Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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  Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......

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MessageSujet: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Lun 4 Fév - 1:46

kali a écrit:
Cela faisait plusieurs jours que Kali tentait de se reposer dans une petite auberge de Valence. Elle avait du quitter le bal du Languedoc donnée pour la noblesse promptement. Elle essayait de chasser ses démons depuis un petit moment mais maintenant elle avait décidée de prendre sa vie en main, de quitter le clan auquel elle appartenait pour se consacrer à la seule existence de ses petits qui bientôt verrait le jour et de Chelsey qui se trouvait avec son père en ce moment. Ses résolutions prises, elle s’était voué à rester le plus calme possible puisque la naissance approchait à grand pas. Castel était arrivé quelques jours auparavant pour ce moment. Séparés depuis un petit moment, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les situations habituelles, ils restaient en très bons termes. L’amour n’avait rien n’eu à voir dans leur rupture, enfin si mais pas par manque comme la majorité des cas.

Kali avait eu peine à se lever en ce jour, elle avait l’impression d’être sur le point d’exploser. Son ventre était lourd et lui procurait des maux de dos énormes. Elle alla s’assoir dans le fauteuil de sa chambre qu’elle avait fait placer vis-à-vis de la fenêtre et tout en regardant la vie qui s’éveillait dans cette ville, elle peigna ses longs cheveux ébène bouclés un long moment. Elle appréciait le confort de sa nouvelle vie tout en sachant qu’elle ne pourrait demeurer ici très longtemps, qu’ont la chercherait. Il lui restait un peu de temps, elle profitait donc de ce qui lui était offert pleinement. Elle se vêtir après un moment décidant d’aller se dégourdir un peu les jambes en prenant une marche. Elle arrêterait voir si Castel et Sara venaient avec elle. La journée était si belle, le grand air ferait surement un bien fou à tous.

Elles ne les avaient trouvés nulle part pour l’instant, était allée frapper aussi à la porte de Balian, son ex amoureux et aussi père de son fils. Eux non plus n’étaient nulle part. Elle perdit un peu de son sourire mais ce dit qu’une promenade en solitaire ne serait pas plus mal après tout. Qui plus est, elle n’était jamais vraiment seule avec ses deux petits êtres qui cohabitaient avec elle depuis un long moment déjà. Elle sortie donc dans les rues, espérant voir apparaitre une petite tête bouclés brunes répondant au nom de Chelsey ou de quelqu’un lui apportant un peu de réconfort en cette journée.

castelreng a écrit:
Cela faisait quelques jours, qu’accompagné de sa sœur, Sara, Castel était arrivé à Valence. Il avait retrouvé Kali dans une petite auberge et depuis passait le plus de temps possible à ses cotés.
Pour rien au monde il n’aurait voulu manquer le jour où arriverait les deux anges que Kali allait lui offrir. Deux vies, deux enfants nés du plus beau des amours.
Ils n’étaient plus ensemble depuis quelque mois déjà, mais l’amour qu’ils se portaient était incomparable. Elle était pour lui le sang qui coulait dans ses veines, elle était son Âme…

Ce jour là il s’était levé aux aurores, voulant profiter des premières heures du jour pour aller à la pèche. Il resta à pécher jusqu’au milieu de la matinée, sans rien attraper, rangea cannes et hameçons et ramena sa braque sur les berges du Rhone.
Il était grand temps pour lui de retourner en ville, de passer voir Kali pour s’assurer qu’elle allait bien, lui tenir compagnie avant d’aller voir ce que Sara faisait de son coté. Il se devait de la surveiller sa jeune sœur, elle avait souvent tendance à faire quelques bétises…


Chemin faisant, pensant à celle qui seule faisait battre son cœur, il se retrouva dans les rues déjà animées par les villageois. Alors qu’il traversait la grand place il la vit qui avançait. Il fut quelque peu surpris de la voir dans les rues à cette heure et surtout dans son état, il la savait plus que fatiguée ses derniers temps...
Il courru donc pour aller la retrouver et arrivé à sa hauteur, passa un bras autour de sa taille il lui dit.

Bonjour Mon Ange…

kali a écrit:
Kali marchait depuis quelques minutes dans les rues animées, sans apercevoir quelqu’un qu’elle connaissait. C’est en tournant le coin d’une rue, qu’elle le vit. Il se précipita vers elle. Un sourire orna les lèvres de la belle ébène comme il l’appelait souvent. Un bras vient ensuite se lover contre sa taille.

Bonjour Castel….

Elle le regarda longuement, il n’avait nullement changé durant toutes ses années. Il était toujours aussi séduisant. Aucune femme ne pouvait résister au charme qu’il dégageait, surprenant qu’il soit toujours seul depuis leur séparation. Ils évitaient ce sujet orageux, il le valait mieux ainsi.

Où étais-tu de si bonheur ? Ta sœur n’est pas avec toi ?

Elle attendit ses explications lui disant qu’il était allé pêcher. Elle aurait bien aimé une balade sur le lac, il y avait longtemps qu’ils ne l’avaient pas fait mais cela ne serait pas raisonnable dans son état.

?Tu fais une promenade un moment avec moi dis

Elle lui fit la petite moue suppliante de ses yeux tristes ainsi que de ses lèvres boudeuses dont il ne saurait résister. Elle avança de quelques pas, une main supportant ses reins puisque son dos lui faisait grandement souffrir par le poids de son ventre.

castelreng a écrit:
Même proche de la délivrance il la trouvait toujours aussi séduisante. Elle avait sut faire naître en lui ce qu’aucune autre ne pourrait jamais et malgré cette séparation qu’elle avait voulu il savait qu’au fond d’elle leur amour perdurait. Elle aurait voulu qu’il l’oublie, qu’il refasse sa vie, mais cela lui était impossible. Comment l’aurait-il pu ? Jamais il ne pourrait en regarder une autre, il était envoûté et le resterait sa vie durant. Cela, elle ne le comprenait pas et avaient donc cessé de débattre sur ce sujet. Lui passerait sa vie à lui faire renaitre l’amour qu’il y avait entre eux. La naissance des enfants lui ferait sans doute remonter ce qu’elle avait enfui si profondément, c’est du moins ce qu’il espérait.

Quand elle lui demanda de poursuivre la balade, avec cette petite moue qu’il le faisait fondre à chaque fois , il ne put s’empêcher de lui déposer un baiser sur les lèvres.


Avec toi Mon Ange.. j’irais au bout du monde …


Il garda son bras autour de sa taille, se collant contre elle pour mieux la soutenir, voyant bien que le poids des enfants la faisait souffrir, et, tranquillement, au rythme des pas de la Belle Ebène, ils poursuivirent la promenade.

Arrivés quelques maisons plus loin, il lui montra une bâtisse


C’est ici Mon Ange que se trouve Sara, veux tu y aller te reposer ?

~~Kali~~ a écrit:
Castel déposa un tendre baiser sur ses lèvres, Kali en resta surprise mais ne le repoussa pas. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas senti une pareille chaleur. Elle porta ses doigts à ses lèvres tout en le regardant ne réalisant pas ce qui venait de se passer en ce moment. Elle sorti tout de même rapidement de sa torpeur lorsqu’il le serra plus fortement contre lui, comme si de rien n’était et reprit la route.

La journée bien que très froide par ce temps hivernal était ensoleillé et les rues assez dégagé aidait à l’avancement de leur pas. Kali commençait à être à bout de souffle, elle n’avait pas marché comme cela depuis un moment. Ils arrivèrent devant un petit logis, une autre auberge de la région qu’elle n’avait pas eu la chance de voir pendant le temps qu’elle avait passé ici. Castel lui s’arrêta et lui dit qu’il était arrivé où séjournait Sara. Elle avait beaucoup entendu parler de sa sœur, l’avait croisée une fois en taverne à Narbonne mais sans plus. Il lui offrit donc de se reposer et de se réchauffer chez elle. L’ébène accepta avec un sourire chaleureux.

Oui cela me convient si naturellement on ne la dérange pas.

Elle ressenti une vive douleur au niveau de son bas ventre, assez que ses jambes fléchirent. Une contraction d’une violence extrême. Elle en perdit momentanément le souffle. Elle avait abusée, ils n’auraient pas du marché aussi longuement. Un fauteuil pour s’y reposer serait vraiment la bienvenue. Espérant que la charmante sœur de Castel serait chez elle….

Elle s’agrippa à Castel, et lui sourit faiblement voyant son air inquiet sur le visage.

Tout va bien, juste une petite faiblesse. Tu m’aides à monter ?

Elle prit son avant bras de ses mains pour s’y appuyer voulant cacher la vive douleur qui la parsemait encore en ce moment. D’autres viendraient, elle l’appréhendait mais peut-être pas aujourd’hui, ou peut-être que le moment était venu, ils le sauraient tous bien assez tôt si la naissance se déclarait par les symptômes avant coureur.

castelreng a écrit:
Il la sentit fléchir, la regarda et la vit palir. Bien sûr elle vit qu’il s’en inquiéta, il n’aurait d’ailleurs pu lui cacher, elle le connaissait que trop bien. Elle tenta de le rassurer comme à chaque fois, mais son « tout va bien » suivit de « juste une petite faiblesse » ne suffirent pas à lui ôter son inquiétude.

Tu m’aides à monter ?

Déjà elle s’était agrippée à son bras, mais à la force qu’elle mettait à le tenir, il ne fut pas dupe, la petite faiblesse comme elle voulait qu’il croit, était une forte douleur. Il ne chercha pas à en savoir plus, pour lui, elle commençait à entrer dans le travail de l’enfantement.

Oooh !! Mon Ange …. Attends ….

Il voulait pas qu’elle souffre encore plus en faisant le reste du trajet en marchant, ni une ni deux , il l’emporta dans ses bras. Il ne restait pas grand chose à faire pour arriver devant la porte de chez sa sœur, mais peu importait . Elle n’eut pas le temps de protester, sachant que se serait inutile de toute façon …

Un instant, il se revit quelque mois plus tôt, elle dans ses bras… Il put constater avec plaisir qu’elle mettait toujours le même parfum, celui qu’il lui avait offert un soir, au Puy, lorqu’il était allé voir ce qui se faisait en matière de berceaux … losqu’ils avaient appris qu’ils allaient avoir des jumeaux …


Ça va aller …. Reste dans mes bras mon Ange …. On y est presque …


Il gravit les quelques marches, qui menaient au logement de Sara, et se, retrouvèrent vite devant la porte. Sans prendre la peine de frapper, sachant qu’à cette heure Sara devait se trouver là, il ouvrit la dite porte et de son pied la poussa entièrement pour entrer .

Le petit logement de sa sœur comportait deux pièces. Celle qui les accueillit n’était pas bien grande mais douillette. Une cheminée face à l’entrée, contre le mur qui menait à la chambre de la jeune fille. Une petite table et quelques chaises trônait en son centre, une étagère contenant un peu de vaisselle, et face à la cheminée, un large fauteuil.


Sara !! t’es là ma Puce !!! Viens viite !!!


Dit –il assez fort en allant déposer dans le large fauteuil, son précieux fardeau, comme on dépose la plus fine des porcelaine. Kali, le regardait, un sourire timide au lèvres, lui se demandait si elle souffrait encore, si l’heure était arrivée, si il fallait aller chercher Dame Isa, si ça allait bien se passer, tant de questions qu’il ne voulait poser mais qui devaient se lire sur son visage.

saradhinatra a écrit:
Sara s'étira de tout son long. Elle avait passé la matinée à rêvasser sur les toits de Valence, loin des regards indiscrets.

Elle était bien contente d'avoir trouvé ce logement. Ce dernier avait une ouverture qui donnait sur les toits, ce qui lui permettait d'échapper à la vigilance de son frère. A l'évocation de Cast, elle repensa à la scène qu'il lui avait fait quand il avait découvert le saccage de sa chambre. Elle n'était pas très fière à ce moment-là. Elle avait tout mis sens dessus dessous le soir de ce fameux coup de colère. Son frère avait dû largement dédommagé leur aubergiste pour qu'il n'aille pas porter plainte. Elle avait senti le regard désapprobateur de son frère et avait dû faire profil bas pendant quelques jours pour ne pas envenimer une situation déjà tendue : lavage, ménage, lessive, repas, etc.

Mais l'orage était passé.
Elle retrouvait un peu de liberté de manoeuvre, grâce à ce logement.
Elle pouvait partir vagabonder à loisir pendant que son frère croyait qu'elle restait sagement dans sa chambre.

Elle poussa un soupir de satisfaction. La vie était belle !


Sara !! t’es là ma Puce !!! Viens viite !!! entendit-elle soudain. Elle se redressa vivement en reconnaissant la voix de son frère. Qu'est-ce qu'il faisait chez elle à cette heure ? Elle ne l'avait pas vu arriver de son perchoir. Il ne fallait pas qu'il découvre cette ouverture ! Elle escalada la cheminée, se laissa glisser le long du toit, enjamba la corniche et pénétra d'un bond dans sa chambre.

Je suis dans ma chambre, Cast ! Un instant, je termine de remplir mon encrier et j'arrive !


Elle se précipita vers sa besace pour retrouver l'objet en question. Heureusement qu'elle avait fait le plein hier ! Avant d'ouvrir sa porte, elle prit le plateau en étain et se regarda dedans pour vérifier qu'elle n'avait pas trace de poussière sur son visage. Et elle sortit de sa chambre avec un grand sourire pour accueillir son frère dignement.

Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant qu'il n'était pas venu seul !
Une magnifique femme était assise dans le fauteuil. Vu la grossesse avancée, elle comprit immédiatement qui elle était. Son coeur bondit de joie. Elle n'avait vu la belle Ebène, surnom amoureusement attribué par son frère à sa douce moitié, qu'une fois, dans la pénombre d'une taverne à Narbonne.
Elle se sentit soudain toute intimidée et ne sut que dire.

E_Newton a écrit:

Une colombe arriva, porteuse d’un parchemin.
Elle avait volé à tire d'aile pour déposer le message urgent que lui avait confié son possesseur.
Elle se posa sur le rebord de la fenêtre ouverte et se mit à roucouler, attendant patiemment qu’on vienne récupérer l’objet de son déplacement.




Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 12:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Lun 4 Fév - 1:48

~~Kali~~ a écrit:
Kali n’eut pas le temps de répliquer que Castel la prenait dans ses bras. Il y avait si longtemps qu’il ne l’avait porté ainsi. Elle passa ses bras autour de son cou pour s’y accrocher, son regard alla immédiatement sonder ses yeux. Une étincelle brillait toujours tout au fond. L’amour entre eux n’était pas mort, loin de là, il perdurait à tout jamais. Il existe réellement des choses qui ne meurent jamais….

Il l’a déposa dans un fauteuil, appelant sa sœur. Cette dernière accouru, quelque peu essoufflé et les cheveux en désordre mais tout de même soignée. Elle est jeune, ce qui la préoccupait avant leur arrivés devaient être important. Ils la dérangeaient peut-être. L’ébène en fut quelque peu gênée. Elle se rendossa comme il faut sur sa chaise.

Bonjour Sara, pardonne-nous d’arrivée ain…. AIE !!!!

Elle n’eut pas le temps de terminée sa phrase, une autre douleur l’empoigna au niveau du bas ventre. Plus forte encore que la précédant. Elle se prit le ventre à deux mains, cherchant à faire disparaitre la douleur lancinante. Elle n’avait pas su éviter d’inquiéter une fois de plus Castel, elle s’en voulait mais il était trop tard. Elle le comprit lorsqu’un chaud liquide vient traverser sa robe. Elle venait de crever les eaux. Le travaille commençait et elle ne pourrait le repousser encore maintenant. La naissance était prévue sur l’heure. Ses traits se réentendirent doucement, lui donnant à nouveau son visage d’ange.

Heu... Castel, Sara…. Je crois que ca y’est….

Elle les regarda longuement tout les deux. Pour Sara, sa rencontre resterait marquée à tout jamais la pauvre. Castel qu’en à lui restait figé sur place. Kali lui sourit voyant qu’il hésitait.

Mon Ange… Tu voudrais bien aller chercher Dame Isa s’il te plait… Et ne perd pas de temps en route …

castelreng a écrit:
Il était resté à ses cotés une fois qu’il l’eut déposer son le fauteuil, Sara ne mit pas trop longtemps à arriver. Restant toute intimidée quand elle vit Kali. Sans doute venait-elle de faire une longue missive pour Ethan. Cette pensée réconforta Castel. Sa sœur, depuis le chantier qu’elle avait fait dans l’auberge précédente, détruisant tout ce qui se trouvait dans la chambre, s’était drôlement calmée. Un souci de moins pour le moment... De la voir rester sans savoir que dire étonna quelque peu Castel, ce n’était pas dans ses habitudes de rester ainsi sans rien savoir dire. Mais déjà Kali s’empressait de la saluer, laissant échapper un cri de douleur.

Castel qui jusque là regardait sa sœur, se tourna illico vers son Ange qui pâle, se tenait le ventre, leur disant que le moment tant attendu était là. De la voir ainsi dans tant de douleur, Il blêmit a son tour . Bien sûr qu’il avait hâte de voir ses deux Anges arriver, mais il n’en fut pas moins pris de panique, ne sachant plus que faire que dire. Et cela ne passa pas inaperçu aux yeux de la belle Ebène.


Mon Ange… Tu voudrais bien aller chercher Dame Isa s’il te plait…

Regardant de tout cotés, ne sachant plus rien la panique l’ayant gagné …

Chercher Dame Isa… ! oui …

Il faisait des aller retour entre Sara et Kali, essayant de réfléchir sans trop y parvenir et ce n’est qu’à ces mots : Et ne perd pas de temps en route … qu’il finit par comprendre.

... oui !! mais … mais… tu peux pas rester là… faut que je te mette sur le lit de Sara …avant

Il la reprit donc dans ses bras,avec encore plus de pécaution et se dirigea vers la chambre de la jeune fille en disant

Faut p’tete faire chauffer de l’eau Sara ... vite !!...

La porte de la pièce voisine était par chance restée ouverte, en deux temps trois mouvements, kali se retrouva allongée sur le lit. Il lui déposa un baiser sur les lèvres avant de se redresser, la regarda avec un mélange d’inquiétude, de bonheur mélangés, puis s’apprêta à sortir.

J’y cours mon Ange …. J’y cours…. Sara.. ma Puce veille bien sur Kali le temps que je revienne avec Dame Isa

La porte de sortie franchit, il dévala les escaliers et se mit a courir à la recherche de Dame Isabeau.

saradhinatra a écrit:
Sara se figea quand elle entendit le cri de douleur de Kali et elle vit son beau visage se crisper sous la souffrance.
C’est avec effroi qu’elle remarqua une tache sombre s’étaler sur la robe de Kali et un liquide se répandre par terre. Elle savait ce que cela signifiait : le travail commençait. La demande de Kali confirma ses soupçons.

Mais ce qui se déroula ensuite était prévisible. Son frère Cast commença à s’affoler, ses gestes indécis, ses paroles hésitantes … comme tout futur père ! Elle le regarda prendre doucement Kali dans ses bras et se poussa pour le laisser passer afin qu’il puisse déposer son précieux fardeau sur le lit.

C’était parfait ! Maintenant il fallait chasser le futur père de la maison !

Avant qu’elle puisse l’envoyer chercher Dame Ista, Cast se proposa de le faire. Elle fut surprise de cette initiative. Enfin une parole censée !
Avant de partir, Cast se retourna et lui donna quelques ordres. Si la situation n’était pas si critique, elle lui aurait bien dit le fond de sa pensée. Elle se contenta de faire signe de la tête pour le rassurer.

Elle n’attendit pas que le son des pas de son frère dans l’escalier disparaisse. Elle se dirigea vers Kali et lui prit la main.


Tout va bien se passer, Kali. Cast est maintenant parti chercher Dame Isa. Elle arrangea les oreillers derrière Kali afin qu’elle soit en position assise dans le lit.
Kali, je vais vous laisser un petit moment pour faire chauffer de l’eau et rassembler quelques linges. Je ne serais pas longue.

Elle se dirigea d'abord vers l’ouverture donnant sur le toit afin de vérifier qu’elle ne laisserait pas entrer l’air froid de l’extérieur. Il ne fallait pas qu’un courant vienne compliquer les choses. Ensuite elle alla dans l’autre pièce, mis quelques bûches et raviva le feu. Elle rajouta une ou deux briques d’argile.

Et à haute voix, elle rassura la belle ébène :
Kali, vous allez avoir bien chaud. Je viens de nourrir le feu !

Elle mit ensuite de l’eau à bouillir. Elle retourna dans la chambre pour tenir compagnie à Kali. Les marques de souffrance sur son visage n’inauguraient rien de bon. Elle se composa un visage avenant et rassurant. Elle s’approcha de la future mère et lui prit les mains.

Tout va bien se passer, Kali. Et serrez mes mains aussi fort que vous le voulez. Je ne suis pas aussi douillette que je n’en ai l’air.

Croisant le regard de la belle ébène, elle lui retourna un regard confiant et chaleureux.

~~Kali~~ a écrit:
Elle s’était douté qu’il réagirait de la sorte. N’importe quel futur père se voit impuissant devant une telle douleur ou le début du travail ne sachant trop que faire. Castel la prend dans ses bras et vas la déposer sur une couche, celle de Sara sans aucun doute. Kali garde ses mains sur son ventre, la douleur est si accrue. Elle a l’impression que quelqu’un s’amuse à lui ouvrir l’abdomen avec un énorme couteau de boucher. Son air qui agrémente ses poumons se fait plus rarissime. Elle doit pourtant respirer et se montrer fort, c’est loin d’être terminée tout cela. Elle se force donc à trouver un rythme de respiration adéquate pour éviter l’hyperventilation.

Chose faite, Castel lui dit qu’il part chercher dame Isa. Il espère qu’il fera vite, elle ne sait pas combien de temps cela prendra avant que les jumeaux ne viennent. Sara obéit à son frère, cette jeune femme est sensationnelle. Elle ne connait pas Kali, et pourtant ce montre si présent pour elle en cet instant que cela la rassure d’être auprès d’elle. Des gémissements de douleurs lui font crisper le visage, les contractions sont de plus en plus rapprochées. Le travail se fera probablement rapidement. Elle espère de tout cœur que Castel sera de retour très bientôt.

Sara est un ange, elle refait du feu et apporte le nécessaire déjà pour que Dame Isa soit prête, heureusement puisque ayant déjà enfantée, elle se souvient très bien que cela se produit très rapidement une fois les eaux crevés. Elle espère simplement que ce ne soit pas Sara qui soit obligée de l’aider. La pauvre, dans quoi ils l’avaient trainée. L’ébène se sentait mal à l’aise mais la douleur qui la malmenait prenait de plus en plus de place dans ses sentiments. L’envie de pousser devenait plus forte encore, elle se retenait pourtant. Elle prit la main de Sara et la serre terriblement fort dans la sienne

Sara… je ne pourrais pas attendre Castel je crois…. Je t’en prie aide moi ….

Elle la supplia de ses yeux qui s’embuaient de larmes en ce moment. Elle avait peur, terriblement peur en cet instant. Devoir mettre des enfants au monde n’était pas chose aisé mais toute seule, elle n’y arriverait pas.
saradhinatra a écrit:
Sous la douleur, Kali lui serra les mains jusqu’à lui broyer les os. Mais Sara supporta stoïquement et ravala un cri.
Entre deux respirations, Kali murmura :
Sara… je ne pourrais pas attendre Castel je crois…. Je t’en prie aide moi ….

Le premier réflexe de Sara a été de refuser, de protester, de dire qu’il n’en était pas question, qu’elle ne savait pas le faire quand elle rencontra le regard de Kali. Elle y vit une ombre de peur dans ce beau visage torturé par la douleur. Kali avait besoin d’elle, elle ne pouvait pas lâchement l’abandonner. Mais elle n’était pas sage-femme, elle n’avait jamais assisté à un accouchement de sa vie.

Jamais ? Est-ce vrai ? Des bribes de souvenir lui revinrent en mémoire. Elle avait échappé à la vigilance de Volpe et était partie explorer. Elle s’en rappelait maintenant. Au détour d'un couloir, elle avait entendu des hurlements et était allée voir. Elle s’était faufilée telle une souris dans la pièce, elle avait vu les sœurs et la mère supérieure entourer une femme qui avait … était dans le même état que Kali ! C’était un accouchement ! Elle s’en rappelle maintenant … elle revoit nettement une des sœurs mettre dans une bassine du …!
Mais oui, pourquoi n’y ai-je pas pensé !
Kali, s’adressa-t-elle à la belle ébène avec un sourire confiant, tout va bien se passer. Je vous le promets. Si vous voulez bien me lâcher, je vais terminer les préparations pour l’accouchement. En disant ces derniers mots, elle desserra l’étreinte de Kali et se précipita vers son coffret : de la mauve, j’ai, de la camomille et du lin, aussi … zut, pas de fenouil, ni d'orge … cela ne fait rien !

Se tournant vers Kali, Sara lui dit : Je reviens tout de suite !

Emportant ses précieuses fioles, elle sortit de la chambre, en n’oubliant pas d’attraper au passage une bassine et des serviettes. Elle se dirigea vivement vers le feu, versa lentement l’eau bouillante dans la bassine. Elle y jeta le contenu de ses fioles, huma l’odeur qui se dégagea. Laissant l’eau refroidir un peu, elle étala le linge par terre et se tourna vers la cheminée. Elle prit la grande pince à coté du tisonnier et entreprit de sortir les briques du feu. Tant bien que mal, elle réussit à les déposer sur le linge et à les envelopper. Avec ce chaud fardeau, elle revient dans la chambre.
S'arrêtant un instant sur le bas de la porte, elle vit la belle ébène se mordre les lèvres sous une contraction qui devait être plus violente que les autres.


Frangin ! Quand reviens-tu avec la sage-femme ? pensa-t-elle en son for intérieur, cela devient vraiment critique ! Je ne vais pas pouvoir y arriver ! Une autre contraction ! Elle se reprit aussitôt et chassa ce début de panique.

Kali, tenez bon, j’ai préparé de quoi atténuer ces contractions ! Elle s'approcha du lit et, sans un mot, elle glissa les briques enveloppées sous les draps.
D’abord, il faut vous mettre à l’aise. Je vais vous aider à retirer tous vos vêtements. Voyant un signe d’acquiescement de la belle ébène, elle entreprit de l’aider à se dévêtir. Elle enveloppa ensuite Kali sous les couvertures. Avec ces briques chaudes, vous serez bien au chaud. Elle écarta d’une légère caresse quelques mèches qui s’étaient collées sur le front en sueur et lui sourit. Faites-moi confiance. Tout va bien se passer. Je reviens tout de suite.
Elle retourna dans l’autre pièce pour revenir avec la bassine, faisant attention de ne rien renverser. Elle la déposa à coté du lit, attrapa un linge et le plongea dedans.
Kali, voici de quoi vous soulager un peu. Cela va détendre vos muscles, ainsi vos contractions vont se faire moins douloureuses. Sentez-vous la bonne odeur de camomille ?
Elle retira la couverture et découvrit son ventre distendu. Tout doucement, elle passa le linge imbibé de l’eau médicinale sur le corps de la belle ébène. Elle s’arrêta et replongea le linge dans la bassine. Soudain, Kali saisit sa main libre et la serra très fort. Sara blêmit sous la douleur. Elle essaya de ne rien laisser voir. Avec une voix douce, elle lui dit : Kali, essayez d’accorder votre respiration avec les contractions : respirez lentement et soufflez quand arrive une contraction. Cela devrait aussi vous soulager.
Sara reprit lentement de passer le linge chaud sur le ventre de Kali afin de la soulager. Elle ne se souvient plus du nombre de fois où elle répéta l’opération.
Petit à petit, le beau visage de l’ébène retrouva sa sérénité. Sara lui sourit :
je vois que cela va mieux. Je vais encore vous quitter un petit moment. Je descends pour voir si Cast revient avec la sage-femme et je reviens. Ne vous ai-je pas promis que tout se passera bien ? Et je tiens toujours mes promesses. Elle lui adressa son fameux sourire à fossettes, synonyme de bêtise selon ses frères.
Elle remonta la couverture jusque sous le menton de Kali. Avant de se relever, elle lui dit :
n’oubliez pas de vous concentrer sur votre respiration.
Une légère pression de sa main sur la main de la belle Kali pour lui transmettre son soutien et sa force, Sara se leva et sortit.


Dernière édition par le Sam 9 Fév - 20:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Lun 4 Fév - 1:52

A la belle Mandragore


castelreng a écrit:
Il lui fallait faire vite. Trouver dame Isabeau au plus vite. Il était sorti de chez Sara,courrant, la laissant seule à s'occuper de Kali qui était entrée dans les douleurs de l'enfantement.

Où trouver Isa si ce n'était dans sa boutique ? Dès son arrivée à Valence, il avait repéré cette enseigne " La Belle Mandragore " conscient que l'heure arrivée il devrait s'y rendre prestement.

Il traversa les rues qui le séparaient du logis de Sara à l'échoppe d'Isa , en courant, regardant à peine devant lui, ne se rendant pas compte des va et vient des villageois qui pour certain allaient sur le marché tant dit que d'autre en revenaient. Qu'une chose en tête faire vite ! ramener Dame Isa auprès de Son Ange au plus tôt, espérer qu'à cette heure avancée de la matinée elle se trouve dans son local. Il n'allait pas tarder à le savoir ...

La boutique se trouvait devant lui, courant toujours, il arriva devant la porte ; qu'il ouvrit et entra. Il prit le temps de reprendre son souffle regardant autour de lui, cherchant celle qu'il était venu mander...

Altea a écrit:
L’heure du départ s’annonçait proche et il lui fallait à présent trouver Dame Isabeau afin de finaliser les étapes du voyage. La remercier de lui avoir accordé si bonne escorte. Après tout, les routes pouvaient se montrer bien cruel envers ceux qui osaient les emprunter. Et mieux valait ne point se promener seul au loin des villes. Ville qui s’en trouvait bien plus protégé de par sa population.
Mais nul doute, rien ne se produirait sur le chemin. Elle parviendrait sans encombre jusqu’où elle se devait d’aller. En profiter certainement pour visiter les Université qu’elle croiserait. Oui, voila qui semblait bien bonne idée. Elle comparerais ainsi les cours que le Lyonnais Dauphiné donnais à leur médecin et ceux qui était donner en d’autre contré. Elle y apprendrait la façon de faire des médecins, et de cela découlerait sans doute de bon rapport d’avec ses collègues d’autre contré.
Mais avant cela, il lui fallait aller à la rencontre de Dame Isabeau afin que le voyage en question se fasse sous les meilleurs auspices. C’est donc pour cela, qu’elle se rendait chez Dame Isabeau le cœur chantant, de pouvoir de nouveau parcourir les chemins.
La porte ouverte, elle décida d’entrée, mais elle ne se trouvait point la. Pourtant un homme semblait déjà l’attendre, et elle ferait de même en attendant et puis lui parlerait...

castelreng a écrit:
Il n'était pas plutôt entré qu'une dame en fit autant. Tout portait à croire que dame Isabeau n'était pas présente. Déjà les questions du savoir où la trouver ? comment allait Kali à cet instant ? arriverait-il à là temps ? se bousculait dans sa tête. Voyant la dame, qui restait silencieuse, il se dit que sans doute elle, elle saurait peut-être et peut-être même pourrait-elle l'aider qui sait ?

Pardonnez moi dame... je suis à la recherche de dame Isa... qui semble n'être pas ici ...... C'est que ....ma douce est sur le point d'accoucher là... il lui faut quelqu'un auprès d'elle au plus vite... Vous... vous êtes une dame.. vous savez ces choses là... s'il vous plait.. venez avec moi... aidez nous ...


Il la regardait, le visage décomposé par l'inquiétude, ne cessant de se demander où en était rendu Kali ? Est ce que Sara s'en sortait ? elle était si jeune encore sa Soeurette ...

Altea a écrit:
Sitôt entré, l’homme s’adressa à elle :

Pardonnez moi dame... je suis à la recherche de dame Isa... qui semble n'être pas ici ...... C'est que ....ma douce est sur le point d'accoucher là... il lui faut quelqu'un auprès d'elle au plus vite... Vous... vous êtes une dame.. vous savez ces choses là... s'il vous plait.. venez avec moi... aidez nous ...

Une femme, oui, elle était bel et bien une femme. Mais avant tout, elle restait le médecin de Valence. Voila qui serait sans nul doute d’une grande aide pour la venu au monde du futur enfant. Dame Isabeau ne se trouvant point la, elle se devait de leur venir en aide après tout. Le suivre, voila qui serait bien venue. Mais avant cela, elle ne pouvait s’empêcher de prendre parole, rassurer ou bien ne pas rassurer. Oui, elle ne lui dirais pas qu’elle était médecin, voila qui serait bien plus amusant…

Messire, je vous souhaite le bonjour. Vous me paraissez bien nerveux. Savez vous messire que ce qui semble ce produire est le plus beau cadeau du monde. Rassurez vous, je vous viendrais en aide.
Mais je ne peut décemment emprunter de matériel à Dame Isabeau. J’irais donc chez moi me procurez quelques outils qui nous aiderons à délivrer votre femme.
Ma boucherie est non loin, j’y prendrais un bon couteau et quelques linges pour esponger le sang.


Bien évidement, elle prendrait sa sacoche de médecine, mais pourquoi lui dire ainsi. Le pauvre homme n’en serait que bien plus soulagé et reconnaissant une fois le bébé mis au monde. Mieux vaudrait lui dire ensuite qu’elle n’avait que voulut s’amuser un peut en le voyant si anxieux.
Espérant que celui-ci ne lui en voudrait point. Mais comment pourrait il lui en vouloir une fois son enfant dans ses bras.
En est il, qu’elle le mena à la porte de sa boucherie. Elle y entras alors. Pris se dont elle avait besoin. Puis en sortie.


Vous n’avez plus qu’à me mener à votre femme messire.
Je pourrais alors lui venir en aide au plus vite.


Lui montrant alors son nouveau couteau tout neuf, elle eut un sourire aux lèvres. Puis le rangea dans sa sacoche. Après tout, il ne servirait sans doute pas. Elle avait bien meilleur matériel pour couper le cordon et s’occuper de la mère.
Mais il ne restait plus qu’à ce que le père l’emmène à la maison de la prochaine délivrance…

castelreng a écrit:
Il ne cessait de regarder cette dame au visage doux et ces premiers mots le rassurèrent un peu.

Vous me paraissez bien nerveux. Savez vous messire que ce qui semble ce produire est le plus beau cadeau du monde. Rassurez vous, je vous viendrais en aide.
Mais je ne peut décemment emprunter de matériel à Dame Isabeau. J’irais donc chez moi me procurez quelques outils qui nous aiderons à délivrer votre femme.


Pour être nerveux, ça il l'était ! Mais lorsqu'elle ajouta, tout calmement

Ma boucherie est non loin, j’y prendrais un bon couteau et quelques linges pour esponger le sang.

De pâle qu'il était déjà, il devint translucide, mais à tout ceci il n'eut le temps de répondre, se trouvant déjà dans les rues en direction de la boucherie de cette drôle de dame. Tout ce passa très vite arrivés là bas. Castel avait à peine le temps de réfléchir, de se demander si il avait bien fait de lui demander de l'aide, surtout lorsqu'elle lui montra un grand couteau fort bien éguisé. C'est qu'il connaissait fort bien ce genre d'outil étant lui même boucher.

Vous n’avez plus qu’à me mener à votre femme messire.
Je pourrais alors lui venir en aide au plus vite.


Ils étaient déjà ressortis de la boucherie et avançaient à grand pas vers le logis de Sara, elle sa sacoche en main, lui ses questions en tête. Regardant le bagage, puis la dame..

Vous... vos.... ces couteaux là..... c'est pas utile hein ?

Trop tard pour avoir une réponse.... le batiment était déjà en vu...
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Sam 9 Fév - 20:32

saradhinatra a écrit:
Sara sortit de la chambre et ferma la porte derrière elle. Soudain, elle fut prise de violents tremblements. Jusqu'ici, elle avait réussi à maîtriser ses nerfs mais là, les digues contenant sa panique venaient de céder, déchargeant un raz de marée d'émotions contenues et menaçant de la submerger. Titubant et les mains tremblantes, elle parvint difficilement à atteindre le fauteuil et s'y accrocher. Elle arrivait à respirer à grande peine.

Qu'allait-elle faire si Cast ne revenait pas à temps avec dame Isa ? Elle n'allait pas réussir à aider Kali pour l'accouchement. Elle ne pouvait pas. Elle ne se sentait pas capable d'assumer pareille responsabilité. Si l'accouchement se déroulait mal ? S'il y avait complication ? S'il leur arrivait malheur ? à Kali ? aux bébés à naitre ? Et tout cela à cause de sa totale ignorance. Comment pourrait-elle ensuite se présenter devant son frère ? Comment pourrait-elle supporter de lire la tristesse dans ses yeux ?

Les yeux fermés et les mains crispées au dossier du fauteuil, elle n'arrivait plus à faire le vide dans son esprit. Toutes ces questions l'assaillirent, ce doute si pernicieux avait fait son chemin dans sa tête.

Un bruit soudain attira son attention. Par réflexe, elle tourna la tête vers l'endroit d'où venait le son : la fenêtre. Les yeux embués par des larmes, elle mit longtemps à réajuster sa vision. Une colombe était perché sur le rebord de la fenêtre. Elle fronça les sourcils, elle la connaissait. C'était une des colombes d'Ethan. Encore titubant, elle parvint à la fenetre, l'ouvrit et prit l'oiseau dans ses bras. Elle lut la missive de son frère. Son coeur fit un bond dans sa poitrine. Ethan arrivait à Valence. Cette nouvelle lui redonna de la force et surtout de la confiance. Non, elle ne devait pas se morfondre sur elle-même. Elle referma la fenêtre, déposa la colombe avec ses pigeons.
Il fallait qu'elle se secoue ! La belle Kali avait besoin d'elle ! Elle ne devait plus perdre une seconde de plus à se larmoyer sur son sort ! Que devait-elle faire déjà ? Ah oui, il fallait qu'elle aille voir si son frère revenait avec Dame Isa.

Elle sortit en trombe de son logis, avala les marches de l'escalier et sortit dans la rue. Elle regarda à droite, à gauche. Pas trace de la haute silhouette de son frère. Elle fit demi-tour et remonta vers son appartement, essayant de raviver ce souvenir d'enfant : les soeurs étaient partout, allaient, venaient, il y avait des cris, celle de la mère, les paroles rassurantes de la mère supérieure, du sang, du linge, beaucoup de linge
... Quoi ???? beaucoup de linge ? mais ... mais ... je viens d'utiliser tout le linge que j'ai chez moi. Comment je vais faire ????
Elle ne pouvait pas aller au marché en acheter maintenant, en laissant Kali dans cet état. A moins que ... D'un pas décidé, elle se dirigea vers les appartements de son logeur. Elle frappa.

Messire ??? Vous êtes là ? Pas de réponse. Elle tampourina plus fort. Rien.
Elle colla son oreille contre la porte pour distinguer un quelconque son provenant de l'intérieur de l'appartement. Rien !

Manquait plus que cela !!!!! Il fallait faire quelque chose. Son regard tomba sur la serrure. Elle prit une décision.
Bon, c'est vraiment par nécessité que je fais cela. J'espère que les frangins comprendront. Ce n'est qu'un emprunt. Et puis Cast le dédommagera de toute façon.

Elle s'assura qu'il n'y avait personne dans le couloir et dans l'escalier. On va voir si j'ai perdu la main se dit-elle malicieusement. Elle examina la serrure : le poucier était simple, trop simple. Cela va être un jeu d'enfant. Avec un sourire aux lèvres, elle prit le poignard dans sa botte et enfonça la pointe délicatement dans le trou.

castelreng a écrit:
Il était dans un tel état d'esprit qu'il ne s'était pas présenté et n'avait de ce fait pas pensé non plus demandé quoique ce soit sur l'identité de cette dame. Trop tard pour ce faire, le temps pressait, les présentation se ferait sans doute ultérieurement.

Arrivés devant la bâtisse où logeait Sara, il poussa la porte et céda le passage à sa sauveuse... enfin à la dame Bouchère :?, puis entra à son tour...

Que ne fut pas sa surprise en découvrant Sara qui s'apprêtait à crocheter la porte du logeur !Aussi perturbé fut-il, alors qu'il la croyait au chevet de Kali, son sang ne fit qu'un tour. Ne voyant plus que sa jeune sœur.


Sara !!! mais.... que fais tu encore !!! .... Et Kali !! ..... pas possible ça !!!

E_Newton a écrit:
Quatre petits jours de voyage ... Une éternité pour certains, une routine pour Ethan.
Comme à l'accoutumée, il n'avait rencontré aucun problème. Pas un brigand ou un bandit à rosser pour l'occuper un peu.
Cela devenait d'une monotonie ces routes ... Cela tentait aussi à prouver qu'elles devenaient plus sûres pour tous.

Il avait franchi aisément les portes de la ville de Valence, expliquant succinctement l'objet de sa visite aux gardes en faction.
Se dirigeant vers la place du marché pour y trouver de quoi se restaurer, il accrocha la bride de "Storm" près d'un abreuvoir et récupéra ses fontes.
Il avait emmené bien trop de vivres pour Sara, pour laisser ainsi ses fontes sans surveillance.

Commençant à faire le tour des étalages des marchands, il s'offrit une brioche et un verre de vin chaud.
Alors qu'il allait se décider à parcourir la ville pour retrouver sa famille, il aperçut au loin la silhouette de son frère Castel suivi d'une damoiselle qu'il ne connaissait point.
Il n'eut pas le temps de les interpeller que déjà il les vit pénétrer dans un bâtisse.
Ethan finit rapidement son vin et se dirigea d'un pas décidé vers le bâtiment.
Alors qu'il allait frapper pour y entrer il entendit Castel :

Sara !!! mais.... que fais tu encore !!! .... Et Kali !! ..... pas possible ça !!!

N'en attendant pas plus, Ethan pénétra en trombe dans la maisonnée, s'attendant une fois encore au pire ...

saradhinatra a écrit:
Toute concentrée sur son ouvrage, elle n'entendit pas les pas.

Sara !!!
cria une voix. Elle sursauta et faillit lacher son poignard. mais.... que fais tu encore !!!

Avant que Cast ne put terminer, elle se précipita dans ses bras, tellement soulagée de le voir de retour.
Ne l'écoutant plus, elle lui coupa la parole :


Cast, Aristote soit loué ! Tu es revenu ! Juste à temps ! Cela devenait vraiment critique ! Je ne savais pas quoi faire.

Elle s'interrompit quand elle remarqua quelqu'un derrière Cast. Ne reconnaissant pas Dame Isa que Cast devait ramener, elle s'exclama aussi tôt : Ce n'est pas dame Isa !
Levant ses yeux vers son frère :
tu n'as pas pu trouver dame Isa ? Regardant à nouveau la femme, elle remarqua la sacoche qu'elle tenait à la main : Vous êtes un médecin, ma dame ?
Et sans lui laisser le temps de répondre, elle prit la main de la femme et l'entraina vers son logis.
Tout en marchant rapidement, elle lui fit le topo de la situation :

J'ai ravivé le feu au maximum, j'ai fait bouillir de l'eau, je l'ai déhabillée, je lui ai passé sur tout le corps un linge imbibé d'eau chaude où j'ai mis de la mauve, de la camomille et du lin. Les contractions sont fortes et se rapprochent.

Arrivant devant chez elle, elle marqua une brève pause, le temps de reprendre son souffle. Puis elle fit entrer la femme dans son petit appartement : c'est par ici, ma dame. Elle est dans ma chambre.
Et sans attendre, elle se dirigea vers sa chambre, ouvrit la porte et annonça avec un grand sourir : Kali ? je suis de retour. Et Cast aussi. Il a ramené un médecin. C'est le docteur ...

Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas demandé son nom à la dame à la sacoche, toute occupée qu'elle était par l'état de Kali. Elle rougit à son manque de savoir-vivre. Toute penaude, elle s'effaca pour laisser passer le médecin.
Quand son frère Cast voulut suivre le médecin, elle se rappela que Kali était tout nue et non présentable. Elle prit le bras de son frère et le tira en arrière. Devant son refus de bouger, elle lui fit signe qu'elle devait lui parler impérativement.


Elle lui murmura : Cast, je sais que tu veux voir Kali mais ce n'est pas le bon moment. De plus, nous avons besoin de beaucoup de linge.
Quand elle le vit regarder dans la chambre, elle leva la main et tourna le visage de son frère vers elle : Cast, je n'ai rien chez moi, on en a vraiment besoin. Il me faut du linge, beaucoup de linge, une ou deux fourrures, une grand bassine et un peu de soupe pour Kali. Elle espérait ainsi occuper son frère.
Peux-tu aller les acheter au marché assez rapidement ? Et il faut aussi beaucoup de bois pour entretenir le fe...

Elle s'interrompit car elle venait de voir dans l'embrasure de la porte, tout haletant ... Non, ce n'était pas possible. Elle avait des hallucinations. Et ravalant un sanglot, elle se précipita dans les bras d'Ethan, son frère tant adoré. Elle le serra fort, très fort. Elle ne pouvait à peine croire qu'il était là. Mais c'était bien lui.
Elle leva les yeux vers lui :
Ethan, c'est toi ? vraiment toi ? Elle sentit des larmes lui monter aux yeux.

~~Kali~~ a écrit:
Voilà, il lui semblait des heures interminables qu’elle souffrait ainsi. La pauvre Kali était en train de perdre la tête. La douleur embourbait tout son corps, l’irradiant à chaque reprise d’une contraction. Elle essayait de maitriser ses cris, qui souvent s’étouffaient dans sa gorge pour ne pas apeuré la belle Sara. Les aller et venues répétés de cette dernière n’aidant à rien à la faire rester calme par contre. Mais c’est avec plaisir que cette petite réussi à la calmer déposant des lingettes parfumés sur son corps. Elle arriva à se détendre lentement pendant que ses douleurs se faisaient tout de même régulières et assez fortes.

Merci Sara…. Mmmmm…. Arf…

Elle se crispa encore une nouvelle fois mais moins fortement cette fois. Elle se concentra sur sa respiration. Elle s’était retenue longtemps mais elle sentait comme une sensation de devoir pousser de plus en plus forte. Sara s’absenta encore une fois, la laissant seule. Kali avait l’impression qu’elle ne s’en sortirait jamais. Et Castel qui ne revenait pas…. Des larmes jaillirent de ses yeux. Elle n’en pouvait plus. Elle s’agenouilla, la pression sur son bas ventre ne se faisait que trop lourde.

La porte s’ouvrit sur Sara qui revenait tirant une jeune femme, la présentant comme un docteur. Seigneur, merci ! Elle ne serait surement pas de trop et encore mieux, c’était précisément le moment où elle fallait qu’elle arrive. La belle ébène ferma les yeux, soulagée de voir que tout ce passerait bien maintenant, du moins l’espérait elle de tout son cœur.

Ravie de vous voir, vous ne vous imaginez… arf… même pas…..


castelreng a écrit:
Tout se passa très vite suite à leur entrée.
Sara sauta au cou de Castel et à son air désespéré, il en oublia ce qu'il venait de surprendre. Elle s'empressa ensuite de prendre la dame par la main et la traina presque vers le logement, Castel, voulant absolument voir Kali, fit de même, et grimpa les escaliers derrière les deux femmes.

Sitôt Dame Altea dans la chambre, il chercha à son tour à entrer. Peine perdue ! Sara gardait la porte tel un chien féroce, il avait beau se contorsionner dans tous les sens, il ne parvint pas à voir Son Ange. Sa jeune soeur lui dit alors avoir besoin en urgence de linges et de fourrures mais aussi de bois pour maintenir le feu. Il allait répondre, lorsque, Sara le bouscula, s'ôtant ainsi de devant la porte pour se précipiter dans....
Il la suivit du regard...... alors qu'il aurait du en profiter justement pour entrer dans cette chambre interdite.
....les bras d'Ethan ! Il était enfin là


Ethan... tu es enfin là frangin .. On t'as pas entendu arrivé... Kali........


Lui montrant la chambre grande ouverte. Puis , lui revenant en mémoire les dernières paroles de Sara.


Hoo.....!!! mais faut 'core que je cours chercher des linges... des fourrures... tous ça.... et le bois.....le bois....

Alors qu'il s'apprêtait à sortir pour courrir le marché pour avoir des linges et des fourrures, il donna à son frère un tape sur l'épaule

Tu viens frangin..... ?

E_Newton a écrit:
Au moment où Ethan pénétra dans la maisonnée, tout le monde semblait avoir disparu …
Se demandant où Castel pouvait bien être passé, il entendit des bruits de voix provenant des étages supérieurs.
Montant les marches quatre à quatre, il parvint au second au moment même où il reconnut la voix de Sara :

Peux-tu aller les acheter au marché assez rapidement ? Et il faut aussi beaucoup de bois pour entretenir le fe...

Il aperçut alors Castel de dos, et Sara face à lui, se tenant dans l’embrasure d’une porte.
Il n’eut même pas le temps de reprendre son souffle ou de prononcer un mot que déjà elle se jetait dans ses bras, bousculant Castel au passage …

Ethan, c'est toi ? Vraiment toi ?

Castel se retournait déjà suivant Sara du regard :
Ethan... tu es enfin là frangin... On t’a pas entendu arriver... Kali... Lui dit-il en désignant la chambre du regard.
Puis, continuant sur son flot de paroles :

Hoo.....!!! Mais faut 'core que je cours chercher des linges... des fourrures... tous ça... et le bois... le bois...
Lui assénant une tape sur l'épaule il enchaîna : Tu viens frangin... ?

Ethan se dit que décidément il devenait de plus en plus difficile d’en placer une dans cette famille.
A croire que Sara était détentrice d’un virus qui avait contaminé Castel …
Serrant encore un instant Sara dans ses bras, il l’embrassa tendrement sur les joues.
Il comprit à l’expression de leurs visages et à leur état de nervosité que Kali devait être à terme et que l’heureux événement était en cours.
Ceci semblait expliquer cela. Ne voulant pas rompre le « charme » du moment, Ethan se contenta de dire :

Content de vous revoir enfin tous les deux.
Parfait Cast, allons donc faire ces achats, et si nous en avons le temps, nous irons nous rincer un peu le gosier …


Affichant son plus beau sourire à Sara, il desserra l’étreinte de ses bras, posa sa paluche sur l’épaule de son frère pour l’inviter à y aller...

castelreng a écrit:
Avant même de sortir avec Ethan pour aller faire les achats demandés sur le marché, Castel prit quand même le temps de s'assurer qu'il ne manquerait pas de bois et ajouta deux trois buches dans l'âtre.

C'est donc toujours aussi angoissé et nerveux qu'il prit la direction du marché.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Sam 9 Fév - 20:35

Autour du marché


jenifael. a écrit:
Simplement mais finalement, Jenifael parvient à se rendre dans le Dauphiné. On lui en avait dit le plus grand bien. Elle ne savait pas si elle resterait dans les parages certes, du moins elle prendrait le temps de se refaire des forces, de se nourrir convenablement, et de s’y amuser un peu surement. La route depuis Blois avait été ardue. Une simple halte dans une ville de Bourgogne pour voir son parrain qu’elle n’avait même pas eu la chance de voir finalement. Fatiguée, brigandée a plusieurs reprises, elle commençait à être exténuée de ce voyage sans compter les petites ecchymoses à divers endroit laissé par ses malfaiteurs.

Vêtue d’une longue robe bleu nuit et de sa bure qu’elle ne quittait pour ainsi dire jamais depuis un moment, elle déambulait gracieusement dans le marché de Valence. Un homme fit son apparition criant le nom de quelqu’un. Jenifael s’arrêta, l’observa un long moment. Il criait bien ‘’ Jeni ‘’ à tue tête mais elle ne le connaissait surement pas, son visage ne lui étant pas familier aucunement. Il devait sensiblement s’agir d’une autre personne. De son poste, près d’une marchant de fruits et légumes, elle le regardait de ses yeux noirs aussi profond qu’un gouffre. Il avait l’air essoufflé, désespérer, pauvre homme. Elle n’intervenu pas, après tout, il avait surement des raisons de s’époumoner ainsi. Elle ne se mêlait jamais de ce qui ne la regardait pas, et décidément, ce n’était pas le cas ici.

Elle acheta de quoi mangé au marchand, son visage dissimulé sous son capuchon comme toujours. Jenifael continua sa visite des lieux tout en dégustant sa pomme appétissante, jouant de sa main libre avec celle qu’elle avait prévue pour un peu plus tard dans la journée.

Oriabel a écrit:
La douceur d’une journée moins froide s’était levée. Oriabel se promenait doucement dans la ville. Rien de mieux que se sortir du sommeil, ensuite prendre un petit moment d’aller au marché et de sentir toute ses pâtisseries gourmandes qui vous donne l’eau à la bouche. C’est précisément se petit vis qu’elle allait satisfaire se matin là. En tourna les abords d’une ruelle elle heurta de pleins fouet une jeune femme encapuchonné, la jetant par terre. La jeune femme blonde se morfondit en excuses.

Oh, veuillez me pardonnez, je ne suis qu’une gaffeuse, cela n’a pas de sens.

Elle lui tendit la main pour la faire relever et Oriabel se rendis compte que la pauvre femme, venait de perdre ses fruits au détriment d’une carriole qui passait dans le coin, leur laissant une compote de pommes à la place du fruit symbolique.

Je suis vraiment navrée, je me prénomme Oriabel, permettez moi de vous racheter vos fruits. Je me rendais justement au marché, Accompagnez moi si le cœur vous en dit, sinon je vous rembourse immédiatement.

La dame la regardait, tout en baissant la capuche qu’il lui barrait la moitié du visage. Elle était magnifique. Son regard, il y avait quelque chose de troublant. Si beau mais à la fois si profond et mystérieux. Oriabel en eut presque le souffle couplé. Elle n’arrivait tout simplement plus à la quitter des yeux. Elle en rougit un peu, laissant sa blondeur pâlir encore plus son visage.

jenifael. a écrit:
Jenifael mange sa pomme tranquillement tout en regardant le paysage qui défile sous ses yeux. Les enfants qui courent partout, les mères criant après, tout ce cirque la fait légèrement sourire. La vie de famille, pas pour elle certainement, enfin surement pas pour les prochaines années à venir du moins. L’amour ? Des enfants ? Elle ne connait pas encore ce sentiment qui peut faire d’une femme, un ange tout simplement. Ce laissé transporter par le fluide de l’amour, celui qui donne des ailes, elle n’a pas eu la chance de connaitre cela encore. Peut-être un jour rencontrera-t-elle quelqu’un qui fera battre son cœur avec une telle force qu’il lui fera mal. Elle l’espère du moins.

C’est perdu dans ses pensées qu’une grande douleur l’envahi subitement. Le choc fut t’elle qu’elle se retrouva sur les fesses, assise dans le tapis de neige que recouvre le sol malgré cette belle journée. Une ombre sur elle lui fait lever les yeux. Une jeune femme bouclée blonde se tiens devant elle, elle se morfond en excuse timidement. Jenifael fini par sourire et prendre sa main pour se relever. Elle l’examine d’un air curieux.

Il n’y a pas de fautes, je me doute bien que vous ne l’avez pas fait exprès.

Elle dépoussière et retire la neige de sa bure lorsqu’elle se rend contre que son déjeuner est maintenant en purée dans l’allée par les dire de la jolie blonde. Arf, pas de chance, pas possible !!!

Payer ? Ha non, ce n’était pas votre faute voyons. Ce n’est vraiment pas grave, cela dit, je vous accompagne volontiers jusqu’au marché. Je me prénomme Jenifael, je viens d’arriver dans cette ville. Enchantée !

Elle lui tend la main, en signe de rencontre aimable. Son joli minois lui plait bien, un peu de compagnie ne sera surement pas désagréable au contraire. Elle lui fera peut-être visité la ville avec de la chance. Elle pourra ainsi trouver une place où dormir comme cela et pouvoir prendre des nouvelles de sa sœur ainée. Elle la sait dans le Languedoc, sa prochaine destination.

castelreng a écrit:
[ aux abords du marché ]

On peut dire qu'ils y allaient à grand pas, Ethan, chemin faisant, lui racontant ce qu'avait été la vie à Narbonne depuis que Castel était parti.
Castel lui faisant part de ce qu'il s'était passé dans la sienne depuis son arrivée à Valence, n'omettant pas de lui conter le grabuge que Sara avait fait chez leur premier logeur et ce qu'il en suivit.

Mais ses inquiétudes concernant l'accouchement, les souffrances que devait endurer Kali finirent par débordées de ses pensées. C'est au moment où ils croisèrent deux jeunes femmes, l'une blonde, l'autre, le visage caché par la capuche de sa longue bure, que Castel dit à son frère.


Et pourquoi ne puis-je rester aux cotés de Kali .... elle a besoin de moi aujourd'hui plus que jamais... Et si Kali accouchait avant même notre retour.... Et c'est quoi comme linge qu'il faut .... j'y connais rien Ethan ... Et il faut des paniers aussi.... Elle a pas dit ça Sara ...

A nouveau les questions fusaient dans sa tête, les secondes lui semblaient des heures, il n'avait qu'une hâte, c'était que tout fussent fini, qu'enfin on le laisse entrer dans cette chambre interdite, qu'enfin il puisse prendre son Ange dans ses bras, qu'il puisse noyer ses yeux à la vue de Kali tenant dans ses bras ses jumeaux. Car jumeaux on leur avait dit qu'ils auraient .

Devant eux se trouva un marchand de peaux plus douces et plus belles les une que les autres, certaines de moutons, d'autre d'ours, ou encore de lapin, renard, hermine. Ils s'en approchèrent et Castel une fois s'être renseigné auprès de l'homme de ce qui serait le mieux pour des nourrissons, opta pour 4 peaux, deux de moutons et deux d'ours de taille moyenne. Une fois ces achats fait, ils leur fallaient encore trouver ces fameux linges et deux paniers pour y accueillir les enfants. Cher le vannier, Ils trouvèrent leur bonheur et ils se dirigèrent ensuite vers les étals des tisserands. Ne sachant pas ce qu'il fallait , Castel se dit que le mieux serrait sans doute de prendre un peu de tous, tout en laissant de coté les tissus trop fin.

E_Newton a écrit:
Chemin faisant, les deux frères échangeaient sur les évènements des jours écoulés qu’ils avaient passés loin l’un de l’autre une fois encore.
Ethan pouvait ressentir l’angoisse qui tenaillait Castel. Ce dernier n’arrêtait pas d’en parler …

Et pourquoi ne puis-je rester aux cotés de Kali ... Elle a besoin de moi aujourd'hui plus que jamais... Et si Kali accouchait avant même notre retour... Et c'est quoi comme linge qu'il faut ... J’y connais rien Ethan ... Et il faut des paniers aussi... Elle a pas dit ça Sara ...

Ethan posa à nouveau sa main sur l’épaule de Castel, histoire de le rassurer un peu.
Ne t’inquiètes donc pas comme cela frangin, tout va bien se passer, crois moi.
Kali est en de très bonnes mains. Elle va donner naissance à deux jolis poupins.
Pour toi et moi, rien d’autre à faire que de préparer leur arrivée. Allons donc aller acheter tout ce dont ils auront besoin.


C’est ainsi qu’ils achetèrent des peaux, du linge et deux panières.
Passant devant l’étal d’un chiffonnier, Ethan en profita pour acquérir deux mignonnes petites poupées de chiffon.

En sa qualité de futur « tonton » il pouvait au moins faire cela.
Puis à l’étal du fleuriste juste à proximité, il acheta un bouquet des fleurs préférées de sa sœur.

Castel, absorbé par ses pensées ne s’en était pas souvenu. Ethan les lui donna pour qu’il puisse les porter à Kali quand enfin il pourrait profiter d’elle.
Oriabel a écrit:
Oriable examina plus attentivement la jeune femme qu’elle avait percutée. Elle ne voulait pas qu’elle lui rembourse son déjeuner mais l’accompagnait tout de même. Pourquoi pas après tout, bien qu’elle insisterait pour payer puisque c’était entièrement sa faute si elle n’avait plus rien pour se sustenter.

Enchantée Jenifael. Je ne suis pas très familière avec la ville, venant moi-même d’y arriver et vous, vous habiter ici ?

Elles discutaient toutes les deux marchant doucement vers le marché. Jenifael lui raconta qu’elle aussi venait d’arriver à Valence. Deux âmes solitaires dans cette ville qui se rencontre alors. Elle commençait à apprécier la douceur et la chaleur que dégageait cette femme mystérieuse tout de même. Elles croisèrent deux hommes plutôt pressé qui allaient également en direction du marché. La blondinette les regarda de loin un moment pour ensuite revenir à la conversation qu’il y avait entre les deux inconnues. Elles arrivèrent à la stalle de fruits.

Allez j’insiste pour que vous preniez ce qui vous est du et s’il vous plait, laissez moi vous les offrir.

Un sourire charmeur sur les lèvres, emplies de gratitude pour que la femme ne puisse refuser. Jenifael fini par accepter et Oriabel paya son du au marchand. Elles parcourent encore un peu le marché, la blonde fit ses courses pour ramener chez elle.

J’ai trouvée un logis, enfin une petite auberge qui nous accueil assez gentiment, si vous pensez rester un moment, je vous y conduirais également si vous voulez ?

Jenifael, venant d’arrivée, si elle n’avait pas d’amis dans les parages, aurait surement besoin d’un toit sur la tête cette nuit. En bonne samaritaine, Oriabel se proposa naturellement pour combler ce manque essentiel auprès de la jeune femme.
jenifael. a écrit:
La jeune femme blonde qui se prénommait Oriabel était d’assez bonne compagnie. Cela faisait un moment que Jenifael n’avait pas eu la chance de converser avec quelqu’un d’aussi aimable. La promenade dans le marché fut agréable. Elle prit ce dont elle avait besoin et laissa Oriabel payer, elle n’avait pas eu d’autre choix. Elle lui parlait ensuite d’une place où elle pourrait se reposer.

Oui j’accepte avec joie si jamais il reste de la place, effectivement, je ne savais où dormir. Je ne pense pas m’attarder des semaines dans ces lieux mais tout de même encore quelques jours. Ensuite je dois reprendre la route, je voudrais aller voir ma sœur dans le Langudoc, Kali.

Elles bavardaient toutes les deux. L’heure de la journée avançait tout doucement en bonne compagnie. Les deux hommes qu’elles avaient vus arrivés plutôt étaient justes derrière eux sans pour autant les déranger. Jenifael jeta un regard par-dessus son épaule se sentant légèrement observée. Elle sourit tout en continuant son chemin ne se doutant même pas pourquoi elle était autant regardée.
castelreng a écrit:
Ils avait à présent tous ce dont Sara avait demandé et même plus, Ethan avait même pensé aux fleurs pour Kali et aux poupées pour les petits, que cette tête de linotte de Castel avait omis. Il avait d'ailleurs remercié son frère d' y avoir pensé , lui qui en avait été incapable, trop perturbé en ce moment.

Le marché était bondé de monde et ils avançaient avec difficulté. Ils se retrouvèrent donc juste derrière les deux jeunes femmes qu'ils avaient croisées en arrivant. Castel essaya de se frayer un passage dans la foule afin de les dépasser, et, c'est là qu'il entendit l'une des deux femmes dire


... Kali. ..

A ce seul nom, alors qu'il se trouvait au même niveau que ces dames, il tourna la tête vers celles ci avant de se tourner vers Ethan

Kali..... Quoi .. Elle a ..... Non..... Ethan .... Vite...


Là, la panique le gagna totalement, il en fit tomber sa panière pleine de linges aux pieds des deux jeunes femmes. Se baissant pour ramasser...

'excusez ....Puis ne se préoccupant plus que de ramasser vite pour aller retrouver son Ange au plus vite arff .... Ethan .... Kali aura accouché avant qu'on arrive .... c'est pas possible ...

Il en était devenu mal adroit, n'arrivant pas à remettre ses achats dans la panière ....
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Mar 12 Fév - 17:44

E_Newton a écrit:
Le marché se faisait dense et y circuler devenait malaisé …
Les conversations fusaient de part et d’autre. Ethan n’en percevait que des bribes sans intérêt.
Il se préoccupait pour Castel qui semblait n’avoir pas toute sa tête, torturé qu’il était par l’approche de l’heureux événement.
Toutefois, au détour d’un étal, alors qu’ils passaient derrière un couple de femmes, Ethan fut surpris d’entendre un nom :
Kali !
Interloqué, il fit l’effort de se remémorer ce qu’il avait perçu de cette conversation avant qu’il en fut préoccupé :

… je voudrais aller voir ma sœur dans le Languedoc, Kali.

Il se tourna pour regarder ces deux femmes, l’une blonde, l’autre … encapuchonnée …
Cette dernière dut se sentir observée car elle se retourna et lui adressa un sourire.
Ethan fut quelque peu confus de les avoir dévisagées ainsi, pourtant, il était certain d’avoir bien entendu.

Castel semblait lui aussi avoir entendu, il s’était retourné de concert et s’était mis à balbutier tel un enfant :

Kali... Quoi... Elle a... Non... Ethan... Vite...

Tout ému qu’il était à l’évocation de sa bien aimée, Castel en avait une fois encore perdu tous ses moyens, laissant choir sa panière aux pieds des deux jeunes femmes.
Déjà en train d’essayer vainement de ramasser son linge tombé au sol, il se confondait en vaines paroles :

Excusez... Arff... Ethan... Kali aura accouché avant qu'on arrive... C’est pas possible...

Kali ! Ce prénom, celui de sa sœur de cœur. Un prénom peu commun en fait …
Kali ne lui avait jamais parlé de sa vie et Ethan ne lui avait jamais posé de question à ce sujet …
Se pouvait-il que cette jeune femme fut sa sœur ?
Sa curiosité était trop grande, sans aucune compassion pour son frère qui s'acharnait à ses pieds, Ethan se permit d’apostropher les deux inconnues :

Je vous prie de bien vouloir excuser mon manque de courtoisie, gentes Damoiselles, mais l’une d’entre vous n’aurait-elle point prononcé le nom de Kali ?
Oriabel a écrit:
La blondinette écoutait attentivement cette jeune inconnue. Oriabel appréciait les nouvelles rencontres et encore plus quand les gens étaient sympathiques comme cette femme. Tout en marchant elles bavardaient, lui racontant la suite futur des évènements pour elle. Elle allait rejoindre sa sœur, elle sans famille l’enviait un peu. Elle lui sourit lorsque les deux hommes qu’elles avaient aperçus auparavant stoppaient maintenant devant elles.

Le grand brun, très séduisant, emportant un panier empli de choses et d’autres semblait nerveux, il en échappa même ses effets à ses pieds. Elle le regarde amusée, le pauvre a l’air dans tous ses états. Oriabel, fixé sur ce bel albâtre ne remarque à peine l’autre qui s’adresse pourtant à elles.

Elle se penche doucement vers l’homme au mantel portant le panier et l’aide à ramasser ses effets. Elle ramasse finalement les fleurs qu’elle lui rend doucement.

Ne soyez pas si nerveux messire, vous pourriez vous blesser grandement vous savez.

Ses cheveux d’or léchant ses épaules, ses iris d’un bleu océan très clair le regardent pendant que ses lèvres rosés lui prodiguent un sourire sincère.
castelreng a écrit:
Il avait remis linges et poupées dans son panier, se hâtant , gêné par sa maladresse, lorsqu'il se redit compte que l'une des damoiselle lui adressait la parole.

Ne soyez pas si nerveux messire, vous pourriez vous blesser grandement vous savez.

Comment ne pas l'être nerveux dans un tel moment ...
Il leva les yeux sur la charmante voix et se redit enfin compte que la jolie blonde s'était baissée et lui tendait les fleurs qui étaient elles aussi tombées. Il ne put que sourire, en voyant ce visage rayonnant, reprit le bouquet tendu, frôlant ses doigts des siens involontairement .

Les effets de nouveau dans le panier, il se releva, tendant une main à la jeune fille afin de l'aider à en faire autant, puis, tirant du bouquet une des fleurs, lui' offrit.


Vraiment.... je suis confus..... permettez que je vous offre ce Lys en dédommagement de ma maladresse... et en remerciement de votre aide gente damoiselle ...
Oriabel a écrit:
Les yeux dans ceux de l’homme qui est penché à sa hauteur, Oriabel se perd dedans l’espace d’un instant, foudroyé par lui. Elle en perd le contrôle momentanément lorsqu’il lui offre une fleur du bouquet qu’il tient. Le bégayements la fait rougir qui plus est.

Je… oh je… enfin vous n’êtes pas obligé, ce n’est rien messire je vous assure. Gardez ces fleurs pour la personne à qui elles sont destinées.

Elle se relève et détourne le regard pour se débarrasser de ses vilaines rougeurs qui persiste sur ses joues. Il est charmant mais probablement marié, vaut mieux ne pas trop s’en approcher. Oriabel n’est pas femme à tomber si sourdement en amour mais cet homme a un léger quelque chose dans le regard pas en surface mais bien ancré. Elle soupir avant de retourne son visage d’ange vers lui le ravissant d’un sourire.

Je vous remercie de cette galanterie cependant. Je me nomme Oriabel, enchantée messire.

Elle lui fait une jolie révérence sans exagération, ses yeux bleus pétillant d’amusement. Elle détourne encore le visage après que l’homme ce soit présenter et regarde sa nouvelle amie en discussion avec l’autre homme.
jenifael. a écrit:
L’homme châtain s’arrête devant elle, l’autre se penche pour ramasser les effets de son panier qui jonche le sol. Jenifael le regarde pendant qu’il lui parle doucement tout en s’excusant. Oriabel quand à elle se dépêche d’aider le pauvre homme au sol. Elle la regarde un sourire moqueur sur les lèvres quand celle-ci se met à babiller. Une nouvelle facette de sa nouvelle amie qu’elle vient de percevoir. Son attention se retourne donc à l’homme qui se tient de toute sa hauteur devant elle.

Oui messire, vous m’avez bien entendu prononcer le nom de Kali, ma sœur ainée. Puis-je vous demander en quoi cela vous intrigue t’il ?

Elle hésitait un instant, elle savait sa sœur dans toutes sortes de manigance pas trop trop souhaitable. Venait-elle de faire une gaffe en cet instant ? Elle devrait faire plus attention à ses dires, elle finirait bien par attirer des ennuis à sa grande sœur en agissant ainsi. Elle toisa le regard sur lui bien qu’il ne discernait rien d’autre que le bas de son visage sous sa capuche. Elle le détailla sommairement. Il était tout de même assez grand, musclé, surement trop pour être qu’un simple fermier. Elle prit un peu peur, elle aurait du se méfier plus. S’il n’était pas un ami de Kali, elle aurait des ennuis ….

Elle retira doucement le capuchon de sa bure, laissant apparaitre un visage gracieux, de beaux grands yeux noirs comme la nuit et des cheveux de soyeux également noirs, le portrait presque semblable de celui de sa frangine. Seul leur caractère différait quelques peu. Jenifael étant beaucoup moins explosive mais tout autant impulsive qu’elle.
castelreng a écrit:
Je… oh je… enfin vous n’êtes pas obligé, ce n’est rien messire je vous assure. Gardez ces fleurs pour la personne à qui elles sont destinées. Lui dit-elle

Il n'y a pas obligation dans ce geste Damoiselle .... prenez.... la dame à qui ces Lys sont destinés en aurait fait tout autant je vous assure.

Castelreng la regardait en souriant, la damoiselle avait été charmante de lui venir en aide, il était donc normal pour lui de l'en remercier avec cette simple fleur qu'elle finis toute fois par accepter.

Je vous remercie de cette galanterie cependant. Je me nomme Oriabel, enchantée messire.

Enchanté également Damoiselle Oriabel lui répondit-il en la saluant. J'ai pour nom Castelreng, mais mes amis m'appelle Castel.

Cela dit, il tourna son attention sur son Frère, enfin surtout sur ce que disait l'autre jeune femme à Ethan. Il fut surpris lorsqu'il l'entendit dire

Oui messire, vous m’avez bien entendu prononcer le nom de Kali, ma sœur ainée. Puis-je vous demander en quoi cela vous intrigue t’il ?

Il fut incapable sur le moment de dire quoi que ce soit. Elle serait la soeur de son ange ? .... Il est vrai que Kali ne parlait jamais de sa famille et Castel n'avait jamais pensé d'ailleurs à lui demander quoi que ce soit à ce sujet. Pourtant, les affirmations de la jeune femme le laissait étonné et quelque peu méfiant, connaissant les agissements de son Ebène il se pouvait aussi que cette charmante damoiselle soit tout autre .... L'avenir allait certainement l'éclaircir à ce sujet ...
E_Newton a écrit:
La Damoiselle blondinette se pressa d’aider Castel à ramasser tout son barda et se présenta sous le nom d’Oriabel.
Castel lui offrit galamment un lys pour la remercier de son aide, lui faisant du même coup perdre pied …
Alors qu’ils se confondaient tous deux en excuses, la Damoiselle à la capuche se retourna vers Ethan pour lui répondre :

Oui messire, vous m’avez bien entendue prononcer le nom de Kali, ma sœur ainée. Puis-je vous demander en quoi cela vous intrigue t’il ?

Puis, alors qu’elle ôtait doucement sa capuche, Ethan put enfin découvrir son visage …
La ressemblance avec Kali le laissa pantois …
Ses cheveux d’un noir profond tel l’ébène, ses yeux, eux aussi noirs, les traits de son visage d’une finesse indéfinissable. Seul un sourire semblait manquer à se sublime visage pour que la ressemblance fut totale.

Ethan faillit en prendre pied, mais n’en montra rien.
Se secouant intérieurement, il lui adressa son plus beau sourire pour lui répondre enfin :

Veuillez excuser mon impolitesse, je me présente, je m’appelle Ethan.
Et celui qui s’évertue à ramasser ses affaires tombées à terre est mon frère de cœur Castel.
Si je me suis permis de vous poser cette question, c’est que ce prénom n’est pas ordinaire.
En fait, ma sœur de cœur qui est aussi la mère des futurs enfants de Castel se prénomme ainsi.


Espérant que Castel allait lui aussi réagir, Ethan en resta là de son court exposé.
Réfléchissant aussi rapidement que le pouvait encore son esprit tout embrumé par l’image de cette Damoiselle, Ethan se rendit compte qu’il en avait peut-être trop dit.
Il était vrai que Kali ne leur avait jamais parlé de sa famille. Elle avait accueilli Ethan dans son cœur, lui offrant une place qu’il n’aurait jamais pu imaginer au premier jour de leur rencontre.
Il savait, bien qu’ils n’en aient que très rarement parlé, qu’elle menait une double vie.
Il espérait vivement ne pas avoir fait d’impair. La méfiance qui l’avait caractérisé ces derniers mois semblait s’être volatilisée rien qu’en regardant cette inconnue.
jenifael. a écrit:
Le sourire que le jeune homme qui se nomma ensuite Ethan lui adressa fit d’avantage sourire Jenifael. La méfiance bien que demeurant se fit moins dure. Il se trompait tout simplement de personne, des Kali, ne devait pas y en avoir qu’une. Cependant, le nom de l’autre, il lui était familier.

Pardon, je ne suis pas sur d’avoir entendu le nom de votre ami, c’est Castel, c’est bien cela ?

A en voir la tête du blondinet devant elle lorsqu’elle dit se nom avec une facilité certaine, c’était bien celui que sa sœur aimait tendrement. Lui et un autre, elle avait dit être torturée dans ses choix sentimental, Balian… Oui c’était ça l’autre. Mais que faisaient tous ils ici ?

Hum, si vous êtes bien des amis de ma sœur, c’est qu’elle se trouve ici ou elle est encore à Narbonne ?

Elle regarda le père de ses futurs neveux ou nièces, celui-ci semblait sans voix. Surement un peu trop d’émotions inattendu en ce moment.

Votre ami, enfin, je ne suis pas sur mais une chance que nous sommes en hiver, sinon il avalerait bien une mouche à mon avis.

Elle sourit coquinement avant de retrouver les yeux tendres d’Ethan qui ne l’avait pas quitté non plus. C’est vrai que la ressemblance entre les deux sœurs étaient évidentes sur bien des points, elle en était consciente même si elle ne l’avait pas vu depuis son départ pour le languedoc.
dame-isabeau a écrit:
Isa s’en revenait du marché.
Elle avait perdu beaucoup de temps à traînasser et une foule de choses à faire l’attendait.
C’est donc d’un pas vif qu’elle se frayait un chemin parmi la foule tout en soulevant avec grand peine son panier d’osier qu’elle avait lourdement chargé.
C’est alors qu’elle vit arriver le petit page que d’ordinaire elle croisait davantage dans les couloirs de l’hôpital ducal.
C’était lui, le petit commissionnaire qui était chargé de remettre les missives urgentes que lui confiaient les médecins.


Une urgence petit Pierre ? pour moi ?

N’attendant pas particulièrement de réponses, elle s’empressa de lire le message prenant un air contrarié au fur et à mesure de sa lecture

C’est pour dame altéa ! On la mande d’urgence à l’hopital
Je sais où la joindre, elle m’en fait prévenir, j’y vais de ce pas
s’exclama t’elle en lui fourrant le panier dans les bras.
Pose le chez moi , rajouta t’elle en prenant ses jambes à son cou.

Se mettant à courir à travers les ruelles elle finit par tomber sur la sympathique famille Narbonnaise.
Sans s’arrêter, elle leur cria …


Mais que faites vous là enfin ! le moment est venu.....
Vite!!!!
castelreng a écrit:
Alors que Castel gobait les mouches, regardant jenyfael, essayant de comprendre toute en dévisageant la jeune femme. Certes sa longue chevelure ébène, ses yeux noirs, cet éclat qu'elle avait dans le regard, lui faisait penser à Kali. Se pouvait-il donc qu'elle soir réellement sa soeur ? Castel s'apprêtait à lui parler lorsque ils virent tous passer en courant Dame Isabeau qui leur cria toute en continuant sa course

Mais que faites vous là enfin ! le moment est venu.....
Vite!!!!


Le logement de Sara se trouvait à deux pas , On pouvait voir de là où ils se trouvaient la grande batisse de l'auberge. Il est vrai qu'ils leur fallaient se dépécher, que les enfants n'attendraient pas leur retour pour montrer le bout de leurs nez. S'adressant donc aux deux jeunes femmes et à son frère

Il nous faut nous hâter.... Kali va..... les bébés vont arriver.... faut que je sois à ses cotés ....Et dame Isa .... Sara attend après tout ça.. "montrant son panier" Excusez nous Damoiselles ... Puis se tournant vers Oriabel ...Et merci pour votre aide... j'ai été ravi de faire votre connaissance... peut-être nous recroiserons nous un jour...

Il commença donc à reprendre son chemin....
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Mar 12 Fév - 17:51

E_Newton a écrit:
La jolie brunette ne lui avait toujours pas dit son nom. Néanmoins elle semblait en effet connaître Castel, tout au moins de nom.
Elle pensait que Kali était à Narbonne et s’étonnait donc de sa présence à Valence.
Toujours sous le coup de la surprise de leur ressemblance, Ethan ne l’avait pas quittée des yeux, cherchant une réponse à ses questions …

C’est ce moment que choisit Dame Isabeau pour les inviter à la suivre urgemment. Le temps n’était plus à la discussion et l’heureux événement semblait imminent…
Castel ne se le fit pas dire deux fois, après de nouvelles conjectures et remerciements, il se mit presque à courir pour rejoindre la maisonnée où ils avaient temporairement élus résidence.

Ethan allait en faire autant, lorsque…
Un étrange pressentiment… une sensation connue… un picotement dans la nuque…
Se tournant comme si de rien n’était, il épia les lieux…
Dévisageant les passants un à un, scrutant les renfoncements et les coins sombres, cherchant réponse à cet avertissement…
Il le savait ! C’était là ! Quelque part… à les épier… à attendre patiemment… tapis dans l’ombre… prêt à…
Instinctivement, sa main effleurait déjà le pommeau de son épée.

Se retournant vers les deux Damoiselles, le visage impassible comme si de rien n’était, il s’adressa à elles :

Puisque vous êtes la sœur de Kali, et que l’événement semble proche, peut-être souhaiteriez-vous ainsi que votre amie aller la visiter ?
Elle est à résidence non loin d’ici, permettez moi de vous y accompagner.
Oriabel a écrit:
Oriabel fini par accepter la fleur tendue. Elle sourit à son ancien propriétaire. Une jeune femme les interrompe. Castel, reprend ses esprits et file à toute allure vers une résidence non loin. Très étrange ce jeune homme mais très aimable tout de même. L’autre homme et Jenifael toujours en discussion, c’est la qu’elle se rend compte de la beauté de sa nouvelle amie. Son capuchon enlevé elle peut distinguer de magnifique trait qu’elle cachait malheureusement. Elle les rejoint au moment où l’homme blond leurs demande si elles veulent le suivre pour voir la sœur de Jenifael, apparemment elle est sur le point de donner naissance à son enfant. Oriabel attend sagement de savoir si son amie l’accompagnera, pour elle, si c’est le cas, elle attendra. Elle ne voit pas ce qu’elle pourrait bien faire là avec eux. Si cette dernière ne veut pas y aller, ce qui la surprendrait, elles pourraient poursuivre leur promenade. Elle les regardait tour à tour attendant de voir ce qui serait décidée par la jeune femme ébène.
jenifael. a écrit:
L’homme qui parlait avec Oriabel prit la fuite rapidement après l’interpellation d’une tierce personne. A entendre ce que disait cette personne, un grand évènement approchait. L’homme devant elle la regarda avant d’ajouter que c’était de sa sœur qu’il s’agissait et qu’elle allait mettre au monde sa petite famille, que si elle voulait elle était la bienvenue à la suivre puisqu’il s’agissait de sa famille tout autant. Naturellement, elle ne passerait pas à coté de l’occasion de voir sa sœur, elle était là pour cela après tout.

Bien sur que je vous accompagne, mais si cela ne vous gène pas, j’aimerais que mon amie nous accompagne, je dois ensuite trouver refuge dans la même auberge qu’elle donc sera plus accommodable qu’elle ne soit pas très loin. Si cela ne vous gêne pas également Oriabel de m’accompagner aussi ?

Elle regarda la jeune femme blonde tout en souriant, elle acquiesça. Ethan ni voyant pas d'objection également et elles se joignirent à lui pour le suivre auprès de sa sœur ainée. A en voir le chemin qu’ils parcouraient tout les trois, il était simplement qu’à quelques pas d’où se trouvait Kali fort heureusement.
E_Newton a écrit:
Bien sur que je vous accompagne, mais si cela ne vous gène pas, j’aimerais que mon amie nous accompagne, je dois ensuite trouver refuge dans la même auberge qu’elle donc sera plus accommodable qu’elle ne soit pas très loin. Si cela ne vous gêne pas également Oriabel de m’accompagner aussi ?

Ethan accueillit l’acceptation des deux jeunes damoiselles avec un sourire qui se voulait courtois…
Il les invita donc à le suivre en direction de l’habitation où logeait Sara et qui abritait désormais Kali en instance d’accoucher :

En ce cas, je vous prie de bien vouloir me suivre. La maisonnée n’est guère éloignée, nous y seront en un instant.

Quoi qu’il en soit, cette impression de menace ne le quittait pas. Il savait que quelque chose allait se dérouler sous peu, mais quoi ? quand ? il ne savait le dire …
Portant sa panière d’une main, l’autre toujours posée sur la garde de son épée, il continuait son investigation du regard, guettant les expressions sur les visages des passants, vérifiant chaque recoin.
La foule était devenue plus dense. Il devenait presque difficile de s’y frayer un passage. Comment réussir à débusquer un ennemi potentiel pour lequel il était plus qu’aisé de se cacher ???

Hasard ou non, le trio réussit à rallier la demeure sans encombre. Ethan ne s’en sentit pas rassuré pour autant.
Otant un instant la main de la garde de son épée, il ouvrit la porte aux damoiselles pour les inviter à entrer, vérifiant auparavant l’absence de présence dans le couloir.
Il s’effaça à leur passage, n’omettant pas de jeter une derrière fois un œil derrière lui, au cas où …

Pendant ce temps.....


Ombre* a écrit:
Le jour se lève sur Valence. Aurore matinale dont il n’est que peu friand. Il ne vit que dans la noirceur des ténèbres dont il se nourrir. Ombre invisible dans la sombre nuit. Malgré la clarté de la journée, il est capable de se fondre dans chaque recoin noir qui comme lui, se cache de la lumière. Habile homme d’arme pourtant. Préférant la surprise, la discrétion et l’assassinat sans bruit. Loin de lui les combats barbares ou le sang et les blessures sont monnaies courantes. Il n’use que de subtilité, de poison et de lame planté en traître. Le secret. La mesure. Il a fait de ces éléments ses atouts. Et il excelle dans cet art il est vrai. Mettez le prix et indiquez. Mercenaire ne vivant que pour la noirceur du plus offrant. Et cette fois, le plus offrant a été extrêmement généreux.

Une mission des plus simple. Un message par pigeon. Quelques indices. L’homme s’était mis immédiatement en route pour le Languedoc. Après avoir délié certaine langue à coup de menace ou d’écus, il apprit le plus important. Il parait qu’une femme est en fuite dans ce village. Elle s’était cachée un temps dans une ville de la région narbonnaise. Les divers personnes interrogés ont bien vu une femme engrossée jusqu’au yeux prendre la fuite et passer par là.

La piste se termine ici. Valence. Ton ventre abrite ma cible. Et pour toucher mon due, je dois te trouver. Chose aisée, j’en suis sur. Une telle description ne passe pas inaperçu. Le moment opportun, j’agirai tel qu’on me le demande. Débusquer l’animal pour ensuite le vendre. Voila mon commerce. Vendeur d’homme et de femme. Sans aucun scrupule pour vos misérables vie. Tel est mon destin.

Un homme de noir vêtu passa par les portes de la ville dans la plus grande discrétion. Une chose innée dans sa démarche et ses actions. Une chose acquise depuis long. Il avait fort à faire avant de crier victoire. Mais jamais il n’avait déçu. Bientôt, la bourse promise sera dans sienne. Cuirasse des plus légères de même teinte que son élément favori. Un masque sombre pour cacher les traits de son visage. Rien ne réfléchit la lumière. Pas de botte bruyante. Préférant le silence. Nul ne le verra dans la nuit. Car il en a fait un allié. Une ombre derrière vous…

L’ombre commence sa recherche. La taverne. Un lieu de prédilection pour les informations. Avec le tact nécessaire ou une bourse remplit, il est possible de débusquer n’importe qui. Les villes et village regorgent tous d’endroit propice aux délations ou aux bavardages dont il tire ses renseignements. Arpentant ruelles escarpées et sombres. Se glissant contre les parois. Il avance furtivement aux travers des angles et de cette lumière qui l’agace. Un enseigne se profile à l’horizon. Restant hors du regard des badauds qui pestent contre la tavernière, passant sans faire halte.

Avançant avec précaution. La porte est fermée ! L’endroit est clos ! On ne savait pour quelle raison obscure… Il y a d’autre lieu que celui ci pour trouver les disparus. La ville n’est pas grande. Il sera facile dans faire le tour dans un délai plus que court. Car le temps est un facteur important dans les demandes. Et le client semblait fort impatient quand au résultat prochain qu’il devait donner lors de son retour.

Dissimulé dans un renforcement de porte. Ecoutant discrètement les conversations des autochtones. Une mine d’information toujours utile. Mise à pars certaines rumeurs et ragots qui pour l’heure, ne semblent d’aucunes utilités… Des histoires sur la tavernière qui les aurait abandonnée. Toutes plus fantasques les unes que les autres. Pour une fois, il ne sera pas responsable de cette disparition.

Il lui faut continuer sa route. La place du marché ! Voila un endroit des plus propices. Colporteur de rumeur. Personnes âgées ou jeunes. Tous le monde doit faire ses courses un moment ou à un autre. Un regard dans la direction du centre avant de disparaître comme il était venu. Comme une ombre silencieuse qui vous surveille…
Ombre* a écrit:
Au marché

La place du marché de Valence. Un lieu plein de surprise. De nombreux villageois présent. Parlant de la pluie et du beau temps. De cette tavernière qui les avaient quitté pour d’autre horizon. De tout est de rien. Des rumeurs les plus futiles au sujet les plus brûlant. De certain secret… Un groupe d’ami intéressa ses sens. Pourtant banal, ils avaient l’air pressés, anxieux et leur achat suspect. De la ruelle sombre où il se trouvait, il put discerner panier et laine. Des poupées aussi. Des jouets un peu enfantin pour ses deux gaillards. La conversation ennuyante au début révéla son importance.

Un sourire derrière son masque. Invisible pour le regard des autres, mais bien présent. Satisfait de ce qu’il venait d’entendre. Cela faisait un petit moment qu’il épiait les villageois. Payant comme toujours de se tenir dans l’ombre. Le doute pouvait encore subsister toutefois. Mais une femme qui va accoucher et ce nom ne pouvaient être porté que par la cible. Cette Kali enceinte, arrivant à terme d’après le client. La chance lui souriait. Il ne lui restait plus qu’à suivre les innocents qui allaient le mener directement à la femme.

Attendant dans le plus grand calme. Se concentrant sur le trio qui se tenaient encore devant lui sur la place. Un de leur ami venait de partir en courant. Et voila que les autres partaient dans la même direction. Voila qui est intéressant. Amenez moi directement à ma fortune. Mon employeur sera satisfait.

Mais en tant que professionnel, il devait s’assurer que cette femme était bien celle qu’il recherchait. Que ce passerait il, s’il donnait de mauvaise information ? Il se mit à suivre de loin et sans bruit le groupe. Préférant les coins sombres et les angles de rue. Il put les suivre avec une grande facilité et aucun ne remarqua sa présence. Malgré un regard en retrait d'un des hommes, il ne le remarqua pas. Une ombre furtive…mortelle…

[ Pendant ce temps... Chez Sara ... ]


Altea a écrit:
Altea avait entraîné dans la pièces ou se trouvait la patiente qu’elle allez aider d’ici peut. Ne lui manquait pas grand-chose à vrai dire. La porte refermée derrière son entrée, elle allait pouvoir parler avec la sœur du mari, ainsi qu’avec la femme enceinte. Elle avait été présentée comme médecin, ce qui avait été tout à fait vrai. Et elle n’irait pas le contredire.
A vrai dire, elle trouvait exaspérant qu’un homme pense que toutes les femmes savaient tout de ce genre de chose. Les hommes ne s’y intéressait donc t’il pas ?
Son angoisse, elle voulait la faire encore monté un peux. Mais le moment n’était pas le meilleur pour tout cela. Il fallait d’abord expliqué tout cela et s’occupé de l’accouchement de la femme de celui-ci.


Madame, voila bel événement qui vas se produire d’ici peut.
Votre mari pourtant me semble bien imprudent, et je voudrais votre autorisation afin de lui faire comprendre que toutes les femmes ne sont pas douées dans l’art des sages femmes.
Je m’occuperais de vous au mieux n’ayez crainte.
Et votre époux n’en seras que plus ravi l’enfant venu au monde.
Mais je ne peux continuer ainsi à le faire angoisser pour vous-même, ni pour l’enfant à naître sans votre accord préalable.


Se tournant alors vers la sœur du mari :

Avez-vous un bac d’eau ?
Nous le ferons chauffer afin que l’eau soit tiède. Cela nous permettras de nettoyer le bébé une fois venu au monde.
Des linges, je vois que vous avez prévu.
Il ne mangera pas de suite, et la maman se fera plaisir de lui donner le sein pour l’abreuver d’un bon lait maternel.
Je vous remercierais pourtant de rester avec moi afin de m’aider.
Sans doute n’aurais je point besoin d’aide, mais je préfère pallier à une complication qui peut toujours survenir. Et dans un tel cas, votre aide me seras précieuse.


Se retournant vers la futur mère :

Dite moi oui, ou bien non, dans n’importe quel cas, j’irais selon vos désirs.
Et je tacherais de vous gardez en vie vous-même ainsi que l’enfant à naître.


Cherchant alors quelques appareil dans sa sacoche elle n’en écoutait pas moins les deux femmes qui se trouvaient en sa compagnie…
~~Kali~~ a écrit:
Kali écouta la sage femme ou le médecin peut importait en fait tout autant qu’elle puisse la délivrer de ses interminables douleurs. Cette jeune femme lui parlait, très doucement, comme pour la rassurer mais en même temps pour qu’elle comprend bien ce qu’elle lui racontait puisque en ce moment la concentration de la belle ébène était ailleurs. Elle parvient cependant à comprendre ce qu’elle lui demandait.

Oui, aucun problème avec cela si vous régler celui en cours d’abord !!!!

Elle avait de plus en plus mal, elle ne pourrait se contenir encore très longtemps. La transpiration se remarquait du par l’effort qu’elle procréait pour se maitriser. Ses cheveux ondulés noirs se plaquaient à son joli minois. Elle regarda les deux femmes avec un air incertain sur le visage.

Faites vite je vous prie, je ne pourrais en supporter d’avantage je crois …

La pression se relâchait dans son bas ventre, la pauvre Kali ne savait plus quoi faire. Le destin les réunirait tous très bientôt maintenant
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Lun 25 Fév - 19:43

saradhinatra a écrit:
Sara vit partir ses deux frères un sentiment proche de l'exultation. Ethan était là, il s'occuperait d'occuper Cast. Le médecin était arrivé à temps pour l'accouchement de Kali. Tout allait bien se passer maintenant, elle en était sûre.

C'est avec un grand sourire qu'elle rejoignit les deux femmes dans sa chambre. Elle regarda la femme médecin faire ses préparatifs.
Elle ne put qu'hocher la tête quand elle lui posa la question : Avez-vous un bac d’eau ? Elle avait remis à chauffer de l'eau tout à l'heure.

Elle vit le visage de Kali se crisper. Les plantes ne devaient plus faire effet.
Elle s'approcha aussitôt d'elle, lui prit la main et la serra fort pour lui faire comprendre qu'elle pouvait compter sur elle. Elle se tourna vers la femme médecin.


Ma dame, je suis à vos ordres. dit-elle à la femme médecin.
dame-isabeau a écrit:
Après une course effrénée à travers les ruelles de la ville , un bref passage à la mandragore pour y prendre quelque matériel, Isa arriva enfin en vue de la maisonnette.
Elle pénétra dans les lieux se mettant en quête de dame altéa qu’elle fit mander.
Le souffle court , les joues rouges d’avoir ainsi couru elle brandit devant elle la missive lui en faisant en même temps le commentaire


Une urgence, à l’hôpital,…
On vous demande... au plus vite .
Je vais m’occuper de la future maman, tout ira bien…enfin j’espère


Elles se concertèrent un moment sur l’avancement du travail et les dispositions éventuelles à prendre et tandis qu’altéa filait prestement, elle afficha un sourire des plus réconfortants en passant la porte de la chambre.

Bonjour Sara, bonjour kali, désolée pour ce contretemps, j’ai eu un empêchement, mais vous étiez en de très bonnes mains , je n’avais point d’inquiétudes.
Mais, allez ne perdons plus de temps .
Sara, s’il vous plait , vous voulez bien regardez dans ma sacoche là , vous y trouverez des feuilles d’alchémille, donnez lui en à mâcher, cela calmera quelque peu les douleurs des contractions utérines.
Je me frotte les mains à la saponaire et nous allons voir qui se fait attendre
saradhinatra a écrit:
Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit Dame Isa toute essouflée dans l'encadrement de la porte. Elle assista au départ précipité de la femme médecin ... elle ne connaissait toujours pas le nom de la femme médecin, songea-t-elle en aparté.

Mais elle préférait ce changement. Elle connaissait Dame Isa et avait totalement confiance en elle.
Et cela se voyait : à peine arrivée, elle avait évaluée la situation et avait donné des directives.

Avec empressement, Sara lui dit :
Bonjour Dame Isa, contente de vous voir ! et de rajouter immédiatement : Tout de suite, Dame Isa !

Elle lacha la main de Kali et se précipita vers la sacoche de Dame Isa. Après quelque moment d'hésitation, elle repéra ce qu'elle croit être des feuilles d’alchémille.
Se retournant vers Dame Isa, elle lui demanda en lui montrant le sachet :
Est-ce cela, Dame Isa ?
dame-isabeau a écrit:
Tandis qu'elle se purifiait les mains, Isa se retourna aux dires de Sara :

Oui oui, c’est tout à fait cela sara et ensuite si vous pouviez jeter dans la bouilloire un peu de chasse diable…
enfin ...du millepertuis là , dans le petit sac de peau….cela purifiera l’air et en chassera les mauvais esprits
.

Une fois prête, Isa examina kali.
La naissance semblait imminente à en juger les contractions qui se rapprochaient et devenaient apparemment plus douloureuses à chaque minute.
Elle prit alors un onguent avec lequel elle massa doucement le ventre tendu à tout rompre de kali par petits mouvements crculaires , tout en lui murmurant des mots qu’elle se voulait rassurants
.

Là….ça va aller…tout va bien se passer, respirez bien.

Il est temps à présent de vous installer pour la délivrance qui ne saurait tarder
rajouta t'elle dans un sourire

Elle la prit alors sous un bras, invitant sara à en faire de même afin de l’aider à s’installer sur le tabouret de couches.

saradhinatra a écrit:
Sara regarda une nouvelle fois dans la sacoche et sortit les plantes demandées par Dame Isa.
Sans un mot, elle prit la bassine qui l'avait servi à calmer les douleurs de la belle ébène et sortit. Elle déposa l'objet par terre, près de l'âtre. Avec beaucoup de précaution, elle versa l'eau qu'elle a fait bouillir tantôt.

Elle regarda les sachets et ... jura doucement. Quelle bécasse !


Dame Isa, demanda-t-elle à haute voix, quelle quantité dois-je mettre dans l'eau chaude ?
~~Kali~~ a écrit:
Kali commençait a désespérée. Les douleurs augmentait sans cesse et se rapprochait de plus en plus. Elle aurait voulu crier sa souffrance, son ultime délivrance devrait arriver sous peu sinon elle ne tiendrait plus. Elle tenait la main de Sara lorsque Dame Isa entra dans la pièce, elle avait été prévenue apparemment par quelqu’un, par Castel surement. Elle ne le savait pas mais était très heureuse de la voir. Elle lui fit un hochement de tête, pour la remercier silencieusement.

Sara exécuta les ordres gentiment ordonnée par contre de Dame Isa. Elle revient ensuite et se posta près d’elle pendant que la sage femme lui sorti un siège d’accouchement. A son fils, Chelsey, elle n’en avait pas eu besoin puisqu’elle n’était pas en état de s’assoir, à semi-inconsciente pendant l’enfantement. Avec l’aide de sa belle-sœur de cœur, elle se leva du lit ou elle était accroupi et pris place sur son nouveau trône temporaire. Elle serrait tellement fort son ventre de sa main libre, et de son autre main celle de Sara qu’elle se demandait si la douleur qu’éprouvait la jeune femme blonde malicieuse en ce moment pouvait être aussi forte que la sienne. La pauvre… première rencontre assez spectaculaire pour elle…

A peine assise qu’elle senti une contraction différente des autres, le moment était venu, elle le savait, le percevait, le sentait dans son instinct de mère. Elle mettrait au monde, le premier des jumeaux sous peu.

Dame Isa…. Ca y’est….

Instinctivement elle plaça un de ses mains comme pour retenir le moment fatidique ou la tête allait sortir sachant que Dame Isa était pas à coté d’elle et prête à recevoir le bébé s’il sortait subitement. La voyant se précipiter sur elle, soulagée la belle ébène se concentra sur la première véritable poussée qui permettrait de mettre au monde cet enfant chéri. Des gouttelettes de sueurs perlaient sur son front, ses cheveux placardés sur son visage, presque entremêlée. Elle cria tout en poussant cherchant son souffle, agrippant tout ce qui se trouvait à côté d’elle. Le nom de Castel fut hurlé après cet instant. De douleur, de désespoirs, de frustration après cet homme qui lui faisait connaitre à nouveau ces souffrances ou simplement l’envie de l’avoir près d’elle. Le visage de Kali en cet instant crispé, personne ne pourrait dire de quoi il en retourne.
dame-isabeau a écrit:
Quelques pincées ... avait répondu la matrone à la jeune fille qui s’était exécutée de bonne grâce à sa nouvelle demande.
Du chaudron où les plantes bienfaisantes macéraient, s’était dégagée très vite une vapeur légèrement odorante envahissant alors la pièce d’un halo protecteur.
Ambiance sereine , apaisante et protectrice qui resterait à jamais le premier ressenti de ces petits d’hommes lorsque leurs poumons se seront gonflés brusquement pour happer leur première bouffée de vie.


Elle avaient à peine eu le temps d’installer la parturiente sur le tabouret de couches qu’une nouvelle contraction, plus forte , s’annonçait maintenant.

Corps qui s’agite, se crispe sous la douleur et cherche la délivrance.
Visage grimaçant, la jeune femme puise dans ses forces avec toute l’énergie dont elle est capable à cet instant et pousse …
premier geste d’une mère pour aider au mieux son enfant à trouver le chemin vers la lumière et le nouveau monde qui sera le sien désormais.

Un long cri résonne alors dans la maisonnée.

Quelques cheveux couleur ébène apparaissent enfin, bientôt suivis de la tête entière qu’ Isa prend délicatement dans ses mains la faisant tourner savamment pour dégager l’épaule naissante.
Une dernière poussée et le petit corps fragile est expulsé de son univers protecteur.


C’est un garçon ! crie t’elle joyeusement tandis que le nouveau né exprime par des cris toute la douleur et la peur accumulées.

Elle vérifie sommairement que le bébé ne présente pas de complications notoires mais c’est un enfant robuste et parfaitement constitué qu’elle tend à
sara afin qu’elle en prenne soin.
Elle profite alors de ce moment de répit pour éponger le visage en sueur de la maman .tout en la félicitant de son courage.

Le second bébé ne tarderait plus maintenant.
saradhinatra a écrit:
Sara était revenue aussi vite avec la bassine qui dégageait une odeur apaisante.
Elle s'en déchargea aussitôt pour aider Dame Isa à installer Kali sur cette étrange chaise. Elle ravala un cri quand l'ange tant aimé de son frère lui broya violemment la main. Elle serra les dents. Elle avait promis, Kali pouvait se décharger sur elle de l'intensité de la souffrance ressentie, elle tiendrait bon. Elle essaya de se concentrer sur les gestes de Dame Isa pour oublier la douleur. L'heure de la délivrance était proche.
Soudain, Kali poussa un long cri, Dame Isa ne perdit pas de temps. Avec des gestes précis, maintes fois accomplis, elle délivra et recueillit ce petit miracle de la vie. Sara entendit Dame Isa annoncer d'une voix enjouée :
C’est un garçon !
Elle ne put s'empêcher de sourire aux premiers cris du bébé : forts et puissants, derrière lesquels elle crut déceler une pointe d'indignation ! Pas de doute, le petit gars avait de qui tenir !
Quelle ne fut pas son émotion quand Dame Isa lui remit ce petit être, le fils de son frère Cast et de la belle Kali. Elle prit sur elle pour ne pas perdre de temps à contempler ce petit être si important. Avec beaucoup de précaution, elle l'emmena pour lui faire prendre son 1er bain.
Elle prit, au passage, un peu de linge que Dame Isa avait pensé à amener avec elle.
Délicatement, elle commença à nettoyer le bébé, à le débarrasser des quelques traces d'arrière-faix. Au 1er contact du linge chaud et humide, ce dernier arrêta de pleurer. Sara lui sourit.

Alors, mon p'tit gars, tu aimes cela ? Je vais te faire tout beau pour te présenter à tes parents. Tu vas les adorer, crois-moi .... Tout en continuant à le nettoyer, Sara lui parla tout doucement, un vrai moulin à paroles, pour ne pas changer.

Quand elle eut fini, elle l'enveloppa dans un autre linge propre et le ramena dans la chambre.
~~Kali~~ a écrit:
Dame Isa savais s’y prendre, il ne fallu que de quelques minutes, qui pourtant apparurent des heures à la belle ébène pour mettre au monde son fils. Ce petit être poussa un cri de victoire, il respirait et goûtait à la première lueur de sa vie. Kali sourit, reprenant son souffle momentanément. Il avait l’air en pleine forme. Sara lâcha sa pauvre main écrasée dans celle de sa belle-sœur et alla prendre ce petit bonhomme qui se prénommerait Hélie selon les faveurs de son père. Elle les laissa tout les deux.

Dame Isa épongea son front, cette femme était d’une main secourable inimaginable pour elle. Elle se sentait en confiance et pouvait être bien dans son propre enfer de douleur qui recommençait à la réveillée. Pas le temps de s’assoupir, de dire simplement ouf que tout était à recommencer. Des douleurs plus puissantes que jamais, l’autre bébé arrivait. Elle se remit à pousser, diriger par les bons soins de dame Isa vers le dernier de ses enfants à venir au monde. Ou se trouvait donc son Ange, pourquoi n’était il pas là en cet instant tout à la fois magique et tortionnaire. L’ébène le comprendrait que plus tard, ne lui en tiendrait pas rigueur puisque cette journée serait la plus belle de sa vie.
dame-isabeau a écrit:
Le répit fut de courte durée.
Déjà l’autre bébé s’annonçait, tiraillant les entrailles de sa mère sans pitié.
Isa avait aidé à mettre au monde un grand nombre d’enfants mais n’en avait jamais eu encore elle même.
La douleur perceptible que ses femmes ressentaient au moment de l’enfantement ne lui en donnait pas trop le goût surtout en pensant que malheureusement la moitié de ces femmes mouraient en couches.
Elle ne pouvait qu’admirer leur courage et se contentait de les aider au mieux à survivre.

L’autre bébé s’annonçait donc rapidement.
La mère, bien qu’épuisée, rassemblait ses dernières forces et dans une ultime poussée salvatrice, il arriva enfin.
Comme précédemment, la matrone fit ce qu’il fallait et se saisit bientôt du petit être qui était bien plus chétif que l’autre.


Une fille…. Annonça t’elle fièrement en souriant
Le choix du roi madame.
Félicitations !


Mais son sourire se ternit bien vite faisant place à une moue inquiète.
Pas de cris…. pas de mouvements…

Elle s’enquit aussitôt du mélange de rose pilée, de miel et de sel qu’elle avait pris soin d’apporter et s’attacha à nettoyer consciencieusement les glaires de l’enfant.
Mais hélas, toujours rien. Sa petite bouche restait toujours muette et son petit corps chétif commençait à bleuir dangereusement.
Il fallait faire quelque chose et vite….

Isa ignora les regards inquiets et les supplications des deux femmes et après avoir tapoté et massé vigoureusement son dos , elle appliqua sa bouche sur la sienne et aspira doucement afin de dégager ses voies respiratoires.

Elle renouvela l’opération deux à trois fois , rejetant les mucosités et enfin , un petit cri aigu se fit entendre dans la pièce.
Soulagée, elle l’enroula dans un châle afin que son petit corps se réchauffe et la tendit à Sara en lui recommandant :


Il faudra prendre des précautions particulières avec elle, cette pauvre petite est bien frêle.

Elle se tourna ensuite vers l’heureuse maman :

Félicitations, vous avez été très courageuse.
Il ne vous reste plus qu’à évacuer la secondine et vous pourrez vous reposer et profiter enfin pleinement de ce bonheur.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Lun 25 Fév - 19:49

castelreng a écrit:
Castel n'avait pas tardé à revenir sitôt après avoir croisé Dame Isabeau sur le marché. 1/4 d'heure après il montait les marches qui menaient au logement de Sara, un des deux paniers sous le bras.

Il allait ouvrir la porte au moment ou il entendit Kali hurler son nom. Il en lacha son bardat . Entrer fut de suite sa première intention. La main déjà posée sur la poignée, il allait ouvrir la porte et se ravisa, sachant trop bien qu'il serait malvenu pour lui de franchir le seuil de ce logement qui était devenu une sorte de sanctuaire où il n'avait pour le moment sa place.


" Tu ne peux assister, ce n'est pas la place d'un homme, ce serait apporter le malheur... les hommes dehors.... tu verras ta femme et tes enfants quand ta belle sera présentable et reposée.... " Telles avaient été les paroles de sa jeune soeur, paroles qui lui revenaient en mémoire.

Il lacha la poignée dans un soupir qui à lui seul en disait long et se mit à faire les cents pas, tel un ours en cage, tournant et retournant dans la petite entrée, allant de la porte voisine à la porte du sanctuaire, rongeant son frein à chaque cris que poussaient Kali et qui les voyaient se retrouver devant cette satanée porte interdite.

Puis arriva les cris d'un nouveau né, le laissant, les deux mains à plat contre la porte close, le coeur battant à la chamade, la tête bourdonnante d'envie d'entrer, de savoir, de voir, d'embrasser son Ange. Les secondes devenant des heures...

Allait-on enfin ouvrir afin qu'il puisse découvrir ses fils ou ses filles ou encore son fils et sa fille ?..... Il n'en fut rien !

Ses mains se refermèrent, il se retint pour ne pas donner du poing dans la porte, les cris de Kali venaient de reprendre.... L'angoisse de nouveau ... l'entendre lui faisait mal, horriblement mal, un torture mentale hors du commun.

Le temps s'arrêta...

......

Le coeur de Castel rata un battement, complètement paniqué... Et Kali ?.... Quand cette porte finirait-elle par s'ouvrir......


Kalii
iiii.... finit-il par crier, ne tenant plus ....
saradhinatra a écrit:
Portant le bébé dans ses bras, Sara patienta pour le présenter à Kali.

Kaliiii
ii....

Par dessus le bruit des efforts de Kali et des encouragements de Dame Isa, il lui sembla entendre autre chose, venant du couloir.

Intriguée, elle alla voir. Toujours portant le bébé, elle entrouvrit légèrement d'une main la porte d'entrée pour voir. Elle tomba nez à nez avec son frère Cast. Son cœur sauta de joie. Elle leur fit signe d'entrer.
Sara s'approcha pour lui murmurer :
Cast je te présente ton fils.

Elle lui présenta le bébé qui dormait. Elle sourit devant son hésitation et lui mit d'office le bébé entre les bras. Dis lui bonjour, frangin.
Avec un sourire attendri, elle observa les émotions qui passa sur le visage de Cast quand il découvrit son fils.

Une fille….

Sara tourna aussitôt la tête quand elle entendit cette exclamation.
Il faut qu'elle retourne aider Dame Isa et Kali.


Tu m'excuses, Cast ? je reviens. dit-elle en laissant en plan son frère avec le bébé.

Elle arriva au moment où Dame Isa était penché vers le 2ème bébé.
Quelque chose clochait. Les premiers pas dans la vie du garçon avaient été accompagnés par ses cris. Et là, ce silence était presque assourdissant.

Sara sentit son coeur se serrer. Non, faites qu'elle ne soit pas ... Elle regarda avec angoisse les efforts désespérés de Dame Isa pour la faire respirer. Quand soudain un petit cri faible résonna. Sara faillit pleurer de soulagement.

Dame Isa lui tendit le bébé en lui faisant des recommandations et en insistant sur sa fragilité.
Elle se dirigera vers la cheminée sans jeter un regard sur Cast.
Avec beaucoup plus de précautions que son frère, Sara procéda à son bain. Son coeur se serra en voyant sa petite mine bleuie.
Pauvre petite chose, pensa-t-elle.
Elle ne s'attarda pas trop, de peur que la petite attrape froid. Une fois la toilette faite, elle l'enveloppa avec tendresse dans le chale.

Quand elle se releva avec elle dans les bras, elle se souvient que Cast était revenu et qu'elle l'avait laissé avec l'autre bébé. Elle remarqua l'absence d'Ethan :
Où est Ethan, Cast ? Et les objets que vous devez ramener, où sont-ils ? Tu as trouvé de la fourrure ? J'en ai besoin pour mettre au chaud la petite, Cast demanda-t-elle d'une suppliante.
castelreng a écrit:
La porte s'entrouvrit ... enfin il allait pouvoir être aux cotés de son Ange, lui tenir la main seulement pourrait sans doute l'aider pensait-il...

Sara le fit entrer, tout en lui montrant le petit paquet de linge qu'elle avait dans les bras.


Cast je te présente ton fils.


Il posa un regard ému sur le nourrisson endormit et Sara, ne lui laissant aucun choix lui déposa l'enfançon dans les bras. Dieu qu'il était beau, le plus beau pour lui sans nul doute. Hésitant, il caressa d'un doigt, qui paraissait si grand, la joue de son fils avant d'aller lui déposer un baiser sur le front. Il ne pouvait le quitter des yeux, Il était émerveillé par ce petit être et avait peine à réaliser qu'il était Son fils, Son enfant, L'enfant né de leur amour..

Une fille…. dit alors Dame Isa. Il voulu lui aussi aller voir sa fille, sa Princesse, il était déjà certain qu'elle serait le portrait de sa mère. Hélie avant hérité de la couleur de ses cheveux, peut-être aurait-il ses yeux, son sourire pour Castel il ne pouvait en être autrement, une fille ! Leur fille ! ne pourrait avoir que la beauté de sa mère.

Mais que ne fut pas sa déconvenue ! il ne put franchir le seuil de la chambre, juste le droit de rester dans la petite pièce. Sara, s'était déjà engouffée dans la chambre refermant la porte derrière elle.

Le silence ce fit lourd .... que pouvait-il bien se passer à coté ? Castel essaya de concentrer son attention sur son bout d'amour qu'il avait dans les bras. Le regardant toujours, le temps lui semblait quand même long.

Puis la porte s'ouvrit enfin, laissant apparaitre Sara avec dans les bras un autre petit paquet, sa fille, qu'elle lava près de la cheminée.
Castel s'approcha afin de pouvoir découvrir sa petite et resta surpris de la voir si chétive et si bleutée. Il n'eut néanmoins pas le temps de demander quoi que ce soit à sa soeur, déjà elle se relevait, après avoir emballé la petite dans un chale et réclamait les achats qu'ils avaient été faire Ethan et lui un peu plus tôt. .


Oui Sara ! j'ai trouvé du mouton et de l'ours... c'est dans le panier que est resté dehors.... Dis elle va bien la petite ? ... lui montrant la porte d'entrée du regard et se dirigeant déjà vers l'endroit pour aller récupérer ses achats.Ethan... je le pensais derrière moi ...Il alla déposer son fils dans le bras libre que lui tendit Sara, s'empressa d'aller chercher ce qu'il avait laissé dehors et sitôt revenu dans la pièce, sortit le bouquets de Lys , les linges et les fourrures du panier.

Tu sais, en revenant du marché, on a fait la rencontre de deux jeunes femmes et l'une d'elle.... tu vas pas y croire .... mais l'une d'elle se trouverait être la soeur de Kali .... c'est incroyable comme elle lui ressemble.... Ethan doit encore être avec elles... certainement ... j'espère qu'il ne tardera plus, il a l'autre panier ... Dis ... je vais pouvoir aller auprès de Kali là ..... ?
~~Kali~~ a écrit:
Le deuxième enfant arriva très vite, plus petit, moins robuste. Une petite fille toute délicate. Kali soupira enfin. Son calvaire était terminé. Elle reprenait son souffle lorsqu’elle leva les yeux sur Dame Isa, ravie que tout soit fini. L’expression du visage de la femme semblait inquiet soudainement. Aucuns bruits, trop silencieux, sa petite fille Heaven ne respirait pas ! L’ébène n’eut pas la force de se jeter sur elles. Déjà le médecin s’affairait à lui redonner envie de vivre, insufflant un souffle dans ses poumons. La jeune maman sentait la panique la gagner. Elle aurait voulu crier, aucun son ne sortait. Est-ce que les fruits de toutes ses aventures malsaines, le prix à payer pour tout le mal qu’elle avait fait jadis ? Des larmes coulaient sur ses joues. Des prières silencieuses se mettaient à tourner dans son cœur et dans son esprit. Soudain, après un moment, un cri. Kali se remit à respirer en même temps que sa fille. Le petit fut donné à Sara pour la laver et la remettre au chaud.

Dame Isa revient vers elle, se n’était pas terminer mais presque également pour elle. Ses enfants maintenant en sécurité, elle s’apprêtait à extraire les effets secondaires de la naissance.

Je vous remercie, mais la force, c’est dans votre présence que je l’ai puisé dans Isa. Jamais je ne vous serais assez reconnaissante de ce que vous avez fait pour moi. Milles mercis….

Elle lui fit un faible sourire avant de la laisser faire le restant. Kali vit Sara dans l’entrebâillement de la porte avec Castel, il était là, fort heureusement, tenant un des enfants dans ses bras et regardant sa toute petite fille dans ceux de Sara. Kali pour sa part pourrait surement les voir très bientôt tout les deux. Elle était si fière d’avoir su les mettre au monde, elle avait maintenant très hâte de pouvoir voir à quoi il ressemblait.

Dame Isa ayant terminée, Kali fut aidé de la femme à regagner la couche de Sara. Elle devrait se reposer quelques jours. Elle pourrait également voir Castel maintenant que tout était terminé, elle avait besoin de lui, maintenant.
jenifael. a écrit:
La petite bande de trios arriva devant un immeuble comprennant quelques appartenant, ressemblant étrangement à un auberge. Oriable éclata de rire, lui disant que c'était ici qu'elle voulant l'y amener pour passer le restant de son séjour à Valence. Jenifael sourit de cette coincidence et monta les escaliers suivant Ethan au pas, évita par le même moment de lever les yeux sur lui. Ils entrèrent tous dans l'appartement de Sara, la soeur de coeur des deux hommes rencontrer plutôt sans le savoir. Elle vit Castelreng qui parlait avec une autre femme blonde dans l’entrebâillement d’une porte donnant sur une chambre. Il tenait un petit paquet tout emmitouflé. Sa sœur devrait se trouver dans cette autre chambre probablement. Bientôt elle aurait la chance de la revoir, il y avait si longtemps. Elle s’approcha de l’homme avec l’enfant et regarda doucement ce petit visage d’ange qu’il tenait. Il était tellement beau. Elle félicita l’homme tout en admirant la petite merveille de sa sœur. Elle allait demander si elle pouvait voir Kali lorsqu’elle remarqua un autre bambin dans les bras de l’autre femme. Cette petite chose était si frêle et d’une couleur peu anormal bien qu’elle s’estompait graduellement. Elle prit soudain peur.

Pardon mais est ce que Kali va bien ? Je veux dire, elle n’est pas… enfin…

Elle se sentait mal de demander cela, mais donner naissance à des jumeaux, à cette époque était rarement sans risque. Elle voulait se rassurée, elle en avait besoin.
E_Newton a écrit:
Ethan avait précédé Jenifaël et Oriabel dans les escaliers. Cette dernière avait semble t’il choisi de s’installer elle aussi dans cette auberge, ce qui l’avait faite éclater de rire à leur arrivée.
Frappant doucement à la porte de l'appartement de Sara, Ethan, sans attendre de réponse, y avait fait pénétrer les deux damoiselles.
Castel et Sara étaient là, dans la petite pièce contigüe à la chambre, contemplant les deux bébés bien emmitouflés et apparemment en bonne santé.
L’accouchement avait donc été plus rapide que prévu, et leur absence pourtant de courte durée avait été suffisante pour que l’événement se produise.

Alors qu’Ethan allait faire les présentations à Sara, Jenifaël le précéda :

Pardon mais est ce que Kali va bien ? Je veux dire, elle n’est pas… enfin…
Elle semblait vraiment inquiète pour sa sœur.
Préférant s’abstenir de surenchérir à ses propos, malgré son inquiétude, Ethan se retourna et en profita pour fermer la porte derrière eux, vérifiant une fois encore le couloir, et posa la panière contenant les deux poupées au sol.
castelreng a écrit:
Sara avait de nouveau confié Hélie à Castel et ainsi avait pu prendre la fourrure dont elle avait besoin pour emballer Heaven qui était plus fragile. Contemplant sa fille, si petite, si frèle, il entendit la porte s’ouvrir devant Ethan qui laissa le passage aux deux jeunes femmes rencontrés plus tôt sur le marché.

La jeune Ebène s’approcha d’eux, félicitant Castel en regardant le petit qu’il avait dans les bras avec tendresse. Puis, se tournant vers Sara vit Heaven… L’expression de son visage changea, se faisant plus inquiet


Pardon mais est ce que Kali va bien ? Je veux dire, elle n’est pas… enfin…

Castel la regarda, lui souriant pour la rassurer et lui répondit calmement.

Oui damoiselle… elle va bien …Je pense même que nous ne pourrons dans quelques instants aller la voir et lui donner ses deux Amours, n’est-ce pas Sara !.
jenifael. a écrit:
Jenifael fut soulagé d’entendre les paroles de son beau-frère. Sa sœur allait bien fort heureusement. Elle pourrait surement la voir dans un petit instant. Elle s’attarda plus amplement sur les deux poupons qui venaient de naitre. Ils étaient tellement beaux. Décidément sa sœur avait bien fait les choses pour une fois. La dame blonde tenait les deux enfants pendant que Cast allait chercher de quoi recouvrir la toute petite puce. Une fois cela faite elle demanda à son beau frère les informations manquantes sur ces adorables petits êtres.

Alors comment s’appelle mon neveu et ma nièce…. Et, enfin… je pourrais voir Kali après que tu l’ais vu naturellement ?

Sa demande paraissait surement exagéré pour le moment, cependant il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas vu sa sœur qu’il lui tardait de pouvoir l’embrasser.

Je ne la fatiguerais pas je vous le promets, je ne resterais qu’une simple petite minute et ensuite la laisserait se reposer.

Ses yeux le suppliait, la même moue quémandeuse et boudeuse de sa sœur sur les lèvres. Elle le fixait attendant ainsi une réponse, l’espérait elle, positive.
castelreng a écrit:
Castel avait repris Hélie des bras de Sara le temps que celle ci emballe la petite dans une fourrure. Jenyfael en avait profité, ainsi qu'Ethan et Oriabel pour regarder les nourrissons de plus près.

Se tournant ensuite vers la Soeur de son Ange lorsqu'elle pris de nouveau la paroles, il lui tendit son fils pour qu'elle le prenne dans ses bras
.

Je vous présente Hélie et Sara porte la petite Heaven...

Jeny prit le petit, le regarda un moment tendrement avant de reposer son regard avec un air que Castel ne connaissait que trop bien, celui là même que Kali avait et qui le faisait fondre. Il en sourit largement en voyant cet air de famille si particulier.

Elle sera tellement heureuse de vous voir que vous aurez du mal à ne rester que quelques minutes.

Puis revenant vers Sara il ajouta

Puce peux -tu aller voir si Kali peut enfin nous recevoir .... Il me tarde de pouvoir aller l'embrasser....
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Lun 25 Fév - 19:51

saradhinatra a écrit:
Avec 2 nourrissons dans les bras, Sara n'était pas très rassurée.

Mais les 2 bébés restèrent étrangement sages. Est-ce un effet de son imagination ? Ensembles, les bébés semblaient en harmonie : Helie s'était calmé en présence de sa soeur et Heaven semblait retrouver de la vigueur auprès de son frère.

Tout concentrée sur ce phénomène qu'elle trouvait extraordinaire et passionnant, elle ne vit pas revenir Cast jusqu'à ce qu'il lui tend une fourrure sous les yeux. Elle le remercia du regard et lui redonna Helie pour s'occuper de la petite Heaven.

Elle eut à peine de le temps d'envelopper la petite Heaven dans la couverture que la porte d'entrée s'ouvrit. A sa grande stupéfaction, elle vit entrer Ethan accompagné de 2 jeunes femmes qu'elle n'avait jamais vu. Serait-ce des sages-femmes aussi ? C'est vrai qu'il ne savait pas que dame Isa était venue pour aider à l'accouchement.

Elle en fut encore plus surprise quand elle comprit que la jeune femme brune était la soeur de Kali. C'est vrai qu'il y avait un air de famille. Cast semblait la connaître. Elle regarda la jeune femme prendre le petit Helie dans ses bras. Elle put réprimer avec beaucoup de peine son sourire quand elle vit cette dernière faire la moue après avoir demander à voir sa soeur. Elle cacha immédiatement son visage pour dissimuler son sourire en se penchant sur la petite Heaven quand elle surprit l'expression de Cast. Elle se souvenait d'une certaine conversation en taverne où deux personnes se vantaient de connaître par coeur les ruses féminines et que jamais, ô grand jamais, elles y succomberaient. Oui, c'est cela même. Il n'y a qu'à voir ...


Puce, elle releva la tête quand elle entendit son frère l'appelait,
peux-tu aller voir si Kali peut enfin nous recevoir ... Il me tarde de pouvoir aller l'embrasser.

Elle lui fit un grand sourire. A l'heure qu'il est, Kali devait être présentable.


Je vais voir si elle peut vous recevoir. Tu me prends la petite Heaven, frangin ?

Sara donna la petite à son frère et se dirigea vers la chambre. Elle frappa et sans attendre, elle entrebailla doucement la porte et jeta un coup d'oeil.
Elle vit que Kali était assise sur le lit, vêtue d'une robe blanche, toute simple.
Elle toussa pour annoncer sa présence et demanda :


Dame Isa ? Puis-je amener les bébés ? De plus, Kali peut-elle recevoir ? J'ai du monde qui demande à la voir.
E_Newton a écrit:
Les présentations avaient été succinctes. L’heure était à la contemplation des deux nouveaux nés et à l’état de santé de Kali.
Ethan préférait rester en retrait du petit groupe d’admirateurs des nourrissons.
Pas besoin d’aller les entourer plus qu’ils ne l’étaient déjà, il aurait tout le loisir de s’en approcher ultérieurement.
Tout le monde semblait heureux et en bonne santé, c’était là le principal.

Il les regardait s’extasier et commenter la ressemblance des petits avec leurs parents.
Il est vrai que même de vus de là où il était, on ne pouvait renier les liens de parenté de Kali et Cast.

Pour le moment, Ethan se tenait à proximité de la porte, attachant une attention toute particulière aux bruits de la maisonnée.
Son trouble n’avait pas cessé, bien au contraire. En son fort intérieur il cherchait les causes potentielles de cet état, mais n’y trouvait aucune réponse.

Essayant néanmoins de se détendre, et pour ne pas laisser transparaître aux autres son inquiétude, il dit à Cast :

Dis mon grand, tu pourrais peut-être donner les poupées à tes petits et les fleurs à Kali, qu’en penses-tu ?

Il se força d’un sourire qui se voulait cordial. Pas la peine d’inquiéter Cast avec cela dans l’immédiat.
C’était leur heure de bonheur à Kali et à lui. Laissons-les donc en profiter allègrement.
Oriabel a écrit:
La jolie blonde resta la à observer Castel qu’elle venait un peu plutôt de faire la connaissance. Il tenait en ses bras un adorable petit poupon qui commençait à s’impatienter apparemment. Des pleurs commençaient à retentir. Il devait avoir faim. Une autre femme tout aussi blonde qu’elle tenait un autre bébé. Il était clair qu’il s’agissait de jumeaux. Il avait beaucoup de chance, elle aurait elle-même aimé avoir des enfants un jour. Pour l’instant, elle s’était contentée d’admirer ceux des autres à défaut d’en avoir. Cela lui prendrait un mari éventuellement pour avoir ce dont à quoi elle aspirait, une vie de famille devait surement être magnifique. Elle l’aurait peut-être un jour. Elle avait besoin de rêver à tout ceci, l’espoir comme cela continuait de résider en son cœur.

Oriabel rejoignit Jenifael lorsqu’elle prit le petit garçon dans ses bras pour tenter de le calmer un peu pendant que le père demandait à voir sa femme avec raison. Elle regarda sa nouvelle amie avec le sourire.

Il est réellement magnifique, ta sœur a très bien travailler…

Elle caressa sa joue très doucement avant d’humer la senteur qu’il dégageait. Les bébés sentent toujours si bon, enfin habituellement.
castelreng a écrit:
Suite à la demande faite de voir voir enfin Kali, Sara vint confier lui confier Heaven. Il la prit dans ses bras et fut quelque peu surpris par la différence de poids que la petite avait par rapport à son frère. Il la regarda longuement sa petite qui semblait très fragile mais qui était tellement jolie. Elle restait calme et endormie, il déposa ses lèvres sur son front, puis quand Ethan lui dit

Dis mon grand, tu pourrais peut-être donner les poupées à tes petits et les fleurs à Kali, qu’en penses-tu ?

Il releva la tête pour regarder son frère

Tu sais je crois que Kali sera plus que ravie si c'est toi qui lui donne les poupées pour les enfants, pour les fleurs... oui tu penses bien que je m'en charge. Merci Frangin d'avoir pensé à tout ça ...

Pendant ce laps de temps, Sara était partie voir si enfin le sanctuaire allait pouvoir s'ouvrir.Oriabel s'était rapprochée de Jenyfael, s'attendrissant devant Hélie qui s'était calmé dans les bras de sa tante.Castel les avait regardé toute les deux, trouvant la blonde attendrissante quand elle se pencha sur le petit. Néanmoins, il commençait à trouver le temps long. Attendre ainsi n'était pas son fort, ni tenant plus, il prit le bouquet de lys qui était posé sur la table et se dirigea vers la chambre.

Sara se trouvait toujours dans l'embrasure de la porte et lorsqu'il arriva à ses cotés il dit à tous.


Prête ou pas j'y vais !

La soeurette n'eut d'autre choix que de le laisser passer et quand il fut dans la chambre, l'amour de sa vie était assisse sur le lit, ses long cheveux ébènes retombant sur ses épaules blanchies par la robe qu'elle portait, ressemblant plus que jamais à un ange. S'avançant vers cet ange qu'il aimait tant, sa fille dans les bras et ses lys dans une main, il lui dit tout émus.

Mon Ange .... tu fais de moi le plus heureux des hommes...

Lui déposant la petite dans les bras, il posa ses lèvres sur les siennes et lui dit ensuite.

Regarde la perle rare que tu viens de m'offrir.... elle est si belle ....

Il s'abstint de lui dire qu'Hélie se trouvait dans les bras de sa jeune soeur, préférant lui laisser la joie qu'elle aurait en la voyant franchir la porte. Déposant le bouquet de lys sur la petite table qui se trouvait près du lit il ajouta.

...C'est bien plus qu'un simple bouquet de fleur qu'il te faudrait pour te dire à quel point je t'aime mon Ange...
~~Kali~~ a écrit:
Kali venait à peine de s’assoir et de replacer les couvertures sur son ventres, bien que sans contractions, la faisait toujours souffrir un peu. Elle vit ensuite le père de ses enfants entrer, les bras chargés de sa fille et de fleurs. Elle l’accueillit avec un sourire divin, prenant rapidement Heaven. Elle était si belle, si petite, si fragile. Elle embrassa rapidement Castel, ne voulant décrocher ses yeux de cette petite merveille. Attendrit par le simple fait qu’elle soulève son abdomen et respire paisiblement, la nouvelle maman se sentait rassurée. Elle avait entendu pourtant pleurer quelque instant auparavant.

Un coup d’œil vers l’embrassure de la porte. Sara se tenait là mais sans Hélie nulle part. Pas d’Ethan, elle aurait tellement aimé qu’il soit là. Mais des voix lui parvenait qu’elle ne reconnaissait pas. Elle regarda son amour intrigué.

Castel, dis moi, tu as déjà commencé à fêter ou quoi ? Qui sont tous ces gens de l’autre coté.

Elle vit l’expression du visage de Castel changé, son sourire en disons plus qu’il ne voulait. Elle allait avoir droit soit à une surprise de taille, soit à un coup de plaisanterie. Revoilà l’ébène loin d’être rassuré.

Hum… Qu’est ce que tu caches, et où est le petit ?

A peine avait-elle le temps de finir sa phrase qu’une jeune femme tout aussi noir qu’elle de cheveux fit son entrée tenant sa deuxième petite merveille dans les bras. Le visage de la femme se relevait à Kali, laissant dessinée des traits qu’elle reconnaitrait de mille parts, sa sœur benjamine.

Jenifael ! Mais, mais qu’est ce que tu fais là ? Je n’ai pas pu te retrouver à Narbonne, comment as-tu su que j’étais ici ?

Tant de question, mais la joie qui l’envahissait de la revoir. Comment Castel avait il su que c’était sa jeune sœur, elle ne lui en avait jamais parlé, restant muette sur son passé ou du moins très vagues. Elle fit penchée sa sœur, l’attirant vers elle pour l’embrasser sur la joue et la serrer un peu contre elle tout en faisant attention aux enfants.

Tu es toute seule ma jolie ? Tu me cache un amoureux quelque part à me présenter ? Aller raconte moi tout, ne te fais pas prier, je suis si heureuse de te voir !

Les yeux embués de larmes de joie, le moment était si intense. Ses enfants au monde, elle allant bien, Castel près d’elle et maintenant voilà que sa sœur aussi. Cette journée resterait marquée dans les profondeurs de son esprit.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Jeu 28 Fév - 20:59

jenifael. a écrit:
Le mari, ou le fiancé ou enfin peut importe, le père de ces enfants, venait de passé la porte pour aller voir Kali. Elle lui laissa une longueur d’avance, trop occupée à admirer le petit être qu’elle tenait dans ses bras. Il s’était enfin calmer et les caresses d’Oriabel semblait y être pour quelque chose, elle devait avoir un don avec les enfants. Elle sourit à la blondinette chaleureusement avant de suivre Castel dans la chambre.

De voir cette petite famille lui fit monter les larmes aux yeux. Elle revoyait sa sœur, à peine sorti de couche radieuse tenant sa fille dans ses bras. Le cri d’exclamation qu’elle lâcha lorsqu’elle la reconnu la fit sourire d’avantage.

Bonjour sœurette. Contente aussi de te voir…

Elle se rapprocha d’elle faisant bien attention à Hélie toujours endormi dans ses bras.

Je suis tombée sur deux charmants jeunes hommes au marché qui parlait d’une certaine Kali. Il y en a pas des tonnes, et aussi peste que toi, une seule.

Elle éclata de rire avant de faire la bise à sa sœur. Elle lui remit ensuite son fils dans ses bras. Le portrait était parfait. Ils étaient tous tellement beau, elle tenant ses deux petits amours dans ses bras au cotés de Castel. Au fait où était son adorable petit neveu du non de Chelsey ? Surement en train de faire des sortisses comme sa mère à cette âge. Elle aurait surement la chance de le voir plus tard. Elle s’assoyait sur le pied du lit tout en bavardant avec sa sœur en oubliant presque Oriabel qui se tenait dans l’encadrement de la porte avec Ethan. Elle se retourna et fit signe à son amie d’entrer.

Kali voici une amie à moi, elle s’appelle Oriabel. Nous nous sommes rencontré en ville. On a sympathisé toute suite.

Elle regarda tour à tour la belle ébène et Oriabel qui se saluait mutuellement.
Oriabel a écrit:
Oriabel entra dans la pièce où se reposait la nouvelle maman. Elle resta éloigner pour s’assurer de ne pas importuner personne. Tout ce petit tableau était magnifique. Cette femme sublime qui ressemblait beaucoup a son amie, le nouveau papa et les deux petits bambins. Une famille heureuse dans ce nouvel évènement qui allait changer leur vie.

Elle s’avança lorsque Jenifael la présenta. Se rendant près de sa douce amie, elle pu voir à qu’elle point les deux femmes avaient des airs de familles encore plus prononcés.

Je suis enchantée de vous rencontrer, j’ai déjà été femme au pair, n’ayant pas le choix de travailler très jeune venant d’une famille pauvre. Donc si jamais vous avez besoin d’aide, il me fera plaisir de devenir votre nourrice.

Un somptueux sourire sur les lèvres elle s’attarda maintenant sur les deux bébés attendrit. L’un deux, le plus petit commença à s’éveiller lentement, ouvrant ses grands yeux, ne pleurant pas pour le moment. Comme par magie, son frère fit de même, la communication entre ses deux là serait de toute évidence très présente. Les cris de famine retentie tout en même temps.

Je vais vous laisser je crois, vous aller avoir beaucoup à faire. Jenifael, tu viens avec moi, je te montre où dormir ce soir ?

Elle sonda son amie autant du regard que de vive voix, toujours affichant son énigmatique sourire.
jenifael. a écrit:
Jenifael écouta les dires de son amie tout en regardant les petits anges endormis dans les bras de leur maman. Elle les vit ensuite s’agiter un après l’autre et éclater en sanglot.

Rhooo…. Ils ne sont pas content, t’as raison Oriabel, c’est le bon moment pour se sauver.

Elle éclata de rire, embrassa sa sœur tendrement.

Je te revois plus tard ma belle, je te laisse te reposer.

Elle se releva, regarda son beau-frère et l’avisa des recommandations.

Toi tu prends soin d’elle… Sinon…

Elle éclate de rire une nouvelle fois, l’embrassa également et prit la direction de la sortie de la chambre. Elle entraina avec elle Oriabel, qui partit vers son appartement.
~~Kali~~ a écrit:
Kali attentive à la jeune femme blonde, elle accepta son offert de prendre soin de ses enfants si jamais elle avait besoin. Justement ces petits monstres réclamaient son attention. Ils avaient faim à en croire ses cris. Elle sourit. Elle tendit Hélie à Castel qui la regardait amoureusement. Elle embrassa sa sœur qui quittait la pièce suivi de près par Oriabel. Un peu de tranquillité ne serait pas de refus en ce moment. Ne restait plus que Sara, et Ethan qu’elle n’avait pas encore vu, elle ouvrit lentement sa robe pour ne laisser apparaitre d’un bout de peau où elle colla les lèvres de sa fille qui immédiatement comprit de quoi il s’agissait. Elle lui donna le sein un long moment sous les yeux observateur de Castel qui cajolait Hélie qui lentement se calmait attendant son tour.

Je crois mon amour que l’aide que Oriabel a proposée ne sera surement pas de refuser qu’en penses tu ? Tu peux voir cela avec elle ?

castelreng a écrit:
Il s'était donc assis à coté de son Ange et mangeait des yeux sa fille qui semblait si tranquille dans les bras de sa mère.Il n'eut pas le temps de répondre aux questions que Kali lui posa, que déjà Jeni apparaissait les bras chargés d'Hélie qui avait fini par se calmer.

La surprise de voir entrer sa Soeur fut de taille pour la Belle Ebène. Castel semblait devenu invisible aux yeux des femmes à cet instant de retrouvaille. Peu lui importait, lui n'avait d'yeux que pour ses deux petits bout d'amour et leur mère qui vraiment le rendait encore plus amoureux. Jeni raconta donc comment et pourquoi elle se trouvait ici, puis fit entrer son amie qui se présenta. Castel à son entrée l'avait regardé en lui souriant, se disant que cette damoiselle était fort aimable de proposer son aide à sa Douce.

La conversation fut vite écourtée par les pleurs des nourrissons affamés, les deux amies prirent congés, Castel prit Hélie , le berçant doucement pour le faire patienter le temps que sa soeur tétait goulument sous le regard attendrit de son père. Le tableau de la son Ange nourrissant ses petits était la plus belle des œuvres d'art à ses yeux, il avait attendu et rêvé ce moment des mois durant.

Une fois Heaven repue , il lui donna Hélie ,qui calmé un moment commençait à pleurer d'impatience et de faim, reprenant la petite qui elle s'était endormie. Le petit eut vite fait lui aussi de comprendre ce que sa mère lui offrait et comme le fit sa soeur, se nourrit longuement au sein de sa mère.


Je crois mon amour que l’aide que Oriabel a proposée ne sera surement pas de refuser qu’en penses tu ? Tu peux voir cela avec elle ?

Toujours sous le charme, Castel releva le regard de l'enfant à sa mère.

Oui je crois en effet qu'une aide s'impose mon Ange, ça te permettra de souffler un peu .. et à moi de pouvoir peut-être profiter un peu de toi... ajouta t-il plus bas, un sourire amoureux aux lèvres.

Cette damoiselle à l'air gentille, et si elle te convient pour nos deux Amours, je verrais avec elle, c'est entendu.

Les jumeaux s'étant nourris et rendormis, Hélie dans les bras de Kali, Heaven dans ceux de son père, Castel, ne voyant toujours pas arriver Sara et Ethan proposa à Kali qui avait hâte de les voir, d'aller les chercher. Il déposa la petite dans les bras de son Ange, prit le temps d' admirer sa petite famille, ces trois êtres qui comptaient le plus pour lui, ceux là même pour qui il donnerait sa vie, et se dirigea pour aller chercher le reste de sa famille.

La porte de la chambre était restée ouverte tout ce temps, Sara était toujours à l'entrée discutant avec Ethan.

Et bien vous deux leur dit-il souriant Kali vous attend... Ethan prend les poupées ça va lui faire plaisir tu verras... Allez .... Venez tout les deux ...
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Ven 7 Mar - 16:17

E_Newton a écrit:
Ethan était demeuré sereinement à côté de la porte d’entrée.
Il avait perçu, plus qu’il n’avait entendu, des bribes de mots provenant de la chambre où se reposait Kali.

Sara s’attachait à faire passer le temps en lui parlant de choses et d’autres auxquelles il ne prêtait, malheureusement pour elle, aucune attention …
Il était bien trop préoccupé en cet instant qu’il aurait voulu joyeux pour chacun d’eux, mais il n’en laissait rien paraître.
Hochant la tête par moment, Sara prit cela pour un assentiment et continua inlassablement à déverser un flot de paroles qu’il commençait à croire inépuisable …

Il ouvrit la porte à Jenifaël et Oriabel, vérifiant auparavant qu’il n’y avait personne dans le couloir, et les laissa rejoindre leur chambre.

C’est le moment que choisit Cast pour les rejoindre et qui leur dit tout sourire :

Et bien vous deux, Kali vous attend... Ethan prend les poupées ça va lui faire plaisir tu verras... Allez .... Venez tous les deux ...

Ethan s’empara des deux poupées toujours en place dans la panière, un peu inquiet sur la façon dont il devait se comporter.
Il pénétra à la suite de Sara dans la chambre et put enfin découvrir Kali. Sa sœur de cœur, un bébé bien calé au creux de chacun de ses bras …
Ne sachant trop que faire ou bien que dire, il se contenta de s’avancer vers le lit, se penchant sur Kali, il lui déposa un tendre baiser sur le front.
Se redressant, il lui sourit tendrement et lui dit :
Tu es la plus belle des mamans, petite sœur.

Puis il déposa dans les bras de chacun des nourrissons qui semblaient dormir à poings fermés, une des poupées de chiffons qu’il leur avait trouvées sur le marché.
Il demeura un moment debout à côté du lit, envahi de nouvelles émotions qu’il n’avait jamais ressenties, mais cependant toujours à l’écoute de ses sens en éveil …
castelreng a écrit:
Sara et Ethan avaient vite suivis le mouvement et étaient venus voir la nouvelle maman. Les poupées offertes aux enfants firent un plaisir immense à Kali, Castel sur ce point ne s'était pas trompé. Il avait regardé sa Soeurette prendre soin de raccompagner dame Isa et se disant que de voir des enfants venir au monde l'avait bien assagie la demoiselle, se demandant si ça ne l'avait pas fait murir un peu d'ailleurs. Il en ressentit un peu de soulagement...

Tout comme Jenifael et Oriabel, ils ne s'attardèrent pas, ne voulant pas fatiguer la Belle Ebène. Il fut néanmoins décidé que puisque Kali ne pouvait bouger de chez Sara, Ethan et la jeune fille iraient vivre dans son petit logement. Autant dire qu'à ça, Sara changea de couleur sur le coup, elle allait devoir affronter le logeur chez qui elle avait mis à sac une chambre.
Mais la Puce avait une imagination plus que débordante et voyant qu'elle n'avait pas son mot à dire, à moins de vouloir dormir à la belle étoile, elle finit par dire fièrement à ses frères et Kali que le dit logeur ne remarquerait pas sa présence, qu'elle allait se déguiser en homme et se ferait ainsi passer pour le valet d'Ethan. Les deux hommes ne purent s'empêcher d'éclater de rire ce qui provoqua chez Sara un haussement d'épaules et quelques bougonnements disant " vous verrez ... vous verrez ...

C'est donc ainsi que les jeunes parents se retrouvèrent seuls avec leur progéniture....



Les jours avaient coulé, Kali se remettait de ses couches et les enfants allaient pour le mieux, la petite Heaven qui avait eu une arrivée inquiétante, quoi que toujours fragile par rapport à son frère reprenait petit à petit des forces. Ethan, Sara, qui arrivait dans ses vêtements d'homme, ce qui déclenchait des rires, Jenifael et Oriabel, passaient tout les jours prendre des nouvelles de la petite famille. Castel heureux comme jamais vivait chaque moment de cette vie de famille comme dans un rêve....
Il avait pu parler avec Oriabel et cette dernière était donc devenue Nounou des enfants. Son aide fut un bien énorme pour Kali, il faut dire que la jeune blondinette savait s'y prendre avec les enfants, ce qui permis à l'Ebène de pouvoir se lever assez vite.




En ce jour, le soleil était au rendez vous, Castel avait passé une petite partie de la matinée à la pèche où sa barque l'avait d'ailleurs laché ,alors qu'il se trouvait au large du Rhône. Il arriva donc trempé jusqu'aux os, ayant était contraint de revenir à la nage, mais le sourire aux lèvres. Son entrée fit éclater de rire Son Ange qui finit par lui demander ce qui lui était arrivé.


Ma barque mon Ange ... lui répondit-il en riant elle a coulé... et moi avec ... Une chance qu'il fasse si bon dehors aujourd'hui car tu aurais pu voir arriver un homme de glace...

Tout en parlant, il alla se changer, passa voir ses enfants qui dormaient paisiblement et revint retrouver son Ange qu'il prit dans ses bras avant de l'embrasser.

Tu es toute en beauté Ma Douce ... Est-ce pour moi.. ou avais tu prévu quelque chose .... Humm ce parfum ... lui murmura t-il
~~Kali~~ a écrit:
Ethan et Sara allèrent rendre visite également à leur tour. Son frère de cœur naturellement n’arriva pas les mains vides. Il offrit de magnifiques poupées de chiffons. Kali le remercia comme il se doit. Les deux membres de la famille ne restèrent pas longtemps pour ne pas fatiguée d’avantage la jeune maman. Castel alla chercher chez Kali les landaus puisqu’il était hors de question qu’elle parte d’ici apparemment. Une fois chose faire aider d’Ethan, les enfants ont pu dormir paisiblement dans leur couche. Kali ne tarda pas à suivre le mouvement, trop épuisée des derniers évènements.

Les jours se succédèrent sans trop de mal. La belle ébène reprit des forces ainsi que les enfants du poids. L’aide que lui fournissait la nouvelle venue, Oriabel était un don du ciel. Cette jeune femme aux cheveux d’or s’avérait être une excellente nounou. Kali en était ravi.

Quelques jours avaient passés, Kali allait beaucoup mieux et comme elle n’avait toujours pas eu de nouvelle de son fils Chelsey, elle commença à s’en inquiéter. Elle décida donc ce matin là, de rendre visite à Balian et son fils. Elle se prépara pendant que les enfants dormaient à poings fermés. Oriabel prendrait soin d’eux pendant que Kali irait prendre un peu l’air, cela lui ferait du bien de bougé un peu. Castel choisi ce moment pour faire son entrée dégoulinant. Sa douce éclata de rire le voyant ainsi vêtu et trempé. Il lui expliqua ce qui s’était passé.

Tu ne changeras jamais toi…. Heureusement puisque c’est ainsi que je t’aime….

Elle l’embrassa rapidement ne souhaitant pas se mouillée également. Il ne voulu cependant pas la laisser aller aussi facilement lui posant des questions mais ce n’était que par illusion elle le savait bien. Ce qu’il voulait en était tout autre. Un sourire malicieux et coquin se dessina sur ses lèvres.

Pas pour toi vu ton état… Je vais rejoindre l’amour de ma vie !

Elle éclata de rire voyant sa moue boudeuse et reprit.

Non sans rire, je vais voir Chelsey. Je voudrais rentrée à Narbonne ensuite. Je ne veux pas partir sans lui dire au revoir. Il va rester avec son père un moment, cela lui formera surement le caractère un peu, ou enfin, je l’espère….

Elle lui sourit, déposa un léger baiser sur sa joue pendant qu’elle passait prendre son mantel. Elle le regarda tendrement avant d’être sur le point de sortir.

Je t’aime Castelreng….

Jamais elle ne l’appelait pas son prénom entier. Poussé par l’impulsion du moment sans doute. Ses yeux pétillaient de bonheur intense tout dégagé par lui. Elle lui envoya un baiser volant laissant Oriabel s’occuper des enfants et lui aller se changer surement. Il pourrait profiter de son absence pour préparer leurs effets à partir pour le Languedoc. Sans se soucier du reste,elle passa la porte de l’appartement doucement, se retrouver un peu seule lui ferait du bien mais c’était surtout de revoir son fils ainé qui lui chérissait.
E_Newton a écrit:
Comme chaque jour, depuis celui de la naissance des jumeaux, Ethan allait faire une de ses rondes quotidiennes des alentours des auberges où ils résidaient tous.
Cela lui arrivait aussi de se lever la nuit et de faire un tour dans les rues avoisinantes, à la recherche d’un indice, passant parfois plusieurs minutes tapis dans la pénombre d’une porte, épiant les ombres, les bruits, les odeurs …
Il dormait tout habillé, l’épée sortie de son fourreau et posée sur sa couche à ses côtés. Enfin quand on dit dormir, il somnolait en fait, ses sens toujours aux aguets, prêt à intervenir …

Le sentiment de danger qu’il avait ressenti sur le marché, lors de leur rencontre avec Jenifaël et Oriabel, ne l’avait toujours pas quitté.
Il n’en avait parlé à personne pour ne pas les inquiéter, même pas à son frère dont il savait qu’en ce moment il était le plus heureux des hommes.
Depuis son arrivée, il n’avait pas travaillé, ayant largement de quoi subvenir à ses besoins avec ce qu’il avait ramené de Narbonne.
Quand on lui avait posé la question de pourquoi, il avait simplement répondu qu’il s’offrait des vacances et laissait le travail au plus démunis de cette cité, qu’un peu de repos lui ferait du bien.
Personne ne devait se douter qu’il profitait de tout ce temps pour veiller à les protéger.

Ce matin là donc, alors qu’il allait arriver à l’auberge où résidaient Kali, Cast et les enfants … Il l‘aperçut qui s’en éloignait… seule … Kali …
Alors qu’il pensait la rattraper, il remarqua des traces de pas trempées s’arrêtant devant la porte …
Il entra rapidement dans l’auberge, grimpa les marches de l’escalier quatre à quatre et constata que les traces s’arrêtaient devant la porte de l’appartement de Kali.

La main toujours posée sur la garde de son épée, il tambourina à la porte, espérant que Castel se bougerait.
Il savait qu’il était allé à la pêche cette nuit, mais ne souvenait pas avoir entendu pleuvoir …
C’est alors que Castel vint ouvrir, et Ethan pu constater qu’il était trempé comme une soupe …

Castel lui ayant expliqué sa mésaventure avec sa barque, Ethan ne put s’empêcher de sourire.
Il l’invita à se changer rapidement afin qu’ils aillent tous deux prendre un verre à la taverne d’à côté.
Ils n’avaient fait que se croiser ces derniers jours, et n’avaient même pas eu le temps d’échanger trois mots.
Cela leur permettrait de prendre un peu de temps ensemble, comme ils le faisaient auparavant …
castelreng a écrit:
Il la regardait, l’admirait même ! le temps qu’elle lui disait aller voir son fils. Il la trouvait vraiment très belle dans la robe qu’elle avait choisit pour sortir. Cette robe blanche avec de fins liserés bleu, celle qui mettait en valeur le médaillon qu’il lui avait offert à son retour à Narbonne et qu'elle ne quittait jamais. Elle avait laissé ses longs cheveux libres, dégringolant en cascades sur ses épaules. A ces yeux elle était la beauté à l’état pur.

Bien sûr il aurait voulu pouvoir la retenir, la garder à ses cotés un moment avant de la laisser aller retrouver son fils, il aurait même aimé l’y accompagner, mais il n’eut pas le temps de le lui proposer, la belle Ebène lui dit souhaiter retourner à Narbonne ce qui le mit en joie. Il ne pensait pas que ce jour arriverait, jusque là elle ne lui avait pas dit ce qu’elle avait décidé et lui n’avait pas voulu aborder le sujet, voulant profiter du bonheur d’être enfin réunis. Et là, par cet aveux son Ange venait de lui dire que son choix était fait, qu’elle allait le suivre…

C’est donc le cœur léger qu’il allait la laisser partir après lui avoir rendu un baiser.
Il ne la quittait pas des yeux, suivant ses faits et gestes...
quand elle enfila son mantel.....
quand elle se dirigea vers la porte....
quand elle se retourna, le regardant tendrement en lui disant .



Je t’aime Castelreng….

Jamais encore jusqu’à ce jour elle ne l’avait nommé ainsi. Il alla noyer son regard dans le sien suite à ses mots, y lut tout l’amour qu’elle lui portait, lui renvoyant le sien en retour.

Je t’aime tellement aussi … A toute à l’heure Mon Ame…

Kali finit par sortir après un dernier baiser envoyé et Castel heureux par le futur retour à Narbonne et en famille cette fois, resta un moment à rêvasser de l’avenir jusqu’à ce qu’il entende tambouriner à la porte, le ramenant à la réalité. Il était trempé …

Il alla donc ouvrir et découvrit Ethan qu’il fit entrer tout en lui contant sa mésaventure. Chose faite, son frangin lui annonça qu’il passait pour l’emmener prendre un verre. Une excellente idée lui avait –il répondu avant d’aller cette foi se changer prestement.

Il prit le soin d’aller voir ses enfants, de prévenir Oriabel qu’il sortait , qu’il ne serrait pas très longtemps parti car il fallait faire les bagages pour partir dans la soirée.


Allons boire ce verre frangin …
castelreng a écrit:
Ils étaient donc partis en taverne et avaient pris tout leur temps, profitant de ce moment entre hommes. Ils avaient pu se parler , chose qui ne leur était pas arrivée depuis que Castel était parti pour Valence.

Quelques heures après , ils étaient allés aux écuries afin d'apprêter les chevaux, ils les avaient brossés, scellés, harnachés, avaient fait l'achat d'un chariot et d'un cheval supplémentaire pour les enfants. Puis, tranquillement, heureux de savoir qu'ils reprenaient la routele soir même pour Narbonne et cette fois au grand complet, ils étaient repartis jusque chez Sara.

Une fois rentrés, Castel fut étonné de voir que Kali n'était pas encore de retour, Ethan, le voyant inquiet proposa d'aller à sa rencontre, ce qu'ils firent donc. Descendant les marches quatre à quatre, ils se retrouvèrent dans les rues


Dernière édition par Admin le Mer 26 Mar - 18:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Ven 7 Mar - 16:24

Pendant ce temps .....


~~Kali~~ a écrit:
Kali avait laissé Castel se débrouillé avec sa tenue ainsi que tout son corps trempé. Elle était sortie prendre l’air. Grand bien lui fasse, voilà des jours qu’elle était enfermée dans cet appartement. Elle partie doucement vers le marché. Ses pas étaient lents mais assurés. Elle savait précisément où elle allait. Elle n’avait pas eu de nouvelle de Balian et de Chelsey depuis trop longtemps. C’était loin d’être normal. Son fils ne galvaudait plus dans les jupes de sa mère depuis bien longtemps déjà mais entre deux mauvais coups passait l’embrasser au moins.

Elle passa le marché bondé comme toujours. Les marchands criaient à tue-tête offrant leurs marchandises et les concitoyens se ruaient à faire le pleins de victuailles. Une étrange sensation la parcourus en ce moment. Elle se figea en plein milieu de la place et regarda tout autour d’elle. Elle pivota même sur elle-même. Rien pourtant, bizarre. Elle reprit son chemin vers la maison de Balian.

Elle arpenta les rues qu’elle commençait à très bien connaitre depuis le temps où elle résidait à Valence. Kali fut surpris de voir que la petite demeure avait les volets tirés et semblait dans l’oublie. Ils avaient quittés la ville surement rapidement pour ne pas l’avoir averti. Elle allait passer tout un savon à Balian. Elle lui avait confié Chelsey mais pas à n’importe quel prix. Elle voulait qu’il en fasse un homme, pas un vagabond ! Elle toqua à la porte, des fois qu’il serait rentré bourrer la veille mais non, sans réponse. Elle trouva la clé sous le tapis du porche. Trop facile, elle lui avait dit plus d’une fois que ce n’était pas sécuritaire mais pour une fois, il avait bien fait.

La demeure était propre, mais dormait paisiblement. Elle entra sans faire de bruit, c’était stupide puisqu’il n’y avait personne, mais plus fort qu’elle, elle se sentait comme une voleuse…. Puisqu’elle ne pouvait les voir, elle décida de laisser un mot. Assis au secrétaire de Balian, elle rédigea un bref message.

Bonjour vous deux,

Je suis déçue de voir que vous êtes partis sans me dire où vous alliez. J’espère que vous allez bien tout les deux. Ton frère et ta sœur son venue au monde. Je vais bientôt partir pour Narbonne mais pas avant de t’avoir vu Chelsey. Tu me manques beaucoup. Ne fais pas trop de sottises et arrête de faire damné ton père, c’est un bon papa tu le sais bien. Il t’aime beaucoup. Bref nous en reparlerons lorsque tu seras là. Pas question de partir nulle part sans venir me voir… c’est clair j’espère.

Je vous embrasse tout les deux, Je vous aime

Kali


Elle déposa le parchemin bien en évidence sur la table et ressorti. Elle verrouilla la porte et redéposa la clé à l’endroit précis ou elle l’avait trouvé. Son échine se froissa. Un danger, imminent, elle le sentait que trop facilement. Elle se releva vivement. Elle se retourna et le vit juste là devant elle….



Ombre* a écrit:
Dans l’ombre, derrière ma cible

Il lui avait été plus que aisé de suivre le moindre mouvement des occupants de cette maison. Plus que facile de se dissimuler un peu à l’écart, d’un poste d’observation propice à celui qui fuit la lumière, qui ne veut être vu. Plusieurs jours étaient passés. Nombres de va et vient en ce lieu. Mais pas de cible. Il crut un instant la reconnaître. Une femme aux cheveux d’ébène comme lui avait décrit son employeur. Mais elle n’avait aucun signe d’une femme qui vient d’accoucher. Une silhouette fine et gracieuse. Celle qu’il recherchait été enceinte de jumeau. Et ce n’est pas en quelques jours qu’elle aurait retrouvée sa silhouette. Avait elle de la famille ? La missive ne mentionnait rien à ce sujet.

Il avait surveillé chaque fait et geste de chacun. Notamment les déplacements d’un homme aux cheveux clairs, blonds même, qui se voulait tenter dans l’art de la discrétion et de l’ombre. Il n’avait pu s’empêcher de sourire voyant le novice faisant des efforts acharnés pour passer inaperçu. Il avait repéré celui qui ressemblait au père d’après la description, trempé, comme s’il avait plongé dans la rivière en omettant de se dévêtir. Il semblait préoccupé. Ses efforts semblaient enfin payer. La femme sortie ce matin. Seule. Le moment est arrivé.

Les lieux n’avaient plus de secret pour lui. Il lui était donc facile de parcourir le village, tout en profitant des coins propices à se dérober du regard des autres. De plus, elle devait penser à sa progéniture plus qu’au danger éventuel. Il la savait mercenaire. Mais rare sont ceux qui se doutent de sa présence. La proie ne voit son regard que lorsqu’il la tue. La démarche était lente. Devant attendre patiemment, passant de ruelle en ruelle. Laissant un écart suffisant pour ne prendre aucun risque. Elle ne pouvait aller bien loin.

Elle semblait se diriger vers le marché. La cohue était propice à ses déplacements et son désir de n’être vu par quiconque. Personne ne prête attention à une ombre qui se faufile sans bruit. Elle venait de s’arrêter. Jetant un regard autour de la place. Ressentait elle la mort se rapprocher ? Se délectant de cette sensation. Penser que l’on vous épie alors que vous n’apercevez rien. Curieuse sensation de survie qu’elle a dut développer au vu de son activité.

La voila au devant d’une maisonnette. Surveillant la cible. Elle semblait chercher quelque chose. La clé…la naïveté de certain l’étonnera toujours. Quoique aucune serrure ne lui résisterait. Après s’être assuré que personne ne se trouvait dans les alentours. Il décida à se rapprocher. Le moment semblait propice et lorsqu’elle sortira…

La porte s’ouvrit et se referma, se focalisant sur le bruit de la serrure, sur ses pas. Tout près de la cible. La voila qui se tourne pour cacher discrètement la clé. L’ombre ténébreuse se place. Prêt à agir sans être démasqué. Il se tenait en position lorsqu’elle se retourna contre toute attente. Elle a réussi à sentir sa présence. Ce n’est pas pour rien qu’il l’avait prévenu de ses qualités. Une des meilleurs parait il. Son étonnement ne se lit que trop facilement pourtant. Tel un livre ouvert. Il se tenait immobile, calme, une respiration presque inexistante. Un sourire masqué l’observant devant lui. Il ne pouvait se tromper. Les formes en disaient plus que nécessaire. Il avait atteint son but et bientôt les écus retentiront.
~~Kali~~ a écrit:
Ce masque de noirceur même en plein jour devant elle, si près, trop près en fait. Le danger qu’elle avait ressenti plutôt, c’était donc cela…. Kali ne pouvait discerner son visage, masqué par la bure qu’il arpentait. Elle savait trop bien qui était cette personne. Enfin pas vraiment mais en avait une petite idée. Elle porta instinctivement sa main à sa ceinture, mais rien. Ses dagues ? Elle ne les avait pas prise, elle n’était pas en mission, elle venait embrasser son fils ! Elle ne les avait pas sur elle lorsqu’elle agissait en simple paysanne. Et comme elle s’était sortie de ce bourbier, elle ne croyait plus en avoir besoin. Elle aurait bien du ce douter qu’IL la retrouverait. D’une voix qui se voulait assurée et le toisa du regard, enfin elle cherchait à voir plus loin que ce qu’elle avait sous les yeux, elle s’adressa à lui.

Qui es-tu ? Un lèche botte de Lazard c’est ca ?

Elle essayait de gagner du temps. La seule personne qui pourrait lui en vouloir c'était le chef d'une bande de mercenaire, son ancienne bande...Elle évaluait les possibilités pour lui fausser compagnie. Courir était hors de question dans son état. Elle venait à peine d’accoucher il y avait quelque jour, se mouvoir était déjà assez complexe. Quand à retourner dans la maison, aucune chance, elle venait de barrer la porte et de remettre la clé à sa place. Elle était prise aux pièges, se battre à main nues, voilà son seul et unique choix. Elle l’examina un peu d’avantage, il n’était pas costaud mais les malabars de Lazard n’était jamais engagé pour rien. Elle-même avait été une des recrues de Revenge était s’était terriblement bien défendue durant plusieurs années. Enfaite jusqu’à ce que Chelsey viennent au monde. Cet incident dans la clairière de Narbonne le soir où son fils était venu au monde lui avait ouvert les yeux. Elle était restée par la suite mais n’avait plus jamais été la même. Lazard la connaissait bien, son fils l’appelait tonton, ce n’était pas rien. Elle espérait peut-être jouer la dessus si elle n’avait pas le choix. Elle verrait bien.

L’autre devant elle ne disait rien, pourquoi ? Cela devenait insupportable. Elle allait perdre patience, possiblement que c’est bien ce qu’il attendait cependant. Elle décida de frapper la première. Elle joignit les mains ensemble, ses doigts entrelacés les uns entre les autres. Elle s’élança, d’un mouvement de gauche à droite avec une violence qui lui prit presque tout ce qu’elle avait de force en ce moment, elle alla buter la mâchoire du pauvre homme.

Tu vas me répondre oui ? Qu’est ce que tu me veux ?

Ses mains lui faisaient mal, elle n’avait pas utilisé ce genre d’attaque depuis des années. Cela pouvait assommer quelqu’un facilement. Mais aujourd’hui, elle n’avait pas assez de puissance dans ses coups, elle le savait. Elle ne pourrait pas aussi facilement s’en sortir.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Mer 26 Mar - 18:32

Ombre* a écrit:
Devant ma cible

Il l’observe. Regarde avec attention chaque aspect de son être. Ses faiblesses. Le meilleur moyen de ne pas la blesser gravement. Sinon...adieu bourse d’or. La condition était claire. Il n’avait pas besoin de la blesser. Elle est désemparée face à lui. Elle porte sa main vers sa taille qui ne contient aucune arme. Il avait déjà eut le loisir de remarquer qu’elle n’avait rien pour se défendre. Son comportement indiquait une certaine insouciance. Elle se devait croire en sécurité. Elle ne pensait sûrement pas qu’il la pisterait d’aussi loin. Trouver une femme enceinte jusqu’au yeux n’est en rien difficile. Encore moins quand celle-ci se fait remarquer de si belle manière.

Il sent une pointe de mépris dans le ton de sa voix. Serait ce du à la peur ? Elle semble si sur d’elle. Pauvre animal acculé qui ne peut plus rien faire pour se dépêtre de sa toile. Il la tient en sa possession, rien ni personne ne le fera échouer. On le paie pour ça ! Elle semble penser qu’il est à la solde de son employeur. Temporairement, du moins. Juste le temps que durera son contrat. A moins que la paie soit constante. Cela est autre chose et ne la regarde aucunement. Ce qui la concerne, c’est plutôt de savoir si elle va rester en vie.

L’animal acculé semble vouloir se battre. Elle est si pitoyable. Pauvre femme qui croit sans doute à l’espoir infime de pouvoir se dépêtre de ses griffes. Elle a encore de la ressource alors qu’il sent ses poings frapper son visage masqué. Elle n’avait sans doute pas aperçu le noir métal qui recouvrait ses traits. Il est vrai que la discrétion est son fort. Mais la biche a réussi à le toucher au visage. Le masque noir solidement fixé n’empêcha pas de sentir le coup de son désespoir. Pas assez fort pourtant. Encore ses questions. Cherchant vainement à savoir ce qu’il lui veut.

Il remet son masque sur son visage. Ses yeux l’observent. Se demande si elle va maintenant se mettre à genou. Le supplier de la laisser en vie pour ses rejetons, pour son mari. Elle serait même capable de lui proposer une somme plus importante. Ils le font tous. Lâches et incapables d’affronter leurs destinés. Il se décide à répondre. Une voix claire. Lente. Discrète. Un murmure rebondissant au travers du masque.


Je ne suis qu’une ombre de passage…ici que pour toi…Kali…

Un sourire satisfait qu’elle ne peut voire se dessine derrière le métal. La joie de voir sa réaction. De découvrir que ses doutes se confirment sûrement. Il est grand temps d’en finir avec elle. Ne lui laisser aucune possibilité. Ne pas perdre de temps.
~~Kali~~ a écrit:
Devant la porte de SirBalian

Kali se frottait les mains, le coup qu’elle avait porté au visage de son assaillant lui avait fait plus mal qu’à lui. Elle n’avait pas remarqué le masque qui recouvrait son visage dans cette bure qui le recouvrait. Pourtant elle avait frappée fort, pas assez naturellement…

Il l’appelait par son prénom. Elle ne s’était pas trompée. C’était un subalterne de Lazard. Il ne reculerait devant rien pour ravoir une de ses plus anciens assassins à sa solde. Pensée pouvoir partir et se faire oublier comme elle l’avait souhaitée était stupide. Jamais il ne la laisserait partir, jamais !! Un flash du passée lui vient en tête un moment. Tout ce qu’elle avait eu, tout ce qu’elle perdrait si elle ne se sortait pas de là maintenant. Elle avait beau tout évaluer sous les yeux observateurs du maitre assassin devant elle. Elle n’avait aucune chance cette fois. Il voulait probablement qu’elle le supplie de lui laisser la vie sauve, elle l’aurait surement fait si cela lui avait été bénéfique. Elle savait pourtant que cela ne servirait à rien, que Lazard avait du lui promettre père et mère pour avoir sa peau.

Qu’attends-tu de moi ? Lazard veut quoi ? Me voir mourir, tu as la mission de me tuer maintenant ? Alors fait le qu’ont en finisse !

Sa voix était tremblante mais rageuse. S’il ne lui laissait qu’une opportunité, elle la saisirait. Le calme qui émanait de lui la faisait bouillir encore plus. Il était trop sur de gagner. Elle n’aimait pas cela, ça cachait quelque chose….
Ombre* a écrit:
Devant ma cible

Il ne pensait pas passer aussi inaperçu. Regard satisfait sur ses phalanges endolories. Doigts qui tapotent avec malice le métal sombre, produisant un tintement métallique. Pour un peu, il éclaterait de rire. Elle n’était pas aussi menaçante qu’il l’avait dit. Une mère ne vaudra jamais un assassin de son envergure. Il était grand temps de la soulager. La sortir de son état maternelle et lamentable. Pauvre femme qui semblait ne plus être au sommet de sa forme. La vie familiale vous use à la voir de la sorte.

Délectation dissimulée par le masque la voyant à sa merci. Sans possibilité de sursis. Regrettant qu’elle ne se jette à ses pieds afin de clamer son pardon. Il parait qu’elle a une certaine fierté. Il se demande si c’est vrai. Elle ressemble à une mère sans aucun intérêt. Il valait mieux mettre fin à ses jours avant qu’un autre carnassier ne le fasse à sa place. Qu’il lui ravisse sa prime. L’employeur semblait tant désiré de posséder cette femme, qu’il serait capable d’avoir recruté d’autres assassins pour en finir avec elle. Il semble vainqueur. Sa bourse s’en trouvera alourdit. Pensant à son prochain contrat. Sa prochaine mission. Il était temps de laisser Valence, de disparaître dans les ténèbres qui l’avaient conduit.

Pensée erronée faible femme. Je n’ai en rien le loisir de m’occuper de ta pitoyable vie. Et d’ailleurs tu n’es en rien une menace. Juste un nom qui va me rapporter gros. Rien d’autre. Je n’ai aucune animosité. Je fais pour quoi je suis payé. Il semble que ce Lazard souhaite lui-même s’occuper de toi. Il n’a aucun droit sur son corps, encore moins l’esquinter. D’où le montant de la prime. Il n’en a pas besoin. Ses qualités premières en font un adversaire redoutable. Sans arme à deux mains ou haches lourdes et sanguinaires. Simplement le silence et la douleur.

Il ne resta pas plus de quelques secondes observant le contrat. Elle semblait impatiente de mourir. Malheureusement pour elle, elle devra attendre son retour. Pour l’heure, il devait s’occuper de la bavarde. Se rapprocher lentement. Pas à pas. Sans le moindre bruit, ni mot. Elle n’a pas besoin de savoir ce qu’il lui réserve. Très peu pour lui les monologues ou les explications inutiles. Il n’est qu’une ombre assassine rien d’autre. Le sombre se tenait face à elle. Confiant. Un regard invisible se voulant charmeur et rassurant.


Je ne te veux aucun mal, au contraire…

Son gant passe sur la joue de la frêle femme, attirant son attention sur les yeux qui percent le métal sombre en direction du regard féminin. C’est alors qu’un coup rapide fut porté sur son estomac. Pas de dague. Quatre griffes sur chaque doigt. Tel le scorpion administrant son poison paralysant. Quatre griffes permettant le dosage, soporifique ou léthale. Dans son cas, une seule sera nécessaire. Le dard vient de percer la peau sur son ventre. Retirant l’ongle d’acier de son abdomen. Le poison est inoculé. Foudroyant. Elle n’aura le temps de comprendre qu’elle sombrera. Sans réveil possible avant plusieurs heures. Reculant de quelques pas. Observant le corps inerte tomber lourdement sur le sol avec un bruit sourd.
~~Kali~~ a écrit:
Le silence que l’homme masqué reste est la pire des souffrances. Il ne lui dit rien, ne fait que l’observé derrière sa mascarade. Kali déteste ce genre d’individu qui dissimule son visage. Pourquoi est ce le cas ? Visage balafré, simplement son âme trop noire le révulse ? Elle n’en sait rien mais le déteste.

Elle l’observe que peut-elle faire d’autre pour le moment ? Il n’a pas l’air très dangereux. Si elle avait pu se défendre, elle n’en aurait surement fait qu’une bouchée. Cependant, en ce moment, c’est lui qui a l’avantage… Il décide à s’avancer. Elle recule mais est stopper par la porte de Balian. Il est près, trop près d’elle maintenant. Elle cherche solution à son problème, elle n’en voit malheureusement aucune. Il lui caresse la joue. Elle plonge ses yeux aussi noirs que les ténèbres dans les siens. Elle vient pour détourner la tête lorsque son estomac est transpercé. L’expression de surprise sur son visage est imminente. La douleur se repend dans tout son être. C’est la seule chose qu’elle saisit.

Elle tombe, dans un ravin, du haut des cieux. Elle ne fait que tomber et tomber toujours. Que le noir, la solitude environnant. Que c’est il passé, il n’en sait rien puisque pour le moment seul son corps est endormi. Son esprit lui pourtant combat mais en vain. Elle est paralysée, endormie. Elle est perdue….
Ombre* a écrit:
Devant ma cible

Ses yeux s’écarquillèrent lors de l’injection. Lueur d’étonnement. D’impuissance, alors que ses pupilles se dilataient au fils du temps que le poison progresse. Regard inquiet, la peur au ventre. Peur pour sa famille. Pour sa vie. Ne rien savoir. Elle s’écroule, vaincu. Sans résistance. Tel était son destin. Sa vie ne lui appartient pas. C’est un autre qui s’en chargera. Une fois ramené, ça ne sera plus son affaire.

Il l’observe en silence. S’enivrant de ce travail. De son professionnalisme coutumier. Satisfaction personnelle de voir avec quelle facilité, il venait de gagner une somme conséquente. Un travail rentable et payant lorsque l’on sait s’y prendre. Regard aux alentours. Une ruelle calme sans aucun passage pour le moment. Le corps inerte ne devait pas se voir de la rue. Il pouvait passer pour un ami du propriétaire de la mansarde. Rien ne pouvait laisser croire ce qu’il venait d’accomplir dans le plus grand silence.

Il ne lui restait plus qu’une chose à faire avant de la transporter. Une dernière directive. Une lettre. Un texte dicté à l’avance. Un choix d’encre qui reflétait l’âme de son employeur. Il sortit un parchemin de sous sa cuirasse. Profitant de son ongle souillé par le sang du contrat. Une encre parfaite pour une telle lettre ! De sa plus belle écriture, il déposa ses quelques mots.


Citation :
Elle aujourd’hui…ses bâtards demain…

Peut être aurait il a nouveau du travail ! Une dague au pommeau noir comme la nuit, fut plantée sur la porte en bois pour maintenir le papier. Message à l’attention de quelqu’un de bien particulier. Le client avait sans aucun doute un plan diabolique. La mort n’allait pas encore quitter Valence pour un temps. La touche finale afin que celui qui devait lire le petit mot doux comprenne au cas où il serait dénué de pensée. Un collier. Celui de la femme plus précisément. Une de ses babioles qui s’offrent entre amoureux. Il retira délicatement l’amulette du cou de la femme. Accrochant le pendentif autour de la lame. Il espérait qu’aucun brigand ne viendrait voler ce bien qui semblait précieux pour le couple.

Satisfait de son œuvre. Regardant à nouveau autour de lui avant de s’en aller avec le colis pour le moins encombrant. Par chance, elle avait accouchée. Avec sa famille en elle, il n’aurait put déplacer la baleine engrossée !

Reprenant mentalement le chemin qui semblait le plus discret. Celui qui le permettrait de n’être aperçu avec un tel fardeau. Il ne devait être vu par personne. L’heure semble propice. Les ombres ne sont pas aussi éloignées. Il ne traversera la lumière du soleil qu’un court moment.

Ramasse l’endormit, la posant sur son épaule. Par chance, elle ne pesait pas le poids d’une vache morte. Son allure ne sera que légèrement réduite. Qu’à cela ne tienne. Il l’a fera passer pour sa femme qui a trop but en taverne au pire des cas. Chose probable parmi les petites gens chez qui certain s’adonner à la boisson est un sport.

Il se dirige vers les recoins du village. Se dérobant du regard des hommes. Disparaissant comme à son accoutumé dans les ténèbres. Calme et patience afin de s’assurer de la quiétude des ruelles qu’il traverse. Se dirigeant vers le point de ralliement discrètement. Ne lui restait plus qu’à envoyer une missive à son employeur afin de le retrouver plus tard dans le village. Il devait ligoter la vache morte au cas ou elle se réveillerait. Cela ferrait désordre si elle s’échappait. Il connaît l’endroit idéal pour une retraite…


Dernière édition par Admin le Jeu 3 Avr - 15:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Mer 26 Mar - 18:38

[ sortant de chez Sara...]


castelreng a écrit:
Le jour commençait à baisser, Castel et Ethan traversaient les rues qui commençaient à se vider. Inquiet, Castel se demandait pourquoi Son Ange n'était toujours pas rentrée alors que l'heure de la tétée approchait. Ils marchaient à grand pas gardant le silence qui devenait de plus en plus pesant, traversèrent le marché, qui à cette heure ne voyait que chats crevant de faim, errant, se battant pour quelques restes laissés là par les poissonniers et remontèrent une dernière rue qui les mèneraient jusqu'à la maison de Balian.

Arrivés devant la maisonnée, le coeur de Castel rata un battement. Les volets étaient clos, aucune lueur de bougie ne filtraient, la demeure paraissait lugubre et sur la porte....

Plantée à hauteur d'homme, une dague au pommeau noir maintenant un morceau de vélin...




Passé autour de cette arme, une fine chaine d'or que retenait un médaillon... trop connu...

Tel un automate, Castel se saisit du bijou, main tremblante, tira sur la dague , prit le parchemin...


Citation :
Elle aujourd’hui…ses bâtards demain…

Le bijou serré dans une main, l'arme et vélin dans l'autre, il s'effondra, à genoux....

NOOOOOOOOOOOOOONnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!! KALIIIIIIIIIIIIIiii hurla t-il

Puis, comme ci le fait d'avoir crié son nom suffit, il se releva machinalement, regarda Ethan sans pour autant le voir,ses yeux déjà regardant partout, lui tendant le mot, prêt à courrir, à se mettre en chasse...


Faut la chercher.... la retrouver..... Le blanc bec.... la vermine...Lazard....
E_Newton a écrit:
Les heures s’étaient égrainées sans que les deux frères ne s’en aperçoivent.
Ils avaient pris le temps de discuter ensemble, chose qui ne leur était pas arrivée depuis des lustres.
Ils s’étaient ensuite attachés à préparer leur départ, prêtant une attention particulière au bien être de chacune et chacun.

Néanmoins, plus le temps passait, plus l’inquiétude des deux hommes s’accentuait du fait de ne pas revoir Kali revenir de chez Balian.
Ethan sentait à nouveau se sentiment qui le tenaillait depuis des jours, reprendre le dessus … un danger les menaçait !
C’est donc de concert qu’ils décidèrent d’aller au devant de Kali, qui ne s’était certainement pas rendue compte de l’heure en présence de Chelsey. Elle n’allait pas le revoir avant longtemps …

Castel et Ethan progressaient silencieusement dans les rue de Valence, leur inquiétude mutuelle grandissant au fil de leurs pas …
Et c’est arrivés devant la maison de Balian, qu’ils purent constater que leur appréhension n’était pas vaine …

Une dague plantée dans la porte retenait suspendu le médaillon de Kali, ainsi qu’un morceau de vélin …
Castel s’en empara, lut le vélin… tomba a genoux … et émit alors un hurlement qui glaça le sang d’Ethan …
Se relevant, il tendit machinalement le vélin à Ethan qui en prit connaissance tout, et Castel lui dit :

Faut la chercher... la retrouver... Le blanc bec... la vermine... Lazard...

Ainsi donc c’était cela, ce lâche de Lazard avait patiemment attendu des jours pour perpétrer son forfait !
Le cœur d’Ethan se serra, tout comme ses poings, dont l’un d’eux froissa inexorablement le vélin écris probablement du sang de Kali.
Il s’efforçait de réfléchir à ce qu’ils devaient faire …
Chercher Kali ? Mais où ? La ville était bien trop grande pour qu’ils y réussissent tous deux !
De plus, à en croire le Vélin, les petits étaient eux aussi en danger désormais !

Ethan savait qu’ils devaient faire un choix, un choix que Castel n’accepterait probablement pas, mais le seul qui fut rationnel néanmoins.
Posant sa main sur l’épaule de son frère, Ethan inspira profondément pour tenter de trouver les mots justes, ceux qui lui permettraient de convaincre :

Cast … je suis tout autant mortifié que toi de la disparition de Kali …
Il faut hélas nous rendre à l’évidence que ce sang sur le vélin est le sien …
Et qu’en toute certitude, si elle n’a déjà quitté ce monde, cela sera avant que nous n’ayons pu la retrouver …
Les jumeaux sont eux aussi en danger mon frère, nous devons tout de suite les rejoindre et les mettre en sûreté …


Ethan avait essayé de mettre toute sa conviction dans les paroles qu’il venait de prononcer.
Cela ne lui avait pas été aisé, et il savait déjà qu’une telle résolution allait déchirer Castel …
castelreng a écrit:
Le cœur cognant à tout rompre, le visage décomposé par la peur, l'angoisse, la peine et dans l'esprit qu'une seule chose retrouver son Ange coute que coute. La main ferme de son frère vint alors se poser sur son épaule, mais les mots qui pourtant reflétaient la triste réalité ne firent qu'empirer l'état dans lequel Castel se trouvait.

...Il faut hélas nous rendre à l’évidence que ce sang sur le vélin est le sien …
Et qu’en toute certitude, si elle n’a déjà quitté ce monde, cela sera avant que nous n’ayons pu la retrouver …


Un cri de douleur résonna dans la rue que la nuit commençait à envahir. Le cri d'un homme à qui on venait d'arracher la vie. Réalisant que trop bien ce que pouvait être capable de faire cette ordure de Lazard. Ressentant déjà le mal que pouvait endurer Kali.

... Les jumeaux sont eux aussi en danger mon frère, nous devons tout de suite les rejoindre et les mettre en sureté …

Serrant le pommeau de la dague qu'il avait ôté de la porte, à s'en faire blanchir les doigts, il n'en écoutait pas moins les paroles de son frère, se jurant qu'avec cette lame il irait lui arracher ce qui lui servait de coeur à cette miasme.
Ethan avait raison, il fallait mettre les enfants à l'abri et au plus vite. Castel se trouvait tiraillé entre son besoin d'aller à la recherche de Kali, la retrouver, la reprendre des mains de cette demi larve et le fait qu'il fallait penser à la sécurité des enfants. Il savait que trop bien que son frère ne le laisserait pas partir seul et c'est l'âme déchirée qu'il dut se résigner. Ouvrant sa main qui servait d'écrin au seul bijou qu'il avait offert à son Ebène, il le regarda laissant couler des larmes silencieuses lui ôtant son reste de vie.


Une fois les enfants à l'abri je partirais à sa recherche Ethan...


Passant ce qui lui restait de son Ange autour de son cou, il se résigna donc à suivre Ethan jusque le logement de Sara ...
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Jeu 3 Avr - 15:25

castelreng a écrit:
Le cœur cognant à tout rompre, le visage décomposé par la peur, l'angoisse, la peine et dans l'esprit qu'une seule chose retrouver son Ange coute que coute. La main ferme de son frère vint alors se poser sur son épaule, mais les mots qui pourtant reflétaient la triste réalité ne firent qu'empirer l'état dans lequel Castel se trouvait.

...Il faut hélas nous rendre à l’évidence que ce sang sur le vélin est le sien …
Et qu’en toute certitude, si elle n’a déjà quitté ce monde, cela sera avant que nous n’ayons pu la retrouver …


Un cri de douleur résonna dans la rue que la nuit commençait à envahir. Le cri d'un homme à qui on venait d'arracher la vie. Réalisant que trop bien ce que pouvait être capable de faire cette ordure de Lazard. Ressentant déjà le mal que pouvait endurer Kali.

... Les jumeaux sont eux aussi en danger mon frère, nous devons tout de suite les rejoindre et les mettre en sureté …

Serrant le pommeau de la dague qu'il avait ôté de la porte, à s'en faire blanchir les doigts, il n'en écoutait pas moins les paroles de son frère, se jurant qu'avec cette lame il irait lui arracher ce qui lui servait de coeur à cette miasme.
Ethan avait raison, il fallait mettre les enfants à l'abri et au plus vite. Castel se trouvait tiraillé entre son besoin d'aller à la recherche de Kali, la retrouver, la reprendre des mains de cette demi larve et le fait qu'il fallait penser à la sécurité des enfants. Il savait que trop bien que son frère ne le laisserait pas partir seul et c'est l'âme déchirée qu'il dut se résigner. Ouvrant sa main qui servait d'écrin au seul bijou qu'il avait offert à son Ebène, il le regarda laissant couler des larmes silencieuses lui ôtant son reste de vie.


Une fois les enfants à l'abri je partirais à sa recherche Ethan...


Passant ce qui lui restait de son Ange autour de son cou, il se résigna donc à suivre Ethan jusque le logement de Sara ...
E_Newton a écrit:
Un nouveau cri de douleur de Cast avait ponctué les mots d’Ethan …

Lui-même était profondément affligé par le supplice de savoir Kali, sa petite sœur de cœur, entre les mains de ce maniaque névrosé de Lazard …
Lui aussi aurait aimé crier sa peine et pouvoir pleurer, sachant sa mort imminente, voire déjà effective …
Lui aussi aurait voulu partir à se recherche et pouvoir écraser de ses propres mains le cœur de son ennemi juré …

Mais il ne le devait point, par respect pour la douleur de Cast, et aussi parce qu’il savait pertinemment que cela ne servirait à rien dans l’immédiat.
Lazard était bien trop avisé pour être resté à proximité de son forfait, voire même pour avoir pris le risque d’y venir lui-même.

Tout semblait recommencer, ou plutôt continuer … d’abord Ivy … puis maintenant Kali … quand ceux qu’il aime cesseraient-ils de disparaître ainsi ???

Malgré la souffrance qui prenait sa tête dans un étau et qui étreignait son cœur, Ethan s’obligea à réagir.
Il fallait prendre toutes les mesures d’urgence pour protéger les jumeaux, et Cast ne semblait malheureusement pas en état ne serait-ce que d’y penser.
Ce dernier semblait néanmoins avoir pris conscience de la dure réalité :

Une fois les enfants à l'abri je partirais à sa recherche Ethan...

Ethan en profita pour l’invectiver et l’obliger à se bouger :
Vite Cast, courons jusque chez Sara, il nous faut partir immédiatement.
Allons jusqu’à Narbonne mettre les enfants à l’abri chez moi… ensuite nous aviserons...


Déjà Ethan se détournait, quittant cet endroit sordide qui avait été le témoin d’un des plus absurdes crimes.
Il vérifia que Cast en faisait autant, et tous deux se mirent à courir en direction de l’auberge, plus aucune seconde ne devant désormais être perdue en palabres inutiles
castelreng a écrit:
Vite Cast, courons jusque chez Sara, il nous faut partir immédiatement.
Allons jusqu’à Narbonne mettre les enfants à l’abri chez moi… ensuite nous aviserons...


Les paroles de son frère résonnaient dans sa tête, se mélangeant à la douleur et au mal qu'il avait de devoir partir sans ne rien pouvoir faire pour Kali. Ethan, partait déjà en courrant, il n'eut d'autre choix que d'en faire autant, n'arrivant plus à rassembler ses idées, ne se voyant pas traverser les rues sombres pour retrouver au logement de Sara. L'auberge était déjà devant lui, Ethan venait d'en franchir le seuil.

Castel à son tour entra dans le petit logement de Sara

Oriabel a écrit:
Oriabel avait gardée les enfants comme toujours lorsque Kali devait sortir. Elle avait commencée à établir un lien unique avec ses enfants. Elle les adorait tout simplement. De vrai petits anges. Castel lui avait demandé de tout préparer leur effet. Toute la petite famille partait pour Narbonne. Il s’était naturellement inquiéter de savoir si elle serait du voyage. Il avait pleine confiance en ses capacités de nounou lui et Kali. Elle s’empressa de le rassure. Elle avait salué Ethan qui partait avec Castel se divertir un moment. Une fois les deux hommes partis elle avait nourrit et langer les enfants. De jeunes bébés, donc elle les avait reposée au lit après les avoir bercée un peu et s’était afférer à finir les préparatifs du départ, autant les siens que ceux des jumeaux.
castelreng a écrit:
La porte franchie, l’esprit embrumé, il se dirigea droit dans la chambre de ses enfants, il ne vit rien n'y personne, agissant tel un automate, le visage décomposé par l'angoisse de savoir son Amour aux mains de ce qui venait de devenir son pire ennemi, la rage de ne rien pouvoir faire et la peur pour ses enfants.

Arrivé dans la chambre, il s'effondra, les yeux posés sur les berceaux, n'arrivant plus à réagir ne pouvant s'imaginer prendre la route et la laisser là, sans défense, Elle, son Ange, celle qui faisait couler le sang dans ses veines.
Tournant et retournant l'anneau qu'elle lui avait passé la veille à l'annulaire droit, incapable de rassembler ses pensées, de plus en plus la sensation que jamais plus il ne la reverrait….
Que jamais plus il ne pourrait la voir sourire…
Que jamais plus il ne pourrait frôler son doux visage lorsqu’il ôte une mèche rebelle de sa joue…
Que jamais plus ses bras se refermeraient sur elle pour l’enlacer ….
Le gouffre ! Lentement il se sentait tomber …de plus loin… loin...quittant le réel... entrant dans le pire des cauchemars…. Flottant entre conscience et folie… Des mots, des paroles, résonnant ..


Elle aujourd’hui…ses bâtards demain…
Je t’aime Castelreng….
Il faut hélas nous rendre à l’évidence que ce sang sur le vélin est le sien …
Je t’aime Castelreng…. Je voudrais rentrée à Narbonne ensuite…..
Elle aujourd’hui…
si elle n’a déjà quitté ce monde, cela sera avant que nous n’ayons pu la retrouver …
Vite Cast….. Allons jusqu’à Narbonne mettre les enfants à l’abri ……

ses bâtards demain…

La descente aux enfers commençait.....
E_Newton a écrit:
Ethan avait l’impression que le poignard qu’ils avaient retrouvé fiché dans la porte de la maison de Balian, lui avait transpercé le cœur !

Ils étaient rentrés au pas de charge et s’étaient rendus immédiatement dans la chambre des petits.
Tout semblait respirer la sérénité, enfin jusqu’à leur arrivée … parce qu’à la façon dont tous les regardaient, il était certain que l’atmosphère s’appesantissait.

Ethan voyait Castel s’enfoncer dans irrémédiablement dans ce qu’il savait devenir un cauchemar perpétuel.
Il avait lui-même vécu une situation similaire avec la disparition d’Ivy.

Il savait que s’il ne prenait pas l’initiative, ce ne serait pas son frère qui le ferait. Il n’était déjà plus en état de réfléchir.
Ethan s’adressa alors à la petite assemblée, sur un ton neutre et d’une voix qu’il aurait voulu plus douce pour les rassurer, mais pourtant :

Ne posez aucune question ! Soyez prêts à partir immédiatement !
Sara, Erig, allez trouver de quoi nourrir les petits pendant le voyage.
Oriabel, Jenifaël, préparez les enfants s’il vous plait.


Il ne trouva rien d’autre à ajouter. Déjà il rassemblait les bagages pour les emporter dans le chariot …
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Mer 23 Avr - 14:37

[ Dans le logement de Sara ]



jenifael. a écrit:
Jenifael était passée voir sa sœur comme à tous les jours. Elle entra dans le petit appartement et trouva Oriabel qui préparait les effets des enfants. Elle lui sourit et s’inquiéta de savoir comment allait son amie. Oriabel fut enchantée de la revoir comme toujours. Après embrassade elle lui expliqua qu’ils devaient partir dans la journée pour Narbonne. Kali lui en avait parlé il y avait pas si longtemps qu’elle voulait retourner vivre là bas. La benjamine n’avait rien contre bien au contraire. Elle avait commencé à apprécier de plus en plus les gens de cette famille qui devenait petit à petit la sienne également. Elle partirait donc avec eux.

Elle finissait d’aider Oriabel à tout rassembler lorsqu’Ethan entra suivi de Cast comme des furies. Ils pénètrent tout les deux presque comme des forcenés dans la pièce ou dormait les enfants. Ce n’était pas dans leurs habitudes d’agir ainsi. Jeni resta surprise. Oriabel lui avait dit que Kali était partie se promener mais elle n’était pas de retour et eux agissait bizarrement. Il se tramait quelque chose c’était certain.

Elle s’avança vers Ethan lorsqu’il vient vers elles. Sara et Erig venait d’arriver également. Décidément quelque chose n’allait pas. Ethan donnait des ordres distinctement bien que doucement il n’y avait pas de place aux questionnements. Pourtant cela la rongeait. Elle n’était pas du genre à faire ce qu’ont lui demandait sans savoir pourquoi mais à voir le visage défait qui se tenait devant elle, elle attendrait.

Elle s’occupa des derniers préparatifs, laissa Oriabel se charger de ce qui restait pour les enfants et alla chercher ses propres effets et ceux de la nounou chez elle. Après quelques temps, ils étaient tous près à partir devant la maisonnée. Une carriole les attendait. Toujours aucun signe de sa sœur nulle part. Elle questionna Ethan du regard longuement, suppliant une explication, son inquiétude s’amplifiant.

Oriabel a écrit:
Oriabel avait vu arrivée sa jeune amie, le sourire aux lèvres comme toujours. Elle ressemblait beaucoup à sa sœur, Kali. Celle là même pour qui elle travaillait. Pas étonnant qu’elle s’entendit si bien avec sa patronne puisque Jenifael était sa meilleure amie. Elle s’empressa de l’embrasse et de bavarder avec elle. Elle lui expliqua qu’ils devaient tous partir sous peu, et qu’elle serait du voyage. Elle avait déjà rassemblé tous ses effets et finissait de faire de même pour les enfants en ce moment.

Avec l’aide de Jeni cela s’avéra plus efficace. Les hommes partaient plutôt en taverne rentrent. Oriabel ne s’était pas aperçu qu’il était aussi tard. L’heure de manger approchait. Kali n’était toujours pas rentré. Elle avait pourtant dit qu’elle ne serait absente que très peu de temps. Elle allait poser la question, à savoir s’ils l’avaient vu lorsque les deux hommes passèrent devant elles sans même les regarder. Elle fut surprise de cette attitude et l’entendit entrer dans la chambre des enfants et ressortir. Elle allait voir lorsqu’Ethan lui barra le chemin sommant des ordres. Elle resta figée. Jamais elle ne l’avait vu ainsi. Elle le connaissait peu mais tout de même. L’importance de sa demande n’était pas indéniable. Elle s’exécuta sans perdre de temps.

Le temps de tout rassembler, d’envelopper les jumeaux convenablement et elle était prête à descendre dans la cour rejoignant les autres qui déjà donnait presque le départ vers le Languedoc.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Deux vies pour un Amour .......   Mar 20 Mai - 13:24

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