Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre XII : 151 quartier de la forêt

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MessageSujet: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 14:08



Castelreng a écrit:
Un peu avant de faire connaissance avec la nouvelle demeure.


Cela faisait presque deux semaines que la famille Dict du Cougain était arrivée à Montpensier. Castelreng n’avait pas perdu de temps et s’était rendu au bureau du cadastre pour faire acquisition d’une maison. Il avait dut laisser un mot et ce jourd’hui il avait l’intention d’y retourner pour tenter d’avoir du nouveau.

Il descendait les escaliers le menant dans la pièce principale de l’auberge lorsqu’il entendit un gamin demander au gérant si un Castelreng vivait bien là. . Il s’était donc approché pour se faire connaître et le gamin lui avait remis un pli en lui disant « de la part de notre bourgmestre Messire ». Il avait donc récompensé le gosse en lui glissant un écu dans la main et avait ensuite ouvert la missive .



Citation :
Messire Castelreng,

En passant par le bureau du Cadastre, je suis tombée sur votre demande.
Tiadriel, chargée du Cadastre étant momentanément...indisponible, je m'en suis personnellement chargée.

Considérez dès ce jour la bâtisse sise entre la rue du boquillon et la rue de la laie, au n° 151, comme vôtre.

Je vous souhaite une bonne installation.

Navrée pour le retard.

Cordialement.

Aiguemarine
Bourgmestre de Montpensier

Une clé y était jointe ! enfin ils avaient leur maison ! Un large sourire vint alors illuminer son regard et c’est quatre à quatre qu’il remonta vers sa chambre afin d’avertir son épouse.

Mon Cœur ! nous avons enfin les clés de la maison. Avait-il clamé à peine entré.
Je vais de ce pas aller avec les jumeaux tout préparer pour que Ta maison, Amour, puisse te recevoir comme il se doit. Tu ne dois pas te fatiguer reste bien tranquillement ici avec Sandra qui se chargera de Joé.


Se tournant vers la nounou qui, au son de la voix de son patron était entrée.

Je compte sur vous Sandra pour que mon épouse ne se fatigue pas trop.

Déjà les ordres fusaient, il avait hâte d’aller tout installer pour enfin retrouver un « chez eux » digne de ce nom.

Hélie.. Heaven .. vous venez avec moi. Toi mon grand va atteler Espoir au chariot le temps que ta sœur aide Sandra à rassembler nos sacs, je te rejoins toute suite.

Le temps que Castelreng s’approche de son épouse pour lui prendre les mains pour les poser à ses lèvres, Hélie était parti en claquant la porte, trop heureux de participer à cette tâche et la nounou suivie de près par Heaven sortaient les sacs pour les emplir de leurs effets. Il savait que ses jumeaux ne demanderaient qu'à aider, ils étaient en âge à présent à se voir confier des corvées et puis, le temps qu'ils passeraient avec lui, ils ne le passeraient pas à se chamailler et faire fâcher leur mère.

J’espère que dès ce soir, ma Douce, nous seront chez nous. T’en fais pas, laisse toi juste aller à rêver à demain. Dès qu’on a terminé je t’emmène à la maison d’accord ?

Il se doutait bien qu’Oriabel souhaitait elle aussi participer à cet emménagement, mais à quelques jours d’enfanter, sut été de la folie. Il lui donna un baiser, espérant que ce doux contact suffirait pour qu’elle accepte et sans attendre sa réaction, prit les sacs avec l’aide d’Heaven et la laissa aux soins de Sandra.

Pendant ce temps, Hélie, aidé du garçon d’écurie, avait attelé Espoir au chariot. Castelreng n’eut plus qu’à jeter les sacs de voyage dedans, fit grimper Heaven et alla s’installer a coté de son fils qui déjà tenait les rênes. Le chemin qui sépare l’auberge de la maison n’était pas fort long. Après quelques minutes ils se retrouvèrent dans une cour de belle dimension face à une construction relativement imposante. Rien à voir avec la maisonnée qu’ils avaient laissé à Albi.




Le chariot à peine arrêté que les enfants en sautaient en laissant aller leurs cris de joie. Castelreng les regarda souriant tout en descendant à son tour et fit avancer le cheval au plus près de l'entrée de la demeure. Il sortit ensuite la clé et ouvrit la porte en grand.


Allez hop mes furies ! faites le tour et ouvrez toutes les fenêtres en grand qu'on puisse voir ce que fait le soleil à l'intérieur.

Ils se mirent tous trois à l’ouvrage un grand coup de balai fut donné, le chariot vidé, le chargement installé dans les pièces adéquates. Ils y passèrent des heures, la maison n’était certes pas pimpante comme elle l’aurait été si femme avait été présente. Mais le plus important était fait pour qu’ils puissent y passer leur première nuit. C’était là le but que c’était fixé Castelreng.

En fin d’après midi, ils reprirent donc tous les trois le chemin inverse. Les enfants, fourbus s’étaient allongés dans le chariot, sans doute s’endormiraient-ils avant d’arriver à l’auberge. Leur père n’en serait pas surpris, il les laisserait d’ailleurs dans leurs rêves le temps de franchir une dernière fois le seuil de la chambre pour emmener le reste de la famille.

Nane94140 a écrit:
Elle hésite. Depuis quelques heures elle est arrivée en ville après quelques recherches auprès des villageois, elle vient d'apprendre que cette belle bâtisse abrite son frère et sa famille.

Sa main se lève lentement pour frapper à l'huis... puis retombe. Elle sait pourtant qu'elle sera la bienvenue chez son frère mais avec son bouillant caractère, elle risque gros d'être partie sur les routes presque sans escorte par les temps qui courent.

Tant pis elle a trop envie de revoir sa famille, même si cela fait peu de temps qu'ils sont partis d'Albi, Cast, Oria et ses neveux lui manquent trop. Ce n'est que pour un jour mais il lui faut les revoir, quitte à se faire appeler de noms d'oiseaux par son frère.

Haussant les épaules, après tout elle est jusque la parvenue à chaque fois à désamorcer la colère du mentholé, elle frappe fermement et attend le branle bas que produit chaque fois une visite dans une demeure. surtout une visite imprévue.

Castelreng a écrit:
La matinée ne faisait que commencer. Une belle journée printanière s'annonçait. Castelreng, levé depuis quelques heures avait décidé de passer cette demi journée à chevaucher vers les champs que son épouse et lui même avaient acquis. Il se faisait une joie de ce moment, le bonheur régnait dans cette maison, les enfants la découvrant en oubliaient de se chamailler et sa belle et tendre épouse pouvait prendre le repos dont elle avait besoin tout en finissant d'aménager les derniers détails qui font la personnalités d'une maison.

Notre homme donc, venait d'enfiler ses bottes et s'était dit qu'il emmènerait avec lui le chien. Le molosse avait en effet besoin de se défouler lui aussi.


Allez Gamin c'est l'heure ! on va en promenade.

Le chien fou de comprendre qu'il allait sortir faisait la fête à son maitre lorsque l'on frappa à la porte.

TOC.... TOC....... TOC......

Calm'toi Gamin... Gamiiiiiiin !

N'eut que le temps de dire Castelreng quand il mit la main sur la poignée de la porte et que celle ci fut ouverte par la force du chien qui ne tenait plus en place. Ce n'est donc qu'une tornade de poils blancs que Castelreng vit en réponse au son frappé à la porte.

Nane94140 a écrit:
A peine a t'elle frappé qu'une tornade blanche précipite sur elle la renversant les quatre fers en l'air.

AHHHHHHHHHH !!!!!!

Assaillie de léchouilles, elle tente tant bien que mal d'échaper au débarbouilleur professionnel.

GAMINNNNNNNNNN !!!!!! STOOOOOOOPPPPPPPPP !!!!!!! Bon sang de bois de non d'une pipe mais quelqu'un va t'il me débarrasser de ce robinet à patte qui m'inonde de bave !!!!!!!!!!

NAAAAAANN !!!!!!!!! NE FOUILLE PAS DANS MA BESACE !!!!!!!!!


Le chien a en effet glissé son museau dans l'inséparable sacoche de Nane et le ressort avec entre ses dents la tarte pomme cannelle qu'elle apporte à son frère connaissant sa gourmandise proverbiale.

Castelreng a écrit:
Satané chien ! maugréa t-il dans ses dents avant même de reconnaitre la voix de la personne qui se trouvait en dessus du molosse.
Tout c'était passé en quelques secondes. Castelreng avait déjà attrapé Gamin par la peau du cou et le tirait avec force à l'écart de sa victime. Occupé à se gaver de ce qu'il avait choppé dans la besace, le berger des Pyrénées ne se préoccupa plus des deux humains. Quand à Castelreng, il ne comprenait tout simplement pas ce que faisait sa soeur affalée dans sa cour. Il resta donc là, planté comme un navet, regardant Nane, se posant déjà mille questions qui, pour certaines faisaient monter sa mauvaise humeur.


Mais..... Nane...... Comment... Pourquoi..... fit-il par bafouiller en s'approchant d'elle pour l'aider à se relever. Non pas qu'il était mécontent de la voir, bien au contraire ! C'était surtout le comment elle se trouvait là et seule qui le préoccupait. Il en oublia même de l'embrasser, commençant déjà à la sermonner sur les dangers de voyager seule.

Tu te rends au moins compte des risques que tu as pris ? Enfin Nane ! ça t'es pas venue à l'esprit qu'il aurait put t'arriver n'importe quoi en route ? Tu ....... Nane vraiment ....


Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 13:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 18:06


Nane94140 a écrit:
La jeune femme plutôt déboussolée de l'attaque du monstre blanc prend quelques secondes et essaye de reprendre ses esprits pendant que son frère la réprimande et l'assaille de questions.

Bougonnante elle saisit sa main et se relève en silence. Une fois retrouvé une position plus convenable, elle décoche un grand sourire à son frère sans même envisager de répondre à ses questions.


Mais oui frangin moi aussi je t'aime !!!!


Et elle éclate de rire en le voyant s'étouffer à demi.

Si tu me faisais entrer au lieu de me laisser planter la à faire le poireau ?

Promis je te réponds quand nous serons a l'intérieur devant un pichet de bière pas de chance ton monstre a dévoré la tarte pomme cannelle que je t'apportait il ne reste que celle aux fraises pour mes neveux.

Castelreng a écrit:
C'est donc ronchonnant qu'il conduisit sa soeurette à l'intérieur de sa nouvelle demeure.

Oui mais quand même... faire toute cette route seule.... c'est de la folie.... en plus avec des tartes ! t'aurais put attirer des animaux affamés.... vraiment Nane t'exagères !.....


C'est dans une grande pièce éclairée par deux fenêtres où le soleil commençait à entrer, que Castelreng guida Nane. Les enfants occupés jusque là à prendre leur premier repas de la journée, l'avaient délaissé pour aller voir avec qui pouvait bien parler leur père qu'ils croyaient d'ailleurs parti depuis un moment.


Installe toi Nanou, je vais aller voir si Bel est dans le coin, me semble qu'elle m'avait dit vouloir faire je ne sais plus quoi ce matin et ensuite j'irais nous chercher de quoi boire.

Hop! aussitôt dit aussitôt fait, il gagna la cuisine où il savait trouver quelqu'un à cette heure, interrogea les jumeaux qu'il croisa en chemin et leur demanda d'aller prévenir leur mère de l'arriver de leur tante. Il ramassa ensuite sur un plateau pichet de bière, chopes tranches de jambon et pain puis retourna auprès de sa soeur.

Tu mangeras bien un peu tout en m'expliquant ta folie.

Nane94140 a écrit:
Attablé, un peu épuisée Nane tourne dans sa tête les réponses qu'elle va pouvoir donner à Cast à propos de cette escapade hors des murs protecteurs d'Albi.

Voyons la mairie ne trouvait personne Zazous se désespèrerait elle avait un contrat mais personne pour faire la livraison. Je me suis donc proposée pour faire la livraison mais voila contrairement à ce que tu pense je ne suis pas seule à voyager

Marcj ne me laisse plus partir seule et de plus je n'ai pas envie de le laisser à Albi alors que je pars en ballade. Ça tombe bien il aime bien voyager aussi.


Oui je pense que ça ira comme explication.
Cast revient avec un plateau bien garni.

Nane lui sert son discourt d'une traite le noyant sous le flot de parole qu'elle ne cesse que lorsqu'elle a achevé son explication. Puis elle se jette sur la nourriture proposée, affamée. la bouche pleine elle reprend la parole :


Mmmmmmmmmm !!!! Ch'est bonnnnnn !!! Pi chétait pas une folie que de venir. Ch'voulait vous voir moaaaaa !!!

Tout en parlant elle continue à s'empiffrer consciencieusement effarant son frère qui la regarde dévorer.

Ben quoi !!! rétorque t'elle en voyant son visage sidéré. J'ai pas mangé vraiment depuis cinq jours que je suis partie, juste un truc au vol donc imagine du jambon !!!!!!! Pi le pain frais d'Oria !!!!!

Castelreng a écrit:
Alors ça se voyait tant que ça la surprise de Castel en voyant sa soeur non pas manger mais se goinfrer ? L'aveu qu'elle lui fit lorsqu'elle se rendit compte qu'il la dévisageait plus qu'autre chose lui fit froncer les sourcils de mécontentement. Pas de doute cette fois ci, Nanou avait sans nul doute laisser ses neurones dans le bureau de la bourgmestre albigeoise quand cette dernière lui avait fait part de son besoin d'envoyer quelqu'un à Montpensier. Partir avec deux tartes et rien d'autre pour cinq jours de voyage et arriver avec ses deux dernières entières et très certainement rassies était tout simplement de la démence.

Nane....... T'es folle ? Pi il est où Marcj ? ...... Mais vous avez quoi dans la tête ? Parce que.... il vaut pas mieux que toi ? Partir sans nourriture... faut vraiment en avoir un grain .... C'est comme ça qu'il prend soin de toi ? Mais vous avez quel âge ? .....

Il était sidéré, plus que ça encore quand lui revint en mémoire les deux tartes qu'elle avait pris soin d'emporter... pour leur offrir...

Tu pouvais pas les manger ces tartes ? Tu croyais vraiment qu'elles seraient encore mangeables cinq jours après ?
..... Nane.... j'te r'connais plus là.....

Nane94140 a écrit:
Méééééé heuuuuuuuu !!! Ça y est le moulin à ronchonnement est reparti.

J'ai jamais dit que j'avais pas mangé
j'ai dit j'ai pas mangé vraiment !!!! Ça veut dire un quignon sans quitter la selle voyons!!! Pas que j'ai rien manger du tout!!!! Je suis pas folle tout de même Namého pour qui tu prends ta sœur ????


Vexée Nane se renfrogne et abandonne son repas si délectable.


Je suis plus boulangère depuis longtemps et le pain qu'on trouve à Albi traine parfois longtemps sur le marché!! C'est pour ça qu'il est si peu cher
mais en revanche on s'y casse parfois les dents.

Si tu veux je repars tout de suite si c'est pour continuer à me faire traiter comme tes jumeaux !


Boudeuse la jeune femme fait mine de se lever pour quitter la pièce. Avant de partir cependant elle lance par dessus son épaule :

Marcj a peut être eu raison de rester près des chevaux en attendant que j'essuie le plus gros de ta rogne.
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 18:10


Castelreng a écrit:
Au fur et à mesure que Nane s'expliquait sur ce que Castel avait, comme à son habitude compris de travers, le visage de l'homme montrait des signes de "t'as l'air un peu con là mon gars"

mais non mais enfin.... Nane... je.....


Il pousse alors devant elle une large tranche de pain sur laquelle il pose une tranche de jambon de la même taille.


Mange... mange ma puce se radoucit-il C'est Bel qui va être heureuse de voir que tu aimes son pain. Elle va t'en mettre de coté de sa prochaine fournée pour ton retour ça c'est sûr !

Il lui verse ensuite une belle lampée de bière et glisse la choppe a coté de la large tartine et ajoute, voulant changer de sujet

Raconte moi les dernières nouvelles d'Albi et du Comté... Comment va Sara j'ai pas put la voir avant de partir.. elle doit être en colère.... Dis moi tout... Et ton voyage alors il s'est passé comment ? Et pourquoi Marcj est-il resté avec les chevaux ? je lui fais toujours peur? je pensais pourtant ?

Il n'arrêtait plus de lui poser des questions comme si il voulait oublier définitivement le fait qu'elle lui avait dit qu'elle pouvait très bien repartir. En fait il était plus qu'heureux qu'elle soit là qu'elle soit la première à venir leur rendre visite.

Nane94140 a écrit:
Son sourire attendri reparait au fond du cœur de la chipie lorsque tout piteux Cast comprend qu'il a tout interprété de travers, que son caractère bouillonnant a encore une fois pris le pas sur sa raison.

Elle essaye de garder sa mine renfrognée mais n'y parvient que fort mal.

Elle se rassied et regarde mi boudeuse mi vexée encore la tranche de pain croustillant et le jambon fondant et tendre qu'il a posé dessus.

Sa gourmandise reprends le dessus et en grommelant elle se saisit de la tranche de pain comme une affamée


Bon je passe pour cette fois .... Tu sais ... Je crois que tu vas encore râler.....

Je ne reste pas !
j'ai une mission à accomplir auprès de votre mairesse et je rentre aussitôt.


Elle soupire un peu lassée tout de même par cette longue route à être bringueballer sur le dos de Galopain.

J'aurais préféré rester quelques jours mais je dois rentrer la vitesse est un atout dans cette mission. Mais promis, je reviendrais vous voir !


Elle avale la dernière bouchée de la tartine au jambon et s'adosse a la chaise enfin repue. Même gavée devrait on dire. Une douce somnolence s'empare d'elle quand elle se souvient que Cast lui a posé plusieurs questions. Avec difficultés elle essaye de les retrouver dans son esprit embrumé.


Voyons voir marmonne t'elle qu'est ce qu'il a bien pu me demander déjà ??? Il a posé tellement de questions d'un seul coup que je me rappelle pas !!! Pff.... Si Marcj était la ... Ah ben c'est ça !!! C'est à propos de Marcj... Ma pauvre fille tu vieilli mal ! La mémoire qui se barre, c'est pas bon du tout à ton age !!!

Marcj est resté auprès des chevaux pour me permettre de venir vous voir. Nous sommes chargés de ballots de laine à remettre à votre mairesse. Nous ne pouvions pas laisser nos marchandises sans surveillance. Donc tu vois, non !
Il n'a plus peur de toi, sinon il ne t'aurais pas choisi comme parrain, quoi que, pour me faire plaisir... peut être.

Quant à Sara, oui elle était furieuse que tu sois parti sans rien dire, à tel point qu'elle a joué avec sa masse d'arme, la taverne municipale compte maintenant une fenêtre de plus.
Nane grimace en racontant cette histoire. Je n'étais plus en taverne lorsque ça s'est produit mais j'ai vu le trou le lendemain matin.

Castelreng a écrit:
Il s'était affalé pratiquement sur la table. Les coudes écartés, la tête entre les mains, il la regardait manger et l'écouta répondre à ses questions mais de dit rien lorsqu'il se rendit compte que finalement elle en avait mangé plus de la moitié. La seule chose finalement qu'il retint ce fut la colère de Sara face à son départ. La peste de Lescure était la pire de la famille, de ça il ne faisait aucun doute ! Il se renfrogna, faignant l'indifférence et maugréa a moitié dans ses dents.

N'importe quoi..... Toute façon peu lui importe ce que je pouvais faire... Elle m'a rayé, oublié.. C'est encore une comédie à la sauce Saradhinatra ça ! Ose me dire le contraire?

Il avait eut un moment de tristesse le jour de son mariage en constatant que sa peste de soeur n'était pas venue. Il n'en fit pas part cependant à Nane ne voulant pas ré ouvrir la blessure. Il changea donc a nouveau de sujet.

Tu repars ce soir donc..... On aura à peine eut le temps de se voir... c'est court...

Nane94140 a écrit:
Je sais que c'est très court mais que veux tu c'est ainsi.

Bizarrement au moment ou elle a évoqué Sara leur peste de sœur, il s'est renfrogné masquant une peine sans vraiment y parvenir.

Bien plus fine qu'elle ne peut le paraitre Nane comprend ou blesse le bât.

Tout doucement en choisissant ses mots elle tente de calmer la blessure ouverte de son frère.


Sara n'a pas joué Cast.... Elle a eu vraiment mal.... Elle aussi .... Contrairement a ce que tu as pu croire.... Elle était la a vos noces.... je l'ai entrevue .... Elle a voulu rester invisible aux yeux de tous.... Elle est restée au fond de la nef... Cachée derrière un pilier....


Au fur et à mesure qu'elle parle, elle sent l'incrédulité et la méfiance de Cast face à ses propos. Elle se lève, s'approche de lui, et vient le serrer contre son cœur, comme un enfant malheureux qu'il faut consoler. Il a beau être son ainé de plusieurs année, ce rôle lui a bien souvent été dévolu à elle, tellement maternelle qu'elle en est même devenu en quelque sorte une espèce de maman de substitution pour les Albigeois.

Oriabel a écrit:
Oriabel avait travaillé un long moment dans la maison. Chaque bien qu'ils possédaient et qu'ils avait ramener d'Albi avait été mis dans cette nouvelle demeure qu'ils allaient dorénavant partagé tous ensemble. Bien entendu, elle avait du faire cela très doucement, son mari toujours sur ses talons à s'inquiéter de son état qui elle devait le dire, la terrassait de fatigue. A quelques jours de l'enfantement, elle se fatiguait très vite. Elle du se reposer mainte et mainte fois avant de finir. Heureusement, tous ceci était maintenant fait.

En cette belle journée, elle avait fait sa fournée très tôt comme toujours et fait les courses ensuite. Lentement, elle s'habituait à sa nouvelle ville, nouvelle vie qui pour sa famille et elle prenait un nouveau tournant qui les satisfaisaient. Les enfants semblaient heureux de ce nouvel endroit à découvrir et leur enthousiasme était contagieux. Certes, après le déjeuner, quelques douleurs dans le bas ventre, elle avait dû aller s'étendre un peu, elle s'exténuait trop facilement. Elle n'entendit pas le grabuge de son garnement de chien ni même le ronchonnement de son mari lorsque sa soeur leur fit une visite-surprise. C'est Hélie qui vient la réveillé avec sa soeur qui la sortie de sa torpeur comateuse.

'' Maman-Maman.... rhoooo Maman... tatie est là... elle est arrivée d'Albi... allez, elle est avec papa dans la salle de séjour. Tu veux qu'on t'aide à te lever ? ''


Elle avait vraiment l'air d'une baleine échouée surement pour que son fils lui disent une telle chose, cela la fit sourire tout de même. Aidée des jumeaux qu'elle considérait comme ses enfants légitimes, elle se leva, replaçant tout doucement ses cheveux ensuite.

Merci mes amour, où est votre petite soeur ?

C'est Heaven qui lui répondit rapidement

''Avec Sandra, d'ailleurs, on fait la bise à Tante Nane et on file dehors jouer avec eux si tu veux bien d'accord Maman ?''


Elle leur fit un grand sourire, acceptant naturellement à leur demande et les suivit jusque dans la pièce où sa belle-soeur était à faire une accolade chaleureuse à son frère. Les enfants lui sautèrent rapidement au cou pour faire leur câlin comme ils l'avaient dit avant de rapidement prendre la poudre d'escampette vers la sortie pour se ravir du soleil qui était toujours aussi sublime.

Ohhhh Nanou, quelle joie de te voir, tu m'as tellement manqué !!!

Oriabel s'avança doucement, une main blotti à la base de ses reins pour soutenir son dos et vient lui faire la bise, un magnifique sourire sur les lèvres placardé. Les cheveux blond de la jeune maman encadrait parfaitement son visage si angélique en regardant cette femme qu'elle considérait comme sa soeur depuis toujours. Elle sourit ensuite à son mari.

Tu vas devoir préparer la chambre d'amis, j'ai pas encore eu le temps malheureusement ! Et où est Marcj, mon beau-frère favori ?
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 18:14


Nane94140 a écrit:
Deux mini tornades se précipitent sur leur tatie favorite. Heureusement qu'elle est assise sinon le second vol plané de la journée se profilait à l'horizon.

Bonjour mes angelots ...

Elle a à peine le temps de prononcer ces mots que les deux bambins filent déja jouer dehors entrainant le chien a leur suite.


Tiens on l'avait oublié celui la ! Il devait digérer dans son coin en essayant de faire oublier son larcin !

Les bras qui se referment sur du vide à la fuite des enfants la laissent un peu bécasse.

Dandinante comme un canard mais radieuse dans son rôle de future maman, apparait Oria sa belle sœur lui a manqué également quelle plaie de devoir repartir déjà !


Je suis ravie de te revoir également Oria et de même pour les deux courant d'air que je viens de saluer trop brièvement. C'est signe d'une vitalité débordante de leur part remarque.

Elle serre sa belle sœur contre son cœur tant bien que mal négociant avec le ventre proéminent pour ne pas l'écraser et la faire accoucher avant l'heure. Vue de l'extérieur cette accolade doit paraitre bien cocasse.

Ne te donne pas la peine de préparer une chambre pour moi nous n'en aurons pas l'usage Oria je suis désolée mais nous repartons ce soir aussi vite que possible !
Cast t'expliquera !
De plus quand nous voyageons nous préférons le bivouac en plein air sous notre peau d'ours...
Ajoute la jeune femme en lançant un clin d'œil coquin a sa belle sœur préférée.

Castelreng a écrit:
Une fois les deux tornades sorties Castelreng s'était levé lorsque son Ange arriva. il laissa le temps à ses dames de s'enlacer. Il savait d'avance que la réponse de Nane peinerait Oriabel, il ne doutait pas qu'elle souhaiterait la garder quelques jours, surtout là si proche d'accoucher. Ce devait-être pour elle une sorte de consolation de voir là sa belle- soeur- médicastre. Sans doute pouvait elle se sentir plus rassurer. Castel en fait n'en doutait pas.

Je t'expliquerais en effet mon Ange, mais pas de suite, profitons du peu de temps que Nane peut nous donner là.

Il aida sa douce à s'assoir confortablement et s'installa à ses cotés.

Pis tu vois en plus Ils n'auraient même pas voulu dormir sous notre toit. Préférer un bivouac à un bon lit... tsssssssss vraiment.....

Il regarda les femmes tour à tour, souriant, appréciant à sa juste valeur ce court moment qui lui rappelait ceux qu'ils passaient ensemble il y a de cela quelques semaines seulement.

Mon Coeur si tu as quelques pains bien chauds je pense que Nane serait ravis de repartir avec, elle est comme moi ; l'aime.

Oriabel a écrit:
Bel resta surprise d'entendre que sa Nanou ne restait pas. Tout ce chemin pour une simple visite ? Elle en était amèrement déçue mais tenta de ne pas le démontrer tout de même. Avec l'aide de Castel, elle s'installa doucement sur une chaise, la main dans on dos venant se poser contre son ventre très arrondi et très tendu. Elle aurait été rassurée d'avoir sa belle-soeur pour son accouchement mais, elle devrait faire sans.... malheureusement. Elle les regarda tout les deux et sourit aux dire de son mari qui relevait le ''découchement de sa soeur ''

Oui mais elle est assez grande pour préféré ce genre de couche hein... Et à ce que je me souvient, tu l'aimais bien aussi toi il n'y a pas si longtemps, le résultat est assez proéminent je crois....

Elle éclata de rire avant de poursuivre.

Bien entendu, j'ai plusieurs miches sous un linge frais dans l'armoire de la cuisine, donne lui en plusieurs. J'en referais demain c'est tout. Tu as besoin d'autre chose ma belle, demande, tu auras bien entendu !

Castelreng a écrit:
Il fit un clin d'oeil à son épouse suite a sa remarque et lacha avec un air taquin un :

Oui mais bon c'est moi pas Nane.....

Il reprit ensuite un sans-blanc de sérieux et se leva.

D'accord ma Bel, je vais chercher ces pains de suite et j'ajouterais un des premier jambon que j'ai fait ici. Au moins là je serais certain que tu as de quoi manger Nane.... ça aussi mon coeur je vais te raconter.

Sans plus attendre il se dirigea dans la cuisine pour prendre les pains et le jambon qui était à sécher , laissa là les deux femmes.

Nane94140 a écrit:
Nane regarde sa belle sœur navrée de la peiner de la sorte.

Je suis désolée ma belle, j'aurais aimé rester plus longtemps mais hélas, le temps me presse. Je dois être de retour à Albi au plus vite. Je reviendrais dès que possible mais vous venez bientôt en Toulousain je crois ?

Le baptême de Marcj se ferra à ce moment la si on le peut si j'avais pu j'aurais bien jumeler nos noces avec mais il semble que ce soit impossible. Le Firmin que nous avons envoyé en Bretagne ne donne pas souvent de nouvelles et ses missives sont des plus creuses.


Lentement, à regret Nane se lève et prend le paquet préparé avec affection par son frère et sa belle sœur.

Ton pain sent merveilleusement bon ma belle je vous remercie tout les deux pour ce paquet qui va ravir nos papilles durant notre trajet de retour.


Elle hume avec délice le parfum de pain frais qui la fait presque défaillir alors qu'elle vient de se gaver copieusement de ce délice croustillant.

Lentement elle reprend pied avec la réalité son visage s'assombrit l'heure est proche ou elle doit reprendre la route.


Je dois rejoindre Marcj et honorer le contrat de la mairie .....

Castelreng a écrit:
Il n'était pas plutôt revenu avec dans une besace des pains et dans l'autre le jambon, que Nane déjà se levait et annonçait son départ. Il comprenait fort bien que la visite de sa soeur ne pouvait durer plus, que son rôle de MA l'obligeait à un retour au plus tôt, mais il savait qu'Oriabel aurait souhaiter la garder à ses cotés, que sa présence était rassurante. Il regarda donc discrètement son épouse afin de s'assurer qu'elle ne serait pas trop peinée, posa ensuite une main sur son épaule, comme voulant lui dire " tu n'es pas seule, tout se passera bien et je suis là".

Nous devons être en Toulouse pour le 4 juillet à l'occasion du mariage de Smartynina et de Guitail. Garde nous ta plus grande chambre Nanou car nous arriverons avec toute la marmaille.


Au sourire que fit Nane à cette demande, il comprit qu'il en serait fait ainsi. Il aida ensuite Bel a se lever et passa un bras autour de sa taille, la soutenant ainsi pour se diriger vers la porte. Les enfants qui étaient à jouer dans la cour se précipitèrent vers leur tante le temps d'un baiser.
Ce fut ensuite de long au revoir des promesses de nouvelles avant de regarder cette soeur tant aimée reprendre sa route.


Dans quelques semaines mon Ange nous seront de nouveau tous ensemble et Nane sera plus qu'heureuse de faire la connaissance de ce fils que tu gardes bien au chaud. Parce que... c'est forcément un fils.... ou deux....

A sa dernière remarque il ne put que sourire largement voyant le visage de sa femme faire une légère grimace à l'idée d'un doublon. Il resserra leur étreinte et lui murmura à l'oreille.

De toi.... Mon Coeur... un enfant ou deux...... Autant que tu veux..... c'est pas un problème puisqu'ils seront toi..
.
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 18:18


Castelreng a écrit:
Nane était donc repartie après une très courte visite qui avait réveillé la douceur des jours passé ensemble. La fin de journée avait était quelque peu nostalgique pour Castelreng et Oriabel. Non qu’ils ne se plaisaient pas à Montpensier au contraire ! Mais en quittant Albi, ils avaient laissé derrière eux la famille et des amis et Nane sans le dire le leur avait rappelé .

Le lendemain, Cast avait décidé dès le levé de faire oublier à tous cette courte visite. Aussi, après avoir avalé son premier repas, il était sorti afin de se mettre à l’ouvrage : Il avait dans l’idée de construire une niche à Gamin.
Le chien ayant prit une taille des plus…..conséquente, il avait trouvé inutile de s’encombrer de celle faite à Albi. De plus, l’animal n’y mettant jamais la truffe, sut été futile de s’en encombrer. Il savait qu’il en serait de même pour celle-ci, le molosse préférant le confort de la fourrure couchée au pied de l’âtre, mais pour son épouse, les choses étaient autrement : Un chien devait posséder sa niche. La niche était-elle bien pour le chien en fait ? Tout en se mettant à l’ouvrage,Castelreng évita bien de se poser la question. Oriabel voulait qu’il y est une niche, niche donc il y aurait !
Il s’était donc installé proche de l’écurie, sciait, assemblait les planches toute en sifflotant. Le chien, couché non loin semblait regarder cela d’un drôle d’air. La voix des enfants sortant de la maison fit relever la tête au paternel qui était à clouer. Arrêtant un instant son labeur pour regarder sa progéniture courir vers Gamin, étonné quelque peu de voir la petite dernière avec ses aînés. Que mijotaient-ils donc encore tous les deux ? D’ordinaire ils ne voulaient jamais traîner le bébé, comme ils aimaient à dire, avec eux. Castelreng se dit donc qu’il allait devoir garder l’œil sur le trio.


On va t’apprendre à faire du cheval Joé tu vas voir c’est marrant !
clama Hélie en gratouillant les oreilles de Gamin.
Debout Gamin et bouge pas !

La benjamine, trop heureuse d’enfin pouvoir suivre son frère et sa sœur sautait de joie en battant les mains. Hélie, faisait lui office de chef.

Je tiens le chien et toi Heaven tu mets Joé dessus d’accord ?
Oui d’accord
lui répondit sa jumelle en s’apprêtant à porter sa petite sœur.

Castelreng ne perdait pas une once de la scène qui se déroulait là et avait posé son matériel, prêt déjà à intervenir.

Allez vas-y Heaven et toi Joé accroches toi bien là Lui montrant le cou de Gamin qui ne bronchait pas d’un poil.
En avaaaaaant……… !

Joséphine se retrouva sur le dos du chien empoignant ses poils comme le lui avait dit son frère.
Les jumeaux se mirent à courir droit devant suite au cri de guerre d’Hélie
Castelreng, quand à lui, était déjà prêt à courir avant que la petite ne se retrouve à terre…
Mais rien ne se passa. Enfin si cependant rien de ce qu’avait sans doute pensé Hélie qu’en il eut cette idée lumineuse.

Gamin ne se mit pas à courir derrière les jumeaux et cela même si Joé lui donnait des coups de talon en criant
Huuuuue Gamin Huuuuuuuuuue ! Il avançait avec prudence non pas vers les deux malicieux mais vers Castelreng. Ce dernier retenait son rire devant cette scène et quand la monture et sa cavalière furent à sa portée, il prit sa fille dans ses bras et lui expliqua.

C’est assez pour aujourd’hui Princesse. Gamin n’est pas un cheval, il aurait put te faire tomber et tu te serais fait très mal.

Veux encore….. Lélie a dit papa….


Non Princesse ! Hélie a fait une bêtise là tu es trop petite encore c’est dangereux et …..

Il n’eut le temps de finir sa phrase, un coursier venait d’entrer dans la cours, brides abattues et fit arrêter sa monture dans un nuage de poussière juste devant lui .

Castelreng Dict du Cougain c’est ici ?

C’est ici oui ! et vous l’avez devant vous…

Message du Héraut de Toulouse Messire… La bonne journée….


Le messager sortit alors un parchemin de sa poche ,le lui tendit et repartit aussi vite qu’ »il était arrivé. Castelreng leva un sourcil, se demandant bien ce qu’on voulait, regarda un instant le cavalier s’éloigner tout en ôtant le sceau du vélin. Tout en le déroulant pour en faire lecture, il s’en retourna à la maison afin de mettre son épouse au fait de ce message.

Va retrouver Sandra en cuisine Princesse… Laissant là sa fille, il alla rejoindre son épouse. Bel…. Ecoute ça….

En quelques mots il lui résuma l’affaire et lui montra la missive qu’il laissa ensuite glisser sur la table.

Il s’agit sans doute d’une erreur mais je n’ai d’autre choix que d’aller voir sur place…
C’était vraiment pas le moment…..
Il lâcha pas le soupir qui venait sans quitter cette missive du regard. …. Vraiment pas le moment…..Tu es à quelques jours d’accoucher et…. Bon sang !… Quelle poisse !

Oriabel s’était saisie du parchemin pour en faire lecture à son tour mais pour le moment ne disait mots. Sans doute pensait-elle comme lui ? Peut-être était-elle à se dire qu’après le départ de Nane venait celui de son époux et qu’elle allait devoir accoucher seule ? Castelreng n’avait quand à lui que ça en tête, cette angoisse que l’enfant n’attendrait pas son retour pour voir le jour. Cette crainte grandissante que les choses se passent mal alors qu’il serait loin….

Oriabel a écrit:
Elle avait eu beaucoup de chance, Oriabel avait pu faire la grâce matinée ce jour là. Castel, aidé de Sandra, s’était occupé du petit déjeuner pour eux et les enfants. Avec le bébé qui approchait, le moment de l’enfantement prévu n’importe quand, elle peinait à dormir paisiblement la nuit. Elle fut soulagé de n’entendre aucun bruit, aucun cri plutôt même, dans la maison lorsqu’elle se rendit à la cuisine où leur charmante aide aux enfants rangeait la vaisselle propre. Elle ne savait pas ce qu’elle ferait sans elle… Franchement, c’était une aide plus que précieuse et les enfants l’adoraient !

Elle prit une tisane et se rendit sur la terrasse, les enfants étaient à jouer à un jeu un peu trop dangereux avec leur petite sœur. Bel allait crier à Castel d’intervenir, ce dernier se trouvant fond de la cour lorsqu’elle le vit déjà sur le qui-vive. Elle sourit, s’appuyant à l’encadrement de la porte. A croire qu’il était plus ‘’ mère-poule ‘’ qu’elle avec ses enfants. Au grand étonnement de la dame de la maison, elle vit son chien partir très doucement avec la petite sur son dos qui semblait plutôt mécontente. Elle voulait faire de l’équitation depuis que son frère et sa sœur avait commencé à monter une nouvelle petite pouliche qu’il avait acquiert d’un marchant quelques jours plutôt. Elle était beaucoup trop jeune mais, voulait suivre son frère et sa sœur coute que coute…

Elle finit sa tisane, sa fille dans les bras de son mari qu’elle regardait au loin. Hélie et Heaven jouant à faire la guerre. Pfff… elle détestait ses jeux violents mais Hélie avait décidé qu’il serait aussi grand et fort que son papa un jour et qu’il s’enrôlerait dans l’armée. Elle était très fier de lui mais, le voyait grandir beaucoup trop vite malheureusement… tout comme sa jumelle d’ailleurs qui ne sortait plus sans être tirée à quatre épingles pour une fillette… Ils n’étaient plus des bébés, sans aucun doute… Lui restait au moins Joé et celui qui serait là très bientôt….

L’observation de toute sa maisonnée, jouant dehors par ce beau temps fut troublé par un messager. Elle regarda Castel, légèrement inquiète. Elle n’aimait pas trop ce genre de coursier, souvent porteur de mauvaise nouvelle et comme Ethan, son frère, était sur les routes en mission, elle était toujours terrifiée d’en voir un débarquer chez elle. Le cavalier reparti aussi rapidement que possible. Castel ouvra la missive et rapidement vient vers elle, sa princesse passant à côté d’elle non sans une caresse pour sa maman qui accueillit cette marque affective avec le sourire.

Va rejoindre Sandra, je crois qu’elle fait des petits gâteaux…

Vi ? zur ?

Oui oui ma poupée… va vite la retrouver avant que Hélie et Heaven ne les mangent tous !

La petite puce blonde s’empressant, courant aussi vite que ses petites jambes le lui permettait. Elle l’entendit dans le corridor crier après sa nounou. ‘’ Zanda… Zanda… veut gato…. ‘’ Elle sourit et reporta tout de suite son attention sur son époux qui avait plutôt l’air intrigué que triste. Elle se rassura avant même de lire le pli. On le réclamait à Tolosa… c’était étrange cette demande tout de même.

Elle entra, le précédant jusque dans le couloir puis dans leur chambre, lui mettant des vêtements propres dans une besace pendant qu’il lui expliquait qu’il n’avait pas le choix, qu’il devait y aller malgré qu’il n’aimait pas cela….Il ne voulait pas la laisser seule aussi près du moment ultime de sa grossesse.

Oui, je sais tout cela mon Ange. Ce n’est pas un problème, je m’arrangerais très bien avec Sandra, ne t’en fais donc pas. Promet-moi de m’écrire tous les jours surtout ! On t’attendra tu sais bien…. Ils ne te réclament surement pas pour rien.


Il le lui promit, bien naturellement, rassurée de la voir coopéré puisqu’il n’avait pas le choix. Elle était habituée depuis longtemps par ce genre de demande avec lui. Il y avait des années maintenant qu’ils étaient ensemble, c’était chose coutumes. Il prit le temps de la serrer longuement contre lui, l’embrassa longuement tout en caressant son ventre proéminent. Ils restèrent ainsi un moment avant de partir avec elle vers l’écurie, la petite famille les suivant pour dire au revoir.

Il scella son cheval, les embrassa tous et les serra un à un, disant aux enfants d’être sage. Ils le regardèrent tous partir et déjà les petits garnements étaient retournés à leur activité normale. Tout ce déroula sans incident jusqu’au milieu de la nuit…

Une douleur immonde se prit d’elle. Elle se leva d’un bond, une main sur son ventre. Une contraction venait de la saisir cruellement, la réveillant mais surtout lui coupant le souffle. Elle tenta de réprimer un cri pour ne pas alerter toute la maisonnée endormi. Plusieurs jours plutôt, un début de travail avait commencé mais c’était tu aussi rapidement. Elle espérait que ce serait la même chose cette fois….

Ahhh non toi… tu tardais à venir, ton père part quelques jours et c’est là que tu te décide ?!!

Elle courrait doucement après son souffle, les douleurs s’estompant pour revenir à la charge tout aussi rapidement, plus violente plus forte. Oriabel attendit qu’elle passe et se cramponna à son lit pour se lever et elle appela Sandra, elle allait avoir besoin d’elle…si jamais….

Sandra ?!!


Aucune réponse, naturellement, elle devait dormir à cette heure si tardive. Elle avança à petit pas, plusieurs fois pliée en deux jusqu’à ce qu’elle fini par arriver devant la porte de la nounou et toqua. C’est à ce moment précis, pendant que la porte s’ouvrir au bout de quelques seconde, qu’elle senti que quelque chose n’allait pas. Elle était déjà en sueur, un liquide chaud s’écoula le long de ses jambes dans une flasque sur le sol. Le travail était bien plus qu’avancé à ce stade…. Elle qui avait peur d’accoucher seule… elle était servit…

Maitresse ?

Voyant le visage d’Oriabel, la main de la jeune maman sur son ventre crispé, les eaux dominant le plancher devant sa porte, elle ne tarda pas à comprendre ce qui se passait….

Maintenant ? …. Oh… je vais chercher le médicastre !

Comme Sandra venait pour partir, Oriabel lui attrapa le poignet en lui soufflant, entre ses dents pour retenir son cri de douleur, son autre main toujours sur son ventre.

Trop tard Sandra… je dois pousser… maintenant… il est là…. Vite…

Elle avait eu droit à une naissance avec Joséphine rapide et sans trop de douleur. Elle allait battre des records cependant mais, vu l’attente qu’il avait mis à sortir celui-là ou celle-là, ce n’était pas étonnant que cela se passerait des plus rapidement.

Heaven sortie de sa chambre, alerter par le bruit dans le corridor et regarda la scène de ses petits yeux encore ensommeillés.

Maman ?

Bel tentait de garder une respiration saine, inspirant, expirant, les deux mains maintenant contre le chambranle de la porte, ses doigts se blanchissant par la poigne et la douleur qui l’animait.

Sandraaaaaaaaaaa……


La Nounou demanda rapidement à la fillette d’aller chercher des linges propres pendant qu’elle, elle allait à la cuisine chercher une bassine d’eau. Elle en mit également à faire bouillir, au cas où elle aurait le temps de s’en servir mais, elle en doutait vu que dans le corridor sa maitresse gémissait de plus en plus….

Elle revient vers Bel qui était à légèrement penchée, tordu par la douleur que l’enfantement la maltraitait. La nounou plongea ses yeux dans les siens pour la soutenir.

Allez… je n’y connais rien mais on va faire de notre mieux Maitresse….

Elles n’avaient pas le choix. Pour vu que tout ce passe pour le mieux… Combien de femme mourrait en couche… c’était affreux, la peur la tenaillait mais, elle n’avait pas le temps de penser à cela qu’elle se mit à pousser. Cela ne dura que quelques dizaines de minutes et Sandra reçu le plus beau des présents dans ses mains maintenant souillées.

L’enfant, une petite tape sur les fesses se mis à hurler. Oriabel soupira de satisfaction en l’entendant, soulagée que tout aille pour le mieux. Elle se laissa tomber sur le sol, Heaven qui avait assisté silencieusement à toute la scène silencieusement vient vers elle et s’agenouilla à ses côtés

Tu vas bien maman ? Tu as encore mal ?

Elle caressa le visage de sa fille, ses cheveux collés au visage par l’effort et lui sourient.

Non ma puce… ça va mieux…


Elle se redressa et regarda Sandra nettoyer son enfant et l’envelopper après avoir coupé le lien qui les retenait encore ensemble. Elle le déposa dans ses bras tout en lui disant :

Je crois que Messieurs sera content….

Oriabel compris qu’elle avait un fils, Castel n’arrêtait pas d’en parler… C’est ce qu’il avait souhaité. Il était exaucé…. Elle laissa Sandra s’occuper du mieux qu’elle pouvait d’elle avant de la mettre au lit avec son nouveau né.

Vous voulez le médicastre tout de même Madame ?

Non pas besoin Sandra, je crois que tout vas bien.

La demoiselle quitta la chambre des maitres et partie nettoyer les restes de l’aventure qui manquait le plancher du couloir… La jumelle vient se blotti dans le lit de sa mère et la regarda.

Qu’y a-t-il ma chérie ? Tu vas bien ?

Oui maman mais… je crois que quand je serais grande, j’aurais jamais de bébé, ça fait mal !


Oriabel sourit et embrassa sa fille sur son front, la rapprochant tout contre elle.

Tu as le temps de revoir ce choix ma chérie, je suis fatiguée et toi aussi tu devrais dormir…. On se repose un peu tu veux ?


La petite hocha la tête et se blottie contre sa mère. Toutes deux ainsi enlacé ne perdirent pas de temps à s’endormir, un grand besoin de récupéré après ces fortes émotions.
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 18:20

--Helie a écrit:


Au petit matin, comme à l'accoutumée, Hélie, une fois réveillé sorti de sa chambre pour aller réveiller sa jumelle. Il en était ainsi depuis qu'ils avaient changé de maison, depuis qu'ils avaient chacun leur chambre. Trop habitué à voir sa soeur au réveil, il avait prit le pli de se glisser dans la chambre de sa jumelle et de la sortir de son somme lorsqu'il la voyait encore dormir. Parfois Heaven ronchonnait d'être ainsi éveillée mais bien souvent, la complicité dut aux jumeaux faisait qu'ils entamaient la journée en se racontant des secrets, avant de filer à la cuisine lorsqu'ils entendaient leur nounou sy' rendre pour préparer leur premier repas.

Ce matin là, Hélie fut bien surpris de ne pas trouver sa jumelle dans son lit. Etonné par ce fait, il quitta la chambre après s'être assuré qu'elle ne s'y était pas caché pour lui faire une farce à sa façon et fit le tour de la maison pour la trouver. Tous dormaient encore... même Gamin ronflait ! comme le soufflet du maréchal-ferrant. Le garçonnet commença à se poser des questions....

Et si Heaven s'est fait enlevée par des farfadets pendant qu'elle dormait ?
Parait qu'il y en a plein dans ce Comté...


Il avait appris quelques jours plutôt, par le fils d'un paysan que dans les forêts alentour se terraient des farfadets et autres étrangetés et que parfois la nuit ils venaient enlever des enfants pour en faire leur repas.
Hélie sur le coup en avait rit à en pleurer et avait fait comprendre au garçon qu'il n'en croyait pas un traitre mot. Mais ce matin, il commençait à se demander si ce fils de paysan ne lui avait pas dit la vérité. Ne pouvant plus retenir son appréhension, il se mit à appeler sa jumelle sans tenir compte du fait que la maison dormait encore.


Heaven ! t'es où !!! ?


Pas de réponse...... Juste le son de la porte de la chambre de Sandra qui s'ouvrit suite à son appel.

Trop concentré à ses appréhensions, Hélie n'y fit pas attention et se dirigea vers la chambre de ses parents. Qui mieux que sa mère pourrait le rassurer ?

La clarté du jour se glissant entre les volets, Hélie fit quelques pas et se planta devant le lit conjugal surpris par ce qu'il découvrit....

Ce n'est pas le fait d'y trouver sa jumelle qui le laissa sans voix et sans parvenir à faire un pas de plus. C'est le spectacle que lui offrait sa maman qui le mit dans cet état de surprise.
Heaven dormait paisiblement, blottie contre sa mère et cette dernière était à donner le sein au nouveau né. Hélie ne parvenait encore pas à comprendre que durant la nuit la famille s'était agrandie. C'est le sourire maternelle qui le sortit de son silence.

Ho.... Mais... le bébé.....?? !!! Bin comment.... ? ..... Et papa ?...

Sur le coup, il ne parvenait pas à comprendre que sa mère eut accouché alors que son père se trouvait au loin. Doucement, il s'approcha à l'invitation d'Oriabel qui lui tendait la main et timidement il osa un... :

C'est une petite soeur ? Pourquoi il est tout rouge le bébé maman ? il a mal ? Il s'appelle comment ? et pourquoi Heaven elle dort dans ton lit ?
Si il n'était remis de sa surprise, il avait toujours retrouvé la parole ! Il regardait tour à tour l'enfançon pendu au sein maternel et sa mère souriante aux questions qu'il ne cessait de poser.

_______________________

Castelreng a écrit:
Trois semaines ! Trois longues semaines s’étaient écoulées depuis que Castelreng avait dut quitter Montpensier suite au message qu’il avait reçu du Hérault de Toulouse. Revenant enfin chez lui, chemin faisant, il se remémora ces jours passés…..



Il avait chevauché sans relâche s’arrêtant juste pour permettre à sa monture de se reposer car il n’avait été question une seule seconde de laisser son destrier dans un quelconque relais. Chaque jour qui le séparait de sa famille il avait fait partir un pigeon avec un court message afin de rassurer son épouse qu’il ne voulait pas savoir dans l’inquiétude. Son état ne le permettait pas !
Une fois parvenu en la capitale Toulousaine, il avait à son tour reçu des nouvelles assez brève de Montpensier. Oriabel l’assurait que tout allait bien, donnait des nouvelles des enfants, rassurant son époux comme il se devait. De son coté, il s’était abstenu d’écrire la raison qui l’avait fait appelé en urgence à Toulouse, préférant de loin annoncer cette nouvelle de vive voix à son épouse.

Le Coms sortant lui avait octroyé une seigneurie, reconnaissant ainsi le travail qu’il avait fourni depuis l’ouverture du Comté, plus d’une année auparavant…
Sitôt la remise de ses couleurs et l’allégeance au Comté faite, Il avait donc pris la route pour Léran afin de faire connaissance avec son domaine. Là-bas, il avait passé deux journées, avait rencontré un vieil homme et sa femme qui, à se qu’il put constater faisait parti du domaine depuis toujours et n’avaient qu’une hâte de voir enfin la seigneurie de Léran renaître de ses cendres.
Au soir de son arrivée, il avait écouté le vieux Jules lui conter l’histoire de ce qui était à présent ses terres. Il sut ainsi que depuis des décennies Léran se trouvait sans Seigneur, que le dernier avait été tué par les anglois qui s’étaient emparés du Comté jusqu’aux jour où le bon Roy Lévan III était parvenu à les reprendre. L’ancien lui conta également que ses parents avaient été attaché au dernier seigneur et que lorsque le Comté avait vu partir l’envahisseur, il s’était donc installé avec son épouse pour le garder jusqu’au jour où il reprendrait vie. Il ne cacha pas à Castelreng le fait qu’il commençait à désespérer de voir un jour son vœux se réaliser. L’histoire de ce couple âgé avait touché Castel qui les avait assuré qu’ils pourraient finir leurs jours dans la quiétude.
Le lendemain, il avait fait le tour du domaine dans ses moindre détails, s’était enquis à l’embauche d’un intendant qui se voyait confier la tâche de remettre la seigneurie en état, d’embaucher le personnel nécessaire pour ré-ouvrir le château trop longtemps fermé et, avant de reprendre la route pour Montpensier lui avait annoncé que d’ici un mois il serait de retour avec épouse et enfants.

Plus question de voyager seul, il vous faut une escorte pour porter vos couleurs lui avait dit l’intendant en le flanquant de quatre hommes armés dont l’un portait fièrement les armes de Léran que le vieux Jules avait sagement gardé jusque là.



A l’aude du 21ième jours, cinq cavaliers entrèrent en trombe dans la cour. Montpensier commençait à s’éveiller lorsque Castelreng, désormais Seigneur de Léran, franchi les portes de la ville.

Il avait plus que hâte de retrouver sa petite famille, voulait s’assurer au plus vite de la santé d’Oriabel. Dans ses courriers, jamais une fois elle n’avait fait part de sa grossesse. Castelreng s’était donc empli la cervelle de mille questions. L’enfant était-il né ? se disant que si ce fut le cas Bel le lui aurait annoncé dans ses lettres. Peut-être y avait-il eut un problème à la naissance ? Peut-être l’enfant n’avait survécu ? c’était chose courante …. Peut-être s’était-elle trompée dans les dates et n’était pas encore à terme ? La dernière interrogation ayant la faveur de notre homme. Il se forçait donc à croire que la date de la naissance n’était pas ce que son épouse avait pensé.

C’est donc avec empressement qu’il sauta à bas de sa monture, la laissant aux soins de ses hommes à qui il avait dit qu’ils trouveraient aisément à se reposer dans le grenier de l’écurie où la paille fraîche ne manquait pas.

Lorsqu’il ouvrit la porte en grand de la maison c’est par Gamin qu’il fut accueilli. Ce dernier lui sauta dessus, posant ses deux lourdes pattes avant sur ses épaules ce qui faillit faire choir notre homme qui en fut sur le coup surpris.


Ouch !!! Repoussant le molosse il maugréa … Va voir dehors si j’y suis ! ….

Tout en se dirigeant ensuite à grand pas vers la chambre conjugale, il jeta cape, chapeau et arme sans regarder où, tel le petit Poucet semant ses cailloux pour retrouver son chemin puis entra dans la chambrée avec empressement.

Oriabel sommeillait encore….
Contre le grand lit se trouvait un berceau qu’il ne pouvait encore voir, la peine-ombre l’en empêchant.
La vue de son aimée dormante calma son ardeur et c’est donc lentement qu’il s’approcha du lit, à l’opposé du berceau, jusqu’à s’y asseoir doucement. Du bout des doigts, il fit remonter une mèche blonde qui cachait le doux visage et qui fit naître aux lèvres dormeuses un adorable sourire, puis, il se pencha, pour enfin déposé un tendre baiser.


Bonjour Belle Dame de Léran lui dit-il ensuite tout bas voulant l’éveiller toute en douceur.

Oriabel a écrit:
Le matin qui avait suivi l’accouchement, le bébé avait rapidement réclamé sa pitance. Le plaisir de sentir ce petit être s’épanouir à cette soif vitale tout contre elle était un sentiment tout aussi merveilleux. Elle en avait longuement profité à l’examiner. Les yeux d’une mère tout à fait comblée, observant le plus beau fruit de la création. Heaven dormait à poing fermés encore, allongée tout contre elle. La pauvre petite, ce genre de spectacle n’était pas pour les enfants malheureusement… Oriabel était désolée qu’elle a du participer à cela mais, malheureusement, elle n’avait pas prévu que ce petit garnement, le dernier espérait-elle malgré que Castel aurait bien voulu une famille beaucoup plus nombreuse, déciderait d’arriver ainsi.

La porte de sa chambre s’ouvrit sur son fils ainé, elle le regarda tout en souriant. Il avait l’air à la fois perplexe, choqué et surpris. Toute cette gamme d’émotion à la fois. Elle lisait autant dans ses yeux qu’il tenait de sa mère, d’un noir très profond. Hélie et Heaven étaient les enfants d’un premier mariage, leur mère mort, Oriabel à l’époque leur nounou les avait élevé comme les siens jusqu’à ce qu’elle tombe amoureux autant du père que des enfants. Ces derniers ne savaient pas, leur mère biologique beaucoup trop jeune pour se rendre compte. Ils n’avaient que quelques semaines lorsqu’elle avait péri tragiquement….

Oui Hélie, le bébé est arrivé cette nuit pendant que tu dormais, tu veux le voir ? Approche ….

Elle lui souriait toujours, lui offrant sa main libre qui ne tenait pas l’enfant.

Ton père n’était malheureusement pas là mais, il sera très heureux de l’apprendre à son retour, ça lui fera une surprise, qu’en dis-tu ?


Le garçon acquiesça et vient à ses côtés observant l’enfant en posant mille et une question comme toujours. Ce qui la fit rire à en réveillé Heaven qui ronchonnait de se faire tirer du lit ainsi.

C’est un garçon idiot… comme si on n’avait pas assez de toi ! et il est tout rouge parce qu’il vient de venir au monde, n’est-ce pas maman ?


Oriabel fit de gros yeux à sa fille ainée ne voulant pas qu’elle traite son frère d’idiot. Mais elle fit de même à Hélie qui allait donner un coup sur l’épaule de sa sœur pour l’avoir traité ainsi. Ses deux là… autant ils s’aimaient, inséparable, autant insupportable à se chamailler.

Aller… vous sortez tous les deux, aller prendre votre petit déjeuner, on doit se reposer et on reparlera de tout cela mes chéris.


Elle les embrassa et les laissant ensuite filer rapidement en cuisine où déjà Sandra les attendait à faire des crêpes aux fruits. Les exclamations de contentement lui parviennent. Elle reposa le nourrisson dans son berceau et en profita d’écrire à Castel comme convenu en omettant la venue de son fils, elle lui en ferait la surprise… à son retour !

Les semaines passèrent, en tout, 3 longues semaines même loin de son mari. Tout s’était bien passé à la maison, les enfants étaient assez sage comme ils l’avaient promis à leur père, espérant qu’ils auraient une surprise lors de son retour était un motif valable à leur yeux. Ce matin là, elle dormait paisiblement lorsqu’elle senti une douce main venir effleurer son visage, elle avait peu dormi cette nuit, le bébé faisait quelques coliques. Elle avait donc l’impression de rêver mais, les paroles de son époux la forcèrent à ouvrir les yeux pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas…

Les yeux lourds par le sable du soleil, elle vit le visage de son mari à quelques centimètres du sien. Un ravissant sourire égaya ses lèvres qui viennent rapidement trouver les siennes, ne portant même pas attention à comment il l’avait appelé, trop subjuguer par sa simple vue. Un langoureux baiser s’ensuivit, l’attirant plus à elle pour l’enlacer un long moment, trop heureuse de le retrouver

Ohhh mon Amour... tu m’as tellement manqué… moi qui croyait que plus jamais on se séparait !


Des bruits étrangement lui parvenaient de la cours. On aurait dit tout un bataillon qui se dirigeait vers l’écurie. Elle entendit des voix d’hommes différents dans la cour. Elle le regarda, pensant que c’était Ethan qui revenait.

Dis, Ethan est de retour aussi ? Tu l’as trouvé en chemin ?
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 18:25


Castelreng a écrit:
La pièce était plongée dans une épaisse peine-ombre que quelques rayons de jour tentaient avec succès de s’infiltrer. La chambre, de belle dimension, était pourvue d’une seule fenêtre à la gauche du grand lit conjugal encadré de deux chevets et du berceau et faisait face à une cheminée de belle taille, à quelques pas de l’ouverture, une coiffeuse. Face au lit ; la porte de chêne et de chaque coté de cette dernière, de lourds coffres où se trouvaient leurs effets. Castelreng se trouvait donc à la droite du lit regardant Oriabel bien couverte et allongée sur le coté.

Ces semaines ont été fort longues pour moi aussi tu sais…… Comme j’aurais aimé que tu sois à mes cotés !

Non qu’il n’entendit pas le bruit de son escorte venant de la cour, s’y étant habitué après ces jours de chevauchés et les ayant déjà totalement oublié. Quand elle lui demanda donc si Ethan l’accompagnait il ne lui répondit que :

Ah non Mon Ange Ethan n’est pas là, mais j’ai ouie dire qu’il était sur le retour. Sois encore un peu patiente… Je sais qu’il te manque, comme à moi d’ailleurs et qui sait si demain il ne sera pas là.

Il avait mille choses à lui conter et mille autres à lui demander, ne savait encore pas par quoi commencer tant il y avait à se dire après trois semaines loin l’un de l’autre. Pour l’instant, il voulait emplir ses yeux du doux visage de son Aimée…

Le soleil entrait de plus en plus par les jours des volets de bois, annonçant une chaleur estivale, les enfants auraient de quoi faire à l’extérieur et Castel savourait d’avance les heures qu’il passerait en tête à tête avec son épouse. Il se leva pour se diriger vers la fenêtre qui se trouve face à lui se demandant quand même où en était sa grossesse.
Il aurait bien été incapable de savoir la date approximative de l’heureux événement d’autant plus qu’aux calculs de son épouse s'eut dut être fait depuis un mois. Il est vrai qu’au moment où la conception de cet enfant avait été, leurs rapports étaient des plus complexe ce qui en fait n’avait rien de surprenant si erreur il y avait.
De plus, il venait d’arriver et ils n’avaient encore pas eut l’occasion de se dire grand chose trop heureux de se retrouver enfin.


Laisse moi ouvrir en grand cette fenêtre que je puisse enfin t’admirer comme il se doit !

C’est ce moment que choisit l’enfançon pour réclamer le sein de sa mère. Castelreng, la main déjà posée sur la poignée de la fenêtre arrêta son geste, porta son regard vers les cris affamés de l’enfant, le dévia vers son épouse, le visage interrogatif mais heureux , le reporta vers le berceau et, lâchant la fenêtre, s’avança à grand pas afin de voir...

Hey….. mais…..

Il se pencha doucement au dessus du minuscule lit, prit dans ses mains le petit paquet de linge qu’il fit monter à la hauteur de sa tête, s’approchant du peu de clarté qu’il y avait, tendant les bras pour mieux admirer le petit être qui ne cessait de pleurer

Est-ce ainsi que tu accueilles ton père Enfant ?

Il ne détachait pas ses yeux du bébé, qui lui commençait à hurler en gigotant tel un vermisseau, souriant largement, cherchant déjà à voir si il avait là une fille ou un fils.

Ma Bel… dis moi vite…. Quand ? La surprise est énorme ! C’est un fils ? une fille ? peu importe à présent, vous êtes là tous les deux et en forme !

Il finit par le lover dans ses bras et s’avança vers Oriabel pour le lui confier enfin. Lui déposa délicatement au creux du bras tout en s’assaillant à son coté.

Cette journée commence vraiment merveilleusement bien ! Cet enfant est magnifique Amour… Quel nom lui as tu donné ? Racontes moi tout mon Cœur….. Je craignais que….
Je suis si fier de toi….

Tiadriel a écrit:
Tiadriel n'avait pas traité la demande d'attribution de ses nouveaux voisins. Elle s'en était excusée par courrier. Les nouveaux propriétaires étaient partis en voyage. Elle ne les verrait donc pas tout de suite. Cependant, le maître des lieux lui avait demandé de veiller sur la demeure le temps de leur voyage.
Ça ne gênait aucunement la Maréchale de faire cela pour un voisin. Rick et elle habitaient assez près de là. La rue parallèle. Et de plus, elle était de garde ces jours-ci et patrouillait fréquemment avant de rejoindre les remparts à la nuit tombée.

Elle s'acquitta donc de sa nouvelle tâche consciencieusement. Arrivée devant la maison, elle en fit le tour, vérifiant qu'il n'y avait point de traces d'effraction éventuelle.
Rien d'anormal n'attira son regard. Ni traces de pas, ni bris de bois ou de verre. Rassurée, elle repartit, le sourire aux lèvres.
Tiadriel a écrit:
Tiadriel avait eu une semaine pour étudier avant de reprendre les tours de garde à la Maréchaussée. Elle n'avait pas eu l'occasion de repasser chez son nouveau voisin. Elle avait un peu honte de cet "oubli", mais avait été pas mal occupée ailleurs.
Elle répara son impair ce matin là. Equipée pour sa longue journée, elle commença par le 151, Rue du Boquillon. Comme la fois précédente, elle fit consciencieusement le tour de la bâtisse avant de s'arrêter, circonspecte devant une fenêtre. Le volet oscillait sous le vent et un morceau de bois trônait sur le sol. Elle s'approcha pour inspecter la fenêtre. Pas de carreau brisé. Le voleur avait sûrement dû être dérangé et n'avait pas pu finir son oeuvre. Une chance ! Sinon, comment expliquer l'effraction au propriétaire des lieux ?
Elle récupéra le morceau de bois et coinça comme elle put le volet. Elle allait prendre les dispositions nécessaires pour qu'il soit fixé correctement à défaut d'être réparé. Elle finit le tour de la maison, puis rejoignit son bureau.

--Patxi_Dubois a écrit:
Patxi venait de recevoir un courrier de la part de Dame Tiadriel. Cette dernière lui demandait de venir inspecter la maison car un volet était cassé. Le fossoyeur de Montpensier arriva donc avec sa ceinture outil autour de la taille et fit le tour de la maison pour voir lequel était cassé. Arrivé devant le sinistre, réparé à la va-vite par la maréchale du village, Patxi s'arrêta. Le bûcheron sortit sa toise et mesura le volet. Il pourrait très bien clouer des planches sur la fenêtre, ce qui serait radical pour les voleurs, car avant de réussir à les enlever, ils se feraient attraper. Mais pas sûr que les propriétaires aiment cette manière de faire. Par respect pour la maréchale du village, il ne pouvait pas faire un travail non professionnel. Elle comptait sur lui. La mesure en main, l'homme retourna dans sa cabane, au milieu des bois. Il allait s'occuper très rapidement de la fenêtre. Mais en attendant mieux, il décida de clouer la fenêtre avec la planche que Tiadriel avait utilisé pour bloquer.

Tac Tac Tac ! faisait le marteau du bûcheron. Il vérifia son travail avant le départ.

--Patxi_Dubois a écrit:
Patxi était assez fier du travail qu'il avait fait pour la maison. Après avoir pris les mensurations du volet, il avait été découper une jolie planche qu'il avait coupé en deux. Il avait poncé, couper et bien travailler le bois pour que son travail soit assez ressemblant par rapport aux volets existants. Certes, cela se verrait sûrement de la part des occupants, puisque ceux-ci étaient tout neufs. La seule chose que le bûcheron n'avait pas réussi à faire, c'était repeindre son travail. Il n'avait pas de peinture dans son atelier et ne pouvait donc pas s'en occuper. Et puis, à bien y réfléchir, Dame Tiadriel lui avait demandé de s'occuper de réparer le volet cassé. Il ne resterait plus qu'à la responsable du cadastre à venir fermer le volet, grâce aux clés qu'elle devait avoir dans son bureau. Pour l'heure, l'homme se rendit donc au cadastre pour donner l'information à sa commanditrice.
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Lun 7 Sep - 18:27


Rick a écrit:
Rick faisait sa ronde journalière. Il avait appris par son ami Patxi que les réparations demandées par Tia avaient été faits par ses soins. Cependant, la jeune femme n'avait pas eu le temps de venir voir si le volet était bien fermé. Apprenant cela, le jeune homme décida donc de faire un détour durant sa garde pour voir si les travaux avaient bien tenus. Il ne faudrait pas qu'un éventuel brigand ait la mauvaise idée de venir visiter la demeure, trop longtemps laissée seule. Le jeune aspirant-maréchal se demandait où pouvait se trouver les propriétaires. Il faudrait qu'il pose la question à son épouse, à l'occasion.

Castelreng a écrit:
Les remparts de la ville se profilaient à l’horizon. Deux mois qu’ils avaient pris la route pour Toulouse afin de se rendre aux invitations de noces et Baptême reçus. Partis fin juin avec Aiguemarine et son époux, ils avaient dut faire une halte à Clermont suite à la casse d’une roue de leur carrosse, laissant partir devant eux le couple accompagnant. Cet allé fut un vrai chemin de croix. Castelreng dut laisser épouse et enfants derrière lui afin d’arriver à temps pour un Baptême dont il était le parrain. Après Murat il avait dut croiser le fer avec un brigand qui en voulait à sa bourse, dans la ville suivante missive d’Oriabel l’attendait et lui annonçait qu’elle aussi s’était faite agressée se retrouvant avec quelques bosses et sans un écus en poche. Il n’avait pas cherché plus avant et l’avait attendu oubliant Baptême et le reste. La seule joie de ce périple fut l’arrivée surprise de sa dernière sœur, qu’il croyait ne jamais revoir pour avoir disparue sans crier gare quelques mois auparavant.
Lorsqu’ils firent enfin leur entrée dans Albi, les cloches de l’église annonçant la cérémonie baptismale avaient sonné depuis longtemps et l’entrée de Castelreng, couvert de la poussière des chemins, dans le Saint lieu fut accueilli par le regard sévère du curé de la paroisse.

Pas le temps de prendre un repos digne de ce nom. Quelques jours plus tard avait lieu le mariage de Guitail et Smartynina. C’est aidé d’une canne pour marcher et de Sara à son bras qu’il s’y rendit.
La veille, son fils n’avait pas trouvé mieux que d’aller se prendre sur les terres de sa tante Sara, dicte La Peste de Lescure. Terres où elle faisait ses essais de catapulte laissant sur la garrigue des trous béants dont certains avaient ré-ouvert des souterrains longtemps oubliés. C’est dans l’un d’eux que fut découvert le jeune Hélie suite à la chute de sa tante et son père qui étaient à sa recherche. Si l’enfant s’en était sorti avec quelques contusions, il n’en fut pas de même pour la fratrie. Sara vit sa cheville enfler comme crapaud mort au soleil et Castelreng se retrouva avec le genoux droit en miettes.

Qui crut que leur voyage était de douces vacances sous le soleil du Sud du Royaume ? Castelreng l’aurait souhaité ça va sans dire car là ne s’arrêta pas la guigne qui le poursuivait….

Le mariage de sa sœur Nane eut lieu quelques jours après celui de Guitail et Smartynina. Tous se faisaient une joie de ces Noces. Pourtant la cérémonie faillit tourner d’une drôle de manière…. Sa fierté avait été mise à rude épreuve lorsqu’il sut que ce n’était pas lui que sa sœur avait choisi pour se rendre à l’autel, préférant un ami à un frère. A peine remis de cette déconvenue que le curé l'houspilla vertement devant tous car le moment était venu pour les témoins de s’exprimer. Personne cependant lui avait dit être le témoin ! Du marié qui plus est et non de sa tendre sœur ! Il s’était donc vu se faire mener à l’autel sans ménagement, presque pas le font des braies par un simple roturier, lui noble ! Se retenir de faire esclandre en pleine cérémonie fut dure. Quelle journée se fut………..

Ils finirent néanmoins pas se rendre sur leurs terres et les jours qui suivirent furent beaucoup plus calmes. Léran faisait la joie des enfants qui n’avaient cesse de découvrir tous les recoins de l'immense demeure. Les jours passaient donc agréablement mais il fallait cependant déjà songer au retour. Ils furent cependant retardé dans leur projet de départ par une invitation des plus étrange. Alchie, nièce de Castelreng, les invitait à se rendre chez le Vicomte Natale afin de faire connaissance de son promis. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant que le promis en question n’était autre que le Vicomte en personne ! Quelle ne fut pas sa colère en comprenant que sa nièce vivait à Rabat faisant fi de sa réputation ! Il n’en fallut pas plus pour le Seigneur de Léran qui, en chef de famille qu’il est, exigea réparation. Duel fut donc mis en œuvre, Héraudie fut avertie, témoin furent cherchés. C’est à Sindbad, parrain de sa peste de sœur, que Castelreng fit demande, honneur de la nièce fut donc lavé et départ put enfin se faire.

Si le voyage de l’aller fut une vraie galère, celui du retour fut des plus agréable. Mimeline, la dernière de la famille Dict les accompagnait. Il n’aurait d’ailleurs put en être autrement car depuis le retour de la jeune damoiselle, Castelreng s’était fait un devoir de veiller sur elle comme il le faisait avec ses enfants. Autant dire que la jolie Mimi n’était pas des plus ravie de cette marque d’affection qui semblait l’étouffer plus qu’autre chose.
Ne voulant pas voir se renouveler ce qui était arrivé à sa nièce, Castel. avait commencé par coller à sa jeune sœur, deux gardes qui avaient pour ordres de la suivre où qu’elle aille. Cependant, l’un d’eux, profitant de la jeunesse de la jeune fille, eut des gestes que la décence ne permet pas d’énoncer. Il fut battu comme plâtre avant d’être renvoyé et suite à ça Castelreng imposa un chaperon à Mimi.

Montpensier enfin !

Les portes de la ville furent traversées à grand galop, la hâte qu’ils avaient tous de se retrouver dans leur petite maison était grande. Castelreng et Oriabel n’avaient pas manqué d’en décrire les charmes à Mimeline, souhaitant qu’elle s’y plaise elle aussi. Lorsqu’enfin le carrosse stoppa dans la cours un large sourire se forma sur les lèvres de Léran. Tout semblait à sa place comme ci ils n’étaient partis que quelques jours. Il savait qu’il devait cette joie à dame Tiadriel et son époux Rick qui avaient veillé sur sa demeure comme ci ce fut la leur. Il ne manquerait pas d’aller les remercier comme il se devait !

Après avoir aidé son épouse et sa sœur à descendre du véhicule, il les encercla chacune de ses bras et calma joyeusement avant de s’adresser à Mimi.


Bienvenue à la maison !

J’espère que tu vas t’y plaire soeurette… C’est différent de Léran mais pas moins agréable tu verras.


Puis reportant son attention à son épouse, il déposa sur sa tempe un doux baiser avant de lui dire à voix basse.


Te voilà enfin de retour dans ta charmante maison mon Ange, tu vas pouvoir te reposer.

Mimeline a écrit:
Les semaines qui venaient de s'écouler, les émotions avaient été, sont et seraient là. Trop de choses s'étaient dérouler en un espace de temps si court, que Mimeline, profita du voyage pour piquer un p'tit somme dans le carrosse.
Les images défilaient sous ses yeux, mauvaises et bonnes, mais ce fut les images de ses retrouvailles avec "Son" frère qui la firent sombrer dans les bras de Morphée.

Plusieurs jours de carrosse plus tard et à en croire l'allure qui ralentissait des chevaux puis le silence, ils devaient être arriver à destination. C'est donc dans un état un peu endormie, qu'elle vit Cast aider sa belle-sœur à descendre puis l'aida à son tour à atterrir les 2 pieds par terre. C'est qu'il fallait la surveiller la "Miss Catastrophe" comme il l'appelait. Elle fit quelques pas pour se dégourdir les jambes, puis Cast l'a pris dans ses bras avec Oriabel, et lui souhaita le bienvenue au domaine.

Elle lui fit son plus beau sourire, acquiesça de sa tête qui dodelinait légèrement, puis sans sans rendre compte, laissa les deux amoureux se parler entre eux, puis hésitante pris la parole.


Heu... Cast dit moi, j'aimerais pouvoir installer Espérance dans l'écurie, si bien sûr -et j'espère- elle à une stalle qui l'attend. Ensuite j'aimerais pouvoir me rafraîchir un peu avant de continuer à me reposer un peu, je crois que j'en ais encore besoin quelques heures, si je veux être en forme pour faire le tour de la propriété et prendre quelques repaires...
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Ven 16 Oct - 21:04

Castelreng a écrit:
Les palefreniers étaient déjà à s'occuper des chevaux, la valetailles à attendre devant la porte ouverte que les maîtres entrent.

Castelreng éclata de rire suite aux paroles de sa jeune sœur et entraîna les dames à l'intérieur de la maison. les enfants , sous l'œil expert de leur nourrice, commençaient à retrouver leur marques, se précipitant en cuisine à la recherche de quelques gourmandises que la cuisinière n'avait pas manqué de préparer sachant leur retour.


Et bien Mime ! que d'exigence ! Commença t-il a dire joyeusement. Pour répondre dans l'ordre .... Ta jument à bien une stalle qui l'attend.. Elle doit être voisine de celle d'Espoir d'ailleurs... Pour ce qui est du confort de ta petite personne, jeune damoiselle... Une chambre t'attend et aux vues de l'agitation du personnel je ne serais pas étonné que tes bagages s'y trouvent déjà et que la femme de chambre, mise à ton service, soit à attendre que tu la rejoignes.

Lisette ! Conduisez Damoiselle Mimeline dans sa chambre et veillez à ce qu'elle ne manque de rien..

Tu vas pouvoir te rafraichir et te reposer, nous te ferons chercher pour l'heure du repas


Bel, de son coté, vaquait déjà à ses occupations, en bonne maîtresse de maison qu'elle est. Castel, ravi de se retrouver chez lui, regardait les allés et venus de tous avec satisfaction.
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Ven 16 Oct - 21:05

Mimeline a écrit:
Mime fronça les sourcils aux dires de son frère. Elle savait pertinemment que malgré sa bonne humeur, il se retenait manifestement de rire. Elle voulut protester, mais la fatigue la rattrapant, elle baissa les bras, s'avouant vaincue. Elle suivit donc la dame Lisette, non sans vouloir lui en faire voir de toutes les couleurs, mais un simple regard dans la vitre pour apercevoir son reflet, qu'elle baissa la tête timidement et avança avec lenteur. Au grand désespoir de Lisette.

Elle arrivèrent devant sa porte et Lisette la laissa entrer dans sa chambre. Elle ignora gentiment la personne présente, et s'écroula littéralement sur son lit, retrouvant les bras confortables de Morphée.

Au bout de quelques instants, un léger ZZZzzzzzz se fit entendre dans la pièce...

Aiguemarine a écrit:
Une colombe tournoyait dans le ciel de Montpensier.
Son objectif. Repérer la demeure du Seigneur de Léran.
Après moultes hésitations, Plume se posa sur le rebord d'une demeure.
Etais ce la bonne ?!
Pour le savoir, l'animal se mit à roucouler fortement... Le temps que les maîtres des lieux s'aperçoivent de sa présence.
A sa patte était accrochée une missive...


Citation :
A Castelreng,
Seigneur de Léran

Bonjour,


J'espère que toi et toute ta famille vous portez bien.
J'ai un service à vous demander.
Nictail & moi devons partir quelques temps, sur appel du dûché.
Nous ne savons, hélas, quand nous serons de retour.

Pourriez vous, de temps à autre, venir visiter notre demeure afin de vous assurer que tout va bien ?!
Un double de la clé se trouve au bureau du cadastre.

En vous remerciant par avance de votre aide.

Cordialement & amicalement.




Nictail & Aiguemarine
Seigneur et Dame de Sarliève
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Ven 16 Oct - 21:08

Nane94140 a écrit:
Une colombe attendait patiemment sur le rebord d'une fenêtre en picorant quelques gravillons.

La jeune femme était déjà venue une fois dans la demeure de son frère mais sa mémoire n'osait lui dire si elle était enfin arrivé devant la bonne porte ou non.


Advienne que pourra je frappe ! si je ne suis pas chez mon frère et ma belle sœur et bien peut être les habitants de cette demeure pourront ils me dire ou ils résident.


La jeune femme a parlé tout bas, juste pour elle même. Derrière elle un cheval attelé a une carriole usée s'ébroue, Elle ne tient même pas l'animal a la longe il lui suffit de bouger un pied pour que l'étalon la suive aussitôt tel un petit chien fidèle... sauf qu'il est bien loin de faire la même taille.

Un ronflement intempestif la fait sursauter alors que sa main se lève pour atteindre le heurtoir. Elle se met alors a pouffer discrètement pour ne pas réveiller le dormeur. Dans le fond de la charrette confortablement installé sur un chargement de peaux et de laine, un homme étendu dort de tout son soul c'est Marcj l'époux de Nane tavernière de son état présentement entrain de se torturer l'esprit pour savoir si elle va ou non se décider à heurter cette fichue porte.

Puis d'un coup elle se décide


TOC TOC TOC

Le son résonne comme si derrière la pièce était vide et formait une caisse de résonance. Un silence puis un bruit de pas, la colombe qui s'envole un instant du rebord de la fenêtre et vient s'y reposer ensuite. Et la porte qui se met a grincer légèrement en s'ouvrant......

Simon, incarné par Castelreng a écrit:




Un son provenant de la porte…

Simon, valet de Léran en fut surprit. Comment avait-il put ne pas entendre que quelqu’un arrivait ? Ce n’était certes pas dans ses habitudes. Aussi, se rendant à la porte pour ouvrir il se dit que ce ne pouvait être encore qu’une farce de la jeune damoiselle Joséphine, qui, depuis un certain temps, prenait plaisir à faire tourner le personnel en bourrique.

Que ne fut pas sa déconvenue lorsque, ouvrant la porte et croyant y voir la petite malicieuse fuir, il se retrouva devant la sœur de son maître.

Affreusement gêné, il commença par baisser le nez avant de se reprendre. Mais, ce fut avec les épaules basses qu’il accueillit l’arrivante.


Dame Nane….. Nous ne vous attendions pas si tôt…..


Ne trouva t-il qu’à dire pour commencer. Il ne savait plus où se mettre en fait à l’idée que son maître pouvait très bien débarquer et le réprimander de n’avoir pas anticipé l’arrivée de sa sœur comme il avait d’ordinaire l’habitude de faire. Seulement voilà, avec les moult farces de la benjamine il en venait à en perdre son latin.

Entrez Dame…. Entrez…. Je vais prévenir de votre arrivée….


Découvrant la colombe qui attendait en picorant, il s’en empara, laissant ainsi le temps à Nane de franchir le seuil, prit le message et, plantant là l’arrivante, courut presque jusqu’au bureau où il savait y trouver son maître…

Castelreng a écrit:
Confortablement installé dans un fauteuil, Castelreng était dans son antre. Son bureau ! C’était la seule pièce de la maison où il était libre de sortir sa pipe et il ne se privait donc pas de ce plaisir dès lors que la porte de cette pièce, quoi que petite, était refermée derrière lui.

Il avait fait installer proche de la fenêtre, deux fauteuils de belle facture, deux autres près de l’âtre et au centre de la pièce, une table de travail et une lourde chaise. Sans aucune touche féminine, cette pièce n’appartenait qu’à lui.

Il se trouvait donc proche de la fenêtre, un livre en main, pipe en bouche lorsqu’un valet frappa discrètement avant d’entrer. La pièce fleurait bon la menthe qu’il prenait de plus en plus plaisir à fumer.


Messire Votre sœur vient d’arriver et la colombe de Dame Aiguemarine attendait avec cette missive.


Il prit la lettre tendue.


Préviens ma sœur que j’arrive de suite, conduis là auprès de mon épouse, qu’on s’occupe de faire monter ses affaires dans une chambre. Fais faire un feu si ce n’est pas fait, et fais porter de l’eau chaude. Elle et son époux voudront certainement prendre un bain après ce voyage.


Avant même que le valet fut sorti, il cassa le sceau du vélin et en fit lecture. Il se leva et posa ensuite la missive sur sa table de travail, se promettant d’y répondre au plus vite. Il se chargerais donc de faire surveiller la maisonnée de son amie Aigue et sa famille le temps de leurs absences.

Une fois sa pipe éteinte et reposée sur le manteau de la cheminée, il sortit de la pièce et alla à rencontre de sa sœur. Il pensait bien entendu la trouver auprès d’Oriabel, puisqu’il avait demandé au valet de l’y conduire, aussi fronça t-il les sourcils de mécontentement lorsqu’il vit Nane toujours dans le halle d’entrée. Maudit personnel qui ne savait pas obéir à des demandes pourtant simples ! se dit-il en rejoignant Nane .


Nane ma puce ! Ne me dis pas que tu es arrivée seule encore une fois ! Où est donc ton époux ? Lui ouvrant les bras… Viens vite là que je t’embrasse !

Nane94140 a écrit:
Simon l'a bien fait entrer mais ... il la planté la ... Fort poliment d'ailleurs, mais planté la tout de même. Certes le hall d'entré est beau et merveilleusement décoré, elle y reconnait bien la, la touche originale et délicate d'Oriabel mais tout de même, elle en a un peu plein les pattes et aimerait bien se détendre quelque peu.

Le temps lui semble plutôt long depuis que le valet a filé comme s'il avait le feu au fesses. Mais enfin un pas se fait entendre...... Elle s'apprête à houspiller copieusement le serviteur qui l'a planté dans la pièce, comme une potiche, sans un mot
(bon d'accord c'est de la mauvaise foi mais elle est fatiguée ^^)

Ouuuuuuuuppsssssssss !!! Elle retient la diatribe qui lui monte aux levres juste à temps.

Il ne change pas d'un pouce le frangin il est content de la voir et pourtant masque sa joie sous des airs bougons.

Nane ma puce ! Ne me dis pas que tu es arrivée seule encore une fois ! Où est donc ton époux ? Lui ouvrant les bras… Viens vite là que je t’embrasse !

Moi aussi je t'aime mon frère !!


Un grand sourire malicieux éclaire le visage de la voyageuse qui se jette au cou du seigneur sans plus de façon que d'ordinaire. Elle ne se préoccupe guère de secouer par ce fait toute la poussière accumulée au long du chemin, sur le magnifique tapis qui recouvre les dalles de l'entrée....

Voyant son visage s'allonger au milieu du nuage de poussière elle éclate de rire et se décide enfin à lui répondre.

Tu tiens mieux sur tes jambes je trouves que d'ordinaire ! Son visage hilare montre combien elle adore taquiner son noble frère.

Pour répondre a tes questions dans l'ordre : C'est moi ! Non et dans la charrette entrain de ronfler ! Elle pouffe de rire à nouveau devant le visage interloqué de son frère et l'embrasse derechef avec une énorme tendresse.
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Ven 16 Oct - 21:10

--Pierric a écrit:



Il n’avait rien perdu de l’arrivée de la sœur du Seigneur de Léran et voyait là l’occasion tant attendue de retrouver sous peu sa belle Ebène. Il était tombé sous le charme de la fille ainée de son maître au premier regard, le jour où la famille Dict du Cougain avait pris procession du manoir. Lui, Pierric, fils du métayer, savait pourtant qu’il n’avait aucune chance que ses sentiments soient partagés. Cependant il avait forcé le destin, déployant pour ce faire toute son ingéniosité. Ils se retrouvaient toujours dans l’écurie à l’écart des regards.

Le temps donc de la visite de la tante de la jeune fille, ils avaient put se voir avec une assez grande facilité et ce pour la plus grande joie des deux jeunes gens. Cela n’avait hélas pas duré, quelques jours seulement et les difficultés étaient revenues. Ils prenaient de plus en plus de risques et n’en avaient à peine conscience.

Ce jour là donc, Pierric avait fait faux bond a son père une nouvelle fois pour aller retrouver Heaven dans l’écurie. Il lui avait fallut se cacher le temps de laisser partir le seigneur de Léran et son épouse qui, comme par hasard étaient devant la bâtisse à attendre leurs montures. Le cœur battant à tout rompre, Pierric avait bien cru là que le maître allait l’apercevoir ! Il s’était donc vite mis à couvert derrière le bâtiment et y était rester jusqu’à ce que le son des sabots se soit éloigné. Une fois la cour vide de monde, il s’était empressé d’entrer dans l’écurie et comme toujours était allé s’installer au fond là où l’on stockait le foin.

Il s’allongea dans le foin et passa ses mains sous sa tête, jambe croisées, il se laissa aller à rêvasser en attendant l’arrivée de sa douce.

Il pensait…..

Un sourire béat aux lèvres…
C’est la plus jolie jeune fille du Comté
Mais c’est la fille du maître…..
Une grimace remplaça le sourire et ses sourcils se froncèrent….
Je ne lui suis pas indifférent….
La malice prit alors le dessus…
Mais je suis pauvre comme Job….
Ses traits se figèrent….
Elle est habituée aux belles choses.. au confort….
Il réfléchissait à présent…
J’ai le temps encore pour penser à des choses aussi sérieuse…. Certes ! Elle est belle comme le jour et douce comme un pétale de rose mais…..
Aucun avenir ensemble cependant…. Bhaaaaaaa….. Profite du moment présent mon gars, cherche pas plus loin la vie ne fait que commencer….


Il tendit alors un bras et prit un fétu de paille qu’il glissa entre ses lèvres et re-glissa ensuite sa main sous sa tête.
Mâchouillant son brin d’herbe sèche, il ferma les yeux…





Rageant depuis plusieurs jours, après que son père passait son temps à suivre tous ses faits et gestes, Heaven ne cherchait que le moyen de sortir de la maison en douce. C’était un vrai calvaire ! Pas moyen de ne pas faire crisper une latte du couloir sans voir apparaitre un des gardes que son père lui collait aux fesses ! C’était injuste, Hélie allait où bon lui semblait et ça… sans qu’il n’ait à rendre de compte. Elle avait eu beau se plaindre à son père de cette terrible injustice dont elle faisait partie… il se contentait de fumer sa pipe disant que ce n’était pas pareille, elle était une fille !!! La belle affaire !!!

Elle avait même pensée demander à Hélie de la couvrir, il l’aurait surement fait, ils étaient jumeaux après tout mais, il avait d’autres préoccupations en cet instant et mère le gardait à l’œil. Cela aurait été également de devoir lui révéler le pourquoi de ces escapades. Elle se ferait drôlement grondée peut-être même envoyer dans un couvent si son père le savait….

Appuyée contre la fenêtre de sa chambre, elle attendait sagement que ses parents partent, surement encore une visite dans un de ses salons de nobles. Heureusement, on leur demandait de rarement les y accompagner !

Allez… mais vous aller fichtre le camp maintenant, non ?!!!

Elle s’impatientait, elle savait fort bien que Pierric serait à l’attendre dans l’écurie. Enfin, elle les vit monter et filer au galop. Il en fallut pas plus pour qu’elle jette un dernier regard dans un des miroirs de sa chambre, regardant si la nouvelle robe qu’elle avait fait acheter à sa mère lui seyait ou pas ? Elle était magnifique dans cette robe blanche, mettant sa poitrine de jeune adulte en valeur, la cascade de ses cheveux noirs et onduler léchant ses épaules. Elle prit aussitôt un châle puisque frisquet en cette saison et couru en dehors de sa chambre, dévalant les escaliers aussi rapidement qu’elle le puis sans se rompre le cou.

Le Maistre d’Hostel la regarda, inquisiteur, elle en aurait rougit si elle n’avait pas été aussi pressé. Elle lâcha un ‘’ Me cherchez pas, je sors me balader ‘’ rapidement et avait passé la porte avant qu’il n’intervienne ou ne fasse arriver sa garde personnel. Elle courrait, s’enfargeant presque dans les pans de sa robes mais elle se dépêchait, elle n’avait pas le temps, ne voulait surtout pas l’avoir ce temps… beaucoup trop précieux en compagnie de celui qui avait fait chavirer son cœur.

Pierric était si beau, musclé, les cheveux ondulés comme les siens qui encadrait sublimement son visage. A chaque fois qu’elle le voyait, elle fondait, littéralement. Elle pouvait passer des heures à épouser ses yeux, ancrant ses prunelles noires dans les siennes, l’écoutant de sa voix suave lui parler de n’importe quoi. Il était comme un Dieu pour elle !

Elle s’engouffra dans l’écurie, l’appelant à voix basse, se faisant discrète au cas où on la chercherait déjà

Pierric, vous êtes là ? Psssttt…. C’est Heaven !

Elle avança prudemment dans l’écurie, cherchant son beau domestique favori des yeux pour enfin le découvrir dans un tas de foin, l’air songeur. Un sourire rayonnant s’étancha sur ses lèvres. Son père, le Seigneur de Léran ne comprendrait jamais mais, peut-être que si seulement, elle arrivait à convaincre sa mère…. Oriabel, la Dame de ce domaine arrivait à faire tout ce qu’elle voulait de son mari, du père d’Heaven, c’était donc la personne à amadouer. Tranquillement, la fille ainée avait commencé à montrer son jeu face à sa mère qui était loin d’être dupé de l’éclat resplendissant de sa fille, sachant fort bien qu’elle était amoureuse….
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Ven 16 Oct - 21:12

--Pierric a écrit:


Il l'entendit arriver et l'appeler à voix basse. Que cette voix lui paraissait douce et enchanteresse !

Il se dressa sur un coude lorsqu'elle fut à quelques pas de lui, la détailla du regard comme un spécialiste devant une œuvre d'art et lui tendit ensuite la main. Il se redressa pour s'asseoir alors qu'elle s'installait à ses cotés. Aucun mot encore n'étaient sortis de sa bouche, seuls ses yeux parlaient, brillaient de joie à la vue de la jeune fille. Il ne parvenait pas à réaliser que lui, simple fils de métayer faisait battre le cœur de cette jeune beauté, tout sur lui montrait bien qu'il n'était pas grand chose par rapport à elle, elle la fille du seigneur ! Il ne pouvait bien entendu savoir que la jeune fille étant bâtarde n'avait donc droit à la noblesse de son père.Il n'aurait également jamais put imaginer que la mère de cette délicieuse enfant n'était pas la Dame de Léran mais une brigande redoutée à une certaine époque.

C'est après avoir déposé ses lèvres sur le bout de ses doigts qu'il coupa le silence qui, à lui seul, était pourtant un discourt. Ses yeux restaient plongés dans les deux onyx brillants de la jeune fille, comme hypnotisé.


Je désespérais de vous voir Heaven... j'ai bien cru que vous ne pourriez vous échapper...

Ils restèrent ainsi des heures durant, oubliant tout ce qui n'étaient pas eux, ne pensant pas au danger d'être surpris là, dans le foin. Parlant peu, souriant au bonheur d'être ensemble. De chastes caresses et baisers sur la main de l'Ebène, des mots fleuris faisant rosir les joues de la damoiselle, tout cela étaient pour l'instant leur univers.

Pendant ce temps, dans la cour, un grand remue-ménage avait lieu. A l'entrée du domaine, deux montures faisaient leur apparition.....

Castelreng a écrit:
Leur balade avait était profitable, Castelreng en avait profiter pour raconter à son épouse tous les projets qu’il avait en tête. Certain plus fou que d’autre avait fait rire aux éclats Oriabel.

Ils étaient pourtant partis aux galops comme ci ils avaient le diable aux fesses, mais une fois sortis du domaine, ils avaient mis leur monture aux pas et, restés aux bottes à bottes, avaient devisés sur beaucoup de sujets. Tout y était passé avait semblé à Castel et le seul où ils n’étaient parvenu à se mettre en accord fut comme toujours, Heaven.

Elle était le plus grand souci de son père. Il la voyait de jour en jour changer, devenir une jeune femme qui n’avait pas peur de son autorité et ne se gênait pas de le lui monter. A son grand désarrois, Bel prenait toujours la défense de la jeune fille affirmant toujours que ce qui lui était interdit à elle ne l’était pas pour son jumeau, qu’il ne fallait donc pas qu’il fasse de différence. De son coté Castelreng maintenait ferme qu’un jeune homme pouvait se permettre certaine chose qu’une jeune fille ne pouvait pas. Le ton montait parfois, comme ce fut le cas encore ce matin là. Le couvent avait-il dit en concluant ce virulent débat. Il savait néanmoins que bel n’en resterait pas là mais néanmoins, leur discussion s’était tournée vers des sujets plus légers et ils en avaient vite oublié leur petite chamaille.

Ils avaient contourné la ville mais l’avait cependant traversé pour rentrer. Lorsqu’ils étaient passés devant la demeure d’Aigue, Castel n’avait put que sourire en reconnaissant son fils qui était à conter fleurette à une jeune soubrette et avait furtivement regardé son épouse espérant qu’elle ne l’avait pas vu.

Une fois arrivés dans la cour, il avait sauté à bas d’Espoir et avait aidé sa douce à descendre de sa jument. Il l’avait ensuite laissé vaquer au dernier préparatif de leur départ car le soir même ils quittaient Montpensier pour d’autres horizons. Prenant les brides des montures, il se dirigea ensuite vers l’écurie pour les confier au palefrenier qui, comme par hasard n’était pas dans les parages. Il ne s’en formalisa cependant pas ayant envie de s’occuper des deux chevaux.

Les box des deux bêtes se trouvaient au fond de la bâtisse. Il installa la jument dans l’un et guida Espoir dans l’autre. Alors qu’il était à ôter la selle de son cheval, du tas de foin lui parvinrent de légers bruits. Il n’y prêta pas plus attention que ça, les rongeurs n’étaient pas absents ici. Il déposa donc sa selle sur le socle de bois prévu à cet effet et se chargea de desseller la jument. Une fois fait, il se dirigea entre le box d’Espoir et le tas de foin afin de prendre une étrille.
Un pas….. deux pas…… trois puis quatre pas….. il s’arrêta net.
Son esprit n’arrivait pas à croire à ce que ses yeux regardaient.

Heaven, Sa Fille ! ….. et le jeune Pierric !!!

Il secoua la tête pour être certain de ne pas avoir une hallucination et refixa un regard froid et terrifiant sur le tas de foin.
La colère montait en lui à une vitesse vertigineuse.

Un pas suffit pour fondre sur eux. Il attrapa le jeune homme par le col le soulevant de terre avec force avec l’envie de l’étrangler. La rage et la colère masquait son visage, ses yeux auraient été des poignards que le jeune homme en serait mort sur le coup.


Tu vas t’en rependre toute ta vie mon gaillard !
commença t-il a dire entre les dents d’une voix glaciale. Pas un seul regard pour sa fille qu’il savait paralysée de peur, son heure viendrait quand il en aurait terminé avec ce jeune freluquet. Il le serrait par le col l’étranglant un peu plus de seconde en seconde. Le teint du jeune métayer était de plus en plus blême et ce sont les pleurs d’Heaven qui lui remirent en mémoire les paroles d’Oriabel « Elle est jeune et ne fait rien de mal je te l’assure, elle découvre ses premiers émois amoureux Castel et ce jeune Pierric n’osera aller trop loin …. Castel laisse la vivre ou tu la perdras… »

Il relâcha alors la pression permettant ainsi au jeune homme d’avoir de nouveau les pieds sur le sol et de reprendre sa respiration. Le pauvre garçon était blanc comme un linge. Léran ne le lâcha pas pour autant.


Je vais t’apprendre à conter fleurette mon gaillard ! Vas sur le champs rejoindre le capitaine de ma garde ! Tu seras désormais plus souvent en ma compagnie qu’en celle de ma fille !
Les côtes de mailles t’attendent ! qu’elles soient comme neuves avant ce soir !


Le poussant avec force pour qu’il déguerpisse, il hurla pour conclure

Dégage !!!!!!!!!!!

Il le regarda prendre ses jambes à son cou pour sortir sans demander son reste et avant de se retourner vers sa fille essaya en vint de se clamer.
Lorsqu’il lui fit face, il fit abstraction de la peine qu’elle pouvait ressentir, des larmes qui ruisselaient laissant derrières elles deux longs sillons sur ses joues pâles. Il la releva pas le bras sans ménagement et d’un geste sec lui releva le menton pour croiser son regard.


Tu as deux heures pour faire tes malles Heaven ! Deux heures et pas une de plus !

Il comptait sur cet ultimatum pour lui faire croire que c’était le couvent qu’il l’attendait. Il avait tout autre chose en tête de mon sévère que ça mais se garderait bien de lui en faire part. Jamais il n’aurait été capable de mettre cette sentence à exécution. Il avait besoin de ses enfants autour de lui pour être heureux, même si ceux-ci n’étaient pas toujours obéissant comme il aurait aimé qu’ils soient. Ils partaient tous ce soir et espèrait bien que dans sa crainte la jeune intrépide l'aurait oublié en ne pensant qu'au couvent qui était à l'attendre.

Sans lui lâcher le bras, ils étaient sortis de l’écurie pour se diriger vers la maison. Il n’avait rien ajouté de plus à son ultimatum. Un masque de froideur couvrait toujours ses traits, il avait l’impression qu’on venait de lui écraser le cœur. Sa petite princesse, sa petite fille dans les bras d’un homme, il ne s’en remettrait jamais !
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MessageSujet: Re: Chapitre XII : 151 quartier de la forêt   Ven 16 Oct - 21:16

Pendant ce temps.... ailleurs.....

--Helie a écrit:


Une monture nerveuse de devoir rester aux pas se dirigeait vers la demeure. Son cavalier, jeune homme d’une vingtaine d’années épiait de loin les va et vient de la valetaille du domaine, tel un chasseur attendant patiemment que le gibier sorte. Verrait-il aujourd’hui la proie convoitée ? parviendrait-il à l’attraper ? Pour seules armes ; sa ténacité et son sourire ravageur…..



Quelques semaines plus tôt, revenant de la chasse, il avait aperçu une charmante soubrette qui sortait du 55 rue des Lavandières et n’aspirait qu’à faire plus ample connaissance. Quoi de mieux qu’une petite servante pour passer le temps ? Cette idée l’avait fait sourire et l’avait conforté dans ses projets.

C’est en se rendant dans le bureau de son père qu’il avait put lire à son insu le courrier qu’avait envoyé dame Aiguemarine demandant de garder un œil sur sa demeure le temps de son absence. Depuis, Hélie n’avait plus qu’une idée en tête : aller faire un saut autour de ce domaine. Sa mère avait fait en sorte de n’employer que des femmes d’âge mûre et sans aucuns attraits gardant bien cloîtrées leurs filles. Il s’était pourtant amusé à essayer de tromper la vigilance maternelle et n’avait eut en retour que les foudres de la dame de Léran lorsqu’elle avait eut vent des loisirs de son fils ainé. Depuis ce jour, il avait donc changé de terrain de chasse afin d’apaiser les colères maternelles lui laissant ainsi penser qu’il était un fils obéissant et sage et avait donc croisé cette jeune beauté.



Il avait fini par laisser sa monture à l’écart et s’était adossé contre le pilier de pierres de l’entrée du domaine. Il ne cherchait nullement à se cacher de qui que soit trop concentré dans sa surveillance. Les allés et venus du personnel montraient que la demeure n’était pas totalement vide. La Dame de Sarliève était-elle de retour ? Il en doutait car aucun message n’était parvenu dans ce sens chez son père. Pourtant tout montrait que le manoir n’était pas totalement en sommeil. Il laissa là cependant sa réflexion se disant que peu importait en fait car il aurait sans doute ainsi la chance de son coté ! La maison de nouveau habitée, la jeune soubrette finirait forcément par monter le bout de son nez !

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Le soleil était radieux, la journée était fraiche tout de même pour la saison mais, en travaillant à l’extérieur, elle avait pu se permettre de rester sans manteau. Pour une promenade, cela n’aurait certainement pas suffit mais, elle était occupée à étendre les draps de ses Maitres, ayant profité de leur absences pour les laver et les étendre au grand air automnal. Ils auraient tôt fait d’être sec. En entendant, elle pourrait aller faire un tour, rêvasser, un de ses exercices favoris puisque sans éducations, elle ne savait pas faire grand-chose d’autres.

Une fois sa tâche exécutée, assurée que rien ne s’envolerait par la petite brise, elle prit la direction de l’entrée du domaine, tête baissée, regardant ses pieds trainer au sol, la tête à des lieux du chemin qu’elle empruntait. Elle parvient au petit muret de pierre lorsqu’un hennissement de cheval se fit entendre et qui la força à lever les yeux. La rouquine s’étonna. Que pouvait faire une aussi belle monture toute seule ici ? Elle détourna le regard se sentant cette fois épiée et remarqua enfin l’homme adossé au muret, la détaillant.

Il n’était pas l’un de ses Maitres, elle l’avait déjà croisée une fois ou deux en ville, faisant des courses pour la maisonnée mais, jamais elle ne lui avait parlé. Au fit de ses vêtements riches et soyeux, elle savait que cette homme n’était pas du même rang qu’elle. Qu’il la dévisage ainsi la fit rougir, mettant un peu plus de couleur qui ne déteignait pas avec ses cheveux.

Vous êtes perdu Sir ? Puis-je vous indiquez la route à prendre ?

C’est la seule chose qu’elle avait trouvé à dire, se sentant un peu idiote mais comme la Maitresse de maison était absente, il n’était surement pas là pour un entretien avec elle. Mais peut-être que ça, il ne le savait pas. Son regard la transperçait…. Elle en était très intimidée, personne avant ne l’avait regardé avec autant d’insistance. Elle se demandait bien pourquoi d’ailleurs….


--Helie a écrit:


La patience qu'il eut dans cette longue attente fut enfin récompensée. Sa jolie proie s"avançait lentement, tête baissée pour son plus grand plaisir car ça lui permettait de la détailler outrageusement.

Quand elle finit pas se rendre compte de sa présence, son visage s'illumina d'un irrésistible sourire. Il plongea son regard clair dans les yeux de la jeune fille lorsqu'elle s'adressa à lui. Déjà son imagination débordait d'autant plus que la soubrette avait une voix douce et timide.

Perdu dans l'émeraude de tes yeux beauté eut-il envie de lui répondre. Mais il savait qu'il l'effaroucherait en lui disant cela, alors s'abstint-il et dit d'une voix tranquille un sourire ravageur aux lèvres.


Tout juste jeune fille.... me montreras tu le chemin ?


Il ne précisa pas le chemin qu'il cherchait, mot à double sens que l'innocence de la damoiselle ne vit pas. Lui ne pensait bien entendu qu'au chemin de ses charmes, ça va sans dire et la naïveté pure de la servante l'amusait grandement.

D'un mot à un autre, il parvint à la diriger vers sa monture qui attendait. Il lui avait fait croire qu'il cherchait à rejoindre assez vite la maison des Léran à qui il devait sans trop tarder remettre une missive officielle. Lui ayant fait avaler qu'il avait un très mauvais sens de l'orientation et qu’il valait mieux qu'elle l'accompagna jusque la bas.

Alors qu'il était en grande conversation il ne manqua pas pour autant le passage de ses parents s'en retournant à la maison. Un croisement de regard avec son père lui avait suffit pour comprendre qu'il n'était pas passé inaperçu, sa mère, elle, ne semblait pas l'avoir vu à son grand soulagement d'ailleurs.

Il fit monter la timide jeune fille à l’avant de son cheval et sauta en selle aussitôt. Il ne fallait pas laisser le temps à cette jolie colombe de réfléchir a quoi que ce soit ! Aussi ne cessait-il de lui parler, lui racontant n’importe quoi afin qu’elle garde son attention sur lui. Ils avançaient au pas, Hélie n’étant vraiment pas pressé de franchir le domaine paternel, étant plutôt a ce demander comment il allait devoir expliquer à sa mère la présence de la jolie donzelle. Il n’avait d’autre choix que de retourner au bercail, son père ne lui pardonnerait pas son absence alors qu’ils étaient sur le départ.

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