Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux

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MessageSujet: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mar 20 Mai - 9:41

Oriabel a écrit:
En chemin vers Toulouse

Voilà des jours qu’ils étaient partis de Narbonne. C’est dans les nouveaux comtés qu’ils allaient se réfugiés pour commencer une nouvelle vie. Pendant tout le voyage qui dura en entier plus d’une semaine, Oriabel et Castelreng s’étaient relier au niveau de la conduite de la charrette, ne s’arrêtant dans les villes que pour manger et se dégourdir les jambes. Le patron avait fait plus connaissance avec la nounou des enfants choisi par sa défunte femme Kali. Il aurait eu le temps auparavant s’il avait daigné voir qu’ils existaient, elle et les enfants. Heureusement, il s’était réveillé et maintenant jouait son rôle de père à la perfection. La jolie blonde éprouvait de plus en plus de sympathie pour lui. Elle appréciait sa compagnie maintenant. Rire, taquine ment et amusement étaient même au rendez-vous. Les jours passèrent et doucement, une complicité s’installait. Il n’avait rien d’autre en eux. Simplement les mêmes désirs, ceux de vivre tranquillement mais complètement cette nouvelle vie qui s’offrait à eux.

Castel avait donc guidé toute la petite famille sur les routes jusque dans le comté de Toulouse. Choisir la ville s’avéra facile. Il voulait que les enfants est la chance d’habiter près de l’eau. Donc Albi fût de bon choix.


30, promenade des amoureux

Une fois la ville trouvée, restait qu’à choisir une petite maison et un lieu propice pour leur nouvelle aventure. Ils firent le tour de la ville, repérant plusieurs endroits potentiels mais leur choix s’arrêta près des jardins. Un petit tour au cadastre et le numéro 30 leurs fit acquis.

Arrivés à la demeure, ils la visitèrent, un enfant chacun dans leur bras. Hélie avec son père, Heaven avec elle. La maisonnée comportait plusieurs pièce, assez spacieuse. Les jumeaux occuperaient encore la même chambre, ils étaient encore très petits et Oriabel et Castel trouvèrent qu’il fallait éviter de les séparer pour le moment. Ils auraient chacun leur chambre plus tard puisque pas du même sexe. Oriabel prendrait la chambre adjacente aux bébés et Castel celle des maitres naturellement. Une fois la visite terminée, tous très heureux, ils déchargèrent leurs effets personnels. Il manquerait certainement de chose utile mais Castel s’en chargerait plus tard. Un petit moment de répit était le bienvenue après une aussi longue route.
castelreng a écrit:
[ En chemins vers le Comté de Toulouse ]


Les lieux défilaient, les éloignant de Narbonne où pour Castel nombre de souvenirs y étaient douloureux. Non pas qu’il veuille tout effacer en partant vers une nouvelle contrée, mais afin de pouvoir reprendre une vie normale , ne voyant que cette solution celle de mettre derrière lui cette ville de Narbonne dans laquelle depuis des mois il n’était plus qu’une ombre. Partir pour revivre ....

Le voyage d’une petite semaine se déroula sans encombre et Castelreng put faire plus ample connaissance avec Oriabel qui se consacrait aux enfants depuis leur naissance.
Il avait fait sa connaissance à Valence le jour même où virent le jour Hélie et Heaven grâce à Jenifaël sœur cadette de Kali. La jeune femme cherchait un emploi, la jeune mère une aide. L’affaire fut donc réglée, Oriabel devint la Nounou des deux anges. La mort prématurée de la belle Ebène quelques jours après la naissance des jumeaux, la jeune blondinette n’avaient eut le choix que de la remplacer, leurs consacrant tout son temps. Castelreng, lui, enfuit dans la peine de la perte de son grand amour en avait pratiquement oublié ses devoirs de père.

Ces jours à voyager lui permirent de reprendre sa place de père trop longtemps délaissée , se chargeant des enfants lorsqu’Oriabel menait la charrette. Autant dire que ces jours défilant lui avait rendu le sourire. Pendant les nuits, alors qu’ils poursuivaient leur route éclairée par la lune, Castel et Oriabel, assis l’un à coté de l’autre, profitaient du sommeil des enfants pour apprendre à se connaître. L’homme se rendant compte très vite que cette jeune femme qui n’avait vu jusque là que comme une simple nounou était vraiment de compagnie agréable.

Il lui avait fait part de vouloir s’installer dans une ville d’eau, trouvant que pour les enfants se serait plus agréable, lui contant son rêve de les conduire tous les deux à la pèche quand ils en seraient en age ce qui avait eut pour effet de faire rire Oriabel qui en avait profiter pour le taquiner.
Albi était la seule où il serait aisé de profiter d’un port, c’est donc là qu’ils se rendirent.


[ Arrivée à Albi ]


C’est à l’aube d’une belle journée printanière qu’ils virent les remparts de la ville Albigeoise. Passés le pont levis, il traversèrent la grand rue, regardant de tout coté, souriant, heureux d’être enfin arrivés. La ville était à cette heure déjà bien vivante. Ils en firent le tour, repérant les bâtisses importantes, comme la mairie, le bureau du cadastre, la caserne, découvrirent le magnifique pigeonnier et se mirent en quête d’une maison.

Ils avaient bien vu une charmante demeure juste avant le pont-levis, mais Castelreng tenait à installer sa famille dans l’enceinte de la ville, à l’abri des remparts. Il craignait toujours pour ses enfants que l’infâme brigand, qui avait pris la vie de leur mère ne veuille s’en prendre à eux et les voulait en sécurité. La découverte du parc avec son étang charma autant Oriabel que lui, le nom de la rue fit sourire Castelreng et c’est donc au N° 30 dans le quartier des Combes, Promenade des amoureux qu’ils s’installèrent.

La maison était parfaite pour eux, la visite faite, l’installation terminée, les enfants nourris et endormis dans leur nouvelle chambre, il se retrouvèrent assis face à face près de la cheminée, épuisés mais heureux. Castel un sourire aux lèvres, regardait Oriabel qui avait relevé ses cheveux qui dégageaient ainsi la ligne fine de son cou. Non pas que le silence qui s’était fait était pesant. Sans doute ne tarderait-il pas à rompre, laissant place à la parole, mais pour le moment, il ne trouvait rien à dire et se contentait de regarder la jeune femme. Cette jeune fille attirait son attention, la complicité qu’ils avaient maintenant devait y être pour beaucoup, mais là, il sentait que c’était autre chose encore. Il avait, certes, remarqué qu'en sa présence il se sentait bien, détendu, il en avait oublié ses peines, et toute en la regardant, il se demandait quelle pouvait bien en être la raison.
Oriabel a écrit:
30 Promenade des amoureux


Tout avait été déballé. Enfin ils respiraient. Castel assis dans le fauteuil devant elle. Le regard d’Oriabel se posa sur lui lorsqu’elle senti également le sien. Ses iris rencontrèrent les siens. Beaucoup d’émotion et tous étaient fatigués. Ils n’avaient eux pas manger ni prit une minutes pour pour souffler non plus. Premier repos du guerrier. Les enfants dormaient eux à point fermé.

Vous avez faim ? Je crois qu’il serait bien de prendre quelque chose à se mettre dans l’estomac avant de faire autre chose non ?

Un grand sourire sur les lèvres. Elle avait nouée ses cheveux pour éviter qu’il ne la gêne. Des mèches rebelles gisaient un peu partout. Elle ne se sentait pas très bien dans ses vêtements collés de l’effort et de la poussière qu’il y avait également en ce lieu inhabité avant leur arriver. La maisonnée avait du charme toute propre. Manquait certaines choses mais ils seraient enfin chez eux.

Bon écoutez, je vais aller me laver et me changer si vous voulez bien et ensuite je nous prépare quelque chose à nous mettre sous la dent. Si vous avez quelque chose à faire entre temps, c’est l’idéal.


Elle se leva, lui sourit. Avança vers le couloir, quittant le petit salon elle arrêta son geste et se retourna vers lui.

Merci, je crois que nous serons très bien ici….

Le regard qu’elle pose sur lui en cet instant se fait tendre et chaleureux. Elle se mord doucement la lèvre avant de disparaitre vers la salle d’eau, un sourire au coin des lèvres. Elle avait l’impression d’être plus légère que jamais.
castelreng a écrit:
[ au 30, Promenade des Amoureux ]

La journée avait été sans repos depuis leur arrivée et ils n’avaient pas prit le temps d’une pose, voulant que tout soit fini au plus vite. Tout y était passé, le nettoyage des sols à grandes eaux, l’époussetage, le bois qu’il avait eu la chance de trouver dans une petite grange derrière la maison, avait été apporté à la cheminée, un feu allumé, des seaux et des seaux d’eau tirés du puits, puis une partie à chauffer pour les ablutions à venir et déposé brûlante dans la petite pièce prévue à cet effet.

Oriabel le tira de ses songes, lui proposant de manger. C’est vrai que maintenant qu’elle parlait de manger, il se rendit compte que la faim commençait à se faire sentir


Hum !! ce serait pas de refus, j’avoue commencer a avoir faim .

Il répondit à son sourire après qu’elle lui eut dit se charger du repas sitôt s’être changée et se leva à sa suite.

Tous ça me semble parfait oui ! prenez votre temps, je ne suis pas à l’article de la mort, et je vais en profiter pour aller voir si la ville a besoin de mes services. Je pense que d’ici une heure je serais de retour.

Il la regarda s’éloigner pour aller s’occuper d’elle. Elle se retourne, belle à contempler par le sourire qui laisse dévoiler deux jolies fossettes. Il ne s’en prive pas d’ailleurs. Les derniers mots qu’elle eut le touchèrent profondément et un large sourire éclaira son visage. Trop heureux de la voir ravie de ce changement qu’il lui avait pourtant imposé. Il ne la quitta des yeux une fois qu’elle disparue de sa vue et sortit à son tour.

Une fois dehors, il se dirigea tout d’abords vers le puits et fit remonter un seau plein.
Il y plongea longuement les mains, et ensuite, faisant une cuvette de celle ci se lava le visage. L’eau fraîche le revigora.
Il secoua la tête, replaça de ses doigts ses cheveux et alla au cœur du village afin de se présenter et d’offrir ses services.

Il ne fut pas absent plus d’une heure, pourtant il rencontra nombre de languedociens dont trois qu’il ne s’attendait pas à voir. Nane, Sara et Roger étaient eux aussi à Albi et de la veille. Mais cela est une autre histoire. C’est en sifflotant, qu’il franchit le seuil de sa nouvelle demeure.
Oriabel a écrit:
30 Promenade des Amoureux

Aussitôt dit, elle avait tournée le coin du corridor et qu’elle se dirigeait vers la salle d’eau. Toujours un sourire aux lèvres elle se laissait aller à certains désirs secrets. L’eau qui avait mis à bouillir plutôt serait encore probablement chaude, plus bouillante mais juste comme elle la voulait. Elle rempli la baignoire et retira tout ses vêtements. Elle se prélassa longuement dans ces eaux régénératrices. Le bien-être qui s’est détacha ne perdis pas de temps pour remettre Oriabel en forme. Mais c’est surtout ces nombreuses réflexions qui la faisaient se sentir autrement. Elle pensait à lui. Au début elle avait eu pitié, ensuite colère envers cet homme. Depuis, pendant tout le trajet jusqu’ici et aussi un peu avant de partir de Narbonne, elle avait apprit à le connaitre. Les sentiments qu’elle éprouvait pour son patron étaient bien différents maintenant. Jamais elle n’avait été amoureuse. Elle n’aurait su dire si c’était le cas en ce moment. Elle secoua la tête pour chasser l’image de Castel qui hantait son esprit presque permanent maintenant. Poussière dissipée, crasse évaporée. Toute propre et détendu elle ressorti de cette source de réconfort salvatrice et se change.

Elle passa par sa chambre et se vêtir d’un robe au couleur de l’océan qui faisait ressortir ses yeux. La jolie blonde passa ensuite dans la cuisine. Elle sorti ce qui restait de leur provision et leurs prépara quelque chose qui servirait à assouvir leurs ventre affamés. Fromage, pain, jambon salé, tout avait été déposé sur la table pour l’arriver de Castel. Demain elle irait faire un tour et découvrir le marché puisque il n’avait plus rien et elle pourrait ainsi explorer la ville plus entièrement.

Attendant que Castel revienne, un tour dans la chambre des enfants. Elle les borda doucement. Les deux petits anges étaient partis pour la nuit. Tout ce chamboulement les avaient épuisés les pauvre mais très bientôt, tout rentrerait dans l’ordre des choses normal pour eux.
castelreng a écrit:
Une fois rentré, il se rendit vers la cheminée et remis une bûche à flamber. Dans la pièce principal, il ne trouva personne. Il en déduit donc que la jolie blondinette devait être à préparer le repas. Durant tout le temps que dura son absence, elle avait envahi ses pensées. Que lui arrivait-il donc ? Il aimait être en sa compagnie, adorait la voir sourire et l’entendre rire. Il n’osait encore croire que cette jeune femme était tout simplement en train de lui tourner la tête, pourtant c’était bien ce qu’il se produisait.

Il se dirigea donc vers la petite pièce qui faisait office de cuisine, ne put que constater que tout était prêt pour le repas, mais Oriabel n’était pas là. Puisque le repas était sur la table, il en conclut qu’elle n’était plus dans la salle d’eau. Elle devait se trouver auprès des enfants...

D’ordinaire c’est directement dans la chambre des jumeaux qu’il serait allé aussitôt rentré chez lui, mais là, c’est Elle qu’il voulait voir avant tout, voir son visage s’illuminer lorsqu’elle sourit, plonger un moment ses yeux dans les siens. Voilà ce à quoi il pensait quand il entra dans la chambre et la découvrit à border Heaven.

Avouons qu’il la trouva très belle dans la robe qu’elle avait revêtit. Il ne dit rien et s’adossant au chambranle de la porte, la détailla à loisir. Il en oublia totalement sa faim.
Oriabel a écrit:
Oriabel avait déjà recouvert Hélie et faisait de même avec la petite puce qui ne broncha même pas lorsque sa nounou replaça la couverture sur elle et déposa un doux baiser sur son front. Elle recula ensuite doucement sans faire de bruit et les observant tout les deux. Ils étaient tellement beaux. Elle ne regarde pas du tout où elle va. Elle ne s’attend pas à voir Castel, ce dernier avait évité de faire du bruit, elle ne savait donc pas qu’il est là dans l’encadrement de la porte. Ce qui devient inévitable arriva, elle se heurte à lui. Elle se retourne vivement. Son visage se détend lorsqu’elle voit finalement que c’est lui et sourit. Elle murmure doucement en sortant de la pièce, l’entrainant à sa suite pour ne pas réveiller les petits.

Vous auriez pu me faire mourir avec une telle frousse….


Un splendide sourire sur les lèvres par contre lorsqu’elle le regarde. Il lui avait fait peur certes mais cela l’avait amusé malgré la surprise. Tout en se dirigeant vers la cuisine elle lui demanda comment s’était déroulé son tour en ville.

Et alors, cette promenade, cela vous a plu ? Utile ? Racontez-moi….


Elle l’observait, sans s’en rendre compte le sourire était toujours présent sur ses lèvres. Elle se rendait bien compte qu’il n’était pas comme les autres. Que malgré toutes les craintes qui l’habitaient, il devenait chaque jour un peu plus présent dans son esprit, dans son cœur trop déjà épris de lui. Elle ne voulait pas cependant…. La peur, il y avait que quelques mois que sa belle ébène comme il l’appelait était morte. Et si ces sentiments n’étaient en rien réciproques ? Risquait-elle de perdre son emploi ? Elle aimait trop les enfants pour oser prendre la chance qu’il la mettre à la porte. Elle essayera de ne pas aller sur ce terrain glissant, voilà tout. Elle arriverait bien à tout pouvoir faire, l’espérait elle du moins.


Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 12:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mar 20 Mai - 13:34

E_Newton a écrit:
C’est avec étonnement qu’Ethan reconnut Laposte, le pigeon de son frère Castel, lorsqu’il vint se poser à ses côtés.
Il s’empressa donc de détacher la missive qu’il portait à la patte pour en prendre connaissance.

La lecture des deux parchemins lui serra un peu le cœur.
Son départ précipité avait semble t’il était le déclencheur de l’éclatement de leur bulle familiale.
Castel quittait Narbonne pour Albi, Sara partait avec Roger …

Que leur était-il donc arrivé ? Pourquoi ce destin si cruel parfois s’acharnait-il ainsi contre eux ?
Ils se retrouvaient ainsi éparpillés aux quatre coins des Royaumes, inquiets les uns pour les autres, ne sachant quand ils se retrouveraient.
Il ne savait pas encore s’il les reverrait un jour, s’il pourrait serrer ses sœurs tout contre lui et embrasser les enfants de Castel.

En cet instant, il était impératif de taire ce qui se tramait au sein des armées.
La règle d’or était le silence absolu, rien ne devait filtrer.

S’emparant d’un petit parchemin, il y apposa les quelques mots qu’il voulait rassurant, mais dont il savait qu’ils étaient insignifiants.


Ethan a écrit:
Mon frère,

Ne sois pas effrayé par l’aigle, il escorte ton pigeon pour le protéger des goélands bretons.

Je ne peux te donner plus de nouvelles, si ce n’est que je me porte bien.
Je suis heureux pour toi que tu puisses enfin te donner l’opportunité de reconstruire ta vie.
Je ne sais où trouver Sara, mais embrasses la pour moi à l’occasion.
Fais en de même pour Nane, Oriabel ainsi que Jeni si elle est à tes côtés.
Embrasses aussi tes enfants qui je l’espère grandissent bien.

Vous me manquez.

Ethan
Il roula le petit parchemin et l’accrocha à la patte de Laposte.
Après l’avoir nourri, il lui fit prendre son envol, ainsi qu’à son aigle qui lui servirait d’escorte jusqu’à Albi, puisque tel était là le nouveau lieu de résidence de la petite famille.
castelreng a écrit:
Losqu’elle vint se heurter à lui, il en frémit et n’eut qu’une envie, celle de l’enfermer dans ses bras. De sentir son corps contre le siens, qui pourtant ne dira que le temps de le dire, il réalisa, lorsqu’elle se retourna, lui affichant un merveilleux sourire, qu’il était sur le point d’en tomber amoureux. Ils étaient nez à nez, il n’avait que d’avancer son visage de quelques centimètres pour aller découvrir la douceur de ses lèvres...

Elle lui murmure, l’entraînant en même temps hors de la pièce. « Vous auriez pu me faire mourir avec une telle frousse… » Il ne sait que répondre sur le moment trop troublé d’avoir manqué une occasion de l’embrasser. Mais comment aurait-elle réagit ? mal sans doute elle n’aurait pu que penser que son patron voulait profiter de la nounou de ses enfants. Autant dire qu’il n’était pas très à son aise.


Je…. ne…. pardonnez moi…. Ne trouva t-il qu’à répondre.

Une chance pour lui, c’est que la belle jeune femme lui demanda comment sa visite en ville s’était passé. Il put donc laisser pour le moment de coté toutes les questions qui lui trituraient l’esprit et qu’il parvint à cacher en lui offrant un franc sourire.


La ville est superbe
commença t-il à dire lorsqu’ils franchirent le seuil de la cuisine. Et le parc, je suis certain que vous allez l’adorer. Il l’invita à s’asseoir tout en poursuivant le récit de sa journée, s’installa à son tour, face à elle, et ne la quittait des yeux. Arriveraient-ils à manger quelques choses ?

J’en reviens pas Oriabel .. j’en reviens pas, Sara , Nane et Roger sont ici à Albi, ils sont arrivés il y a quelques jours à peine. C’est merveilleux !

Il était fou de joie en fait et ça devait se lire sur son visage. Il parla ainsi un long moment, lui disant qu’il avait postulé et obtenu le poste de lieutenant de la Maréchaussée de la ville, lui raconta qu’il avait retrouvé des connaissances Languedociennes et bien sur en oublia son repas. Puis, s’arrêtant de parler, il la contempla un moment se rappelant le drôle d’oiseau qu’il avait croisé avant de revenir. Ne voulant pas trop s’attarder sur le sujet il se contantant juste de dire d’un ton rieur.


Les volatiles sont étranges cependant, mais je vous laisse le soin de les découvrir par vous même.


Il n'avait pas encore vu que son fidèle Laposte, accompagné d'un aigle l'attendait sur le rebord d'une fenêtre. Il ne voyait pour le moment qu'elle et ses beaux grands yeux bleus dans lesquels il était en train de se noyer.
Oriabel a écrit:
Malgré son sourire radieux, Oriabel fut surprise de voir son employeur se mettre à bégayer pour poindre des excuses de politesses. Mais au fait que faisait-il dans l’encadrement de la chambre sans faire de bruit ? Elle aurait bien aimée avoir réponse à cette question. Malheureusement déjà il était rendu à la cuisine et lui expliquait ce qu’il avait découvert en ville.

Une ville superbe, un parc qu’elle devrait adorée. Il semblait si enthousiasme qu’elle en oublia rapidement son questionnement. Elle n’était que sourire en sa compagnie, qui était la plus agréable qui soit. Elle s’assied pendant que Castel en faisait autant. La nouvelle qui suivit la laissa un peu en ébranlement. Sara, Roger et une autre femme qu’elle ne connaissait pas était ici aussi.

Sara et Roger sont ici ? Mais qu’est ce qu’ils font à Albi ? Et l’autre personne qui est –ce ? Je n’ai pas l’honneur de la connaitre je crois.

Il lui expliqua rapidement qui était cette personne et ensuite qu’il avait obtenu le poste qu’il convoitait à la maréchaussée. Celui là même qu’il occupait à Narbonne. Elle l’écouta longuement, sans presque parler, s’abreuvant de ses paroles, ses yeux se délectant de cet homme si extraordinaire à ces yeux. Il marqua une longue pause, l’observant à son tour. Cela eut rapidement l’effet de la faire rougir un peu. Elle se demandait bien si elle avait quelque chose qui clochait. Une mèche de cheveux rebelle mais à l’attrait fou ? Quelque chose sur le visage ? Elle pencha discrètement la tête jouant avec sa nourriture dans son assiette. Pour détendre l’atmosphère il lui parla des drôles d’oiseaux qui vivaient ici. Elle releva la tête, sa gêne passée et le regarda intrigué. Elle finirait bien par voir de quoi il parlait.

Le silence s’installa. Il n’était pourtant pas lourd, loin de là. Son regard hantant le sien. Son cœur se soulevant dans sa poitrine, difficilement. Elle s’affolait. Elle aurait bien tout bousculé, se lever et prendre ses lèvres que maintenant ne voyait que dans son visage. Quelle sensation cella aurait de les goûter ? Est-ce qu’elle serait chaudes, moites, râpeuse ? Elle n’en savait rien mais la tentation, si douce tentatrice de son âme torturée en ces lieux. Pourquoi ? Pourquoi tout simplement lui ? Elle n’aurait pas pu tomber amoureuse du marchand de légumes ou du voisin d’à coté ? Cela aurait été si simple ainsi. Et si elle prenait son courage à deux mains et faisait les premiers pas ? Le regretterait-elle demain ? Elle n’avait jamais donnée son cœur. Elle avait vu trop souvent le mal que cela pouvait faire. Elle repensait à sa meilleure amie, Jenifael. Elle la revoyait les jours suivant le départ d’Ethan. Les crises de larmes, la souffrance, inconsolable. Elle n’avait pas pu l’aider, elle était partie maintenant. Elle avait peine de ne jamais la revoir, bien qu’elle savait que elle verrait surement son pigeon venir de temps en temps. Tout serait différent maintenant. Était-elle prête à tout perdre pour lui ? Pour la simple envie de savoir ce que ses lèvres découvriraient au contact des siennes ?

Trop troublée, elle n’en pouvait plus. Elle se leva, prit son assiette intouchée pour aller la porter sur le comptoir. Elle n’arriverait pas à manger ce soir. Arrivée à la hauteur de Castel, trop nerveuse, l’assiette lui glissa des mains et se fracassa en milles miettes sur le sol. Immédiatement elle se pencha voulant réparer les dégâts. Elle rageait, ronchonnait. Ce qu’elle pouvait être sotte, pas possible.

Pardon…. Je crois que je suis un peu fatiguée

Du grand n’importe quoi. Tout pour ne pas perdre la face. Elle aurait du lui hurler plutôt qu’elle l’aimait. Mais non, elle s’excusait. La tête penchée, regardant ce qu’elle faisait. Elle se coupa la main, pas très profondément mais juste assez pour qu’un mince filet de sang s’échappe.

Aie !!!!!! Oh…. Ce n’est pas vrai ….


Elle était découragée. Elle avait maintenant qu’envie de pleurer. Décidément cette journée ne finissait pas en émotion de tout genre.
castelreng a écrit:
Combien de temps dura ce moment où restèrent les yeux dans les yeux ? lui cherchant ce à quoi elle pensait, ce qu’elle ressentait à ce moment précis. Etait-elle tout comme lui ? Avait-elle, elle aussi ces sentiments naissants qu’il avait ? Ce besoin de sa présence, cette envie d’aller goûter ses lèvres, le désir de la prendre dans ses bras, cette tentation que ses mains avaient de vouloir dessiner ses courbes ? Il la vit rosir ; il en sourit d’avantage, laissant ses yeux scruter chaque trait de son visage, envieux de vouloir en tracer les contours du bout des doigts.

Elle se leva lâcha son assiette, le bruit de la faïence sur le sol fit sortir Castel de sa contemplation.


Pardon…. Je crois que je suis un peu fatiguée


Debout à son tour alors qu’elle s’était déjà baisser pour ramasser les morceaux, il fit de même et ….

Aie !!!!!! Oh…. Ce n’est pas vrai ….

Laissez moi voir ça ….

Il prit alors la main blessée dans la sienne. Déposa ses lèvres sur la mince coupure, son pouce caressant le dessus de sa main pendant que son regard s’était à nouveau encré au plus profond de ses yeux. Cette peau si douce à ses lèvres lui laissait imaginer ce que devait être le reste. Il se releva, trouble par ses pensées, gardant sa main dans la sienne, ce qui fit qu’elle se redressa, elle aussi. Et ce qui devait arriver, arriva ; Ils se retrouvèrent trop proche l’un de l’autre. Il pouvait sentir son souffle, son léger parfum, ses yeux allaient des siens à ses lèvres qu’il convoitait ; La tentation fut trop forte ; Sans s'en rendre compte, sa tête se pencha lentement vers la siennes jusqu'à ce que leurs lèvres se frôlent. Qu'une chose en tête, l'embrasser, la prendre dans ses bras…
Oriabel a écrit:
Castel se rue sur sa main tailladée. La chaleur qui émane de cette main sur la sienne. Elle respire lentement puisque la tête lui tourne. Des lèvres sur la coupure. Sa main tremble légèrement. Il se relève gardant sa main dans la sienne. Une invitation à se lever. Elle suit le mouvement se retrouvant tout contre lui. Si près… trop… son cœur bat à tout rompre maintenant. Elle s’affole encore. Des yeux qui vont immédiatement trouver les siens. Elle le sonde à savoir s’il est dans le même état qu’elle. Comment pourrait-elle le savoir puisqu’elle ne connait rien aux hommes finalement. Il serait le premier. Elle est jeune, beaucoup plus que lui. Cela ne change en rien que son cœur déborde de sentiments de tout les calibres pour lui.

La tête de Castel prend un nouvel angle, ses lèvres s’approchent. Elle ne sait plus quoi faire. Elle passe discrètement sa langue sur cette lèvre, elle l’humidifie. La nervosité l’assèche. Elle effleure les lèvres de Castel au même instant. La main dans cette de cet homme devient moite. Elle a peine à respirer cette fois. Son souffle est coupé par ce désir qui se fait languir. Elle fond complètement. Encore que quelques centimètres. Elle pourra ainsi savoir tout ce qu’elle rejette dans son subconscient depuis un moment. Tout deviendrait si clair. Toutes les réponses en un seul et unique baiser.

Elle va pour prendre ses lèvres quand soudain le doute l’envahi une nouvelle fois. Si ce n’était que pour jeter sa gourde ? Si demain il oublierait tout ? Voulait-elle être qu’une aventure ? Ha non surement pas. Jamais elle ne pourrait se donner à un homme que pour le satisfaire à chaque fois qu’il le voudrait, sans retour de sentiment. Elle ne pouvait pas. Elle détourna la tête, arracha sa main de la sienne. Elle prit la direction de sa chambre sans demander son reste. Castel n’a cependant pas pu voir que sur les joues de la jolie blonde angélique se rependant la tristesse. Elle avait résisté. Elle n’avait pas pu s’abandonner qu’à n’être que le deuil de sa femme défunte.
castelreng a écrit:
Juste le temps d'un effleurement, de sentir la douceur de ses lèvres. Elle tourne la tête , ote sa main de la sienne et sort de la pièce sans se retourner.

Il reste donc seul au centre le la cuisine, déçu, certes mais aussi interrogatif. L'a t-il choqué en agissant ainsi ? Bien sur elle est jeune, trop sans doute pour lui ... Pourquoi aussi avoir voulu lui prendre un baiser sans savoir par avance comment elle réagirait ? Sans doute ne voyait-elle en lui que son patron et rien d'autre. Pourquoi ne pas lui avoir déclaré la flamme qui le brûlait depuis un certain temps ? Fallait-il qu'elle lui ait tourné la tête à ce point, pour ne pas tenir compte de ce qu'aurait pu être sa réaction ? Maintenant il le savait, il était fixé.

Il eut un long soupir de deception, ramassa le reste des débris et alla ensuite s'affaler sur un siège près de la cheminée, mit sa tête entre ses mains..
Partir avant qu'elle ne s'éveille, aller s'embrumer l'esprit dans le travail, essayer de ne plus penser.
La nuit passa ainsi, il ne se coucha pas,il n'aurait pu trouver le sommeil ; Et, au petit matin, sa décision était prise. Il fallait qu'elle sache ! Quoi qu'elle déciderait de faire, il fallait qu'il lui dise une fois pour toute qu'elle emplissait ses pensées, qu'il en était amoureux . Alors, il finit par se lever, alla prendre de quoi écrire et coucha sur le vélin ces quelques lignes .


Citation :
Douce Oriabel,

Alors que je pensais mon coeur mort à jamais,
Vous avez su de par votre douceur,
Petit à petit le faire renaitre de ses cendres.
Aujourd'hui, je me trouve devant vous désarmé,
De part votre grande beauté, par votre candeur,
Je n'en viens qu'à penser à vos lèvres prendre,
Et ne sais comment faire pour ne point vous brusquer,
Car à present mon coeur crie et dit vous aimer.

Castelreng

Il relut, alla jusque la porte de la chambre de la jeune fille, restant un moment hésitant,grandant sa main contre la porte, mourant d'envie certes de la voir mais craignant sa réaction. Il glissa le parchemin sous la porte close, soupira et partit.

Il y resta là... se posant nombre de questions, à savoir comment elle réagirait le lendemain lorsqu'ils se croiseraient dans la maison. Craignant qu'elle ne lui demande son congé.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mar 20 Mai - 13:38

Oriabel a écrit:
Appuyer dans sa chambre contre la porte. Oriabel avait le visage en larmes. Son dos glissa contre le bois jusqu’à ce que ses fesses touchent le sol. Ses mains prièrent ses genoux et elle pleura chaudement, un long moment tout en se berçant n’arrivant plus à contrôler le déversement de sa peine. Elle avait eu peur, comment contrôler ses émotions qui sont peut-être réaliste mais peuvent parfaitement être fausse également. Elle n’avait pas les réponses à ses questions, elle aurait pu les avoir, enfin une partie mais avait préférer fuir, mourir ce soir son amour dans ses larmes que de devoir demain faire fasse à une aventure éphémère dans ses bras.

Plusieurs minutes, voir quelques heures ou même toute la nuit entière qu’elle était restée ainsi. Maintenant calme, elle se berçait encore par automatisme. Nuit ou jour ? Elle ne voyait que la noirceur totale qui entourait sa pièce intime. Seul le tourbillon de ses pensées restait. État de choc de ne pas comprendre comment fonctionne l’amour. Cela n’était peut-être pas fait pour elle d’aimer finalement. Elle ne savait point et n’osait l’imaginer.

Elle se leva, tira les rideaux pour voir l’aurore se lever. Elle y avait passée la nuit. Tout avait si bien commencé, est ce que tout cela allait s’arrêter maintenant ? Elle devrait lui face aujourd’hui, elle ne pourrait se cacher éternellement dans sa voute de recul. Un bruit de papier qui se froisse. Elle se retourne et regard un petit morceau de parchemin se glisser sous la porte. Elle y va, pose la main sur sa porte. Elle sait qu’il est là. Elle ferme les yeux. Elle pourrait ouvrir la barrière qui les sépare en cet instant et faire face à ses sentiments, le lui hurler ou simplement lui dire tendrement. Elle n’osa pas, entendant un soupir et des pas qui s’éloignent. Elle se penche et ouvrir ce petit bout de vie qui ferait que demain serait différent.

A la lecture, des mots qui dansent sous ses yeux qui font fondre son cœur. Elle s’emballe. Il l’aime. Elle lu et relu des milliers de fois, son cerveau analysant sans fin ces quelques phrases qui faisait d’elle la plus heureuse des femmes. Elle se leva d’un bon, le papier volant derrière elle. La porte fut ouverte à la volée. Elle couru derrière lui.

Castel….

Elle ne le vit pas. Il devait être parti travailler ou en ville. Sa nouvelle occupation prendrait de son temps elle le savait. Elle l’avait probablement manquée de peu. Elle en fut triste mais elle ne pouvait pas vraiment l’être puisque son amour était réciproque. Donc pas triste mais simplement déçue de ne pas lui avoir dit ce qu’elle éprouvait aussi. Elle le ferait ce soir, aussitôt qu’il rentrerait.
castelreng a écrit:
Il avait essayé de ne plus penser à Oriabel en se jetant dans les dossiers en cours au commissariat. N'y parvenant pas il était allé vérifier les offres d'emploi à la mairie, avait ensuite fait le tour du marché, vérifiant les prix, regardant même la qualité des marchandises. Mais rien n'y fit. Elle hantait son esprit.

Que faisait-elle alors qu'il contrôlait le prix du blé ? Où était-elle quand lui était à lire les offres d'emploi ? Etait-elle, elle aussi dans le même état que lui ? Avait-elle lu le message laissé sous la porte ? Comment avait-elle réagi à ses quelques mots ? Devait-il rentrer là , maintenant, afin d'affronter la réalité de tout celà ?

La matinée passa ainsi, elle lui parut l'une des plus longue pourtant.Quand l'heure du diner arriva, il se vit hésiter entre l'envie de retourner chez lui qui le tiraillait depuis qu'il était sorti et celui d'aller prendre son repas dans la taverne de Lady. Ses pas, le conduisaient vers la taverne, et , arrivé devant la porte, il fit demi-tour et prit le chemin en direction du parc...

Lorsqu'il arriva chez lui, après avoir franchit le seuil de la maison, dans la pièce principale, il n'y avait personne ... Le silence se trouvait être maitre en ces lieux, les enfants devaient sans doute dormir, il se dirigea donc dans la cuisine...

Elle était là... plus belle que jamais... lui tournant le dos, occupée à préparer le repas. Il resta à la porte, la regarda un moment, inquiet de savoir comment elle allait réagir lorsqu'elle sentirait sa présence. Puis, finit par entrer.


Bonjour.... Oriabel ...

Ne trouvat-il qu'à dire. L'expression sur son visage, ses yeux à eux seuls parlaient pour lui.
Oriabel a écrit:
Elle s’était occupée du mieux qu’elle pouvait. Quelques réaménagements de certaines pièces plus l’attention aux jumeaux. Jouer avec eux avait occupé son esprit mais à plusieurs reprises, son regard était vide, cherchant ce qu’il pouvait bien faire, ce à quoi il pouvait bien penser. Plusieurs fois elle avait songé à aller le retrouver au commissariat. Elle n’aura su quoi lui dire et le déranger au travail n’était surement pas la chose idéale à faire. Venant d’arriver ici, il devait crouler sous les dossiers à solutionner. Oriabel avait donc contraint à son avant midi avec peine. Elle ne pensait pas le revoir avant ce soir.

Les enfants faisaient maintenant leurs siestes. Elle décida de se faire quelque chose à manger bien qu’elle n’avait pas très faim, l’estomac beaucoup trop noué par l’angoisse et l’attente de le revoir. S’affairant, elle n’entendit pas le bruit de la porte d’entrée se refermer. Les paroles dans la cuisine oui par contre. Elle stoppa tout mouvement. Son cœur explosant dans sa poitrine. Elle était figée dos à lui. Juste à la prononciation de son prénom par lui…. De savoir maintenant ce qu’il éprouvait également, c’était le moment pour elle de le lui dire….

Elle se retourna et c’est alors qu’elle vit l’expression de son visage. Il semblait si inquiet. Il avait une mine affreuse de n’avoir pas dormir. Mais contrairement à elle, les doutes le ravageaient.

Bonjour Castel…

Elle se sentait si mal, pourtant elle avait le pouvoir de le libérer. Certes mais comment trouver les mots adéquats, lui sauter tout simplement au cou ? Elle ne pouvait pas faire cela. Elle lui devait des explications pour la vielle. Peut-être que ainsi il comprendrait et aurait les réponses à ses tourments.

La jolie blonde s’approcha de son patron doucement, laissant tout ce qu’elle faisait derrière elle. Plus que lui ne comptait en cet instant. Le reste de l’univers aurait pu s’écrouler, jamais elle en aurait eu conscience. Les mains moites, tremblantes bien qu’elle savait ce que lui ressentait. Une voie frêle et empreinte d’émotion. Elle s’adressa à lui lentement, ses yeux cherchant constamment les siens.

Je vous dois un retour de ce qui c’est passé hier. Tout d’abord je suis désolée de m’être sauvé ainsi. J’ai eu peur voilà tout. Je suis un peu inexpérimenté dans les allégories de l’amour. Je…. Je ne voulais simplement pas être qu’une simple passade. J’avais peur de perdre cet emploi auprès de vos enfants si vous saviez que j’étais amoureuse de vous….


Elle baissa maintenant la tête, se trouvant plus stupide qu’autre chose. Elle poursuivit cependant sans maintenant le regarder.

Je sais que vous avez perdu le grand amour de votre vie. Cela fait un petit moment mais je sais aussi qu’un amour aussi grand ne s’oublie pas en un jour. Il y a déjà un temps que j’évite de me trouver trop près puisque j’ai peine à calmer mon cœur qui tambourine dans ma poitrine au velouté de vos mots donc encore pire lorsque vous ne faites que m’effleurer….

Il la laissait parler heureusement sans rien lui dire. Au moins elle arrivait s’expliquer sans devoir en plus répondre à ses questions qui surement devaient venir en grand nombres dans son esprit.

J’aurais voulu ce matin vous dire tout cela lorsque j’ai lu ce parchemin laissé à mon attention. Simplement lorsque je suis sortie, vous étiez déjà loin…. Pardonnez mon insouciance…..

Avait-elle besoin d’en dire plus ? Devait-elle lui redire ou ajouter des compléments ? Elle ne savait même plus pauvre petit ange qu’elle était s’il avait comprit quoique ce soit. Elle resta là, n’osant plus rien dire, laissant le silence trop pesant s’aplatir sur ses misérables épaules.
castelreng a écrit:
Il ne l’avait quitté des yeux lorsqu’elle s’était retournée….
L’avait laissé s’avancer, avait bu ses paroles….


Je vous dois un retour de ce qui c’est passé hier. Tout d’abord je suis désolée de m’être sauvé ainsi. J’ai eu peur voilà tout. Je suis un peu inexpérimenté dans les allégories de l’amour. Je…. Je ne voulais simplement pas être qu’une simple passade. J’avais peur de perdre cet emploi auprès de vos enfants si vous saviez que j’étais amoureuse de vous…


Elle ressentait donc les même choses que lui… Son visage alors s’illumina d’un large sourire. Certes elle était jeune, bien plus jeune que lui et c’est d’ailleurs ce qui l’avait le plus soucié, qu’elle le trouve vieux, trop pour elle. Qu’elle est trouvée cette lettre quelque peu idiote ! Pourtant, il n’en était rien…

Lorsqu’elle baissa la tête, gênée par ces aveux ; A son tour, lentement, il s’avança, prit ses mains qu’il porta à ses lèvres, la laissant parler, trop heureux d’entendre les mots qu’il avait espéré.

Puis, quand le silence vint prendre place, il laissa ses mains pour aller encadrer son doux visage des siennes. Lentement, son visage s’approcha du sien, finit par la prendre dans ses bras, et, avec une infinie douceur, de ses lèvres alla caresser les siennes , par frôlement pour commencer pour ensuite les lui happer doucement... Il pouvait sentir battre son cœur affolé contre lui. Sensation d'extase que ce baiser qu'il prolongea le plus longtemps possible, Il laissa ses mains découvrir ce corps qu'elles ne connaissaient pas tout en restant correct dans leurs balades, ne voulant brusquer les choses. Ses lèvres quittèrent les siennes pour descendre le long de son cou, il s'enivrait de sa douceur, des formes que ses mains découvraient.
Oriabel a écrit:
Elle avait parlé, tout avouée. Les mains de Castel avaient rejoint les siennes pour lui donner un peu de courage. Elle avait tout raconté sans s’arrêter de peur de ne pas y arriver. Maintenant elle respirait doucement, essayant de retrouvée son calme. La chaleur dans ses mains s’évapora. Elle renait contre son visage qui est lentement soulevé. Ses yeux vont trouvés ceux qui la cherchent en ce moment. Un lien se tisse. Un amour mutuel était né, maintenant, il allait s’épanouir.

Ses lèvres furent touchées par un petit courant, le saisissant. Envahie par une sensation nouvelle, celle d’aimer quelqu’un avec plus qu’une simple amitié. Leurs lèvres s’entremêlent, longuement, doucement, ne voulant jamais mettre fin à cette émotion si particulière. L’éternité, c’est bien ce qu’elle veut, la passer dans ses bras. Aimante, elle se love à lui pendant que des mains curieuses la découvrent. Le souffle court elle en fait autant bien que pour elle c’est la première fois qu’elle laisse libre court envers un homme. Ses mains vont prendre tendrement la base de reins se rapprochant de lui encore plus. Elle ne voulait plus rien d’autre, le sol aurait pu s’ouvrir sous elle, elle ne l’aurait pas lâché. Oriabel était amoureuse…..
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mar 20 Mai - 13:48

jenifael. a écrit:
Assise dans une chambre qu’elle avait louée au Puy après avoir quitté son ami, Jenifael se reposait. Couchée dans ce lit sommaire, elle regardait le plafond, un sourire béat sur les lèvres. L’accueil de cette ville chaleureuse, le sourire de Murdockx lorsqu’elle était arrivée. L’amitié restant malgré la distance qui les avait séparés dernièrement. Elle se leva d’un bon après tant de souvenir qui l’envahissaient. Cast et Oriabel !! Ils devaient être très inquiets qu’elle n’est pas encore donnée de ses nouvelles depuis son départ d’Albi. Avant de dormir, elle décida d’au moins leur faire parvenir un mot pour les rassurer. Elle trouva le nécessaire sur le petit secrétaire qui ornait un coin du mur de sa chambre.

D’une simple empreinte d’enthousiasme, l’écriture coulait déjà sur le parchemin qui allait être envoyé chez ces amis qui était dorénavant sa famille.

Citation :
Mes très chers amis,

J’ai traversé tout les chemins sans crainte, maintenant arrivée au Puy depuis ce matin. Les routes étaient désertes donc je suis en vie et sans une égratignure ! Merci Cast puisque j’ai transporté un grondin et ma peur tout le long du voyage par ta faute !!! Je te le ferais payer crois moi …. Je te taquine comme toujours ne t’en fais pas.

Non plus sérieusement la ville est magnifique, les gens très chaleureux et sympathiques. Je m’y sens bien et retrouvé mon ami Murdockx nouvellement résidant de cette ville. Il m’attendait d’ailleurs à l’arriver. Il m’a fait visiter la ville et je compte y rester quelques jours. Donc ne m’attendez pas…. Ensuite bien, je ne sais pas, je verrais où le vent tourne mais je vous dirais c’est promis. Les douleurs du passé se sont estompés donc ne vous inquiéter plus pour moi. Je vais très bien !

Et vous ? Comment ça va là bas ? Les jumeaux, ils se portent bien j’espère ! Oriabel je sais que tu es une nounou extraordinaire. Embrasse les petits anges pour moi.

Avez-vous aussi des nouvelles d’Ethan ? Les maux douloureux sont partis mais je me fais un sang d’encre pour lui tout de même. On ne sait jamais ce qui peut arriver sur les champs de batailles.
Enfin vous pourrez me trouvez au Puy. J’attendrais de vos nouvelles là bas espérant qu’elles ne tarderont pas !

Je vous embrasse tous,

Jenifael

Satisfaite, elle roula le parchemin et alla quérir un pigeon à l’accueil de la taverne n’ayant pas le sien. L’oiseau prit rapidement son envol vers Albi porteur de bonnes nouvelles.
castelreng a écrit:
Moment intense lorsque l'amour renait. Il poursuivait ses caresses..... Envie d'en découvrir plus....Envie de lui montrer à quel point il l'aimait. Il reprit de nouveau ses lèvres, l'emportant dans un baiser brûlant. Il la sentait fondre sous ses mains. Lentement il recula ... recula jusqu'à en sortir de la pièce. Une fois dans le couloir, il quitta ses lèvres et alla lui murmurer « viens.... laisse moi te montrer comme je t'aime .... », alors que du bout des doigts il lui caresse le contour du visage.

Il sait qu'elle est jeune et vierge et ne veut en rien la brusquer au contraire. L'amener en douceur aux délices de l'amour ; lui faire découvrir ce qu'une simple caresse peut apporter pour la laisser venir... seule. La découvrir uniquement, s'en enivrer...

Tel le jardinier devant la plus belle de ses roses.....humer le doux parfum qu'elle dégage ...
Lisser du bout des doigts les formes parfaites de cette fleur ... en sentir la douceur satiné...
S'enivrer de cette beauté parfaite ... la regarder s'ouvrir de se voir tant admirer et avec la plus grande délicatesse et le plus grand des amours finir par la cueillir.

Elle était toujours dans ses bras et les frôlements de ses mains sur son corps n'avaient cessé. Il reculait encore la conduisant vers la salle principale dans le but de la conduire jusque la large fourrure au pied de la cheminée.
Oriabel a écrit:
Des baisers qui n’en finissent plus, à perdre haleine. Peut importait en fait. Oriabel se délectait de chaque parcelle que ses lèvres découvraient des siennes. La douce enivrance de la chaleur que procréaient ses bras contre elle… Elle était si bien, comment un sentiment tel que l’amour pouvait être aussi fort qu’il arrivait à faire oublier tout ce qui vous environnait ? Elle ne le savait pas, et ne voulait absolument pas le savoir. Tout ce qui important à présent se trouvait sous ses yeux. Ces mêmes yeux qui s’envoutaient dans ceux de Castel.

Oriabel se laissa guider vers le couloir sans vraiment se rendre compte de ce qui allait suivre. Comment pourrait-elle le savoir puisqu’elle ne l’avait jamais vécu auparavant. Aucune crainte, elle se laissait bercer dans ses bras si protecteur.

Viens.... laisse moi te montrer comme je t’aime.

Des mots démesurés de sens pour la blondinette. Que voulait il dire par là précisément ? Elle ne tarderait surement pas à le savoir. De caresses entremises par leurs pas ils arrivèrent dans le salon. Les mains sur le corps d’Oriabel lui donnait un effet grisant, comme lorsqu’ont ne sait pas s’arrêter buvant trop d’alcool. Pas ivre encore, simplement échaudée. C’est bien dans cet état d’esprit qu’elle était mais pourtant n’avait rien ingurgité. Elle était simplement heureuse, porter par le bonheur d’être aimer.

Un baiser fusionnel s’ensuit pendant qu’il la fait s’agenouiller et lui également la suivant dans ce mouvement sur la fourrure devant la cheminée. Les lueurs de l’antre vacillent sur eux donnant un ton rougeoyant à leurs visages enlacés. Les mains de la douce parcours son dos. Elle ne sait pas trop ou tout cela va les mener mais elle ne se dérobe pas à l’attention particulière que Castel lui transmet.
castelreng a écrit:
Le temps s’était arrêté pour eux, tout aurait pu s’effondrer autour d’eux qu’ils ne s’en seraient pas aperçus. Deux êtres épris l’un de l’autre…
Les baisers se prolongèrent encore et encore, une main sur sa nuque, ses doigts se mêlant à ses cheveux. D’agenouillés qu’ils étaient, il la fit lentement s’allonger sur la peau. Il l'avait regardé le temps d'un cours instant. Qu'elle était donc belle étalée là ! la clartés de l’âtre éclairant son joli minois. Il en était amoureux, il n’en doutait pas, mais ne savait comment s'y prendre pour le lui montrer vraiment, sans craindre sa réaction quant à sa posture surtout en cette pièce et reprit ses lèvres avidement. Bien sur il aurait voulu pouvoir l'effeuiller, la couvrir de caresses…

Un doux gémissement l'aida à aller plus loin dans le baiser. Non qu'il voulait la faire sienne, même si l'envie était à son apogée, mais pouvoir découvrir la douceur de sa peau tout en ne cessant de déguster ses lèvres…

Alors, avec beaucoup de douceur, il dénoua le cordon de son chemisier et glissa une main à l'intérieur. Une sublime caresse, toute en tendresse, lorsqu'il sentit sous ses doigts, le satin de sa peau, la forme de son sein ferme.

Ne pas la brusquer, ne pas l'offenser, il n'alla pas plus loin dans ses caresses, se contentant de ce sein et de ses lèvres, il la sentait fondre sous ses doigts et même si ses envies d'hommes en avaient voulu plus, son esprit lui ne voulait que la faire sentir bien dans ses bras. Une multitude de baisers allèrent de ses lèvres à son cou, s'égarant de temps à autre vers l'ouverture de son corsage. Un murmure, un « je t’aime » à son oreille…

Castel renaissait, savourant chaque secondes qu’il était en train de vivre, s’enivrant du goût de sa peau, du sucre de ses lèvres, des formes que ses mains découvraient en parcourant ce corps qu’il ne connaissait pas encore.
Oriabel a écrit:
D’à genoux à étendue sur le sol, Oriabel ne quitte pas pour autant le visage que ses yeux dévorent sans cesse. Amoureuse, la passion qui l’unie à Castel est incommensurable. Il la regardait également. Heureusement, le feu qui crépitait à leurs cotés cachait la gêne qui figurait pourtant sur le visage de la jolie blondinette. En quelques mois, il était passé de simple employeur à ami, à amour caché et maintenant à un amour qui allait s’épanouir. Elle avait l’impression de rêver. De ne pas savoir ce qui l’attendait demain ne lui faisait plus peur. Elle avait quelqu’un maintenant qui partagerait tout avec elle. Elle avait confiance en lui.

Lorsqu’il défit quelques uns des liens qui barraient l’accomplissement de leur union complète, elle le laissa faire.Elle se sentait malaise quelques peu, elle avait naturellement peur de ce qui pourrait advenir si elle se donnait à lui mais, elle n’avait pas envie de se résoudre à le voir s’éloigner d’elle aussi rapidement. La douceur de ses doigts qui parcouraient le haut de sa poitrine lui fit l'effet d’une décharge dans tout son être. Les pulsations de son cœur s’alourdissaient. Sa respiration se faisait plus dense également. Elle ferma les yeux pendant que les lèvres de Castel agrémentaient son confort par de ses baisers enflammés. La main de l’homme qu’elle aimait vient englober son sein pleinement. Un soupir d’aise bien d'autant de ce qu’elle aurait pu définir par de l’envie que par du confort l'envahit aussitôt.

Des innovations des lèvres de Castel allant de ses propres lèvres à son cou, ou bien même jusqu’à ce sein qui s’engorgeait de désir. Elle se pâmait dans ses bras. Elle perdait lentement le contrôle de ses propres raisonnements. Soudain vient un mot inattendu, espéré certes mais rapide à son oreille. Son cœur s’arrête un court instant avant de repartir en trombe. Elle prit son visage entre ses mains, lui dégustant les lèvres amoureusement. Entre deux baisers, la réciprocité.

Castel…. Je t’aime….

Il n’en fallait pas plus pour que la belle s’abandonne entièrement à lui si c’est ce qu’il aurait désiré. Elle le voyait presque gauche dans ses gestes. De quoi avait-il peur ? Tout comme si elle n’était qu’une poupée de porcelaine qui allait se fragiliser dans ses grosses pattes d’ours. Tout en le regardant, elle défit la chemise qui recouvrait se corps qu’elle avait envie de sentir contre le sien, ou du moins en partie déjà. Ses mains tremblaient à peine, pour le moment elle gérait bien la situation. Serait ce le cas encore longuement ?

Ses fins doigts se dévergondaient maintenant sur la peau luisante du torse de son amour qui jouaient à la découverte de lui. Elle voulait tout connaitre de cet homme. Tout aimer, tout désirer, tout appartenir. Des âmes soeurs complémentaires dans tout les domaines. Elle avait besoin de lui et espérait que cela serait à sens partagé.
castelreng a écrit:
Alors qu'il la pensait timide, contre toute attente, elle lui ôta sa chemise, il sentit ses mains caresser son torse, un baiser, plus chaud, plus envieux d'elle se fit alors, il n'allait pas pouvoir se contenter de ces simples caresses et baisers, son corps commençait à le tirailler, en voulant plus, la voulant Elle entière..

Alors, il continua ses caresses douces et tendres, ses baisers langoureux et rassurant la laissant fondre dans ses bras. Il lui susurrait des mots tendres lorsque ses lèvres venaient lui mordiller le lobe de l'oreille. Il prenait tout son temps, savourait de ses lèvres la douceur de son cou, la fraîcheur de sa bouche. Il garde sa main sous l'étoffe de son chemisier, pendant que l’autre la couvre de fines caresses, descendant vers ses hanches sans trop aller plus loin. Déjà, il la sentait venir à lui, mais ne tentait encore pas de précipiter ce moment qu'il voulait pour elle le plus beau. Ne pas l'effaroucher, la laisser fondre encore et encore de ce désir nouveau pour elle. Il laisse alors ses lèvres descendre le long de son cou, embrassant chaque parcelles, arrivant à sa gorge, continuant de descendre jusqu'à l'ouverture de son chemisier. Sa main délaisse alors son mont en une infinie douceur pour laisser place à ses lèvres. Sa langue finie par rencontrer le sommet de cette tendre colline et entreprend avec une danse langoureuse.

Lentement, il fait remonter les pans de sa jupe. S'en va à la découverte de ses longues jambes, les caressant de toute part, laissant par moments ses doigts s’aventurer en leurs intérieurs, avant de retourner se glisser à son opposé. Ses lèvres et sa langue poursuivent la dégustation de ce fruit si tendre. Une aventure à elle seule, il relève les yeux la découvre encore plus belle sous l'emprise de ses caresses. Que ce moment dure encore … Qu’elle ne cesse de fondre… Que cette nuit scelle leur amour


Dernière édition par Admin le Jeu 22 Mai - 18:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mar 20 Mai - 13:55

Oriabel a écrit:
Dans ses bras, envahi de milles et une caresses aussi divines les unes que les autres, aussi sublimes que dans ses rêves les plus fous. Oriabel n’est plus une âme désirante. Son corps se brule de milles parcelles. Elle répond à tous ses baisers par la même ardeur bien que douce de leur union. Combien de fois avait elle rêver d’un moment aussi magique ? Que ce serait lui qui serait le bon ? Elle était là maintenant, étendue sur une peau devant la cheminée avec lui. L’ambiance romantique, sortie d’un conte de fée qu’ont lit à la petite fille avant d’aller dormir pour faire des rêves magnifiques. Elle ne voulait plus jamais se réveiller alors. Qu’à jamais son rêve s’éternise. Qu’à jamais ses lèvres envahissent les siennes. Qu’à jamais il n’y est rien pour entrecoupé ce temps.

Sa tête est cambrée par les affections particulières des lèvres de Castel sur sa gorge qui descendent savourer d’autres découvertes. Sa poitrine se soulève très lentement par sa respiration qui est très courte et alanguie. Son cœur s’accélère lorsqu’elle sent ses mains sur ses jambes qui remontent les pans de sa jupe sur ses cuisses. Elles dévient ensuite entre, Bel s’affole doucement. Non elle ne peut pas se laisser aller ainsi. Que vas t’il penser d’elle ? Elle est loin d’être le genre de femme qui se donne au premier venu. Même si ce n’est pas une histoire que de pour noyer son chagrin, elle ne peut pas. Aucune envie cependant de se dérober. Le cœur et la raison, inlassable combat pour survivre, qui est le plus fort des deux ?

Lentement la belle repousse sa main sa rudesse. Ses yeux vont se fondre dans les siens. Il l’observe comprenant par ce silence qu’il est trop tôt pour cela.

Je suis navrée Castel….


Elle sent le désappointement se faire en lui mais tout de même respectueux. Il l’aime, il attendra naturellement. Il n’est qu’un homme qui répond à des besoins très précis. Les femmes trop sentimentales pour se laisser mener par des instincts charnels. Simplement l’envie était présente en elle, comme en lui. Mais la peur est plus forte que tout. Le moment viendra, et c’est avec lui qu’elle le partagera mais pas maintenant….

Elle tente de voir si elle la perdu, où si au contraire, elle avait eu raison. Encore cette peur qui reste gravé en elle. Le silence est lourd, les échanges de regard se veulent pourtant rassurant. Elle porte ses lèvres aux siennes dans un murmure …

Merci….
castelreng a écrit:
Le geste de trop, la main de la belle se pose sur la sienne, doucement la fait reculer. Il est allé trop loin, il ne voulait pas la brusquer mais n’a put se contenter d’un peu . Quel idiot il fait ! il culpabilise, craint de l’avoir choqué, qu’elle ne pense de lui qu’il n’est qu’un coureur cherchant juste à profiter de son innocence. Pourtant il n’en est rien, il en est fou ; elle a sut sans peut-être sans rendre compte le faire tomber dans ses filets et lui ne veut en sortir.

Ils se regardent, s’observent . Il se voit dans ses yeux penaud, navré de l’avoir certainement blessé d’avoir été trop loin ; Se pose alors mille questions. Bien sur qu’il aurait voulu la faire sienne, l’effeuiller doucement, totalement avant d’aller cueillir cette fleur qu’elle garde précieusement et qu’il serait parvenu à faire s’épanouir.


Je suis navrée Castel…. dit-elle doucement.

Peut-elle lire dans son regard que c’est lui qui est navré ? qu’il ne faut pas qu’elle le soit ? qu’il n’a put s’arrêter de lui montrer l’amour qu’elle a fait naître en lui. Des secondes.. telles des heures… Un silence, alors qu’il cherche les réponses à ses doutes, lourd… trop lourd …
La caresse de ses lèvres sur les siennes.. Un murmure
….Merci….

Je…… suis désolé…. Pardonne moi… Je t’aime…. Je voulais pas te brusquer…

Il prit son doux visage entre ses mains, lui souria avec beaucoup d'amour, beaucoup d’espoir, dans les yeux pour la rassurer, il re-déposa ses lèvres sur les siennes, et, il fit redescendre en douceur sa jupe…
Oriabel a écrit:
Je…… suis désolé…. Pardonne moi… Je t’aime…. Je voulais pas te brusquer…

Des mains sont portées à son visage terriblement inquiet. Oriabel se fondait dans ce regard qui se veut rassurant. Elle a besoin d’y croire. Elle y croit… Il l’aime, elle en a la certitude maintenant. Ce sourire si plein d’amour, bien des fois elle en a rêvé qu’il la regarde ainsi. C’est le cas maintenant. Ils ne sont que tout les deux, là, l’un pour l’autre. Il vient redéposer ses lèvres tout contre les siennes, sa jupe venant retrouver son emplacement initiale dans une douce caresse.

Bel prolongea le baiser le plus longtemps qu'elle put, ne voulant pas faire de ce moment un réveil trop brusque. Elle voulait pouvoir sentir encore la chaleur de ses lèvres lorsqu'elle fermerait les yeux cette nuit dans son lit. Le moment pris fin tout naturellement avec une tendresse absolue. Elle resta un moment tout contre lui avant de se relever de cette fourrure avec regrets. Elle n'avait pas pu s'abandonner à lui et la culpabilité face à elle-même était très forte. Presque insupportable. Mais valait mieux ne pas trop brusquer les choses. Petit à petit, ils pourraient probablement bâtir quelque chose de très solide entre eux. C'était son choix le plus cher.

Combien d’heure avait passé ainsi ? Elle ne le savait pas. Mais vu au travers des fenêtres que la lune étincelait le ciel projetant une ombre sur ce jour. L’heure de dormir était au beau fixe. Les jumeaux ne tarderaient pas à la réclamer. Elle regarda Castel encore une fois longuement, se perdant dans son regard si merveilleux. Tout en cet homme l’attirait.

Je vais aller dormir, tu devrais faire de même je crois…. La journée de demain risque d’être longue…

Elle l’espérait, sans lui le temps ne serait qu’alanguissement. Un tendre baiser pour lui souhaiter bonne nuit et sa main se resserrait dans la sienne un court moment. Aucune envie de partir. La raison encore gagnant sur le cœur. Elle le laissa là une fois de plus comme la veille et regagna sa chambre mais plus libre, une certitude acquise.
castelreng a écrit:
Je vais aller dormir, tu devrais faire de même je crois….

Sa fine main qui s’échappe de la sienne, Castel la regarda sans mots dire…
Il aurait pourtant voulu la retenir encore, lui parler, pour le seul fait de la garder encore auprès de lui. Rester en sa compagnie simplement pour le plus grand bonheur de ses yeux, puisque l’heure de l’aimer vraiment n’était pas encore là. Attendre le moment propice.. il était prêt pour cela même si cet instant devait se faire que dans plusieurs jours.. voir semaines. Il savait que le jour venu où ils ne feraient plus qu’un serait le plus beau, le plus tendre, le plus exceptionnel puisqu’il les lirait à jamais. Ce jour ferait d’eux, une union parfaite, plus fort qu’un échange de vœux au creux d’une église puisque leur amour à lui seul serait au-delà de ce simple échange. En toute chose, l'on ne reçoit qu'en raison de ce que l'on donne *….


….. La journée de demain risque d’être longue…


La nuit était déjà bien avancée, mais jusqu’à ce que le jour naisse enfin, les minutes allaient être des heures pour lui. Le silence avait remplacé ses timides soupirs dans la pièce, le feu se mourait dans l’âtre ne laissant que de gros brasiers rougeoyant, estompant peu à peu la clarté, qui, jusque là les avait éclairée. Il resta longtemps sur la peau sans pouvoir en bouger à se demander mille et une choses… Dormait-elle déjà ? .. Qu’elle avait-été sa pensée en se glissant dans les draps ? Ne se sentait-elle pas seule dans ce grand lit ? Comme il aurait voulu pouvoir la réchauffer cette nuit.. la faire se blottir tout contre lui…Sentir sa peau contre la sienne… Il ferma un moment les yeux comme voulant en avoir la douce sensation.

Un long soupir le fit se relever et machinalement il alla remettre quelques fagots de pin dans la braise encore rouge. Les flammes eurent vite fait de réapparaître tel un mirage au confins d’un désert que l’homme assoiffé depuis des jours voit naître au milieu de nul part. Pouvait-il être cet homme ? D’une certaine façon, il l’était par le fait du besoin de se désaltérer à ses lèvres lui tisonnait l’âme. Une douce odeur sapinée se répandit dans la pièce, une agréable sensation de se retrouver au cœur d’une forêt … Une balade qu’il aurait aimé partager avec Oriabel ; Mais la belle devait déjà avoir retrouvé les rêves… Quels pouvaient-ils être ? Elle devait être belle à regarder … Une Belle au bois dormant … Elle l’avait laissé entre raison et douce folie. Ne dit-on pas qu’en amour les commencements sont charmants ? Rien d’étonnant qu’il eut cet envie de retrouver le plaisir de recommencer…**

Combien de temps resta t-il là, à regarder danser les flammes, à savourer cette douce odeur de sève… ? Une heure… peut-être plus… Il lui fallut cependant se décider à aller prendre du repos. Il savait que la journée arrivant ne serait pas de tout repos, et, prenant une bougie posée sur le chéneau de la cheminée, se dit qu’ainsi, le matin arriverait plus vite apportant avec lui, le levé de la jolie blondinette. La bougie allumée, il se dirigea vers sa chambre, s’arrêta un cours instant devant la porte close de celle qui faisait battre son cœur avant de franchir le seuil de ce qui serait cette nuit pour lui, une cellule.

Au petit matin, quelques heures seulement après s’être couché, Castelreng se leva alors que tous dormaient encore dans la maisonnée. Son regard, en sortant de sa chambre se porta de nouveau vers celle d’Oriabel, un sourire naquit sur ses lèvres à la pensée que bientôt cette porte s’ouvrirait… Le temps d’aller avaler une tranche de pain, d’aller se rafraîchir le visage, de mettre dans sa poche quelques feuilles de menthe fraîche et d’en mâchouiller une et il était parti pour une journée de surveillance du marché.


* Honnoré de Balzac
** De Ligne Prince
Oriabel a écrit:
A peine couchée dans son lit qu'elle revoit chaque moment de cette journée se défiler devant ses yeux. La douce sensation de ce premier baiser échangé, il resterait à jamais marqué dans sa mémoire, tout comme la divine sensation de sentir ses mains contre elle. Elle pouvait encore sentir son odeur qui embaumait ses cheveux s'étant mêlée à elle. Pourquoi était-elle partie .... Était-il toujours au salon ? Pourquoi avait-elle rejeté cette proposition ? Elle serait encore près de lui en ce moment si elle n'avait pas fait l'idiote. Elle ne voulait simplement pas bruler les étapes, déjà qu'elle s'y engagerait corps et âme, à la seule fin de lui offrir tout ce dont il rêvait. Le temps ferait bien les choses. Elle dut se retenir de ne pas se relever pour le voir encore. De peine plus qu'autre chose, elle ferma lentement les paupières qu'y étaient devenu lourdes par trop de choses à gérer dans cette journée. Le sommeil vient rapidement.


Quelques heures plus tard, le chant des oiseaux la réveilla ainsi que les pleurs des enfants. Elle se dépêcha à donner ce que les jumeaux réclamaient. Ils étaient assez explicitent quant à leur besoin qui se résumait à presque rien encore mais, cela ne serait tarder. Nourrient, tout changés, habillés pour une sortie, elle fit sa toilette à son tour les laissant jouer dans sa chambre pendant se faisant. La matinée avançait et le soleil avait montée en altitude. Une superbe journée s'annonçait bien qu'elle avait très peu dormi. Seulement déjà, sa présence lui manquait. Elle devait s'occuper l'esprit jusqu'au soir. La charmante voisine avait offert de prendre soin des enfants lorsqu'elle était venue se présenter. Voilà une merveilleuse attention et une parfaite occasion aujourd'hui de se faire, elle pourrait aller visiter la ville ainsi. Elle pris donc Hélie et Heaven et les laissa à la gentille femme qui accueilli cette bonne nouvelle avec un sourire, lui disant de prendre tout son temps. Elle était assez âgée et occupait ses journées à faire du tricot donc pour une fois elle aurait un peu d'action.
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MessageSujet: Au commissariat   Mar 20 Mai - 13:59

Oriabel a écrit:
Elle pris le chemin de la ville lentement, profitant que le soleil jouait dans ses cheveux donnant un reflet encore plus doré à ses bouclettes blondes. Elle vit que la ville battait à son plein régime. Des étalages de toutes sortes un peu partout. Son attention fut attirée par un chiot. Il était adorable. Oriabel le caressa un petit moment trouvant refuge dans sa fourrure exaltante au toucher.Il serait surement un très bon compagnon pour les jumeaux éventuellement. Elle hésita un moment à l'adopter, Castel n'aimerait peut-être pas. Elle lui en glisserait un mot avant.... Et pourquoi pas maintenant !
Elle partie d’un pas décidée de le retrouver. A cette heure de la journée il devait certainement être au commissariat. Elle longea les ruelles, passant devant ce qui avait l’air d’être un concours sur des petits gâteaux ce qui eu pour effet de la faire sourire avant d’arrivée enfin à son point de chute. Elle regardait par la fenêtre et le vît, travaillant, concentré dans les piles de dossiers sur son bureau. Peut-être qu’elle ne devrait pas le déranger ainsi…. Elle ne ferait qu’une toute petite halte de toute manière. Elle ne voulait que le voir quelques minutes au moins !

Elle poussa donc la porte doucement évitant de la faire grincer et s’arrêta devant lui.

Pardonnez-moi messire, puis-je requérir à votre attention pour une pauvre femme éprise avec des indécisions majeures quelques minutes ?

Un sourire chaleureux maintenant sur son visage, ses yeux bleus luisant de bonheur de le voir enfin. Chaque minute passée sans lui devenaient insoutenable.
castelreng a écrit:
Le travail ne manquait pas ce jour comme depuis un certain temps déjà, le marché à lui seul avait eut besoin de 4 membres de la brigade tant les villageois avaient de mal ou ne voulaient se plier au décret municipal. Plusieurs dossiers s’étaient vus transformés en plainte et c’est sur l’un d’eux que Castelreng travaillait. Le peu de sommeil, les pensées plus chez lui qu’à se concentrer sur son affaire, Castelreng fronçait les sourcils, mâchouillait nerveusement sa feuille de menthe, se forçant à se concentrer sur son travail, mais en vint.

Posant la plume, il lâcha un soupir, s’adossa à sa chaise et glissa ses doigts de son front vers l’arrière, remettant en place ses cheveux. Il resta ainsi un moment, les mains dans les cheveux, les yeux fermés, n’arrivant plus qu’à penser à Elle… Elle devait être levée à cette heure… Avec les enfants peut- être …Que faisait-elle ? Avait-elle relevé ses cheveux aujourd’hui ? Dans quelle robe s’était-elle glissée ? … Un autre soupir..
Il se leva pour aller se servir une tisane de menthe. Faut savoir que le lieutenant ne buvait que ça la journée, ce qu’il fit là avant de retourner à sa table de travail se disant qu’il fallait qu’il s’y mette si il voulait rentrer chez lui au plus tôt. Ce fût à croire que l’envie de rentrer tôt le dynamisa ou alors ce fût la tisane, toujours est-il qu’il s’y mit cette fois et qu’il fut concentré à ce qu’il faisait.

Plusieurs dossiers mis à jour… il n’arrêtait plus, plongeait la pointe de sa plume dans l’encre, écrivait, la retaillait au besoin, puis se remettait à écrire. Une belle pile de parchemins s’amoncelait sur le bord de sa table…. Quelques heures défilèrent ainsi…

Restait plus qu’à vérifier les dossiers en cours des Sergents et il pourrait ensuite espérer pouvoir aller diner chez lui. Enfin la retrouver. Cette idée le fit d’ailleurs sourire sur le moment. Il se mit donc à l’ouvrage. Constatant que les dossiers de ses brigadiers étaient pratiquement à jour.

Il était à faire une note sur l’un d’eux lorsqu’une voix reconnaissable entre mille se fit entendre.


Pardonnez-moi messire, puis-je requérir à votre attention pour une pauvre femme éprise avec des indécisions majeures quelques minutes ?

Pour sûr qu’il l’avait encré dans la tête pour l’entendre ici alors qu’elle était à la maison.
Il releva la tête d’instinct puisqu’il croyait que ses oreilles et son esprit lui avaient joué un tour et la vit.. Là … devant lui…… Souriante… Belle à en mourir. Son visage se détendit, ses yeux s’illuminèrent et allèrent se fondre dans les siens, un sourire naquit sur ses lèvres, sa main releva la plume qui laissa goutter l’encre qu’elle emprisonnait sur le vélin, il ne s’en rendit pas compte, il ne voyait plus qu’Elle.


Toute mon attention vous est acquise Charmante Damoiselle finit-il par dire lâchant la plume et se levant. Il eut vite fait de faire le tour de la table pour aller prendre ses mains y déposa ses lèvres. Douce sensation. ..

C’est plus qu’un plaisir de vous voir. Quelles sont donc ces indécisions majeures qui vous ennuient tant ? Les enfants ?

Il aurait bien ajouté à cela « Ce besoin de ma présence que j’ai aussi.. ? » Attendant qu’elle lui réponde, il avait gardé ses mains dans les siennes. Pouvoir la toucher à nouveau, il en avait rêvé toute la nuit et jusqu’à ce qu’elle arrive là.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 13:49

Oriabel a écrit:
Il leva enfin la tête pour la regarder, ses yeux sombres mais, tellement pétillant de la voir devant lui, comme si elle était un mirage. Oriabel ne put que lui sourire davantage, comment résister ? Même si elle avait voulu, elle n'aurait pas su se contenir. Son coeur battait aussi rapidement que la veille dans sa poitrine, elle pensa même à un moment qu'il allait sortir complètement tellement il cognait si fort.... Elle décrocha finalement ses yeux des siens puisqu'elle sentait ses joues s'enflammées par la gêne qui faisait créer chez elle. Elle eut rapidement vent du trouble qu'elle causait par la plume qui humectait complètement le parchemin d'encre. Il la lâcha finalement et se releva en lui disant qu'elle avait toute son attention. Ses yeux retournent à sa rencontre avec bonheur non dissimulé. La douce sensation de ses mains qui vont prendre les siennes. Un peu plus et elle pourrait fondre là, maintenant et sans aucun regret. Il en rajoute en plus... Ses lèvres sur le dessus de ses jointures qui s'éternisent un moment. Elle les lui aurait bien pris entre les siennes, elle résiste, ils ne sont pas seule. Des gens vont et viennent tout autour mais, tout de même, elle ne les entend même pas tellement il n'a que lui qui compte. Il reste devant elle tout en gardant ses mains dans les siennes.

C’est plus qu’un plaisir de vous voir. Quelles sont donc ces indécisions majeures qui vous ennuient tant ? Les enfants ?


Elle aurait bien clamé haut et fort qu'elle cherchait une simple excuse pour le voir mais, se résous rapidement à ne pas en faire mention. Elle voulait au moins donner en apparence un peu de détachement. Y arriverait-elle ? Certainement pas, pour les personnes environnantes, c'était trop flagrant qu'elle se mourait d'amour pour lui. Lui le voyait-il ?

Non rassurez vous, les enfants vont très bien, la voisine en prend grand soin, elle a dit de prendre tout mon temps et de visiter la ville à ma guise. Je suis passée par le marché ... et ... eu... enfin j'ai vu un chiot et je me demandais si vous y verriez une objection ?


Majeur ? A mourir de rire. Il ne serait jamais dupe par une simple question animalière mais, elle essaye de paraitre le plus crédible possible. Elle se lança tout de même rapidement, trouvant surtout quelque chose qui l'arrangerait et qui serait plus plausible.

J'aurais également aimé savoir si vous seriez libre pour manger avec moi ....
Elle baissa la tête, timide, se mordant nerveusement le coin de la lèvre inférieure. Ses mains devenaient moites également.... Elle avait peine à tout contrôler ses émotions et elle espérait tellement une réponse positive. Cependant, elle comprenait qu'il se devait de travailler, son métier étant primordial pour la ville.

castelreng a écrit:
Plus attentif à l’admiration des traits de son minois qu’aux paroles qu’elle lu disait, Castelreng n’ajouta rien en ce qui concernait les jumeaux. Elle avait toute sa confiance en ce domaine de toute façon. Elle était parvenue par sa seule présence à lui faire tout oublier de ce qui l’entourait hormis Elle. Il n’avait donc pas prêté attention au fait qu’une dame était entrée, que la Mairesse avait fait, elle aussi une apparition et avait renseigné cette dernière et encore moins vu arriver Mimeline.

…Je suis passée par le marché ... et ... eu... enfin j'ai vu un chiot et je me demandais si vous y verriez une objection ?…. J'aurais également aimé savoir si vous seriez libre pour manger avec moi ....

Diner avec Elle fut la seule chose qu’il retint. Il sentit sous ses doigts la moiteur envahir les mains de la belle, sourit, charmé de la voir baisser la tête, mais tellement ravi à l’idée de pouvoir par un repas, passer un moment en sa compagnie, qu’avant même de lui donner réponse, il déposa à nouveau ses lèvres sur ses jolies mains qu’il ne voulait lâcher.

C’est donc avec un large sourire qu’il dit, oubliant le travail qui lui restait à faire.

Pour vous…. Je serais toujours libre …. Et ce sera un grand plaisir que d’aller diner en votre compagnie.

Passant son bras autour de ses épaules, après lui avoir enfin rendu ses mains, il l’attira vers la sortie et c’est là qu’il se rendit compte que Mimeline était là à travailler. Gardant Oriabel contre lui, il s’arrêta devant son sergent, forçant par ce fait la jeune femme à en faire autant et dit alors

Mimeline, je sors diner en agréable compagnie, ej serais donc absent une bonne partie de l’après midi… Si y’a des problèmes fait moi une note j’y regarderais à mon retour.

Sans attendre de réponse de sa Brigadière, il emmena Oriabel vers la sortie…

Oriabel a écrit:
Encore ses lèvres qui sont déposées sur ses mains, Oriabel a peine à se concentrer sur les paroles qui suivent ensuite.

Pour vous…. Je serais toujours libre …. Et ce sera un grand plaisir que d’aller diner en votre compagnie.

Elle lève doucement la tête, ses yeux rayonnant d'un bonheur pur. Elle avait tout saisi malgré tout. Aucun autre son ne parvenait à ses oreilles sauf le son mielleux de sa voix. Pour elle, il serait toujours libre ! Elle se sentait comme un enfant à qui ont vient de donner un bonbon et qu'ont le savoure longuement puisqu'on a peur de ne plus en avoir ensuite. C'est précisément ce qu'elle se dit en le regardant à ce moment, elle a peur que tout cela ne soit qu'un rêve et qu'il se termine prématurément. Elle a bien l'intention de profiter de chaque minute en sa compagnie.

Il passe son bras autour de ses épaules la dirigeant vers la sortie et s'arrête devant une dame pour le moins ravissante. Heureusement qu'elle n'était pas trop jalouse puisqu'en constatant maintenant les bureaux où il travaille, il n'y avait que des femmes.... Le sourire de la dame, bien qu'elle n'ait pas eu le temps de placer un mot donna naissance à un tout autant similaire de la part d'Oriabel. Cette femme avait un '' je-ne-sais-quoi ''. Peut-être qu'avec le temps, elles deviendraient des amies. Elle aimerait beaucoup, Jenifael lui manquait cruellement et elle n'avait pas la facilité avec ce genre de chose étant trop réservé.

Ils prirent donc la sortie, Castelreng ouvrant la porte pour la suivre ensuite. Le contact avec l'éclat du jour l'aveugla momentanément mais, elle voyait très bien tout de même ce qu'elle voulait voir, surtout cette main qui se glissa machinalement dans la sienne pour aller arpenter les rues en duo.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 15:54

Sur le marché qu'ils avaient traversé, Castel fit l'acquision du Chiot que sa Belle désirait, ils leur donnaient le nom de Gamin .



Puis se rendirent à l'auberge de Nane

(le topic du marché est passé a la trappe avant que j'eu le temps de sauvegarder)


Dernière édition par Admin le Dim 24 Aoû - 16:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 15:59

castelreng a écrit:
Ils étaient arrivés…



Gamin les attendait donc sagement assit devant la porte, Castel l’ouvrit en grand afin de ceder l’entrée à Oriabel, mais le chiot impatient fut le premier à la franchir.

Il va falloir lui apprendre les bonnes manières et surtout à rester dehors…

Il laissa entrer Oriabel, passa la porte qu’il laissa ouverte. Le soleil brillant, s'infiltra à l’intérieur, permettant aux arrivants de découvrir avec plaisir la beauté du lieu.



Depuis son arrivée à Albi, Castel n’avait encore pas prit le temps d’aller visiter l’auberge de sa sœur. Il ne savait que trop que celle ci avait bon goût, mais n’en resta pas moins épaté par ce qu’elle avait accompli. Tout comme Oriabel qu’il avait reprit par la taille, il laissait son regard parcourir le lieu. Il trouva l’endroit vraiment parfait pour leur premier tête-à-tête. Un regard vers la Belle qui semblait tout aussi ravie que lui, il se pencha doucement vers son oreille et lui murmura

L’endroit vous plait….

Puis ajouta

Venez…. Allons découvrir le reste en allant trouver Nane.

Si le reste était aussi charmant, qu'il devait être doux d'y passer une nuit se dit-il en entraînant la jeune fille à la recherche de la propriétaire.

Oriabel a écrit:
Le chien était parti sur un pas décidé à trouver cette odeur enivrante de nourriture. Il devait surement être affamé après tout, quoi de plus normal. Le marchand ne devait surement que les nourrir très peu, juste pour dire qu’il les laissait en vie comme cela en tirerait un plus grand bénéfice à la vente.

Oriabel et Castel se regardaient, se souriaient juste par le plaisir d’être ensemble lorsqu’ils arrivèrent à la taverne où Gamin attendait sagement devant la porte. A peine une petite ouverture que déjà le chiot se ruait à l’intérieur sous le regard de Castel désapprouvant.

Il va falloir lui apprendre les bonnes manières et surtout à rester dehors…

Oriabel éclata d’un rire chaleureux. Elle délaissa ses doigts des siens et caressa sa joue tout en souriant ensuite.

Vous devriez cesser de râler contre ce pauvre chiot, il est adorable, tout comme vous….


Ses yeux pleins de malices mais, étonnamment sincères également. Elle le précéda dans l'auberge ensuite. Elle fut surprise de voir la pièce principale baigner dans un grand halo de lumière qui donnait un cachet splendide à ce lieu. Les boiseries étaient magnifiques, la décoration à couper le souffle. La soeur de Castel avait beaucoup de gout, son air béat d'enchantement était là pour le prouver.

Elle revient à la réalité par des paroles de l'homme qui l'accompagnait.

L'endroit vous plait.... Venez.... Allons découvrir le reste en allant trouver Nane.


Il avait probablement observé chez Oriabel cette stupeur face à l'auberge qui était magnifique, pas d'autre mot pour lui dire cela. Elle hocha la tête sans trouver les mots adéquats et le suivi par jusqu'à l'accueil où ils trouveraient sans doute Nane, qu'elle rencontrerait pour la première fois.

*GaMin a écrit:
Enfin la porte s'ouvre... c'est bien ici que ça sent si bon ! j'ai faim, faut que je trouve à me mettre sous la dent.

Le chiot franchit donc le seuil de l'auberge . Il profite de plus être surveillé pour traverser la salle et se dirige droit vers les cuisines d'où arrivent ces odeurs alléchantes.


[ dans la cuisine]

La truffe aux aguets, il va et vient cherchant et recherchant fouinant, fouillant. Lorsque ! il finit par trouver.
Près de l'âtre était posé une grande gamelle, servant sans doute à la préparation de diverses soupes. A l'intérieur non pas du potage, mais de l'eau afin de pouvoir la récurer plus facilement. Le chiot alors grimpe sur le rebord de la cheminée...... pose ses deux pattes sur le bord de la marmite ...... et ....


BADABOUMMMMMM !!!!!!!!!

... se retrouve trempé et sous la marmite. Bougeant, remuant pour essayer de se sortir de là.

Ou je suis là.... Whouarffff....

On put donc entendre, provenant de la cuisine, un grand fracas de fer et des bruits métalliques

Nane94140 a écrit:
Elle referme tout juste la porte de la chambre que le grincement de la porte d'entrée de l'auberge se fait entendre.

Juste à temps ! Un peu plus j'étais encore au lit !

Elle descend l'escalier quatre à quatre pour accueillir les clients.

Quelle surprise !!!! Son frère et une jeune femme tendrement appuyés l'un à l'autre se tiennent dans la grande salle, leurs yeux cherchent. Mais que cherchent-ils d'ailleurs ? Elle peut être !


CAAAAASSSSSSTTTTTTTTTTTT !!!!

Comme je suis contente de te voir ici cela me fait un immense plaisir.

Plus bas, pour n’être entendue que de lui seul, elle reprend :
Qui est cette demoiselle que tu ne lâches pas d’un poil ? Tu sais elle ne va pas tomber ! Tu peux la lâcher éventuellement à moins qu’elle ne sache pas marcher !

Elle saute au cou de Cast selon son habitude. Puis se recule en rougissant un peu. Sa tenue est bien loin d'être impeccable elle s'est rhabillé à la va vite en sortant des bras de Laurent. Quelques mèches sortent de sous sa coiffe. Son devantier pendouille encore qu'elle n'a pas eu le temps d'attacher convenablement. Elle achève de se rajuster les mains un peu tremblantes gênée que son grand frère la surprenne au sortir des bras de son ange.


Elle se reprend un peu.

Que me vaut le plaisir de votre visite ? Voulez vous déjeuner avec nous en famille ou peut être jouer les amoureux avec chandelles et roses rouges sur la table ?

Sa propension habituelle à la taquinerie prend vite le dessus sur sa gêne momentanée. Mais son visage change de nouveau c'est qu'elle n'avait prévu personne pour le repas. Que va t'elle bien pouvoir leur concocter en si peu de temps et surtout que reste t'il en cuisine ?

Une boule de poil se précipite entre ses jambes manquant la renverser.

mais qu’est ce que c’est que ca ??????
Elle se retourne d’un bloc prête à poursuivre l’intrus.

BADABOUMMMMMM !!!!!!!!!

Trop tard, le chiot, car s’en est un, a déjà été puni de sa gourmandise et de sa curiosité. Le voila emprisonné sous la marmite, les trois humains, qui le voient par la porte de la cuisine demeurée ouverte, rient à gorge déployée.

Nane au moins tant qu’il reste sous la marmite il ne pourra pas faire de sottises et me chiper le chapelet de saucisse.

castelreng a écrit:
Un bras autour de la taille de sa Belle, sa main dans la sienne, alors qu’il voulait y déposer ses lèvres, arriva Nane, lorsqu’elle les vit dévala les quelques marches restantes…

CAAAAASSSSSSTTTTTTTTTTTT !!!!

Comme je suis contente de te voir ici cela me fait un immense plaisir.


Des jours qu’ils ne s’étaient pas vu tout les deux. Castel avait eut le grand plaisir de la retrouver à Albi le jour de son arrivée, lorqu’il était parti visiter la ville le temps qu’Oriabel s’était délassée dans un bain, une fois leur emménagement terminé. Depuis, il avait repris la maréchaussée et le travail ne lui avait pas laissé de temps de profiter de sa sœur. Elle lui sauta au cou, lui demandant tout bas qui était la Belle qu’il tenait par la taille. Il prit le temps de lui coller deux gros bisous avant de poser un regard tendre à Oriabel.

Ma Mie, je vous présente ma sœur Nane que nous avons du mettre en bas du lit à en voir sa tenue.

Reposant alors son attention sur sa sœur, il se retint de rire en la voyant rougissante, essayant maladroitement de remettre en ordre sa coiffe.

Nanou, cette chamante damoiselle est Oriabel.


Inutile d’en dire plus, Nane connaissait de nom la jeune femme, Castel n’avait parlé que d’elle à leur dernière rencontre. Elle savait que celle ci s’occupait des enfants, remplaçant leur mère depuis leurs naissances, elle avait du comprendre, à l’écouter lui en parler qu’il en était amoureux.

Nous sommes ici pour diner Nane le déjeuner est déjà loin tu sais…. T’aurait-on fait perdre la notion du temps ma Sœur ?

Aucun doute la dessus, Castel eut tôt fait de comprendre en la voyant débarqué autrement qu’impeccable, que sa jeune sœur devait cacher un amant quelque part. Il doutait fort que ce soit ses deux nièces et son neveux qui soient la cause de sa présentation quelque peu négligée. En d’autre temps il se serait fait un malin plaisir de lui demander des explications, là, il n’en fit rien, ayant en tête bien d’autres choses.

Voulez vous déjeuner avec nous en famille ou peut être jouer les amoureux avec chandelles et roses rouges sur la table ?

Un sourire tendre à Oriabel, plongeant ses yeux dans les siens..


Un tête à tête, Nanou .. avec roses rouges … et une branche de ton camélia blanc…


Il ne put apprécier bien longtemps le minois rosissant d’Oriabel à ses mots. Un grand fracat se fit entendre en direction de la cuisine.


BADABOUMMMMMM !!!!!!!!!


Ils se précipitèrent tous trois vers l’entrée de la cuisine et Castel qui en avait un instant oublié le chiot, eut vite de se le remettre en mémoire lorsqu’il vit, non loin de la cheminée, une belle mare d’eau et une grosse marmite bouger où juste la queue du chien en sortait. Les deux femmes en éclatèrent de rire, lui, riait plutôt jaune, se disant que le début des ennuis commençait.


Bin voilà Nane…. J’te présente Gamin....

Oriabel a écrit:
Une belle jeune femme descend des escaliers menant au premier étage où se localise les chambres. Par en voir son apparence, elle avait fait la grâce matinée et sauté le premier repas de la journée, ou peut-être pas, mais déjeunant autrement. Oriabel sourit lorsqu’elle la voit se jeter dans les bras de son frère. La blondinette s’écarte doucement pour les laisser palier à leur retrouvaille.

Après cette charmante accolade, Castel prend peine de faire les présentations. Oriabel tend une main légère vers la femme et qui la serre à son tour en signe de salutation.

Je suis ravie Dame Nane, très heureuse de mettre enfin un visage sur votre prénom.

Elle lui sourit chaleureusement avant de poursuivre

Votre auberge est à couper le souffle, très joli ! Vous avez fait un travail remarquable.

Les compliments ou l’habillement de la jeune femme la mettait mal à l’aise ce qui eu tôt fait de faire sourire Oriabel qui pour une fois, ce n’était pas elle dans cette situation. Elle ne tarda pas à se retourner dans l’autre sens lorsque Castel choisi de déjeuner en tête à tête qu’avec elle. Qu’allait penser sa famille de cette histoire entre lui et sa nounou beaucoup plus jeune, et qui n’était de loin Kali…. Pas qu’elle avait peur de ce que les autres pensaient mais, eux c’était sa famille proche, c’était très différent.

Heureusement, elle eu rapidement quelque chose pour faire diversion. Un énorme fracas provenant de la cuisine. Trois têtes se glissèrent devant la porte ouverte pour voir de quoi il en retournait.

Il y avait une marmite de renversée, de l’eau jonchait le sol en une quantité assez petite vu la grosseur de la casserole, une petite boule de fourrure dépassant. Elle essayait de japper à les quelques bruits sourds qui en sortait. Tous éclata de rire, Castel également même si dans ce rire, cela n’était pas tout à fait sincère.

Oriabel se précipita dans la cuisine, son fou rire passé demandant à Nane un linge ou autre pour essuyer le plancher réparant les dégâts que son chien venait de causer. Elle tira la marmite du pauvre chiot qui se laissa faire la léchant rapidement pour la remercier et surtout pour éviter de se faire gronder…. Elle le flatta, n’ayant pas le cœur à le réprimander sous l’œil mécontent de Castel qui l’aurait bien fait lui à ne pas en douter. Elle essuya le plancher et d’une serviette le Gamin ensuite.

Je crois qu’il est comme nous…. Affamé !

Nane94140 a écrit:
Après ce fou rire en commun les deux belles sœurs sont quasiment une paire d'amies.

Moi aussi Oriabel je suis ravie de faire ENFIN ta connaissance En disant cela elle lance un regard lourd de reproche à son frère La chipie en profite elle a retrouvé son aplomb : il est passé par dessus sa tenue débraillée et ses cheveux en bataille.

Voila donc pourquoi tu avais disparu frangin !! Tu as bon gout ! Vous êtes magnifique Oriabel !
Nane s'est tournée vers la jeune fille.


Reprenant son rôle d'aubergiste accorte, elle leur indique une table qui semble avoir été dressés spécialement pour eux une magnifique coupe à boire ouvragée trône sur la table qu'ils partageront de même que l'écuelle en fin bois d'olivier. Les chaises ne sont pas face à face mais cote à cote ce qui leur permet à tout deux d'observer la vie de la salle sans être séparés


Elle les laisse s'installer et commence par préparer une pâtée consistante pour le petit monstre à 4 pattes qu'ils ont appelés Gamin. Un os de la veille, un peu de pain trempé de lait quelque rogatons de tendons de bœuf voila de quoi nourrir le chien le plus difficile. Avec ça l'animal gavé ne bougera surement plus d'un poil. Pendant ce temps, elle cherche ce qu'elle va bien pouvoir cuisiner comme diner en amoureux pour son frère et sa belle sœur.

Elle retourne la cuisine, visite le cellier, fais très vite un tour dans le jardin et en ramène de quoi cuisiner un repas de roi.

Une bonne quantité d'orties, quelques navet, un bout de porc sorti exprès du saloir, deux beaux oignons, de la coriandre, du genièvres, un peu de sel et du poivre en suffisance. Elle met le tout à mijoter dans un peu d'eau au coin du feu pendant qu'elle sert aux amoureux une soupe aux saucisses.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:07

castelreng a écrit:
Les deux femmes ayant fait connaissance tout en faisant disparaitre la bêtise de Gamin, Nane les avait ensuite reconduit dans la grande salle et les installés à la plus belle table, près de la grosse cheminée. Castel, voyant qu’il serait assit cote à cote se dit qu’il aurait préféré ne pouvoir voir qu’Elle et non les va et vient des gens. Puis, constatant qu’il n’y avait sur cette table qu’une grande écuelle et une seule coupe à vin d’une très belle facture, sourit à l’idée de partager ce repas de la sorte avec la jeune femme.

Pas de doute ! Nane savait s’y faire avec la clientèle. Il n'était pas sans savoir que dans nombre de grandes maisons, lors des repas de réception, les couples se retrouvaient à partager de cette façon vin et pain. Il pensait jusque là que cette façon de faire ne se faisait que dans la Noblesse et n’avait pas un instant imaginé qu’un jour il viendrait lui aussi à faire de même. Autant dire qu’il en fut enchanté, trouvant cela des plus romantique.

Il tira une des lourdes chaises et invita la jeune femme à y prendre place, l’aidant à s’installer correctement, puis fit de même.
Une fois installés et Nane repartit à ses fourneaux, il prit la main d’Oriabel pour y déposer ses lèvres, les yeux dans les yeux, plus qu’eux à cet instant….


J’aimerai que cette journée ne finisse jamais … Pouvoir ne me consacrer qu’à Vous … Oriabel…Je…..

Il fut coupé dans son élan par Nane, Gamin à ses talons, qui revenait leur servir une appétissante soupe aux saucisses. Le chiot vint s’affaler aux pieds de sa maitresse, reput sans doute ou tout simplement calmé par la peur qu’il avait dut avoir à se retrouver sous une marmite. Ce qu'il allait lui dire devrait donc attendre, peut-être que finalement, l'heure de déclarer certaines choses n'était pas encore là ; peut-être ne pourrait-il les énoncer que dans les jours à venir. Nul ne peut le savoir, pas même lui. Il se retrouvait donc avec ses mots en bouche, espérant qu'une fois sa sœur repartie vers ses fourneaux, l'occasion se représenterait.

Oriabel a écrit:
Sa nouvelle belle-soeur semble ravie d'enfin la rencontrer et fait pleins de reproches à son frère d'ailleurs et aucunement subtilement. Cela fait sourire Oriabel. Il a donc parlé d'elle à ce qu'elle peut en constater. Pas besoin de dire qu'une douce chaleur vient embaumer son coeur comme une protection contre des moments pénibles à venir. Il ne faut pas ce voiler la face, dans les couples, il y a des jours heureux et d'autres plus éprouvants. Ce genre de petite attention fait que les pénibles le sont toujours moins. Et heureusement pour ce couple, ce genre d'épreuve est encore loin sur leur route, pour le moment ne vivant que de leur regard, de leur sourire, de leur complicité qui chaque jour davantage s'épanouie. Un compliment inattendu rend le petit ange blond très gêné. L'éloge de sa beauté la rend un peu mal à l'aise mais, sourit tout de même à Nane.

Je vous remercie, je ....

Elle bafouillait, quoi répondre de plus à ce genre de compliment si ce n'était que c'était possiblement grâce à Castel si elle était aussi belle en cet instant. Telle une fleur, elle s'abreuvait de son eau à ses lèvres tous les jours, elle se tournait vers le soleil de son sourire pour entrouvrir ses magnifiques pétales colorées et soyeuses que pour lui. Le seul observateur qui comptait à ses yeux. Le seul qui avait su déceler en elle ,ce que les autres ne voyaient pas mais, aussi le seul à qui elle, elle avait voulu tout offrir.

Sa timidité occasionnelle finie par se dissiper lorsqu'elle prit place à une des somptueuses tables de Nane tout près de la cheminée, sous l'invitation de Castel. L'enivrance de cet emplacement donnait un cachet spécial à l'ambiance qu'elle créait. Le feu qui crépite dans l'antre, l'odeur alléchante qui leur parvient de la cuisine mêlée à celle du bois à leurs côtés, la coordination de la table avec cette nappe déposée dessous donnant le ton au romantisme par les bougies qui l'agrémentaient également, leur position, assis côte à côte. Tout était simplement parfait ! Nul autre mot n'aurait pu décrire cette sensation. Se trouver au bon endroit, au bon moment, le fait d'avoir vécu pour ce moment unique toute sa vie.

Quoi de plus magnifique encore lorsqu'il lui prit la main dans la sienne. Elle le regarda déposer ses lèvres sur ses doigts. Un sourire béat sur les lèvres. Parfait. Si ce moment ne l'était que dans ses rêves, lui le serait toujours pour elle dans la réalité. Le timbre de voix qui, tous les jours depuis plusieurs mois égayait son coeur se mit à tinter joyeusement dans ses oreilles.

J’aimerai que cette journée ne finisse jamais … Pouvoir ne me consacrer qu’à Vous … Oriabel…Je…..

Elle l'écoutait avec attention, s'abreuvant de chacune de ses paroles comme toujours. Elle l'aurait laissé parler toute la journée s'il le voulait, peut importe du moment qu'il était là et que tous ses mots n'étaient que pour elle. Il fut interrompit cependant par Gamin et Nane qui revenait de la cuisine. Le chiot se dirige immédiatement entre ses jambes et se couche à ses pieds, exténué apparemment. Castel avait raison, la place d'un chien n'était pas ici mais, elle n'avait pas le courage de le sortir et pour le moment, il était calme..... Quant à sa nouvelle belle-soeur, elle déposa une soupe fumante devant eux tout en souriante. Cette femme avait une simplicité remarquable et faisait d'elle une dame encore plus belle.

Une fois la jeune femme partie, Oriabel regarda Castel tout en prenant la cuillère d'une de ses mains. Elle porta l'ustensile dans le liquide brulant, souffla dessus ensuite pour faire diminuer la température. Elle plaça sa main inutilisée sous la cuillère qu'elle porta vers les lèvres de Castel.

A vous l’honneur…. Si elle n’aime pas sa nouvelle belle-sœur, on sera fixés très rapidement !


Elle sourit laissant la taquinerie de côté lorsqu’il fit de même avant d’engloutir la cuillère sur sa langue.

Alors ? C’est bon ?

Elle refit la même étape et goutta à son tour. La soupe aux saucisses que venait de leur servir Nane était exquise. Un pur délice pour les papilles de la belle qui en redemandaient d'excitation. Elle se mangea la lèvre sans même s'en rendre compte voulant encore goûter ce qui lui restait en dépôt sur cette dernière. Elle répéta la première étape pour Castel tout en reprenant la conversation ses yeux plongés à nouveau dans les siens

Je suis d'accord avec vous, j'aimerais bien que cette journée n'en finisse jamais, que le maitre du temps nous offre une éternité en arrêtant le sable des heures de s'écouler.

Nane94140 a écrit:
Dans la cuisine

Après avoir servi la soupe elle retourne dans la cuisine vérifie la cuisson de la purée aux orties qu’elle a laissé mijoter au coin de l’âtre. Elle s’attaque à la préparation du plat principale une Frigousse de Quevert.

Un bon quartier de sanglier qu’elle débite en petits cubes avec prestesse, un gros morceau de jambon de pays fumé coupé en dés quelques champignons des bois bien sélectionnés ou l’on reconnait les morilles et les giroles quelques pleurotes trouvées sur la souche d’un peuplier abattu l’an passé, des châtaignes de gros oignons une lampée de cidre des épices et des herbes aromatiques. Elle a heureusement une cuisine bien approvisionnée qui lui permet de préparer n’importe quel ragout à volonté.

Très affairée, elle ne se préoccupe plus beaucoup de ce qui se passe autour d’elle sa concentration est intense. Quand elle est aux fourneaux rien ne peut la détourner de sa tâche, elle glisse la marmite de frigousse à mijoter elle aussi regarde l’état de cuisson de la purée d’ortie et touille doucement pour l’empêcher d’attacher le porc salé développe de merveilleux parfums qui se mêlent à ceux des légumes.
Le plat est près, elle jette un œil par la porte de la cuisine les deux amoureux bien trop occupés l’un par l’autre ne pensent plus a rien d’autre qu’a eux même ils se nourrissent à la becquée.

Un sourire monte à ses lèvres légèrement ironique ca va qu’elle est sa sœur mais que diraient les contrevenant s’ils voyaient le lieutenant de police ainsi tendrement attablé à se laisser nourrir d’un air béat. Elle referme doucement la porte de la cuisine pour les laisser seuls et tranquilles.

castelreng a écrit:
Dans la salle

Il ne fallait pas que cette journée s’arrête ou alors il fallait que celles à venir soient aussi belles, aussi magiques que celle ci. Le regard de Castel n’avait pas quitté Oriabel lorsque Nane servit la soupe. Il la dévorait des yeux, ressassant sans cesse les mots qu’il n’avait pu encore lui dire. La voyant plus belle que jamais, son sourire suffit pour que son cœur se mette à battre comme un tambour, sa voix est la plus douce des mélodies, ses gestes sont les plus gracieux. Tout en elle lui met les sens sans dessus dessous. Sans nul doute pour Castel, si l’amour porte un nom, il se nomme Oriabel.

Peu femmes étaient passées dans sa vie. Son premier amour, Eb, il l’avait épousé, croyant avoir trouvé la femme de sa vie. Mariage éphémère, se retrouvant trop souvent seul, elle préférant les couvents à sa vie de couple. Une rencontre sur la plage, un orage, un coup de fondre en plein cœur, l’avait fait quitter le domicile conjugal pour vivre sa passion qui n’avait d’autre nom que Kali. Belle Ebène, belle brigande, tout aurait dût les séparer et pourtant…
De leur passion étaient nés Hélie et Heaven. Eux seuls lui restaient à ce jour…

Jamais il n’aurait cru qu’un jour il pourrait de nouveau aimer. Il avait vécu avec Kali un amour tellement fort, tellement court aussi par la mort horrible de son Ebène, qu’il ne croyait pas qu’un jour il se relèverait de sa perte. Longtemps les cauchemars l’avaient gardé éveillé…
Aujourd’hui, il revivait. La femme qu’il avait devant les yeux l’avait, à force de douceur, de patience, ensorcelé, il était sous le charme de cette beauté et ne voulait pour rien au monde en sortir.

Il avait connu un amour passionnel, un amour sans limite, il en découvrait un pure. Plus nourrissant qu’une rosée du matin, plus beau qu’un levé de soleil. Oriabel était encore plus que ça, un Diamant à l‘état brut, ne demandant, qu’à resplendir, lui se voulait être le joaillier qui ferait de ce joyaux le plus précieux, le plus beau.

Il ne vit pas repartir Nane, son attention était portée ailleurs… sur le trésor qu’il voulait désormais garder précieusement.
Elle plongea sa cuiller dans la soupe brûlante, souffla doucement dessus avant de venir prudemment la lui faire goûter.


A vous l’honneur….

Un sourire avant d’aller engloutir l’ustensile pour en savourer son contenu.

Alors ? C’est bon ?

Hum…. Un délice finit-il par lui dire, une fois sa bouche vide et tout en se saisissant à son tour de la cuiller qui n’attendait que lui.

Moment aussi délicieux que le contenu de la large écuelle, elle renouvela l’opération, il en fit autant, leur bras se croisant, leur yeux se noyant les un dans les autres. Le plat terminé, la conversation repris doucement.

Je suis d'accord avec vous, j'aimerais bien que cette journée n'en finisse jamais, que le maitre du temps nous offre une éternité en arrêtant le sable des heures de s'écouler.

Il fallait qu’il lui dise tous ces mots en suspens. Il fallait qu’elle sache la grandeur de la flamme qu’elle avait allumé en lui. Avant de se lancer dans ce discourt si facile à dire et pourtant si compliqué, il prit la coupe que Nane avait pris soin d’emplir d’un beau liquide vermeil. Un vin de pays, de Galliac sans doute. Riche en soleil, doux au palais et fort en goût.
Il porta la coupe aux lèvres de la belle, lui offrant une gorgée de ce divin nectar, puis la porta aux siennes savourant à son tour ce précieux breuvage avant de poursuivre cette charmante conversation.
La coupe reposée, il prit dans les siennes, les deux mains de la belle, déposa un baiser dans le creux de chacune, le regard toujours noyé dans le sien et libéra enfin tous les mots retenus.


Ma Mie… Bel Ange…. Je ne peux concevoir la vie sans vous… tout mon être est emplis de Vous… Tous mes rêves ne sont qu’avec Vous …Chaque instant que je passe loin de vous me semble une éternité… Quand Vous êtes là… mon cœur s’emballe …

Il se laissa alors glisser de sa chaise pour poser un genou à terre, la regardant intensément, il lui déclara alors avec sincèrité.

Amour… Car amour vous m’êtes … Je ne puis hélas vous demander devant témoins à l’église de devenir ma femme… n’en ayant plus le droit …Mais je souhaite plus que tout faire de Vous mon épouse….. Oriabel… Accepteriez –vous de devenir mienne … ?

Il pesait chacun de ses mots, n’osait penser à un refus de sa part, craignant plus que le fait de ne pouvoir la conduire à l’autel, rêve de toutes jeunes femmes, soit l’entrave à sa demande. Il marqua un temps de silence, quelques secondes à peine, juste le temps pour lui de se demander quelle en serait la réponse, puis reprit…

L’amour que je vous porte est plus fort et plus pur que tout les vœux échangés aux creux d’une église….. Il est unique car il est emplis de vous, il est sincère puisqu’il n’est que pour Vous… Mon bel Ange… le chemin de la Vie nous à fait nous trouver…. Chaque homme sur cette terre à une femme née pour lui…. Vous êtes celle qui m’est destinée… Née pour que je puisse vous aimer….

Il avait déposé sur ses frêles épaules le destin de sa vie, le temps venait de s’arrêter et ne reprendrait qu’aux paroles de la tendre blondinette.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:30

Oriabel a écrit:
Quoi de plus merveilleux qu'une journée passée en compagnie de celui qu'on aime ? Rien pour venir troubler ce petit moment paradisiaque qu'ils se procurent mutuellement. Moment de détente, seule compagnie ce regard étrangement envoutant, nourriture exquise, nectar des dieux..... Tout étant synonyme d'instant magique. Même le chien couché sous la table n'avait pas d'attrait à les déranger.

Castel porte la coupe de ce fin breuvage aux lèvres de sa belle. Elle y dépose les lèvres sans pour autant le quitter des yeux, sa langue happant le vin qui glisse doucement vers l'antre de sa gorge après avoir léché son palais y laissant ce goût révélateur envahir son être d'ivresse. Ivre, elle l'était depuis déjà un moment, enivrée de sa simple présence. Tout en lui plaisait à Oriabel. Cette fossette au coin de ses lèvres, ce sourcil qui s'arquait lorsqu'il était concentré, cette mèche de cheveux rebelle, la profondeur de son regard, la grandeur de ses mains, ce sourire magnifique lorsqu'il était que pour elle. Comment n'aurait-elle pas pu en être éperdument amoureuse ? Elle avait trouvé en Castel l'être parfait selon ses
descriptions de l'élu.

La coupe fut déposée, la cuillère tout autant après avoir donné fièrement à la soupe de Nane dont il ne restait plus rien. Il lui prend les mains avec toujours autant de douceur autant de ce geste que dans ses yeux qui s'éblouissent dans les siens. Elle l'observe en fonçant les sourcils subitement lorsqu'il se met à parler, il semble chercher ses mots.

Ma Mie… Bel Ange…. Je ne peux concevoir la vie sans vous… tout mon être
est emplis de Vous… Tous mes rêves ne sont qu’avec Vous …Chaque instant que je passe loin de vous me semble une éternité… Quand Vous êtes là…mon cœur s’emballe …


Elle sourit, comment faire autrement ? Tant de compliments et de gentillesses dans ses paroles. Aucune autre personne n'avait eu cet élan avec elle. Elle vient pour lui dire quelques mots quand il glisse de sa chaise pour mettre un genou au sol. Elle le regarde faire, pensant sur le coup que par autant de parole il avait eu un léger étourdissement et était tombé mais, elle voit ensuite dans son visage, un trouble plus grand, pas question de douleur, il ne se relève pas non plus bizarrement.

Amour… Car amour vous m’êtes … Je ne puis hélas vous demander devant témoins à l’église de devenir ma femme… n’en ayant plus le droit …Mais je
souhaite plus que tout faire de Vous mon épouse….. Oriabel… Accepteriez –vous de devenir mienne … ?


Elle écarquille les yeux, la stupeur se lisant sur son visage soudainement. Un pincement dans son estomac, un boudonnement incessant dans sa tête. Elle devait avoir mal entendu, la bouche entrouverte, stoïque par les propos de son Amour. Aucun mot n'arrivaient à sortir de ses lèvres, ils étaient tous là, prêt à jaillir mais, elle ne réalisait pas trop encore la demande. Il était tôt pour penser au mariage. Il y avait bien déjà plusieurs mois qu'ils chérissaient des sentiments l'un pour l'autre mais, cela était-il ce qu'on pourrait appeler communément un coup de foudre ? Elle était jeune certes mais, jamais elle n'avait réellement cru en ces balivernes d'adolescentes rêveuses. Pourtant, cette fois, elle voulait bien y croire puisque pour lui, elle aurait bien fait les pires folies. Le temps de ce silence qui devait peser pour lui, lui fit rajouter des paroles qui n'avaient même pas lieux d'être.

L’amour que je vous porte est plus fort et plus pur que tous les vœux échangés aux creux d’une église….. Il est unique car il est emplis de vous, il est sincère puisqu’il n’est que pour Vous… Mon bel Ange… le chemin de la Vie nous à fait nous trouver…. Chaque homme sur cette terre à une femme née pour lui…. Vous êtes celle qui m’est destinée… Née pour que je puisse vous aimer….

Naturellement que toutes les jeunes filles rêves de descendre l'allée d'une église venant prendre époux. En d'autre circonstance, elle aurait souhaité être la princesse d'une journée également. Elle avait cependant trouvé autre chose, son conte de fée était fort différent mais, tout aussi invitant. Pas des babioles, de curé ou même de robe avec une longue traine. La seule chose qu'elle avait besoin, c'était lui ! Elle finit par lui sourire, voyant dans son visage un apaisement soudain même si elle n'avait pas dit oui. Le plus sérieusement du monde elle s'adressa à lui.

Et où est la bague ?

Elle voit le trouble ce lire sur le visage perdu de Castel. Non seulement il ne pouvait lui donner un mariage en bon uniforme mais, en plus, il avait oublié certains détails. Elle vit sa mine dépitée, extrêmement déçu. Elle réfreina un fou rire. Elle s'amusait de tout et de rien, il ne fallait pas lui en vouloir. Il porta rapidement la main à sa poche mais, elle l'arrêta dans son élan.

Castel.... Je rigolais... détente d'atmosphère tout simplement. Je n'ai nullement besoin de robe, d'église, de bague ou de témoins que ce soit pour savoir que je suis complètement sous votre charme. Je vous aime et vous accompagnez pour le reste de nos jours seraient pour ainsi dire un honneur. Bien sûr que j'accepte.....


Elle avança son visage vers celui de son futur époux qui rayonnait de bonheur maintenant. Elle pencha délicatement ses lèvres qui allèrent happer les siennes pour s'ensuivre dans un baiser brulant et empli de promesses futures à un bonheur épanoui. Passer sa vie entière avec lui, un rêve si prometteur et surréaliste. L'amour était-il toujours ainsi ? Elle
n'aurait jamais cette réponse puisque ce serait le seul amour qu'elle connaitrait.

Ses lèvres soudées aux siennes, voilà même comment elle venait de sceller son destin. Cette journée avait magnifiquement bien commencé, elle se poursuivrait sur sa lancé apparemment. Son cœur bondissait dans sa poitrine, jamais elle n’aurait pu croire à un tel bonheur, et pourtant elle le tenait entre ses mains maintenant.

castelreng a écrit:
L'écoulement du sablier du temps s'était resserré, ne laissant passer ses grains qu'un par un, tombant tel des gouttes d'eau trop longtemps retenues, trop lourdement emplies, allant finir leur vie éclatées dans une flaque.

Le visage surpris d'Oriabel par sa demande, laissa Castel interrogatif. Se serait-il trompée ?L'aurait-il choqué? Il est vrai qu'elle était jeune..... beaucoup plus jeune que lui. Etait-ce dû à cela qu'elle en restait surprise ? Le trouvait-elle trop vieux? Non ! Ce ne pouvait-être ce fait ! Elle lui avait avoué quelques jours plus tôt, les sentiments qu'elle lui portait. Peut-être alors venait-il de briser le plus beau de ses rêves ? celui de toute jeunes filles, celui d'être conduite devant mille yeux ébahis, vers l'autel d'une église où l'attendrait émerveillé l'homme à qui elle allait tout donner. Des secondes seulement passèrent et pourtant, pour lui, le temps long pour se poser mille questions.....

Quelques jours plus tôt, on avait pu le voir fureter chez les joailliers de la ville à la recherche du bijou parfait. Il voulait que la bague qu'il lui passerait au doigt son a sa ressemblance . De boutiques et boutiques, il s'était arrêté sur plusieurs modèles avant de se décider.

Vint enfin un sourire, sa délivrance, tendre sourire... rassurant ...Pour lui, le plus beau, voyant en ce rayonnement autre chose qu'un refus.


Et où est la bague .......?


Avouons qu'il fut à son tour surpris pas cette question. Il était en suspens, n'espérant qu'un seul mot, un "Oui" et se vit entendre demander la bague... La main déja glissée dans la poche pour en sortit le joyaux qu'il avait avec lui depuis l'avant veille, il fut coupé dans son élan par les mots de son ange.

Castel.... Je rigolais... détente d'atmosphère tout simplement. Je n'ai nullement besoin de robe, d'église, de bague ou de témoins que ce soit pour savoir que je suis complètement sous votre charme. Je vous aime et vous accompagnez pour le reste de nos jours seraient pour ainsi dire un honneur. Bien sûr que j'accepte.....

Jamais paroles ne lui furent plus douces à l'oreille, les mots qu'il espérait venaient de le bercer. Un baiser, le plus doux, scella leur promesses, les ouvrant tous les deux à un avenir qu'il voulait le plus beau.

Mais chaque chose à une fin, et ce baiser également, il garda les mains de sa Belle dans les siennes et reprit sa place sur la chaise. Nane ne tarderait sans doute plus a arriver avec la suite de ce délicieux repas et il ne voulait pas trop qu'elle le trouve ainsi installé.

Mon Ange... Vous faite de moi le plus heureux des hommes et j'aimerais que nous puissions partager ce moment qui sera pour nous le plus beau. Permettez que cette bague, je vous la glisse au doigt devant témoins...

Nane94140 a écrit:
Dans la cuisine

La Frigousse se détache en petits lambeaux signes qu'elle est bien cuite à point. De merveilleux parfums d'épices et de viande mijotés embaument la cuisine, venant titiller les narines des amoureux.

La purée d'orties aussi est cuite et dégage ses arômes qui se mêlent à ceux de la Frigousse.

Elle remplit deux écuelles, dans l'une elle pose la frigousse, dans l'autre c'est l'odorante et appétissante purée qui trône dans laquelle filent quelques morceaux de porc salé, elle hésite longuement à les apporter aux amoureux. Elle a bien deviné qu'il préféraient être seuls tout les deux, mais la bonne cuisine ça n'attends pas.
Avant de pénétrer dans la salle elle prend cependant le temps de les observer. Non pas pour être indiscrète mais tout simplement parce que son frère est extrêmement important pour elle et qu'elle souhaite son bonheur avant toute chose lui qui a eu tant de déboires mérite bien d'être heureux de nouveau.
Se faisant le plus discrète possible, elle entre dans la salle et dépose enfin les deux écuelles appétissantes devant les dineurs.

Les enfants de Nane a écrit:
Badadam Badadam Badadam !!!!

Une troupe bruyante entre dans la salle. Bruyante et encombrante certes mais oh combien attachante malgré sa petite taille. A la queue leu leu Tristan mène la troupe comme un général partant en guerre. Suivent ensuite caracolant sur des bâtons mimant les chevaux Agnès et Nadège complètement déchainées.

HYAAAAAAAAAAAA Badadam Badadam Badadam huuuuuuuuuu court cheval !!!!!!!!


Les trois enfants traversent la salle sous l'œil abasourdi des dineurs. d'un coup les trois cavaliers stoppent net ils ont repéré....

TONTON CAAAAAAAAAAAAAAASSSSSSSSSSSTTTTTTTTTTTTT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ils lâchent net leurs montures qui s'affalent au sol à grand bruit pour se ruer vers leur oncle en riant. Nadège escalade un genoux Agnès l'autre pendant que Tristan tente de se faufiler entre les deux bousculant les écuelles qui se rapprochent dangereusement du bords de la table.

Les deux fillettes embrassent leur oncle à gros baisers mouillés pendant que Tristan découvre l'inconnue qui se trouve au coté de son oncle.


Tu es qui toi ? Je t'ai jamais vue ! Qu'est ce que tu veux à tonton ? Pi d'abord pourquoi tu lui donne à manger à la cuillère ? Il est grand il sait faire tout seul !

Oriabel a écrit:
Ce baiser tant désiré, si souhaité, il s’enflamme tout comme la douce Oriabel en cet instant. Son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine qui se déchaîne du tambour assourdissant qu’il offre jusqu’aux tempes de la belle. Elle le regarde, le dévore de ses yeux si rayonnant. Elle a l’impression de vivre le conte de fée de chaque petite fille qui se couche la nuit souhaitant trouver le prince charmant. Tout ça est beaucoup trop beau pour être vrai. Le bonheur sans condition, sans prix existe vraiment ? Elle veut bien s’en convaincre !

Le baiser se termine, il se relève ne disant toujours rien mais son visage est explicite, il semble heureux. Elle est ravie de voir qu’elle a ce pouvoir sur lui, souhaite chaque jour revoir cette aura de lui, inlassablement. Il s’assoit gardant ses mains dans les siennes, les serrant tendrement tout en échangeant des regards avec elle.

Mon Ange... Vous faite de moi le plus heureux des hommes et j'aimerais que nous puissions partager ce moment qui sera pour nous le plus beau. Permettez que cette bague, je vous la glisse au doigt devant témoins...


Elle acquiesça naturellement bien qu’elle venait de lui dire qu’elle n’avait pas besoin de tout ce bazar cérémonial. Si cela lui faisait plaisir de faire tout dans les règles possibles, aussi bien ne pas le décevoir. Nane choisi ce moment propice pour apporter deux nouveaux plats qui d’une odeur plus qu’alléchante ouvrait l’estomac de la futur madame Castelreng. Elle n’avait plus vraiment faim en fait mais comment résister à un cordon-bleu comme sa futur belle-sœur ? Pure gourmandise oui mais, son corps avait tout de même besoin de s’alimenter même si son âme avait tout ce qu’il pouvait désirer si ce n’est que Castel maintenant.

Nane pris le plat qui avait reçu la soupe et s’attarda un moment à leur table pendant qu’Oriabel goûtait à son menu préparé avec soin.

Mmmmmmm Nane… c’est franchement…. Ouille c’est chaud mais c’est trop bon ! Tiens goûte !


Elle l’avait tutoyé par mégarde, familiarité maintenant, possible mais aussi par cet engouement pour le festin de Nane.

HYAAAAAAAAAAAA Badadam Badadam Badadam huuuuuuuuuu court cheval !!!!!!!!


Oriabel portait la cuillère rempli de viande à Castel lorsque des cris d’enfants retentirent. Elle lui laissa la cuillère en bouche la main posée dessus lorsque trois petites frimousses s’arrêtent à leur table et s’égayaient de voir leur oncle. Elle comprit rapidement qu’ils s’agissaient des enfants de Nane et elle sourit chaleureusement. Ils étaient tellement mignons. Cela ne tarda pas pour qu’ils les rejoignent tous se faufilant dans tous les sens. Elle senti même commencer à bouger sous la table, Gamin s’éveillant tranquillement de tout se raffut .

L’attention d’Oriabel se porta rapidement sur le petit bonhomme qui avait tôt fait de voir une inconnue à coté de son oncle.

Tu es qui toi ? Je t'ai jamais vue ! Qu'est ce que tu veux à tonton ? Pi d'abord pourquoi tu lui donne à manger à la cuillère ? Il est grand il sait faire tout seul !

Il était adorable. Les fillettes l’étaient tout autant mais de l’entendre, sur la défensive, lui demander qui elle était…. Le cœur de la belle s’ouvrit comme par enchantement, tombant carrément amoureuse de ce petit être sans qu’il n’est rien demandé. Elle lui répondit d’une voix extrêmement douce qui lui était propre, ses yeux bleus observant chacune des réactions du petit être.

Je suis Oriabel, la nounou de ton cousin Hélie et de ta cousine Heaven. Et ton ‘’ tonton’’, bien il s’avère que je l’aime beaucoup. Est-ce que tu me donne la permission de continuer ou si tu préfère attendre de me connaître un peu plus avant pour voir si je suis digne ? Et oui t’as raison il est grand, assez pour manger tout seule mais je vais te confier un petit secret si tu veux….


Elle se pencha à l’oreille du jeune garçon très curieux d’entendre la suite de ce que la dame pouvait raconter. Elle lui murmura doucement.

Tu sais des fois… les grands font des bêtises quand ils sont nerveux… je ne voulais pas qu’il tâche sa belle chemise, il est comme qui dirait, un peu gauche quelque fois et fait des bêtises…. Mais toi tu es grand, t’as pas besoin de ca et tu fais pas de bêtises vrai ?


Elle lui sourit avec une affection débordante.

Et toi dis moi, comment t’appelles-tu ?
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:34

*GaMin a écrit:
Il dort...... la pense pleine comme jamais jusqu'à
ce jour. Il dort. La gueule posée sur le bout du pied de sa maitresse,
Gamin en écrase lourdement, vie de Roy pour un chien en cet instant. Si
l'on avait tendu l'oreille, on aurait pu l'entendre ronfler, pour dire
que l'animal était bien.

Quand soudain, il leva la tête dans un sursaut..


Badadam Badadam Badadam !!!! .......HYAAAAAAAAAAAA Badadam Badadam Badadam huuuuuuuuuu court cheval !!!!!!!!

...Et aboya, surprit par un tel raffut.

WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !!


Voulant dire par là : C'est quoi ce bordel ! peut même plus digérer en paix !

Avec
une crainte non dissimulée,mais ne cessant d'aboyer, il sortit de
dessous la table pour aller se nicher sous la Chaise d'Oriabel.
Courageux le chien ! mais pas téméraire ...

---fromFRcastelreng a écrit:
Nane arriva dans la salle et avec elle une odeur alléchante, deux plats en mains. Castel trouva sa sœur bien timide ou bien sérieuse dans son travail. Elle qui ne cessait pas d'ordinaire ses babillages, semblait là avoir perdu sa langue. Elle déposa sur la table, la suite du repas, rempli de nouveau la coupe et attendit sagement le verdict de son met somme toute fort appétissant. C'est donc Oriabel qui se fit juge, Castel, lui pensait déjà à autre chose qu'à manger...

Mmmmmmm Nane… c’est franchement…. Ouille c’est chaud mais c’est trop bon !
Tiens goûte !


Une cuiller emplie de viande s’approcha de sa bouche…. Il engloutit de contenant et, avant même de pouvoir en savourer le contenu …

HYAAAAAAAAAAAA Badadam Badadam Badadam huuuuuuuuuu court cheval !!!!!!!!

….. Une charmante troupe de cavalier peu ordinaire fit irruption dans la salle….

TONTON CAAAAAAAAAAAAAAASSSSSSSSSSSTTTTTTTTTTTTT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Castel en avala sa cuillerée de travers se trouvant assaillit par deux jolies demoiselles qui, après avoir escaladées ses genoux, l'inondèrent de gros bisous bien baveux. Il n'eut que le temps de faire reculer les deux plats qui s'étaient dangereusement rapprochés du bord de la table, les entoura ensuite de ses bras et fit reculer sa chaise de la table.

Ça faisait un moment qu'il n'avait vu ses nièces, la dernière fois devait remonter bien avant leur départ du Languedoc, lorsqu'il était allé passer quelques jours à Carcassonne. Que le temps passait vite... les enfants en étaient la preuve !

Dites moi ! vous avez encore grandie vous deux ! de vrai jeune filles !

Il regarda son neveux, se retenant de rire lorsqu’il s’adressa à sa Douce

Tu es qui toi ? Je t'ai jamais vue ! Qu'est ce que tu veux à tonton ? Pi d'abord pourquoi tu lui donne à manger à la cuillère ? Il est grand il sait faire tout seul !

Et sourit tendrement aux réponses qu’elle lui fit.

Je suis Oriabel, la nounou de ton cousin Hélie et de ta cousine Heaven. Et ton ‘’ tonton’’, bien il s’avère que je l’aime beaucoup. Est-ce que tu me donne la permission de continuer ou si tu préfère attendre de me connaître un peu plus avant pour voir si je suis digne ? Et oui t’as raison il est grand, assez pour manger tout seule mais je vais te confier un petit secret si tu veux….


Qui a cru que le tête à tête allait se prolonger le temps complet de ce repas ? Eux certainement ne souhaitaient que ça. A l'arrivée trop remarquée des enfants, la boule de poils, qui s'était enfin calmée, se fit rappelé aux bons souvenirs de Castel, qui franchement l'avait totalement oublié.

WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !!


Regardez les filles.... Cette boule de poils c'est Gamin et il a eut peur de vous... mais je suis certain que si vous alliez jouer dehors avec lui il vous ferait pleins de câlins...

Il n'en fallut pas plus pour que les deux demoiselles sautent des genoux de leur oncle pour aller s'occuper du chiot. Quatre petites mains sur la petite boule de poils, l'animal en fit la fête.
Allaient-ils pouvoir poursuivre ce moment romantique ? Castel ne demandait que ça, regardant sa promise chuchoter quelques secrets à son neveu qui en restait baba.

NouNou* a écrit:
Nounou, c’est le nom que lui donnaient les gosses du quartier. Faut dire que depuis l’age de 8 ans elle ne se plaisait qu’avec des jeunes enfants, leur contant des histoires plus farfelues les unes que les autres.
Les marmots du quartiers l’adoraient et leurs mères et avaient vite compris que le temps que leurs gosses étaient pendus aux lèvres de cette fille, elles, pouvaient en profiter pour faire leur marché tranquillement.
Elle se trouvait être la fille unique de la vieille dame chez qui Oriabel avait laissé les enfants pour pouvoir profiter de la journée.

De trop longues minutes qu’elle parcourait la ville à la recherche de la jeune femme. Sa mère l’avait appelé alors qu’elle était à conter une histoire de dragon à trois gamins attentifs.

Elle lui avait dit de vite ramener Oriabel, de ne pas trainer en route, mais la pauvre fille n’avait aucune idée de là ou pouvait se trouver la blondinette.
Demandant aux passants si ils n’avaient pas croisé la jeune femme, la décrivant du mieux possible, elle finit cependant à apprendre qu’elle avait été vu, accompagnée, du coté de l’Albigeoise.
Elle retroussa alors ses jupes et se mit à courir à l’auberge, souhaitant y trouver Oriabel.

Elle déboula comme une tornade dans la grand salle, s’arrêtant devant la seule table occupée, trouvant là la personne qu’elle cherchait et sans reprendre son souffle s’adressa à Oriabel


Vite Donã….. Vite……. C’est la petite …… elle est malade ….. la fièvre ….

Nane94140 a écrit:
Les deux poupées savourent les bisous et les câlins affectueux de tonton Cast.
La discussion entre l'oncle et les fillettes va bon train.


WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !!

Un chien ! C''est un chien le coussin tout doux aux pieds de la dame que tonton appelle Oriabel.

Oubliant tout les deux demoiselles se précipitent sur la boule de poils. Elle interrompent même la discussion de Tristan avec Oriabel.


Viens Tristan ! On va jouer avec le chien de tonton ! Regarde c'est un tout bébé !

Sans attendre la réponse de son frère, sans même lui laisser le temps de répondre a la question d'Oriabel, Agnès attrape son frère par une main et le tire vers la sortie pétulante comme à l'accoutumée.

Viiiiieeeeeeeeeennnnnnnnssssssssss vvvvvvviiiiiiiiiitttttttttteeeeeeeeuuuuuuuu Troispattes y vas être content avec un nouvel ami !


Tiré par Agès poussé par Nadège Tristan n'a d'autre choix que d'obtempérer a la sollicitation de ses sœurs et les trois enfant retournent jouer dans le jardin, laissant un certain calme dans la salle. Calme vite brisé par l'arrivée affolée de la jeune fille qui cherche Oriabel.

Oriabel a écrit:
Les yeux plantés dans ce petit bonhomme tellement adorable qu’Oriabel ne voit plus que lui quasiment. Un bruit peu commun, encore pas habituée au jappement, la sort de sa transe.

WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !! WHOUAFF !! !!


Voilà que toute la petite marmaille accoure à ses pieds pour voir la chiot tout excité par tant de mains qui le caressent, léchant un coup par si par là. La belle sourit, attendrit par ce moment. Gamin fera un excellent ami pour les jumeaux à la maison, elle en est convaincue. Le retour au calme, les enfants sont partis en compagnie du chien qui ne se fait pas prier pour les suivre se dégourdir les pattes. Après avoir autant mangé, il faut dépenser toute cette énergie endormie.

Oriabel sourit à son amour ainsi qu'à Nane. Elle n'a jamais eu ses réponses finalement avec ce petit ange adorable mais, aura surement l'occasion de récidiver prochainement avec lui. Une jeune femme qu'elle ne connait pas entre en trombe dans l'auberge et demande après elle.

Vite Donã….. Vite……. C’est la petite …… elle est malade ….. la fièvre ….

Qui malade ? Heaven ? Elle ne connaissait pas cette femme mais, pourtant, elle ne chercha pas plus d'explications. L'inquiétude qu'elle avait fait naître sur le visage de la future mariée était l'anéantissement total. La petite n'était pas sa fille biologique mais, la seule chose qu'elle n'avait pas donné à cet enfant était sa naissance, son premier souffle à la vie. Elle pouvait parfaitement la considérer comme sa fille et encore plus maintenant qu'elle allait épouser son père.

Il ne se passa que quelque seconde, déjà Oriabel avait bondit sur ses pieds. Le coeur serré de peur, la voix paniquée elle s'excusa auprès de Nane.

Je suis vraiment désolée Nane mais je dois y aller…. Je vous remercie vraiment pour tout….

Par un élan peu commun elle fit la bise à la jeune femme et regarda Castel qui naturellement l'accompagnait, déjà prêt à partir, lui aussi. Il salua sa soeur et prirent tous les trois rapidement la sortie. Elle appela Gamin au désolement des enfants qui commençait juste à s'amuser avec le chiot. Trottinant doucement il venait mais, sans urgence.

Castel, prenez le svp.... Faut mieux ne pas traîner

Elle regarda la jeune qu'elle ne connaissait pas encore et lui demanda où se trouvait Heaven et ayant la réponse qu'elle souhaitait elle se hâta directement vers chez elle.

castelreng a écrit:
Voyant les enfants partirent dans la cour avec Gamin à leurs chausses, Castel se dit donc qu’il allait de nouveau pouvoir savourer pleinement la compagnie de sa future épouse. Il n’en fut rien ! A peine la petite troupe sortie qu’une femme arriva en courant et stoppa sa course devant Oriabel.

Vite Donã….. Vite……. C’est la petite …… elle est malade ….. la fièvre ….


Son sang ne fit qu’un tour… Sa Puce, sa Princesse, si fragile.. A sa naissance déjà ils avaient craint qu’elle ne survive, bien plus petite et plus frèle que son frère, sa venue au monde en seconde place, l’enfant était arrivé bleu, sans souffle… On lui devait la vie à Dameisabeau qui était venu aider à accoucher sa mère. Une grande attention avait été de mise et l’enfant avait fini par reprendre des forces. La suite étant, Castel avait ressenti pour sa fille une flamme bien particulière, retrouvant dans ses traits beaucoup de sa mère. Autant dire qu'il était aux cents coups.

Heaven….

Il ne chercha pas même à savoir qui était cette fille et fut debout en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Oriabel s'était levée de concert.

Nane…je te ferais savoir …

Ne trouva t-il qu’à lui dire après lui avoir fait un rapide bisou. Ils furent vite dehors, laissant la pauvre Nane qui en resta muette.

C’était sûr que Gamin prendrait son temps pour suivre, il se trouvait trop bien entouré pour vouloir partir. En d'autre moment il se serait dit que c'était là le début de sa galère


Castel, prenez le s'il vous plait.... Vaut mieux ne pas traîner

Il expliqua en vitesse à ses nièces et neveu pourquoi il devait partir et avec Gamin, leur fit la promesse de revenir pour qu’ils puissent jouer avec la boule de poils et le chiot sous le bras rejoignit les deux femmes .

Ils couraient, pas de temps à perdre et la maison n’était pas toute proche. La jeune fille finit par se présenter, leur expliqua le peu qu'elle savait et dit où se trouvait l'enfant.On dut les prendre pour des voleurs a les voir ainsi déambuler dans les rues mais peu importait, ce qu’il fallait c’était rentrer et vite….
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MessageSujet: Au 30 promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:38

*Heaven* a écrit:
J’ai chaud. Je tremble des pieds à la tête. Mon petit corps est tout moite. Des gouttes d’eau perlent et rendent mes cheveux tout mouillé. Je veux ma maman. Elle est où ? Je pleure, je ne veux qu’elle. Arggggggg mais c’est quoi ce froid maintenant. On est où là ? Dehors…. Chez moi. Oui c’est ma maison, maman y est ? Ou papa peut-être ?

La femme à qui Oriabel avait confié les enfants, ne savait plus quoi faire de la petite qui s'était mise à pleurer une heure après le départ de cette charmante mère. Elle aimait beaucoup les enfants et était ravie de pouvoir offrir son aide pour qu'elle puisse se divertir un peu. Elle ne savait pas trop la situation familiale chez leurs gentils voisins et n'avait pas posé de question. Cela ne la regardait pas du tout. Oriabel s'avérait être d'une simplicité et d'une douceur à gagner n'importe qui. Lui rendre service était toujours de mise. Simplement elle commençait à s'inquiéter là. La petite Heaven faisait de la fièvre. Elle venait d'envoyer sa fille, Sandra, quérir Oriabel au plus vite. Ayant la clé de la demeure des Castelreng elle se rendit chez eux avec les deux enfants. Même Hélie semblait ne pas être dans son assiette mais, dormait pour le moment paisiblement dans son berceau. Elle s'assied dans la chaise berçante et caressait le petit minois de Heaven qui, ne cessait de hurler son mal. La pauvre femme était délestée par son impuissance de ne pouvoir la soulager.

La vielle dame est gentille et me berce doucement mais, c’est pas ma maman. Elle a pas le même parfum, ni cette voix qui sait m’apaiser. Et ma maman d’abord elle me chante des chansons pour me calmer. Je veux la sentir me serrer fort contre elle. C’est elle que je veux, je me sens pas bien du tout. C’est quoi ce pincement ? Aieeeee ! Ca fait mal……. MAMANNNNNNN ……

helie-castelreng a écrit:
J'ai chaud. Non, je n'ai pas chaud, je suis bien. Mon petit ventre est bien repu. Pourtant j'ai envie de pleurer. Mais non, j’ai mon petit pouce ... SCHLRP ! SCHLRP ! SCHLRP ! Maman, je veux maman ! Non, je ne veux pas maman ! pas encore … j’ai mon pouce ! SCHLRP ! SCHLRP ! SCHLRP ! C'est mon autre moi qui réclame maman ! hmmm … pourquoi elle ne fait pas comme moa ? hmmmmm… mon pouce à moa … SCHLRP ! SCHLRP ! SCHLRP !
zzzz zzzzz zzzz...


Helie ouvrit soudain les yeux, il était sur le dos. Il n’avait plus sommeil, mais plus du tout sommeil. Il chercha instinctivement sa soeur Heaven.

Moi ? C’est Moi qui pleure ? Arrêtes de pleurer, je vais pleurer aussi si Moi continue à pleurer … Pourquoi Moi a mal ? Ayé je pleure ! c’est malin ! Mamannnnnnnnnnn ! euh ... j’suis mouillé aussi !!! MAAAAAAAMA!

Oriabel a écrit:
Jamais elle n'avait couru aussi vite. Jamais elle n'avait parcouru une distance en si peu de temps. Affolée, c'était l'état dans lequel se trouvait Oriabel. Elle savait sa petite poupée malade. Qu'avait-elle, grave ou pas ? De la fièvre ? Ca voulait dire un peu ou complètement brulante ? Elle n'aurait jamais dû les laisser. Les remords de ne pas être là pour cette petite puce qui devait se sentir si mal en cet instant. Castelreng avait l'air aussi inquiet qu'elle. Pourtant, il avait pris le temps d'expliquer aux enfants de Nane pourquoi ils devaient partir aussi rapidement, leur faisant une promesse qu'ils pourraient très bientôt rejouer avec le chien. Tout cela semblait si loin à la douce Oriabel lorsqu'elle arriva devant la porte de sa maison.

Essoufflée, inquiète et rageuse contre elle-même, elle entra d'un bond pour trouver la petite dans les bras de la voisine qui tentait de la calmer mais, en vain. Elle se rua contre elle lui ne lui posant aucune question et prenant la petite dans ses bras. Elle était complètement brulante. Son front était couvert de sueur froide, son petit visage tout crispée par la douleur. Elle semblait épuisée d'avoir autant pleuré... Le coeur d'Oriabel se resserra durement. Est-ce sa faute ? Bien sûr que non mais, elle ne pouvait s'empêcher de le ressentir malgré tout. Elle aurait tellement voulu en ce moment, retirer le mal d'Heaven et le prendre sur elle. N'importe quoi pour la protéger, souffrir à sa place. Pourquoi un petit être aussi petit devait souffrir. Ce n'était tout simplement pas juste...

Bien que la future Dame de Castelreng savait que ce n'était pas la dernière fois qu'elle serait malade, qu'elle se blesserait, qu'elle souffrirait, elle ne voulait pas ,que cet enfant est mal. L'âme d'une mère sans l'avoir enfanté. L'aimer au-delà du mot. Le pouvoir d'une mère même adoptive tenant son enfant dans ses bras et vouloir donner sa vie pour lui. C'est précisément ce qu'Oriabel ferait pour ses enfants. Heaven et Hélie, l'étaient ses enfants. Castel ne mit pas longtemps à la rejoindre l'assaillant de questions. Il était terriblement anxieux, il voulait des réponses. Elle ne les avait pas pourtant, pas pour le moment.

La voisine revient avec Hélie dans ses bras qui pleurait, lui également. Oriabel avait remarqué que chez ses deux enfants, ses jumeaux, un ne pleurait pas sans l'autre, un avait faim, l'autre aussi... Comme une moitié de l'autre, deux enfants, une âme commune. Est-ce que cela fonctionnait aussi pour la douleur ? Si Heaven souffrait, Hélie le ressentait il ? La voisine mit l'enfant dans les bras de son père, elle offrait de rester s'ils avaient besoin d'aide ainsi que sa fille Sandra. Oriabel refusa poliment pour le moment, qu'elle irait les quérir si besoin et les remercia chaleureusement toutes les deux avant qu'elles prennent congés.

Une fois les deux femmes sorties, elle déshabilla sa petite poupée qui grelottait sous l’effet du contraste de chaleur qui s’opérait dans ce petit corps. Pour le moment, pas d’irruption de boutons ni de plaques rouges. Elle avait peut-être simplement pris froid lors d’une de leur ballade.

Castel ?….. Hélie, comment est il ? Aussi fiévreux ou pas ?

Elle redoutait la réponse. Elle devait faire tomber cette satané température corporel et rapidement. Elle ne supportait pas de voir son enfant malade. Elle pris la puce et l’immergea dans un bain d’eau tiède, à la limite un peu plus froid que tiède mais pas trop. Heaven hurla, déchirant le cœur de la pauvre femme qui pourtant, ne voulait que son bien. Si Hélie était aussi chaud, il irait rejoindre sa sœur malheureusement.

---fromFRcastelreng a écrit:
Le trajet entre chez Nane et la maison, pourtant distante fut faite dans un temps record. Ils avaient couru comme des fous, les passants se retournant sur eux à leur passage. Sans doute les prenaient-ils pour des voleurs en fuite, surtout Castel avec le chiot sous son bras. Mais peu importait, qu’une chose en tête, l’inquiétude de savoir sa Princesse malade. Qu’avait-elle ? Dans qu’elle état était-elle ? Et si c’était très grave au risque de la perdre ? Il ne le supporterait pas.. Pas ça.. Tout mais pas ça…

Oriabel franchit le seuil dans la maison comme une tornade, se ruant sur Heaven. Jamais encore il ne l’avait vu dans cet état, pâle d’inquiétude. Elle s’en voulait sûrement de les avoir laissé, elle qui jusqu’à ce jour ne les avait jamais quitté. Castel juste derrière, laissa tomber le chien au sol plus qu’autre chose pour aller la rejoindre. Sa puce lui sembla si mal que la panique le gagna.


Elle a l’air bouillante … Qu’est ce qu’elle a ? Elle était bien ce matin …. Elle a mal quelque part ? Elle a mangé quoi ? C’est le ventre tu crois ? Elle a pris froid ?

Pendant ce temps, la voisine était allée chercher Hélie qui lui aussi pleurait plus qu’à son habitude, ce qui n’arrangea pas l’état des deux parents. Elle lui confia son fils qui pleurait toujours, lui se demandant sur le coup s’il n’était pas malade aussi. La vieille femme, qu’il ne connaissait pas était toute retournée, elle s’était vu confier ces enfants et voilà que l’un deux était malade. Oriabel sut la rassurer, lui disant que ça allait aller, qu’elle pouvait retourner chez elle avec sa fille,Sandra, qui était venu les chercher à l’auberge. De courts remerciement, la promesse de venir la trouver au besoin et les deux femmes s’en retournèrent chez elles.

A peine se retrouvèrent-ils seuls qu’Oriabel, dans son rôle de maman se mit à dévêtir la fillette. Autant dire que Castel ne comprit pas pourquoi, mais se garda bien de le dire pour le moment.


Castel ?….. Hélie, comment est il ? Aussi fiévreux ou pas ?

Il passa donc sa main sur le visage du bambin et fut rassuré. L’enfant n’était pas chaud et semblait vouloir se calmer un peu au contraire de sa sœur qui, la pauvre enfant se vit immerger dans un bain presque froid et n’en pleura que plus.

Non…. Il va bien , pas chaud…. Peut-être mouiller ….

Il s’en assura donc, passant sa main sur les langes de l’enfant pour en effet constater qu’ils étaient trempés.

Il est mouillé.. Je confirme.. Tiens.. Prend le… Je vais me charger d’Heaven..

Il lui tendit donc son fils afin qu’elle puisse le mettre au sec, l’enfant dans les bras de la seule mère qu’il connaissait, cessa ses pleurs qui se firent sanglots. Le père a charge de sa fille tentait tant bien que mal de lui faire baisser sa température, lui faisant glisser de l’eau sur sa tête, essayant de la rassurer par des mots dit calmement, espérant que cela suffirait. Mais cela suffirait-il ?

*Heaven* a écrit:
Je pleure encore et je vais le faire jusqu’à ce que j’aie ce que je demande ! Et peut-être encore après, ça va dépendre de si cette douleur revient dans mon ventre. Non mais c’est que ça fait vraiment mal ce truc…. Et il fait si chaud, c’est normal ? Ha je pleure plus fort ? Ca a pas refait bobo pourtant…. Ah ! Non c’est mon autre Moi qui vient de se réveiller. Pourquoi il hurle comme ça d’abord, il a mal aussi ? Nan pourtant ça n’as pas l’air d’être ça. Juste pour la forme alors…. Pfffff…. Il pourrait pas attendre son tour pour une fois et arrêter de passé avant moi ? Déjà que il a voulu venir au monde avant moi, pris toute la place dans ce cocon de chaleur où nous avons grandit pendant un petit moment…. Ohhhhhhh doucement… pas si brusquement…. C’est qui ça encore ? Ohhh mais c’est…. Mais oui c’est elle…. C’est ma maman !!!!!!!

Oriabel venait de prendre la petite dans ses bras l’examinant de sous toutes les coutures, la dénudant pour trouver la source de la fièvre de Heaven.

Ahhhhhhh mais fait froid là… Maman ?!?…. Pourquoi tu fais ça…. Bah c’est malin, je tremble maintenant. Non mais arrête de me soulever ainsi de partout. J’ai quelque chose qui cloche hein ? Non parce que d’habitude t’es toute douce et là je sais pas… t’as l’air énervée par quelque chose…. Tu voudrais pas me blottir contre toi ? Stp…..


La petite est portée vers la salle d’eau dans les bras d’Oriabel qui la serre tendrement contre elle malgré l’inquiétude. Elle est ensuite plongée dans un bain d’eau tiède.

Arggggggg nonm nonoonnnnnn c’est quoi ça ? C’est froid… c’est froid….. Maaaaaaammaaaannnnnnn fait pas ça s’te plaittttt…. Je hurle plus fort pour qu’elle m’entende. Je me débats encore pour sortir de là, je suis toute crispée par cette sensation qui m’engourdi. J’adore prendre mon bain mais pas cette fois. C’est pas pareil du tout là ! Elle m’entend pas m’époumoner ? Elle m’aime plus pour me faire souffrir ainsi ?

Oriabel est déchirée par les pleurs de la petite qui n’en finissent plus. Elle inter change de place avec Castelreng qui doucement l’humidifie l’arrosant lentement.


Bon c’est ça, elle m’aime plus, elle est partie avec l’autre Moi qui fait le malin encore ! Il a toujours tout ce qu’il veut. Il se fait bichonner pendant que moi on met mets dans l’eau glacial. C’est pas juste !!!!!Fait moins chaud par contre tout d’un coup…. Ha l’eau commence à être mieux. Je respire doucement et commence à me calmer. C’est mon papa… Heureusement qu’il est là…. Mmmmmm je vais un peu mieux, je pleure plus. Je le regarde, il est beau et grand mon papa, il voudrait pas me prendre un peu et me bercer là ? Je lui souris bien qu’épuisée.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:43

helie-castelreng a écrit:
Je suis mouillé, c’est affreux, je suis mouillé ! Hé, personne pour venir me changer ? Je suis mouillé, et ça dégouline de partout, en plus. Tant pis, je hurle plus fort, ça vous apprendra… Vous l’aurez voulu !

Helie se mit à brailler tant il pouvait. Soudain il sentit une paire de mains le soulever. Aaah, enfin ! On m’a enfin entendu ! Il vit une tête inconnue. T’es qui toâ ? T’es pas maman, t’es pas papa ! C’est décidé, j’t’aime pô ! Mais si tu me changes, je changerais d’avis. L’essentiel, pour mes petites fesses, c’est d’être au sec ... Hééééééé, que se passe-t-il ? Helie se retrouva dans les bras de quelqu’un d’autre. Héééééé, c’est papaaaaaa…. Et son nez ! Il faut que je l’attrape ! Papa adore que je l’attrape !

Soudain, une sensation de froid parcourut son échine. Il entendit les cris redoublés de sa sœur, Heaven.
C’est Moi qui pleure ! Papa, tu entends ? On fait du mal à Moi ! Il faut faire quelque chose ! Aaaaah, j’ai réussi à attraper le nez à papa ! Hééééééé, laissez-moi, il est à moâ ce nez ! Vous arrêtez de me trimballer comme ça ? J'ai ma dignité ! Je proteste ! Mamaaaaaaaaaaaaaaan !!! Ma maman adorée !!! Aaah, tu vas me changer ?? Maman que j’aiiiiiime ! Il n’y a vraiment que toâ qui me comprend ! C’est extrêmement désagréable des fesses humides ! Houhouhou ! Il fait froid !! ‘ttention, je sens que ça vient ! .................... Haaaaa, ça soulage ! Je me sens mieux ! C’est quoi qui s’agite ? Il faut que j’attrape ! Ayé, j’ai attrapé ! Héééé, qui me prend mon pied ? J’ai attrapé mon pied ! T’as vu, Maman, j’ai attrapé mon pied ! J’suis fort, hein ?

castelreng a écrit:
Combien de temps fut-il à tenter d’apaiser les pleurs de sa fille ? De trop longues minutes pour lui.
Oriabel était partie s’occuper d’Hélie qui lui pleurait d’avoir les fesses humide, Castel se rongeait d’inquiétude. A genoux devant le baquet où sa fille se débattait, pleurant, hurlant tous ce qu’elle savait, l’éclaboussant quand ses petits poings serrés cognaient l’eau. Que pouvait-elle bien avoir attrapé ? Il ne comprenait pas, le matin avant son départ au travail, sa fille allait très bien. Qu’avait-elle ? Il ne cessait de lui asperger la tête d’eau qui elle commençait à se réchauffer, faisant tout pour essayer de calmer les pleurs et l’agitation de la petite.


Chuttttt ….. Calmes toi mon Trésor …. Chutttt…. Tu vois…. C’est moins froid maintenant …

L’enfant se calma doucement, laissant les sanglots prendre la place de ses cris. Castel la trouva moins rouge et s’en trouvait quelque peu soulagé. Le bain avait fait effet semblait-il son effet. De son pouce, il essuya les dernières larmes de sa Princesse, lui souriant, se pencha vers elle et alla lui déposer un baiser sur le front, la trouvant de ce fait, nettement moins chaude.

Tu as l’air mieux Princesse …


Echange de sourire entre le père et sa fille, Castel fondait devant celui de son enfant. Elle avait pourtant les yeux rougis et fatigués par la fièvre et ses pleurs, mais elle n’en était pas moins la plus jolie sa puce. Elle lui tendit les bras,le regardant avec son petit air triste. Comment de pas céder au regard suppliant d’un enfant ! Il prit une large serviette de lin qu’il posa sur le bord du baquet. Il prit la petite dans ses bras et l’enveloppa dans le linge. Heaven, épuisée vint lover sa tête sur l’épaule de son père qui lui, déposa un tendre baiser sur ses boucles ébènes. Oriabel serait sans doute contre le fait qu’il l’est sorti de l’eau, mais il ne pouvait la laisser lui tendre les bras en le regardant implorante.

Ça va aller maintenant ma Puce lui murmura t-il en la frictionnant doucement le dos, espérant vraiment que ce soit le cas. Castel, jouant avec les boucles ébènes de sa fille et alla retrouver Oriabel qui était à s’occuper de changer Hélie. Il en avait oublié le chiot, qui lui finit par se faire rappeler à son bon souvenir en venant se mettre dans ses jambes.

Oriabel a écrit:
Elle avait peine de voir sa fille dans ce bain d'eau qui ne voulait aucunement se calmer. Le coeur déchiré de la voir souffrir ainsi et de ne pouvoir rien faire pour son bien la pesait. Oriabel fut presque libérée de sa prison de culpabilité envers sa fille quand Castel lui remit Hélie dans les bras lui disant qu'il était mouillé et à changer. Il pleurait aussi bien malgré que pas de la même intensité que sa soeur jumelle. Elle s'exécuta et prit le chemin menant vers la chambre des enfants le petit bonhomme logé dans ses bras. Les cris provenant de la salle d'eau semblait s'estomper. La distance ou la petite se calmait, elle n'avait su le dire mais, de tout son coeur souhaitait la deuxième option.

Hélie sembla se calmer pendant qu'Oriabel le changeait. Elle retira ses vêtements et le laissa un petit moment à l'air pendant qu'elle cherchait des vêtements propres. Elle revient vers lui au moment où le froid produisit l'incompréhension première sur le fonctionnement des garçons. Elle reçue tout le liquide chaud sur sa robe. Elle tenta de mettre sa main pour stopper le jet fort puissant tout de même pour un bébé main en vain. Elle se retrouva la main pleine en plus de sa robe trempée avec une légère odeur assez désagréable.

Héliiiiiiieeeeeeeee…… arf…… OOhhhhhhhhh…..

Oriabel était estomaquée, le petit lui abordait un fier sourire libéré de son impulsion sans réaliser ce qu'il venait de faire probablement. Elle s'essuya la main et se dit qu'elle devrait aller se laver elle aussi n'ayant d'autre choix après cela. Elle le langea convenablement ensuite. Elle s'était attendrit que trop rapidement par ce petit visage d'ange. Il venait d'attraper son pied et riait, très content de son exploit. Elle le souleva et alla le couvrir de mignons petits baisers dans le cou pour le faire rire encore. Le son joyeux qui s'en échappait donnait un baume au coeur de la maman par intérim qui l'avait eu plutôt déchiré avec sa petite soeur. Elle cessa ses cajoleries lorsque Castel entra avec la petite. L'inquiétude revient immédiatement.


Comment va-t-elle ? On doit quérir un médecin ou si la température a baissé dis moi ?


Sans même attendre de réponse elle était déjà entrain de mettre sa main contre le petit corps de Heaven pour vérifier elle-même.

*GaMin a écrit:
J’étais pourtant bien moi à me faire cajoler par ces petits bipèdes ! Qu’est-ce qui lui prend à lui de m’emporter comme ça ! Je me retrouve à être secoué dans tous les sens tellement il avance vite ! Pourquoi c’est pas la gentille qui me porte cette fois ?

Voici ce que Gamin s’était dit lorsque Castel et Oriabel avaient fait le chemin de l’auberge à chez eux en courant.

Il s’était donc retrouvé au sol sans ménagement, avait secoué la tête tant il avait été sonné par la chute. Planté sur ses quatre pattes, il les avait regardé s’agiter comme des puces sous des cris à lui casser les oreilles et la curiosité étant de mise pour son age, s’était mis à fureter dans ce lieux qui lui était inconnu.

La truffe au ras du sol, allant de ci de là, humant la large peau couchée au pied de la cheminée, il s’était cru de nouveau à l’extérieur…. Une patte arrière levée…. Laissant là une marque de son passage avant de s’en retourner visiter le reste de la maison.
Découverte d’une paire de chausses…. S’amuser avec l’une, la mordiller, la balancer pour avoir le plaisir d’aller la reprendre, puis s’en lasser et aller voir ailleurs et se retrouver entre les jambes du maître.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:45

castelreng a écrit:
Lorsqu’il arriva dans la chambre des enfants, Oriabel était à faire rire Hélie des baisers qu’elle lui donnait dans le cou. Il ne put que sourire au spectacle qu’il avait sous les yeux, spectacle qui ne dura pas quand elle se rendit compte de sa présence. L’inquiétude qu’il lut sur le visage de sa belle se confirma lorsqu’elle dit en venant constater elle même de l’état de la petite.

Comment va-t-elle ? On doit quérir un médecin ou si la température a baissé dis moi ?


Tu vois …. On dirait bien que la fièvre est tombée….

Il lui semblait qu’elle s’était endormie, ne la sentant pas bouger d’un pouce. Rien n’en aurait été étonnant d’ailleurs, suite à ce qu’elle venait de vivre. Il se pouvait également qu’elle soit à regarder la boule de poils qui elle, avait finie par s’asseoir et pleurnichait on ne savait pourquoi. Hélie, lui, avait eut vite fait de voir le chiot et s’agitait dans les bras de sa mère.

Elle dort je crois… Laissons passer la nuit, nous verrons demain comment elle est, et irons chercher Nane si elle ne va pas mieux. Elle saura trouver le remède dont Heaven aura besoin. Je passerais la nuit à la veiller, tu pourras ainsi te reposer car avec l'artiste là..... Il s'occupera pas que tu manques de sommeil.... regarde le.... une vraie puce...

il regardait son fils essayer d’attirer l’attention du chiot par ses cris et ses rires, il tendit un bras et de ses doigts alla lui chatouiller le menton…

Hey ! l’asticot tu as vu ton futur martyre…. Il s'appelle Gamin et c'est le chiot de maman
Mais tu pourras lui tirer les oreilles, lui faire quelques misères.... mais attention mon Fils ! ça mort ces jouets là !


Il regarda ensuite sa douce un sourire taquin aux lèvres et redevint sérieux.


Tu crois qu'on peut la coucher ? Elle dort non ?

*Heaven* a écrit:
Je lui tends les bras. Je joue le tout pour le tout et fait une petite moue. Je sens ma lèvre trembler tout doucement. Je veux qu’il me prenne, je veux pas rester là. S’il te plait papa….

La lèvre de la puce tremble et se bleuit de froid lentement. Elle est épuisée, tente désespérément de faire fondre le cœur de son père qui fini par avoir pitié et la prend dans ses bras. Il l’enveloppe délicatement dans une serviette et la blotti contre lui. L’amour d’un père est indéfinissable.

Hmmmmm…. Je suis bien, oui oui… encore papa… continue tes caresses dans mon dos, ça fait du bien….. mmmmm c’est réconfortant. Ses bras sont vraiment bien, pas étonnant que maman adore s’y loger. Heureusement que moi et l’autre moi on y a droit aussi. Je ferme les yeux. Je me sens si fatiguée…. Zzzzzzz…..zzzzzzzzzz….zzzzzzz


Heaven s'est déjà endormi et n'a plus connaissance de se bercement lorsque son père rejoint sa mère et Hélie qui s'amuse. Elle va récupérer, elle a besoin de reprendre des forces si elle veut aussi jouer avec le chien à son réveil.

Oriabel a écrit:
Castel eut tôt fait de la rassurer. La fièvre de Heaven avait complètement disparue et elle semblait paisible maintenant. Oriabel se détendit doucement, profitant de cette accalmie et sourit en voyant que Hélie s'agitait dans ses bras pour avoir la boule de poil qui venait de montrer son nez dans les parages. Plus il pleurnichait, plus le petit bonhomme le voulait naturellement. La curiosité très forte chez les enfants et cette '' chose'' était tout à fait nouvelle dans la maisonnée. L'attrait beaucoup trop tentant.

Elle dort je crois… Laissons passer la nuit, nous verrons demain comment elle est, et irons chercher Nane si elle ne va pas mieux. Elle saura trouver le remède dont Heaven aura besoin. Je passerais la nuit à la veiller, tu pourras ainsi te reposer car avec l'artiste là..... Il s'occupera pas que tu manques de sommeil.... regarde le.... une vraie puce...

Non je crois que tu as raison, après cette nuit, nous aviserons mais, je suis d’accord, elle a l’air beaucoup mieux et si paisible. Pas besoin de la veiller…. Enfin, je ne dormirais surement pas, j’en serais pas capable à mon avis… nous verrons.

L'anxiété demeurait chez elle tout de même. Elle ne supportait pas de la voir malade. De ne pouvoir rien faire pour la soulager était pire que tout. Pendant qu'elle dormait, au moins, elle n'avait pas mal donc ça allait. Hélie en pouvait plus en ce moment. Il voulait la bestiole au sol. Castel lui parlait tout en souriant avant qu'Oriabel le dépose un moment au sol.

Allez petit garnement, vas-y….

Le chien se rua presque sur l'enfant le chatouillant de grosses léchouilles baveuses. Cela fit sourire longuement la jeune maman. Il était si beau. Si plein de vie, si adorable.... Espérant que cela durerait en vieillissant.... S'il ressemblait à son père, aucun soucis à se faire.

Tu crois qu'on peut la coucher ? Elle dort non ?

Oui, je crois que ce serait judicieux. Laisse-la dans sa serviette et recouvre là de sa couverture. Pas la peine de l'habiller, je ne voudrais pas qu'elle se réveille s'il te plait.

Elle regarda ensuite Hélie qui tirait le poil du chien qui lui ne bougeait même pas cet idiot, aucune malice dans cet animal. Tant mieux en fait, aussi bien ainsi. Elle le reprit.

Toi aussi petit ange, la sieste est de mise. Allez viens là....

Elle le pris, le cajola encore un long moment avant de le mettre dans son petit lit. Elle le borda tendrement ensuite, déposa un baiser sur son front, fit de même avec Heaven qui dormait paisiblement et appela Gamin en sortant de la chambre, Castel sur leurs talons.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:46

---fromFRcastelreng a écrit:
Le temps passa ……..

Heaven s’était vite remise de cette montée de fièvre dut à une poussée dentaire.

La vie dans la maison avait repris son cours, L’amour qu’éprouvait Castelreng et Oriabel l’un pour l’autre grandissait de jour en jour. Le besoin d’être uni l’un à l’autre leur devenait pressant et ce fut donc un soir, alors que Jenifaël se trouvait à Albi, que les deux tourtereaux décidèrent d’échanger leurs vœux.

Rien n’avait été prévu. Castelreng était allé en courant chercher Jeni à l’auberge afin d’être le témoin de leur union. Ils avaient décidé qu’au retour d’Ethan, à nouveau ils échangeraient leur vœux mais cette fois en présence de tous les gens qu'ils aiment. Il ne fallut pas plus d’une demi-heure à Castel pour faire venir Jeni et quand il franchit le seuil de la maison en sa compagnie, il resta scotché par la beauté de son Amour et ne fut sur le moment incapable d'avancer. Oriabel avait passé une robe pastel et était prête. Elle avait vérifié que les enfants dormait paisiblement et attendait dans le salon

Il l’avait regardé comme on regarde ce qu'il y a de plus beau, ne trouvant encore les mots pour le lui dire. Jeny, elle, souriante en passant la porte de voir Cast si énerver, l’avait trouvé vraiment amusant mais si attendrissant. La vue d'Oriabel dans cette robe lui avait coupé le souffle. Elle était radieuse et semblait si heureuse


Tout va bien mon Ange ? Tu as pas changé d'idée dit ? dit Oriabel inquiète tout d'un coup
non je.. tu es .. tu es… Finit-il par dire tout en avançant ne la quittant pas des yeux.Tellement.. Belle ! ..

Arrivé devant elle, il avait posé un genou à terre, avait pris ses mains dans les siennes et avait plongé son regard dans le sien.
Mon amour, ma vie je ne la veux qu'avec toi, je te promet de t'aimer au-delà de tout, je te jure que toujours tu seras heureuse.. Mon Ange Ce soir et pour toujours veux tu être ma femme…. ? Je te jure fidélité, Amour ...


Il avait eut mal à trouver ses mots. Le temps d'un instant sa main était allée dans sa poche et glissa à l’ annulaire gauche de la femme qui allait devenir la sienne, la bague qu'il avait avec lui depuis déjà plusieurs jours déjà.

Par cette Bague
Mon Ange Je te fait mienne, je te fais Dame de Castelreng.


Oriabel, le coeur serrer dans sa poitrine, ne l’avait quitté pas des yeux. L'amour qu’il avait pu y lire était immense. Elle avait eut peur de se mettre à pleurer. Elle s’était contrôlé jusqu'à ce que la bague fut glissée à son doigt. Des larmes de joies s’était mis à couler doucement, un court silence s’était installé avant qu’Oriabel à son tour ne dise.

Mon Amour.... je te jure fidélité, de prendre soin de ton coeur, de ton corps. De t'aimer chaque jour d'avantage que le précèdant. Je ne veux que tous les jours voir ton visage sourire et te rendre heureux. Je t'aime ....

Jeni, très émue de les voir comme cela tout les deux était très heureuse pour eux. Elle les avait regardé échanger leurs voeux et se promettre de s'aimer toujours et à jamais. Cette histoire d'amour serait probablement la plus belle qu'elle est la chance de voir s’était-elle dit en souriant, attendrie, espèrant qu'un jour elle aussi puisse connaitre ce genre de sensation.

Une fois relevé, il avait gardé sa main dans la sienne et avec tendresse l’avait pris dans ses bras pour déposer ses lèvres sur les siennes et sceller leurs vœux par le plus beau des baisers. Jeny, les yeux pleins d'eau les avait regardé tout les deux et les avait étreint tendrement chacun leur tour avant de leur faire la bise, leur souhaitant avant de les laisser seuls.


Mes meilleurs voeux de bonheur, puisse vous être le couple le plus heureux au monde….. Je vous aime tout les deux… je vais maintenant vous laisser… Soyez fou tout les deux ! Au revoir.

La nuit, leur première, fut pour eux :

Citation :
Moi, j'avais peur toi, tu tremblais
Du fond du cœur tu m'appelais
Et cette nuit était pour toi
La première fois

Je découvrais un peu de toi
Du bout des yeux du bout des doigts
Ton premier cri ce fut mon nom
La première fois

On s'aimait tant
On s'est tout donné
Une femme était née
Dans mes bras pour moi

On se cherchait on se trouvait
On s'attendait on s'aimait
C'était bien plus que de l'amour
La première fois

On s'aimait tant
On s'est tout donné
Une femme était née
Dans mes bras pour moi

Je découvrais un peu de toi
Du bout des yeux du bout des doigts
Ton premier cri ce fut mon nom
La première fois

Paroles: Michel Mallory- 1975

Les jours, les semaines défilèrent, Castel s’impliquant de plus en plus dans son travail en délaissa un temps sa jeune épouse malgré l’annonce d’un enfant en septembre qui les avait comblé de joie. Il avait fallut une trop dure scène de ménage, il avait fallu qu’on lui ferme les portes de la brigade. . Le Comte lui avait accordé deux jours de congés, deux jours de permissions… Là aussi il avait fallu les menaces de ses sœurs. Castel ne pouvait s’empêcher d’aller faire quelques dossiers le temps que son épouse dormait encore où partait faire le marché, la lessive, toute ses besognes qui prennent du temps. Sara et Nane avaient dut en arriver à le ligoter, le faire ramener chez lui dans une brouette pour qu’il réalise qu’il travaillait trop, pour qu’il comprenne qu’il était en train de faire le malheur de son ange alors qu’il lui avait juré le bonheur quotidien.

Il s’en voulu et s’en voudrait toujours de l’avoir tant négligé. Le soir de son dernier jour de perme, alors qu’ils étaient tous les deux assis sous la tonnelle du jardin, il lui avait prit la main et lui avait proposer de partir tous les deux quelques jours, d’aller sans but précis, juste pour avoir le plaisir de se retrouver comme au premiers jours. Elle avait accepté l’idée avec joie et le lendemain matin, Castel était allé chercher la nounou pour garder les enfants et ils étaient partis au hasard.

Leurs pas les avaient guidé dans les bois du Boudou, pas très loin de la ville en fait. Il lui avait cueilli des fraises des bois et quelques myrtilles trouvée ça et là, les lui avait fait manger, lui donnant la becquée, ce à quoi elle avait plus que souri. Ils avaient ensuite suivi un court d’eau, remontant son courant et avait découvert un sublime endroit. Tapis dans ce bois du Boudou, une petite grotte comme il y en a beaucoup dans la région et a deux pas, la cascade d’un torrent que la fonte des neiges de l’hiver avait grossi. C’est là qu’ils passèrent leur soirée. Il avait fait un feu non loin de la grotte, de sorte que la fumée n’y entre pas, était allé pécher et avait fait cuire une belle truite sauvage qu’ils s’étaient partagés. La nuit, la grotte les avait abrité, ils s’y était aimé comme à leur nuit de noces, et au matin, alors que le soleil déjà haut, chauffait, ils étaient allés faire leurs ablutions dans le torrent et avaient pris plaisir à se faufiler derrière la cascade, se cachant des yeux animaliers, car eux seuls auraient pu les voir s’unir sous ce drap limpide. Les biens faits de ces heures passées à ne penser qu’à eux vit le couple revenir sur ses pas en toute fin de journée.

Le lendemain, Castel partait avec deux de ses sergents pour Castres, laissant à son grand regret son Ange à Albi. Il aurait voulu qu’elle l’accompagne, mais la grossesse la laissait trop malade encore pour entreprendre un voyage.

De castres où il laissa Mimeline après deux journées, il rejoignit Castelnaudary où Lilou était elle, arrivée. Il ne fit que passer et alla à Foix. A chaque ville, il fit visite aux maires avec qui il parla des différents problèmes de la maréchaussée, une journée et il reprenait la route. La semaine passa, les nuits furent longues et une fois de retour à Castres, il eut le grand bonheur de voir son épouse qui l’attendait devant la porte de la seule auberge de la ville. Les retrouvailles furent pour eux un feu d’artifice. Elle lui dit avoir laisser les jumeaux à la garde de Sara. Deux jours à Castres, rien qu’eux deux avant de devoir reprendre la route pour Albi. Pour se faire, il avait trouvé une monture pour son épouse, ne voulant pas qu’elle se fatigue à faire le trajet à pied.

Là, ils se contentèrent d’aller récupérer les enfants et le chiots, embaucher deux trois personnes pour les travaux des champs avant de repartir pour Castres où Castel avait encore à faire. Un petit chariot permis le transport des enfants et d’Oriabel.

A ce jour, ils étaient toujours à Castres et n’avaient encore aucune idée du jour où Albi verrait leur retour.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:51

castelreng a écrit:
Sur le chemin du retour

Il ne fallut pas moins d'une semaine avant qu'ils ne revissent Albi. Comme pour l'aller, ils avaient pris un chariot pour le confort des enfants. Castel, voyant que depuis quelques jours son épouse peinait plus, avait dut insister pour qu'elle aille s'allonger à l'arrière avec les enfants.

La route se fit donc ainsi et au petit matin, alors que le soleil pointait tout juste, les remparts d'Albi faisaient face. Les marchands et voyageurs des villes alentour arrivaient tout comme eux, certains tirant des mules lourdement chargées, certaines d'épices rares, d'autres de femmes ou enfants exténués par le voyage, tous regardant le lourd pont-levis se baisser doucement dans une longue plainte réclamant son dû de graisse.

Il fallut donc stopper le temps que puisse entrer les premiers arrivants, arrêtés pour contrôle par les gardes en fraction aux portes de la ville.
Castelreng en profita pour se retourner et regarder sa petite famille à l'intérieur du chariot. Bel, réveillée par l'arrêt, les enfants dormant avec le chiot collé à leurs pieds.


Nous sommes arrivés Mon Ange...... d'ici peu nous serons à la maison

Reclaquant les rênes pour de nouveau avancer, ils parvinrent à l'entrée de la ville où Castel, après avoir salué les gardes qui l'avaient reconnu, le laissèrent passer lui souhaitant un bon retour.
La traversée des rues les menant enfin chez eux fut vite faite compte tenu du peu de monde à cette heure matinale. Les échoppes commençaient à s'ouvrir, seuls les boulangers étaient déjà à l'ouvrage à sortir sans doute leur première fournée.



Au 30 Promenade des Amoureux

Enfin ils étaient chez eux !

Castelreng après avoir aidé Bel à descendre du chariot, avait pris un par un les jumeaux qui avaient fini par eux aussi se réveiller, réclamant sans attendre leur premier repas. Gamin quant à lui s'était rué à l'intérieur de la demeure, sans doute déjà à la chasse d'une chausse à ronger...

La vie reprenait donc son cours dans ces murs vides depuis des jours. Les volets furent ouverts, laissant entrer les premiers rayons d'un soleil qui se promettait d'être chaud et brillant.
Le temps d'un court repos et le prévôt-adjoint se devrait de reprendre le chemin des brigades...

Jenifael. a écrit:


Trois cavaliers avaient passé la ville d'Espalion sans s'arrêter, continuant leur route qui les mèneraient tout droit à VilleFranche. Jenifael, sachant la distance à parcourir, leurs avaient intimés de continuer. Les vivres ne manqueraient pas avant la prochaine ville et comme cela il gagnerait une journée sur leur itinéraire. Ils dormiraient tous à la belle étoile ce soir, dans la clairière qu'elle avait découverte lorsqu'elle était partie la première fois d'Albi pour rejoindre son ami Murdockx qui résidait depuis peu au Puy. Depuis, de cette amitié était née un amour unique et sincère. Bien des différents obstacles s'étaient mués devant eux mais jusqu'à ce jour, aucun n'avaient réussi à les séparer totalement.

Après une rupture houleuse, ils s'étaient revus, cachant à leurs amis leur nouvelle complicité. Personne n'avait été dupé, sachant l'amour qui les unissait, étant fait l'un pour l'autre. Leur relation avait renouée sans qu'ils ne puissent rien y faire, l'attraction entre ces deux êtres beaucoup trop extrême pour quiconque puis la détruire ou s'interposer. De leur amour ainsi que de leur échange subtile pendant plus d'un mois, à peine revenu cohabiter dans leurs destinées que Jenifael fut prise de terrible nausée et de fatigue subite. Murdockx s'était immédiatement inquiété. Elle avait ensuite pris soin de se faire auscultée par Nuit le médecin du Puy, bien qu'elle-même novice en la matière, étant l'infirmière de son cabinet, savait de quoi il en retournait. Le diagnostique tomba, elle était enceinte ! La nouvelle l'ébranla tellement qu'elle ne mit personne au courant, même pas son ange. Elle eut si peur de la réaction, ils en avaient déjà parlé mais, ce n'était pas dans les projets à si court terme. Ils venaient de revenir ensemble et si tout chahutait encore une fois ? Ils n'étaient pas mariés, au point de vu de l'église le blasphème était grand. Bien que le péché rongeait déjà son esprit, elle finit par lui en faire part. Il s'avéra être le plus heureux des hommes. Elle en fût comblée et laissa ses doutes et craintes sombrer dans l'oublie.

Castel et Oriabel n'étaient pas encore au courant, voulant attendre de les voir et de leur annoncer de vive voix. Cela ne tarderait pas, comme la douce dame de Castelreng accoucherait bientôt, elle lui avait demandé de l'assister dans cet heureux évènement, se sentant plus rassurée d'avoir un membre de sa famille pour ce faire. Jenifael avait donc prit la route et était maintenant à deux jours à cheval de les retrouver. Elle n'avait pas encore eu la chance de leur dire le moment où elle arriverait. Dans cette petite clairière, un feu pour seul éclairage, ses deux compagnons endormis, elle rédigea un papier qui partirait pour la demeure du 30 Rue des Amoureux.

Citation :
Bon matin les Amoureux.

Il me tardait de vous dire que d'ici deux nuits, nous serons à votre porte. Un ami nous accompagne moi et Murdockx, vous rendre visite. Pour le moment la route se fait dans la facilité et la joie. Aucun brigand dans les parages, que le paysage en signe de bienveillance. Nous serons dès demain à VilleFranche où si je le puis, vous redonnerez des nouvelles. Sinon, sachez que très bientôt j'aurais la chance d'embrasser mon beau-frère favori et d'étreindre mon futur neveu ou nièce par l'intermédiaire de ma douce amie. J'espère qu'Hélie et Heaven se portent également à merveille. Je suis certaine qu'ils ont énormément grandi, il me tarde de les voir tout autant.Mais surtout de les pourrir de câlins.

A très bientôt, dans quelques jours, je vous embrasse tendrement
Jenifael

Elle roula le parchemin, somnola quelques heures, blotti dans les bras de son aimé. A la lueur du jour, elle siffla le corbeau sombre de Murdockx à la veille du départ et lui attacha la missive à la patte. Elle s'envola trop heureuse de rendre service vers Albi où ils la rejoindraient très bientôt. Le bruit des sabots des Ponots reprirent l'instant d'ensuite, près pour un dernier segment de chemin vers la prochaine cité.

Oriabel a écrit:
Au retour de Castres

La semaine leur avait été bénéfique bien que Castel travaillait beaucoup à pourvoir à ses multiples fonctions qui augmentaient en l'absence du Prévôt. Il avait finalement su jongler avec les besoins de sa famille et ses obligations brillamment. Elle en était très fière, comme toujours de lui et tout autant amoureuses malgré les mois qui s'étaient écoulés depuis leurs arrivés à Albi.

C'était d'ailleurs là qu'ils retournaient, Castel conduisant la carriole, elle et les enfants bien alanguis derrière. Elle n'avait pas pu rester à ces côtés à l'avant. Le devoir de mère à temps pleins ainsi que la grossesse qui augmentait à vu d'oeil la fatiguait énormémenst en ce moment. Des formes vivifiantes étaient omniprésentes. C'est à peine si elle arrivait à marcher convenablement, des maux de dos lancinant par la lourdeur de son joli vendre arrondi. Elle avait probablement trop mangé de sucreries.....

C'est l'arrêt spontané de leur moyen de transport que la jolie blondinette sortie de ses songes se croyant enfin arrivée chez elle. Elle fut déçue de constater que ce n'était point le cas par le paysage qui se dessinait en arrière plan de son mari.

Nous sommes arrivés Mon Ange...... d'ici peu nous serons à la maison

Probablement la moue déçue que son Ange venait de voir qui l'avait obligé à la rassurer. Elle en sourit, il était tellement avenant avec elle. Elle avait vraiment trouvé l'homme le plus exceptionnel qui soit en Castelreng.

Le retour, 30 Promenade des Amoureux.

Quelques claquements de rênes, des mètres de chevauchés et les voici maintenant rangé devant la demeure qui était la leur. Heureusement, il n'y avait pas très longtemps qu'ils étaient partis et la Nounou avait promis de passé arrosés les fleurs qu'elle appréciait tant sur la devanture de la maison et aérer les pièces par la même occasion. Elle n'aurait pas trop à en faire, pas de poussière ni rien ne démontrant une trop longue absence de résidants en ces lieux.

Son Amour avait pris soin de l'aider à descendre pour pas qu'elle ne force ou se blesse. Une main plaquée contre ses reins, le souffle court, elle se dirigea vers la maison, suivis des enfants qui marchaient très bien maintenant, argumentant quelques mots, surtout celui '' Moi, Faim ! '' Ce qui ne tarda pas à se faire piailler dans la maison dans tous les sens. Oriabel sourit et leur prépara de quoi manger à tous sachant très bien qu'ensuite elle perdrait son mari pour la journée.

Un étrange oiseau attira son attention à peine Castel reparti, un corbeau avec une robe noire très luisante. Il était porteur d'un message apparemment. Oriabel entrouvrit la fenêtre, les enfants tout souriant par ce volatile mystérieux tendant les mains pour l'avoir. La jeune maman lui tendit la main où il se percha immédiatement pendant qu'elle lui débarrassait de la missive qu'il portait. Elle donna une récompense au corbeau et entreprit la lecture qui réchauffa son coeur. Jenifael serait bientôt là. Dans quelques jours, ils auraient de la compagnie. Elle ne perdit pas le temps en un retour de message, elle avait la chambre d'amis à préparer.

castelreng a écrit:
Sitôt une tranche de pain et de jambon avalés, il était donc reparti pour le commissariat, après avoir embrassé enfants et épouse. Il y avait retrouvé Mimeline, heureuse d’avoir enfin du renfort et s’était mis de suite à l’ouvrage. Courriers à faire, dossiers à classer ou relancer, avaient donc été l’occupation de la matinée.

Lorsque arriva l’heure du diner, il avertit Mimeline qu’il retournait chez lui pour quelques heures, le plus gros du travail étant fait. Il emporta néanmoins avec lui un lourd dossier qu’il devait avec Sara et le prévôt, mettre à jour au plus vite, restant un moment chez lui, il aurait sans doute une heure à lui consacrer.


Entre le commissariat et le 30 promenade des Amoureux

La journée était vraiment belle, incitant presque aux loisirs. Castelreng, traversant les rues bondées de monde à cette heures songeait à ce qu’il aurait put faire de cette journée si le travail ne pressait pas autant : Une balade dans le parc à deux pas de chez eux, où ils auraient put, Bel et lui, regarder les jumeaux jouer avec Gamin. Ils auraient pu prendre un panier avec de quoi faire gouter les enfants et se seraient installés à l’ombre des gros chênes. Une après- midi en famille …. Dieu qu’il en avait envie !

Il en était là dans ses pensées lorsqu’il arriva sur la place du marché. Les odeurs agréables de cannelle, de poivre, cardamome et autres épices lui ouvrirent l’appétit. L’étale emplis de fruits gorgés de soleil embaumait en rival, attirant les commères et autres gens de passages. Castel, tout comme eux, se laissa guider par ses papilles aux aguets et acheta pèches, fraises et mûres et reprit, les bras chargés, le chemin de sa demeure.


Au 30 promenade des Amoureux

La porte de l’entrée était grande ouverte, laissant s’infiltrer les rayons du soleil, baignant l’intérieur de sa chaude lumière. Les cris des jeux des enfants lui parvenaient, Gamin, reconnaissant son pas arrivait en trombe quémander sa caresse journalière. Plus encore, il eut l’envie de passer le reste de la journée avec ceux qu’il chérissait tant. Profiter de ses deux bouts d’Ange, taquiner sa fille à l’en faire plisser le nez de mécontentement, les faire rire aux éclats et avoir le tendre sourire de son Ange…

File Gamin ! Va voir ailleurs si j’y suis ! Allez ! hop !!

Juste le temps d’aller rejoindre la table pour y déposer fruits et dossier que déjà les enfants arrivaient dans leur course encore malhabile pour leurs ages. Il les prit chacun enroulé dans un bras, comme il le faisait à chaque fois et allèrent ensemble au devant de la maîtresse de maison.

Qu’avez-vous fait de votre mère ?
Dame de Castelreng… Un hôte de plus pour midi… et certainement la journée…la soirée…et pour sûr la nuit ! Ça vous irez ?


Déjà lui parvenait les pas de sa douce, il alla donc avec son joyeux fardeau la retrouver dans la cuisine. Occupée à finir le repas, lorsqu’il franchit le seuil elle se retournait tout juste et c’est avec un large sourire qu’il s’avança vers elle pour déposer ses lèvres sur les siennes.

Mmm ! bonjour mon Ange..

*Heaven* a écrit:
Bah c’est qui fait t’jours exprès pour prendre mon joujou…. Donne lélie, t’as moi ça…..rhooooo…..

Heaven se chamaillait avec son frère pour avoir le même jouet dans le boudoir. Maman préparait le repas à la cuisine et Gamin lui jappais pour faire arrêter les jumeaux de se disputer. La cacophonie régna un moment. Le chien parti en trombe vers la porte qui s’entrouvrait.

Papa !!!!!!!!

Un des mots facile à prononcer qu’elle avait apprit. Celui-là et Maman, avait été plus d’une fois très utile.


Va z’arrivé z’avant toi, tu verras….

Elle se mit à courir en même temps que son frère, se faisant dépasser très rapidement par Hélie qui était plus vite qu’elle. Mais à la fin du compte elle se fit prendre et cajoler tout comme lui par Castel.

Qu’avez-vous fait de votre mère ?

Bah… m’man z’uisine ! Comme d’hab !

Naturellement Castel n’entendait rien. Heaven arrivait à peine à se faire comprendre par des mots courts mais tout doucement, elle apprenait. Déjà marcher était un exploit en soit. Elle pouvait aller où elle voulait maintenant, c’était assez pratique surtout pour embêter son grand frère.

Toujours dans les bras de Castel, ils virent tous les trois Oriabel arriver. La petite regarda son père et sa mère s’embrasser bien que difficilement. Les jumeaux gigotaient dans tout les sens, la futur maman devenant un peu ‘’ rondelette’’.


M’mam a z’un gros z’entre. Et z’en plus, donne des coups. Z’est pas z’énial z’a.

La petite ne comprenait pas que très bientôt, un autre bébé prendrait la place qui lui était dû depuis presque une année, celle de la benjamine. Lorsqu’elle en constaterait les dégâts, rien n’est dit que la jalousie ne s’en mêlerait pas….
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 16:54

Oriabel a écrit:
Oriabel avait rangé la chambre d'amis pour la venu future de sa meilleure amie. Des draps propres et une chambre fraichement dépoussiérée l'attendait. Elle était assez satisfaite. Aucune raison pour que Jenifael aille à l'auberge. Et de plus, elle voulait l'avoir près d'elle au cas où .... Les bébés arrivaient sans prévenir à ce qu'on en disait. L'accouchement lui faisait très peur. Certaines femmes ne s'en sortaient pas, d'autres fois c'était les bébés. Elle avait tellement peur que plus le moment approchait, plus elle le redoutait. Elle avait chassé cette idée stupide de son esprit en laissant ses deux petits garnements au salon pour aller préparer le dîner.

Les chamailleries s'entendaient jusque dans la cuisinette. La douce Oriabel en sourit. Autant ils se disputaient ces deux-là, autant ils ne se lâchaient pas. Elle finissait de mettre le repas sur la table lorsque le chien arrêta subitement ces grognements et jappements. Intriguée par ce soudain silence, elle tendit l'oreille plus attentivement.

Papa !!!!!!!!

Ce simple mot suffit à rassurer la future maman de ce soudain dérangement dans le quotidien. Elle les attendit donc devant la porte de la
cuisine, économisant ses pas exprès vu son mal de dos épouvantable.

Son mari ne tarda pas à tomber face à face tenant les deux petits monstres angéliques qui se tortillaient dans tous les sens. Il déposa un tendre baiser sur ses lèvres mais, dans une difficulté risible. Les enfants
agités, Castel essayait de les dissuader de donner un coup de pieds par inadvertance à leur mère.

Mmm ! bonjour mon Ange.

Elle lui offrit un superbe sourire, très heureuse de le voir.

Bonjour mon Amour. Je t’attendais en fin de soirée seulement. C’est une véritablement joie de te voir. Ils n’avaient pas besoin de toi au
boulot ?

castelreng a écrit:
Il lui sourit en retour, ne comprit rien des charabias de sa fille, en regarda son épouse interrogatif avant de se baisser afin de remettre les deux enfants sur leurs pieds.

Faudra que tu me traduises si tu comprends ce qu'elle baragouine...J’ai ramené de quoi faire à la maison tu sais…mais la journée est tellement belle que je remettrais à ce soir ce travail ..... et j'ai aussi de quoi faire la joie de ces deux angelots là ! Assieds toi mon ange, nous allons t’apporter ça tous les trois.

Venez mes oiseaux, on va apporter une surprise à maman.

Prenant les enfants par la main, il se redirigea donc dans l’entrée où il avait déposé ses fruits.
A Heaven il confia les fraises qu’elle adore, à son frère les mûres qu’il préfère et se chargea des pèches.Les enfants heureux de voir ce qu'ils se voyaient confier laissèrent échapper des mots qu'eux seuls comprenaient. Hélie commença à picorer dans son trésor alors que Heaven commençait a aller retrouver sa mère au pas de course.


Hop hop hop !!! si tu cours Heaven tu vas tomber … Hélie les manges pas toutes voyons allez les donner à maman elle vous ajouteras de la crème.

Ils retrouvèrent tous Bel qui attendait, se demandant sans doute ce qu’ils allaient apporter. Les deux enfants se dirigeant directement vers leur mère, baragouinant qu’ils voulaient manger leurs fruits de suite, Heaven lui montrant du doigt l’endroit où se trouvait toujours la crème fouettée. Castel riant presque de les voir tous les deux excités comme des puces autour de leur maman et déposa les pèches sur la table.

Les pèches sont pour toi mon Ange … enfin c’est à toi que j’ai pensé en les achetant mais vu nos deux gourmands .... On leur donne ce qu’ils veulent et tu me racontes ta matinée le temps qu’ils auront la bouche pleine ?

Oriabel a écrit:
Oriabel était heureuse de voir son mari, pas de doute mais, elle avait malheureusement autre chose à faire aujourd'hui, autre chose de prévue cette après midi là qui ne pouvait être remis à plus tard! Elle devrait trouver une quelconque échappatoire s'il avait décidé de passer le reste de la journée à la maison.

Faudra que tu me traduises si tu comprends ce qu'elle baragouine...J’ai ramené de quoi faire à la maison tu sais…mais la journée est tellement belle que je remettrais à ce soir ce travail ..... Et j'ai aussi de quoi faire la joie de ces deux angelots là ! Assieds toi mon ange, nous allons t’apporter ça tous les trois.

Venez mes oiseaux, on va apporter une surprise à maman.


Oui… rien compris mon Ange, désolée… cela prendra du temps j’imagine…. Très heureuse que tu passes la journée à la maison….

Elle lui fit un sourire un peu forcé, sans le vouloir. C'est bien ce qu'elle redoutait. Elle prit sur elle de ne rien laisser paraitre et prit siège tel que demandé. Elle le regarda prendre la main des enfants. De les regarder tous les trois partir ainsi, de dos, ils étaient tellement adorables que son sourire devient si franc, rayonnant d'un bonheur profond.

Elle élabora une fuite sans qu'il pose trop de questions. Elle mangerait avec lui et trouverait bien une façon de lui fausser compagnie ensuite. Elle n'avait pas le choix. Ce qu'elle devait faire ne pouvait pas attendre plus longtemps. Leur voyage s'étant déjà assez éternisé qu'elle était juste maintenant dans le temps.

Elle vit revenir le trio '' d'enfer ''. Elle éclata de rire voyant son fils glouton comme dix en train de s'empiffrer dans des mûres. Sa bouche et ces joues couvertes d'une couleur violacée. Heaven plus patiente que son frère, enfin presque vu le trot qu'elle mettait pour revenir vers elle, arriva avec ses fruits préférés dans les mains et montrait du doigt ce qu'elle quémandait. Faute de se faire comprendre par les mots, aussi bien emprunter la facilement par la démonstration. Castel revient et déposa un panier de pêches superbes et mûrs à point sur la table, heureux d'avoir sa petite famille pour lui. Un bonheur complet si ce n'est que les enfants tiraient sur sa robe réclamant la crème.

Les pèches sont pour toi mon Ange … enfin c’est à toi que j’ai pensé en les achetant mais vu nos deux gourmands .... On leur donne ce qu’ils veulent et tu me racontes ta matinée le temps qu’ils auront la bouche pleine ?


Oui, je le fais maintenant sinon ma robe risque d’être toute tâchée par les doigts d’Hélie !

Elle se leva donc et leur donna ce qu'ils voulaient pendant qu'elle servit leur diner à tous les deux. Pas question pour les enfants de manger autre chose maintenant qu'ils avaient déjà le dessert. Elle prit place avec sa petite famille ensuite.

Bien ce matin j'ai préparé la chambre d'amis. Nous allons avoir de la visite. Jenifael et son amoureux, Murdockx, tu te souviens surement de lui, ils viennent nous rendre visite quelques semaines. Pas question que je les laisse à l'auberge. Je sais bien que Nane à un endroit fabuleux mais, j'aimerais bien les avoir avec nous si tu n'y vois pas d'objection bien sûr....


Elle mangea tranquillement tout en bavardant quant lui vient soudainement le subterfuge qu'elle cherchait.

Ho mon Amour, pas pensé mais, la Nounou devait venir garder les enfants cet après-midi, j'ai quelques courses à faire et quelqu'un à voir. Dis-moi, puisque tu ne travailles pas, tu pourrais t'occuper des enfants toi, non ?


Il serait probablement tellement débordé à courir après leurs deux petits anges diablotins, qu'il n'aurait pas le temps de se poser plus d'ample question. Ça serait parfait ainsi.Elle le regarda, quêtant sa réponse. Pourquoi faire compliqué quand on pouvait faire si simple. Toutes les femmes avaient des courses à faire, cela ne devrait pas évoquer de soupçon.

castelreng a écrit:
Les enfants installés, leur crème servie, ils se mirent à en discutant, Castel, donnant les morceaux de fromage qu’Heaven réclamait pour tremper dans son bol de crème et de fraise. Charmant mélange se disait-il à chaque réclamation faite...

Bien ce matin j'ai préparé la chambre d'amis.Nous allons avoir de la visite. Jenifael et son amoureux, Murdockx, tu te souviens surement de lui, ils viennent nous rendre visite quelques semaines. Pas question que je les laisse à l'auberge. Je sais bien que Nane à un endroit fabuleux mais, j'aimerais bien les avoir avec nous si tu n'y vois pas d'objection bien sûr....

Lorsque Bel lui annonça l’arrivée de Jeni, il laissa sa main en suspend alors qu’il était à donner pour l’énième fois du fromage à sa fille. Des mois qu’il n’avait vu sa belle sœur. Il avait bien eut de ses nouvelles de temps en temps mais savoir qu’elle serait là sous peu l’emplissait de joie.


Jeni arrive ? !!!! Oui je m’en souviens... tu as bien fait mon Ange, ils seront mieux avec nous qu’à l’autre bout de la ville chez Nane et tu auras de la compagnie ce qui me rassurera puisque tu n’es pas loin du terme. Mais tu aurais du demander à Nounou de t’aider à faire cette chambre.

Heaven se fit entendre, n’arrivant pas à prendre ce morceau de fromage des mains de son père, il la regarda un sourire aux lèvres, trouvant qu’elle avait de plus en plus de voix lorsqu’il s’agissait d’obtenir ce qu’elle désirait et lui donna ce qu'elle réclamait avec tant de voix.
Hélie quant à lui, se servait directement dans l’assiette de légumes de sa mère. Un moment familiale on ne peut plus plus normal en sommes, normal que Castel ait du mal à retourner travailler lorsqu’il venait, le midi, manger à la maison, préférant rester pour prolonger ces moments de bonheur. Il voyait déjà ce qu’ils allaient pouvoir faire tous les quatre sitôt ce repas terminé.


Ho mon Amour, pas pensé mais, la Nounou devait venir garder les enfants cet après-midi, j'ai quelques courses à faire et quelqu'un à voir. Dis-moi, puisque tu ne travailles pas, tu pourrais t'occuper des enfants toi, non ?

Finit le parc et les jeux des enfants à l’ombre des arbres. Oublié le panier de gourmandises et boisson qu’il aurait porté jusque là. Oublié la joie qu’il se faisait de passer cette journée en compagnie de son épouse. Il tenta de ne rien monter de ces déceptions.


Et bien …… puisqu’il le faut… pas de problème… mais tu sais, on pourrait aussi faire venir la Nounou ainsi, je t’accompagnerais et tu n’auras pas à porter tes achats.

Il la regarda avec un air tellement naturel, car pour lui il était normal de l’accompagner pour lui éviter toute fatigue inutile. Non qu’il ne voulait garder ses enfants, mais il avait envie de passer du temps avec son épouse. A rester à la maison, il se replongerait dans ce dossier qu’il l’attendait et pour le moment n’en avait guère envie.

Oriabel. a écrit:
Castel la regardait et l'écoutait tout aussi assidument même s'il satisfaisait les désirs de sa petite puce à lui donner morceau de fromage sur morceau qu'elle trempait avec délice dans sa crème. Oriabel la regardait faire, un sourire aux lèvres de bonheur de voir Heaven comblée de joie à s'en lécher les lèvres.

Jeni arrive ? !!!! Oui je m’en souviens... tu as bien fait mon Ange, ils seront mieux avec nous qu’à l’autre bout de la ville chez Nane et tu auras de la compagnie ce qui me rassurera puisque tu n’es pas loin du terme. Mais tu aurais du demander à Nounou de t’aider à faire cette chambre.


Elle soupira, sachant parfaitement qu'il savait ce qu'elle en pensait. Elle était ravie d'avoir la Nounou pour lui donner un coup de main mais, elle se sentait un peu comme une ''moins que rien'', devant toujours quérir de l'aide pour pouvoir à tout. Il est bien vrai que dû au terme de sa grossesse imminente et des jumeaux qui demandaient de l'attention à l'exagération, normalement puisque de tout petits enfants, c'était plus sage. Elle voulait simplement démontrer qu'elle pouvait être une bonne mère, une bonne épouse et une bonne femme de maison.

Oui je sais bien mais, non, j'ai tout fait tout, toute seule. Je sais, je suis bornée, entêtée, une vraie tête de mule et je ne sais pas quoi encore.... T'as raison....

Elle n'était pas trop d'humeur à se faire faire des remontrances surtout à ce sujet. Son mari dû s'en douter puisqu'il n'ajouta pas autre chose surtout que toute sa concentration se dériva sur sa fille qui s'énervait de ne pas avoir ce qu'elle réclamait dans l'immédiat.

Elle lui dit ensuite ses projets et il lui répondit autrement que ce qu'elle attendait. Il voulait faire garder les enfants et l'accompagner. Certes, des plus normal mais, elle ne le souhaitait aucunement. Elle n'avait plus que deux jours pour tout préparer et elle ne voulait pas du tout qu'il soit au courant.

Ah, c'est une bonne idée, très gentil même mais.... Je ... je ne vais pas loin et Sara vient avec moi. Donc pas besoin, les enfants seront contents de passer la journée avec toi en plus. Et en plus, j’ai pas beaucoup l’occasion de passer du temps avec ma belle-sœur. Ne t’inquiète pas, je serais rentrée pour le souper.

Elle les regarda tout en se levant pour ranger la table de leur repas qui se terminait. Elle lui avait menti un peu au sujet de Sara mais, pas méchament. Seul Castel qui n'avait presque pas touché à son assiette, elle la lui laissa donc.

Fini de manger, je pars maintenant. N'oublie pas de laver un peu les enfants.... Au vu des couleurs d'Hélie, je n'arrive pas à voir mon fils en dessous !

Elle rit et embrassa sa petite famille avant de les laisser tous les trois passer un moment agréable ensuite mais, surtout, avant que Castel ne puisse trouver une quelconque dérivation à cette promenade en solitaire.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 24 Aoû - 17:00

castelreng a écrit:
L’attention qu’il portait à Heaven fit que lorsque Bel se leva pour débarrasser la table, il avait tout juste commencé à manger.

Fini de manger, je pars maintenant. N'oublie pas de laver un peu les enfants.... Aux vues des couleurs d'Hélie, je n'arrive pas à voir mon fils en dessous !

Il se retrouva donc à devoir s’activer à manger, quelque peu rassuré de savoir Sara auprès de Bel pour ses achats qui semblaient ne pas pouvoir attendre.
A défaut de passer cette fin de journée avec sa famille au complet, il se contenterait donc de ses deux angelots. Il regarda l’état de lequel se trouvait son fils, barbouillé jusqu’aux cheveux de mûres et crème, se dit qu’il n’allait pas s’ennuyer à devoir lui rendre son apparence, espérant que le garnement ne se débattrait pas trop. Un tendre baiser donné à chacun et la Belle dame s’éclipsa avant qu’il ne put ajouter quoi que ce soit. Il se hâta de finir son repas.

A peine avait-elle refermé la porte derrière elle que le début de la galère commença pour Castel. Peu habituer à garder ses enfants, il se trouva vite débordé. Le temps qu’il rangea à son tour sa table, les enfants se chamaillaient une poupée de chiffon. Il se dépêcha donc de remettre en place et alla les retrouver dans la grande salle. Les prit par la mains en leur expliquant ce qu’il allaient faire, et se dirigea vers le coin toilette.

Lorsqu’il voulu laver et changer Hélie, le petit ne se laissa pas faire et Heaven de son coté pleurait tous ce qu’elle savait afin d’avoir un câlin. Gamin, lui s’était trouvé une chausse pour s’occuper.


Attends princesse, Papa lave Hélie...

Rien n'y fit ! Heaven ne voulait pas le savoir et redoubla ses pleurs..

Tentant tant bien que mal de s’en sortir, il installa la sœur à coté de son frère, assis sur la table où il avait mis de quoi nettoyer son fils ; petite bassine d’eau et vêtements propres. Trempa la douce éponge dans l’eau et la frotta de savon noir, l’approcha du visage de son fils qui détourna la tête vivement.


Bouge pas Hélie….. tu peux pas resté comme ça ………. Aller soit sage bonhomme !!!

Pendant qu’il était donc à essayer de laver Hélie, il fut éclaboussé ! Heaven était à taper des deux mains dans l’eau, riant aux éclats….

Heaven noooon.... !!!

…. Obligeant le pauvre père à reporter son attention sur la petite en lui ôtant les mains de l’eau avec un regard qui tentait d’être sévère.

L’après midi qu’il rêvait douce et tranquille commençait bien… Pour sûr qu’il en avait oublier le travail qui l’attendait.


Comment elle fait maman avec vous deux ? Regardez moi ça …. T’es toute trempée aussi ….
Je sais bien qu’il fait chaud mais quand même…


A cela l’idée lui vint….. Pour avoir la paix un moment et être certain qu’hélie finirait propre.
Qu’une solution, les mettre tous les deux dans le grand baquet où ils pourront jouer un moment, ça les rafraichirait et les fatiguerait sans doute suffisamment pour les coller à la sieste ensuite ! Il les déshabilla tour à tour, les mit face à face, versa de l’eau tempérée dans ce qu’il allait être leur piscine pour un temps et les regarda s’éclater.

Oriabel. a écrit:
Oriabel venait de terminer ses préparatifs et retourna chez elle. Elle était partie tout de même plusieurs heures et entra à la maison pour finalement, trouver personne dans le salon ni dans la cuisine qui était à moitié ranger et qui la fit soupirer, un peu d'eau ruisselant sur le calage. Elle se demanda ce qui avait pu se passer ici et sourit en attendant des clapotis dans la salle d'eau. Elle se dirigea dans vers la provenance des bruits et laissa son sourire s'élargir en voyant les deux petits anges jouant dans l'eau sous le regard attentif et attendrit de leur père. Il y avait autant d'eau sur le plancher et sur les vêtements de Castel que dans le baquet se qui la fit rire maintenant.

Bonsoir mes Amours. A ce que je vois, vous vous en sortez très bien tout les trois…. Enfin sauf la cuisine et ici, y’a pas eu trop de dégâts….Je vais m’absenter plus souvent dans ce cas !

A la vue de Castel, elle devina qu'il tentait de masquer qu'il en avait eu plein les bras par contre la blondinette n'était pas dupe. Elle sorti les enfants un à un du bain, les sécha et après leur avoir fait un petit souper qui se passa sans embarras cette fois, elle les coucha. Castel en profita pour travailler à ses dossiers rapporter à la maison et elle, à ranger tout ce bazar.

Lorsqu'il la rejoignit cette nuit là, il y avait déjà un long moment qu'elle dormait. Le pauvre avait dû concilier vie de famille et travail à la maison, loin d'être si évident en bout ligne. Il serait certainement récompensé pour son calvaire de sa journée....
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mer 17 Sep - 12:10

Castelreng a écrit:
Il va sans dire que l’après-midi n’avait pas été des plus simple. Les jumeaux sitôt dans le baquet n’avaient pas voulu en sortir jouant, riant aux éclats, éclaboussant tous autour d’eux. Castel n’avait pas eut le cœur de les entendre râler en les retirant de l’eau. Aussi, lorsque Bel fut de retour, elle les trouva tous les trois dans la salle d’eau.

Bonsoir mes Amours. A ce que je vois, vous vous en sortez très bien tout les trois…. Enfin sauf la cuisine et ici, y’a pas eu trop de dégâts….Je vais m’absenter plus souvent dans ce cas !

Quel soulagement ce fut pour lui l’arrivée de sa femme ! Elle dut le voir a la tête qu’il afficha, au soupir qu’il lâcha. Il lui raconta en gros comment ces quelques heures s’étaient déroulées et voyant qu’elle reprenait le flambeau, s’éclipsa. Il put consacrer une paire d’heures au travail qu’il avait pris avec lui. Leur souper se fit en tête-à-tête ce soir là, les enfants, repus par leur bain n’avaient pas demandé leurs restes. Bel, épuisée par sa journée, s’était elle aussi couchée tôt.

Le lendemain matin, 11 aout de l’an 1456, Castel, comme à son habitude s’était levé au chant du coq pour aller rejoindre son bureau….
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 12 Oct - 15:18



Ce matin là, lorqu’il s’éveilla, Hélie fut grognon. S’attendant comme à l’accoutumée à voir arriver sa maman, il eut la désagréable surprise de voir sa Nounou. Il ne lui fallut pas moins d’une heure pour accepter ce fait, l’oubliant joliment en jouant avec sa sœur. Jouer ! un bien grand mot en fait, chamaillé serait plus juste.

Assis tous les deux sur la peau au pied de la cheminée, Nounou occupée avec Joé, Hélie y allait au tirage de cheveux afin d’obtenir la poupée de chiffons qu’Heaven n’avait pas l’intention de lui céder. Tirant chacun un bout du jouet, lui, crêpant le « chignon » de sa main libre, elle, y allant à coup de baffes, les enfants hurlaient, ne voulant céder ni l’un ni l’autre.


HAAAAA !! DOOODEuuuuuuu ! Veaven !

Lorsque leur vint aux oreilles la voix chantante de la Nounou. Une douce mélodie qu’ils avaient l’habitude d’entendre. Hélie en oublia son jouet, lâcha les cheveux d’Heaven, se mit à quatre pattes pour enfin se lever et couru jusqu’à la chambre d’où parvenait le chant.

Maman…maman….

Pas de doute pour lui, sa maman qu'il n'avait encore vu ce matin était rentrée et chantait pour endormir sa nouvelle soeur. Quand il franchit la porte de la chambrette, déçu de nouveau et pas content du tout, il s'approcha de la nourrice avec son regard des mauvais jours et lui donna une tape sur la jambe. Baragouinant dans son langage de jeune enfant il voulu lui faire comprendre que c'était que maman qui chantait ça et en plus c'était son bébé à lui qu'elle avait dans les bras.

Doooode.... à moaaa... doooode !




La journée était à son habitude. Le soleil était à peine levé que déjà Hélie pleurait pour annoncer qu'il était bien en vie. C'était ainsi tous les matins, il réveillait sa jeune soeur de quelques minutes la benjamine. Leur caractères étaient bien différents bien qu'ils soient jumeaux. Maman n'était pas là à cette heure, ce qui était plutôt rare et il faisait tout pour exaspérer leur Nounou qui tentait de le consoler mais, en vain. Pour sa part, Heaven joua tranquillement avec sa poupée et même avec lui espérant qu'il lâcherait son air bougon depuis une heure. Pourtant, bien qu'elle veuille se montrer conciliante, il y avait des limites à tout. Elle lui avait laissé tous les jouets qu'il voulait mais, il s'en prenait à sa poupée préférée maintenant. Celle avec qui elle partageait toutes ses nuits.Elle la trimballait partout. Pas question qu'elle la lui laisse !!


Tous les deux assis devant la cheminée, son frère tirant comme il pouvait, beaucoup plus fort qu'elle, elle résistait tout de même. En voyant qu'elle ne voulait céder, il lui empoignant sa chevelure qui commençait seulement à pousser et tirait encore de toutes ses forces, elle se débattait en lui donnant des coups-de-pieds et des claques sans même regarder ce qu'elle faisait.

HAAAAA !! DOOODEuuuuuuu ! Veaven !

Noonnnnnnnnn….. à moaaaaaaaa !!! Zélie……arrêteeeuuuu !!!! Z’à moaaaaa boonnnnn….


Les pleurs se faisaient de plus en plus forts, les cris allaient bon train aussi jusqu'à ce qu'il finisse par abandonner au bonheur de sa soeur qui n'en pouvait plus. Elle partie en courant se réfugier dans sa chambre à petit pas sonore pendant que son imbécile de frère allait pleurnicher à la Nounou. Tant pis pour lui, pas parce qu'elle était la plus petite des deux qu'il faudrait qu'elle partage sa poupée. Il y avait déjà assez qu'elle devait partager ses parents avec lui et cette autre.... La ''braillarde'' qui faisait que maman avait beaucoup moins de temps pour s'occuper d'elle.

Arrivée enfin dans sa chambre, elle se réfugia dans son lit et tira la couverture par-dessus sa tête, elle ne voulait plus les entendre, ni un, ni l'autre. Le chant de la Nounou lui parvenait tout de même et fini par calmer la fillette qui serrait fort sa poupée de chiffon contre elle, triste, le coeur gros de ne pouvoir être consolée par sa maman, ni même par son père qui adorait la faire fâcher mais qui la faisait toujours autant sourire sans lui démontrer.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Jeu 4 Déc - 11:07

Narateur a écrit:
Pendant qu'Oriabel était à aider Castel , les enfants poursuivaient leur petit train-train.

Heaven était toujours caché sous le chaud duvet de son lit, serrant dans ses bras sa poupée. Celle là même qui lui avait été offerte par son oncle Ethan le jour de sa naissance, Hélie, lui en ayant une identique, d'où le pourquoi des incessantes chamailleries entre les bambins.

Joé était elle à dormir dans son petit berceau, et la Nounou était à désespérer de voir enfin Hélie se tenir plus sage.
Depuis son levé, il n'avait cessé de montrer sa mauvaise humeur, réclamant sa mère à tout va. Après s'en être pris à sa jumelle, il avait montré à sa Nounou son coté trop protecteur pour sa nouvelle petite sœur, obligeant la jeune femme à écourter le moment câlin de la petite en allant la remettre au lit pour espérer calmer la colère du grand frère possessif.

Le répit ne fut hélas que de courte durée, de caprices en bêtises, la Nounou ne savait plus où donner de la tête, même le chien était allé se mettre dans un coin afin de se faire oublier, craignant la petite tornade. Jamais encore la Nounou n'avait vu l'enfant aussi infernal que ce matin là. Il faut dire qu'avant ce jour, il n'avait pour ainsi dire jamais été sans sa mère. Le peu de fois qu'elle s'absentait de la maison, les enfants étaient sagement endormis, hormis bien sur le jour où, Oriabel, partie faire quelques mystérieux achats avec Sara, ce fut leur père qui prit soin d'eux....

A l'extérieur, Oriabel, aidée de Cjane, relevaient Castel et s'apprêtaient à franchir le seuil de la maison. La porte n'allait pas tarder à s'ouvrir....



Oriabel a écrit:
La très belle jeune femme ne tarda pas à donner suite à sa requête. Castel voyant ce qu'elle tenta de faire s'aida du mieux qu'il put. Oriabel se dégagea et pris une de ses flans, passant le bras de son mari sur son cou pour le relever, la jeune inconnue faisant de même. Tous les trois avancèrent ensuite, gravissant l'allée de cette maison qu'ils avaient choisie ensemble il y a un long moment déjà.

Les souvenirs l'envahissent brutalement. Il y avait déjà si longtemps maintenant... pourtant tout cela lui semblait daté d'hier. Leur arrivée ici, Heaven et Hélie encore des nourrissons, leur amour qui s'était épanouie, la déclaration de Castel, un moment inoubliable. Leur amour grandissant malgré qu'il travaillait de plus en plus, la venue de Joséphine. Et voilà maintenant où ils en étaient. Les jours heureux s'étaient couverts mais, cette passion qui les habitait était toujours aussi présente entre eux. Elle avait compris qu'elle ne pourrait vivre sans lui désormais en cette nuit. Tout allait changer maintenant, une nouvelle ère allait devoir s'installer et elle y veillerait.

Elle se concentra sur sa tâche, sentant Castel qui peinait à ses côtés. Elle ouvrit la porte de la maison et s'y engouffra avec son mari et la femme. Il ne fallut pas très longtemps pour qu'Oriabel constate le carnage dans la maison. Les cheveux plaqués sur le visage de la Nounou, son air triste et découragé de ne venir à bout de la marmaille était évident. Elle vit arrivé en trombe Hélie qui s'accrocha à sa jambe sans plus la lâcher ce qui stupéfiant la jeune maman. Il la serrait si fort pour son jeune âge, comme s'il avait eu peur que jamais elle ne revienne.

Oh mais qu’est ce qui se passe ici ? Hélie….

La Nounou expliqua à Oriabel ses déboires avec les enfants, voyant bien que ce n'était pas le temps mais, voulant la rassurer que ce n'était pas grand-chose non plus.

Hélie va avec Sandra, on couche papa dans son lit et on discutera ensuite promis....

Il se tenait si fort à sa mère, pas question de la laisser filer cette fois. La nourrice dû persévérer et le prendre de force, ce qui eut tôt fait de serrer le coeur de la blondinette mais, n'ayant pas le choix, elle ne broncha pas en faveur de son fils. Elle avala de peine ses sanglots qui s'étranglaient dans sa gorge et regarda la jeune femme.

La chambre n'est pas loin, deuxième porte du couloir, on le dépose là.


La femme acquiesça et Castel s'aida du mieux qu'il put jusqu'à ce qu'il soit étendu dans son lit. Elle fut surprise de ne pas voir Heaven, où pouvait bien ce cacher sa petite puce ?. Ce n'était pas l'heure de la sieste pourtant. Elle vérifierait cela plus tard. Elle regarda son époux d'un air plus sévère qu'elle ne l'aurait voulu.

Toi, tu ne bouges pas de là sous aucun prétexte, je vais à côté un instant et je reviens très vite.

Elle se détendit, lui embrassa le front et sortie de la chambre entrainant sa sauveteur par la même occasion.

Je ne sais comment vous remerciez. Je me prénomme Oriabel.

Elle la gratifia d'un charmant sourire. Elle avait encore des milliers de choses à faire, à régler mais, elle voulait prendre le temps de remercier cette femme comme il se doit. Sans elle, elle serait toujours étendue dans la rue.


Cjane a écrit:
Après être entrer dans la demeure, Cjane regarda autour d'elle.... Quel endroit charmant se dit elle... Mais elle n'eut pas le temps d'admirer plus les choses qui l'entouraient car au même instant, un petit ange accouru et s'agrippa à la jambe de la jeune dame, il était suivi de près par une autre dame au regard fatigué que devait être la nounou.... Un sourire se dessina sur la bouche de Cjane tandis qu'elle regardait l'enfant qui lui n'avait d'yeux que pour sa mère... Mais le moment était hélas peu propice aux calins, aussi la Dame demanda -t-elle à la nounou de prendre le petit, avec, on le voyait bien, grande peine.... Puis elle indiqua la chambre

Citation :
La chambre n'est pas loin, deuxième porte du couloir, on le dépose là.

Elle fit signe qu'elle avait comprit, puis ils se dirigèrent ensemble vers la chambre. Arrivés à destination, elles déposèrent l'homme délicatement sur le lit, puis la dame déposa sur le front de son tendre un doux baiser en lui ordonnant gentillement mais avec fermeté de ne pas bouger. Cjane quitta la chambre en sa compagnie, puis une fois dans le couloir, elle la remercia et se présenta

Citation :
Je ne sais comment vous remerciez. Je me prénomme Oriabel.

Cjane lui sourit et se présenta à son tour, avec son accent chantant


Je m'appelle Catalina Jovana de Suàrez, mais je vous en prie, appelez moi Cjane. Et ne me remerciez pas, c'est tout à fait normal, j'espere que cela ira mieux, puis je vous aider encore?

Elle regarda Oriabel en lui souriant, elle ne pouvait se résigner à la laisser seule, elle avait l'air tellement désemparée...
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Jeu 4 Déc - 11:12


Castelreng a écrit:
Enfin il était chez lui. Leur arrivée ne se fit pas sans heurt, les pleurs d’Hélie en étaient la preuve. La traversée de l’entrée et du petit couloir fut vite fait, Castelreng se fit allonger sur son lit, avec beaucoup de précautions. Il pouvait encore entendre les plaintes de son fils, non content de n’avoir put profiter de sa mère sitôt rentrée. Un instant, il s’étonna de ne pas avoir vu sa sœur, d’ordinaire, ils étaient inséparable ses deux là. Ses maux de tête toujours aussi intense, il laissa ce qui lui semblait être un détail, remarquant l’air sévère de son ange qui lui disait

Toi, tu ne bouges pas de là sous aucun prétexte, je vais à côté un instant et je reviens très vite.

Un pâle sourire se dessina sur ses lèvres.

Je risque pas…. de bouger …. Mon Ange… même si l’envie… m’en prenait…

Il se doutait bien que sa pauvre moitié était inquiète, sans doute même affolée de le voir dans cet état. Il n’osait imaginer l’angoisse qu’avait dut être sa nuit à ne pas le voir revenir et s’en sentait plus que coupable. Jamais il ne pourrait se pardonner l’imprudence qu’il avait eut et la peur qu’il lui avait occasionné. Un baiser sur le front, proche de l’entaille que la branche lui avait laissé et Bel ressortit, entraînant avec elle la jeune dame qu’il n’avait put remercier.


Il ressentit une sorte de bien être, le lourd duvet de plumes sur lequel il était, réchauffait doucement son dos meurtrit. Les volets étant clos, une douce peine-ombre flottait dans la chambre conjugale. Ses paupières se baissèrent, atténuant légèrement sa migraine et doucement, les forces n’étant plus, il sombra dans un profond sommeil…

--Heaven a écrit:


Toujours cachées sous sa couverture, sa poupée tout contre son cœur, Heaven tentait désespérément de trouver réconfort dans son lit. Elle avait réussi à calmer ses pleures et restait toute recroquevillée sur elle-même. Elle avait même fini par s’endormir paisiblement, épuisée de cette chamaillerie et de ses pleurs.

C’est le bruit de la porte qui se refermait qui la fit se réveillé. Des voix, elle la reconnaissait, c’était celle de sa maman !

Youpi… m’mam…..

Elle glissa de son lit, sa poupée ramassé à la va-vite par une patte, la petite tête ébène s’engagea dans le couloir. Maman parlait durement à quelqu’un dans sa chambre et sortie avec une dame. Elle semblait parler plus calmement mais, n’avait pas l’air normal. Valait surement mieux éviter de la déranger, pas le moment. Les pleurs de Hélie lui confirmait que vaudrait mieux qu’elle regagne sa chambre, ni vu ni connu mais, la curiosité beaucoup trop importante régnait chez elle et elle avançait, à pas de loup, sans se faire repérer jusqu’à la chambre de ses parents, la porte juste assez entrouverte pour qu’elle y passe.

La pièce était dans la pénombre, il ne faisait pas trop noir puisque derrières les rideaux épais filtrait le soleil assez pour qu’elle puisse se diriger. Quelqu’un était allongé. Cela ne pouvait être que … Papa…. Dans la journée… plutôt bizarre. Elle montant doucement sur le pied du lit et s’avança, il avait les yeux fermés.

Papa ?... toi dodo ?

Elle s’installa tout contre son flan, attendant de voir s’il dormait ou pas finalement, ramenant son bébé de chiffon tout contre sa petite poitrine.


Oriabel a écrit:
Oriabel remarqua que la jeune femme qui se présentait enfin avait un sublime accent qui n'était pas d'ici. Elle lui sourit tout en l'observant, une chaleureuse intention, à n'en pas douter. Elle prit sa main dans la sienne avec toujours cet air de bienveillance sur le visage.

Je vous remercie sincèrement Cjane. Je vais devoir aller trouver un des amis de mon mari pour qu'il puisse venir l'examiner et s'assurer qu'il ne courre aucun danger sinon, je n'ai besoin de rien d'autre. Vous m'avez déjà été d'une aide dont je ne sais comment m'acquitter.


Elle observa longuement ensuite la jeune et se surpris à dire finalement...

Mais dites moi Cjane, je ne vous ai jamais vu à Albi, vous venez d'arriver ou êtes en vacances peut-être ?

Si la demoiselle n'avait nul endroit où allez, de passage ici, si elle le désirait, elle serait la bienvenue dans leur maison. C'est un peu pour cela qu'Oriabel lui posa cette question, ainsi, elle aurait la sensation de l'aider un peu et de renvoyer cette bienfaisance qu'elle-même venait d'accomplir.


Cjane a écrit:
Cjane sourit

Oui en effet, je ne suis pas d'ici. Je viens du sud de l'Espagne. J'ai quitté mon pays il y a quelques temps déjà pour la France. Je me suis tout d'abord installée à Lyon, puis j'ai eu l'envie et le besoin de visiter le royaume. Chaque ville visitée, chaque rencontre m'apporte un peu plus de bonheur. Je bouge au gré du vent et à la fatigue de mon cheval aussi...

J'aime beaucoup votre ville, elle est charmante et accueillante. Je vais hélas bientôt reprendre la route, je pense d'ici trois ou quatre jours, mais je reviendrais, c'est sûr!

J'espere que cela va s'arranger pour vous, je ne vais pas vous retenir plus longtemps, il a besoin de soin je pense.


Elle lui sourit à nouveau

Castelreng a écrit:
[Dans la chambre]


Plongé dans un sommeil qui se voulait régénérateur, depuis quelques minutes, Castelreng sentit un léger poids au pied du lit, des petits mouvements venir vers lui, tel un chaton, un petit corps venir se blotir contre lui et une petite voix qu’il aurait reconnu entre mille.

Papa ?... toi dodo ?


Sa petite princesse, sa puce était venue le retrouver.Il ne se demanda pas pourquoi elle était venue le retrouver, préférant le clame de la chambre aux jeux partagés d’ordinaire avec Hélie et le chien, il était long de se douter que la fillette avait eut le cœur gros en début de matinée, que la chamaille avec son frère l‘avait rendu tristounette au point d’aller se réfugier au fond de son lit. D’un bras protecteur, il enlaça Heaven et dans un murmure …

Humm… ma poupée jolie…. Tu viens faire un calin à papa….. on fait un petit somme tous les deux..

Lui caressant ses bouches ébènes, il se laissa aller de nouveau au sommeil, gardant contre lui ce petit chaton en jupons qui ne tarderait sans doute pas à faire de même.

Le tableau aurait put être des plus charmant si l’homme n’avait pas tant de blessures au visage. Quelle serait la réaction de cette jeune enfant en découvrant son père avec une profonde entaille au front, une arcade ouverte et le nez cassé ? Sans doute en ferait-elle des cauchemars. Une chance finalement que la pénombre soit dans cette chambre. A cela non plus Castelreng ne pensa pas, la faiblesse qu’il avait ne lui permettait guère la réflexion. La douleur pourtant toujours présente semblait s’effacer face au sommeil qu’il avait fini par trouver.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Jeu 4 Déc - 11:22


Castelreng a écrit:
[hrp] nous sommes contraint de faire avancer le temps afin que nos persos puissent faire face aux derniers évènements, avec nos excuses pour ceux qui suivaient l'aventure [/hrp]


Le temps avait passé ne laissant à Castel que de légères cicatrices sur le front et le sourcil droit, son dos était lui devenu fragile comme du verre, il poursuivait donc une convalescence sous l’œil attentif de son Ange. Elle lui avait imposé un régime afin d’éviter tout embonpoint qui n’aurait fait qu’aggraver le mal. Autant dire qu’il eut bien du mal à s’y tenir. Les jours filaient doucement et voyait Castel tourner de plus en plus en rond. Il n’avait pas l’habitude de rester chez lui des journées entières. Non qu’il n’avait pas d’occupation, ses moutons et sa boucherie l’avait occupé…. Un temps seulement…

Ce matin là, Oriabel était à préparer le petit déjeuner des enfants qui, ne tarderaient pas à venir le réclamer, elle était donc à leur faire des crêpes comme elle leur avait promis la veille à leur couchés. Castel n’ayant pas le droit d’en manger, se résigna donc et était sorti avec le chien dans l’arrière cours. A cette heure matinale, l’air fais le fit quelque peu frissonner. Il resta cependant un long moment dehors, lançant un bâton au chien qui s’empressait de lui ramener, se demandant comment il allait occuper sa journée. Bel et les enfants devaient s’absenter, elle lui avait annoncé la veille qu’elle devait les mener chez un tisserand pour faire l’achat de vêtements plus chaud. Lorsqu’il se décida enfin à rentrer, Les enfants étaient prêt et Oriabel finissait d’emballer Joé dans une douce fourrure pour sortir. Un baiser à tous le monde, une porte refermée et il se retrouva seul. Il commença par remettre une belle bûche dans l’âtre, la regarda flambée quelques minutes puis se décida à ressortir. Il balança donc sa cape sur ses épaules projetant d’aller saluer ses amis à la taverne des tisserands et lorsque la porte fut refermer derrière lui, il vit arriver un pigeon. Avant même de lire le message, il sut d’où été parti le volatile, il n’avait même pas à l’ouvrir, il savait ce que comportait ce vélin. Que faire….Sa première pensée fut pour sa Bel, il savait qu’elle en serait inquiète, qu’elle tremblerait à l’idée de revivre les mois précédant, ce qui avait fait qu’ils avaient voulu quitter la ville et le comté, il lui avait fait la promesse que plus jamais ça n’arriverait. Pourtant, il alla dans l’écurie, sans réfléchir aux conséquences, sella Espoir et prit la direction du Château Narbonnais. La missive lui annonçait que suite à la démission du Capitaine Myrtillia, conformément à la loi, il se retrouvait Conseiller. Les lieux furent vite faite, à son arrivée une rencontre avec le Coms qui lui annonça qu’il prenait séance tenante le poste de Connétable.

Lorsqu’il fut de retour chez lui, la nuit venait de tomber, les enfants étaient couchés, Bel était à l’attendre dans le sofa . Il laissa tomber sa cape sur le dossier d’un fauteuil, alla l’embrasser et lui dit après s’être installé à ses cotés.

Mon Ange, il faut que je te dise…..

Il savait que ce ne serait pas facile pour elle, il craignait d’ailleurs qu’elle ne s’effondre en larmes, mais il ne pouvait lui cacher. Il respira donc à fond et poursuivit…

Trésor…. Suite à une démission… je me retrouve au conseil…. Au poste de Connétable…

Sa phrase n’était pas achevée que déjà il voyait le visage de son Ange se durcir, il lui expliqua pourquoi, alors qu'il avait démissionné suite à sa chute de cheval, il se retrouvait de nouveau au conseil. Mais il voyait bien qu'elle ne l'acceptait pas, il tenta alors de la rassurer


C’est pas un poste prenant comme celui que j’occupais avant tu sais, là je serais beaucoup moins pris….Mon Ange…. Dis moi quelques chose… reste pas sans rien dire…


Oriabel a écrit:
Les semaines avaient passé. L'état de Castel s'était de beaucoup amélioré. De le voir à la maison beaucoup plus souvent avant ressoudé leur couple. A tel point que Oriabel avait abandonné l'idée de quitter Albi. Ils avaient des amis ici, des gens chers qui comptaient à leurs yeux. En échange, des promesses et des engagements furent énoncés par les deux époux. Castel avait démissionné et passait plus de temps avec eux. Elle, elle restait ici avec les enfants au lieu de fuir tout ce qui avait fait de leur vie un calvaire. Tout allait pour le mieux ce matin-là, la jolie blondinette était loin de savoir que sa vie allait encore basculer d'un simple battement d'aile.

La petite routine allait bon train, petit déjeuner en famille et ensuite, elle avait promis aux enfants de les amener faire une balade. Le temps se rafraîchissait mais, l'air sain leur faisait du bien. Elle passa une superbe journée et fut étonnée de ne pas voir Castel à son retour. Il devait être allé parler avec Fred ou encore supplier Gala de lui donner un morceau de tarte en douce. Elle le connaissait très bien, s'il pensait que ce genre de choses ne se saurait pas... Elle n'avait rien dit bien que ce régime soit pour lui nécessaire, elle le savait gourmand et peinait à voir cet air boudeur sur son visage à chaque refus de sa belle. Elle avait même autorisé leur amie de lui en servir bien que pas en excès.

Elle fit souper les enfants, ensuite vient le moment de jouer dans la baignoire, du boire de Joé et du coucher de la petite marmaille. Castel toujours pas rentré. Elle commença doucement à s'inquiéter, se disant que finalement y'avait pas de raison. Fred le ramènerait à la maison trop ivre, endormi sur le coin de la table....

Elle s'installa au salon, le nez dans un livre lorsqu'enfin il passa la porte. Il jeta négligemment sa cape sur un des fauteuils et vient l'embrasser. Bizarrement, il n'avait pas l'air saoul et ne sentait pas l'alcool.

Tu n'étais pas à trainer au Tisserand toi ?

Elle était vraiment surprise mais, elle resta un peu sur la défensive ensuite au timbre de sa voix qui se faisait mielleux et inquiétant finalement le connaissant. Il avait encore fait une bêtise. Elle était loin de se douter de laquelle cependant.

Mon Ange, il faut que je te dise.....Trésor.... Suite à une démission... je me retrouve au conseil.... Au poste de Connétable...


Bien malgré elle, elle se crispa. Tous les traits de son visage deviennent immédiatement très tirés. Elle n'était pas contente et ça se voyait parfaitement. Elle ferma les yeux et ravala sa hargne, du moins tenta. Cela ne pris que quelques secondes mais, pendant ce moment, les épreuves des derniers mois surgirent dans sa mémoire. Les attentes tous les soirs de son mari, les journées de congés interrompus avec sa famille... une réunion qui ne pouvait attendre, son accident qui avait été le clou de tout cela. Il parlait ensuite mais, elle leva la main pour le stopper. Elle n'entendait plus déjà ce qu'il disait, la rage brillant au fond de ses yeux.

Alors là Castel.... Je ne veux plus rien entendre....

Elle se leva dans une fureur qu'il n'avait surement pas prédit mais, pourtant, il aurait dû s'en douter. Elle traversa le salon rapidement et entra dans la chambre des maîtres en prenant plusieurs sacs. Il l'avait suivi et tentait de lui faire entendre raison, l'amadouant mais, elle était beaucoup trop en colère pour comprendre quoique ce soit. Lorsqu'il se plaça dans l'embrasure de la porte pour voir ce qu'elle faisait. Les larmes coulaient sur les joues d'Oriabel.

Je dois dire que cette fois Castel, tu as réussi. La déception est énorme.... Tu m'avais pourtant promis que ce genre de choses n'arriverait plus, que je n'aurais plus à revivre tout cela....


Elle lui lança une des sacoches au visage, ivre de colère et de tristesse.

T'es qu'un sale menteur !

Oriabel pris les vêtements de son mari et les plaçait dans les sacs à une vitesse fulgurante, elle voulait le voir partir, la simple vue de cet être qu'elle aimait tant, choisir exprès de leur faire du mal, la révulsait.

Castelreng a écrit:
Bien sur il savait que sa réaction ne serait pas celle d’une femme soumise, elle était trop entière pour ça. C’est sans aucun doute d’ailleurs, ce qu’il aimait le plus en elle. Mais quand il la vit se lever, que ses explications elle ne les étendait plus, lorsqu’il vit son visage ravagé par les larmes….

Je dois dire que cette fois Castel, tu as réussi. La déception est énorme.... Tu m'avais pourtant promis que ce genre de choses n'arriverait plus, que je n'aurais plus à revivre tout cela....


… Il se sentit vidé. Jamais encore il ne l’avait vu dans cet état, pourtant des scènes, ils en avaient déjà eut, la vaisselle cassée ne se comptait même plus, jusqu’aux nuisettes qu’elle était allée jeter au feu dans un moment de rage. Non ! La vie chez les Castelreng n’était pas que bercée de douceur, mais toujours il parvenait à la calmer, à lui faire entendre raison ou se faire pardonner ses erreurs qui entraînaient leurs conflits. L’amour qui les unissait était toujours vainqueur. Pourtant là, pour la première fois, Castelreng prit peur. Elle n’était que furie, se redressant du coffre où sont rangées les sacoches et autre sacs de voyage, dans un mouvement de rage, elle lui en envoya une en pleine face qu’il n’eut le temps d’éviter.

T'es qu'un sale menteur !



Comment veux que je t’explique si tu ne veux m’écouter……

Il lui avait promis que plus jamais elle n’aurait à souffrir de ses actes, qu’il la protègerait, elle et sa famille. Il se souvenait de ses paroles, mais s’était-il encore une fois mal exprimé, comme cela lui était déjà arrivé ? Qu’avaient-ils compris l’un l’autre ? Apparemment pas les même choses. Ce qu’il avait voulu lui dire cette fois là, peu après sa chute de cheval, c’est que plus jamais il ferait passer son travail avant sa famille comme il l’avait fait jusqu’à cet accident, qu’il serait avant tout un époux et un père avant d’être autre chose. Il savait qu’en lui annonçant son poste il la mettrait dans l’angoisse, mais pensait vraiment pouvoir trouver les mots pour l’apaiser. Ce soir pourtant, il en était tout autre…

Il était en train de vivre son pire cauchemar, Bel entassait dans un sac ses vêtements à une vitesse folle. Il ne comprenait pas, ne voulait surtout pas comprendre. Ce ne pouvait être ! Ça ne pouvait être réel ! Il allait se réveiller, se retrouver à lui parler, lui expliquer qu’elle n’avait rien à craindre, qu’il saurait cette fois les protéger, que ce poste qu’il occupait n’était en rien comme le précédent, que leur vie ne s’en trouverait pas changée. Mais le visage de sa belle lui fit comprendre qu’il ne parviendrait pas ce soir à se faire entendre. Elle lui colla la sacoche pleine contre le torse, le faisant reculer par la violence qu’elle y mit, elle n’était que larmes et rage, lui d’une paleur à faire peur, réalisant sans vouloir y croire, qu’elle était à le mettre à la porte, qu’elle ne voulait plus de lui, Elle, sa seule raison de vivre !


Bel non !…… Laisse moi t’expliquer….. On va pas en arriver là…. C’est pas possible….j’t’en prie… écoutes moi…. Bel… mon Ange….
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Jeu 4 Déc - 11:25


Oriabel a écrit:
Jamais elle n'avait été aussi aveuglée par la colère de sa vie. Bien des fois elle avait été fâchée avant mais, c'était la première fois qu'elle ne voulait même pas l'entendre. Rien n'y ferait, les petits mots doux, les yeux penauds ou les supplications, elle resterait intraitable. Elle ne ferma même pas le sac qui contenait les vêtements de Castel et brutalement, le plaqua contre son torse, le forçant à reculer. Elle ne savait pas d'où venait cette soudaine force. La rage ou bien encore la stupéfaction de Castelreng, du moins, par la force des choses, il s'en vît éloigné.

Bel non !…… Laisse-moi t’expliquer….. On va pas en arriver là…. C’est pas possible….j’t’en prie… écoutes moi…. Bel… mon Ange….


Il était blême, elle put le voir mais, elle n'était que fureur ! Elle voulait le voir sortir de sa maison, de sa vie. Elle ne réalisait même pas ce que tout cela comporterait. Elle dirait quoi aux enfants demain matin au réveil lorsqu'ils ne verraient pas leur père pour les titiller à table ? Elle ne savait pas, elle ne voulait pas y penser, elle voulait qu'il parte, point !! Jamais elle n'avait été aussi blessée. N'importe qui pourrait lui mentir, elle vivrait avec mais, pas lui, pas sur cette promesse. Elle ne pouvait pas revivre encore des mois aussi tumultueux. Elle n'en aurait pas la force.

Tu sors.... Je veux plus te voir.... Jamais..... Jamais plus je te laisserais me faire du mal.....encore.....

Le son de sa voix était dure, elle si pleins de tendresse et de douceur habituellement. Ses yeux bleus s'étaient figés dans la glace. Elle se retourna vivement et s'enferma dans ce qui fut jadis leur chambre. Cloisonnée, appuy.e contre la porte, son corps coulissait vers le plancher, ses genoux venant prendre position contre sa poitrine, sa tête trouvant refuge entre ses cuisses, elle pleura, le coeur déchiré parce que, pour autrui n'aurait été qu'un simple malentendu, elle s'était la fin de tout. Pour elle, c'était une trahison, il lui avait juré, il avait failli à sa promesse. La confiance s'était éteinte. Elle lui en voulait, les mots eux-mêmes n'étaient pas assez fort pour exprimer la détresse dans laquelle elle sombrait. Tout ce à quoi elle croyait, rêvait, souhaitait venait de s'effondrer en quelques mots......

Castelreng a écrit:
Tu sors.... Je veux plus te voir.... Jamais..... Jamais plus je te laisserais me faire du mal.....encore.....

Ces mots martelaient dans sa tête, il était là à quelques pas de la porte de la chambre, son sac dans les bras, l'air perdu, ne voulant pas comprendre ce qu'elle venait de lui dire, pourtant, dans sa tête, il n'y avais que " Je veux plus te voir....Jamais...Jamais...Jamais...Jamais..."La porte se referma devant lui sans qu'il ne put faire quoi que ce soit, choqué par ce qu'il venait d'entendre. Ce n'était pas possible, ça pouvait pas finir comme ça, pas eux non ! Tel un automate, il traversa la maison sans trop savoir ce qu'il faisait, il n'était plus en état de penser et encore moins de réagir.

Il se retrouva donc dehors, la nuit était tombée depuis quelques heures déjà, le froid avec lui, il ne le ressentit pas. Il laissa tomber son sac devant la porte et s'y adossa un moment, tentant de rassembler ses idées. Il laissa échapper un long soupir et laissa ses pas le guider vers l'arbre que se trouve devant la maison. Ce chêne qui l'été apporte par son ombre une légère fraicheur . Là, il s'y adossa, et regarda vers la fenêtre de ce qui avait été jusqu'à ce soir, la chambre conjugale.

Ses yeux ne quittait pas cette ouverture. Les volets étaient clos, mais pourtant il parvenait à voir la lueur de la bougie. Dans quel état était-elle, sans doute en larmes, il ne pouvait en être autrement. Derrière ce volet clos, il la voyait déverser des larmes de peine, des larmes dont il était la cause. Encore une fois ils ne s'étaient compris. Mais là, c'était la fois de trop... " Je veux plus te voir....Jamais...Jamais...Jamais...Jamais..." Plus jamais.. ? non il ne pouvait le concevoir, il ne pouvait s'imaginer que plus jamais ses bras se refermeraient sur elle, que plus jamais ses lèvres irait frôler les siennes....

Les heures filaient doucement, Castel ne bougeait pas, il ne pouvait quitter cet arbre, ce volet. S'il partait se serait la fin, définitivement la fin. Pourtant au petit jour, il laissa là l'arbre, le volet, la maisonnée, sa femme, ses enfants, sa vie en sommes et se retrouva tel une âme en peine à errer dans les rues d'Albi

Oriabel a écrit:
Des secondes, des minutes, des heures.... le temps n'avait plus d'importance, tout c'était arrêté en même temps que son coeur brisé, cette première larme versée, cette porte contre laquelle elle était adosseé fermée.... Les tremblements suivaient le cours de cette fine pluie de perles qui luisaient de ses paupières closes. A croire qu'un corps aussi frêle pouvait contenir une rivière. Elle ne s'arrêta que bien longtemps après le départ de Castelreng. La bougie contre la table près de la fenêtre était presque toute consumée, le feu dans la cheminée était mort, tout comme elle, comme leur amour. Du moins, c'est ce qu'elle croyait en ce moment...

Elle finit par se lever, nonchalante, même pas la force de raviver ce feu, tout comme elle en avait pas eu d'affronter Castel ce soir-là, s'entêtant à ne vouloir l'entendre au niveau excuse. Le soleil pointait maintenant quelques lueurs, annonçant un jour nouveau qui pour Oriabel, terne de tout éclat. Sandra, leur nounou, arriva comme tous les jours à l'aurore. Elle avait pris habitude de venir aider tous les matins la nouvelle maman depuis la naissance de Joé. La blondinette ne s'en sortant pas avec le boire de la benjamine et les deux autres qui hurlaient leurs caprices. Oriabel appréciait cette aide salvatrice et encore plus ce matin....

Lorsque la jeune femme vit l'état de la maitresse de maison, les mêmes vêtements que la veille sur le dos, elle resta estomaquée, ne sachant pas quoi dire. Elle vit bien que Castel n'était pas là, à l'endroit habituel mais, ne posa pas de question plus que nécessaire. Elle proposa même à Oriabel de prendre en charge les enfants pour la journée et même le chien. Il fallait selon Sandra, qu'elle se repose. La jeune maman n'avait pas eu le courage de dire non, elle était vidée de toute énergie de toute façon, même plus assez d'esprit pour penser à ce qui adviendrait d'eux tous sans Castel.

Elle s'aspergea le visage pour se redonner un teint le plus naturel possible et para avec l'aide de sa complice à préparer les enfants qui se faisaient une joie de partir en excursion toute la journée. Heaven jouait à la maman couvrant sa petite soeur d'attention et Hélie attendait déjà devant la porte le signe de départ, impatient. Tous habillés chaudement, ils partirent, Oriabel à la fenêtre leur faisant des signes de la main en signe d'au revoir. Elle savait qu'elle les reverrait que dans quelques heures à peine mais, ils lui manquaient déjà. Ce train de vie auquelle elle était habituée venait de partir en fumée. Pas de cris de joie, pas de chamaillerie entre frère et soeur, pas de câlins consolatifs. Vide.... Rien... le néant ....

Elle retourna vers sa chambre, revêtir une chemise de nuit comme une automate et se faufila entre les draps pour la première fois depuis plus de 24 heures. Elle ne dormirait surement pas mais, elle se réchaufferait puisqu'elle était tellement exténuée que son corps était glacé, tout comme son coeur qui s'était percé par toute cette situation, le sang continuant de s'écouler sans pouvoir s'arrêter dans cette mélancolie qui la berçait.

Elle se tourna et retourna dans ce grand lit vide qu'elle avait pour habitude de partager, de le sentir se blottir tout contre elle dans son dos, de gouter le souffle de son haleine contre ses cheveux tel une caresse lorsqu'il nichait son visage dans cette pluie d'or. Ses bras lui manquait, il lui manquait terriblement. Que faisait-il ? Où était-il ? Bien qu'elle fût fâchée après lui, elle s'inquiétait pour lui, elle l'aimait toujours.... La confiance en lui qui était brisée finalement, pas leur amour....

Castelreng a écrit:
Sa rencontre dans la rue avec le prétendant de Nane l'avait mis dans une colère noire. Jamais encore il n'avait ressentit une telle colère. Il était à bout de nerfs, n'avait pas fermé l'œil de la nuit, ressassant sans fin les derniers mots d'Oriabel et à ça s'ajoutait les paroles de Marcj. Il avait bien choisi son moment lui, pour venir lui parler de sa soeur ! S'il pensait qu'il allait lui faciliter les choses, il se trompait lourdement le Marcj. Tant qu'il ne lui montrerait pas la preuve qu'il n'a plus d'attache, il le trouverait en travers de son chemin.

Ses pas le ramenèrent vers la maison, bouillonnant dans sa colère. Lorsqu'il l'aperçut, la nounou en sortait avec les trois enfants. Ses petits qu'il n'avait pas put voir la veille, qu'il n'avait put embrasser comme il le faisait chaque soir avant de gagner sa chambre. Une grande lassitude l'envahit, se posant sur ses épaules comme une chape de plomb. Sa colère retomba comme retombe une forte fièvre.

Il s'arrêta, assez loin pour ne pas être vu des enfants, les regardant, heureux d'aller de si bonne heure jouer dans le parc, vu la direction qu'ils empruntaient. Sa vie devait-elle se réduire à ça ? A ne qu'apercevoir des brides de vie de sa famille. Non ! ça ne pouvait pas être comme ça, il ne pourrait le supporter, il ne pourrait pas vivre éloigné d'eux. Il les regarda donc s'éloigner, ses yeux s'humidifiant à penser que sans doute sa vie serait menée à ça. Puis, lorsque le chemin fut libre, il continua d'avancer vers la maison. Le volet de ce que , jusqu'à cette veille, fut la chambre conjugale, était toujours fermé. Il s'approcha alors de la porte et se risqua à entrer. Il fallait qu'il lui parle, il fallait qu'il la voit, il fallait qu'il l'apaise, qu'il parvienne à lui ôter cette peur et cette peine.

Lorsqu'il eut franchit le seuil de sa maison, il ressentit un choc. La demeure flottait dans un silence pesant. Elle semblait vide, jamais elle ne lui parut si triste, il était à deux doigts de s'effondrer. Il ne pouvait pas croire qu'il avait réduit leur bonheur à tant de tristesse. Il resta un moment figer par ce grand silence, ce manque de vie, de cris de joie, de chamaille d'enfant et de pleurs à réconforter. Puis, lentement, son attention vira vers la chambre...

Sans même s'en rendre compte, ses pas le menèrent vers cette chambre. Cette pièce qui refermait tant de secrets, de doux moments. Sa porte en était juste repoussée.Que devait-il faire ? Il savait qu'elle se trouvait là, mais dans quel état pouvait-elle être. La connaissant, elle n'avait sans doute pas fermé l'œil de la nuit. Il n'entra pas, glissa le plat de sa main sur le chêne de la porte, écoutant son cœur bondir dans sa poitrine.
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Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux
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