Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.

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MessageSujet: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Sam 17 Jan - 2:37

castelreng a écrit:
Des mois que Castelreng avait trouvé l'être aimé, celle qui sans aucun doute était faite pour lui, celle qui devant tous aimerait pouvoir nommer son épouse.

Seulement sa vie avait fait qu'il n'avait plus ce droit. Marié trop jeune à une jeune femme qui ne se plaisait que dans un couvent, il avait fini par faire l'irréparable. Une annulation, dont il n'avait nullement nié les faits, s'en suivi.
Sa vie ensuite n'avait été que malheur. Le Très Haut sans doute lui faisait payer sa faute. Castelreng, lui, ne le vit pas de cette façon et se détourna de l'église dont il était pourtant fervent. Les mois coulèrent jusqu'à ce jour où il fit la connaissance de l'Abbesse Zoélie.

Une simple discussion fit que le dimanche arrivé, il était présent pour entendre la messe. Nombres de choses il comprit ce matin là.

Il avait fait part à la Mère Zoélie de ce besoin intérieur qui le rongeait de prendre pour épouse cette femme qu'il aimait tant et qui venait de faire de lui un père. Aussi, c'est donc sur les conseils de cette aimable Abbesse qu'il se rendit à la paroisse d'Albi afin d'espérer pouvoir plaider sa cause auprès de l'Evèque.

Arrivé dans les lieux, ne sachant pas où exactement se rendre, il avisa un banc dans ce long couloir, s'en approcha et n'osant s'y assoir, attendit dans l'espoir de trouver aide.
Boudegignac a écrit:
Une fois prévenue, Boudegignac alla dans les bureaux d’Albi. On l’avait informé qu’une personne désirait le rencontrer, pour une affaire concernant une annulation de mariage dans le passé.

Bonjour mon fils, on m’a expliqué votre problème, si j’ai bien tout compris, vous avez été marié, puis quelque temps plus tard, vous avez sollicité le concours de l’Église afin de dénoncer votre contrat de mariage et obtenir une annulation.

D’âpres les éléments qui m’ont été fournis, l’initiative viendrait de vous, ce que je voudrais comprendre, si votre ex-épouse était en faute, pourquoi est-ce vous qui avez subit l’interdiction de remariag?
castelreng a écrit:
L'attente ne fut en rien longue comme il aurait put le penser. A peine le temps d'implorer le Très Haut de lui venir en aide, qu'il entendit des pas venir vers lui.

Monseigneur Evèque était là devant lui. Après l'avoir salué comme il se doit, il le suivit dans son bureau, l'écouta lui annoncé qu'il était au fait de ce qu'il venait lui demander. Mais à sa grande tristesse ne put que constater que nombres d'erreurs avaient été dite.

Monseigneur, permettez que je conte les faits tels qu'ils se sont passés.

Monseigneur... Je me suis marié en mai 1455. Il s'est avéré ensuite que mon épouse se préfèrait chez les nonnes plus qu'en ma compagnie.Des semaines ont passées où les seuls cours moment où elle revenait de ses retraites, trop fatiguée par la marche qu'elle avait fait, je ne la voyais que pour dormir. Arriva ensuite cette longue période où chaque fidèle se retire en monastère. C'est à cette époque que j'ai rencontré une autre femme....

Monseigneur, C'est moi qui ai fauté.... Croyez bien que j'ai lutté pour ne pas céder. je n'ai d'ailleurs jamais nié ma faute..
Aussi, en décembre de la même année, mon épouse se rendit à Rome afin de demander l'annulation de notre mariage. La demande faite, elle s'en retourna sans plus s'en préoccuper dans ses éternelles retraites.

Je vais vous conter ce qu'il s'est passé à Rome.

Il marqua un temps d'arrêt dans son récit pour reprendre son souffle, puis, poursuivit, le regard triste.

Je suis conscient que mes actes me condamnent....

Monseigneur, le Très Haut m'a fait ensuite bien comprendre ma faute, ma vie alors n'a plus était que peines et tourments. La femme que j'avais rencontré et aimé fut cruellement assassinée, me laissant deux nouveaux nés....

Aujourd'hui, mon ex-femme n'est plus et après de longs mois de tourments, l'amour m'est revenu. Cette jeune femme qui m'aime, qui m'a aidé et soutenu je souhaiterais l'épouser.
Boudegignac a écrit:
Très bien, je prends acte de votre demande mon fils.
Laissez-moi quelques jours afin de voir ce que je peux faire à votre sujet.
Que le Très-Haut ait pitié de vous.
castelreng a écrit:
Plus qu'une explication, c'est une confession que Castelreng avait fait à l'évèque qui l'avait écouté avec une immense patience.
L'entretien se terminait pour un moment, Castelreng se sentait l'âme plus légère suite à la réponse que lui fit l'évèque.

Monseigneur, je vous remercie pour la patience que vous avez eut à m'entendre. Je prirais le Très Haut afin qu'il me vienne en aide et attendrais avec patience de vos nouvelles.


Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 13:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Sam 17 Jan - 2:38

Zoélie a écrit:
Zoélie qui parcourait les couloirs afin d'être au courant de tout ce qui se passait, passa...
Elle entra dans la salle où patientait l'ex juge de Toulouse et vint lui tenir compagnie un moment.


Ne vous en faîtes pas, messire le juge
Notre évêque est sans doute quelque peu débordé actuellement. Il doit faire le tour de toutes ses paroissses, comprenez-vous.
Mais je me suis permis de lui faire quelques suggestions quant à votre pénible affaire.
Il nous faut prendre l'avis de Rome, bien sûr, mais vous savez que je suis également la secrétaire particulière de Monseigneur Aaron, notre camerlingue.
Je lui glisserai deux mots entre sa tisane du soir et son coucher afin de voir quelles seraient les meilleures façons de faire.
castelreng a écrit:
Il attendait donc dans une petite salle adjacente au Bureau de l'évêque, le temps que ce dernier traite son affaire.

Debout à regarder par la fenêtre les jardiniers s'affairant à entretenir les nombreux parterres de fleurs qui enrichissaient la beauté de la paroisse, Castelreng n'avait pas entendu Mère Zoélie entrer. C'est lorsqu'il l'entendit dire..


Ne vous en faîtes pas, messire le juge

... qu'il se retourna, la regardant venir vers lui en ajoutant...

Notre évêque est sans doute quelque peu débordé actuellement. Il doit faire le tour de toutes ses paroisses, comprenez-vous.
Mais je me suis permis de lui faire quelques suggestions quant à votre pénible affaire.
Il nous faut prendre l'avis de Rome, bien sûr, mais vous savez que je suis également la secrétaire particulière de Monseigneur Aaron, notre camerlingue.
Je lui glisserai deux mots entre sa tisane du soir et son coucher afin de voir quelles seraient les meilleures façons de faire.


Ho ! ma Mère... l'attente n'est rien comparé à ce que sera la réponse de notre évêque....
Ma Mère.... N'ai-je pas été puni de mes égarements lorsque la vie a été cruellement ôté à la femme pour qui je m'étais détourné de mes devoirs ?
Oriabel doit-elle, elle aussi pâtir de mes fautes ?
Sans elle.... je n'aurais pu revenir sur le chemin de la sagesse, retrouver la foi que je pensais avoir perdu.

Saint Valentin n'a t-il pas dit à l'empereur Claude

Citation :
L'homme et la femme unis par un amour pur et désintéressé doivent être mariés, car, par le mariage, qui est l'un des sacrements divin, c'est Dieu lui-même, source de tout amour, qui est glorifié. En me demandant de renoncer à marier ceux qui s'aiment, tu me fais aller contre Dieu, et cela je ne le peux.
Si tu connaissais la grâce de Dieu, tu ne parlerais jamais ainsi, mais tu renoncerais aux idoles pour adorer le vrai Dieu qui est au soleil.

Il marqua un temps d'arrêt

Je ne demande qu'à faire pénitence pour l'amour du Très Haut, pour l'amour d'Oriabel
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MessageSujet: Demande d'annulation d'interdiction-Castelreng[EC]   Sam 17 Jan - 2:42

castelreng a écrit:
C'est sur les conseils de Mère Zoélie que Castelreng se retrouva ici un beau matin. Ne sachant pas plus comment faire pour que sa requête soit entendue, Mère Zoélie, qu'il se plaisait à nommer " sa tite Mère", lui avait dit de monter jusqu'au bureau du procureur ecclésiastique afin que son dossier puisse être traité. Il avait donc rassemblé toutes les pièces de l'affaire et y avait joint cet écris:

Citation :
Mes respects Monseigneur,

J'ai nom Castelreng, habitant d'Albi et me présente à vous à la demande de son Excellence et Abbesse Zoélie. Je suis de ceux qui se retrouve dans l'interdiction de mariage.
Vous trouverez ci-joint tous les documents relatant l'affaire.
A ce jour, ma vie est toute autre, je désirerais prendre épouse comme je l'ai annoncé à Mère Zoélie qui me soutient dans cette requête et qui ne souhaite que de m'ouvrir les portes de l'église pour bénir cette union.

J'espère que mes explications vous paraitront claires.
Je vous remercie pour l'attention et le temps que vous prendrez à étudier ma demande d'annulation d'interdiction.

Castelreng.
Nyu a écrit:
Citation :
Monsieur Castelreng,

Nous, Nyu Arthalanià de Lemòtges, Procureur Ecclésiastique de la Province de Bourges, avons prit connaissance du dossier et vous recontacterons dans les jours à venir pour vous faire connaître notre décision à ce sujet.

Pax Vobiscum,
Nyu Arthalanià de Lemòtges
Zoélie a écrit:
Le serviteur de la baronne de Vaulion, LjS, accourut à la suite de Messire Castelreng. L'abbesse d'Albi lui avait en effet demandé de bien expliquer à celui-ci de montrer que les discussions avaient déja commencées en sa paroisse.
L'affaire lui paraissait complexe et elle voulait être certaine que l'ex-juge de Toulouse apporte tous les éléments nécessaires à sa requête.


Le jeune serviteur, qui n'était point surnommé "LjS - le jeune simplet" pour rien, ne trouvant personne, se contenta de déposer une pile de copies près de la porte.

Zoélie a écrit:
Je vois que des procès se déroulent a l'officialité
j'aimerais rappeler la demande d'un de mes paroissiens, formulée ici en date du 12 septembre.

http://cathedrale-clermont.lightbb.com/paroisse-de-albi-f65/demande-d-entretien-avec-monseigneur-boudegignac-t1729.htm

je ne sais pas si les autres ont été demandés avant ou pas, mais j'aimerais a tout le moins réponse sur une prévision de date d'études de sa demande..
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MessageSujet: Demande de Castelreng-3.1( le 13/12/1456)   Sam 17 Jan - 2:48

Zabouvski a écrit:
Complexe, inhabituel. Tels étaient les mots qui pouvaient le mieux décrire cette demande. Non pas qu'elle soit farfelue, seulement surprenante.

Un exercice juridique en soit, bien intéressant et édifiant probablement.

Mais avant toute chose, il convenait de prendre plume pour inviter les témoins...
castelreng a écrit:
Le pigeon tant attendu arrivé, Castelreng s'était mis aussitôt en route. Partit à brides abattues pour être à l'heure au rendez-vous, il avait l'esprit serein. Il savait que l'église portait dans ses mains son bonheur et il n'avait aucune angoisse cependant, il avait retrouvé la paix longtemps disparu depuis le jour où il avait fait la connaissance d'un petit bout de femme extraordinaire ; l'Abbesse de sa paroisse, celle qu'il aimait à nommer, sa petite mère Zoélie.

Traversant les longs couloirs qui allaient le mener dans la salle où il était attendu, il eut une pensée pour la femme qu'il aime d'un amour le plus pur, celle avec qui il souhaitait tant lier sa vie devant Dieu. Elle lui avait apporté ce que nul autre ne pourrait jamais faire, avait eut la patience d'un ange dans les moments les plus durs de sa vie, lui apportant petit à petit la stabilité.

La salle N°3 était à présent face à lui. Un garde se tenait à l'entrée, il se présenta et sans sourcilier, ce dernier lui fit part que les Prélats n'étaient pas encore tous arrivés, lui présenta un banc, l'invitant à y patienter quelques minutes.
castelreng a écrit:
Les minutes s'égrainant, Castelreng finit par prendre place sur le banc que lui avait indiqué le garde à son arrivée. Un long moment, il resta plongé dans ses pensées, sans voir le temps passer inlassablement, puis, s'intéressa à ce qu'il l'entourait, se perdit dans la contemplation des vitraux et tableau qui faisaient la décoration de ce couloir.

Peu de personnes étaient venus troubler ses pensées, le garde en fraction devant la porte semblait transformé en statut, seul le lourd silence qui s'était installé, venait doucement le troubler. Un instant, il craint n'avoir été oublié. Il chassa cette pensée se disant que si près du but elle n'avait lieu d'être et se vit replongé dans le passé qui l'avait mené ce jour jusqu'à ce banc....
Zabouvski a écrit:
L'archevêque accueillit frère Castelreng avec déférence.

Mon fils, je crains qu'il vous faille encore patienter quelques temps, mes collèges ainsi que Son Excellence notre procureure ne sont pas encore arrivés.
BaronSengir a écrit:
BaronSengir entra dans la salle où le procès se déroulerait sous peu. Il s'inclina devant l'archevesque et salua Castelreng. L'affaire s'annonçait complexe. Il patienta sagement que tous soient là.
Lapinus de Cardaillac a écrit:
Lapinus entra dans la salle de procès.
Il ne jugea pas utile de se présenter, pensant que le siège sur lequel il allait s'asseoir parlerait pour lui : il prit place sur le fauteuil de l'official.
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Sam 17 Jan - 2:50

Zoélie a écrit:
A présent que chaque official avait été nommé et avait pris place, Monseigneur Zoélie de Guérande se présenta à fin d'ouvrir le procès de Messire Castelreng.
Elle se dirigea d'un pas ferme et assuré vers le bureau imposant qui présidait en cette salle et déposa devant chacun des membres du tribunal, les pièces constitutives de l'affaire du jour.
Elle adressa un signe de tête rapide, saluant toutes les personnes présentes.
Elle avait hâte d'en terminer. Toutes ces procédures administratives avaient pris un temps fou et elle espérait, maintenant, une délibération assez rapide.
Néanmoins, les affaires de l'église ne se traitaient pas à la légère et elle avait constitué un dossier fort complet. Elle prit sa place au bureau du procureur, prit le temps d'épousseter le fauteuil qui n'avait pas servi depuis belle lurette. Elle passa une main légère dans ses boucles brunes, elle attrapa sa robe de l'autre main et s'installa confortablement. Puis, s'adressant aux membres éminents du tribunal ici réunis, elle
déclara :

L'Officialité Episcopale de Bourges est réunie en ce jour, le treizième du mois de décembre 1456, afin de rendre un avis sur la requête de Messire Castelreng, résident de la paroisse d'Albi, diocèse de Rodez, quant à sa demande d'annulation d'interdiction de re-mariage.

L'audience sera présidée par Monseigneur Zaguier de Bouviers, Archevêque métropolitain de Bourges assisté des officiaux Lapinus, Evêque du Puy et de Messire Baronsengir, diacre en charge de la paroisse d'Albi. La Très Sainte Inquisition sera représentée par Dame Zoélie de Guérande, Procureure ecclésiastique.
Le demandeur pourra être appelé à témoigner et à faire intervenir toutes pièces et personnes susceptibles d'éclairer les débats.


Le triomphe de la Vraye Foy, le respect du dogme et du droit canonique seront toujours les principaux objectifs de la Congrégation de la Sainte Inquisition.


Elle leva les yeux de son parchemin et laissa passer un moment durant lequel elle observa chacune des personnes présentes. Elle aimait à vérifier l'attention soutenue de chacun, puis elle ajouta :

Messire Castelreng s'est présenté il y a déjà deux mois à l'officialité de notre province, avec cette requête :

Citation :
Mes respects Monseigneur,

J'ai nom Castelreng, habitant d'Albi et me présente à vous à la demande de son Excellence et Abbesse Zoélie. Je suis de ceux qui se retrouve dans l'interdiction de mariage.
Vous trouverez ci-joint tous les documents relatant l'affaire.
A ce jour, ma vie est toute autre, je désirerais prendre épouse comme je
l'ai annoncé à Mère Zoélie qui me soutient dans cette requête et qui ne
souhaite que de m'ouvrir les portes de l'église pour bénir cette union.

J'espère que mes explications vous paraitront claires.
Je vous remercie pour l'attention et le temps que vous prendrez à étudier ma demande d'annulation d'interdiction.

Castelreng.

La procureure poursuivit :

Vous constaterez, comme moi, les apports du sire Castelreng qui semble parfaitement sincère et désireux de montrer au tribunal toute la vérité, rien que la vérité sur sa requête du jour.
Permettez-moi de rajouter à votre connaissance le jugement précédent qui fut rendu en place de Rome :


Citation :

En vertu de l'autorité qui m'a été confiée par le Souverain Pontife Eugène V,

Je proclame l’annulation du sacrement du mariage entre Dame Eb et Messire Castelreng.

Cette sentence supprime les responsabilités mutuelles qui unissaient les
époux pour cause d'adultère de Messire Castelreng et d'éloignement des
2 conjoints.

L'éradication du lien du mariage est donc accordée sans autorisation de
remariage pour l'époux qui reconnait son adultère. L'épouse quand à
elle pourra se remarier après un délai raisonnable (2 mois) et un jour
de jeûne.

Fait à Rome, le mardi 22 Avril 1456.

Ivrel, cardinal et évêque de Clermont.



Messire Castelreng a également apporté de lui-même, je vous prie de le remarquer à nouveau, d'autres informations nécessaires à la bonne compréhension de cette affaire. Je vous engage à consulter ce lieu où sont consignés les éléments qui ont contribué à la prononciation du jugement pré-cité.

Monseigneur Zoélie, estima devoir laisser le temps nécessaire à la lectures des pièces produites, se repoussa dans son fauteuil et fit signe à la jeune servante d'apporter les rafraichissements.
BaronSengir a écrit:
BaronSengir s'assit à la suite de la procureure et l'écouta religieusement. A sa demande, il se carra sur sa chaise et s'appresta à consulter les documents mis à disposition.
castelreng a écrit:
Le moment était arrivé. Il était entré dans la salle à la suite de tous ces grands de l'église, avait écouté le plaidoyer de Monseigneur Zoélie , Procureur ecclésiastique, l'inquiétude le gagnait doucement, lui pourtant serein en arrivant.

Il laissa son regard se porter sur chacun d'eux alors qu'ils étaient à la lecture des documents de son affaire, ses souvenirs lui revenaient de son passage à Rome pour l'annulation de son mariage, se remémora son manque de patience de l'époque, tout comme l'arrivée fort tardive de l'épouse. Il avait l'impression de revivre petit à petit tous ce qui avait été sa vie depuis ce jour.

Il espérait de tout son coeur parvenir à être clair lorsque le moment de parler serait là et savait qu'il mettrait dans chaque mot toute sa sincérité. Il était trop conscient que sa vie se jouait en cet instant, laissa de ce fait de coté ses inquiétudes pour ne penser qu'à la femme avec qui il voulait passer le reste de ses jours, à celle à qui il devait plus que sa vie...
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Sam 17 Jan - 2:54

Zoélie a écrit:
Le temps pour la lecture des documents paraissant suffisant, la procureure toussota légèrement pour attirer l'attention et se tourna vers Castelreng.

Messire Castelreng,

Voici que les documents ont été lus, étudiés et votre demande proclamée devant nous.
A présent, pouvez-vous, en quelques mots, expliquer devant le tribunal ce qui motive - vraiment- votre demande quant à l'annulation du jugement qui fut prononcé officiellement en place de Rome, il y a quelques temps ?
Zabouvski a écrit:
Le prélat écoutait avec attention, les deux index joints devant sa bouche... une gestuelle habituelle de l'homme pensif.
castelreng a écrit:
Les documents lu, le Procureur lui donna la parole. Le moment pour lui était donc venu d'expliquer les raisons de sa demande. C'est donc à tous ces grands de l'église qu'il s'adressa sincèrement.

Si j'ai fait cette demande, c'est parce que depuis ce jugement ma vie à beaucoup changé. Je ne remet pas en cause la faute que j'ai commis envers mon ex-épouse. Le Très Haut m'a fait ensuite bien comprendre ma faute, ma vie alors n'a plus été que peines et tourments. La femme que j'avais rencontré et aimé fut cruellement assassinée, me laissant deux nouveaux nés....


Il marqua un temps d'arrêt et regarda l'archevêque avec beaucoup de tristesse et d'inquiétude dans les yeux.


Monseigneur, N'ai-je pas été puni de mes égarements lorsque la vie a été cruellement ôté à la femme pour qui je m'étais détourné de mes devoirs ?

Oriabel doit-elle, elle aussi pâtir de mes fautes ? Dieu a voulu que nos chemins se rencontre.... Sans elle, je n'aurais pu revenir sur le chemin de la sagesse, retrouver la foi que je pensais avoir perdu. Elle est ma force, mon courage, mon rayon de soleil le jour, mon rayon de lune la nuit. Je l'aime de tout mon coeur, de toute mon âme... Elle ne mérite pas d'être aimé dans le péché. Saint Valentin n'a t-il pas dit à l'empereur Claude que l'homme et la femme unis par un amour pur et désintéressé doivent être mariés, car, par le mariage, qui est l'un des sacrements divin, c'est Dieu lui-même, source de tout amour, qui est glorifié. En me demandant de renoncer à marier ceux qui s'aiment, tu me fais aller contre Dieu, et cela je ne le peux.
Si tu connaissais la grâce de Dieu, tu ne parlerais jamais ainsi, mais tu renoncerais aux idoles pour adorer le vrai Dieu qui est au soleil.


C'est un Ange que Dieu a mis sur ma route, c'est pourquoi je vous demande de me permettre de l'aimer dans la foi du Trés Haut
Lapinus de Cardaillac a écrit:
Lapinus fut particulièrement touché par les paroles du requérant.
Cependant, il n'en laissa rien paraître et se contenta de griffonner quelques notes sur un parchemin.
castelreng a écrit:
Il avait marqué un temps d'arrêt, revivant les jours qui avaient suivi la pertes de la mère de ses jumeaux âgés seulement de quelques jours et sans s'en rendre compte, raconta ce qu'avait été sa vie

Lorsque je me suis retrouvé seul avec mes nourrissons, l'envie de vivre m'était plus que pénible. Oriabel, du jour de leurs naissances s'occupait de ses deux anges innocents, remplaçant leur mère et trop souvent leur père aussi... Le jour je m'engouffrais dans le travail, à cette époque j'étais lieutenant de la maréchaussée Narbonnaise... le soir.. je buvais plus que de raison, ne rentrant chez moi que tard dans la nuit... dans des états loin d'être de sobriétés...
Les jours passants, à force de patience, de gentillesse elle m'a fait réaliser qu'en agissant comme je le faisais je ne faisais que le malheur de mes enfants qui eux n'avaient rien demandé si ce n'est que d'être aimés...

Quand notre bon Roy acquit les terres Toulousaines j'ai donc pris la décision d'y déménager afin de laisser le passé, mes erreurs et mes peines derrière moi pour recommencer à zéro et surtout dans la sagesse. Je pense que toutes ces épreuves m'ont fait murir..
De là, une grande amitié était née entre nous, qui petit à petit s'est transformé en un amour sincère.....


Devant ce qui était ses juges, Castelreng mettait son âme à nu, racontant sans rien cacher chaque moment de sa vie.

Nous avons traversé beaucoup d'embûches Oriabel et moi, dont certaines auraient pu nous voir se séparer et malgré ça, l'amour que nous avons l'un pour l'autre a toujours été vainqueur. Aucun écart n'a jamais été commis parce que cet amour que j'éprouve pour Oriabel est marqué au fer rouge en moi. J'ai besoin d'elle chaque jour comme elle a besoin de moi. Cet amour que nous avons l'un pour l'autre est fort et puissant, pur et indestructible. Je suis persuadé que Dieu a fait cette femme pour moi et que c'est pour cela qu'il me l'a fait trouver au moment où j'étais à me perdre.
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Sam 17 Jan - 2:56

Zoélie a écrit:
Messire Castelreng s'était exprimé, sincèrement, loyalement, livrant au tribunal un récit de sa vie passée, sans rien cacher de ses errements et de ses tourments.
Cependant, Zoélie, qui était ici représentante de la Sainte Inquisition tenait à mener à bien son rôle de procureur en toute objectivité. Elle s'attacha donc à repérer dans ce récit ce qui pourrait éclairer le jugement futur et après un moment de réflexion, s'adressa à nouveau au requérant :


Messire,

Vous nous avez parlé sans détours de vos tourments, de vos états d'âme et de votre juste résolution de prendre un nouveau départ.
Cependant, la dame qui accompagne vos actuelles pensées fut pour beaucoup dans votre désir de renouveau. J'aimerais vous entendre, messire, sur votre propre évolution. Votre sentiment profond à vous, tout seul, votre chemin de vie personnel.
Si, par malheur, ce que je ne vous souhaite pas, cette personne devait s'éloigner de vous, que deviendrait votre désir de rédemption ?
Quel est pour vous, l'importance de la spiritualité, de la religion ?
Quel est votre sentiment sur la question de rompre un lien que vous avez accepté et sans doute juré de respecter, devant le Très Haut, tout au long de votre vie avec votre première épouse ? En un mot comme en cent, êtes-vous un fidèle croyant, messire ?

Par ailleurs, j'ai une autre interrogation... Vous qui avez été juge en la province de Toulouse, que pensez-vous d'un jugement rendu et de la valeur qu'il est nécessaire de lui accorder ?
castelreng a écrit:
La bouche qu’il avait sèche d’avoir tant parlé, s'assècha encore lorsqu’il écouta les demandes du Procureur. A cet instant il aurait aimé pouvoir apprécier la fraicheur d’un verre d’eau. Non pas parce qu’il ne saurait répondre aux questions posées, mais simplement parce que jamais encore il n’avait eut à parler de sa foi. Il inspira un bon coup afin de se concentrer pour oublier sa soif, plongea son regard dans celui de Monseigneur Zoélie et recommença pour une longue tirade.

Monseigneur…. Si la vie venait à nous séparer, ça ne changerait en rien la foi que j’ai enfin trouvé. Sans doute serais-je tenté par celui qu’on n’ose nommer, ce serait vous mentir que de prétendre l’inverse, la tristesse et le désespoir qui s’en suivrait me fragiliserait, mais la foi que j’ai désormais, le besoin de prière que je ressens à présent serait mon plus grand secours.

La spiritualité ainsi que la religion est devenu pour moi mon équilibre, telle une balance en fait, d’un coté cette femme que j’aime et de l’autre la foi en Dieu que j’ai acquis surtout grâce à vous Monseigneur. Une parfaite harmonie pour une vie sereine à laquelle je tiens.

Il marqua un temps d’arrêt pour reprendre son souffle, pour parvenir également à poursuivre avec toujours cette sincérité qu’il s’était promis de garder jusqu’au bout. En fait il aurait pu avoir l’impression d’être en confession, de se libérer d’un poids trop lourd à porter mais ne s’en rendait pas encore compte.

C’est difficile à expliquer ce que je ressens, je vous avoue que j’ai ressenti tellement de choses différentes durant ce mariage et en avait souhaité tellement d’autres aussi. N’allez pas penser Monseigneur que je n’avais pas de sentiments pour ma première épouse. Car je l’ai aimé sincèrement…..
Je me sentais seul depuis des mois, mon mariage n’était que départ en retraite pour mon épouse… J’ai fais la connaissance de cette dame qui tout comme moi n’était pas heureuse…. J’ai résisté jusqu’au jour où…. Elle comme moi n’y sommes plus parvenu… Je n’ai pas d’excuse, je n’ai pas su trouver la force pour résister encore, j’ai tourné le dos au Très Haut, l’ayant trahis. J’ai honte mais ne mentirais pas Monseigneur et vous avouerais qu’à cette époque je m’étais détourné de ma foi.
Il est difficile de dire haut ses fautes, mais malgré ça j’y éprouve une sorte de soulagement, un départ d’apaisement d’avoir enfin pu avouer à quel point j’ai été un mauvais croyant et c’est en toute franchise et avec conviction que je puis vous dire aujourd’hui que Oui Monseigneur Zoélie je crois ! Je me suis longtemps perdu dans les méandres du péché et en tournant le dos à cette vie en venant vivre en Toulouse, j’ai petit à petit retrouvé le chemin de la sagesse, celui là même que Dieu trace pour chaque homme sur la terre…. Monseigneur … à chaque messe que vous nous offrez dans mes prières j’implore le Très Haut de pardonner mes fautes, dans ma vie journalière, je me garde au mieux de toutes tentations.

Le Jugement des hommes et le jugement du Très haut sont hélas différents. Les lois temporelles ne connaissent pas le pardon et c’est une charge lourde que d’être Juge d’un Comté. Un jugement rendu doit être fait équitablement et je crois avoir fait de mon mieux pour ne pas condamner plus qu’il ne fallait. Les lois spirituelles sont plus seines, le repentir existe, Dieu sait le pardon l’homme trop souvent l’ignore.


Cette confession qu’il terminait l’emplissait de questions qui le mirent dans la plus grande inquiétude, il comprenait par les paroles qu’il avait dit que ses fautes était trop lourdes sans doute pour être absoutes. Il était pâle et découragé, craignant de s’être mal expliqué, de ne pas avoir était assez précis. Jamais encore il ne s’était senti aussi vidé. La sincérité et l’honnêteté dans le jugement des hommes n’est pas toujours reconnue, il était bien placé pour le savoir. Il avait beau se dire que le tribunal auquel il faisait face était tout autre, que le Très Haut guiderait dans sa sagesse ce verdict, il ne voyait pourtant que face à lui des hommes. Les battements de son cœur s’acceléraient, résonnant dans sa poitrine, que se passerait-il si sa demande lui était refusée ? Il savait que trop bien que les sentiments qu’il avait pour sa douce ne s’en trouveraient pas changés, mais ils devraient alors vivre tous les deux dans le péché. Alors comment pourra t-il être un bon croyant dans ce cas là ? La question lui trottait en tête parmi d’autres, n’arrangeant en rien l’état dans lequel il se trouvait. Il sentait ses mains se glacer, n’arrivait pas à calmer son rythme cardiaque, la pâleur de son visage ne devait pas être inaperçue et le silence qui venait de s’installer une fois la fin de sa confession devenait pour lui des plus pesante.
Zoélie a écrit:
La procureure, comme toutes les personnes présentent en ce lieu,sans doute, fut profondément émue par le dernier propos de messire Castelreng.

Elle devait, en toute sérénité, décider de poursuivre ou non les interrogations et afin de laisser à tous le temps d'y bien réfléchir, elle fit un signe discret au jeune valet qui se tenait sagement, droit comme un "I" près de la porte.
Celui-ci fit le tour des tables et emplit les chopes d'une infusion de verveine bien fraiche et ravigorante.


Elle observa ensuite les officiaux ainsi que Monseigneur Zaguier et se calant au fond de son fauteuil leur signifia de ce geste que leur temps était venu de poser question, si il en était besoin.
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Sam 17 Jan - 3:00

BaronSengir a écrit:
BaronSengir écouta avec attention la confession de Castelreng. Connaissant l'homme, il savait qu'il était difficile pour lui de se livrer comme il l'avait fait. Le diacre fut ému et remercia intérieurement le requérant pour sa franchise. Il le voyait régulièrement à l'église en famille, lors de la messe dominicale, et ne doutait point de la véracité de ses paroles.

Tandis qu'un valet déposait devant lui une infusion qui s'annonçait fort à propos, il remarqua le signe de la procureure. Il se permit une petite lappée ; il aimait à boire chaud ; joignit les mains et posa lors question.


Castelreng, malgré son absence qui vous fut difficile, vous estes vous excusé auprès de votre épouse passée d'estre avec le temps parti avec une autre femme? J'ignore si elle est encore de notre monde mais que lui diriez-vous aujourd'hui?

Il réfléchit quelques instants avant de reprendre.

Je puis témoigner de votre foy et de la ferveur aristotélicienne qui est vostre. Un baptesme impromptu fut mesme organisé pour votre jeune fils. Cela fait plaisir de voir votre famille assister à l'office. Mais à la suite de votre expérience, essaierez-vous de faire revenir d'autres personnes dans le giron de l'Eglise? Comme une blonde sœur à vous, par exemple...
castelreng a écrit:
Le silence s'était imposé de lui même le temps qu'un laquais servit à tous des infusions. Castelreng remercia de la tête ce jeune valet et bu une gorgée du breuvage qui eut tôt fait de le revigorer. Il avait pu sentir descendre ce liquide chaud est miellé comme il se doit, lui apportant un réconfort certain et reposa la tasse lorsque Monseigneur BaronSengir prit la parole, l'écouta et reprit son monologue.

Monseigneur, je n'ai revu qu'une fois mon ex épouse, quelques jours avant que je ne quitte le Languedoc pour venir m'installer à Albi. Nous ne nous étions pas revu depuis le jugement de Rome, elle avait quitté Narbonne où nous vivions pour Béziers. Je ne saurais vous dire les termes exact que j'ai eu ce jour là, mais je me souviens que nous avions eut un échange de paroles très courtoises l'un et l'autre. Je me rappelle aussi m'être enquis de son devenir, qu'à cela elle m'avait répondu qu'elle continuait à passer beaucoup de temps chez les nonnes chez qui elle se plaisait, qu'elle songeait revenir habiter Narbonne où elle aurait plaisir à me rencontrer de temps à autre en taverne. Je ne puis vous affirmer avec certitude si ce jour là je lui ai demander pardon, mais je ne puis vous affirmer l'inverse non plus.... juste vous dire qu'il est possible oui que je l'eus fait.

Elle n'est hélas plus de ce monde, a préféré rejoindre le Très haut. Sincèrement Monseigneur, je souhaite de tout coeur qu'elle soit allée le rejoindre avec l'âme en paix de la peine que je lui ai causé. Si elle pouvait encore m'entendre, je lui demanderais à nouveau de bien vouloir pardonner le mal que je lui ai fait...

Il me serait doux au cœur Monseigneur que de voir s'emplir toujours plus les bancs de l'église et si je puis y participer, je n'en serait que plus heureux. Je ne puis par contre vous promettre de vous amener ma jeune de sœur mais je puis vous promettre d'essayer de lui ouvrir les yeux sur les bien fondés de la foi et l'importance qu'il y a à entrer à l'église
Zoélie a écrit:
Le procureure avait noté les paroles du requêrant, comme tout un chacun et après un long moment d'attente, en arrivait à considérer que toutes les informations nécessaires avaient été portées à la connaissance du tribunal.
Elle se leva et déclara d'une voix atone :

Si aucune personne n'a encore questionnement à soulever, je déclare les délibérations ouvertes et invite les membres de l'officialité à se réunir pour décider du jugement.
Lapinus de Cardaillac a écrit:
Lapinus hésita.
Compte tenu de son propre passé, il n'était pas des plus objectifs pour juger cette demande...
Mais que faire ? Demander à être remplacé ?
Dillemme.

Monseigneur Zoélie prit la parole...

_ Si aucune personne n'a encore questionnement à soulever, je déclare les délibérations ouvertes et invite les membres de l'officialité à se réunir pour décider du jugement.
Il allait devoir se décider rapidement.

Il réfléchit donc très vite.
Et il prit sa décision.
Il n'allait pas pas refuser d'aider un pauvre homme qui le méritait, ni s'accrocher à son objectivité comme un gosse de quatre ans s'accroche à sa couverture.
D'une voix parfaitement neutre, il dit, rassemblant ses notes :

_ Je n'ai pas de question, Monseigneur Procureur ; nous pouvons entrer en délibérations.
Zabouvski a écrit:
Se levant, Monseigneur de Bouviers s'adressa à son confrère du Puy.

Mon frère, je vous suis.
BaronSengir a écrit:
A la suite de l'archevesque, BaronSengir se leva pour aller délibérer.
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Sam 17 Jan - 3:02

castelreng a écrit:
Tout semblait avoir été dit.
Castelreng regarda sortir un à un la cour ecclésiastique pour aller délibérer. Son avenir dépendait maintenant de ces saintes personnes.

Une dernière attente commença. Une attente plus angoissante qu'il ne l'aurait pensé. Alors, afin de l'alléger, il s'en remit au Trés Haut et c'est donc dans la prière qu'il passa le temps de cette délibération.
Lapinus de Cardaillac a écrit:
Lapinus quitta la salle à la suite de ses deux confrères.

Il espérait de tout cœur pouvoir aider un homme pieux et sincère à recommencer une nouvelle vie. Nul doute qu'il mettrait dans cette tâche toute la ferveur dont il était capable.
Oriabel a écrit:
A des lieux de cette salle de tribunal

Il y a des jours où l'on sait que le destin va ce sceller à jamais, que ce soit involontairement, par une sorte de magie inconnue ou incompréhensible, qui hors de contrôle ou bien encore par un choix qui nous est affirmé. Oriabel était bien consciente qu'aujourd'hui, il en était ainsi. Il y avait déjà plusieurs heures, pour ne pas dire à l'aurore que Castelreng était parti pour comparaitre face à un tribunal de gens religieux, eux ayant le pouvoir entre leur mains, lui, tentant de démontrer à ces gens de croyance que ses fautes du passé, il les avait à tout jamais reconnues et réussi à vivre avec pour maintenant, faire face à une nouvelle destinée, ensemble...

Elle se rappelait parfaitement le jour où elle avait levé les yeux sur cet homme. Elle en avait rapidement eu le coup-de-foudre. Malheureusement, il était avec une femme d'une beauté inimaginable. Jamais elle n'aurait pu compenser mais, ce n'était pas vraiment dans ses intentions. Que bien des mois plus tard, après la mort de Kali, elle avait fini par lui avouer ses sentiments pour lui. Ils avaient été des amis avant tout. Maintenant, ils l'étaient toujours mais, avec un plus value encore. Chaque fois qu'elle insufflait la vie en respirant, elle avait l'impression de le faire au même moment que lui. Unis par delà tout le reste. Ce n'était certes pas une décision, prise par des gens qui changeraient cela, là n'était pas la question. Leur bénédiction comptait tout de même à leur yeux.

Ils partageaient tellement de choses. Cela se poursuivrait bien au-delà du jugement de ces personnes de foi qui couperaient aujourd'hui, elle en était consciente, simplement, elle donnerait tout, jusqu'à sa vie pour que l'homme qui était entré dans sa vie, connaisse le bonheur. Tout ce qu'ils souhaitaient, elle et lui, c'était pouvoir s'unir devant ce qui leur était le plus cher dorénavant, leur famille, leur amis, leur croyance.

Elle était assise, un livre dans les mains, le regard errant pourtant vers la fenêtre qui jonchait le mur à côté d'elle, l'esprit ailleurs, avec lui dans l'angoisse de l'attente.
castelreng a écrit:
Combien de temps s'était écoulé depuis le début des délibérations ?
Une heure ? deux ? Plus ? Il n'aurait su le dire. Le temps s'était comme arrêté à la sortie des Saints Hommes. Castelreng s'était un long moment remis à Dieu et petit à petit ses pensées dévièrent vers sa belle. Que faisait-elle à cet instant ? Parvenait-elle à emplir sa journée comme de coutume ? Il sourit, l'imaginant à jouer avec les enfants, à leur faire des crêpes qu'ils couvraient de confitures. Ils devaient en avoir jusqu'au dessus du nez. Pensées charmantes auxquelles il aurait aimé partager les rires... Etait-elle elle aussi dans l'angoisse du verdict ? Il n'en doutait pas un instant, mais espérait qu'elle parviendrait à se rassurer. Il n'osait penser à la peine qu'elle aurait en cas de refus, les condamnant à vivre dans le péché leur vie durant. Il savait certes que leur amour serait toujours aussi fort mais il savait également qu'un vide continuerait à le troubler. Il soupira, se sentant las d'un coup, tentant de chasser de son esprit ses tristes pensées sans vraiment y parvenir.

Le temps s'égrainait.. doucement...
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   Mar 27 Jan - 18:56

Zoélie a écrit:
Monseigneur Zoélie de Guérande avait longuement réfléchi aux
annonces qu’elle voulait diffuser et aux lieux dans lesquels elle
souhaitait s’exprimer. Elle s'était déja dit, par ailleurs, qu'elle
n’allait pas non plus poser 50 messages différents… Elle rédigea donc,
patiemment et en toute conscience, un seul message qu’elle porterait en
tous lieux.

Citation :

Par la présente, je viens vous annoncer ma démission de la charge de procureur ecclésiastique, représentante de la Très Sainte Inquisition, en l’archidiocèse de Bourges.
Il m’a paru, dans ma grande et simplissime naïveté de simple fidèle croyante
que trop de clerc était trop absent, alors même que trop d’autre était trop présent.

Je sais bien que mes propos ne sont point forcément éclairants pour tout un chacun, mais loin de moi l’idée de susciter quelconque polémique. Chacun voit midi à sa porte etc etc...
Je suis, pour ma part, insatisfaite et trop fortement déçue de la manière
dont la fonction de procureur est considérée icelieu, et considérant le préjudice qui en résulte pour le simple requérant, j'ai donc décidé de renoncer à assumer de cette manière-là, la charge qui me fut confiée par les hauts représentants de la congrégation de la Sainte Inquisition, en place de Rome.

Les clercs qui se permettent péché d’orgueil par leur présente imposante comme ceux qui se permettent acte de mépris par leur absence manifeste ne sont pas de ceux avec qui je souhaite continuer à travailler en le nom de la Très Sainte Eglise et la représentation du Très Haut en les mondes connus.

Ceux-là n’auront donc pas mon soutien ni même mon cautionnement et je préfère me retirer des instances ici représentées.

J’espère que les enseignements de nos deux Saints prophètes Aristote et Christos sauront apporter sagesse et équilibre à toutes les personnes présentes en nos murs. Et que les affaires déja jugées au temporel pourront, légitimement, avoir suite logique en ce tribunal.

Je vous assure que je demeure fidèle servante de la Très Sainte Eglise d’Aristote et vous souhaite de garder la juste voie du juste milieu en toutes choses.


castelreng a écrit:
Des heures.... des jours .... qu'il était là à attendre le verdict de son jugement. Des jours.... ou des heures.... Il n'aurait sut le dire ! Castelreng avait tout simplement perdu la notion du temps.

Il se pensait lorsqu'il avait vu sortir les prélats pour délibérer que le bout du tunnel était là ! Il avait cru même le voir, commençant à rêver. Mais plus les heures s'égrainaient, plus il avait l'impression qu'en fait ce tunnel était sans fin, que jamais il n'en verrait la sortie.

Lorsqu'il vit la porte de la salle se réouvrir après un temps indéfinissable il avait eut un départ de soulagement. Le grand jour était donc enfin là, il allait être fixé sur son sort, il allait enfin savoir si il pourrait épouser la femme qu'il aime.

Que ne fut pas sa déception en constant qu'il n'en serait rien, que ce n'était pas le verdict qui lui arrivait là, mais la démission du procureur Zoélie qui s'était chargée de l'affaire.

Sa première réaction fut un début de colère qui monta graduellement en lui. Tout était donc de nouveau à refaire ! Les heures ou les jours qu'il venait de passer là semblait être passées aux oubliettes. Jamais il ne parviendrait à être de nouveau heureux, jamais il ne pourrait vivre sainement dans la foi, suivant les règles établies par les prélats eux même. A quoi servaient-elles se demanda t-il ? Depuis septembre qu'il était à attendre une décision, depuis près de 5 mois il était là à ne plus avoir son destin en main et ce jourd'hui, alors que tout portait à croire qu'une simple décision allait être prise, un simple oui ou un non allait être dit, il se retrouvait devant l'annonce de Zoélie, constatant amèrement que finalement il en était toujours au même point.

Pour son Ange, pour l'amour qu'il lui porte il avait refusé qu'on l'anoblisse afin d'être certain de pouvoir l'épouser. Il ne regrettait pas ce refus, mais commençait à se poser moultes questions.
Devrait-il de nouveau faire un tel refus ? il craignait bien que oui.
Sa vie devait-elle rester stagnante parce que les prélats n'étaient pas pressés de clore leurs dossiers ? Il craignait que oui et ne trouvait pas ça honnête pour des hommes de foi. Finalement il comprenait la décision de monseigneur Zoélie.
Le spirituel et le temporel sont deux choses bien distinctes, les lois qu'elles qu'elles soient restaient des lois, les jugements des jugements, les verdicts des verdicts. Une chance finalement que dans le temporel les affaires avancent normalement et non lentement car se risquerait d'être une belle pagaille dans le Royaume de France.

Il ne baissa pas pour autant les bras quoi que cruellement découragé, il avait bien l'intention de rester là jusqu'à ce que quelqu'un vienne enfin lui annoncer le verdict largement attendu.
Zabouvski a écrit:
Après avoir analysé toutes les pièces du dossier, discuté du témoignage, débattu du statut de Christos, testé sept vins différents, célébré dix-huit messes et entendu une vingtaine de confessions, les officials pouvaient maintenant rendre leur jugement.

Bien qu'ils s'avancèrent d'une pas nonchalant, ils n'en étaient pas moins graves et sérieux. D'ailleurs, ce fut avec un regard froid qu'ils fixèrent le demandeur. Ils se présentèrent devant l'audience vêtus de leurs grands vêtements liturgiques et prirent place avec majesté. Puis, quelques instants plus tard, l'archevêque se leva et d'une voix impérieuse lit d'une traite l'énoncé du verdict :


Citation :


    Archevêché Métropolitain Berruyer,

    Nous, Monseigneur de Bouviers, par la Grâce de Dieu successeur des apôtres et archevêque de Bourges,

    Suite à l'audition du frère Castelreng et à son repentir plublic, jugé par nous, officials de l'officialité de Bourges, comme sincère,

    Relevons l'interdiction de remariage imposée par le jugement du 22 avril 1456 prononcé par Son Éminence Ivrel le reconnaissant coupable d'adultère et d'abandon du domicile conjugual suite à l'annulation de son mariage avec Eb.

    Il pourra donc se remarier et tenter de créer une union véritable basée sur l'amitié sincère et aristotélicienne après un délai de 1 mois, s'être confessé et avoir participé à la célébration d'une messe.

    Pour que la reconnaissance de la présente en soit accrue, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.


    Monseigneur Zaguier de Bouviers,
    Archevêque de Bourges




Le prélat âgé marqua alors une pause ; il en profita pour se gratter la lèvre supérieure, avant d'ajouter, finalement :

Ceci dit, ce jugement doit encore être validé par le Consistoire Pontifical Francophone.

Puis, le point fermé, l'archevêque donna un grand coup sur la table des officials. En résultat un bruit sourd.

Ainsi soit-il.
Lapinus de Cardaillac a écrit:
Lapinus était présent et hocha lentement la tête à la lecture du verdict.
Ayant colaboré de prêt à sa rédaction, il ne pouvait être qu'en accord avec la décision finale...

Il était heureux d'avoir pu aider un homme qui, tout comme lui, faisait rpeuve de repentance, à s'en sortir ; et était persuadé que le verdict très favorable compenserait le temps mis à son élaboration.
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MessageSujet: Re: Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.   

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Chapitre VIII : Demande d'entretien avec Monseigneur Boudegignac.
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