Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre XI : Au retour d'Oriabel et Castelreng à Albi....mars1457

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MessageSujet: Chapitre XI : Au retour d'Oriabel et Castelreng à Albi....mars1457   Ven 13 Mar - 17:22

Castelreng a écrit:
Au retour d'Oriabel et Castelreng à Albi....

La seule chose qu'il avait laissé de lui mis à part les enfants était son recueil de poèmes, ce livre dont elle aimait qu'il lui fasse lecture le soir au coin du feu, pelotée dans ses bras, se laissant bercer par les vers.Il l'avait déposé sur le lit avant de quitter la chambre et la maison du quartier des amoureux. Une fois son sac ajouté aux sacoches sur la selle de son cheval, il l'avait pris par la bride et à pas lents s'était dirigé vers l'auberge de sa sœur. Chemin faisant, il se demandait quelle avait été la réaction d'Oriabel lorsqu'elle s'était aperçue qu'il avait, comme il le lui avait promis, quitté les lieux. Sans doute aurait-elle voulue un au revoir, quelques mots encore avant que soit définitif leur séparation. Il n'avait pu, il avait donc préféré partir sans qu'elle le voit.


L'auberge était en vue, les portes de la ville qu'ils avaient pris pour entrer dans Albi en laissant derrière eux le Languedoc à l'ouverture du Comté, étaient là, devant lui. Que de doux souvenirs que ce jour où ensemble ils redémarraient une vie...

Un instant il hésita....
Prendre la route...
Quitter la ville....
L'idée était plus que tentante....
Un regard vers les portes qui dévoilait l'horizon.....
Un autre vers l'auberge où Nane devait déjà se trouver en cuisine à faire cuire ses premières tartes.....
Nane.....
Sa tendre soeur qui avait toujours sut lui apporter le réconfort....

Sans même s'en rendre compte, ses pas l'emportèrent devant l'auberge où beaucoup, à cette heure, dormaient encore. Il attacha son cheval à l'anneau de fer prévu à cet effet, pris ses sacoches qu'il laissa tomber sur son épaule et empoigna son sac. Tout ses gestes n'étaient que mécanismes. Il avança vers la porte menant aux communs afin d'entrer directement dans la cuisine, ouvrit la porte, mais ne parvint pas à la franchir, restant là, sur le seuil....

Nane94140 a écrit:
[Au matin ]

L'accouchement de Nola c'est bien passé quelques jours plus tôt mais l'épuisement de ces quelques nuits agitées a fait que Nane a perdu son rythme matinal durant quelques temps.

Aussi c'est alors qu'elle est encore dans son grand lit qu'elle entend un cavalier stopper dans la cours sans doute le demi sommeil proche du réveil qui lui permet d'entendre nettement les piaffement du cheval les bruits de sabots.
Les yeux encore embués de sommeil elle se lève et descend l'escalier après avoir enfiler une grande chemise de coton blanc bien épaisse qui la couvre jusqu'aux orteils.

Elle pénètre dans la grande salle et cherche du regard le nouvel arrivant.


Bizarre il n'y a personne ! J'ai pourtant bien entendu le bruit d'un cheval il me semble ?

Elle hausse les épaules et se dirige vers la cuisine.

Maintenant que je suis debout autant préparer le repas matinal.

Le bruit des casseroles et des allées et venues de la jeune femme retenti bientôt dans la cuisine. Vite rejoint par les parfums de cuisine qui se glissent par les interstices de la porte.

Castelreng a écrit:
Il était là, paumé, comme remplaçant la porte de la cuisine, regardant Nane s'affairer au premier repas de la journée, sans trouver à dire quoi que ce soit. Le bruit des gamelles avait couvert le grincement des gonds de la porte de service. Un vent frais vint alors se glisser entre lui et le seuil. Il la regardait faire, se pensant à ce qu'il devrait lui dire, s'effrayant presque à toutes les questions qu'elle ne manquerait pas de lui poser et qu'il n'avait pas envie d'entendre et encore moins de répondre. Un instant il crut qu'il allait faire demi-tour, mais pour aller où.....

Son esprit était en ébullition, tentant de s'imaginer ce que pouvait bien faire Bel à ce même instant. Dormait-elle dans ce lit trop grand pour elle maintenant ? Etait-elle à répondre aux mille questions qu'Hélie et Heaven ne manqueraient pas de lui poser ou bien laissait-elle couler ses larmes parce qu'il était parti comme il en avait été convenu ?

Et Nane ? Nane..... Quelle réaction aurait-elle lorsqu'elle se retournerait et le verrait planté là un sac de voyage en main ? A un nouveau voyage ? A un retour heureux ? Comment réagirait-elle lorsqu'il lui dirait qu'il avait quitté la maison sans espoir de retour, que Bel allait partir pour ne jamais revenir ? Il appréhendait, craignait plus que tout sa compassion qu'il ne voulait en aucun cas, ses bises et ses câlins. Ce n'est pas cela qu'il venait chercher chez sa soeur, mais une chambre où s'enfermer le temps de ....... de quoi d'ailleurs ? il n'en savait rien !

Un long soupir..... un lourd poids sur les épaules, non pas dut aux sacoches qui y étaient posées, mais à cette situation qu'il ne voulait accepter. Comment l'aurait-il put ? Bel était la femme de sa vie et le resterait, comment envisager un avenir sans elle alors qu'ils parlaient mariage quelques mois plus tôt ?

Il en lâcha le sac qui vint s'écraser lourdement sur le sol.....


Nane............... Ne sut-il que dire..

Nane94140 a écrit:
Un courant d'air froid un bruit de paquet qui s'écrase au sol, celui a peine audible d'un nom murmuré... le sien...

Elle fait un bond en entendant cette voix. se retourne d'un bloc et se précipite avec sa fougue et son impétuosité habituel se ruant sur son frère qui lui a tant manqué.


CAAAAAAAAAAASSSSSSSSSSTTTTTTT!!!!!!!!!!!!


Pourtant elle s'arrête, avant même de l'atteindre, retenue par ... elle ne sait trop quoi son visage sans doute sombre quelque peu hagard.Ses bras tendus retombent lentement le long de son corps, son regard inquisiteur tente de le sonder sans y parvenir. Elle s'écarte simplement de l'entrée et d'un geste ample lui désigne la pièce

Tu es ici chez toi !


Cinq mots !
Cinq tout petits mots qui pourtant disent tant de choses.
Cinq tout petits mots qui lui disent combien elle tient à lui.
Cinq tout petits mots qu lui disent je comprends ta peine.
Cinq tout petits mot qui lui crient ici tu auras toujours un refuge auprès des tiens.


Sans rien dire elle prend sa main et l'entraine à l'intérieur...

Castelreng a écrit:
Laissant son sac à l'entrée de la cuisine, il se laissa entrainer dans la pièce par sa sœur. Il s'affala sur un banc, laissa tomber ses avant bras sur la longue table de bois.

C'est fini Nane...... Fini... Elle.... Y'aura pas de mariage.... Elle va partir.... Nane..... elle ne reviendra pas..... elle m'abandonne....

Il regardait dans le vide, ne voulant croire les paroles qu'il était à dire.

Nane.... offre moi une chambre le temps de.....

Il laissa le silence se glisser entre eux quelques minutes, laissant ses pensées aller vers la femme qu'il aimait plus que tout. Comme il aurait voulu que tout ça ne soit qu'un mauvais rêve ! Il n'arrivait toujours pas à comprendre pourquoi ils en étaient arrivés là.

Je... Je suis parti sans même embrasser les enfants Nane.... sans la prévenir.... J'ai quitté la maison comme un voleur....

Il finit par lever les yeux sur elle, la regardait le regard troublé d'eau.

Nanou...... dis moi que je vais m'éveiller...... dis moi que c'est qu'un cauchemar.... que demain il n'y paraitra plus.... Sans elle..... j'arriverais pas ...

Nane94140 a écrit:
Que peut elle faire ? Son frère affalé sur sa chaise, vivante image du désespoir qui l'emplit, comment l'aider ? Comment le soutenir ? Aucun mot n'est capable de venir au bout de sa peine pour le moment.

Elle pose une main sur son épaule.


Ma maison est la tienne Cast ! Si je l'ai voulu aussi grande c'est pour qu'elle soit un havre pour ceux que j'aime.

Prend le temps de te retrouver, de t'adapter à la nouvelle situation.

Et ne t'en veux pas pour tes enfants. A l'heure ou tu es arrivé, tu les aurais éveillé si tu les avais embrassés.

J'irais voir Oria si tu le souhaite pour les ramener ici, que tu les vois.


Elle partage sa peine mais refuse de le montrer. d'un geste tellement habituel chez elle, presque machinal, tout en parlant, elle a posé devant son frère une grande écuelle qu'elle s'emploie pour l'heure à remplir consciencieusement. Un peu confuse et préoccupée par la situation elle ne s'est même pas rendu compte qu'elle remplissait l'écuelle.... à coté ....

Quand elle s'en aperçoit, elle rougit et tente maladroitement de réparer les dégâts, ramassant la nourriture qu'elle donnera ensuite aux cochons. pourtant dans sa tête les mots de Cast tourbillonnent, surtout ce qu'il ne dit pas d'ailleurs, générant des interrogations et des angoisses.


C'est fini Nane...... Fini... Elle.... Y'aura pas de mariage.... Elle va partir.... Nane..... elle ne reviendra pas..... elle m'abandonne....
Comment peut on ainsi briser un tel amour ?


Nane.... offre moi une chambre le temps de.....
le temps de quoi le temps de se détruire ? Le temps de se reprendre ? L'inquiétude transparait dans les yeux de la jeune femme.

Nanou...... dis moi que je vais m'éveiller...... dis moi que c'est qu'un cauchemar.... que demain il n'y paraitra plus.... Sans elle..... j'arriverais pas ...

Comment l'aider ? Comment lui redonner le gout de vivre ? Quoi lui dire ? Quoi faire ?
Elle ne peut pas lui dire que le cauchemar prendra fin très vite ça serait lui mentir et lui donner de faux espoir ! tout ce qu'elle peut faire s'est être la et l'aimer de tout son cœur.

Castelreng a écrit:
En temps normal il aurait éclaté de rire à la voir verser la nourriture à coté de l'écuelle, là, pour lui c'était comme si la chose était naturelle, il regardait mais n'en dit rien.

Prendre le temps de s'adapter à ce qu'elle disait être sa nouvelle situation... c'était pour lui comme si elle lui disait que sous peu il irait vivre sur la lune. Inconcevable ! Impossible ! Il ne pourrait le lui faire comprendre, ça par contre il en était conscient. Il ne parvenait d'ailleurs pas à comprendre pourquoi sa soeur ne s'en rendait pas compte. Sachant ce discourt stérile, il s'abstint donc de le lui faire entendre. Personne, pas même Bel ne réalisait que cette séparation incompréhensive il ne pouvait l'admettre et continuer sa vie comme si de rien n'était. Il aurait put se demander pourquoi personne ne parvenait à comprendre que pour lui Oriabel était le souffle qui le faisait vivre, cependant, il ne se posa pas la question, la remarque de Nane lui disant qu'elle irait trouver Bel pour lui amener les enfants le fit quelque peu réagir.


Non Nane ! Non ! Ils ont besoin de leur mère et elle a besoin d'eux. Je ne veux pas non ! même si de ça aussi je dois en souffrir... Ils seront un baume pour elle tu sais... faut pas qu'elle soit malheureuse....

Bien sûr, il souhaitait voir ses petits espérait un peu que Bel passerait ici dire bonjour à Nane. L'espoir était mince, mais il était tout de même...
Nane94140 a écrit:
Comment lui expliquer qu'elle ne veut pas enlever les enfants à leur mère mais simplement les lui amener pour quelques heures. Simplement pour qu'il puise des forces dans leur présence, dans leur babillage, dans les câlins que les petits ne manqueront pas de faire à leur père.

Et puis il n'a pas besoin de savoir après tout !! Je les lui amènerai quand je le pourrais... et en plus avec l'accord d'Oria. J'en suis sure !
Pense t'elle..

Il est tellement silencieux pourtant elle a quelque craintes à lui montrer sa chambre et à le laisser s'y cloitrer comme il semble vouloir le faire. Si elle le laisse faire à sa guise que va t'il se passer ? Va t'il devenir de plus en plus silencieux, renfermé, remâcher sa douleur encore et encore ? Va t'il puiser un nouveau courage dans son introspection ? Va t'il comprendre pourquoi la moitié de son âme est partie laissant l'autre telle une âme en peine ?

Pourtant elle se décide, l'écuelle est restée pleine il n'y a pas touche du moins a ce qu'elle peut voir. Toujours en silence elle dessert la table et lui tend la main de l'autre elle saisit en peinant son baluchon et le jette sur son épaule.


Viens !! Je vais te montrer ta chambre... elle est un peu a l'écart... au calme. Essaye de dormir un peu cela te feras du bien !
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