrer ses enfants. Le bonheur d'une séparation c'est qu'elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait tant que cela ne paraissait pas trop. Elle appréciait grandement sa nouvelle situation.

Kalianna installée dans le carrosse la regardait. Elle avait ce petit minois sévère et ses yeux de biche. Sa mère, Gabrièl dans les bras l'observa sans briser le silence. Si elle voulait quelque chose, elle lui demanderait. Cela ne tarda pas en petite pie qu'elle était.


C'est quoi la fête encore ?
C'est une cérémonie, pas une fête.
Bon oui je sais, ça peut pas être la fête d'une chapelle.
Non, effectivement pas Kalianna.
Ben pourquoi on dit une fête alors ?
Parce que c'est une célébration et une célébration est une fête. Ton grand-papa a aménagé cette chapelle et il va la dédier à quelqu'un de très important pour nous tous.
C'était qui le quelqu'un ?
Oriabel.
C'est qui elle ?
Une… ma maman.
Songeuse, Heaven se rend compte que même si c'est Kali sa véritable mère, Oriabel en a toujours été la parfaite représentation.
C'est pas Maxine ta maman, comme Flo ? Cette fois s'en est trop, elle éclate de rire.
C'pas drôle ! Pourquoi tu ris ?
Pardonne-moi, tu as raison. Tu m'as surprise c'est tout. Maxine est la maman de Maxence, Oriabel celle de Floriabel.
Et de toi et tonton Hélie.
C'est compliqué ma chérie mais oui, c'est presque ça.
Et tonton Euzen, la madame Bel c'est sa maman aussi ? Oui, la famille c'est compliqué et tenter de nouer tous les liens pour sa fillette est encore pire.
Non. Tu vois, Oriabel était ma deuxième maman. Comme Maxine est la deuxième maman de Floriabel. Toi, tu portes le prénom de ma première maman qui est aussi celle de Euzen, Hélie et moi.
Pfff… et moi, je peux aussi avoir une deuxième maman ?
Euh, non, tu peux pas.
Bah pourquoi ? J'en veux une aussi moi tout le monde en as une !
Bien parce que je ne suis pas morte, tu ne peux pas avoir une deuxième maman.
Je peux avoir un deuxième papa alors.
Kalianna !


La petite n'a pas posé une question cette fois, c'était une affirmation. Heaven vient pour répondre et tenter de consoler sa fille qui est bouleversée toujours par tout cela mais le carrosse s'arrête. Ils sont arrivés et avant qu'elle n'ait le temps de l'intercepter la petite tornade est déjà sortie dans la cour rejoindre sa mini-tante, la sœur de l'ébène qui a que quelques ans de plus que Kalianna. La Cougain demeure là, embêtée par ce que sa fille vient de lui révéler. Elle souffre de toute évidence. Elle lui avait bien caché son état. Ou était-ce parce qu'elle n'était pas assez présente ? Elle soupire tout en sortant du véhicule, Gabrièl se réveillant dans ses bras vu l'arrêt des roues.

L'ainée des filles du Cougain remarque que son père vient justement d'arriver et Kalianna l'a rejoint ainsi que Floriabel. C'est lentement qu'elle fait elle-même les pas qui la dirigent vers le reste de sa famille. Kalianna l'ignore lorsqu'elle s'arrête près d'elle, complotant déjà avec le petit ange blond cornu qu'est sa sœur. Heaven, toujours confuse, n'approfondit pas la question mais, elle devra songer à remédier rapidement à cette situation. Peut-être en parler avec son père avant son départ. Elle embrasse d'ailleurs ce dernier.


Bonjorn papa, tu as l'air bien. Cela fait plaisir de te voir ainsi.

Elle pose un baiser sur le front de sa petite sœur qu'elle laisse faire de même avec Gabrièl.

Bonjorn à toi également mon petit ange. Comment vas-tu ?

Castelreng_du_Cougain a écrit:
Ses gens étaient à sortir de la demeure alors qu'il était à aider sa Suzeraine à mettre pied à terre. A peine le temps de déposer la Crevette sur la terre ferme que des petits bras viennent lui emprisonner les jambes.

Ô Papa Comme je suis contente de te voir enfin !!

Et moi aussi !


A peine le temps de déposer un baiser sur les fronts enfantins que leur cris de joie étaient à faire échos à la voiture arrivant. Geigneur sur sa monture particulière, s'était empressé d'en descendre sous le regard curieux des enfants. Il ne dut qu'à l'arriver du carrosse d'être épargné par les questions de la blondinette. A peine le véhicule arrêté qu'une mini tornade aux cheveux ébène en sortait.

Flo ! Max ! Papéé !!

Et bien quel accueil !!

Bienvenue à la maison Monsieur !!

C'est un grand plaisir de vous revoir enfin Monsieur !


Bonjorn papa, tu as l'air bien. Cela fait plaisir de te voir ainsi.

Bonjorn ma Princesse, tu as bonne mine toi aussi.

Répondit-il tout en caressant de l'index la joue de l'enfançon sagement blotti dans les bras de sa mère avant de déposer un baiser sur le front de celle-ci.Laissant ensuite Heaven saluer sa petite soeur, il en profita pour poser la question qui lui trottait depuis trop longtemps.

La maîtresse de maison est-elle à demeure Guillemette ?

Oc Monsieur ! Madame est encore dans sa chambre avec Clarysse à s'apprêter.

Bien....

Venez avec moi mes agneaux, il me semble que Finà vous a mis de coté des craquants aux amandes et du bon lait frais.

Alors que les enfants tels de canetons suivaient Guillemette vers la cuisine, le Cougain offrit un bras à Vanyel et l'autre à sa fille.

Et nous mes dames allons dans la grand salle prendre un rafraichissement bien mérité ! Je suis certain ma Vany qu'il y aura là aussi de ces délicieux craquants..

Et moi bien sûr personne ne veut de mon bras...

Dit alors Geigneur qui, à la droite de Heaven la regardait l'air faussement dépité, allant jusqu'à ajouter.

Tu me brises le coeur Belle Ebène ! Même Curette n'est pas aussi cruelle.... haaaaaaaa pauvre de moaaaaa !

Riant, le Cougain entraina les femmes vers la porte principale, en ajoutant pour Simon.

Simon nous nous retrouverons dans mon bureau dans une heure.

Fort bien Monsieur !


[hrp] edit pour correction[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:05

--Andrea... a écrit:
    [Quelques jours plus tôt - Montpellier - Languedoc - Royaume de France]


Vous avez UN nouveau MESSAGE !
Aujourd'hui à NEUF heures TRENTE TROIS.

Blondibrun, ramène ta carcasse et TOUTES tes vestures à Cordes le 16 Aout.
Présence O-BLI-GA-TOIRE !!!


Chlakkkk

Ca, c'est la baffe que se prend le pauvre vieux Leandro en plein travers de la gueule.


Et la passion bordel, elle est ou là passion ?
Ne parlons même pas de votre ponctuation !
Combien de fois devrais-je vous le répéter ? Vos messages doivent TOU-JOURS, AL-WAYS, IM-MER, se conclurent par un... un quoi ? Hein !


Bordel monsieur...

Voila ! 'tain c'est pourtant pas compliqué, à croire que vous êtes foutrement con de chez con mon pauvre vieux.
Faites gaffe quand même à pas trop chier dans la colle, y en a des plus jeunes qu'attendent que ça pour prendre votre place de larbin Mortemarien.
J'ai qu'à faire claquer ma paire de couilles pour ça et dans la seconde j'en ai quinze qui viennent y coller leurs paluches pour pas quelles s’entre-cognent.
Alors jouez pas au plus conneau avec moi vieux débris débile.


J'y veillerais Monsieur...

Rah bordel ce que vous avez une tête à claques, ça me démange !


    [Jour-J, Heure-H, Cordes - Toulousain - Royaume de France (il parait)]


Si le Cougain pouvait reconnaitre une chose au Mortemart, c'était bien son don pour les entrées remarquées qu'il était capable de faire en toute situation, même les plus morbides.
Alors que la caravane Castelporienne venait de s'annoncer et que le portail du domaine avait été ouvert pour laisser passer le carrosse ouvreur, le carrosse musical, le carrosse comtal, les quatre carrosses dit "Garde robesque", et enfin le carrosse dit "Mortemart Maids", les cuivres du second de la fil se mirent à plonger les terres de Cordes dans une joyeuse mélodie ponctué du crissement des roues sur le gravier.

Une entrée triomphale donc, tout en simplicité, comme d'habitude quoi...

Le cortège arrivé devant la porte principale de la demeure, le vieux Leandro vint ouvrir à son bourreau de maitre, qui déjà laissait entrevoir une jambe, puis un pan de mantel d'un blanc étincelant.
Ben oui, on venait d'enterrer le Roi fainéant tout juste crevé, deuil oblige, ou plutôt classe oblige.

Pied à terre les cuivres se turent pour reprendre de suite alors que le Mortemart ouvrait grand les bras en direction du Cougain.


Joucou !!!

Trop content le type.

Maxine.. a écrit:
Il y avait deux heures environ qu'elle était apprêtée et que pour passer le temps elle s'était installée à son secrétaire. Elle avait enfilé des manches de coton par dessus sa tenue pour rédiger un rapport hebdomadaire récapitulant la production et les coûts des mines de la semaine précédente, puis elle avait répondu à deux missives et dans ses notes personnelles elle coucha quelques lignes pour les sujets évoqués au Conseil sur les idées qui lui étaient venues et qu'elle voulait partagée avec ses collègues.

Elle entendit le tumulte dans la cour de l'arrivée du Cougain et de sa suite. Elle referma le rouleau précieux, noué d'un ruban bleu et demanda à Clarysse de remettre de l'ordre tandis qu'elle se débarrassait des manches et se relavait les mains légèrement souillées d'encre.


"Clarysse, tu pensera à confier au coursier les 2 missives que j'ai préparé je te prie, et vérifie que les chambres des invités sont toutes prêtes. Je ne voudrais pas qu'on pense qu'on a négligé nos devoirs..."

Maxine...Comtesse de Joucou, Baronne de Varilhes, Dame de Cordes et Marseilhan...Maxine prit une grande inspiration, fixa son sourire sur son visage, et vient rejoindre le groupe réunit dans la cours de Cordes.


En principe, peu s'apercevraient qu'elle avait perdu du poids et qu'on était obligés de resserrer toutes ses robes. Elle porte habituellement des tenues un peu bouffantes ou larges et ses formes ne devraient pas trop souffrir du regard des autres.
Les autres justement, qui avions nous là?

Vanyel, Heaveen et Kalyanna, les enfants, et...Cast...Ils allaient entrer, ne l'avaient pas encore remarquée, quand un tintamarre se fit entendre...

Castelreng_du_Cougain a écrit:
[hrp] post 2 en1 pour faire plus simple[/hrp]


Sur un banc dans la cuisine

Assisse a coté de Kalianna et de Maxence, je me régale des croquants de Finà. Je les trempe pas dans mon lait parce que sinon ils craquent plus !
je vais en redemander un autre mais tout d'un coup, je sursaute.

Un grand bruit de trompettes qui vient de la cour me surprend.

C'est quoi ?

Je regarde Kali et Maxence et je vois qu'ils sont comme moi. Même Guillemette et Finà et Tibotz tout le monde qui est avec nous dans la cuisine.

Comme une seule personne, on saute tous les trois du banc et on court voir ce qui se passe.
On se retrouve à traverser la grande salle pour rejoindre l'entrée et, on se glisse entre papa et Heaven pour se retrouver à la première place




Sur le seuil, entre la cour et la grand salle.

S'il avait eu vingt ans de plus, il aurait à coup sûr fait une veuve !!

Au tintamarre qui se fit dans la cour, le Cougain se retourna, laissant retomber ses bras qui servaient à guider Vany et Heaven.

Il ne fut qu'à demi étonné de ce qu'il vit alors. C'était bien là du Blondibrun dans toute la splendeur de son art !!

S'avançant vers l'homme qui était à sortir de sa boîte, avec à ses talons les trois enfants de la maison, il afficha une mine faussement mécontente en l'accueillant par un


Mais enfin Castelpor !! la marmotte c'est pas la saison et pas l'endroit ! On est à Cordes pas à Joucou !!

Sur cette remarque il fit une belle accolade à son ami alors qu'une petite voix fluette ajoutait

Faut attendre l'hiver quand y fait froid Môssieur Papier ! Elles dorment pas les marmottes, c'est Simon qui m'a dit !

Ébouriffant sa fillette, il attendit que Blondibrun aide sa promise à sortir du carrosse avant de les inviter à rejoindre les dames qui attendaient.

Je suis ravi de voir que tu as survécu au turpitudes languedociennes ! tu vas avoir à me conter là ...

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:06

--Maylodie_ a écrit:
Autant de carrosse alors que nous sommes que deux ! avait dit Mayl non sans grand étonnement au blondibrun quand elle avait grimper dans celui ou ils feraient le trajet. La demoiselle savait bien depuis le temps que le Mortemart était un brin, non ... était excentrique jusqu'au bout de sa brune attitude. Mayl était même sur que niveau 'garde robe' elle était battu à plate couture avec le contenu mais elle savait qu'après elle rattraperait son retard.

Attendant qu'Andrea sorte du carrosse avec toute la prestance d'un paon entrain de faire la roue pour montrer son beau plumage, la brunette rajusta ces cheveux quelques petites mèches rebelles échappées de son petit chignon.

Une main tendu l'attendait pour l'aider à descendre du carrosse c'est à ce moment qu'elle lissa des petits plis de sa belle robe puis saisit l'aide et sorti enfin.


- Bonjour dit-elle ravie de les voir.

Cela avait fait bien longtemps qu'elle ne les avait revus et le Languedoc était devenu bien calme depuis qu'ils avaient déménager.

Morphee. a écrit:
A La Corde Du Pendu

Le voyage avait été rapide, rallier Mauléon à Cordes en quelques journées tenait lieu du miracle, mais miracle il y avait eu. Sans doute une histoire de Boulasse qu'Arfie avait arrangé avec le Très-Haut; ou bien les chevaux avaient des fer de sept lieues sous les sabots.

La majestueuse Corde Sur Ciel s'était parée de ses plus beaux atours afin de rendre hommage à leur Seigneur. La Dòna de Roquebrun s'était émerveillée de la beauté de l'endroit, n'y ayant jamais mis les pieds. Le récit du Cougain était loin de la vérité : comment en quelques mots réussir à décrire un tel endroit? Oui, l'on pouvait presque toucher le ciel du bout de l'index... Sa mère serait-elle à tendre le sien afin de lui insuffler cette tendresse dont elle avait tant manqué? Sourire aux lèvres, elle inclina la tête alors que Castelreng les abandonnait dans une auberge au nom fort évocateur afin de rallier sa propre demeure, un castel qu'elle avait hâte de découvrir.

Gontrand avait forcément été avisé de l'arrivée de l'équipée presque sauvage, sauvage elle avait du être pour le nain qui avait été obligé de trotter sur une monture, signant là une petite vengeance face à la déconvenue dont ils avaient été la victime lors de leur voyage. Il y en aurait d'autres, elle aviserait avec le Coms comment faire payer Geigneur pour les quolibets qu'avait pris Gervaise par sa faute. La douce et insidieuse gorgone n'avait pas fini de le torturer.

Discussion s'en suivit autour d'un godet le liqueur dans la salle de l'auberge.


Bien. N'ayant eu que peu de nouvelles, j'imagine que tout s'est déroulé comme il se devait.
Oui ma Dame, juste que nous avons du nous approvisionner à nouveau en Lapis Lazuli, Maitre Christopher a du se déplacer jusqu'à Montpellier pour en trouver.
Oc. Est-il encore ici ou a-t-il décidé de retourner s'enfermer sur le pic de Roquebrun?
Il est déjà reparti, voulait pas abandonner les vignes, paraît que le cru sera très sucré c'année.
Et a-t-il laissé quelques caisses?
Il l'a fait. Elles sont à l'abri au Castel de Cordes, j'voulais pas les laisser traîner.
Parfait! Je vous attends tous demain à la fin de la cérémonie.
Nous serons là Ma Dame.
Mercé. J'espère que le résultat sera à la hauteur de mes espérances, et qu'il ravira le Cougain.


La pétulante rouquine, un peu fanée du voyage, s'était isolée dans sa chambre pour prendre un long repos. Missive de remerciement fut envoyée à Christopher, puis elle sombra dans un sommeil sans rêve.
Au lendemain, elle se leva bien avant l'aube afin de prendre un bain et Gervaise l'aida à se préparer à la cérémonie, la tenue devait être parfaite et sa coiffure exemplaire. Ainsi parée, elle monta dans le coche aux couleurs de Cordes qui doucement incliné prit le chemin de la cime du village.


Au Pied De La Demeure Des Anges

La main ambrée de la Succube avait lentement tiré le rideau afin de voir les maisonnées et profiter de la montée vers le Ciel. Les habitants s'arrêtaient à son passage, et elle s'évertua à leur faire des signes de la main pour les saluer. Il lui était important de montrer du respect pour le petit peuple, il était la source de la richesse de la Seigneurie, de leurs petites mimines dépendait la prospérité des terres, surtout de la qualité de leur vie.

Le coche passa la herse menant au Castel, pour s'immobiliser derrière moult carrosses dont certains aux armes d'Andrea. Un sourire ourla les lèvres de la Dòna, qui trouvait l'homme à son goût et ne se cachait pas pour le montrer. Maylodie serait-elle de cérémonie? Elle n'avait malheureusement pas eu l'opportunité de faire sa connaissance, la jeune femme étant restée si discrète lors de son séjour en Toulousain.
Gontrand lui ouvrit la porte, et la Cuivrée créature descendit les quelques marches la main posée sur le bras de son brun esclave rien qu'elle elle, tandis que sa main gauche enserrait sa tenue ce afin d'éviter de se prendre la poulaine dans un pli et de s'allonger de tout son long dans la cour pavée. Tant de dépense et de préparation ruinés par une simple étourderie!

Gontrand se recula d'un pas, puis laissa la Dòna rejoindre le Cougain et ses invités, sourire diplomatique aux lèvres, mais l'esprit ravagés par la peur de voir sa tenue salopée par les gamines, et inquiète pour le Coms.
Se fendant d'une parfait révérence, elle se releva sans un écueil et le visage illuminé par les rayons de Phoebus, sa voix aux accents occitan passa la frontière de ses lèvres.


Los Meus respièchs Coms*. Salutations à vous tous

Les cheveux de la Dòna virevoltèrent au vent. En cette belle journée d'été elle s'était refusée à emprisonner sa chevelure bouclée dans une coiffe à résille, pourtant bien élégant. Elle portait une fine couronne or et argent, les mèches bordant ses tempes étant rassemblées derrière sa nuque par un lien bleu profond. La cottehardie de la Dòna, en un velours bleu profond, étoffe travaillée au plus fin pour une légèreté de mouvement, le velours épais étant réservé aux périodes froides.

Bleu nuit, Or et Argent mettaient en valeur la chevelure de feu de la jeune femme.

La robe était agrémentée de petits boutons dorés du cou jusqu'à la taille, tandis qu'une épaisse ceinture en passementerie argentée était rehaussée de fils d'or. Cette même passementerie cette fois-ci brodée sur de l'organza ornant les manches de la tenue.
Le cercle créé par le col était brodé lui aussi, alternant demi lunes argentée et croix occitanes dorées.
Point de fourrure mais une simple cape fine et transparente comme le serait un voile, savamment accrochée aux épaules de la Dòna par de petites broches assorties aux boutons.

Ainsi donc notre Succube par les croissants de lune sur sa robe rappelait au Coms les armes de Joucou... Même forme, mais point la même couleur. Namé!


[hrp]*Mes Respects Comte
*Une idée de ce à quoi peut ressembler la robe de Morphée. Mais c'est ICI <==[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:09

--Castelreng_du_Cougain a écrit:
[hrp]posté pour lj Vanyel [/hrp]



Petite énigme: comment arracher une crevette du pied de ses montagnes?

Réponse: y’a des croquants aux amandes à tomber, il faut absolument que tu goûtes. Bon certes, il faut aussi dire que c’était Cast, si le truc marchait pour tout le monde, ça serait trop simple.
Et c’est ainsi qu’elle s’était retrouvée à les accompagner, non sans avoir expressément demander à voir le mode de fabrication des dits croquants, histoire de pouvoir les refaire à l’envie une fois de retour à Mauléon.
Il y avait eu un mini arrêt en route à Villemur où elle avait récupéré une pile de courriers. Elle avait une confiance aveugle en ces intendantes, mais elle avait eu un brin de mauvaise conscience à les laisser tout faire sur place.

La petite troupe était bien arrivée. Elle suivait Cast, mais ils n’étaient pas même entrés que des gens arrivaient, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.
Le pépiement des petits bouts.
Une arrivée de famille derrière eux.
Un pas en avant, apercevoir Maxi et commencer à lui faire coucou…
quand elle sursauta d’une arrivée derrière eux, de manière d’ailleurs à les rendre presque sourds, elle avait encore les oreilles qui tintaient.

Un peu sonnée, elle salua Andrea et sourit à Maylodie avant que Morphée n’arrive.

La gourmande qu’elle était se demandait qui viendrait encore, la tête tournée vers la demeure, l’envie de papoter en grignotant des douceurs… surement qu’ils avaient un peu de temps pour ça avant la cérémonie… elle l’espérait du moins vivement.

--Andrea... a écrit:
[Vos gueules les cuivres, y en qui causent ici]

Qu'il était bon de retrouver les "vieux" amis Languedociens. Finalement il s'en était fait que très peu, il était même très possible des les compter sur les doigts d'une main à présent que les fausses amitiés étaient écartées.

Depuis le temps, il savait que ce lien construit petit à petit entre les deux hommes dans les bons et mauvais moments ne faiblirait pas de si tôt, et cela même si leurs chemins devaient se séparer l'espace de quelques mois comme c'était le cas présentement.


Mon ami Joucou, si longtemps que nous ne nous étions retrouvé l'un et l'autre !
C'est un vrai plaisir de te revoir.


De sourire à la remarque du Cougain sur ses vestures, c'était leur truc ça, commenter les choix vestimentaires de l'autre, une sorte de "tu m'as manqué mon lapin" à la mode jeune brun et vieux brun-gris. -ça, ça va pas faire plaisir !-

Il faut dire que le Mortemart avait cette facheuse habitude de porter du blanc en toute situation, non pas qu'il était en deuil perpétuel, mais il s'assurait ainsi que tous le remarqueraient.

La petite demoiselle Cougain y allait elle aussi de son petit commentaire, du genre charmant le truc quoi.


Demoiselle, c'est un plaisir de vous revoir, d'ailleurs, j'ai un cadeau pour vous, vous en serez heureuse, et je ne doute point que ce bonheur touche également profondément vos parents.

Quelques pas vers le carrosse musical, d'arracher une trompette ou un truc du genre -enfin vous voyez, un chose doré brillant qui fait tsoin tsoin quand on souffle dedans-, et de déposer l'objet dans les adorables petites mimines de la gamine.

Allez gamine, abreuvez nous de votre douce mélodie !

Les plus observateurs auront remarqué à cet instant le dessin d'un sourire diabolique sur le visage du Blondibrun, et surement qu'en tendant l'oreille, d'autres entendraient un rire du même.

Mais je fais défaut à la bienséance...

La main tendue vers la porte ouverte du carrosse comtal, saisissant, les doigts fins de sa fiancée, pour l'aider à en descendre.

Sans oublier de commenter à haut voix la sortie de la brunette.


Oyez oyez ! Sa Magnifichiantitude Maylodie Tholès, Dame de Villebrumier, et chieuse de renom !
Une fois fait, il s'empressa d'aller saluer le troupeau féminin composé de Maxine, Morphee et Vanyel, toutes ayant le droit à un baise-mains aussi délicat qu'un pet de princesse après une assiette de fayots à midi.



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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:11

--Floriabel a écrit:
Pour moi aussi Môssieur Papier. Je suis contente de vous revoir ! Un cadeau!! ? Et pour Kali et Maxence aussi ? C'est quoi ?

Je le regarde alors aller dans la voiture chercher mon présent et....

Moi je croyais que le cadeau de Monsieur Papier ce serait comme son astrobale qu'il avait reçu une fois à la cérémonie des Comtes.
Aussi quand il me donne une trompette, j'ai mes yeux qui s'ouvrent tout en grand que je sais pas quoi dire. J'en oublie même qu'il y a pas de présents pour mon frère er ma nièce. Je tourne et retourne l'instrument entre mes mains et je trouve que c'est quand même un peu lourd. Puis je la porte à ma bouche pour faire de la musique aussi puisque le Môssieur demande.
Je souffle.
Je souffle encore et encore plus fort.
Mais rien !
Que le bruit de mes lèvres et rien d'autre.
J'ai alors mes sourcils qui se fronce. Comme papa fait quand il est pas content. Mais je peux pas rien dire parce que Monsieur Papier il aide à faire sortir Maylodie et une autre voiture vient d'arriver et encore une dame qui sort.
Elle aussi je la connais. Elle était venue aussi à Joucou quand on a fait une belle fête et tout ça. Je pose le grand bout de ma trompette par terre et m'appuie avec l'autre.

C'est bien ça me fait une grande cane comme les bergers mais en plus une qui brille. Ainsi "installée, je laisse mes yeux d'une personne à l'autre.

--Maylodie_ a écrit:
Mayl qui avait viré au cramoisi dû à son si charmant blondibrun qui n'avait pas manquer de commenter à haut voix sa descente du carrosse. Elle ! une chieuse de renom ! mais non trois fois rien tout ça parce qu'elle l'avait juste un peu ... oui bon ... beaucoup taquiner concernant la garde robe bien garnis de son fiancé, elle l'avait même qualifier de garde robe féminine car en principe c'est bien connu que ce sont les femmes et rarement la gente masculine qui raffole de tissu en tout genre.

En réalité Maylodie était une vraie chiante qu'envers deux genre de personne, bien entendue que la qualité de la 'chianterie' était différente d'une catégorie à l'autre. Il y avait d'abord les personnes qu'elle adorait, elle appréciait les taquiner comme ça d'ou le fait qu'elle le fasse aussi avec Andrea. Mais il y avait aussi les personnes qui l'agaçaient à un point ou et bien il fallait qu'elle fasse tout pour les agacer eux aussi ; c'était de bonne guerre après tout. Cela lui rappelait étrangement le mandat Comtal auquel elle siégeait, la brunette se faisait un plaisir d'appuyer là ou il fallait pas, ça m'était de l'ambiance dans le château si calme.

Une fois remise de sa couleur Andreatisque, Mayl fit une petite révérence à la petite Floriabel avec un jolie sourire, elle s'étonnait même à la vitesse que les enfants pouvaient grandir vite.


- Bonjour petite demoiselle, j'espère que votre cadeau vous plait.

Oui bon elle n'allait pas avouer que Andrea avait sans doute du mal avec les cadeaux pour enfant à moins que ce soit simplement une petite farce de sa part qui en tout cas serait bien réussit encore faudrait que la petite demoiselle arrive à faire fonctionner l'engin.

De retour vers le maître et la maîtresse des lieux, Maylodie ne savait plus si elle devait leur faire une bise ou les saluer. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle ne les avait revu, qu'elle idée d'abord de partir si loin d'eux ! Elle les salua d'une petite révérence appliquée, puis vers sa chère suzeraine qui était si adorable avec elle. Puis il y avait dame Morphée a qui elle salua également, elle l'avait déjà croisé pendant son court séjour dans le Toulousain. La demoiselle avait eu guère le temps de discuter avec elle. N'allez pas croire que c'était dû aux cheveux rouge de la dame, car comme à tout enfant de bas âge certains s'amusaient à leur raconté le soir pour les effrayer, que les chevelures flamboyant étaient ami avec le 'sans nom'.

Quant à Mayl, elle s'était surtout son instinct féminin qui lui demandait de rester sur ces gardes, allez savoir pourquoi. Peut-être était-ce parce qu'elle ne l'avait encore jamais vu accompagné. Peut-être que la demoiselle devrait l'aider dans cette recherche, il ne fait jamais bon pour une femme de rester toute seule à un certain âge et puis entre femme il faut bien s'aider non et c'était de bon cœur.

Elle chassa vite cette petite pensée ou la jeune femme aurait bien matière à méditer plus tard.

Une main posé sur le bras du Blondibrun, Mayl s'approcha de la petite troupe à ces côtés.

Castelreng_du_Cougain a écrit:
Comment garder son sérieux lorsqu'on a face à soit un tel pitre ? pour un peu son ami Blondibrun pourrait faire concurrence à son nain Geigneur se pensait le Cougain alors qu'il était rire.

Cette gaité apparente cachait pourtant le grand malaise qu'est devenue sa vie de couple. Il ne la comprenait plus, n'avait plus la force de chercher à le faire, aspirant à la sérénité. Ce n'est pas que son épouse fut une mégère, loin s'en faut. Elle est tout au contraire d'une discrétion telle qu'il s'en trouvait affligé.

Ne voulant pas que ses sombres pensées lui gâchent l'humeur, il reporta son attention sur ses enfants.

Kalianna était retournée auprès de sa mère, il offrit ses bras à son fils pour l'installer au creux de l'un d'eux. Un regard ensuite sur sa fille lui arracha sans mal un sourire à la regarder faire. Préférant la laisser se débrouiller avec son nouveau jouet, au risque de devoir lui expliquer comment souffler pour qu'un son sorte du cuivre, il se concentra sur ses invités.

Andrea était à apporter de l'aide à Maylo qui descendait de carrosse et celui de Morphée venait d'arriver.

Il tourna alors la tête vers Vanyel, et lui fit un clin d’œil, voulant lui faire comprendre par ce signe discret qu'il lui faudrait encore quelques minutes de patience avant de pouvoir entrer dans la grand salle et enfin, enfin déguster les croquants promis. SE faisant, il aperçut son épouse....

Se retrouvant à la hauteur du couple languedocien et pour répondre au bonjour de la Brunette, il lui prit sa main libre - l'autre étant sur le bras du promis - et y déposa un baiser accompagné d'un joyeux


Lo Bonjorn Brunette ! et benvenguda* à Còrdas !

Puis, sans plus s'attarder, il les invita à s'avancer vers l'entrée où se trouvent Vanyel et Heaven. Ils auraient bien assez de temps après pour les modalités et autres joyeusetés. Il alla donc accueillir la dernière arrivée.

Benvenguda à Còrdas Dòna Bandelettes où la vue est comme nulle autre pareille !

C'est qu'il lui avait fait tant de fois éloge de ses terres qui lui tiennent tant à cœur, qu'il ne pouvait lui dire moins pour l'accueillir.

N'ayant personne pour l'escorter, il lui offrit donc obligeamment le bras et, enfin, pourraient-ils tous prendre les rafraichissements attendus avec de songer à gagner la chapelle.




[hrp]Benvenguda => Bienvenue en occitan[/hrp]

Maxine.. a écrit:
Elle avait tant changé ces dernières années...tant sacrifié...
Elle ne s'était pas rendue compte de sa métamorphose pendant qu'elle se faisait. Mais, aujourd'hui, avec le recul, maintenant qu'on l'accusait d'être devenue fadasse...Non c'est vrai il n'avait pas utilisé ce terme, mais ça voulait dire pareil.
"Maintenant tu es une femme mariée, tu ne dois plus faire ça!" puis "Maintenant tu es une Mère, il ne serait point séant..." et ensuite "Une Comtesse doit se tenir de manière à...".
La gentille poupée du Comte avait fini par le lasser..."Je ne t'aime plus!" lui avait-il avoué...
Sous peu, pour sur, leur fausse apparence de mariage encore existant se dissoudrait...sous peu, elle n'existerait plus à ses yeux.

Mais qu'avait-elle tant fait de mal? Elle ne le comprenait! Elle aurait dut rester la Baronne Guerrière du Toulousain venue s'installer en Languedoc dont il était tombé amoureux? Faire fi de ses demandes d'alors, le défier? Alors l'aurait-il aimé plus? Un non sens qui avait harassé l'esprit de la Blonde. Bientôt, elle serait seule, là bas, à Varilhes, avec son fils...elle aurait tout loisir de passer des heures à y réfléchir jusqu'à en devenir folle...
Ou pas...

Masque souriant bien en place, elle répond au signe de Vanyel qui, la première la salue. Elle s'approche un peu du groupe alors que le Mortemart fait sa tonitruante entrée en matière. Elle est la première à recevoir son baisemain avec une petite révérence.


"Lo Bonjorn Coms, Benevengut à Totes!" s'essaye t'elle en occitan en souriant, espérant ne pas trop fauter.

La Douce Maylodie les rejoint et elle la salue chaleureusement, espérant bientôt assister au mariage de ces deux oiseaux là.

"Vous avez fait bon voyage j'espère? Toutes les chambres ont été préparées...ainsi qu'une pièce entière pour la Garde-robe de Ces Messieurs-Dames..." Dit elle avec un sourire taquin.

Morphée les rejoint, arrivée derrière le Mortemart et son convoi. Salutations cordiales furent échangées...enfin la Dona s'adressait surtout au Comte en général...
Voyant que Maxence avait pris place dans le giron de son père, Maxine tendit la main à Floriabel avec un sourire de mère adorative, afin de l'emmener avec leur père suivre les invités.
Pincement au coeur, de le voir à nouveau tendre son bras à la rousse...cela faisait un moment qu'elle donnait l'impression à la Blonde de prendre sa place...

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:14

Morphee. a écrit:
Le légendaire ténébreux était venu à la rencontre de la Dòna, qui, accompagnée de Gontrand, venait de faire quelques pas pour rejoindre l'assemblée. La journée était magnifique, le panorama envoûtant, et la promesse d'une cérémonie qui lui serait sans doute barbante.

Son avant bas se posa sur le sien et ils avancèrent à une allure certaine, le généreux chaloupé de hanche de la Dòna éclipsant toute inquiétude quand à son état de santé, d'une vigueur à nulle autre pareille. Il était loin le temps ou l'on voyait la frêle silhouette de la Succube arpenter les rues de Narbonne enroulée d'un châle, loin le temps ou elle était capable de compter les os de ses côtes, loin le temps ou à l'aube de son éveil la vie lui semblait comme une épreuve à traverser.
De Momie elle n'en avait plus que le sobriquet. Voluptueuse et gironde, L'écureuil mordait la vie à pleines dents comme le firent ses parents bien plus d'une fois auparavant.

Quittant le Giron Cougainien, elle prit place parmi le petit groupe et son regard céruléen était allé d'une personne à l'autre, chacun ayant droit à la salutation correspondant à son rang. Le premier avait été son hôte, forcément. D'un vôtre grandeur offert à la maîtresse de maison, révérence à l'appui, à une réponse appuyée au baise main grandiloquent de Castelpor.

Andrea... Le Coms était d'une beauté effarante, d'un charisme fou, et avait conscience de son aura ce qui le rendait encore plus attirant. La Dòna de Roquebrun avait été amusée de son regard appuyé, lorsque, convalescent, elle l'avait rencontré dans l'intimité du Castel de Joucou lors des allégeances de Josselin. L'âme joueuse en cette journée, elle se décida à lui rendre la pareille, le regard meurtrier de l'Ambrée vint à la rencontre de celui du Coms. L'on aurait pu y lire une ritournelle...

"Tu sais qu't'es beau,
J'sais qu't'es beau,
J'te matte pas qu'l'oeil
Pour t'flatter l'Ego"

1 partout, balle au centre. L'immaculé ainsi gratifié, elle détourna son attention sur le reste des invités. L'amarante inclina la tête vers la douce Maylodie, fit une révérence à la Comtesse Vanyel et large sourire à Heaven dont elle s'approcha finalement.


Je suis enchantée de vous revoir Heaven. Je n'imaginais pas que cela serait si rapide! Kalianna, comment allez vous jeune fille? Aujourd'hui je ne suis pas un bonbon rose, j'ai décidé d'être... mais d'être quoi à ton avis?

Si elle répondait une guirlande la Dòna ne s'en offusquerait pas, car il est bien connu qu'elles étaient d'une scintillante beauté. Son attention se reporta sur l'Ebène, dont le regard semblait l'attirer vers de sombres abysses, mais qu'y avait-il tout au fond? Sourire aux lèvres, sa main hâlée par le soleil atteignit sa chevelure et ses doigts agiles repoussèrent une boucle, LA boucle qui ne cessait malheureusement pas de se sauver dès qu'elle en avait l'occasion. Aussi rebelle que sa propriétaire.

N'oubliez pas que l'invitation à nous rejoindre tient toujours... Nous allons nous rendre en Gascogne d'ici quelques lunes, ce afin de rendre visite à Malcom.

Autant que la jeune femme sache ou les trouver; l'espoir qu'elle les rattrape était mince, mais la Larose tentait toujours d'amener la chose, sait-on jamais. Dire qu'il allait falloir s'asseoir pendant des heures dans la chapelle. Morphée soupira intérieurement, se consolant à l'idée que l'endroit fut tempéré et qu'il lui fut possible, dans un silence, de rendre grâce à Gaïa; Ils étaient tous en vie, bien portant, un toit sur la tête et à bénéficier de liqueur à profusion. Un luxe que bien des gens n'atteignaient que peu souvent.

Tiens d'ailleurs, en parlant de luxe. Geigneur... La Roquebrun le toisa du regard, ce qui n'était pas très difficile vu la taille de l'engin. Gervaise, Gontrand, Geigneur, on aurait pu les appeler la 3G. Gervaise lui avait susurré qu'elle se vengerait elle aussi du mauvais traitement infligé à son encontre, mais n'avait pas encore décidé ou et quand. Son tour viendrait, au petit mouflet.

--Maylodie_ a écrit:
La brunette avait reçu une éducation exemplaire de feu son père : ne pas se pavaner, ne pas sembler trop prétentieuse, rester polie et courtoise bref une liste de bonne conduite parmi d'autres règles qu'elle a su apprendre au fil des jours. Elle savait qu'en la voyant ainsi il serait surement très fière d'elle.

Jusqu'à ce que Castel la salua elle était rester sur sa petite idée d'aider la dame "rouge" a trouver un compagnon .. la demoiselle s'était même dit que dans le pire des cas elle pourrait demander à Castel de lui présenter son fameux nain, Geigneur, voir même de leur arranger une petite entrevue mais vu que la dame était noble peut-être que son maître pourrait l'aider sur certains points tout est possible il parait. Ralala pas facile de lui ôter cette idée en tête, après tout tant qu'elle ne tournait pas autour de son brun tout ira pour le mieux.

Mais ce petit amusement qui trottait en tête fût vite chasser par un geste auquel elle n'en cru pas ces yeux, Castel qui offrit son bras à Morphee. Maylodie avait bien cligner plusieurs fois des yeux mais rien n'y faisait elle avait bien vu ce qu'elle venait de voir, la seule fois ou elle avait été dans cette état enfin en mode 'carpe hors de l'eau' c'était quand elle avait surpris le brun en plein bain nu comme un vers et pour dire qu'elle avait vu et tout vu si bien qu'elle était devenu une carpe carmin cette fois là.

Peut-être que ... ou peut-être que pas ... ou peut-être que tout simplement Morphee ne faisait pas son âge et avait besoin d'aide pour marcher, cela pouvait se comprendre aussi. Mince c'était la seule explication probable qu'elle avait su en tirer car l'autre solution était que la dame rouge était bien accompagné mais par Castel !! mais dans ce cas et Maxine alors !!

Ces azures ne pouvaient se détachés de cette vision, bien des choses avaient changés depuis son séjour Toulousain, pour essayer de se persuader que ce n'était pas un rêve éveillé l'ébène resserra un peu plus sa main sur le bras d'Andrea. Elle cligna des yeux en sa direction et se dit au plus profond d'elle même que si elle venait à vivre cette situation elle serait embêter car elle ne saurait lequel des deux elle crèverait les yeux. Ben quoi ce n'est pas parce qu'on sait manier un arc qu'on ne peut pas se mettre à torturer les petites choses à plumes .. ... ou encore à poil.

Et bien cette journée va être très divertissante.

Pfiou ! ce n'était pas facile de garder contenance avec tout ça, malgré tout elle afficha un sourire encore plus charmant.


- Merci pour votre accueil à tout les deux.

Puis du côté de Maxine : - Oui merci Maxine le voyage fût très distrayant dit-elle en regardant Andrea un petit sourire au coin des lèvres. Une pièce entière pour la Garde-Robe c'est très aimable, cela suffira-t-il mon cher ? elle demanda au blondibrun avec un petit air de taquinerie, mais vous me laisserez une petite place, pas pour moi mais pour mes robes bien entendu.

--Heaven_du_cougain a écrit:


Elle avait la tête ailleurs. Kalianna déjà partie rejoindre sa mini-tante, Heaven avait pris le bras de son père, songeuse. Elle avait bien sûr salué la Suzeraine de son père avant et s'était informée de comment elle allait. La politesse et les mondanités standards. Pas qu'elle n'aimait pas Vanyel, loin de là. Cette femme était charmante et du plus loin que la Cougain s'en rappelait, il en avait toujours été ainsi. Cependant, l'attitude et le dénie de son ainée la laissait dans un trouble qu'elle n'avait pas vu venir.

L'ébène avait toujours pensé qu'il suffisait que ses enfants aient un toit, de l'argent suffisamment pour s'assurer qu'ils ne manquent de rien et une maman attentionnée, et tout le reste n'était pas important. C'est ainsi qu'elle avait vécu les premières années sans Joska, et ensuite avec ou sans lui. Il avait bien fallu survivre à ses va et vient de leur vie. De toute évidence, elle n'avait pas eu conscience avant aujourd'hui que tout ceci avait finie par affecter ses enfants, sa fille du moins.

Totalement perdue dans ses pensées, elle sursauta au vacarme produit par le Comte arrivant. Étrange mais rien de surprenant. Si elle avait pensée que cet homme était un parfait salaud à cause de son ancienne amie Aude, elle avait fini par changer d'idée au fil du temps. Mais il n'en restait pas moins un excentrique. Elle observa la scène puis l'arrivée des autres convives présentent pour ce grand évènement. Il avait fait fort l'Ancêtre, le gratin des amis Cougain était là. Il n'en manquait pas beaucoup mais, tout de même de bien important. Où était le fameux Capitaine Merer ? Il lui manquait celui-là. Et tante Nane ? Josselin ? Ah lui, elle espérait bien qu'il serait là. Un des seuls nobles pas trop coincés qu'elle connaissait.

Et voilà que c'est à ce moment là qu'elle remarqua la présence de Maxine. Cette dernière la salua à peine, remarquant sûrement même pas sa présence tellement sa douleur était affligeante aux yeux de tous. Même Kalianna qu'elle disait aimer comme sa propre petite fille passa inaperçu. Heaven l'observa, silencieusement alors que le petit groupe soit rejoint par Andrea, sa compagne et la rouquine. Ce que vivait sa belle-mère par alliance n'était pas évident. Elle aurait même très bien pu compatir à sa peine. Cougain Père avait mis sa fille dans la confidence. La pitié est un sentiment qui ne touchait pas facilement cette famille et certaine personne avait tendance à un peu trop en abuser. Elle était seule elle-même. Délaissée par son fiancé-ex-mari-trop-compliqué ! Et pas qu'une fois. Mais elle s'était laissée à errer comme un chien vagabond sans maître ? Certainement pas ! Pas fan d'hypocrisie, elle préféra faire comme elle et l'ignorer. De toute manière, la Donà la plus hautaine qu'elle connaisse lui parlait. Si le Tempête détestait ce genre de personnage habituellement, il en était tout autre de Morphée. Cette femme avait le don de la fascinée.


Bonjorn Donà Morphée. C'est un plaisir tout à fait partagée. Je savais fort bien que mon absence vous pèserait, j'ai fait un effort pour me déplacer aujourd'hui. Vous avez fait bon voyage en Béarn ?

Morphée lui répondit et s'adressa ensuite à Kalianna. Comme quoi, sa progéniture n'était pas invisible pour tous. La mini-tempête observa la Dame bonbon un instant avant de lui répondre en reflet par ce qu'avait dû être sa maman plus jeune, une chipie.


Je ne suis pas zeune ! Et vous pas bonbon roze, gr…

Kalianna !


C'est le regard de sa mère qui l'empêcha de poursuivre. Décidément, cette enfant lui en ferait voir de toutes les couleurs un peu plus vieilles. Elle était punie pour avoir fait suer son père dix ans plus tôt, de toute évidence !
D'un beeeaaaauuuu papillon !

Le regard que fit la petite, angélique ne trompa personne. Heaven s'excusa auprès de celle qu'elle considérait comme une amie de l'attitude déplacée de sa fille.

La main de Kalianna dans la sienne fermement pour l'empêcher de faire des bêtises, Gabriel dans les bras, elle suivit les autres espérant que cette journée ne finit pas en catastrophe. Ils reprirent tous le chemin initial vers la salle principale.
C'est le geste de son père, qui comme à de nombreuses autres personnes présentes, l'interpella. Pure folie ou Courage ? Courtoisie ou Vengeance ? Contrairement à toutes les réactions, Heaven sourit pour sa part. Il avait du culot le Cougain ! Pas mal, elle n'aurait pas fait mieux pour faire bondir tout le monde de sa chaise. Il était heureux dernièrement. Plus qu'il ne l'avait été ces deux dernière année. La seule chose qu'Heaven avait toujours souhaité après la mort de la femme du Cougain, c'est de le voir heureux. Et là, mission accomplie. Il était dommage que ce soit au détriment d'un cœur. Peut-être était-il égoïste de penser qu'à lui et à son bonheur désormais ? Peut-être oui, mais qui ne le serait pas à un certain moment. Pour avoir vu son père remuer monde et merveille pour cette Blonde à une époque et aujourd'hui le considérer ainsi, profaner son nom qu'elle portait toujours… Parce que oui, elle venait de passer en Languedoc et les gens jasaient. La victimisation n'était pas secrète.

Heaven dépassa quelques personnes et s'arrêta au niveau de Maxine. Elle observa la tenue qu'elle portait. Toujours très huppée, très belle et sûrement hors de prix. La tenue ne semblait pas adéquate puisque la Comtesse semblait avoir perdu du poids. Étrange. Elle se laissait mourir de faim ? Le mot Languedocien utilisé lui revient en tête. Heaven soupira avant de briser le silence.


Maxine, pourrions-nous avoir un entretien après la cérémonie ?

Elle avait toujours tut ce qu'elle avait à dire à propos de cette femme. Elle ne lui avait pas mené la vie facile, ignorée, boudée et surement plus encore. Mais pas un mot face à face, par respect pour sa famille et pour son père. Cela dit, cette fois, et même si on père serait furieux, elle allait lui dire quelques mots '' courtois ''. Elle ne se mêlerait pas de leur histoire de couple, cela ne la regardait pas tout comme ne regardait personne qui se permettait de juger probablement au même moment par les choix de son père mais, elle ne laisserait pas non plus cette femme traîner ce même nom, qu'elle portait également, dans la boue parce qu'elle n'avait pas su garder son mari.

Je crois que votre robe est tâchée derrière.

--Castelreng_du_Cougain a écrit:
S'il n'y avait eut les turpitudes du Blondibrun à son arrivée, le Cougain aurait trouvé l'ambiance oppressante.

Il n'était pas idiot au point de ne pas avoir vu les regards étranges qui s'étaient posés sur lui quand il était allé accueillir Morphée et l'avait conduite simplement dans le groupe qu'ils formaient. Il était loin, bien loin de s'imaginer que dans certaines cervelles ont le voyait entretenir une liaison, c'était d'ailleurs aussi bien car si tel avait été le cas il serait entré dans une rage folle. Jugé et condamné sur de simples apparences tel devait etre son lot pour l'heure. C'était donc aussi bien qu'il soit aux antipodes de ce que certains pouvaient voir par ce qui étaient pour lui de simples gestes de courtoisies.

Cependant quand de nouveau il fut à coté de la Brunette et alors que la Cuivrée lui avait lâché le bras pour saluer les autres personnes présentes, il se pencha légèrement afin de n'être entendu que d'elle et lui murmura :


Fermez donc votre bouche jeune fille, vous risquez qu'une mouche vienne à vouloir la visiter..

Ne se préoccupant plus ni de la Brunette ni de l'Ambrée qui, elle, était allée rejoindre Heaven pour échanger quelques mots, il fit un signe à Andrea de le suivre, répondit tout de même au remerciement fait par Maylodie d'un simple hochement de tête, la laissant parler chiffons avec la Comtesse et rejoignit sa Crevette qu'il ne voulait délaisser et avec qui il avait bien l'intention de déguster quelques croquants.

Si vous voulez bien tous me suivre à l'intérieur que nous puissions prendre un verre avant de reprendre les voiture pour rejoindre la chapelle...

C'est ainsi, qu'avec à son bras Vanyel, il pénétra dans sa demeure.

Rien n'échappait aux yeux du Ténébreux. Que ce soit de la tenue de sa femme en passant par la servante qui était à poser sur une table un plateau lourd de coupes pleines, il voyait tout. D'un mouvement discret de la tête, il invita donc la jeune Finà à passer de l'un à l'autre des convives pour leur offrir un rafraichissement.
La grand salle avait été préparée pour l'occasion. Sur l'estrade où d'ordinaire les maîtres des lieux prennent leurs repas, place avait été faite et, de ci de là, pour qui le voulait, de lourds fauteuils étaient à disposition. C'est vers l'un d'eux qu'il guida sa Suzeraine et Amie.

Les croquants tant désirés ne tardèrent pas à arriver et laissant le plaisir à Vanyel d'en savourer quelques uns, il expliqua à tous comment aller se dérouler la suite.


La chapelle qui ce jour va être consacrée ne se trouve pas derrière les remparts de Cordes mais un peu à l'écart. J'ai fait ce choix afin que mes gens, tous, puissent s'y rendre plus aisément. C'est pour cette raison qu'il nous faut donc prendre les voitures pour nous y rendre.
Je ne serais pas sans vous avouer que j'ai hâte de voir comment en si peu de temps elle a pu être remise en état. Quand donc nous nous serons bien rafraichi, nous pourrons nous y rendre.

Maxine.. a écrit:
Après que chacun eut le loisir de se raffraîchir, de profiter des gourmandises préparées par le personnel de Cordes aux petits soins pour les invités, Maxine attira un instant son époux à part. Elle avait mûrement réfléchit à la question, elle se doutait qu'elle s'attirerait encore ses foudres...mais en son coeur, en son for intérieur, elle savait qu'elle ne pouvait faire autrement.

Bien qu'elle s'isola avec lui quelques très courts instants, elle parla à voix basse de manière à s'assurer de n'être que par lui entendue.


"Cast, avant de te fâcher, écoute moi jusqu'au bout s'il te plait...je préfère t'en informer, je ne vous accompagne pas à la Chapelle. J'y prierais mais je n'assisterais pas aux sacrements d'Arfie. Nous n'avons pas tout à fait la même croyance...Arfie n'est pas de l'église de Rome et je trahirais ma confession en assistant à ses messes. Je te laisse le choix de faire ce qu'il te plait, je ne commanderais pas tes actes. Je me permets tout de même de te rappeler, en tant qu'épouse, même si cela ne dure plus longtemps, que tu as choisis une officiante de l'Eglise Française et non Romaine.
Ceci étant posé, nous pouvons dire à nos invités que j'ai une urgence à traiter vis à vis de ma charge comtale, ou ...la vérité, je n'en ai pas honte. Mais aucune autre version ne sera par moi tolérée. A votre retour je serais là et un banquet sera donné. Je ferais bonne figure sois en assuré."


Elle espérait qu'il comprendrait et qu'il ne se fâcherait pas tant, le jour de la consécration de la Chapelle au nom de feue sa précédente épouse.

Castelreng_du_Cougain a écrit:
Quel autre choix lui avait-il donné d'avoir que de celui de suivre son épouse ? Aucun.

Fronçant juste les sourcils par sa façon de faire, de planter telle une malpropre sa fille ainée qui était à lui parler, sans même apparemment un mot d'excuse, il la suivit, contraint. Elle ne l'avait pas tirer par la manche pour le conduire à l'écart, mais c'était limite et sans doute même que leurs convives seraient en droit de se poser la question.

La regardant froidement il attendit donc qu'elle lui explique tout ceci. A sa première phrase, elle fut couper bien qu'elle lui demanda de l'écouter sans interruption. C'était justement ça qui déplut à l'homme qui ne retint donc pas son


Quand donc madame cesserez vous de voir en moi un montre de terreur ? Ça devient pour le moins fatiguant !

La suite lui cloua presque le bec.
Ne lui avait-elle pas demander et de façon presque suppliante si justement elle aurait le droit d'assister à cette cérémonie ? Tels avaient été ses termes, Il s'en rappelait que trop bien. C'était à leur retour à Toulouse à bord de la Maxine lorsqu'il lui avait dit son besoin de s'éloigner. La encore il avait contenu son agacement pour lui répondre que bien évidemment, n'était-elle pas la Dame de Cordes ? Il n'y avait là aucun problème pour elle que ce soit avec l’officiante comme pour le reste.

Décidant cependant de passer outre ce détail bien qu'il fut en fait un de plus dans ce qu'est devenue sa vie de couple, il ne prit donc en compte que cette raison qu'elle lui donnait, restant sur ses propos plus... religieux.


Je sais fort bien ce que je fais et vous même n'étiez pas dans l'ignorance non plus ..
Le livre des vertus reste le même en tout point, la religion donc identique... Mais soit. Faites donc comme bon vous semble. Loin de moi le désir de vous contraindre à quoi que ce soit. Je suis blasé madame. Rester donc... ou pas ... peu me chaut. Par contre, les enfants eux viendront et en cela je ne cèderais pas.


Secouant la tête comme voulant faire partir cette désolation qui était à l'emplir, il ajouta d'un ton éteint.

Ce mariage n'est vraiment plus qu'une mascarade, le plus sage serait d'y mettre fin avant d'en finir par être ridicule.

Je vous laisse le soin de faire part à nos invités de votre décision car cette fois ne comptez pas sur moi pour assumer vos choix à votre place .


Sans en ajouter plus et aussi gracieusement qu'elle l'avait fait avec Heaven, il la planta là.
Fâché il ne l'était même pas. Ce qu'il ressentait était tout le contraire.
Désabusé pour ne pas dire dégouté de ce qu'était à présent sa vie de couple.
Il n'en pouvait plus de faire comme si tout était parfait dans le meilleur des mondes. Ils étaient à se noyer dans une mare de faux semblant et lui se trouvait fatigué de devoir nager en eau trouble.

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:15

--Andrea... a écrit:
    [Retour vers le passé, face to face avec la rouquine]


Le temps avait comme suspendu son cours, le Blondibrun face à la crinière rougeoyante, l'espace d'un instant, il n'y avait plus qu'eux deux -seul le bruit de ces saloperies de cuivres qui par moment s'entrechoquaient dans le carrosse, les domestiques dont les os craquaient sous la pression des malles de fringues du plus frais des Comtes du Languedoc, troublaient cet instant merveilleux-

Le regard plongé dans celui de la flamboyante, perdu dans ses pensées, entamant une discussion avec les potes qui squattaient sa caboche.


Un peu tôt dans la journée pour en faire ton quatre heure...

J'ai pas eu ma brioche ce matin, elle pourrait être le petit-dej !

Vous avez conscience que c'est pas un morceau de bidoche quand même ?

Ouais ouais...

Mes avis qu'elle serait une bonne sucrerie.

'tain

Ouais et moi de mon avis que tu dois pas t'ennuyer quand tu t'enfermes dans une chambre avec elle !

Mais...

Un vrai marathon, le seigneur à plus qu'à bruler la chambre après leur passage.

Ouais ouais ouais...

J'ai pas les mots là... vous êtes désespérants.

Bande de goujats !


Ce fut sa conscience féminine qui mit fin à se dialogue intérieur, cette rabat-joie.

L'oeil plein de malice, toujours coincé entre ses deux réalités, son esprit -ou ses esprits- fredonnait un petit air qui se voulait provoquant :

Jte ripere au milieu de l'allée
Comment t'es mag-nifique
Tu balances baby ?
Hummm Ca va etre chaaud
Tu sais que t'es bien roulé dans ton p'tit bustier
J'aime trop ton style quand tu te dandines
Dans ta robe, t'es trop sublime
Viens chez moi, on boira pas de la grenadine


Le visage à présent affublé d'un sourire qui avait tout de la coquinerie, il était évident qu'un arbitrage serait nécessaire pour recompter les points de ce match de longue date.
Et comme pour marquer un point d'avance, lentement, il ôta son mantel laissant apparaitre des épaules dénudées et une musculature saillante.
Quant au mantel, celui-ci termina sa course sur le sol gravillonné ou un des larbins du brun vint aussitôt le ramasser.

Se rapprochant de la rousse pour mettre fin à cette joute, il murmura :


Je ne suis qu'un pauvre être humain emprisonné dans sa condition d'homme aux réactions chimiques parfois étonnantes, mais je ne doute point que vous connaissiez ce genre de choses.

    [Un peu plus tard]


Castelreng invitait l'assemblée à prendre le chemin de son antre, et comme tout bon homme de bonne éducation, invitait les demoiselles en détresse à l'accompagner, normal le mec quoi.
Si lui ne s'en offusquait pas, et pour cause, il aurait fait la même, et aurait très certainement poussé le vice jusqu'à tâter la marchandise, la future elle semblait manquer d'air.
Ce à quoi remédia le Cougain grâce à une belle soufflante.

Penchant la tête vers elle, il lui murmura :


Et bien Maylodie, que vous arrive t-il ?
Auriez-vous le jugement facile de ces commères de quartier ?
Courtoisie rime surement avec coucherie, mais il est assuré que notre ami n'est pas un adepte de la tromperie ou du sensationnel.
Tout comme avoir une amie n'en fait pas une amante...

Vous l'aurez surement peiné par votre réaction, j’espère que vous en prenez conscience et que vous saurez lui prouver votre amitié dans l'avenir...

... sinon plus de brioche pour vous le matin !


Il avait terminé sa petite morale en serrant un peu plus la main de la brunette, genre "boude pas chipie".

--Morphee. a écrit:
Ah les enfants! L'expérience de la Dòna avec ces petits êtres était presque inexistante. Dès leur conception, que ma foy elle estimait fort plaisante, ils étaient un fardeau... Nausées, vomissements divers et variés, crise de larmes, de folie, sans compter ce foutu tonneau que l'on portait devant soi, au risque de se retrouver emporté au sol par le poids. Elle s'était toujours interrogée sur l'habileté qu'avait Duflan de ne jamais vaciller vers l'avant, fusse-t-il sobre ou non; et sourit intérieurement en se souvenant de la fois ou il avait été retrouvé, coincé, les pattes moulinant en l'air, dans le puits à souhait ou l'on faisait offrande pour quelques espérances.

Revenant à son sujet de divagation initial, la chose pouponnée, elle pivota le visage,sourit à Heaven et répondit avec chaleur.


Le voyage s'est fort bien passé, et la Comtessa Vanyel est adorable. Il faut avouer que la compagnie d'Arfie, de votre père et de nos gens est parfois fort divertissante.

Lui revient en mémoire l'épisode pantagruellique ou une simple omelette aux champignons leur avait causé bien des tourments. Un regard en coin à Geigneur fut lancé, et les paroles de l'âdorable morveuse lui firent revenir pied sur terre. Gr? Grosse rouquine? Geignarde? Gourgandine? Gras du bide? Morphée plissa les yeux et se contenta d'un...

Qu'elle est mignone!

L'incident était clos, mais restait tout de même ce non-dit qui lui aurait sans doute donné des envies de meurtre. En plus ce sont des petiots, cela devrait sans doute passer de vie à trépas en un simple serrage de doigts. Gàbriel semblait bien plus calme que sa soeur, mais il lui semblait que bientôt il la lui suivrait dans l'impertinence; aurait-ils hérité tous deux du caractère entier de leur mère? Discrète, elle n'osa pas évoquer la énième disparition de Joska. Ses azurs revinrent détailler le visage de la Dòna, qu'elle trouvait bien plus épuisée qu'à l'accoutumée. Bien qu'elle eut aimé la décharger d'un quelconque fardeau, le peu d'intimité qu'elles avaient partagé ne lui permettait pas d'oser telle suggestion. Elle espérait sincèrement la voir les rejoindre, un peu plus loin dans leur périple, à la recherche de leur terre promise.

Un sourire fut partagé et les jeunes femmes entrèrent à leur tour dans la grand salle, ce afin de déguster, lui avait-on confié, quelques croquants et autres douceurs. Le Castelpor, muscles saillants encore exposés à sa gourmandise, était avec sa douce; elle se remémorra le regard langoureux dont il l'avait gratifiée en retour, et de ces lèvres, qui s'approchant de sa joue, avaient murmuré quelques billevesées masculines tenant en un mot. Faible. Non point qu'il ne fut un pleutre, mais faible devant le corps d'une femme. Quelques paroles du serpent afin de rassurer sa proie, avant de projeter ses crochets à venins pour l'emprisonner dans une torpeur teintée de sensualité.

L'endroit était magnifique, aussi chaleureux que l'avait été son logis au Castel de Joucou. Une domestique lui proposa un verre de cristal de je ne sais quoi, qu'elle se vit bien obligée d'accepter ce afin de ne pas froisser son obligé. Sa main hâlée vint au contact de sa robe afin d'ajuster quelques plis, occupation pour se donner contenance malgré les événements qui étaient venus troubler la tranquillité de leurs existences. Pouvaient-ils tous se qualifier de survivants? Castel l'avait sauvée de l'ennui à Narbonne, et avait également offert à Arfie d'officier dans ce si bel endroit alors qu'Ayo avait pris le large. Bien qu'étant bien imparfait pour qu'il fut taxé de mission divine, l'homme avait belle âme, et belle apparence. Des hommes d'exceptions que les deux trublions.

A la recherche d'une gourmandise, elle écarquilla les yeux lorsque des champignons à la farce douteuse lui furent proposés. Une fois mais pas deux! Elle refusa poliment, prétextant une aversion pour les eucaryotes mais se ravisa; elle irait, sourire narquois peint sur le visage, offrir cette délicate attention à son hôte. En un froissement de tissu elle pivota sur elle-même, à la recherche du Ténébreux. Mais de balafré il n'y avait, et de blondissime non plus.

Depuis leur départ le Coms s'était montré taciturne, venant les rejoindre succinctement en taverne mais l'expression de son visage en disait long. Le teint blafard, les traits tirés, il devait sans nul doute compter les heures avant que l'aube ne pointe. Il s'était ouvert à elle, à Muret, pour expliquer les événements en taverne, et elle avait compris qu'ils avaient eu une explication préalable au mess de La Maxine. Puis il s'était tu, ne désirant pas converser plus avant sur la séparation, et la Dòna aurait été bien mal avisée d'oser poser la moindre question ce afin de dissiper le flou de la conversation. Leurs promenades au sortir de la taverne n'étaient plus d'actualité, et la jeune femme s'était abreuvée du livre indien qu'Arfie lui avait prêté lors de leur traversée. S'instruire était une bénédiction, et elle se rendait compte de la valeur du savoir en ces temps troublés.

Comment se sent-on lorsque l'on est à l'origine d'une séparation? Ressentait-on de la culpabilité, des doutes, de la souffrance? L'amour ne dure-t-il que trois années? L'Ambrée avait eu la 'chance' de toujours vivre des histoires ou le désamour était commun, ou les désaccords étaient tant flagrants que l'on ne pouvait les nier.
Un soupir ponctua cette dernière pensée; Trop jeune, trop empressée, trop bête... Elle avait tout gâché. La commissure droite de ses lèvres s'étira, il y avait eu des moments doux. Alors rien n'était à regretter. Sauf la caresse rugueuse de certains marins.

Marins, Tolosà, Arfie? Elle se l'imaginait frétillante d'impatience de pouvoir oeuvrer dans une chapelle privée. Une pointe d'inquiétude étreignit le coeur de la Roquebrun; la chapelle serait-elle conforme à ses exigences? Et surtout, plairait-elle aux époux cougain? Ses ouvriers n'avaient fait que restaurer les fresques, elle leur avait interdit d'avoir une quelconque pointe d'originalité ou de création dans la réalisation de leur tâche. Et ce lapis lazuli? Scintillerait-il? La Voluptueuse avait déjà assisté à des messes, bien trop souvent qu'il faut pour ne le dire, et elle les avait trouvé d'un barbant; chanterait-on dans celles de l'église françoise? Allaient-ils tous dandiner du popotin et féliciter la naissance du petit Christos? Par Gaïa qu'elle était impatiente! Ne lui resterait plus qu'à assister à un office réformé pour avoir une idée du tout. Les cathares était devenus bien discrets, et les druides, sans doute à vivre heureux cachés dans les forêt au contact de mère nature.

Et si? elle engloutit le petit champignon, espérant ne pas se retrouver à faire offrande au pieds de la diaconesse. De toute manière il allait s'abîmer, elle ferait grogner Castel en d'autres circonstances si les petits chapeaux étaient tous dévorés par l'assistance!

--Maylodie_ a écrit:
Bouche fermer, ok c'est fait, mouche épargné heu non être épargné de gobage mouche c'est bon aussi. Et Andrea qui en remettait une couche, et allez !! en plus privé de brioche le matin. Et bien tant pis pensa Maylodie, elle avait vu le petit manège du brun au moins il saura à qui la refiler la brioche.

La demoiselle avait suivit la petite troupe, en se demandant bien ce qui la faisait le plus bouillir intérieurement, le fait que le brun lui fasse la morale ou le fait de faire le paon encore et encore, à minauder. Si bien qu'à un moment elle leva les yeux au ciel, oui cela n'était pas poli mais c'était plus fort qu'elle.

Comment couper les ailes d'un ange, ou alors de faire bouder la brunette ce n'était pas compliquer. Pour ceux qui ne la connaissaient pas ils penseraient simplement qu'elle est discrète mais pour ceux qui la connaissaient, ils sauraient que quelque chose la tracassait au plus au point. Non elle ne faisait pas la tête au Cougain, c'était un ami elle ne ferait jamais ça. Mais c'était surtout le blondibrun qui l'exaspérait, elle se jura même si un jour elle voyait des paons, bon c'est peut-être cruel, elle les dépouilleraient de leurs plumes afin de faire un beau mantel à Andrea, il aurait de quoi faire une belle roue ainsi.

Ce qui étonnait toujours la demoiselle, c'était la patience qu'elle avait pu obtenir depuis qu'elle avait fait ce dernier mandat dans le Languedoc. Une chose dont elle était sur c'est que la vengeance était un plat qui se mangeait froid et pas besoin de brioche pour ça.

En attendant elle préféra se venger sur un petit rafraîchissement, quand aux petites douceurs elle les laissa de côté, l'appétit coupé à cause du blondibrun. Une chose était sur qu'elle ne remarquerait même plus ces manières, il voulait faire la paon et jouer au chat et à la souris, très bien si cela pouvait l'amuser, elle aurait bien d'autres occasions pour appliquer sa petite vengeance, là ce n'était ni le lieu ni l'envie.

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:18

Maxine.. a écrit:
(hrp) pour Heaveen, je suis désolée, j'avais pas vu son post, vraiment navrée. Je suis prête à encaisser si tu veux après ce post là, vu qu'il est lancé, vu l'état de la situation, je ne suis plus à ça près...(/hrp)


Comme elle s'y attendait, il l'a coupa. Comme elle s'y attendait il l'a cloua sur place. Retour du vouvoiement...ça voulait déjà tout dire. La Blonde qui serre les mâchoires et alors qu'il s'en va, la laissant seule, elle tape un grand coup du tranchant de son poing droit fermé sur le montant de porte, certes à l'abris des regards. Cette foutue cicatrice qui était enfin presque refermée se déchire de nouveau, lui faisant comme une pelote d'aiguilles au creux de la main. La voilà bien!

Elle respire à pleins poumons, une fois, deux fois, trois fois, puis reparait devant les invités son sourire de façade bien en place. Elle prend un verre qu'elle tapote doucement avec une cuillère, prenant garde à ne pas le briser.
Une fois l'attention requise sur elle :


"Chers Invités, Familles et Amis, je vous prie de bien vouloir m'excuser quelques instants. Nous sommes aujourd'hui réunis pour célébrer la consécration de la Chapelle Ste Oriabel. C'est un très grand moment. Je l'attendais moi aussi avec impatience, surveillant l'avancée des travaux très régulièrement en l'absence de...Cast.

Il y a quelques jours, j'appris que l'officiante choisie pour cette consécration, et donc pour devenir la Chapelaine officielle du lieu, à savoir Mestra Arfie, n'était pas d'obédience Romaine, mais de l'Eglise Française. Je jure qu'avant ce jour je l'ignorais. J'en fus...surprise, pour le moins.

Aussi, je vous attendrais ici, à m'assurer de la bonne mise en place du banquet qui vous attend au retour, en bonne maîtresse de maison pour le peu de temps qui me reste à l'être. J'espère que vous appréciez mon honnêteté, j'aurais put vous dire que j'étais retenue par des tâches comtales pour éviter cet esclandre...mais mon Futur-Ex-Mari l'a voulut ainsi.

Sur ce, chers Amis, je vous souhaite une merveilleuse cérémonie et un sage recueillement en la Chapelle Ste Oriabel."


Elle se tut, sourit et se mit en retrait de quelques pas, s'attendant à quelques foudres ici et là.

Gontrand.. a écrit:
Son ventre ne gargouilla point, et aucun incident ne semblait être à venir. La Dòna fut donc convaincue que son aversion aux champignons n'était plus de mise. Sans doute une réaction épidermique à son dernier empoisonnement... Cast serait-il de cet avis?

Son regard se fixa sur le couple, qu'elle n'avait pas vu lors de sa dernière tournée d'invités. Ils s'étaient isolés et discutaient. Le Coms se tourna en un geste vif et revint dans la salle, prenant un raffraichissement. La cuivrée prit le plateau de petits champipis, et se dirigea vers le ténébreux prestement.

Il ne fallait pas qu'il puisse esquiver la chose, ou prendre la fuite.

Tout sourire, elle arriva devant lui, et sans vraiment le détailler du regard lui présenta le légume gratiné.


Meu Coms, goûtez donc de ce merveilleux plat que vos talentueux artisans ont préparé rien que pour vous!

Sans doute devrait-elle en proposer à Geigneur, ou susurer au Cougain de faire ainsi. Puis ses saphirs remarquèrent comme son visage était fermé, la main livide tenant sa coupe.

Maxine les rejoint, et l'excuse de la Comtessa étonna grandement Morphée. Assister à un office d'une autre branche de l'Aristotélicisme n'était point embrasser l'AEF, fort heureusement. Sinon elle serait romaine sans le savoir. Elle ne commenta pas, laissant la blondissime à sa vision de la chose. Chacun était différent, avait sa sensibilité. Nul doute que la Cuivrée était ma foy bien trop curieuse en terme religieux.

Et sinon, tu le manges ton champignon toi?

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive à Cordes   Ven 21 Avr - 23:19

Castelreng_du_Cougain a écrit:
La coupe dont il vient de se saisir est portée à ses lèvres. Il boit une gorgée puis une seconde cherchant en même temps à retrouver une grande partie de sa sérénité.Sans faire attention il prit le truc que lui tendait Morphée, lui répondant simplement par un merci silencieux fait d'un sourire crispé.

Puis alors qu'il pense avoir retrouvé assez de maitrise de soit, qu'il est à deux doigts d'annoncer leur départ pour la chapelle. La Comtesse les rejoint et reprend la parole.
Il fulmine. Il n'y peut rien, il se met à bouillir intérieurement. Pour lui, tout portait à croire que Maxine détestait Arfie et trouvait donc ce prétexte. Il ne comprenait pas.

Une fois encore la fin de son discour lui fait hérisser le poil
Sa main alors écrase la chose offert, lui coulant entre les doigts alors qu'il se retourne pour lui faire face.

Sans se préoccuper qu'ils soient seuls ou pas il ne retient ses mots


Une fois de plus madame vous déformez mes dires... c'est une habitude .. Rectifions donc... je vous ai juste spécifié que cette fois il vous faudrait vous même dire ce qu'il en est. la raison invoquée m'importait peu, vous pouviez donc aussi bien prétendre ce rendez vous .Je ne vous ai certainement pas ordonné de dire la vérité.Ne me faites pas passer pour un bourreau, et vous pour une victime une fois de plus.Si victime vous êtes ce ne sont que de vos propres choix et non de mes désirs.
Et pour le cas où vous ne seriez point aux faits... le Comta est en majeur partie de confession EAF les trois quarts de nos amis sont également de cette confession.Nos frères et sœurs de Bouillon les premiers. Prenez garde de ne point finir contaminée...

Et comme vous l'avez si bien annoncé, faisant fi de la pudeur de cette tragédie. Nous allons divorcer. Au moins grâce à vous nos proches sont à présent au fait de ce qui devrait être notre vie privée.


En ayant enfin terminé, il se détourna, pris le temps de regarder ce qui lui avait dégouliné entre les doigts. Chercha Morphée du regard et lui fit une grimace avant de se faire porter de quoi se nettoyer la main.

A présent que tout est clair et net dit-il quand ses mains furent lavées, il ajouta pour leurs convives qui, ne devaient pas etre très à l'aise. Nous pouvons y aller.. Et les invita donc à retourner vers la cour ou attendaient les voitures. Il fit signe a ses enfants de le rejoindre et passa la porte...

--Andrea... a écrit:
    [Amouuuuuuuurrr Gloire et Bordelllll !]


Dans l'épisode précédent...
Le Comte de Joucou et Seigneur de Cordes invitait quelques amis à assister à la consécration de la chapelle de son fief Toulousain par une diaconesse de l'Eglise Aristotélicienne Romaine.
Après une arrivée remarquée du Comte de Castelpor, et du reste de tous ses amis, le Comte de Joucou disparaissait au bras de son épouse jusqu'alors très discrète presque effacée.
Alors que les invités de la famille s'étaient tous rassemblés autour d'un buffet, la maitresse de maison annonçait son absence lors de la cérémonie de consécration, et l'éventualité d'un futur sans Castelreng.
Son époux excédé, brisa le silence qui s'en suivi, et tel un pavé dans la marre la nouvelle fut confirmée, la demande de divorce était officialisée de tout bord, le glas sonna : un champignon farci était mort.

Épisode number twentytwo :


Scrunch scrunch scrunch...

Ça s'était le brun qui grignotait une pomme en observant le spectacle qui s'offrait à lui, donnant des petits coup de coudes à la mini brune à chaque passage un peu plus croustillant de la conversation qui n'avait rien de discrète.

Et tout en se gardant de ne pas quitter des yeux le couple, il s'essaya à l’absorption d'un verre de vin rouge.
Il est des évènements cruels dans la vie, et le brun bien que connu pour ne pas avoir de coeur, ou un coeur de marbre, parfois, pouvait lui arriver d'être touché, attristé -mais pas jusqu'à pleurer faut pas déconner !-
Pourtant ce jour là, son coeur se brisa, ses yeux se mirent à briller, pas de cette lueur joyeuse qu'on pouvait lui connaitre, mais d'une pointe de peine : une larme, un cri déchirant la salle.


Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnn, pourquoi ? Pourquoi ça ?

Dans un mouvement de désespoir, ses genoux défaillirent, à terre, abattu...

C'est une tragédie !

Rarement l'on aurait vu le Mortemart dans un tel état, troublé qu'il était, si effondré, et pourtant.

Pauvre elle, elle ne méritait pas ça, pas comme ça ! Si jeune, si belle !

Sur son torse, une tache d'un rouge carmin maculait sa chemise plus tôt d'un blanc éclatant.
Ne jamais boire à l'aveuglette, ne jamais jouer les commères sous peine d'en oublier de s'occuper de son propre séant.
La leçon était un supplice pour lui, ses mains parcourant son torse, comme pour tenter de supprimer la salissure.
Prostré au sol, un petit couinement se dégageant du fond de sa gorge serrée, il venait de perdre une amie.


Ma pauvre tunique... pardonne moi...

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