Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux

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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Jeu 4 Déc - 11:29


Oriabel a écrit:
La torture était épouvantable. L'envie de le voir, de le savoir tout contre elle. Cet amour qui la hantait et qui l'empêchait de le haïr était toujours ancré en elle. Elle aurait voulu le détester et ne jamais y repenser mais, c'était impossible. Comment être aussi amer envers une personne que l'on aime plus que l'imaginaire ne peut l'entrevoir ? Il était sa moitié, son tout, son unique amour, sa passion, sa vérité.... Enfin, il l'avait toujours été, elle avait bu à ses lèvres ses paroles, lui faisant une confiance aveugle sur tout. Il aurait pu la tromper à la chair d'une autre que possiblement, la blessure en aurait été moins souffrante qu'en ce moment. Tout son univers avait sombré. Comment s'en sortir maintenant ? Où était cette lumière que tout le monde parle lorsque la solution se met en travers de votre chemin ? Où était la réponse à ses prières ? Il n'y avait qu'elle et elle seule pour contrer son mal.

Elle était loin de se douter, qu'au même instant, le coeur de celui qu'elle aimait battait de l'autre côté de cette même porte. Uni dans l'amour mais, séparés dans la vie, par une rambarde de chêne épais qu'il avait lui-même travaillé. Couchée sur le côté, recoquillée sur elle-même, les yeux fermées, elle pensait à tout ce qu'ils avaient vécu jusqu'à présent, cherchant où elle avait été une mauvaise compagne pour lui, pour qu'ils en arrivent là. Bien sûr, Oriabel avait ses défauts, énormes même mais, pour lui, elle aurait tout fait, tout donné, tout partagé... du moment qu'il ne trahisse pas ses promesses. C'était la première fois qu'il en avait absout une. Peut-être ne recommencerait-il jamais si elle lui pardonnait. Peut-être que plus jamais il ne referait cette erreur. Le risque était là cependant... Et si....

Elle soupira silencieusement, s'apprêtant même à pleurer encore, comme s'il y avait encore de l'eau à évacuer de son faible corps, lorsqu'elle entendit finalement le grincement de la porte qui s'entrouvrait un peu plus.Elle resta aux aguets, plus aucune envie de pleurer, inquiète. En temps normal, par le peu de bruit, elle aurait pu penser que c'était un des enfants mais, c'était trop silencieux dans le reste de la maison, ils étaient tous sortis. Il n'y avait qu'elle. Son coeur s'arrêta de battre, ce ne pouvait qu'être Castel.... Elle resta là, figée, sous les couvertures, faisant semblant de dormir, ne voulant pas l'affronter tout de suite. Elle n'était pas encore prête, elle n'avait pas le courage de se montrer forte et ferme devant lui. Trop fragile, elle fondrait en larmes sous ses yeux et ne le voulait pas. Elle tenta de ne pas trop bouger, de ne pas chercher à éveiller les soupçons comme quoi elle était toujours alerte à ce qui se passait à ses côtés, bien que la belle semblait dormir pour quiconque regardait de l'autre côté du miroir.

Castelreng a écrit:
Des minutes tombèrent telle des heures, Castel restait là, la main posée sur la porte, écoutant le silence qui lui parvenait de l'autre coté de cette barrière, ressassant chaque moment, chaque parole dite la veille, ne voulant pas croire que tout était fini, qu'elle en était arrivée à le détester. Ils avaient trop besoin l'un l'autre, ils 'aimaient trop purement pour qu'il en soit ainsi. Il fallait qu'il parvienne à lui parler ! Ils ne pouvaient pas rester sur un malentendu.

Lentement, sans vouloir faire trop grincer la porte qu'il n'avait jamais pris le temps de graisser les gonds pour la rendre silencieuse, il se risqua à entrer. Elle était là, si petite dans ce grand lit, là en boule comme un chaton, pelotée à la place qu'il occupe d'ordinaire, là, lui tournant le dos. Elle lui sembla plus fragile que jamais, il n'en fut que plus peiné encore.

Voyant qu'elle ne bougeait pas, il finit par en déduire qu'elle dormait profondément, en fut quelque peu soulagé qu'elle est réussie à trouver le repos suite à la tempête dont il portait le nom.

Alors, sans faire plus de bruit qu'un chat, il s'assit dans le fauteuil qui se trouve proche du lit et la regarda dans son sommeil. Il imagina sur son visage les traces de trop de larmes, les siennes lui échappèrent et coulèrent doucement. Du revers de la main, il les balaya. Il ne la quittait pas des yeux, comme si il était là pour la graver à jamais dans sa mémoire. Les mots qu'elle lui avait dit la veille résonnaient encore : Jamais.... plus jamais.....

L'atmosphère était lourde, les minutes s'égrainant l'étaient d'autant plus. Il était comme comme un amputé a qui on venait d'ôter un bras, paralysé. Lorsqu'il crut l'entendre verser elle aussi des larmes, il s'effondra totalement, ne chercha même plus à rester discret. Il se mit à pleurer comme l'aurait fait un enfant. La tête dans ses mains, les épaules secoué par le poids de la peine qu'il faisait à son ange et dans un murmure lâcha


Mon dieu...... qu'est ce que j'ai fait......

Oriabel a écrit:
Le silence était pesant. Il régnait partout dans la pièce. Même la respiration d'Oriabel s'était tue. Que son coeur qui battait en sourdine en ce moment. Elle aurait bien voulu le faire taire, il devait certainement s'entendre pour quiconque se trouvait à proximité mais, en présence de Castel, jamais elle n'avait pu faire taire cet hymne à l'amour que lui vouait son coeur. Les yeux toujours clos, un auréole d'or ornant sa tête éparpiller contre l'oreiller, le bel ange restait étendu, immobile mais, elle ne pu restreindre les larmes qui venaient s'étendre contre sa joue. Même muette, elles n'échappèrent pas à celui qu'elle aimait. Elle l'entendit fondre en larme à son tour, sangloter si fort qu'elle en eut la chair de poule. Il était vraiment mal. De le voir pleurer était une chose mais, c'était loin d'être de la tristesse singulière en ce moment. Il souffrait, elle pouvait sentir cette douleur la percutait même sans le regarder. Elle en était mal. Elle ne pouvait rien faire pour l'aider sinon.... De lui pardonner ....


Elle n'était pas tout à fait prête à cela, Elle l'aimait mais, lui en voulait tellement de les avoir replongé dans ce monde qu'elle, elle considérait comme un enfer. Elle ouvrit ses yeux, embués par les larmes qui n'avaient cessé. Elle se mordit la lèvre de le voir ainsi, jamais elle n'avait vu autant de tristesse chez son mari. Elle porta sa main vers lui et finalement, s'arrêta. Elle ne pouvait pas. Malgré tout ce qu'elle ressentait pour lui, un mur venait de s'émincer entre eux, c'est lui qui en était le bâtisseur. Elle ramena sa main tout contre elle et sécha ses larmes tout en se redressant dans son lit pour mieux le regarder.

Castel.... Je .... Cesse de pleurer.... Je .... Je t'en veux beaucoup c'est vrai mais, laisse-moi un peu de temps. Je dois remettre à l'ordre tout cela. Tu m'avais promis ne plus jamais faire partie de ses fonctions et aujourd'hui, tu mènes à mal notre couple, me mettant devant le fait accomplit, n'ayant pas eu le choix. Je ne le digère pas pour le moment mais, laisse-moi simplement le temps de voir si j'arrive à nouveau à te faire confiance.....


Elle regarda cet homme qui en un seul sourire l'avait conquis, un lys à la main il y avait fort longtemps déjà. Ce même homme était-il toujours là, est-ce le même devant elle ? En cet instant, elle n'aurait pas pu le dire. Aucune joie de vivre ne l'habitait. Peut-être est-ce elle qui n'arrivait pas à lui donner ce qu'il attendait ? Elle n'était peut-être tout simplement pas à la hauteur. Elle se détourna de lui, ne pouvant plus le regarder en face. Des nouvelles questions venaient de naitre et elles étaient loin de la rassurer.

Castelreng a écrit:
Il ne releva pas la tête toute suite, il ne pouvait plus, ses pleurs avaient pris le dessus sur lui pour le moment. Ce n'est que lentement qu'il se redressa pour regarder ce bras qu'il s'était amputé, ce coeur qu'il avait blessé. Elle était là, à demi assise dans ce lit qui semblait si grand. Il la regardait, les yeux encore humide, la trouvant plus fragile que jamais, ne pouvant que constater la lourde peine dont il était la cause.Alors, d'une voix basse et malheureuse il ne sut que répondre.

Je peux comprendre mon Ange....... Mais sois certaine que si j'avais pu t'en parler avant je l'aurais fait je peux te le jurer ... je l'aurais fait. Tu sais.... Chérie, lorsqu'il y a une démission dans un conseil, le poste ne peut pas rester vacant comme ça.. il faut faire vite ...Mon coeur crois moi tu aurais été là au moment où j'ai reçu ce pigeon... je t en 'aurais parlé avant toute chose...

Lorsqu'elle se détourna, il se leva et s'apprêtant à sortir, elle ne voulait sans doute plus lui parler, plus le voir. Elle voulait du temps, mais combien ? Des jours ? Des mois ? Et si au bout de ce temps elle ne voulait plus de lui ? Jamais il ne pourrait y survivre. Elle était sa force, son courage.

Il fit néanmoins le tour du lit afin de se retrouver face à face. Là, il s'agenouilla et lui dit le plus sincèrement possible

J'ai fais cette erreur de pas te consulter, je l'admet, quand la lettre m'est arrivée tu étais sortie, je ne pouvais attendre. Amour, Je suis sincère avec toi, Je t'aime trop pour ne pas l'être....

Tout son coeur lui hurlait de le croire, mais l'entendrait-elle ?

Aussi, puisque tu veux une séparation, je ne resterais pas, je vais te laisser le temps de penser à ce que je viens de te dire...

Il accepterait sans broncher les conditions qu'elle lui imposerait, elle lui avait dit ne plus vouloir le voir, alors si la séparation était la meilleure chose pour regagner sa confiance, il n'en discuterait pas même si cela le torturait de devoir s'éloigner d'eux.


Je me trouverais bien une grange où aller dormir.... Embrasses juste les enfants pour moi, dis leur que je suis en voyage pour un temps..... Mais je ne serais jamais bien loin, je viendrais demain et les jours suivant et ainsi le temps qu'il faudra jusqu'à ce que je parvienne à te faire comprendre que Toi seule et les petits ne comptent pour moi, vous êtes ma vie.

Il n'avait aucune idée de là où il pourrait dormir et n'y songeait même pas. Il voulait avant tout la rassurer, lui faire comprendre aussi qu'il n'avait put agir autrement. Il se redressa ensuite, sans la quitter des yeux, s'imprégnant de son visage comme si il n'était pour ne plus la revoir. L'âme torturée, le coeur saignant, lentement il se dirigea vers la porte. se retourna une dernière fois avant de sortir.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Jeu 4 Déc - 11:33


Oriabel a écrit:
Ne pas le regarder pour ne pas succomber. Certes elle l’aimait mais, il lui avait fait du mal, involontairement, possiblement.... Elle ne savait pas, elle peinait à lui faire confiance maintenant. Comment tout croire ce que quelqu’un vous dit lorsqu’il ne respecte pas ses propres paroles. L’eau était trouble maintenant, l’éclaircir, elle voulait bien mais, comment ? Elle l’écouta bien que à moitié perdu dans ses pensées qui se bousculaient à sa tête qui sensiblement, voulait éclater.

Oriabel constata rapidement qu’il avait bougé, il se tenait maintenant devant elle, lui faisant face, s’agenouillant non loin d’elle. Sans même prendre garde à son inconscience qui tentait de lui dire de regarder ailleurs, de ne pas ancrer ses yeux dans les siens sinon elle ne résisterait pas, elle le fit. Elle trouva rapidement de ses yeux, les pupilles tristes de son mari. La peine et la souffrance qu’elle put y lire, ainsi que la sincérité de ses dire qui s’ensuivirent, la trahit. Elle fondit, son cœur dans sa poitrine battant à grand coup, voulant rejoindre seul l’être capable de la rendre ainsi. Les barrières qu’elle s’était forgée depuis la vielle ne tardèrent pas à sombrer dans l’oubli.

Son discours avec les enfants, de l’endroit où il irait… nulle part finalement, l’assaillir. Elle ne pouvait pas le laisser partir. Elle l’aimait beaucoup trop pour cela, il le savait d’ailleurs et peut-être jouait-il sur cette carte justement, un atout dans sa manche mais, peut lui importait tout compte fait. Jamais elle ne pourrait vivre sans lui, aussi bien ne pas essayer.

Attend, Castel….

Déjà il était à la porte, se retournant une dernière fois pour la regarder et elle tendit la main vers lui, pris celle qui ne tenait pas la poignée et se releva avec cet appuis pour lui faire face. Debout devant lui, en simple petite nuisette, elle se jeta dans ses bras. Elle lova sa tête contre son torse, écoutant le bruit de son cœur qui s’affolait. Les larmes d’Oriabel se remirent à couler doucement sans même qu’elle puisse les taire.

Ne t’en va pas, je t’en pris…. Je …. J’ai besoin de temps pour refaire confiance mais, je t’aime. Je ne veux pas que tu partes Castel…..

Elle leva les yeux emplis d’eau salée vers lui, suppliante de lui pardonner ses excès colériques, suppliante de l’aimer toujours autant qu’il l’avait promis aussi. Elle ne voulait pas que tout ce termine ainsi. Ils avaient survécu tous les deux à tellement plus, ils étaient capables d’affronter le monde tant qu’ils étaient ensemble….

Castelreng a écrit:
La main sur la poignée de la porte, l’âme en peine et le cœur meurtri, Castel ne parvenait pas à croire que ce qu’ils étaient en train de vivre là n’était pas un cauchemar mais bien la réalité.
Il venait de se tourner vers la porte pour en franchir le seuil et quitter la maison sans trop savoir combien de temps passerait avant qu’il ne puisse y revenir, quand …


Attend, Castel….

…Un instant, il pensa qu’elle allait lui dire qu’il ne servirait à rien de venir tourner autour de la maison, qu’elle ne changerait pas d’avis, qu’il ne servirait à rien qu’il tente quoi que ce soit. Que le temps seul dirait ce que serait leur avenir ensemble. Cependant, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, alors qu’il ne croyait la chose possible, elle se jeta dans ses bras en larmes.


Ne t’en va pas, je t’en pris…. Je …. J’ai besoin de temps pour refaire confiance mais, je t’aime. Je ne veux pas que tu partes Castel…..

Il referma alors ses bras sur ce corps si fragile et tant aimé, la gardant serré contre lui, déposant ses lèvres dans sa chevelure, en respirant le doux parfum qu’elle en dégageait.
Bien sur qu’il ne voulait pas partir, pour rien au monde il ne voulait abandonner ceux pour qui il donnerait tout ; sa famille ! Mais il n’avait vu qu’un départ comme solution à ce terrible conflit. Elle lui avait dit avoir besoin de temps et il avait été persuadé que sa présence ne ferait que le rallonger.

Jamais mots ne lui sembla plus doux que ceux là. Il était bien loin d’escompter qu’elle le retienne, espérant juste que le lien qui les liait serait assez fort pour qu’ils se retrouvent.

Un cours silence les enveloppa, le calme après la tempête, une main caressant sa nuque et l’autre la chute de ses reins, froissant légèrement cette fine nuisette blanche ornée de dentelle de Bruges qu’elle préférait à toutes autres.

Le regard, délavé par trop de larmes, qu’elle posa sur lui, lui arracha le cœur. Fallait-il qu’il soit si mauvais pour parvenir à mettre si doux visage dans un tel état de désolation ? Jamais il ne s’en voulu autant qu’à cet instant. Toujours il s’en voudrait de s’être présenté à ces Comtales d’Aout.
Il fallut bien à un moment briser ce silence qui, en fait ne dura pas si longtemps que ça.


Ô ! Ma Douce…. Je n’espèrais pas t’entendre me demander de rester… Partir m‘arrachait le cœur… Je ne suis rien sans toi… Tu es à toi seule... ma force … mon courage.

Doucement, il finit par prendre son visage dans ses mains, essuyant de ses pouces, les larmes qui l’innondaient et dans un murmure, avant de déposer ses lèvres sur son front, n’osant à cet instant aller cueillir ses lèvres…

Lorsque ta confiance reviendra…. Sois assurée Mon Ange que je saurais m’en montrer digne… et je ferais ce qu’il faut pour qu’elle te reviennes … vite..

Oriabel a écrit:
Le confort extrême, ses bras qui l’encerclent, se besoin de l’un de l’autre qui perdure malgré les conflits. La jolie tête blonde, bien que cernée d’Oriabel, était appuyée contre son torse et déversait les torrents de ses peines à en mouiller sa chemise. Elle ne bougeait pas vraiment, que les soubresauts de ses pleurs qui convulsaient son être étaient persuasif qu’elle ne rêvait pas. Elle se tenait tout contre lui, ses mains passant au niveau de sa taille pour le garder prisonnier tout contre elle pendant qu’il la parsemait de baiser pour qu’elle se calme dans ses boucles d'or. Un court moment ainsi, le silence s’installa et elle fini par reprendre ses esprits pour lever sur lui un visage ravagé par une nuit blanche et trop de souffrance.

Ses yeux ancrés dans les siens, elle le sondait mais, espérait que tout ceci n’avait pas eu lieu finalement. Malheureusement c’était bien vrai mais, il y avait plus de peur que de mal. La seule blessure était cette confiance qui cicatriserait avec le temps, elle le savait. L’amour ne venait il pas à bout de tout ? Dans leur cas, c’était plus vrai que jamais.

Ô ! Ma Douce…. Je n’espérais pas t’entendre me demander de rester… Partir m‘arrachait le cœur… Je ne suis rien sans toi… Tu es à toi seule... ma force … mon courage.


Elle lui adressa un faible sourire, comme un enfant qui se fait gronder mais que sa mère lui dit qu’elle l’aime finalement. Simplement, cette fois, c’était plutôt l’inverse, c’était elle qui avait crié… pas lui… pourtant, c’était aussi elle qui se sentait dans l’état de celui qui a mal agit. Un peu des deux tout compte fait…..

Lorsque ta confiance reviendra…. Sois assurée Mon Ange que je saurais m’en montrer digne… et je ferais ce qu’il faut pour qu’elle te revienne … vite...

Elle avait bien pensé qu’il l’embrasserait mais c’est sur son front qu’elle senti les pulpes chaudes de son Amour venir se réconforter. Elle ferma les yeux, son cœur battant la chamade comme au premier jour, à leur premier échange. Rien n’avait été affecté par le temps, par les disputes ou les embuches sur leur chemin. Ils s’aimaient, rien ne viendrait à bout de ce sentiment. Elle lui prit alors son visage entre ses mains à son tour et alla happer ses lèvres, l’emportant dans un tourbillon d’émotions qui leur étaient propre.

Castelreng a écrit:
Pur délice que ce baiser. Ses bras s'étaient refermés sur ce corps qui déjà faisait frémir le sien. Cet échange où leur lèvres se mangeaient, où leurs langues se mêlaient, dura jusqu'à ce que leur souffle vint à manquer. Longtemps ils restèrent là enlacés, devant cette porte ouverte qui aurait dû les voir se séparer, savourant l'un et l'autre ce moment qu'ils avaient cru perdre. Il finit par la prendre dans ses bras pour la déposer sur ce lit, seul témoin de leur amour.

Le jour était pourtant déjà bien entamé, la matinée tirait d'ailleurs à sa fin les laissant se retrouver complètement. Les enfants avaient été confié à Sandra, leur nounou et ne devaient revenir qu'en fin de journée. Ils purent alors, une fois leur corps épuisés l'un de l'autre, parler posément. Quand le soir arriva apportant avec lui les trois enfants, la vie chez les castelreng repris comme si rien ne s'était passé. Heaven à la vue de son père ne voulu le lâcher de la soirée tant ce dernier lui avait manqué. Il fallut ce soir là, contrairement aux habitudes prises, qu'il se charge du couché, de la classique histoire qui apportait le sommeil des deux angelots, pour parvenir à rassurer la fillette.


Le temps passa


La vie avait donc repris son cours, Castel prenant plaisir à faire ronchonner sa fille, à partager des moments uniques avec ses jumeaux qui grandissaient. Les jours filaient, le dimanche qui avait vu le Baptème imprévu d'Hélie s'éloignait rappelant qu'il était plus que temps pour la belle Oriabel de prévoir le sien et voir aussi pour faire de même avec les filles.
Ils en avaient longuement parlé tous les deux, certains soirs assis l'un contre l'autre à regarder les flammes de l'âtre lécher les buches. Le temps jusque là avait fait qu'ils n'avaient pu se rendre au presbytère. En ce soir de novembre, ils finirent par prendre une décision ferme. Demain, ils iraient tous les deux voir la tite Mère Zoélie afin d'arrêter deux dates pour les baptêmes des femmes de cette maison.

Au matin, donc...

Le soleil pâle de l'hiver arrivant prouvait qu'il ne faisait pas très chaud dehors. La matinée était bien entamée lorsque sortis Oriabel et Castel. Bras dessus, bras dessous, ils s'en allaient tranquillement vers le presbytère, profitant que les enfants étaient occupés à jouer avec Sandra.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Jeu 4 Déc - 11:35

--Heaven a écrit:


Maman et Papa étaient partis tout les deux. Heaven avait été anormalement gentille ce matin mais elle s’ennuyait maintenant. Sandra était occupée à préparer le repas en remplacement de sa mère, sa petite sœur, la braillarde dormait et Hélie…. Ha mais où était son frère jumeau ? La petite peste ébène comme la surnommait parfois son père se mit à la recherche de son imbécile de frère qui faisait tout pour la faire damner en tout temps. Elle délaissa sa poupée dans le salon, chose rare qu’elle faisait et trotta tranquillement jusqu’à la cuisine.

S’anda… où l’est Hélie ?

La nounou lui répondit qu’elle ne savait pas, d’allez voir dans leur chambre, ce qu’elle fit d’ailleurs d’un pas un peu plus pressé mais non, il n’y était pas non plus. Elle commença à tempêter doucement, elle détestait jouer à cache-cache. Il devait bien rire quelque part….

C’est lorsqu’elle voulu abandonner qu’elle remarqua l’escalier descendu pour aller au grenier, sa mère y avait fait du rangement la veille, elle avait dû oublier de la remonter ensuite. On leur interdisait d’aller là haut. Elle remarqua que la porte tout en haut était entrouverte, elle venait de trouver son frère, il devait y être naturellement, lui tout aussi curieux qu’elle et adorant faire des bêtises. Elle monta tranquillement l’escalier jusqu’au sommet et poussa la porte juste un peu qui fit un drôle de son par le mouvement.

Lorsqu’elle pénétra une forte odeur de poussière lui bloqua les narines et la fit éternuée. Un froid assez impressionnant régnait dans cet endroit sombre, très peu éclairé. Que de mince filet lumineux transposaient la pièce venant de la lucarne au plafond à l’extrême gauche. Elle s’aventura tranquillement dans la pièce, vraiment pas rassurée. Elle avait peur toute seule ici, et si des monstres s’y cachaient ? Elle aurait du apporter sa poupée….

Ses petits pas faisaient à peine craquer le plancher mais laissaient des marques sur le sol du à la poussière qui le recouvrait. Elle aperçu ceux d’une autre personne, naturellement, semblable au siennes… Hélie !

Elle contourna une pile de boite pour voir surgir devant elle un …. Un monstre qui faisait : ‘’ Bouhhhhhh….. Bouhhhhhh….. ‘’ Elle resta pétrifiée avant de crier, que dire, hurler de peur, ses pieds étaient soudés au sol, les pleurs venaient immédiatement ravagé ses joues en grandes coulisses. Elle allait mourir, être dévorée par cette chose…. Son petit cœur battait à tout rompre, voulant sortir de son corps. Fuir ! Fuir !!! vite vite !!! Elle n’y arrivait pas, ses jambes ne voulaient pas coopérer. Elle manquait d’air, son petit visage était terrifié.

Un rire retenti, Hélie enleva le drap blanc qui lui recouvrait la tête en riant de voir sa sœur aussi terrifiée. Elle ne réalisa que ce qui venait de se passé que lorsqu’elle vit son visage tout amusé. Elle lui sauta dessus et frappa de ses petits poings serrés

T’es michant…. J’vais l’dire à maman !

Elle fini par se calmer lorsqu’elle entendit un bruit de verre cassé, ayant fait bouger une des boîtes à leur bagarre et ayant fait tomber quelque chose au sol qui venait de se briser apparemment. Elle se releva et alla voir de quoi il s’agissait en faisant le tour des tas de boites pour trouver renverser sur le sol un cadre, dedans le portrait d’une dame ravissante y figurait. Heaven resta hypnotisé par le regard ainsi que les traits de la femme qui lui ressemblait beaucoup bien que beaucoup plus âgé qu’elle naturellement.
--Helie a écrit:



Il avait occupé son début de matinée a jouer avec Gamin, le berger des Pyrénées de la famille, sans pour une fois se préoccuper de sa jumelle. Il la trouvait vraiment embêtante ces derniers jours. Fallait toujours qu’elle aille pleurnicher dans les jupes de maman. Vraiment les filles c’est pas rigolo quand c’est grand ! Hélie en venait à préférer le bébé Joé à sa jumelle, elle au moins elle était pas ennuyante avec lui, elle rigolait quand elle le voyait arriver et après elle dormait. Ça devrait toujours êtes comme ça les filles !

Maman et Papa étaient partis sans même qu’il s’en rende compte et c’est un long moment après leur départ qu’il se redit compte qu’il n’était que sous la garde de Sandra. Malgré les misères qu’il pouvait lui faire, il l’aimait bien sa Nounou, elle grondait pas souvent, ou alors elle grondait pas assez fort, ça dépendait des bêtises. Il craignait surtout Maman, quand elle grondait il pensait toujours qu’elle ne l’aimait plus et en avait le cœur encore plus gros. Alors les pitreries il avait compris qu’il les lui fallait faire quand sa maman chérie n’était pas là.

Lorsqu’il avait laissé Gamin qui avait fini par s’endormir entre son lit et celui de sa sœur, hélie était revenu vers le salon. Il avait bien vu Heaven jouer avec sa poupée de chiffons, la sienne, identique à celle de sa jumelle, il se gardait bien de la sortir, il craignait trop qu’elle la lui prenne et la gardait bien cachée au fond de son lit. Alors qu’il s’en retournait vérifier que son trésor était toujours sous les couvertures, il vit l’escalier que Maman avait monté la veille, se souvenant très bien qu’elle avait aussi dit qu’il ne fallait pas y monter. Le pourquoi, il n’avait pas compris ! Doucement, il avait gravi une à une les marches de sapin pour découvrir derrière une porte une pièce trop bien pour jouer. Peine de poussière, emplie de caisses de toute tailles de sacs gorgés de vêtements et autre tissus. Un vrai paradis pour jouer à cache-cache ! Il était à vider un sac de vêtement y trouvant un chapeau qui avait dut être à Papa, le mis sur sa tête, fier de sa trouvaille, lorsqu’il vit la porte bouger légèrement. Il n’eut que le temps de se glisser sous un vieux drap blanc et se cacher derrière une caisse pour espionner.

C’était Heaven, elle avait fit par trouver elle aussi le paradis qu’il se voulait garder. Il la regarda s’approcher doucement de l’endroit où il était et losqu’elle fut à deux pas se redressa en criant


Bouhhhhhhhh Bouhhhhhhhhhhhhhhh !!

Eclata de rire quand elle sursauta en criant sa peur, ça c’était bien une fille, toutes des peureuses les filles ! Mais n’eut guère le temps de savourer sa victoire que déjà la furie lui avait sauté dessus et le martelait de ses poings. Une courte bagarre s’en suivit…

Si tu dis Heaven Maman elle te criera aussi d’abord…


… et fut interompu par un bruit de casse. Voyant sa jumelle se diriger vers le bruit, il en fit autant et voyant qu’elle restait figée, hypnotiser.

C’est quoi…. Montre….

Il se baissa à son tour et vit ce qui retenait l’attention d’Heaven.

Hooo !!! On dirait une Fée !… elle est belle la zimage de la Fée… Donne c’est à moi d’abord… t’es venu après toi !



Avant même qu’Heaven est le temps de quoi que ce soit, il s’empara du portrait, se posa sur les fesses et resta en pleine contemplation.

C’est la gentille fée qui me fait des rêves gentils….
____________________________________________________________

--Heaven a écrit:


Heaven n’avait même pas entendu les menaces de son frère qui lui rappelait qu’elle n’avait pas non plus à se trouver là. Elle était hypnotisée par le visage de la dame du portrait qu’elle tenait entre ses mains. Elle était si belle, c’est ainsi qu’elle voudrait être lorsqu’elle serait grande. Naturellement, elle voudrait ressembler à sa maman aussi mais, contrairement à sa petite sœur et sa mère, elles n’avaient pas la même couleur de cheveux, elle noire comme le charbon, tout comme la dame sur le portrait. Elle était toujours à détailler son visage et ses traits lorsque son imbécile de frère lui arracha des mains le cadre brisé sans se soucier d’elle comme d’habitude. On dit souvent que les jumeaux partages tout mais eux, mis à part leur parents, ils ne voulaient rien partager du tout. Ils n’étaient encore que de jeunes enfants cependant.

Elle aurait bien pu grogner et hurler encore pour qu’il lui rende mais, étrangement, ce ne fut pas le cas. La tempête s’était décimer pour le moment dans cette petite peste Elle était très calme, apaisée par le visage de cette dame sans savoir pourquoi. Tout cela trop compliqué pour une gamine pas plus haute que trois pommes.

Tu devrais remettre ça… là….

Elle montra à son frère la place où il l’avait pris et ce de façon presque autoritaire.

Si maman demande, j’vais lui dire que c’est ta faute…. Tout est toujours ta faute, d’abord….


Elle avait bien l’intention que son frère obéisse et la remette à sa place. Comme cela, elle pourrait revenir la chercher plus tard et la garder que pour elle. Malicieuse comme dix, pas question de se faire avoir par son grand frère de quelques minutes, et puis quoi encore !

Tout de suite, sinon j’le dis….. Et c’est toi que maman va gronde….

Elle lui sourit presque sadiquement, imaginant parfaitement bien la fessée royale que lui administrerait leur mère à son retour voyant les dégâts qu’il avait causé. Voyant qu’il ne bougeait toujours pas, tout comme elle regardant ce portrait tel un aimant, elle en agrippa un coin et tira pour le lui enlever….

--Helie a écrit:


Contrairement à toute attente de la part de ce garnement, il ne broncha pas lorsque sa sœur tira sur le cadre pour le lui reprendre. La vue de cette belle dame, sa Fée comme il avait si bien dit quand il l'avait découvert, lui avait apporter une courte dose, sans doute, de sagesse. Non qu'il ne lâcha complètement le cadre, il éprouvait encore le besoin de le regarder sans d'ailleurs savoir pourquoi.

Attend Veaven Comme il lui disait toujours dans ses moments de gentillesse On regarde encore tous les deux d'accord ?

Il avait l'impression qu'une fois qu'il n'aurait plus cette belle dame sous les yeux il en ressentirait un grand vide. Loin de s'imaginer que sa sœur aurait dans l'idée de s'acaparer le portrait, il voulait juste mettre en mémoire tous les traits de la Fée afin d'être certain de la retrouver dans ces rêves cette nuit.

Il s'était relevé, avait fini finalement par lâcher l'autre coin du tableau et montrant à Heaven le fond du grenier, là où la lumière était plus forte, lui proposa d'aller contempler la trouvaille sous la forte lueur.


Viens on se met là, on la verra mieux la belle dame...

Prenant sa sœur par la main, il se dirigea dans la clarté de la lucarne où en dessous était amassés des sacs emplis de toute sorte de chiffons, certainement de vieux habits que leurs parents ne mettaient plus, s'assit confortablement, pensant bien qu'Heaven en ferait tout autant.

Si tu dis à maman... bin on pourra p'us jamais la voir la Fée... Faut pas dire Veaven... ça s'ra not' secret rien qu'à nous.... Viens on regarde encore...
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Ven 16 Jan - 23:43

--Heaven a écrit:


Elle ne s’était pas attend à ce qu’on son frère ne pose aucune résistance. Habituellement, il adorait ce genre de querelle inutile. Certes, il était beaucoup plus fort qu’elle mais, Heaven, beaucoup plus rusé et s’en servait parfaitement contre lui pour combler son handicap. Cette fois, ce fut plutôt le contraire, pour avoir ce dont il désirait, il y mettait le paquet, y allant de douces paroles à son attention, mielleuse. Elle laissa rapidement tombé sa colère contre son frère et posa sa petite main confortablement dans la sienne pour le suivre vers cet endroit baigné de lumières.

Oui… ok Hélie, pas dire à m’man…

Elle s’assied délicatement dans le tas de tissus poussiéreux et laissa le jeu de lumière refléter sur ce portrait magnifique. Elle était tellement belle. Elle aurait voulu que cette femme, étrangement allez savoir pourquoi, la prenne et la berce dans ses bras. Cette sensation était curieuse. Elle ne connaissant pas la dame sur l’image mais, peut-être est-ce la beauté ou tout simplement cette magie qui se dégageait d’elle, la petite peste ébène était sous le charme.

Toute concentrée à son admiration, elle posa doucement son doigt sur le portrait en dessinant ses contours, l’autre main toujours pelotonné dans la main de son frère qu’elle serrait très fort.

L’est belle la dame….comme maman….

Elle leva les yeux vers son frère et pour une fois, elle voulait bien partagé avec lui.

On la garde ? On la met sous notre lit, maman la trouvera pas, on pourra la regarder autant qu’on veut, tu veux ?


Elle espérait que son frérot serait d’accord sinon, ce serait ardu de pouvoir dissimuler ce genre de chose très longtemps puisqu’elle savait qu’elle ne pourrait plus maintenant ce passé de cette vision d’ange étrangement.



--Helie a écrit:


C'est étrange comme parfois les enfants pourtant turbulents peuvent devenir sage comme des images lorsque leurs attentions se fixent sur un objet les mettant dans l'admiration. C'est tout simplement dans cet état que se trouvait Hélie ! En admiration devant ce portrait.


C'est la plus dame que j'ai jamais vu sauf maman pasque elle c'est la plus belle maman de toute la terre en entier. Quand ch'ra grand me mariera avec comme Papa et Maman.


Bien que cela arrivait aux jumeaux d'être d'accord sur certaines choses, cette fois ci, s'y ajoutait une grande complicité quand à cacher leur trouvaille à leur maman. Personne ne saurait dire combien de temps les deux enfants restèrent là à contempler le tableau. Des heures... peut-être plus... peut-être moins...
Content de l'idée de sa soeur d'aller cacher leur trésor dans leur chambre, oubliant ce qu'il était venu faire dans le grenier, oubliant même le grand chapeau qui lui couvrait la tête, il se leva, gardant toujours dans la sienne , la main d'Heaven.


Oui Oui on va la cacher en dessous de not' lit comme ça personne y la trouvera et on l'aura toujours avec nous. Mais Veanven faudra pas dire non plus à papa et pis à Nounou non plus.

C'est qu'il la connaissait sa jumelle, toujours à répéter tout, ne sachant rien garder pour elle. Là ils allaient avoir un vrai secret, rien qu'à eux et Hélie espèrait bien qu'il resterait vraiment leur secret à tous les deux.

Viens on va la cacher toute suite avant que papa et maman y reviennent. Nounou elle nous verra pas elle fait le mangé..



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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Ven 16 Jan - 23:44

--Heaven a écrit:


Heaven écouta son frère babiller certaine chose à propos de leur maman sans vraiment y porter attention. Elle était transitée par l'image de cette ébène. Ses cheveux ondulaient contre son épaule, noir, mystérieux et pourtant, la fillette pouvait presque sentir la douceur soyeuse sur ses doigts si elle les y posait. Cette sensation étrange de connaitre, de savoir bien que tout cela dépassait une enfant de cet âge, était ancrée en elle.

Des minutes, des heures passèrent, enfin, il lui avait semblé quand elle sortit de sa torpeur admirative par son frère qui se levait, la tirant par le même fait, sa petite menotte toujours dans la sienne. Elle le regarda, un peu troublée et silencieuse anormalement.

Oui Oui on va la cacher en dessous de not' lit comme ça personne y la trouvera et on l'aura toujours avec nous. Mais Veanven faudra pas dire non plus à papa et pis à Nounou non plus.


Sa tristesse, mélancolie ou impression bizarre s'éclipsa rapidement devant les dires de son frère. Il se croyait toujours tout permis et c'était selon lui, toujours elle la fautive. Tous ses sentiments s'étaient évadés pour faire place à un genre de frustration.

Bah oui… j’dirais à personne ! C’est pas toujours ma faute si maman te gronde tu sais….

Elle était une petite boule explosive mais, ne retira pas sa main de celle de son grand frère de quelques minutes, pour autant. Il était rare qu’ils fussent si proches. Ils ne se détestaient pas vraiment, souvent en colère l’un contre l’autre mais, des liens spéciaux les unissaient et il en serait ainsi éternellement.

Viens on va la cacher toute suite avant que papa et maman y reviennent. Nounou elle nous verra pas elle fait le mangé..


Elle hocha la tête et sans faire de bruit, ils redescendirent du grenier. Le portrait bien serré dans la main, Heaven et Hélie traversèrent le salon sans se faire voir. Ils purent entendre Sandra, leur nounou, qui chantonnait dans la cuisine et les rires de leur jeune soeur en sourdine. C'était parfait, ils ne seraient pas pris sur le fait. En passant par le hall d'entrée, ils se dépêchèrent de tourner le coin lorsque le bruit d'une porte qui s'ouvrait se faisait entendre. Papa et maman rentraient apparemment...

Vite vite…. Hélie… on va se faire z’attrapper….

Elle serra sa main plus fortement dans celle de son frère, la peur au ventre que leur maman ne leur retire leur nouveau trésor.



Oriabel a écrit:
Bien des choses avaient été décidées. Après être sortie du presbytère, Oriabel et Castel avaient profité du fait qu'ils étaient seul tous les deux pour faire une petite balade, main dans la main, comme autrefois. Ils avaient profité du jour resplendissant malgré le froid hivernal qui s'abattait en ce mois. Blottis l'un contre l'autre, toujours aussi amoureux malgré les évènements qui avaient déferlé sur eux les derniers mois durant, obstacles qu'ils avaient brillamment surmontés pour finir toujours aussi épris l'un de l'autre. Elle aimait poser son regard océanique dans les prunelles sombres de son Ange, y lire tout l'amour qu'il éprouvait pour elle, la sensation d'être la seule qui n'eut jamais existé pour lui. Cela lui faisait une étrange sensation de légèreté en son âme.

Après avoir passé un moment formidable, à bavarder ce que leur avenir ou leur espoirs leurs réservaient, ils prirent le chemin du retour. Oriabel fut la première à pénétrer dans la maison, la porte tenue par Castel, en parfait gentleman. Lorsque la belle blonde leva les yeux dans la halle d'entrée, elle n'eut que le temps de taire son rire d'une blague que son amoureux venait de dire aux creux de son oreille, à son habitude pour voir deux petites têtes s'évaporées, une de jais et l'autre plus brune, empressées de partir de leur visuel étrangement.

Elle se retourna pour regarder Castel, fonçant le regard. Elle se demandait s'il avait vu la même chose que lui. Heaven et Hélie main dans la main, se poussant qui plus est.... Cela ne présageait rien de bon. Quel mauvais coup avaient-ils encore mis à l'oeuvre ces deux là ? Elle n'aurait surement pas eu de soupçons si comme à leur habitude, les deux enfants qu'elle aimait comme les siens s'étaient empressés de venir les rejoindre en criant leurs noms. Ce n'avait pas été le cas, c'était anormal. Le sixième sens de cette maman éveillé, elle les interpella donc tous les deux pendant que Castel l'aidait à retirer son manteau.

Hélie ! Heaven ! Venez ici s’il vous plait….

Elle verrait bien de quoi il en retournerait une fois qu’elle aurait les deux petits minois sous les yeux. Ils avaient dû mettre de l’encre partout sur les murs, casser un objet en jouant ou quelque chose du genre, elle verrait bien….

--Helie a écrit:


C'était d'accord ! Hélie et Heaven, toujours main dans la main, ce qui chez eux était bien rare, redescendirent du grenier à pas de loup. Lui toujours son vieux chapeau sur la tête, qu'il avait d'ailleurs complètement oublié, Elle le tableau sous son bras. La dernière marche descendue, Hélie voyait déjà la victoire, demain matin au réveil, il pourrait avec Heaven de nouveau contempler la jolie dame. Une immense joie vint l'envahir alors qu'il étaient arrivés à quelques pas du couloir qui mène aux chambres. Sandra chantonnait cette affreuse chanson, toujours la même quand elle était à faire le repas, pas de danger donc qu'elle ne vienne les surprendre trop attentive à sa ritournelle et ses légumes. Une douce odeur arrivait de la cuisine, le coin..... la porte qui s'ouvre.... Maman ! Papa !

Vite vite…. Hélie… on va se faire z’attrapper….

Il entraina sa soeur, voulant commencer à courir jusque dans leur chambre mais la voix qui était autoritaire là les stoppa.

Pose le tableau là à coté du coffre.... vite avant que maman vient....

Dit-il tout bas à Heaven qui s'exécuta aussitôt.

Voui maman on viennnnnnnnnnnt !

Et c'est en courant que les deux enfants arrivèrent devant leurs parents.
A l'air sérieux qu'ils avaient tous les deux, Hélie pensa un instant qu'ils avaient vu le trésor qu'ils tentaient de dissimuler, aussi essaya t-il de radoucir l'humeur trop stricte de maman et papa.


Vous avez été où ? Pourquoi on a pas été avec vous ? Maman t'étais partie longtemps....

Dit-il en allant se coller aux jupes de sa mère. Ce petit manège serait-il suffisant pour faire oublier ce que sa mère avait vu ? Il espérait bien que oui comme il pensait que sa jumelle ferait pareil pour endormir papa !

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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Ven 16 Jan - 23:51

--Heaven a écrit:


C’était bien ce qu’elle avait pensée, que le temps de dire à son frère de se grouiller un peu que la voix de maman retentissait. Heaven aurait dû s’en douter, rien ne lui échappait. Elle ne savait pas comment faisait sa maman mais, à chaque fois, elle avait le don de découvrir qu’il se tramait quelque chose de pas normal, cette fois encore ne fut pas différente. Elle serra la main de son frère plus fort dans la sienne, légèrement paniquée. Ils allaient se faire gronder encore !

Pose le tableau là à coté du coffre.... vite avant que maman vient....

Elle regarda la direction du coffre, le portrait risquerait pas d’être découvert ainsi, il avait raison. Elle mit donc le petit cadre de bois dont reposait l’image sans faire de bruit derrière le coffre, s’assurant qu’il ne dépassait pas de nulle part et repris sa main pour aller retrouver leur parents ne laissant rien transparaitre, espérait-elle, aucune émotions contradictoire à la joie de les revoir.

C’est en courant qu’ils franchirent l’espace qui les séparait d’eux. Arrivée face à sa mère, l’air quelque peu sévère, Heaven se figea, son frère lui, se jetant à ses pieds. Son père la regardait, sachant parfaitement lire en elle également. Elle se précipita dans ses bras pour cacher son malaise, espérant que rapidement, il l’agacerait, son humeur ainsi changerait et il ne s’apercevrait de rien. C'était la tactique à adopter bien qu'elle jouait moins bien la comédie que son grand frère.

Papa, prend !

Elle leva ses petites mains vers lui en sautillant, espérant que son stratège fonctionnerait à merveille mais, l’œil que posait sa mère sur eux ne lui disait rien qui vaille. Heaven avait parfaitement le sentiment qu’elle savait….



Oriabel a écrit:


Oriabel venait de sommer à ses enfants de les rejoindre, pas sur un ton brusque mais, tout de même assez autoritaires. Elle connaissait ses deux garnements mieux que quiconque. Elle savait précisément que quelques choses n’allaient pas. Les bruits de leur pas dans le corridor s’arrêta un moment, s’attendant à ce qu’ils reviennent dans l’autre sens, Bel se surpris à n’entendre plus rien ensuite. Elle regarda Castel et soupira, s’apprêtant à aller voir lorsque tout à coup, les pas recommencèrent et que la voix d’Hélie retentit en disant qu’ils arrivaient. Ohh… cela n’augurait rien de bon. Et s’ils avaient brisés le vase ancien qui appartenait à sa grand-mère ? La maman était déconcertée juste à cette idée.

Elle vit ses deux bout en train franchir la distance qui les séparaient en courant, mains dans les mains, encore étrange. Hélie se jeta sur elle pour la câliner tandis que Heaven resta pétrifiée sur place. Leur regard que la mère et la fille échangèrent en dirent long, si long qu’elle courue se faire dorloter par son père. Les doutes étaient confirmés, quelque chose n’allait pas dans cette maison.

La blondinette se penchant pour être à la hauteur de son fils, remarquant par la même occasion le couvre-chef sur sa tête ancré de poussière. Elle posa son regard azuré dans ceux noirs comme l’ébène de son fils.

Hélie, dites-moi que vous n’avez pas brisé le vase de grand-mère s’il te plait …. Tu es allé jouer au grenier toi non ?

Elle esquiva un sourire, sachant que son fils tenterait de lui mentir surement mais, retira le chapeau de sur sa tête et le lui montra en le regardant plus sévèrement cette fois….

Tu sais que tu n’as pas le droit et toi aussi Heaven, à vous voir tous les deux, vous y étiez ensemble, je me trompe ?


Jamais ils n’étaient aussi complices que lorsqu’ils faisaient les 100 coups. Ce n’était pas dur à comprendre et Castel devaient bien s’en douter également.Elle détestait les gronder et les punir mais, c'était dangereux de jouer là-haut et ils le savaient

Castelreng a écrit:
Ils étaient donc repartis du presbytère, heureux d'avoir pu conclure d'une date pour le Baptême, avaient pris le temps de se balader un peu avant le retour au foyer. Castel était plus que ravi de se retrouver un moment seul avec sa douce. Ils avaient parlé d'avenir, de tout et de rien, avaient rit.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la maison, comme à son habitude, il l'ouvrit et céda le passage à sa dame.Il entra donc à sa suite... la regarda , voyant dans ses yeux que quelque chose se tramait, tourna la tête vers le couloir d'où il n'avait put voir les enfants, puisque rentré trop tard, puis aida Bel à ôter son manteau alors qu'elle était à appeler les jumeaux.

A la réponse que fit au loin Hélie, il comprit que ces deux oiseaux tramaient quelque chose, cette réponse sonnait vraiment faux !
Quand il les vit arriver en courant et main dans la main, il fut certain qu'une bêtise couvait ou avait éclose et à la réaction des enfants et au chapeau que portait Hélie, il n'eut plus aucun doute. Heaven ne semblait pas sure d'elle quand au pirate, il se jeta dans les jambes de sa mère un peu trop vite.

Pourtant, il eut envie de rire lorsque sa princesse lui tendit les bras.Il se baissa, près à l'emporter pour le câlin demandé, il s'arrêta net, restant à la hauteur de la fillette, laissant Bel poser les bonnes questions et les regarda tour à tour.

Les petits semblaient avoir perdu l'usage de la parole regardant leurs souliers, cherchant sans doute le mensonge du siècle. Il prit alors son air le plus sévère et ajouta, suite à leur mère.


Alors ! qu'avez vous à répondre jeunes gens ! hum ! Où étiez vous ?

--Helie a écrit:



Il ne resta pas aussi longtemps qu'il ne pensait collé à sa mère. Elle fut vite à sa hauteur, le scrutant du regard. Il avait l'impression qu'elle arrivait à lire tout ce qu'il y avait dans sa tête, il baissa donc les yeux, se disant que comme ça elle pourrait plus et quand elle demanda si ils avaient fait de la casse, il se sentit d'un coup rassuré.

Naaaan Maman on a pas cassé le vase.... T'as dit qui faut qu'on touche pas avec nos mains mais que avec nos z'oeils....

Comment avait-elle deviné qu'il revenait du grenier, à bin elle avait lu dans sa tête, ça c'est sur ! se pensa t-il, mais lorsqu'il sentit qu'elle lui ôtait de la tête le chapeau qu'il avait complètement oublié, il la baissa ne sachant que répondre. Il lui fallait réfléchir et vite, mais il n'y parvenait pas. Il tourna la tête vers sa sœur comme pour se rassurer et trouver une solution, mais tout comme lui elle restait sans voix. Il lui reprit la main, la lui serrant fort et c'est d'une voix toute basse qu'il dit.

On a rien cassé maman....


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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Ven 16 Jan - 23:52



Les bras tendus vers son père, il allait la prendre, Heaven en était convaincue. Un sourire satisfait s’afficha sur ses lèvres, elle était sortie d’affaire. Oups… au lieu de la prendre comme prévue, pourtant elle avait bien vu dans son regard et son sourire que c’était gagné, le voilà qu’il se posait également à leur hauteur. Maman étant déjà à poser des questions. La petite fillette adorait sa mère mais, elle détestait qu’elle sache toujours tout !

Elle regarda son frère rapidement lorsque celui-ci pris sa main dans la sienne. Une boule à l’estomac, elle savait qu’elle ne pourrait mentir plus longtemps, ce n’était pas dans ses traits de caractères.

On a rien cassé maman promis….

La petite soupira avant de reprendre d’une voix presque en murmure, serrant fort la main de son frère toute penaude.

Hélie était en haut, j’lui ai dit de descendre mais, on a vu la dame et….

Ravalant ses sanglots, elle continua tout de même

Dis maman, siouplait, on peu garder la dame avec nous ? On promet d’être très sage et aussi d’écouter…. C’est promis….

Elle leva des yeux embués de larmes vers sa maman, espérant qu’elle lui offrirait son désir le plus cher bien qu’ils avaient désobéis et ne le méritait pas.




Castelreng a écrit:
Les explications arrivaient en goutte à goutte. Le célèbre vase qui faisait la fierté de la dame de maison était toujours du monde. Castelreng toujours à hauteur des enfants les regardait tour à tour et comme de bien entendu c'est la puce qui en larme raconta.

Rien de surprenant en sommes, les parents savaient qu'ils étaient montés au grenier.Mais Il resta un moment surpris par l'aveu, ne comprenant pas de qui ou de quoi parlait sa fille. Elle semblait tellement inconsolable, si fragile avec ses larmes et ses sanglots que tout sévère qu'il s'était fait, il ne put se retenir de l'encercler dans ses bras. Il savait que Bel lui ferait les gros yeux, il savait que du fait de leur désobéissance ils méritaient une punition, mais il sentait qu'il se passait autre chose dans le cœur de sa fille, il sentait qu'il y avait là plus que le chagrin de la faute.

Bien qu'il lui démangeait de l'embrasser, il n'en fit rien et d'une voix calme cette fois, il demanda.


De quelle dame parles tu Princesse ? Il n'y a personne dans le grenier Que des vieilleries comme le chapeau qu'a pris Hélie.

Hélie de quoi parles ta soeur ?

--Helie a écrit:


Plus d'autre choix que d'avouer, Heaven n'avait pas tenu sa langue. Il ne lui en voulait pas cette fois pensant qu'ainsi ils pourraient conserver leur trésor. Il se faisait sans doute des idées la dessus, mais il était trop jeune encore pour y penser vraiment. Pour le moment il ne croyait qu'à une chose, la vérité dite, ses parents seraient content et ne chercheraient pas plus loin.

Pardon maman..... j'ai monté.... mais j'ai fais attention.... j'ai pas rien cassé... J'ai joué à me déguiser pis c'est tout


Il regarda un moment son père, sentant son regard sur lui.

Que à déguiser papa.... j'ai rien cassé....
Pis Heaven elle est venue et j'ai fait le fantôme pour de rire... Pis après on a vu la belle dame.
C'est la belle dame de dans mes rêves.... c'est la même....

Dis papa on peut la garder avec nous.. On sera toujours sage et on ira pu jamais au grenier....Promis... Maman...steplais.... dis oui maman....



Oriabel a écrit:
Oriabel vit rapidement son fils se défendre qu’il avait rien cassé en unisson avec sa sœur. Elle fut rassurée, jamais ils ne lui mentaient donc, son précieux vase était intact. Elle regarda tour à tour, ses deux enfants qui se tenaient pas la main, fautif de quelque chose, naturellement pour agir ainsi.

C’est Heaven, la voix emplie de chagrin qui leur raconta quelque chose à propos d’une dame. Oriabel avait beau écouter, elle était de l’avis de Castel qui venait de prendre la parole. C’était à ne rien y comprendre. Elle se tourna alors vers son fils qui tentait à son tour d’expliquer.

Elle ne douta pas de sa parole mais, ne comprennait rien au sujet de cette dame encore une fois, surtout qu’il la voyait en rêve. Elle prit donc les mains de son fils dans les siennes et tendrement lui parla, tentant d’éclaircir cette histoire loufoque.

Hélie mon trésor, de quelle dame parles-tu ? Elle est où, dans le grenier ? Tu peux me la montrer ?


Elle espérait que ce n’était que leur imagination, que personne ne s’était introduit chez eux pendant leur absence sinon la nounou entendrait parler d’elle ! Elle tentait de garder son sang-froid malgré le fait qu’elle s’inquiétait pour ses bébés.

--Helie a écrit:


Il ne comprenait pas tellement pourquoi ses parents ne comprenait pas de quelle dame lui et sa Soeur parlaient. Pour lui il n'y en avait qu'une et papa et maman devait forcément savoir puisqu'elle était de le grenier.

Bin c'est la dame que je vois quand je dors.... elle est belle tu sais maman... mais toi t'es la plus belle. Elle c'est pas une vraie dame, c'est une dame en papier, elle fais pas des câlins que juste nous regarder avec un sourire.

Quand Bel lui demanda de la lui montrer, il eut un moment d'hésitation et regarda Heaven comme pour avoir son accord, puis retrouva le visage de sa mère. Son père restait pour l'instant silencieux, il lui semblait bien loin d'ailleurs, comme réfléchissant, pareil que lorsqu'il se met à sa table de travail à écrire des tas de chose.

Maman..... tu la prendras pas dis....... on pourra la garder...

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Oriabel
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Ven 16 Jan - 23:54

Oriabel a écrit:
Oriabel, morte d’inquiétude maintenant écoutait tout de même les babillages de son fils sur le sujet, espérant qu’il lui dirait tout ce qu’elle voulait savoir et rapidement. Elle tentait de demeurer le plus calme possible pour ne pas le brusquer.

Bin c'est la dame que je vois quand je dors.... elle est belle tu sais maman... mais toi t'es la plus belle. Elle c'est pas une vraie dame, c'est une dame en papier, elle fais pas des câlins que juste nous regarder avec un sourire.


Elle sourit largement, attendrit devant le petit minois clair de son fils qui lui disait qu’elle était la plus belle. Elle se rassura tout de même lorsqu’il lui dit qu’elle ne faisait pas de câlins la dame donc, pas réelle. Surement encore un jeu sortie de leur imagination. Elle n’avait rien contre cela.

Maman..... tu la prendras pas dis....... on pourra la garder...

Comment enlever quelque chose qui n’existe pas ? Elle se mit à sourire et hocha la tête lentement.

Non, bien sur que non, je ne la prendrais pas. Tu me la montre où elle se cache maintenant cette Dame presque qu’aussi belle que moi ?

--Helie a écrit:



Il regarda sa sœur, un moment hésitant, leva ses yeux vers son père comprenant qu'il n'y avait pas d'autre solution que de dévoiler leur secret. Alors dans un soupir de résignation, il prit la main de sa maman.

Oui d'accord maman..... je te montre d'où qu'elle est..... et après tu me la redonnes à moi et Veaven....... t'as dit ... maman hin.....

Il savait pourtant que sa mère ne mentait jamais, qu'elle tenait toujours ses promesses mais il ne pouvait s'empêcher de craindre que le portrait leur serait confisqué. C'est donc sans courir, très lentement même qu'il entraina sa mère dans le couloir près du coffre.

Papa et Heaven, qui s'était réfugiée dans sas bras, les suivirent. Hélie, arrêté devant le coffre regarda sa mère les yeux tristes, le cœur gros et finit par tendre la main et montrer du doigt l'endroit où se trouvait la
"dame".

Elle est là...... Dit-il la tête bien basse.



Oriabel a écrit:
Les yeux d'Hélie tout comme ceux de sa soeur étaient emplis de lueurs de tristesses bien que résidaient dans leur fond, un mince espoir. Oriabel n'arrivait pas à comprendre ce qui mettait ses enfants dans un état aussi attristé. Une Dame ? Quelle Dame ? Elle était persuadée que son fils l'amènerait au grenier et lui montrerait un coin où rien ne résidait, qu'ils auraient affaire à une amie imaginaire. Elle se convainquait de cette seule éventualité puisque selon leur dire, elle n'était pas là, pas dans la maison. Elle était loin de s'imaginer de quoi il en retournait.

Elle prit la petite main frêle de son fils lorsqu'il accepta enfin de lui montrer ce dont il parlait. Castel prit Heaven dans ses bras et les suivirent également, lui tout autant curieux qu'elle de voir de quoi il en retournait. Elle fut surprise de s'arrêter cependant dans le couloir adjacent au hall d'entrée. Il n'y avait rien ici sauf un vieux coffre en bois où elle rangeait quelques vieilleries mais, toujours utiles qui n'avaient pas vu le chemin du grenier par cet effet de pouvoir être encore utile éventuellement.

Mais il n’y a rien ici Hélie… dans le coffre ?

Le petit hocha négativement la tête, cette lueur triste dans les yeux était permanente et resserrait le coeur de la pauvre mère qui n'arrivait pas à comprendre. Il l'amena tout contre le mur et lui désigna le dos du coffre. Oriabel fonça les sourcils et tira un peu le meuble et entendit un frottement étrange, de quelque chose qui faisait grincer le bois du parquet mais, plus délicatement que le coffre n'aurait su le faire. Elle étira sa tête blonde pour découvrir derrière un petit cadre camouflé.

Ses yeux toujours arqués d'interrogation, elle prit le petit cadre entre ses mains, le retourna pour voir finalement la dame dont ils parlaient tous les deux. Le visage de Kali émerveillait, toujours aussi resplendissantes que dans ses souvenirs. Elle avait eu la chance de la rencontrer, c'est même elle qui l'avait engagé comme la nounou des enfants sans se douter qu'un jour, elle la remplacerait au bras de ses enfants en permanence. Les yeux d'Oriabel s'embrouillèrent, ses mains étaient tremblantes même celle dont tenait toujours son fils. Elle n'arrivait pas à cacher son émotion bien qu'elle aurait dû prendre sur elle devant les enfants. Elle leva ensuite ce regard troublé vers celui de Castel, pris aux désespoirs et par la surprise de cette trouvaille. Elle tendit le cadre à son mari pour lui montrer de quoi il en retournait.

Je crois que ce n’est pas à moi de prendre la décision les enfants mais à votre père .S’il désire vous offrir ce cadeau ou pas…. Certes, moi, je n’y vois pas d’objection, bien au contraire.

Sa voix n'était pas dénuée de mélancolie cependant, elle n'osait même pas regarder Castel dans les yeux, imaginant fort bien son malaise sans le voir. Les jumeaux étaient encore très jeunes certes mais, ils avaient le droit de savoir la vérité. Il en était rendu là apparemment. Elle redoutait ce qui arriverait par la suite mais, elle avait toujours su que ce jour arriverait, bien que pas aussitôt....

Je crois que tu devrais leur parler mon Ange, ce n’est malheureusement pas à moi de le faire.


Elle donna le cadre à Castel, embrassa ses deux enfants sur le haut de leur tête et lâcha la main d’Hélie.

Je vous aime mes petits anges, je vais en cuisine rejoindre Joé, si vous me chercher, vous savez où me trouver…


Elle les quitta, ainsi, sans rien rajouter, trop troubler par ceci. Les petits avaient bien grandis depuis qu'elle avait changé leurs langes, âgés à peine d'une journée la première fois. Elle avait toujours été pour eux cette maman qui n'était plus mais, une maman, ils en avaient une autre, c'était un fait indéniable. Celle qui les avait mis au monde resterait à jamais en eux, en se sourire d'Hélie ou dans la chevelure soyeuse de Heaven. Elle avait mis plus en eux que ce qu'Oriabel ne pourrait jamais le faire, sa ressemblance...



--Heaven a écrit:

Heaven passait son regard à son père, espérait toujours qu'il la prenne, à son frère qui tentait lui de préserver leur bien unique et précieux, à sa mère qui tentait définitivement de comprendre quelques choses dans leur babillage. Elle décida pour sa part de rester sagement muette pendant que son frère tentait de convaincre leur maman. Il valait mieux ainsi, elle en avait déjà assez fait et si Maman décidait de leur confisquer ce trésor, ce ne serait pas toute sa faute et Hélie pesterait pas après elle. Futée bien que malheureuse à l'éventualité de devoir garder ce beau visage que dans ses songes, elle se pelota contre les jambes de son père presque à le faire tomber à la renverse. Papa avait tendance à la faire enragé par ses moqueries ou ses bisous dans le cou qui piquait mais, jamais il ne la disputait, c'était toujours le rôle de maman ça. Quand elle se savait sur le point de se faire gronder, valait mieux aller rejoindre papa, c'était plus sur...

Hélie venait de capituler sous la promesse de maman de ne pas leur prendre leur bien. La fillette ébène en était enchantée puisque maman ne disait jamais de mensonges. Elle était juste sur ce point, elle ne voulait pas qu'on en disent, elle n'en disait pas non plus. Bien qu'elle chicanait fort parfois, c'était une maman formidable et câlineuse. Et en plus, elle racontait les meilleures histoires du monde, elle en savait des choses notre maman tout de même !

Castel pris enfin sa petite perle dans ses bras pour suivre le petit train familial qui se déplaçait. La fillette s'accrocha tendrement à son cou, ce réconfort n'en valait pas d'autre. Les bras musclé de son père la serrant ainsi que son torse était le meilleur lit que Heaven n'est jamais vu. Toute enlacé avec lui, ils arrivèrent juste après Oriabel et Hélie devant le coffre. Leur maman ne paru pas comprendre sur le coup mais, son frère lui démontra vite leur cachette.

Ce qui s'en suivît, Heaven n'aurait jamais pu l'imaginer. Bien que tourmentée par le doute persistant de devoir abandonner leur trésor à jamais, elle n'avait jamais vu leur maman dans cet état. On aurait dit qu'elle allait pleurer. Les mamans, ça pleure jamais pourtant non ?!!! Elle leur dit qu'il pourrait garder le portrait de la dame si papa voulait. La petite se retourna instantanément vers son père et pris son visage entre ses petites mains pour qu'il la regarde dans les yeux.

Oh dit oui papa, siouplait, dis oui… on va être très zages, promis, promis….

Elle savait amadouer son père, c'était sans conteste la meilleure dans ce genre de choses, bien plus que Hélie malgré qu'elle ne savait pas pourquoi. Cependant, le trouble qu'elle lut dans les yeux de son père la figea. On aurait dit qu'il n'allait pas bien, comme quand elle avait vu Hélie dans son costume de fantôme. C'était bizarre tout de même. Pourquoi il était ainsi ?Elle avait dit quelque chose qui ne fallait pas ? Pourtant, elle avait des milliers de fois la même chose pour obtenir ce qu'elle voulait.

Maman les embrassa et partie les laissant avec leur père dans la halle. Elle était très étrange maman aussi. Heaven regarda son frère et dit tout bas à celui-ci qui s’approchait d’eux, maintenant délaisser de la main de leur mère.

On s’est pas fait gronder mais maman est triste…. Pourquoi vous êtes triste papa ? On l’a pas cassé pourtant, on l’a juste regardé….


Ses yeux étaient revenus vers ceux de son père, cherchant à comprendre bien que surement, elle ne retiendrait pas tout vu son jeune âge.


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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Sam 17 Jan - 12:24

Castelreng a écrit:
Tout en écouta les explications de son fils, qu’il ne comprenait d’ailleurs pas, Castelreng avait fini par prendre Heaven dans ses bras. Il s’était redressé, sa fille, la tête bien pelotée dans le creux de son cou, suivant elle aussi les échanges de son frère et sa mère. Il sentait contre son torse la fillette trembloter. Plus il écoutait Hélie, plus les questions fusaient. Il avait commencé, tout comme Bel à se demander de quelle femme parlaient-ils, pour ensuite s’interroger sur le fait que quelqu’un avait sans doute élu domicile au grenier. Sandra, la nounou, n’avait quand même pas osé hébergé une quelconque malheureuse chez lui et à son insu ? Non ce ne pouvait être, la jeune fille était trop sérieuse pour se permettre une telle folie. Lorsque l’enfant ensuite parla de dame en papier, il regarda Oriabel, ne comprenant vraiment plus rien cette fois si ce n’est qu’aucune femme ne vivait en douce dans son grenier.Cette idée le rassura un peu sur cette affaire. Cependant il voyait bien que ses enfants étaient perturbés à l’idée de ne pas conserver cette « dame ». Qu’avait-elle donc de spéciale cette dame de papier ? Pourquoi Hélie disait la voir dans ses rêves ? C’est trop de questions, beaucoup trop. Aussi, lorsqu’ils allèrent tous dans le couloir, il se sentit soulagé de savoir que là dans quelques secondes il aurait le fin mot de tout ça.

Il regarda son fils, puis le coffre qu’il désignait, n’y voyant rien cependant et s’abstint de tout commentaire, laissant Bel gérer l’enfant qui semblait assez inquiet. Il ne voulait surtout pas en ajouter Hélie était vraiment dans tous ses états, réclamant sans cesse la garde de sa dame. Il laissa donc Bel découvrir et tirer de derrière ce meuble un cadre de taille moyenne. L’encadrement lui suffit pour comprendre de qui parlait les enfants. Il se sentit blêmir d’autant plus qu’il voyait que pour Bel il en allait de même. Ce qu’il redoutait tant était en train de se produire..

Il savait qu’un jour il se devrait de dire la vérité aux jumeaux, de leur expliquer, mais il n’aurait jamais pensé devoir le faire si tôt ! Et puis il pensait à Bel qui les aimait autant que leur mère les aurait aimé, il craignait qu’elle n’en ait le cœur en miette. Qui pouvait savoir comment réagirait les deux bambins à une telle vérité ?

Il prit le cadre qu’elle lui donna avant de quitter le couloir, ressentit la tristesse qu’elle avait et qui de ce fait s’ajouta à la sienne. Il lui fallait donc parler… parler sans n’en blesser aucun… trouver les mots adaptés pour des enfants si jeunes…. Il ne savait à cet instant si il y parviendrait. Collant son fils contre lui il alla s’asseoir sur le coffre et le fit s’assoir sur son autre jambes. Pendant un long moment ils se contentèrent tous les trois de regarder le portrait de l’être qu’il avait tant aimé et donc les deux petits en étaient arrivés. Il profita de la contemplation et du silence des enfants pour rassembler ses idées et ses mots. Mais l’image qu’il avait d’Oriabel quittant la place lui revenait sans cesse. Alors, il décida.


Il décida qu’il devait remettre à plus tard la vérité sur la naissance des enfants, qu’il attendrait encore une paire d’année avant de les eux et Bel confronter à leur passé. Ils étaient encore trop jeune pour comprendre que leur mère ne l’était pas mais était cette dame sur ce portrait.
Il chercha donc ses mots avant de se lancer d’une voix très douce.


Mes Trésors, vous garderez ce portrait, je vous le fixerait sur le mur face à vos lits. Vous pourrez ainsi la voir juste avant de vous endormir.

Il se seraient bien arrêté là, les enfants avaient ce qu’ils désiraient cela pourrait sans doute suffire.Mais il poursuivit cependant car ils avaient regardé leur mère partir triste et ne comprendraient pas si rien était dit.


Cette dame, c’est un ange, le votre mes Trésors, elle est toujours à vos cotés où que vous alliez…. Maman est moi l’avons connu et aimé, beaucoup aimé même… avant qu’elle ne devienne votre Ange et de la revoir sur ce portrait, votre maman, en la revoyant s’en est troublée. Mais elle voudra tout comme moi que vous puissiez garder ce portrait…. Il est pour vous …

Il ne parvint pas à en dire plus, serra ses enfants contre lui les embrassa tour à tour, gardant au fond de lui le chagrin qu’il sentait monter.
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Oriabel
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Sam 17 Jan - 20:13

Oriabel a écrit:
Oriabel avait quitté le hall, le sentiment qui l’habitait était indescriptible. Un mélange violent de tristesse amère, que les enfants qu’elle avait aimé comme les siens ne l’appelle plus dès demain maman, de peur que lorsqu’elle les gronderait ils lui disent qu’elle n’était pas leur mère, de colère de savoir que c’était injuste, même si elle les aimait autant, qu’il n’est pas eu leur vrai maman pour s’occuper d’eux…. Elle ne parvint pas jusqu’à la cuisine avant de flancher. Adossée tout contre le mur du salon, elle se mit à sangloter, les mains contre son visage. Tout cela était si injuste. Elle appréhendait cette discussion depuis qu’elle avait remplacé cette femme qu’ils n’avaient jamais connue, ils n’en avaient aucun souvenir. Et voilà que le jour qu’elle avait redouté lui tombait sur la tête…. Ils étaient encore si jeune…. Elle aurait voulu profiter de cette innocence encore plusieurs années…. Le passé nous rattrape toujours….

Tout en pleurant toutes les larmes que pouvait contenir son petit corps, elle se mit à repenser à ce visage, toujours aussi magnifique enveloppé dans le verre à jamais. Le papier n’avait pas jaunit, les traits de Kali était comme dans son souvenir, si belle, ce sourire, toujours énigmatique. Jamais elle n’aurait sa force, jamais elle ne lui ressemblerait, jamais elle ne serait elle. Plusieurs fois, elle aurait voulu l’être pourtant…. Que ce soit les premières fois où Castel avait levé les yeux sur elle, lorsqu’elle l’avait vu tout les soirs rentrer et pleurer sa mort, lorsque les jumeaux avaient prononcé presque en même temps maman, s’adressant à elle, aujourd’hui encore…. Pourtant, elle était loin de lui ressembler mais, l’ayant connu faiblement, Oriabel savait qu’elle ne serait pas en train de s’apitoyer sur son sort en ce moment, affronterait sa vie telle qu’elle l’avait choisit. Elle se reprit donc, se calma doucement et ce dit qu’elle n’avait pas le choix de toute manière, les dés en étaient jetés.

Elle essuya ses yeux rougis de larmes et s’aventura dans la cuisine. Sandra avait terminé le repas et la regarda, curieuse des yeux gonflés de sa maitresse mais, respectable n’en fit pas mention. Elle lui dit qu’elle allait prendre congé si elle pouvait. Ce qu’Oriabel lui accorda bien entendu. Une fois seule, elle se dirigea vers sa fille, le petit minois de Joséphine était si émerveillée de voir sa mère revenir qu’elle lui tendait déjà les bras.

Sans se faire priée, autant besoin d’un câlin qu’elle, elle la prit dans ses bras et l’y blotti même. La petite gazouillait doucement, jouant avec une des mèches blondes de sa mère. Oriabel soupira d’aise. Bien qu’elle n’était pas la mère biologique des jumeaux, elle les aimait tout autant que celle qu’elle tenait dans ses bras, cela devrait suffire pour affronter la vague qui la noyait en ce moment. Elle s’accrocha un sourire aux lèvres et entreprit de finir ce que la nounou avait commencé en attendant le restant des troupes toujours dans le hall.



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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mar 27 Jan - 18:51

--Heaven a écrit:


Le trouble étrange qu’il y avait sur le visage de papa, il ne s’était pas estompé. Heaven toujours dans les bras de son père avait pu s’en rendre compte. Rarement il avait l’impression de n’être qu’un château de cartes près à s’écrouler et cette fois pourtant, c’est bien l’impression qu’il lui donnait. Tout pareil comme la fois qu’elle l’avait rejoint dans son lit et s’était endormi tout contre lui. Il avait bobo à ce moment là, maman l’avait dit après. Il avait bobo encore ? Oh elle voulait pas qu’il est mal. Elle l’aimait son papa et les bobos ça fait mal….ça la faisait pleurer elle, lorsqu'elle avait mal.

Elle le resserra plus fort tout contre elle pendant qu’il prenait appuis sur le coffre, Hélie venant à son tour réclamer un peu d’amour et se posa sur son autre jambe. Tous les deux très attentif regardèrent leur père qui à son tour n’avait de yeux que pour la Dame du portrait. Elle était si belle, c’était normal. Ils finirent tous par la regarder, les enfants, un regard d’admiration ainsi que de fascination, pour leur père, sans doute tout autre chose mais, les petits trop jeune pour comprendre.

Mes Trésors, vous garderez ce portrait, je vous le fixerais sur le mur face à vos lits. Vous pourrez ainsi la voir juste avant de vous endormir.


Leur père venait de casser le silence interminable qui fut accueilli par une exclamation de joie

C’est vrai papa, tu veux, c’est promi hin ?

Heaven regarda son frère, ses yeux noirs étincelants de bonheur, son sourire en disant tout autant. Ils avaient réussi, ils pourraient non seulement le garder mais, toutes les nuits avant de s’endormir, ils pourraient la regarder à loisir et elle veillerait sur eux. C’était génial ! La petite, non de manque d’enthousiasme déposa un gros bisou sonore sur la joue de son père trahissait l’émotion du cadeau qu’il venait de lui faire.

Merci Papa !

Mais à en voir l’expression de son père, bien que sa voix était douce, quelque chose n’allait pas. C’est d’ailleurs qu’il poursuivit, ses yeux toujours adhérer à ce portrait, sans pouvoir en déroger.


Cette dame, c’est un ange, le votre mes Trésors, elle est toujours à vos cotés où que vous alliez…. Maman est moi l’avons connu et aimé, beaucoup aimé même… avant qu’elle ne devienne votre Ange et de la revoir sur ce portrait, votre maman, en la revoyant s’en est troublée. Mais elle voudra tout comme moi que vous puissiez garder ce portrait…. Il est pour vous …

Le regard de papa était embrouillé, perdu et si lointain en disant ses paroles. La petite poupée passait son regard de celui de son père au portrait. Bien naturellement, elle ne pouvait comprendre que son père l’avait aimé tout autant que celle qu’elle appelait maman aujourd’hui mais, elle avait cependant compris, que cette femme avait beaucoup compté et comptait même toujours.

T’aime papa….

Elle ne savait pas si cela aurait le don de mettre un peu de baume sur le bobo que semblait avoir son père mais, elle espérait revoir un sourire sur son visage, c’est tout ce dont elle était en mesure de comprendre ou de faire.


--Helie a écrit:


D'inquiet qu'il était à l'idée qu'il ne pourrait pas garder le portrait, de voir et de sentir sa mère trembler l'emplis d'une crainte porche de la peur. Ses petites lèvres se mirent à trembler lorsqu'elle lui lâcha la main pour alla dans la cuisine. Il se sentait coupable de la peine qu'il avait vu sur le visage de sa mère. Pour lui ce ne pouvait être que de sa faute! C'était lui qui avait désobéit en montant au grenier alors si maman était triste c'est fatalement à cause de lui. Même le " je vous aime" qu'elle leur avait dit en partant n'était pas parvenu à calmer l'angoisse qui s'était emparé de l'enfant.

Il leva les yeux sur son père qui lui aussi semblait tout triste d'un coup mais qui eut vite fait de l'attirer contre lui. Un instant il pensa que c'était la fuite de sa mère qui avait assombri son père. Lorsqu'il se retrouva ensuite assis face à Heaven sur l'un des genoux paternels il resta un court instant à le regarder et constata malgré son jeune âge que le portrait devait y être pour quelque chose. Plus son père le regardait, plus son visage changeait. Refixant son attention sur le cadre, il pensa le plus fort possible afin d'être certain que son vœux se réalise.

" Je veux pu que maman et papa sont tristes..nan nan... je veux pas que ma maman et mon papa y ont du chagrin madame belle parce que si non moi aussi je serais triste, pis on pourra pas te garder pour toujours"

Il finissait à peine sa prière que son père enfin disait quelque chose et pas des moindres !


Mes Trésors, vous garderez ce portrait, je vous le fixerais sur le mur face à vos lits. Vous pourrez ainsi la voir juste avant de vous endormir.

Heaven de suite en fut ravie, il eut un sourire et tout comme sa jumelle claqua un gros baiser sur la joue paternelle et entonnant en cœur


Merci papa !

Son cœur s'allégeait d'un sérieux poids, mais pas complètement cependant.... La tête de son père était de plus en plus triste même si il continuait à parler et la culpabilité qu'il avait se renforça.

Cette dame, c’est un ange, le votre mes Trésors, elle est toujours à vos cotés où que vous alliez…. Maman est moi l’avons connu et aimé, beaucoup aimé même… avant qu’elle ne devienne votre Ange et de la revoir sur ce portrait, votre maman, en la revoyant s’en est troublée. Mais elle voudra tout comme moi que vous puissiez garder ce portrait…. Il est pour vous …

Tout en regardant le portait, les paroles de son père s'imprégnait en lui. Il commença à comprendre un peu la tristesse de ses parents. C'était parce que la dame était un ange et avant non et que papa et maman l'aimait. Voilà ce qui avait germé dans la tête de l'enfant.

Papa ..... moi aussi ze t'aime et maman aussi je la z'aime
T'es triste pace que c'est que not ange à moi et Veaven ? On te la prêt'ra hin oui Veanven pis à maman aussi !


Castelreng a écrit:
Aux simples mots de ses enfants, un timide sourire naquit sur les lèvres de Castel.Il lâcha le cadre que les jumeaux tenaient chacun d’une main et les resserra un peu plus contre lui, recevant comme un baume la tendresse enfantine.

Non mon fils, c’est juste qu’il y fort longtemps que je n’avais vu ce portrait… Je crois bien que je l’avais un peu oublié…

Quoi de mieux que l’amour d’un enfant pour réchauffer un cœur ? Il avait le bonheur d’en avoir deux là qui étaient sans le savoir l’accomplissement de celui qu’il avait eut avec ce qui était leur ange.

Quand vous serez plus grand, je vous raconterais l’histoire de cette dame…

Pour eux, pour sa dernière-née et sa douce qu’il savait malheureuse en cet instant dans la cuisine, il ne devait pas se laisser aller à replonger dans un passé malheureux, mais se devait de regarder vers l’avenir. Il se baigna donc encore un cours instant de l’amour de ses enfants lové contre lui et réagit.
Il reprit le portrait et fit descendre les enfants de ses genoux, se baissa ensuite pour être à leur hauteur.


On va laisser ce beau portrait ici sur le coffre, demain, je vous le mettrais dans votre chambre. Mais pour le moment, on va aller retrouver maman et Joé dans la cuisine. Je suis certain qu’elle aimerait vous entendre lui dire combien vous l’aimez et je crois même qu’elle attend pour vous faire un câlin.

Il se redressa, leur offrant ses mains où ils vinrent peloter les leurs et le trio prit la direction de la cuisine sous l’œil toujours souriant de cet ange en papier qu'ils laissaient derrière eux sur le coffre.

Lorsqu’ils en franchirent le seuil, Castel vit que Bel s’activait comme à l’accoutumée, Joé dans un bras, l’autre à achever le diner. Hélie et Heaven avaient lâché sa main et courraient déjà pour aller se coller contre celle qui n’était autre que leur mère. La scène était des plus charmantes et fit renaitre le bonheur dans le coeur de l’homme qu’il avait crut un moment disparut. Il resta donc là, à l’entrée de la cuisine, regardant attendrit sa douce et ses trois enfants.
Personnes, à les voir, n’auraient pu dire que cette famille n’était pas d’un seul et unique lien. Les jumeaux n’ayant connu qu’Oriabel dans leurs vies ne pouvaient la regarder autrement que comme leur légitime maman. Castel espérait bien pouvoir les garder longtemps dans cette ignorance. Le jour des vérités n’était pas encore là…
--Heaven a écrit:


Son copieur de frère n'avait pas tardé à sonner la même cloche qu'elle. Peut-être est-ce vrai que les jumeaux ressentent ou pensent la même chose mais, cela avait toujours le don d'agacer Heaven. Elle allait lui envoyer un '' Arrête de m'zimimitetée'' quand son père pris la parole, elle n'osa pas l'interrompe et lui envoya un petit coup de pied dont son père ne vient vît rien, heureusement pour elle d'ailleurs. Sinon, elle se serait surement fait gronder sérieusement. Elle afficha un large sourire à son frère, malicieuse comme dix et tout aussi moqueur.

Quand vous serez plus grand, je vous raconterais l’histoire de cette dame…

Ohhhhhh voui papa… j’zaime les histoires, maintenant… siouplait, dit oui ! Dit oui !!!


Elle en avait complètement oublié son frère maintenant mais, son père lui trop occupé à les câliner tout les deux ,n’entendit même pas la réclamation de sa fille. Peut-être ne voulait il pas les entendre mais, pour une fillette de cet âge, elle n’aurait pas compris et aurait surement insisté pour entendre l’histoire s’il avait refusé, aussi bien ainsi.

On va laisser ce beau portrait ici sur le coffre, demain, je vous le mettrais dans votre chambre. Mais pour le moment, on va aller retrouver maman et Joé dans la cuisine. Je suis certain qu’elle aimerait vous entendre lui dire combien vous l’aimez et je crois même qu’elle attend pour vous faire un câlin.

Elle en oublia rapidement ses demandes elle-même, avait soudainement faim, une douce odeur leur parvenait de la cuisine et lui creusait l'estomac. De toute façon, elle avait gagné le droit de garder le portrait, c'est tout ce qui lui importait, le reste pourrait bien attendre. Elle ne se fit donc pas prier pour suivre son père et son frangin, tous les trois se tenant par la main. En arrivant dans la cuisine, elle lâcha la main de son père et couru se pendre aux jambes de sa mère,qui portait sa petite soeur dans ses bras. Jalouse que sa maman est noyée sa peine dans les bras de sa benjamine, elle la serra plus fort pour compenser. Elle avait au moins un atout que sa soeur n'avait pas encore, la parole !

Maman… je t’aime !

Comme on tourne une crêpe, rapidement, elle changea de sujet.

Z’ai faim moa… on mange quoi ?

Déjà elle partie s'asseoir à la table, à sa place respectueusement, attendant que lui soit servi le repas. Non sans glisser une grimace à son frère qui lui prenait place à ses côtés.

Ohhh maman, il m'a poussé !

Elle s'était retrouvée à moitié pendante sur sa chaise lorsque son frère avait pris place à table, faisant exprès de l'embêter. Elle se retourna vive comme l'éclaire et le pinça au niveau du flan pour se venger. Non mais ! Elle n'allait tout même pas se laisser faire. Bon d'accord, elle avait commencé mais ça, personne ne s'en était rendu compte.....


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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Mar 27 Jan - 18:52

--Helie a écrit:



Il avait bien essayé de rendre à sa sœur le coup de pied envoyé, mais la maligne avait sut prévoir et avait rangé ses jambes hors de porté d’un retour au combien prévisible. Hélie avait ensuite vite oublié lorsque leur père leur avait promis d’accrocher le tableau dès le lendemain.

Ils s’étaient donc rendus tous en cuisine et l’enfant avait lui aussi laché la main de son père pour aller se coller contre les jambes de sa mère pour lui dire tout son amour. Mais bien sur sa jumelle s’était empressée de le faire avant ! Il lui lança un vilain regard auquel elle ne prit pas garde courant déjà s’installer à table en criant famine et avant d’aller s’asseoir à ses cotés comme à l’accoutumée, il regarda sa mère ses bras encerclant ses jambes
.

Nan c’est moaaaa y t’aime et bébé Zoé et pis papa aussi…

Il fit ensuite un gros bisou sur la jupe de sa maman, voulant de ce geste lui retirer la peine qu’il lui avait vu et qui le chagrinait encore et alla s’installer à sa place.Il fut accueillit pas une grimace de sa sœur, lui revint alors en mémoire le coup de pied qu’il n’avait put lui rendre. Pas content du tout, il la poussa, fut tout content de s’être vengé en la voyant pendante à sa chaise. Pour lui l’affaire était close, il avait rendu coup pour coup et cela lui suffisait grandement. Il ne fit donc plus attention à sa jumelle, tendant la main vers le pain coupé qui se trouvait devant lui et c’est alors qu’il ressentit une vive douleur sur le coté. Ne comprenant pas le geste d’Heaven, puisque pour lui ils étaient à égalité de coups, il se mit à pleurer…

Aaaaïïïïe.. Aaaaïïïïe. Aaaaïïïïe.. Aaaaïïïïe…. Maaamaaaaann ….. M’a fait maaaaal Veaven…… snifff


De grosses larmes de crocodile noyaient ses yeux et coulaient sur ses joues. Ce serait bien fait pour elle si maman et papa la grondait !

T’es miçante Veaven ! snifff n’a rien fait moaaaa .. snifff Ajouta t-il en lui donnant une forte tape sur le bras.
Maaamaaan snifff j’a mal… beaucoup beaucoup…snifff


Oriabel a écrit:
La table presque mise, Joé bien appuyée contre sa hanche, la maman venait ici et la dans la cuisine. Le repas serait bientôt prêt, elle avait passé son désespoir, des nouveaux évènements à cette tâche essentielle, ainsi, ne se posant plus de question pendant un court laps de temps. Cela ne l'avait pas apaisée cependant, elle s'en rendait parfaitement compte lorsqu'elle évalua l'état du travail qui achevait. Comment allait-elle pouvoir faire pour dissiper cet état de malaise qui persistait en elle ?

Un large soupire, se disant que jamais elle n'y arriverait, peine perdue. Si les deux petits anges qu'elle affectionnait comme ses propres enfants venaient qu'à changer d'attitude vis-à-vis d'elle, jamais elle ne s'en remettrait possiblement. C'est tout en se disant cela qu'elle entendit de nouveau des petits pas, qu'elle connaissait parfaitement, retentir contre le parquet du couloir. Son coeur se mit à tambouriner durement en elle. Le moment de vérité était arrivé. Elle faisait dos à la porte et n'osait même pas se retourner pour affronter ce moment fatidique. Pourtant, très lentement, elle se fit courageuse et entonna un demi-cercle de ses jambes pour enfin voir deux petites têtes bien connus lâcher la main de leur père et courir vers elle.


Lorsqu'ils l'étreignirent tous les deux, le coeur de la jolie maman blonde fit un bon dans sa cage. La surprise se lisait sur son joli visage mais, ce n'était pas cette émotion qui se définit le plus prononcé de tous. La joie de les avoir tout contre elle comme avant la fit pleurer, de simples larmes de bonheur s'écoulaient de ses beaux yeux bleus. L'amour qu'elle éprouvait pour eux s'y glissant également, très fluide sur ses joues. Elle leur caressa la tête très tendrement, dans ce geste simple, une immense affection s'en dégageait. Chacun leur tour ils lui dirent qu'ils l'aimaient. Avant de répondre, elle leva ses yeux toujours embrouillé vers son tendre Amour.

Ils refléteraient l'incompréhension face à ce résultat inattendu bien que comblés de joie. Elle n'était pas dupe, elle savait bien qu'il avait dû leur expliqué les choses très simplement, ne sachant pas encore qu'il n'en avait pas eu le courage. Elle s'imaginait à cet instant qu'il avait dû leur dire qu'Oriabel les aimait comme Kali les aurait aimé si elle avait été encore là pour accomplir son rôle. Qu'ils étaient chanceux, ils avaient deux mamans qui les aimaient au lieu d'une, une veillant sur eux lorsqu'ils dormiraient, l'autre, sur eux, lorsqu'ils s'éveilleraient à la vie chaque jour.

Je vous aime aussi mes petits trésor, très fort.

Le visage, toujours baigné de larme de bonheur, elle l'essuya vivement pour reprendre enfin ses esprits, les jumeaux partant se réfugier à la table, Heaven criant déjà qu'elle avait faim. Oriabel sourit et donna la benjamine à Castel pour les servir ensuite. Elle n'avait même pas eu le temps de bouger de quelques pas, que la bagarre éclatait entre les deux ainés.

Ohhh maman, il m'a poussé !

Aaaaïïïïe.. Aaaaïïïïe. Aaaaïïïïe.. Aaaaïïïïe…. Maaamaaaaann ….. M’a fait maaaaal Veaven…… snifff


Elle ne s'était pas tournée encore vers eux mais, pouvait déjà pressentir ce qui c'était passé. La petite diablesse s'était surement venger du coup que venait de lui faire son frère. A n'en pas douter. Comme quoi, les choses rentrait vite dans l'ordre dans cette maison. Elle se rendît jusqu'à eux et déposa les deux assiettes devant Heaven et Hélie pour ensuite les regarder tour à tour, loin d'être sévère pourtant. La petite affichait un visage d'ange, certaine de se faire gronder, des grosses larmes coulaient sur le visage de Hélie en signe de son plus grand malheur.

Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de vous deux ?Hum... je suppose que je devrais vous punir d'être si désagréable un envers l'autre mais, je vais faire autrement aujourd'hui je crois, n'ayant pas le coeur à cela. Puisque vous ne savez pas être sage, que possiblement vous n'arrêterait jamais de vous quereller ainsi, va falloir trouver autre chose pour vous punir. Castel, tu as une idée ? Parce que je me doute bien que, c'est la faute à Heaven dirais-tu Hélie, et vice versa diras-tu Heaven, c'est la faute à ton frère.....Donc, faut régler cette question une fois encore....

Elle fit un large sourire et regarda Castel, sachant pertinemment que cette question sera le tourna de leur vie essentiellement chaque jour. Ils n’arrivaient qu’à s’entendre que très brièvement. Cela lui allait parfaitement de toute façon, elle les aimait ainsi.
Castelreng a écrit:
Il lui avait sourit tendrement lorsqu’elle avait relevé la tête pour le regarder, les larmes emplissant ses beaux yeux d’océan. A ce simple sourire qu’il lui fit, il tenta de lui dire que rien n’avait changé pour les bambins. Il lui raconterait tout lorsque la nichée dormirait profondément.

Les enfants, sitôt leurs câlins donnés et rendus se mirent donc à table et contrairement à ce qu’aurait pu penser Castel, la chamaille fut de mise. C’était leur lot quotidien, il ne se passait pas un jour sans que ces deux garnements ne se disputent. Etant jumeaux tout portait à croire pourtant qu’ils seraient complices, qu’ils s’entendraient à merveille. Et bien non ! La seule complicité d’Hélie et Heaven ne résidait que lorsqu’ils faisaient une belle bêtise ensemble.

Hélie pleura, exagérant sans doute ses pleurs afin que sa sœur soit plus sévèrement punie. La petite malicieuse, elle, affichait un sourire d’ange qui en disait long. En d’autres circonstances, Castel s’en serait amusé, là, il lâcha un profond soupir. Il se retrouva donc avec la petite dernière dans les bras qui, elle loin de tout ça se mit à gazouiller, encerclant de ses petits bras le cou paternel. Machinalement, il lui déposa un doux baiser sur la tempe alors que Bel était à réprimander les deux ainés.

Ça le soulageait qu’elle soit l’autorité auprès des enfants, lui, n’arrivait pas à se fâcher avec eux et encore moins à punir. Alors lorsque Bel fit comprendre aux enfants que cette fois c’était papa qui donnerait la punition, bien que franchement ennuyé à cette idée, il n’en montra rien. Il commença par regarder sa progéniture en fronçant les sourcils tout en faisant un signe affirmatif de la tête.


Hum….. Oui …… Vraiment vous deux je ne suis pas content du tout et maman non plus. Je croyais vous avoir entendu dire que vous seriez sages…. Vous voulez passer la nuit au grenier tous les deux et seuls ? Hum.. ? Maintenant mangez et qu’on ne vous entende plus.

Pour rien au monde il ne mettrait à exécution une telle punition, mais la crainte qu’il lut dans les yeux des jumeaux l’assura que cette fois le repas se passerait dans le calme. Des mois que cela ne leur était arrivé, manger tranquillement sans avoir à reprendre les bambins qui ne cessaient jamais de se taquiner. Il fit un discret clin d’œil à son ange, s’installa à son tour face aux jumeaux et commença à donner la becquée à Joé.
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Dim 15 Fév - 17:59

Castelreng a écrit:
Castelreng était de retour à Albi après un passage dans la Capitale. Il était d'humeur assez sombre dut au fait qu'il était sans nouvelle de Bel depuis qu'elle avait pris la route pour se rendre en Bearn.

Plus les jours passaient, plus il lui semblait que ce voyage d'ambassade n'était pas la seule raison à son départ. Il avait attendu un pigeon qui n'était pas venu, espérait cependant qu'il en arriverait un sous peu.

Le jour était à peine levé lorsqu'il arriva chez lui, la maison était endormie. Il fit un tour dans les chambre des enfants, attendrit de les revoir enfin et alla ensuite dans la sienne afin de prendre un peu de repos, s'allongea sur le lit sans prendre la peine de se dévêtir. La fatigue du voyage fit qu'il parvint à s'endormir plus facilement qu'il ne l'aurait pensé. Ce sont des bruit de petit pas qui vinrent le sortir du sommeil. Helie et Heaven se trouvaient là près du lit à le regarder ouvrir les yeux. Il avait à peine eut le temps de leur dire bonjour, leur réclamant un baiser, que les deux enfants l'assommaient de questions, ne comprenant pas pourquoi leur mère n'était pas revenue. Il eut bien du mal à leur en donner la raison, Hélie ne voulait rien entendre, réclamant sa mère et Heaven s'était mise à bouder.

Durant son retour il avait bien pensé qu'ils n'accepteraient pas l'absence de leur mère, mais avait pensé qu'il parviendrait à leur faire entendre raisons. Là, face à eux, il prit conscience qu'il en était autrement. Il lui fallut batailler pour parvenir à envoyer les enfants en cuisine s'assurer que le déjeuner était prêt, sachant que la nounou à cette heure devait être à cette tâche.

Une fois les jumeaux partis, il se leva, prit de sa sacoche le livre d'écriture qu'il avait commencé, et nota .....( voir le journal)

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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Ven 13 Mar - 17:13

Cricriultras a écrit:
Cricri sortant de l'hospitalet décida de faire une promenade dans les rues d'Albi, elle se retrouva prés des jardins, lorsqu'elle vit la maison de Cast, elle pensa soudain qu'il était parti depuis plusieurs jours à la rencontre d' Oriabel qui rentrait de Mission.

Elle pensa qu'elle avait une bien belle fonction d'être Ambassadrice, elle devait voir et connaître du monde, puis il y avait les voyages ... il faudrait qu'elle lui demande ce qu'était la fonction d' Ambassadrice.
Elle se souvint que son parrain lui avait demandé un jour d'être Ambassadrice mais elle avait refusé.


Elle traversa la rue et alla frapper à la porte, voir si tout allait bien en l'absence des parents, si la nounou n'avait pas de soucis avec les enfants..

Elle attendit qu'on vienne. Une dame portant un enfant en bas âge dans ses bras vint lui ouvrir, elle sourit à la petite fille qui devait être Joé

Bonjour, je suis une amie de votre Maître, le sachant absent ainsi que son épouse, je passais voir si tout allait bien...


Bonjour je suis Sandra la nounou de ce petit monde, merci de votre visite, tout va bien, les jumeaux sont un peu turbulents mais j'en ai l'habitude..

les deux diablotins Hélie et Heaven arrivèrent en courant vers elle, ils la regardèrent en fronçant les sourcils, il ne la connaissait pas ou du moins trés peu, apperçue à l'église peut-être.

Je suis une amie de vos parents et je venais voir si vous étiez sages!!!!!!!

Ils vont arriver bientôt ...


Elle conversa un moment avec la nounou, puis prit congés.

A bientôt les enfants je reviendrai vous voir ..et la prochaine fois je serai accompagnée de mon petit garçon
Castelreng a écrit:
Quelques jours plus tard....

Le levé du jour avait vu leur retour à Albi. Il l'avait retrouvé, comme il le pensait, à Toulouse. L'alerte dans le Comté et la grande fatigue d'Oriabel suite à son agression avaient fait qu'ils y étaient restés quelques jours dans la capitale, jours qu'il avait tenté de mettre à profit pour la faire changé d'avis quand à son départ, à cette séparation qu'elle voulait. En vain.... Rien ne l'avait fait changé d'avis...

Lorsqu'ils franchirent le seuil de la maison, de ce nid qu'ils avaient construit tous les deux durant ces mois, Castelreng ne prit pas la peine d'ôter sa cape. Il la regarda sans mots dire aller dans la chambre des enfants qu'elle n'avait pas vu depuis des semaines, se dirigea dans leur chambre et sortit d'un coffre un grand sac de voyage et y entassa ses affaires.

Dire qu'il était mal n'était pas le terme adéquat, malheureux était doux par rapport à ce qu'il ressentait. Seule la pensée de ses enfants le maintenait encore, il ne savait si ce serait suffisant pour ne pas sombrer. Là, dans cette chambre, la regardant une dernière fois avant de la quitter, il en doutait.

Elle le quittait pour ne plus vivre dans son ombre, il perdait sa force et son courage. Elle partait pour se faire un nom, il restait sans identité. Elle lui rendait sa liberté, il se retrouvait sans lendemain. Elle voulait vivre, il s'en éteignait....

Il lui avait dit qu'il ne la retiendrait pas alors que tout en lui lui hurlait de le faire, il lui avait dit qu'il serait toujours là pour elle, où qu'elle aille, qu'au moindre appel, il viendrait.... L'appellerait-elle ? Le temps, l'avenir seuls décideraient lui avait-elle dit, il avait du mal à s'imaginer un avenir, ne voyait que du noir. La seule chose dont il était certain c'est qu'elle seule garderait son coeur. Un instant il revit ce soir où ils s'étaient échangés leur vœux, où ils s'étaient unis avec pour seul témoin Jenifael, se promettant de s'aimer toujours que rien jamais ne viendrait les séparer. Rien..... jamais....

Un soupir.... Il empoigna le sac, jeta un dernier regard à cette chambre avant de la quitter. Il partait, la laissant dans cette demeure avec les enfants le temps que sa santé revienne et la fasse quitter la ville pour toujours. Il n'y reviendrait plus, son absence dans ces lieux lui serait trop pénible, il prendrait le chemin de l'auberge de Nane, espérant là bas trouver un peu de réconfort, les enfants, si elle ne souhaitait les emmener dans ses pérégrinations, viendraient le rejoindre.

Sans faire de bruit, sans un au revoir, il quitta la maison avec en main un sac empli de rien, le coeur en miette...

Oriabel a écrit:
Passé les herses d’Albi n’avait pas été facile pour elle. Elle aurait voulu se trouver n’importe où sauf ici. Si elle était revenue, c’était surtout pour lui faire plaisir, le temps qu’elle reprenne des forces après cet attentat contre elle ainsi que pour voir ses enfants. Ils lui avaient tellement manqué !

D’ailleurs, aussitôt qu’ils franchirent la porte silencieusement, possiblement tout les deux le cœur très lourd de souvenirs qu’ils valaient mieux taire, elle prit la direction de la chambre des enfants où elle ne retira que son manteau arrivé là bas.

Elle entra sans bruits dans la chambre, à cette heure, ils dormaient tous encore à poing fermés, il était trop tôt, même pour eux. Dans quelques heures, elle les entendrait hurler de plaisir qu’elle soit enfin rentrée, elle le savait. Elle les regarda dormir tout les trois à tour de rôle. Hélie semblait agité dans son sommeil, réclamant par moment ses parents. Cela l’attrista, ce n’était que le début de leur peine, elle le sentait déjà. Quand à Heaven, sa poupée bien niché au creux de son bras, elle semblait blême légèrement. Oriabel posa sa main contre son front qui ruisselait de sueur et constata avec regret que la petite semblait fiévreuse. Elle devait être grippée surement. Elle verra à son réveil à s’assurer de son état… Elle passa ensuite voir sa benjamine qui suçait son pouce tranquillement, rien ne semblait l’accablée, heureusement.

Le tour de sa petite famille, quelques échanges de baisers et de caresse, elle revient déposer son manteau sans voir celui de Castel. Possiblement était-il parti déjà travailler. Sans lui dire au revoir ? Oui… ils n’étaient plus ensemble et s’évitaient soigneusement depuis quelques temps, aussi bien ainsi finalement. Elle décida qu’il valait mieux profiter des quelques heures de solitude et de l’aube à peine lever pour se reposer dans son lit, elle gagna donc sa chambre doucement, sans bruit.

Elle soupira en arrivant dans cette dernière. Les tiroirs de la commode de Castel, pour quelques uns étaient resté entrouvert et vide de leur contenu. Il avait bien décidé d’aller habiter chez Nane finalement bien qu’elle lui avait dit qu’elle, elle le ferait…. En s’asseyant sur son lit, elle fut surprise de constater quelque chose qui ressortait du lit. Elle passa sa main sous ses fesses pour en ressortir un petit recueil qu’elle reconnu rapidement. Les larmes lui montèrent aux yeux immédiatement. Il lui avait laissé une partie de lui, de leur souvenir avant de partir. Elle le serra doucement contre son cœur tout en s’allongeant, laissant les larmes pourvoir à sa tristesse qui ne partirait jamais. Comment oublier tant de beaux moments…. Pourtant, c’est elle qui l’avait choisit ainsi, elle devrait s’y faire. Elle n’avait pas le choix. Sa mélancolie était surement liée au fait qu’elle se retrouvait dans cette maison…

--Helie a écrit:



Depuis que sa maman avait quitté la maison pour un voyage important qu'il ne pouvait comprendre, la vie de la maisonnée ainsi que la sienne en avait été perturbé. Malgré les vaines explications de Sandra la nounou et de papa, Hélie ressentait un grand abandon. Le sourire de maman lorsqu'il allait la rejoindre dans la cuisine le matin, ses baisers qu'elle lui donne dans le cou et qui le fait tant rire, les câlins dans ses bras quand il a du chagrin, les gouters sucrés plein de joie et les histoires qu'elle seule sait conter le soir avant de dormir. Toutes ces choses qui le rendent heureux étaient parties avec elle.

Il était donc d'humeur grognon depuis des semaines et ne manquait pas de le faire savoir par multiples bêtises que Sandra ne parvenait pas toujours à calmer. Une dame qu'il avait déjà aperçu était venue leur dire que bientôt maman et papa seraient de retour. L'impatience qu'il eut n'avait fait qu'aggraver ses bêtises et nombre de fois la nounou avait dut sévir.

Il avait remarqué que chaque matin depuis le départ de maman, Heaven n'était plus dans son lit et avait vite fait de comprendre qu'elle s'en allait finir sa nuit dans le grand lit de ses parents, du moins tout le temps où papa été resté à la maison. Cependant, depuis deux jours, Heaven ne quittait plus le lit et Nounou avait dut faire appel à sa mère pour venir la seconder auprès de bébé Joé. Voyant sa jumelle malade, Hélie s'était un peu calmé.

Ce matin là, lorsqu'il s'éveilla, Nounou n'était pas dans la chambre à veiller sa soeur comme les deux nuit précédentes. Pensant qu'elle s'était absentée juste le temps d'aller chercher de l'eau fraiche pour mettre sur le front d'Heaven, il en profita pour quitter la chambre, avec dans ses bras sa poupée de chiffon et alla se glisser dans celle de ses parents. Au moins s'était-il dit, nounou ferait un peu attention à moi !

Quelle ne fut pas sa joie lorsqu'il s'approcha du lit et qu'il vit maman endormie ! Maman était là enfin et plus jamais elle le laisserait ; de ça il en était certain ! Doucement, il escalada le lit et alla se glisser tout contre elle. Il passa ensuite son petit bras autour de son cou, colla son pouce dans sa bouche et, se sentant par sa présence de nouveau calme et serein, doucement se rendormit, la tête contre la poitrine de sa mère, tendrement bercé par ses battements de coeur ....


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MessageSujet: Re: Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux   Sam 2 Mai - 12:09

Castelreng a écrit:
Bien des jours plus tard....

Après bien des problèmes, après bien des discutions, des larmes également, ils avaient enfin décidé d'arrêter une date pour s'unir. Quoi qu'il put se passer, malgré les doutes qu'ils y aient eut par moment, toujours il avait était certain que sa blondinette tant aimé était la femme qu'il lierait à sa vie. Le rêve le plus cher à Castelreng allait enfin se réaliser.

Les jours avaient défilé plus vite qu'il ne fallait, les laissant occupés à préparer leurs noces. Invitations envoyées, tailleur à aller voir, moult essayages, mille autres choses encore ; enfin tout ce train train qui faisait que chaque minutes étaient presque comptées. Nane leur avait gracieusement laissé la clairière qui longe son auberge, Castel s'y était rendu afin d'installer tout ce qui est nécessaire à faire une fête qu'il espérait mémorable.

La veille donc du grand jour, il lui fallait donc encore prendre ces fameux tonneaux qu'il possédait depuis un temps déjà, ceux là même qu'il avait amené avec lui lors de son arrivé en Albi, cette bière qu'il ne laissait boire qu'à ses amis masculin, trouvant que ce breuvage n'était pas pour femme, cette bière du nom de Castelbourg, fort connue et enviée par quelques personnes comme sa peste de soeur Sara .
Les faire remonter de la cave avait été toute une affaire. Il avait fait appelle à quelques âmes en quête de quelques écus afin d'avoir l'aide dont il avait besoin pour ce faire et c'est donc avec une charrette emplie de tonneau qu'il était reparti chez Nane.

Pour plus de facilité,les trois enfants avaient été confier à la Nounou, Sandra, qui n'hésita pas a les prendre chez elle afin de simplifier la tâche aux parents.

Castelreng, lorsqu'il se retrouvait à croiser Bel qui, de son coté n'arrêtait pas non plus, se demandait si elle aussi était aussi nerveuse , voir paniquée par ce jour qu'ils désiraient tant et qui approchait à grand pas. Si tel était le cas, elle n'en montrait rien cependant.
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Chapitre IV : 30 Promenade des amoureux
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