Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre II : Péripéties de voyages....

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MessageSujet: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Lun 19 Oct - 11:32

Oriabel a écrit:
[Domaine des Léran à  Montpensier]

Aussitôt leur dernière promenade, qui avait commencé par une petite course taquine entre eux, achevée Oriabel était allée vérifier que tout était prêt pour le départ, laissant son époux se débrouiller avec les chevaux sans se douter de ce qu’il trouverait à l’écurie.  

La maitresse de maison alla vérifier chaque pièce, tout était soigneusement emballées et près à être expédiés dans leur domaine à Toulouse. Le déménagement était immédiat, que quelques heures et ils auraient quitté Montpensier.  Elle était pas mécontente, pas qu’elle n’aimait pas cette ville mais, elle avait un peu le mal de la province. Elle avait hâte et besoin de retrouver le soleil du sud. L’opportunité de re-communier avec le Languedoc, terre de ses premiers amours, de son unique amour même, l’enthousiasmait au plus au point.

Une fois les derniers préparatifs donnés aux domestiques, elle descendit dans le hall pour voir passé sa fille ainée en pleurs, courant vers les escaliers menant à sa chambre.

Heaven ?

Question sans réponse, la jolie ébène ne prit même pas la peine de regarder sa mère, manquant de se casser la figure dans sa robe avec l’ourlet un peu long, reprenant aussitôt son ascension, entrant dans sa chambre et claqua si fort la porte que tout le hall en vibra.  Oriabel était compromise entre la colère, personne n’agissait ainsi sous son toit  et entre la douleur de voir sa fille aussi peinée. Si seulement elle savait pourquoi ?!!

Heaven Dict. de Courgain… ce n’est pas des manières ça !

Elle  avait parlé fortement pour se faire entendre malgré le vacarme qui régnait dans la chambre de son ainée en ce moment même. Elle ne savait pas ce qu’elle fabriquait mais ça allait barder, ce n’était pas le temps de faire des sottises, ils partaient tous dans deux heures !

Elle pris le pan de sa robe et monta quelques marches de l’escalier pour aller toucher deux mots sévèrement à Heaven lorsque la porte d’entrée s’ouvrit dévoilant son mari, le visage vert de fureur qui lui également claqua la porte prenant direction de son bureau.

Rhooooo mais qu’est-ce qui se passe dans cette maison à la fin ?!!

Elle vit passé la nourrice Sandra avec les deux plus jeunes, Tristan marchant à peine depuis quelques temps. Elle les embrassa tandis qu’ils passaient à côté d’elle, allant faire une dernière promenade au parc puisque plus aucuns jouets pour eux afin de les divertir, tout empaquetés.

Ne vous éloignez pas trop, on part bientôt….

Elle les laissa partir revenant à la réalité. Heaven ou Castel ? Naturellement, il y avait un lien. Les deux étaient de vraies têtes de mules.  La pomme était pas tombé loin du pommier….Ils s’étaient disputés mais pourquoi ? Elle avait beau cherché…. Une seule chose lui venait à l’esprit pour voir sa fille si triste. Le fils du Métayer…. Heaven en était amoureuse, Castel se refusait de voir sa fille ainée dans les bras d’un simple gueux.  Histoire tellement compliqué pour rien…. Elle soupira… les pleurs d’Heaven ou la colère de Castel. Elle était pas certaine d’avoir envie de gérer cela mais, elle n’avait pas le choix.

Elle avait décidé de commencer par calmer sa fille. Cela n’avait pas été aisé. La pauvre jeunette en larmes lui racontant que son père l’avait surprise avec Pierric, le fils du métayer dans l’écurie, qu’ils ne faisaient rien de ‘’ mal ‘’.  Rien de mal ? C’était quoi pour elle rien de mal ? Hum….quelques baisers chastes mais pour Castelreng… un simple bise-main de la part de son domestique d’écurie était beaucoup trop déjà envers sa fille. Elle devait faire ses valises, son père lui ayant sous-entendu qu’il l’envoyait au couvent, prenant Pierric dans sa garde personnelle pour éviter qu’ils ne se revoient, jamais plus.

Bon… je vais régler cette histoire, fait effectivement tes bagages, on verra pour le reste d’accord…. Chaque chose en son temps…


Encore un problème de plus, comme si c’était le moment. Elle laissa miroiter cette idée de couvent à sa fille, cela lui replacerait peut-être les idées bien qu’elle savait que c’était hors de question. Castel n’oserait jamais mettre sa menace à exécution. Elle l’embrassa, la laissant se calmer et parti rejoindre son mari dans le bureau où une forte odeur de menthes émanait, en train de fumer la pipe pour se détendre.

Elle lui fit face, son mari sachant parfaitement qu’elle savait et qu’elle n’était pas d’accord. Il l’écouta lui redonder une fois de plus qu’il devait laisser vivre cet enfant, lui permettre de faire ses propres expérience qu’il encourageait chez son frère jumeau mais pas chez Heaven. Tout cela se solda dans une prise de bec habituelle, bourrique il était.  Elle fini par en avoir marre et l’abandonna à son esprit torturé.

On part… c’est l’heure… change d’air sinon à Thiers, crois-moi, tu dors dans une autre chambre que la mienne…. Et trouve Hélie parce que sinon… c’est moi la prochaine à claquer les portes !


Elle n’était plus d’humeur à rire face à tout cela. La situation commençait à lui mettre les nerfs à vif, elle habituellement plein de douceur commençait à sentir une irritation un peu trop incontrôlable.

Castel avait ronchonné, que faire d’autres… il avait envoyé quelques gardes chercher le fils ainé de la famille Dict. rentrèrent bredouille au moment même où le cortège de carriole partaient du domaine. La mère, inquiète pour son fils garda le silence Il allait l’entendre celui-là… sachant parfaitement qu’ils quittaient aujourd’hui….
--Helie a écrit:



Bon sang de bois
s’était-il dit en arrivant dans la cour de la demeure paternel. J’ai tellement traîné qu’ils ont pris la route…
Il regarda la jeune soubrette qu’il avait en selle devant lui et se demanda sur le coup ce qu’il allait bien pouvoir en faire.  Elle n’avait pas rechigner à l’accompagner jusque là et n’avait pas vraiment envie de la laisser partir. Ne l’avait-il pas épié des jours durant avant de parvenir à  l’avoir là contre lui ? Il la resserra un peu plus contre lui, ses doigts le chatouillaient a vouloir la caresser et il devait prendre sur lui pour résister à cette envie qui le brûlait de plus en plus. Le fait été là ! il n’était pas question qu’elle le quitte, pourtant il lui fallait au plus vite rejoindre ses parents.

Il s’était penché sur la donzelle et lui avait dit d’une voix douce


Il n’y a personne céans ma toute belle, ils sont partis… il y a peu apparement… pourtant il me faut trouver en urgence le Seigneur de Léran… toi seule sait qui il est….
 

Il s’était bien gardé de lui dire qu’il était son fils !


Rends moi  ce service aide moi à les trouver…. Je ne sais où aller… je ne connais point cette ville….

Que de mensonges il était près à inventer pour parvenir à ses fins ! La jeune servante était en plus adorable, croyant  à ses paroles comme paroles de curé. Toute timide et rougissante elle n’avait osé refuser.

Ils étaient donc parti au triple galops, Hélie n’eut bien entendu pas besoin de conseil pour savoir où il devait se rendre, il espérait seulement que la jolie colombe qu’il était tout simplement en train d’enlever ne le remarquerait pas trop vite. Ils chevauchèrent ainsi   une bonne heure avant de voir au loin la caravane de chariots. Plus aucun doute, c’était là ses parents et tout leurs effets !

Il doubla les quelques charrettes emplies de coffres, ignora le regard surpris de la valetaille qui suivait et des gardes de son père mais ralentit néanmoins l’allure avant d’en être arrivé devant ses parents.

Le moment crucial n’allait plus tarder, la soubrette allait vouloir retourner chez ses maîtres et ses parents ne manqueraient pas de lui demander des explications, sa mère allait entrer dans une colère noire. Trouver une parade au plus vite se dit-il en restant à l’écart du regard maternel.



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--Soubrette a écrit:


Jeune et innocente, encore chaste et pure.  Il n’y avait pas de meilleure définition pour Mélisandre. L’homme inconnu lui avait demandé de l’aider à trouver son chemin et en petite servante qu’elle était, elle avait acceptée.  Sa maitresse aurait été très mécontente si elle n’avait pas aidé ce noble damoiseau. Il cherchait les Léran, elle savait parfaitement bien où leur demeure se trouvait. Elle se laissa guider sur la monture du Sieur, tenant le pommeau de la selle bien qu’aucune chance qu’elle ne tombe par les bras qui l’encerclait chaleureusement. La proximité du jeune homme ne la laissait pas indifférente bien qu’elle se devait de ne pas penser à ce genre de chose. Elle garda la tête froide, du moins l’afficha tout le long du chemin se faisant.

Une fois arrivée à demeure, elle semblait vide. Elle fut très surprise, elle n’avait pas eu vent que cette charmante famille partait. Elle avait eu la chance de rencontrer une fois ou deux le chef de famille lors de ses visites officielles chez sa maitresse.

L’homme se pencha et ses lèvres frôlèrent son oreille l’incitant encore à le suivre, lui demandant de l’aider à retrouver celui qu’il cherchait. Il savait bien la manipuler bien qu’elle ne se doutait de rien de son identité encore….. Comment réagirait-elle sachant ce qu’il avait fait ? Elle rougit une nouvelle fois bien qu’il n’avait qu’un simple profil de son visage, cela ne devait pas passer inaperçu.

Oui Sir, je veux bien vous apportez mon aide, il faudrait prendre en direction de la ville, sur le chemin ici…


De sa main frêle, elle lui montra le sentier par lequel passer et il s’y engagea aussitôt. Tout le chemin faisant, elle se laissa porter par l’ondulation de la bête qui avançait à bon trot. Elle regardait le paysage défilé se disant que lorsqu’elle rentrerait, au fait, il allait la ramener ensuite où elle devrait rentrer à pied ? Elle n’avait pas pensé à cela, elle se retourna doucement pour le lui demander mais en voyant son regard se poser aussitôt dans le sien, intimidé une nouvelle, elle se retourna aussitôt, troublée. Elle s’arrangerait bien, les draps seraient secs dans tous les cas….

Ils avaient fini par rejoindre une série de carrioles, de chevaux et de gardes qui portaient l’effigie des Léran justement. Ils quittaient Montpensier apparemment…. C’était triste, c’était tout de même des gens très charmants. Sa Maitresse en serait surement attristée.

Vous les avez maintenant trouvé Sir, avez-vous toujours besoin de moi ?

Elle avait à demi tourné son visage une nouvelle fois vers lui, évitant ses yeux du mieux qu’elle pouvait. La nuit n’allait pas tarder, le soleil était sur son déclin et il faudrait qu’elle rentre maintenant, sinon elle se retrouverait seule sur les chemins et c’était loin d’être très sécuritaire….
--Pierric a écrit:



Il ne sentait plus ses doigts d’avoir dut frotter la cotte de maille de son maître, il n’arrivait plus à penser sereinement, la fatigue était à le gagner. Il faut dire qu’il n’avait pas arrêter depuis que Léran l’avait surpris à fleurter avec sa fille. En plus de la cotte de maille il avait aussi emplis les chariots des coffres et s’était tapé les plus lourds à charger. Les ordres lui avait-on rétroquer. Plus de doute pour Pierric, Léran voulait sa mort et à ce train là finirait part l’obtenir plus vite que prévu.

Il suivait le convois, à pieds avec quelques hommes, mette un pied devant l’autre devenait de plus en plus dur mais pas question de craquer, pas question de faiblir, il fallait qu’il montre au Seigneur qu’il n’était pas une mauviette, qu’il n’était pas simplement le gueux qu’il pensait voir. Il y avait aussi Heaven….

Heaven…

Il n’avait put la revoir depuis ce terrible moment où son père les avait découvert dans le foin de l’écurie. Il ne cessait de se demander ce qu’avait bien put lui faire ce tyran de Léran. Rien qu’à imaginer qu’il avait put battre sa fille, Pierric sentait des envies de meurtre lui monter.

Où était-elle ? Comment allait-elle ?

Un besoin de la protéger l’envahissait, il ne comprenait pas tout a fait encore pourquoi mais il était évident qu’elle représentait beaucoup pour lui.

Ses pensées maintenant tournées vers la belle Ebène aux grands yeux noirs lui redonnaient de la force. Il ne savait pas ce que serait fait demain pour lui, il ne savait pas non plus où il allait, il suivait le train mécaniquement n’ayant plus qu’à l’esprit le joli minois de la fille de Léran.
Castelreng a écrit:
Il fulminait, il ne décolérait pas !

Sale journée qui avait pourtant bien commencé.

Il n’avait pas suffit qu’il surprenne sa fille avec le fils du métayer, il avait bien sur fallut que son épouse la défende  comme toujours et ajouté à ça, la cerise sur le gâteau comme on dit ; Hélie avait trouvé bon de disparaitre alors qu’il savait pertinemment qu’ils partaient tous aujourd’hui. Maudite journée !

Il était en selle depuis plus d’une heure évitant avec soin le regard de sa femme qui n’aurait fait qu’ajout à sa colère. Chevauchant à ses cotés il la sentait aussi remonté que lui.

Les mots qu’elle lui avait lancé dans le bureau ne cessaient de lui revenir, il avait envie d’hurler pour faire sortir la rage qu’il l’oppressait. D’un mouvement sec, il fit tourner sa monture pour aller sur l’arrière avec dans l’idée de calmer ses nerfs sur le fils du métayer qu’il avait enrôlé de force.
Il eut un sourire sadique alors qu’il revoyait le garçon frotter sa cotte de mailles rouillée par le temps et qu’il ne portait plus depuis des lustres. Cette unique  pensée calma légèrement son courroux comme un baume apaisant. Il  remontait lentement la petite colonne et ne put que remarquer devant lui, son fils. Il stoppa Espoir et laissa ainsi le fils prodige venir à lui, se demandant bien qui pouvait être la fille qu’il avait avec lui.

Qu’est ce que cela voulait dire ?


Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 14:40, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Lun 19 Oct - 11:35

--Heaven a écrit:


Comment avait-il osé ? Son père cette affreux tyran que nul personne ne voudrait reconnaitre comme un membre de sa famille.... et pour elle… c’était son père ! Il fallait toujours qu’il se mêle de tout et tout le temps ! N’était-elle pas assez âgée pour savoir ce qui était bon pour elle maintenant ? Le gouffre était telle que ses larmes ne touchaient pas le fond lorsqu’elle était sortie en courant de l’écurie.

Au fil de sa course les images lui revenaient en tête, beaucoup trop clairement pour ne pas être marqué à jamais. L’ire de son père, ses yeux révulsés par cette colère qui l’avait elle, pétrifiée. Il étranglait littéralement l’homme qu’elle aimait, celui là même qui hantait ses jours, ses nuits, sans relâche maintenant….Et voilà que la faux venait de s’abattre contre sa tête qu’elle n’avait même pas eu le temps de poser sur la bûche. Elle allait partir au couvent sous les ordres paternels, jamais plus elle ne le reverrait… c’était fini…et cela même avant de n'avoir réellement commencer !

Elle n’avait même pas regardé sa mère et encore moins s’était arrêtée pour lui parler. Aussitôt engouffrée dans sa chambre, elle avait obéit, le cœur en miette faisant ses valises. Les flots de larmes ne s’étanchaient pas, ne trouvant refuge en rien pour se faire. Les sanglots n’avaient nullement cessés non plus lorsqu’elle avait dû expliquer les faits à sa mère. Elle aurait dû se faire réprimander mais non…. Elle, elle avait compris. Enfin, la beauté ébène en avait eu l’impression. Elle savait que sa mère lui parlerait. Son père fou d’elle comme au premier jour ne lui refusait jamais rien. Ne pouvait-il simplement pas comprendre que ce qu’il éprouvait pour la mère de ses enfants, elle l’éprouvait pour Pierric.

Elle cloisonna ses malles, les laissant là et alla prendre place dans la charrette indiqué par son père, quelqu'un serait chargé de les embarqués. Camouflée à l’heure du départ dans une sombre cape, le visage rougit par autant de larmes, elle avait tout de même regardé dans le rassemblement de gardes qui allaient les escortés sans retrouver celui qu’elle cherchait. Il avait pourtant confiné l’élu de son cœur à sa garde personnelle, son père était là, lui, où était-il ?

Elle ne demandait pourtant pas grand-chose en cet instant précis, seulement l’apercevoir, rien d’autre…. Même pas cette joie lui fut accordée. On rabattit la toile de la carriole, la première d'une longue série, la laissant avec sa sœur Joséphine et son benjamin Tristan. La nourrice avait reçue des ordres clairs… elle montait avec eux et ne laissait sortir Heaven sous aucun prétexte. Elle le détestait ! Il n’y avait d’autres mots, la rage régnait en son être pour son père, la tristesse face à la situation d’un amour déchu….

Assise plus silencieuse que jamais, son frère voulant jouer avec elle, elle, ne le voyant même pas. Ce n’était pas dans ses habitudes, toujours là pour ses frères et sa sœur.

Pourquoi tu pleures Heaven ?

Elle avait recommencé à pleurer sans s’en rendre compte, Joé l’ayant observé s’en était rendu compte aussitôt. Elle n’était pas vieille cette petite blonde, semblable à leur mère mais pourtant très espiègle et très intelligente. Elle hésita avant de lui répondre mais fini par le faire.

Parce que je souffre Joé…. Plus que je n’aurais pu l’imaginer un jour…..

La petite la regardait, ne comprenant pas d’où provenait le mal de sa grande sœur mais c’est tout ce qu’elle lui donna comme réponse, retourna aussitôt dans son mutisme.

Maman est aussi en colère contre toi que comme Hélie ?

Elle ne lui répondit pas cette fois, songeant à son frère jumeau. Lorsqu’ils étaient enfants, elle savait quand il avait mal et inversement. Est-ce que en ce moment, il avait le même trou à la place du cœur qu’elle ? Est-ce qu’il savait qu’elle avait besoin de lui plus que jamais ? Sentait-il sa détresse qui l’étreignait pour l’engloutir dans cette marre de chagrin ? Elle n’aurait su dire mais, probablement pas puisqu’il n’était nulle part, mère était très inquiète et c’était le prochain membre de cette famille à se faire crier dessus lorsqu’elle le choperait. Si son père était cruel, sa mère était une vraie furie bien qu’habituellement beaucoup plus juste et compréhensive mais sous l'inquiétude, elle ne répondait plus de rien. Et là... Hélie avait réussi son coup... mère était morte de soucis ! Il avait intérêt à avoir eu un accident et donc une bonne excuse pour ne pas être là au moment du départ….

Elle se roula en boule sur la banquette de la carriole, le visage tournée vers la toile qui bougeait au gré du mouvement et du vent qui sifflait. Où était-il ? Son père avait il changé d’avis ? L’avait-il chassé tout simplement ? Le reverrait-elle un jour ? Elle aurait eu envie de crier à ce mal qui la torturait mais, elle ne puis que murmurer son prénom silencieusement, ses lèvres bougeant sans aucun son ne sortent….

*Pierric…. *

Puisse t’elle trouvé un moyen de s’échapper et elle partirait le retrouver. Il n’y avait pour elle que cette seule option… cette seule lueur d’espoir…. Sinon valait mieux mourir que de subir son premier chagrin d’amour….
--Helie a écrit:



Au loin il ne manqua pas de voir son père remonter la colonne, sous peu il savait qu’il aurait à l’affronter. Il regarda, souriant, la jeune fille lorsqu’elle lui confirma ce qu’il savait déjà et lui demanda si il avait encore besoin de ses services. Son corps répondait par l’affirmative, pour sûr qu’il avait besoin d’elle, n’était ce pas la raison de sa présence à ses cotés ? Son esprit, lui travaillait à toute vitesse, il fallait toute suite et maintenant non seulement retenir la fille mais trouver à donner au paternel la raison de sa présence. Dans quel merdier me suis-je fichu ? Son regard s’accrocha sur la jeune donzelle, détaillant chacun de ses traits, confirmant encore et toujours la première impression qu’il avait eut la première fois qu’il l’avait vu les bras chargés revenant du marché, aucune envie de la laisser partir était tout ce qu’il lui venait à l’esprit. Il resserra son bras passé autour de sa taille, la collant de ce fait contre lui, un geste possessif alors qu’instinctivement son regard alla se fixer sur le carrosse où se trouvaient sans nul doute, la nounou et le reste de sa fratrie. Son cœur alors se serra à lui faire mal durcissant son corps dans un sursaut. Il ressentait la douleur de sa jumelle.


Dans quel merdier s’était-il fourré !

La moitié de lui-même était dans la souffrance, jamais encore il ne l’avait senti dans un tel état.
Son père se rapprochait de lui de plus en plus, il pouvait deviner en le regardant que son humeur était à l’orage.
La soubrette….. Elle attendait une réponse de sa part…. elle ignorait son identité….

Bordel ! dans quel merdier j’me suis collé !
pensait-il

Sa mère….. Il n’osait même pas y penser…….

Alors que son paternel faisait arrêter sa monture le laissant ainsi venir à lui, il se pencha vers la jeune fille et lui dit d’une voix qui se voulait tranquille.

La nuit tombe ma Belle….. la route ne sera plus sûre… Regarde ! le convois quitte la route pour se préparer pour la nuit.

En effet, à cet instant les hommes de tête de Léran se dirigeaient vers la gauche à l’écart du chemin afin d’installer le campement pour la nuit.

La prudence nous pousse à passer la nuit en toute sécurité auprès d’eux…. De plus tu es épuisée par cette chevauché…. Demain… demain…

Il ne finit pas sa phrase, il se trouvait maintenant devant son père qui le toisait sévèrement et interrogativement. Il ne pouvait pas se dévoiler devant sa jeune colombe. Pour sûr que son père allait le prendre pour un fou ! mais il n’avait d’autre choix que de faire ce qu’il allait faire….

Seigneur de Léran… le bonsoir messire…


Un regard furtif à la fille et à son père lui décrochant un clin d’œil complice, espérant qu’il comprenne le jeu qu’il était à jouer et avant qu’il n’est le temps d’ouvrir la bouche, profitant de l’effet de surprise qu’il lisait sur son visage, il ajouta.

Me permettez vous d’installer cette jeune damoiselle dans le carrosse afin qu’elle puisse se reposer ? La pauvrette est à deux doigts de tomber de fatigue et ce que j’ai à vous confier est ...des plus ... confidentiels.

Ses yeux ne perdaient rien de l’avancé du convois, il venait de voir sa mère quitter le carrosse pour aller inspecter le lieu où serait installer le campement, c’était donc le moment idéal pour lui de se décharger un moment de son joli fardeau pour ensuite expliquer sa situation à son père. Il ne doutait pas trop que ce dernier comprenne sa situation, peut-être même s’en amuserait-il espérait-il sans en être convaincu cependant vu la mine renfrognée qu’il avait.

Espérant et attendant l’aval paternel, il se demandait tout de même ce qui avait put le contrarier pour qu’il affiche sa tête des mauvais jours et pourquoi il ressentait une telle douleur venant de sa jumelle. Est-ce que tout ça était lié ? Il ne tardait pas de toute façon à le savoir !


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Castelreng a écrit:
Mais qu’est ce que cette fille fiche là ! quelle connerie a encore fait Hélie ? !
Comme si y’avait pas assez d’emmerde en ce moment !


Voilà ce que pensait Castelreng tout en attendant que son fils parvienne à sa hauteur.

Prends ton temps fiston t’en qu’à faire ! Voyant que le jeune homme ne se pressait vraiment pas et était à parloter avec la fille.

Faites des gosses ! osa t-il penser omettant toutes le joies de la paternité.

Enfin Hélie était à sa hauteur, il allait lui dire un peu ce qu’il pensait du tableau qu’il affichait ! Il n’en eut pourtant pas l’occasion et contre toute attente resta surpris et se demanda si la folie n’avait pas gagné son ainé qui était à le saluer comme on le fait devant un inconnu.

Il est tombé sur la tête ? Il a abusé de la boisson ? Il ne semble pourtant pas ivre ???

Ouvrant la bouche pour lui demander une explication à son comportement, là encore, il n’eut le temps de rien mais comprit vite le jeu auquel était en train de s’adonner son fils. Il connaissait trop bien le phénomène et ses manèges avec le sexe opposé, le regard qu’il lui lança ajouté à ce discret clin d’œil étaient plus qu’éloquent. L’affaire l’amusait pour l’instant, lui faisant oublier la tension qu’il avait depuis des heures. Il entra donc dans le jeu avec amusement en imaginant le gaillard devant sa mère, se demandant comment il s’en sortirait devant la colère maternelle, car il n’en doutait pas, Oriabel allait passer ses nerfs sur le jeune homme. Il avait mis sa mère dans une telle inquiétude qu’elle ne mâcherait pas ses mots. Il avait plutôt intérêt à ce qu’il y ait une bonne raison quand à la présence de cette jeune fille qui, de toute évidence était une petite boniche, bien mignonne cependant.


Faites jeune homme et retrouvez moi à la queue de la caravane où j’ai à faire auprès de mes hommes. Pressez vous cependant car la patience m’a quitté aujourd’hui !

Sans attendre de réponse du fiston à qui il avait fait comprendre qu’il ne fallait pas le titiller ce soir, il se remit en route pour aller voir de près comment s’en sortait le freluquet qui avait osé approcher de trop près sa fille. Avec tout ce qu’il avait eut à faire et la longue marche qui suivait, il espérait bien voir ce jouvenceau à la limite de tomber d’épuisement.

Quand il parvint à la hauteur des hommes à pieds, son regard froid se posa sur Pierric. Lentement il fit le tour pour repartir sous peu à l’avant de la colonne sans quitter des yeux le jeune homme. Il ne fut pas mécontent de voir que ce dernier se tenait droit comme un « I ». Il l’examinait avec attention, comme aurait put le faire un expert souhaitant acquérir un cheval.

Le jeune homme gardait un visage impassible, avançait sans difficulté apparente et avec assurance. Ses cheveux longs étaient plaqués sur son front par la sueur, ses tristes vêtements lui donnaient l’apparence d’un gueux et pourtant son visage montrait une grande fierté. Nul doute pour Castelreng que ce garçon avait une très grande force de caractère.

Il s’adressa au jeune garde qui était à ses cotés regardant cependant droit devant.


Une fois le campement installer donne à ce gueux une tenue plus correcte et ne le perds pas de vue un instant .

Sur ce, il mit Espoir au trot et remonta doucement vers l’avant, son fils n’allait plus tarder, du moins valait-il mieux pour lui, aussi ne se pressa t-il pas à rejoindre la clairière où ils seraient tous installer pour la nuit. Il lui resterait encore à gérer le problème Heaven et la mauvaise humeur d’Oriabel. A cette seule pensée il lâcha un long soupir…

Oriabel a écrit:
Quand une journée démarre mal, c’est évident que le reste va aller de mal en pis.... C’était bien le cas de cette horrible journée qui aurait dû être pointé de joie pourtant. Il manquait plus qu’un énorme orage en cette saison plutôt froide le soir venu pour déclarer cette journée la plus affreuse depuis des lustres pour les Cougain. Mais la tempête résidait déjà, dans le cœur d’Oriabel, silencieuse et sur le point de se changer en typhon. Elle était assise au devant de la première charrette avec le cocher qui se chargeait de les mener à bien dans le nouveau périple. Les enfants s’étaient endormi derrière, elle n’entendait plus chahuter mais parfois, de petites plaintes, diminuer par le vent lui parvenait… Heaven pleurait toujours. A ce train, elle allait se noyer dans ses pleurs ! Tout ça par l’entêtement de Castel à ne pas vouloir donner un peu de laisse à sa fille. La pauvre… si seulement elle savait….

Hélie et Heaven n’était pas ses véritables enfants, ils les avaient eu avec Kali, une très belle jeune femme. Lui étant Lieutenant de Maréchaussée dans le Languedoc à l’époque, elle, une brigande de renom…. Une histoire d’amour entre un corbeau d’une extrême noirceur avec une blanche colombe….. Le fruit de leur amour cependant avait conquis la belle-mère qui avait pris soin d’eux quelques heures après leur naissance, étant leur nourrice à l’époque. Mais Kali décéda très prématurément, suite à ses activités et ses relations quelques peu non-fréquentable. Les jumeaux ne savaient pas que la jolie blonde n’était pas leur mère, ce secret ayant été très bien gardé durant ses vingt dernières années…. Si Heaven l’apprenait, son père n’aurait certainement plus aucune métrise de la situation. N’ayant de noblesse que le titre de son père, elle pourrait épouser qui bon lui semble….

Elle avait hésité à lui révélé ce secret, ce serait mettre en péril son couple pour voir le bonheur de celle qu’elle considérait comme sa fille, l’aimant tout autant que Joséphine qu’elle avait porté en son sein. Son couple pour celui de sa fille, est-ce le prix à payer pour leurs erreurs à elle et Castel ? Elle n’avait pas encore décidé ce qu’elle ferait… Cette situation l’accablait, la rendant tout aussi triste que la jeunette en pleurs….

Hasardée par tout cela, elle demanda au cocher de s’arrêter, voyant la ville de Thiers non plus, une clairière toute destinées à établir le campement. Il était temps de se reposer. Aussitôt le premier wagon de carriole arrêté, elle mit pied à terre et indiqua à tous ce qu’ils devaient faire, laissant ses responsabilités de Maitresse de maison priorisé sur les méandres de sa famille auxquelles elle devrait faire face également. Tous se dispersèrent aussitôt. Elle chercha Castel du regard pour le voir s’arrêter un peu plus en arrière, au niveau du fils du Métayer. Encore à lui chercher des puces…. Il n’arrêterait surement pas de sitôt. Hélie avait eu de la chance, elle ne l’avait pas encore remarqué.

Elle vient à la rencontre de son mari et s’arrêta, les mains sur les hanches, le regard azuré de la belle blonde terriblement inquiet cette fois ce posant dans ceux de son époux. Il y avait des heures que son fils ainé ne s’était pas montrer.

Castel…. Où est Hélie ? Ce n’est pas normal, il lui est peut-être arrivé quelques choses… Et s’il était tombé de cheval ? J’ai fais vérifié, sa monture n’était pas à l’écurie ce matin….. Je suis morte d’inquiétudes…. On ne peut pas partir comme ça sans lui … je…

Elle était sur le point de craquer, son cœur tout retourné dans sa poitrine. Un de ses enfants manquait à l’appel et elle ne serait tranquille que lorsque celui-ci serait dans une des tentes qui se dressaient à vu d’œil.

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Lun 19 Oct - 11:37

--Soubrette a écrit:


La monture sur laquelle la rouquine était conviée avait ralenti le pas, trottant très doucement, la fraicheur de la soirée qui s’installait la fit frissonner. Elle n’avait pas eu le temps de prendre un châle ou une cape et elle frémissait de plus en plus. Comme si le cavalier derrière elle l’avait compris, il avait ramené son corps plus encore contre le sien, la serrant plus fortement. Elle soupira d’aise bien que cette situation n’était pas normale. Elle n’aurait pas du se trouver là… et pourtant…

Mélisandre regarda Sieur Castelreng venir vers eux et finalement s’arrêter pour les observer. Il avait l’air très mécontent. Il y avait quelques choses de curieux aussi. Pourquoi les gardes avaient-ils laissé deux inconnus s’approchés d’aussi près le cortège sans les arrêter ? Elle avait voyagé souvent avec sa Maitresse et savait qu’aucun voyageur, quel qu’il fut ne pouvait approcher des gens autant prestigieux qu’eux sans se faire héler. Tout cela était bien étrange……

Elle sortie de ses réflexions par l’homme derrière elle qui lui susurrait toujours à l’oreille, augmentant ses frémissements bien que cela pouvait parfaitement passer inaperçue par le froid de ses bras dénudés.

Il avait raison, le cortège s’était arrêté pour la nuit. La situation se détériorait, elle ne pourrait pas rentrer avant demain…. Ce mot qu’il répéta comme avec une conviction soudaine qu’il n’avait cessé de se répéter dans sa tête avant de lui glisser aux creux de l’oreille. Épuisée, non, pourtant elle ne l’était pas mais, elle se garda bien de le lui dire. La sécurité était de mise et auprès d’eux, si jamais il les laissait faire, serait appropriée naturellement.

Elle laissa les deux hommes discuter, observant le visage du Seigneur de Léran qui paraissait plutôt perplexe. Il accorda aussitôt ce que le jeune homme lui demandait sans même lui demander son nom. Cette histoire prenait une drôle de tournure, quelques choses clochaient mais elle n’arrivait pas à dire ce que c’était….

Aussitôt fait, la monture se dirigea vers un de carrosse maintenant tous vides puisque tous les domestiques de cette grande famille de Toulouse se déchargeaient et préparaient le campement qui se dressait déjà. Il l’a déposa dans l’un d’eux.

Vous êtes certains que c’est une bonne idée ? Nous ne devrions pas attendre et repartir aussitôt chez ma Maitresse ? Ces gens n’ont pas à être imposés de notre personne…. Ma Maitresse n’aimerait pas….


Elle avait peur de se faire gronder une fois de retour, ce genre de chose ne se faisait pas. Elle le savait et les réprimandes seraient sévères, voir possiblement l’expulsion si Sir Castelreng en faisait plainte à sa Maitresse. Elle attarda ses grands yeux verts dans ceux de l’inconnue, inquiète de son sort.

--Helie a écrit:



Parfait ! Tout portait à croire que son père l’avait compris puisqu’il accédait à sa demande. Il remit donc sa monture en route tout en prenant bien garde de ne pas être vu de sa mère. La soubrette ne semblait pas chercher plus loin que les vagues explications qu’il lui donnait, tout se déroulait à merveille pour le moment. Ses yeux cherchaient en permanence sa mère. Il lui fallait savoir où elle se trouvait pour éviter à tout pris de la croiser avant d’avoir mis la fille hors vue.

La chance était avec lui se pensa t-il lorsqu’il la vit se diriger vers son père. Le moment idéal pour cacher la servante dans le chariot ensuite il pourrait aller tranquillement la voir et trouverait une excuse bidon à fournir, il n’en doutait aucunement.

Une fois devant le véhicule et après être descendu de sa monture, il avait pris dans ses bras la jolie colombe et l’avait aidé à s’installer dans le carrosse Elle semblait à présent très inquiète quand à sa situation, aussi s’empressa t-il de la réconforter avec un large sourire est quelques mots bien placés


Ne t’en fais pas ma belle je me charge de tout le Seigneur de Léran ne verra aucun inconvénient à ce qu’on reste cette nuit. Quand à ta maitresse, t’inquiètes pas ma toute belle, je fais partir un pigeon ce soir à Montpensier pour la rassurer.


Il ne put s’empêcher de lui baiser le front, comme un frère l’aurait fait pour sa sœur, la couvrit d’une fourrure qui traînait là , lui lança un clin d’œil et avant de refermer la portière ajouta.

Reposes toi ma Belle …. je serais vite de retour..

Il regarda ensuite autour de lui cherchant à voir où se trouvait ses parents et Heaven qui mine de rien l’inquiétait quand même. Il repéra son père en pleine conversation avec sa mère sans parvenir à trouver sa jumelle bien qu’il est vu la petite Joé jouer avec Tristan sous la garde de leur nounou. Tout en se dirigeant vers ses parents il se demandait bien où sa sœur pouvait-elle bien être.

Arrivé à la hauteur de ses parents il inspira un grand coup, se disant que le plus terrible était à venir, se postant entre eux il dit avant que l’un ou l’autre n’ouvrnent la bouche.


Ne me condamnez pas avant de me permettre de vous expliquer. …


Puis, prenant la main de sa mère pour la porter à ses lèvres, il la regarda avec un sourire enfantin et lui dit d’une voix douce.

Maman Chérie tu es très en beauté ce soir…
Espérant bien que cet intermède diminuerait la colère maternelle. Puis, en lâchant sa main, lui déposa un gros baiser sur la joue comme il avait coutume de faire mais cette fois souhaitant ajouter du poids dans son coté de la balance.

Le silence s’installa ensuite, il cherchait ses mots car là il fallait la jouer fine, expliquer a sa mère la raison de son retard et annoncer qu’il n’était pas arrivé seul ce qui n’allait pas être simple du tout.



-----------------------------------------------------
Oriabel a écrit:
Les yeux d’Oriabel regardait son mari, la colère avait fait place à une inquiétude inhumaine. Une chatte ayant dû abandonner un de ses chatons sur la route. Elle donnerait sa vie pour un de ses enfants. Mais bien avant qu’il n’est eu le temps de lui répondre, à peine venait-elle de poser la question à Castel qu’Hélie fit son apparition, venant vers eux. Elle regarda avancé vers elle ce fils ainé à qui tous les caprices étaient approuvés, soulagée qu’il ne lui soit rien arrivé tout de même.

Une démarche décontracté, un sourire sublime aux lèvres comme si rien n’était, il arriva enfin à leurs côtés. La colère de cette pauvre mère aux aguets refit son chemin en elle. Il n’avait aucune conscience qu’elle était morte de peur pour lui ? Pour lui, la vie était belle, y’avait rien…. Pffff…. Grrrrrrr….. Elle l’aurait giflé si elle ne s’était pas retenue. Aussitôt à proximité d’elle, il lui prit la main et la lui baisa.

Hélie…..

Elle allait lui en faire de tenter de l’amadouer, ça n’allait pas se passer comme ça, pas question !!! Elle était furieuse et il allait y goûter, elle ruminait depuis trop longtemps. Et maintenant, voilà qu’il amplifiait en déposant un baiser contre sa joue. Castel regardant la scène plus qu’amuser, elle savait que même s’il ne souriait pas, il reconnaissait bien là son fils. Juste à penser à cela, ça fit exploser la blondinette….Le fils prodige en rajoutant à la complimenter… de trop ! Il pouvait oublier les condamnations hâtives….

Arrête ça toute suite, ça ne prend pas cette fois Hélie ! Garde tes airs de fils angélique ! T’auras beau tenter de renverser la vapeur, c’est peine perdue. Je suis hors de moi et tu vas goûter au courroux que t’as envenimé toi-même ! J’étais morte d’inquiétude, où étais-tu ? T’as intérêt à trouver une bonne excuse parce que crois-moi, tu vas regretter le jour où tes venus au monde tellement les oreilles vont te chauffer !

Elle planta ses mains plus fermement contre ses hanches cette fois, son regard azuré était glacial. Elle adorait son fils mais il devait apprendre le respect de ses ainés. Il lui avait fait beaucoup trop peur pour qu’elle passé cela. Tout comme elle avait défendue Heaven, elle s’attendait à ce que Castel fasse de même…. Ou…. Peut-être pas pour éviter que sa femme le fasse dormir sous une autre tente… ça restait à voir.
--Soubrette a écrit:



La jolie soubrette se vit prendre dans les bras de jeune Sieur, effleurant son corps du sien avant qu’il la pose dans le carrosse vide. Il l’installa avec une couverture dont elle se blottie, tentant de se réchauffer un peu.

Elle opina délicatement de la tête aux révélations qu’il allait tout arranger autant avec le Seigneur des Léran ainsi qu’avec sa Maitresse. Elle en paru soulager sur le moment. Son assurance était contagieuse bien que un peu trop flagrante. Enfin, elle se laissa convaincre aisément tout de même, en ayant besoin pour éviter ce qui pourrait lui pendre au bout du nez.

Une fois la portière fermée, elle se retrouva seule dans ce compartiment étroit. Il faisait noir, elle tira doucement sur l’un des rideaux pour voir son inconnu marcher vers le Seigneur de Léran qui discutait avec une très belle dame blonde. C’est tout ce qu’elle pu voir fort malheureusement puisqu’une nouvelle tente venait d’être monté directement devant cette pauvre petite fenêtre. Peine perdue pour la suite. Elle laissa le bout de tissus à demi ouvert pour laisser le clair de lune entrer légèrement et diffusée une douce clarté dans son rayon. Assez contente de l’effet, elle se lova contre la banquette, la fourrure laissant son bienfait contre son être qui se détendit. Son corps avait retrouvé une température normale. Elle écouta les murmures des gens dehors qui entrait dans leur tente. Il lui avait dit revenir bientôt. Elle attendrait sagement son retour sans se douter de ce que le fils ainé des Léran avait derrière la tête. Elle s’était tellement détendue, tellement bien enroulée dans cette fourrure soyeuse, qu’elle avait finie par fermer les yeux bien malgré elle par le confort trop entrainant, elle s’était endormie par l’attente.
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Lun 19 Oct - 11:39

--Heaven a écrit:


La charrette s’était arrêtée dans les abords de Thiers. L’ébène s’était relevée et avait suivit les autres à l’extérieur. La nourrice se tenait tout contre elle. Nul moyen de la semer…. Les enfants jouaient non loin d’eux, trop heureux de ne pas dormir encore à cette heure bien qu’ils avaient sommeillé pendant le voyage. Là… parfaitement réveillés ! L'opération du campement se fit dans l’heure, très aisément, ils voyageaient souvent, ils étaient donc très habitués. Heaven savait qu’on ne la laisserait aucunement partagé une tente seule fort malheureusement. Déjà que la nourrice était collée à ses basques… Elle aimait bien Sandra, elle avait beaucoup vieillit depuis le temps qu’elle était auprès de leur famille mais, elle avait besoin d’air.

Elle s’était à peine reculée faisant que quelques pas de côté, cachée par la charrette, gardant sa capuche de sa cape pour éviter que les domestiques ne voient dans quel état elle se trouvait que déjà Sandra la regardait avec un air sévère.

Rhoooooo…. Je vais pas nulle part, lâchez moi à la fin !

Elle avait été sec et dure envers elle, jamais pourtant elle ne l’était mais… elle avait terriblement beaucoup de chagrin et elle voulait voir Pierric, peut importe comment elle allait s’y prendre, elle devait s’assurer qu’il était là. Elle vit son frère traverser à ce moment la clairière, allant vers ses parents. Elle pourrait partager une tente avec lui non ? Ses parents ne lui refuseraient certainement pas ça… Elle serait sous bonne garde et ainsi, expliquant ses peines à son frère, il la laisserait filer… c’était l’alibi parfait !

Je vais rejoindre mes parents et Hélie, Sandra, puis-je ?

Elle leur désigna l’emplacement où toute la troupe se trouvait et la nourrice hocha la tête sans la perdre de vue bien entendu, prête à crier si jamais elle tentait de se sauver. Crier... tiens, si elle se mettait à hurler le nom de son amoureux, s’il était présent lui répondrait-il ? Ca mettrait père surement plus en colère malheureusement. Vaudrait mieux éviter si elle voulait mettre à exécution son plan.

Mine basse, regardant cependant partout pour voir si elle ne découvrirait pas une tête frisotté quelques part, elle fit le chemin jusqu’à sa famille. Elle arriva au moment même où sa mère grondait son frère. Elle glissa subtilement sa main dans la sienne, se montrant solidaire avec son jumeau sachant parfaitement bien qu’il allait passer un sale quart d’heure au vu de la fureur de mère. Elle senti un arôme de fleur qui n’était pas le parfum de leur mère contre lui et en fut surprise. Le frangin avait trouvé une gamine à exploiter…. Elle pourrait se servir ce cela contre lui et le dire à leur mère si jamais il ne voulait pas l’aider. Elle n’aimait pas faire du chantage avec Hélie mais, ainsi elle le coinçait et comme cela… elle aurait ce qu’elle voulait si jamais…

Mère, ne soyez pas trop dur avec lui, ne croyez-vous pas que cette famille à eu assez de remouds pour aujourd’hui ?


Elle lança un regard noir à son père malgré qu’on ne discernait pas réellement tout son visage mais, il devait certainement bien le sentir. Elle se tourna vers sa mère de nouveau, poursuivant.

Est-ce qu’il serait possible que je partage la même tente qu’Hélie ? Il est hors de question que nous dormions 4 sous la même tente et j’aimerais bien avoir un peu de solitude ainsi qu’une oreille attentive … ce dont apparemment je ne trouverais pas chez mon ‘’ paternel’’….

Elle était froide, pire qu’un bloc de glace envers son père mais la douleur était telle en son âme qu’elle ne pouvait agir ainsi. Elle espérait lui faire autant de mal qu’il lui en avait fait. Elle n’hésiterait certainement pas un instant pour le faire souffrir….
--Helie a écrit:



Cela n’avait pas fonctionné. Sa tentative pour amadouer sa mère avait lamentablement échoué !
Une petite main vint se glisser dans la sienne, il n’eut pas besoin de se tourner pour savoir de qui il s’agissait et avant même qu’Heaven ne parle, il savait que c’était sa jumelle qui était là. Il resserra ses doigts sur cette petite menotte et comme avant leur naissance, ne faisait plus qu’un. Il tourna la tête pour la regarder alors qu’elle était à parler à leur mère et fut désagréablement surpris en voyant son visage si triste et si ravagé. Ses yeux rougis et cernés montraient qu’elle avait pleuré énormément. Il aurait voulu la prendre à part et lui demander ce qui lui arrivait, mais ce n’était vraiment pas le moment. Il fallait avant tout qu’il donne quelques explications à sa mère pour apaiser la colère qu’il avait lu dans son regard. Heaven, la moitié de lui même, devrait encore attendre.. Mais qu’avait-elle voulu dire par « cette famille à eu assez de remouds pour aujourd’hui » ?
Que c’était-il passé pendant son absence ? Le regard furtif qu’il posa sur son père lui fit comprendre qu’il s’agissait de quelque chose de sérieux et il ne doutait pas que les larmes qui avaient ravagées le minois de sa jumelle était liées.


Mère vous me sermonnez comme si j’étais encore un enfant…


Commença t-il à dire juste à la suite de sa sœur.

Je suis désolé de vous avoir inquiétez Maman… c’est vraiment indépendant de ma volonté… Un contre temps m’a retenu plus que je ne le pensais, j’ai épuisé ma monture pour vous rattraper…. Maman chérie…. Le plus important n’est-il pas que je sois là ? Vous voyez bien ...il ne m’est rien arrivé.

Il lui fallait maintenant parler de la jeune servante qui était avec lui mais ne pouvait certainement pas donner les raisons réelles de sa présence, sa mère lui arracherait les yeux et cette fois son père ne prendrait pas cette fois sa défense ; bien au contraire !

Il lâcha la main d’Heaven et passa son bras autour de ses épaules la collant de ce fait contre lui. Il la sentait tremblante et sa main rassurante frotta le haut de son bras. Il regarda tour à tour ses parents avant de leur parler de la soubrette.


Mon retard est simple à expliquer…. J’ai enlevé une jeune fille à une situation délicate….

Ce mensonge était énorme mais il y croyait dur comme fer, aussi le sérieux qu’il afficha en prononçant ses mots ne pouvait que convaincre ses parents. D’un certain coté, ce n’était pas vraiment un bobard , la servante se la coulerait plus douce à ses cotés que chez ses maîtres à faire des tâches épuisantes se disait-il convaincu de sa bonne foi. De parler d’elle il voyait ses beaux grands yeux briller comme des émeraudes, ses cheveux de feu ; jamais il n’avait vu plus belle crinière ! son visage au teint d’albâtre était ….. le plus….le mieux….le….de toute beauté !


Maman…. ajouta t-il avec un enthousiasme qu’il ne se connait pas … la protection de cette jeune fille me vaut-elle ton courroux ?
Il l’avait tutoyé comme il le faisait lorsqu’il était encore enfant, sans vraiment s’en rendre compte, ne souhaitant qu’une seule chose ; que sa mère lâche un soupir de résignation.

Ne la quittant pas des yeux pour voir sa réaction, une chose néanmoins l’ennuyait encore ; la demande d’Heaven à vouloir partager sa tente. D’ordinaire, il aurait vu cette demande avec joie, leur complicité était telle que c’était toujours un grand bonheur de passer du temps avec elle. Mais ce soir, il en allait tout autrement. Il y avait la soubrette qui l’attendait dans le carrosse. Il se trouvait tirailler entre elles deux. Comment allait-il faire ? Il sentait qu’Heaven avait plus que jamais besoin de sa présence et il avait cette envie presque surhumaine d’aller rejoindre cette jeune beauté. Devait-il mettre Heaven dans le secret ? Il connaissait trop ses réactions lorsqu’il avait affaire avec les filles et craignait qu’elle ne fasse comme toujours, en parler à leur mère. Pourtant il ne voyait pas d’autre solution que de se confier à sa jumelle, il trouverait coute que coute les mots adéquats qui feront qu’elle ne le trahirait pas cette fois. Réconforté par cette idée, il fit glisser le capuchon qui recouvrait la tête de sa sœur et tout en la gardant contre lui, déposa un baiser sur sa tempe.



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--Pierric a écrit:



Le campement était en place, une fois encore on n’avait pas ménagé ses efforts. Jamais il n’avait ressenti une aussi grande fatigue, il était au bord de l’épuisement et pourtant il continuait a se maintenir droit. Il ne flancherait pas !

Lorsque le seigneur s’était approché de lui alors qu’ils s’approchaient de la clairière, il avait lu dans son regard que c’était justement cela qu’il attendait ; le voir flancher ! Il ne lui donnerait pas ce plaisir ! plutôt mourir que de satisfaire le sadisme de Léran !

On lui avait fait couper du bois pour le montage des tentes, sortir des coffres des charriots pour les porter dans certaines, monter les lits pour les seigneurs et ses enfants, porter nombre de seaux d’eau qui servirait pour les bains. Il n’avait pas un muscles qu’ils ne le faisaient pas souffrir.

Une fois tout cela achevé, on lui avait remis une tenue aux armes de Léran et gardé comme le plus vil des criminels, on l’avait escorté jusqu’au cours d’eau pour lui permettre de faire ses ablutions. La fraîcheur de l’eau vive l’avait quelque peu ragaillardi. Lorsqu’il était revenu vers le campement, il l’avait scruté de fond en comble du regard espérant toujours y voir Heaven. A son grand désarrois, il ne l’avait pas aperçu et ne cessait de se demander ce que ce maudit Léran avait fait de sa fille. Cette rage qu’il avait contre son maître et l’inquiétude qui grandissait sur le sort d’Heaven lui donnait une force de combattre, de montrer qu’il ne plierait pas.

Cantonné à présent dans une tente et gardé par deux hommes, il mangeait le morceau de pain et de fromage qu’on lui avait donné, observant a la dérobé ses gardiens et cherchant la façon de leur fausser compagnie pour lui permettre de trouver sa belle Ebène. Il fallait qu’il la voit qu’elle l’aperçoive ! il le fallait coute que coute.
Oriabel a écrit:
La blondinette était à cran, personne ne pouvait dire le contraire. Le silence de Castel ne faisait rien pour l’adoucir. Pourquoi c’était toujours elle qui devait les gronder et quand elle leur laisser un peu de lousse, c’est lui qui n’était pas d’accord ?!! Assurément, ils n’étaient jamais du même avis à ce demander comment ses deux être pouvait s’aimer aussi fort en étant à se point différent.

Hélie… je ne te sermonnerais pas comme un enfant si tu n’agissais pas comme tel ! Des fois je me demande si je ne vais pas vous remettre une nounou aux fesses tous les deux !

Elle avait adressé ses paroles autant à lui qu’à Heaven qui soutenait du mieux son frère pour l’empêcher que sa mère déversa sa fureur trop grande sur lui. La petite peste, elle savait que ça fonctionnerais et qu’elle réussirait à l’apaiser au dur traitement que lui avait infligé son père. Elle ne pouvait que reconnaitre la manipulation grandiose de sa fille. Elle marmonna inaudiblement en les regardant si complice tous les deux, la colère diminuant.

Elle ne pu que s’éteindre devant les explications de son fils. C’était hors de sa volonté si sa monture avait été épuisée et s’il avait sauvé en toute galanterie une pauvre demoiselle. Elle était où cette demoiselle ? Elle fini par soupirer provoquant chez son ainé un soulagement, elle en était certain même si ne le démontrait pas.

Bon bon bon… d’accord… Heaven à raison, la journée fut éprouvante pour tous. Cette demoiselle, elle est où ? Tu l’as mis en lieu sur et tu t’es occupé d’elle n’est-ce pas ?

Elle n’en attendait pas moins de son fils. Certes ils étaient nobles mais ils avaient toujours été proches des gens, leur besoin comptant presque plus que les leurs depuis toujours. Ils n’avaient pas oubliés d’où ils venaient avant toute chose. Après les explications de son fils, elle paru soulagée et presque fière de lui ne sachant même pas qu’il lui racontait n’importe quoi. Valait mieux pour lui qu’elle ne l’apprenne jamais sinon elle lui tordrait possiblement le cou….

Regagnez vos tentes et couchez-vous, demain, on part tôt. Naturellement Heaven, ta requête est accordée….

Elle se tourna vers Castel qui n’avait pas dit un mot. Et si cette fois il s’y opposait parce qu’elle avait dit ‘’ oui ‘’ elle allait le crucifié sur place ! Tous avaient hâte que cette journée finisse et le plus rapidement possible, serait le mieux.

Allez mon Ange… on va dormir aussi… je suis lasse de cette journée !

Elle avait laissé tomber toutes ses fureurs bien qu’elle savait que rien n’était terminé. Heaven ne baisserait surement pas les bras, aussi têtue que son père mais elle l’espérait assez épuisée par ses pleures pour remettre cela à demain.
Castelreng a écrit:
Dire que la situation ne l'amusait pas aurait été une erreur.
Lorsque son fils était venu les retrouver pour expliquer son retard il avait sourit en se demandant comme son gaillard de fils allait s'en tirer avec sa mère. L'arrivée d'Heaven lui avait fait froncer les sourcils. Il était toujours aussi remonté contre elle mais ne restait pas indifférent au visage démonté qu'elle affichait.Il n'était pas d'accord pour lui accorder de passer la nuit avec son frère d'autant que ce dernier avait à sa charge la donzelle. lâcher la bride à Heaven ; il n'en était pas question ! Il se tut cependant et inspira profondément. Ne voulant pas ressasser tout ça maintenant, il avait préféré ignorer la présence de sa fille pour se concentrer sur son intrépide de fils. Connaissant l'animal il était certain qu'il y avait anguille sous roche et que son ainé allait emballer la vérité à sa façon.

Il préféra donc garder le silence et laisser son épouse se débrouiller avec le garçon. Elle avait tellement eut peur pour son fils qu'il doutait que celui ci parvienne à la rassurer.

Les explications qu'il donnait sonnait creux aux oreilles paternelles et ses yeux ne faisaient que passer du fiston à l'épouse.
Bel était exaspérée alors qu'Hélie restait calme. Son fils en sauveur de jeune fille en détresse ?!? Il en leva un sourcil d'étonnement. La réputation du jeune homme avait été jusque là toute différente ! Un sourire aux coin des lèvres, Hélie l'amusait y'avait pas de doute !

Il ne laissa pas le temps à Hélie de dire où se trouvait la gamine, il aurait le loisir de s'en expliquer quand le jour se lèverait, d'autant que là il ne pourrait plus la soustraire à sa mère. Car de ça il en était certain ;Son ainé avait fait en sorte de cacher la fille aux yeux maternels.


Hum....... Commença t-il en entourant de son bras les épaules de son épouse. C'est assez pour ce soir...

Il était contre le fait qu'Heaven passe la nuit avec son jumeaux mais ne souhaitant pas ajouter de l'huile sur le feu céda et confirma l'accord. Regardant donc ses ainés il ajouta.


Soit... Hélie tu resteras auprès de ta soeur cette nuit mais.... pas d'entourloupe jeune fille ! Tu files dans la tente et tu n'en sors plus ! Je me suis bien fait comprendre.. ? Mon garçon ! je compte sur toi pour qu'il en soit ainsi !
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Lun 19 Oct - 22:17

--Heaven a écrit:


La beauté ébène était bien contente que la discussion est pris cette tournure. Sa mère s’était calmée, Hélie était sortie d’affaire, son père savait qu’elle lui en voulait au plus haut point bien qu’il ne pouvait pas s’acharner contre elle sans recevoir le courroux maternelle. Il n’avait plus le choix pour le moment, il devait se plier à la tête blonde de la maison. A ce demandé parfois qui portait les braies dans cette maison, son père ou sa mère ?!!

Elle parti avec Hélie, sa main toujours dans la sienne, laissant leur parents en plan, sous les menaces de son père dont elle ne porta même pas attention. Il pouvait dire n’importe quoi, elle ne l’écouterait pas plus qu’elle ne l’avait fait auparavant. A voir ce que ses émotions voulaient dire pour lui, pourquoi s’entêter ?

Aussitôt une distance acceptable, sachant pertinemment que le chemin jusqu’à la tente serait vérifier par le couple Cougain, elle parla à son frère mais toujours à voix basse, évitant les oreilles indiscrètes, prête à tout rapporter à leur Maitre.

J’ai pas le temps de tout te raconter…. Faut que tu me serves de couverture…. Je veux voir ce que père à fait de Pierric. C’est tout ce que je te demande Hélie, j’ai besoin de toi sous ce coup là et si tu refuses, je te jure que je vais faire de ta vie un enfer !!!

Elle arrêta son frère un instant sur le chemin, posant ses yeux dans les siens pour lui démontrer qu’elle ne rigolait pas cette fois. C’était réellement pour elle de la plus haute importance.
--Helie a écrit:


Il n'était pas mécontent de s'en être sorti de cette façon, les heures qui restaient avant le levé du jour lui permettrait de trouver la solution en ce qui concerne la soubrette. A penser à la jeune fille, il eut envie d'aller la retrouver, il ne le pouvait hélas pas. Il avait la garde de sa jumelle pour cette nuit.

Il lui avait repris la main lorsque leur parent avaient décidé le sujet clos pour ce soir. Se dirigeant vers la tente, il eut un mouvement d'arrêt suite aux paroles de sa soeur. Elle lui faisait du chantage ! Voilà donc pourquoi elle voulait passer la nuit avec lui. Il comprenait d'un coup beaucoup de chose et la raison de la colère qu'il avait lu dans les yeux de son père. Il ne lui répondit rien avant d'être à l'intérieur de la tente, elle avait dut trouver le temps long ou se demander pourquoi il ne répondait pas, peu lui importait, ce laps de temps lui permit de réfléchir à pas mal de chose et il voyait maintenant la demande de sa soeur comme une très bonne chose. Lui aussi avait un problème à résoudre.


Je veux pas savoir ce qu'il y a entre ce fils de métayer et toi Heaven je l'imagine fort bien vu la rage que contenait père ... Mais cette fois sœurette ce sera donnant donnant car moi aussi j'ai besoin que tu me couvres. Je ne suis pas arrivé seul, une jeune fille m'attend endormie dans le carrosse, c'est une servante que j'ai ravi à sa maison, pas trop eut le choix on était sur le départ

ajouta t-il pour se défendre.

Heaven... c'est la plus jolie fille qui m'est donné d'avoir vu....
J'ai pas l'intention de la voir me filer entre les pattes tu vois...
Alors je t'aide mais tu m'aides aussi...
Les parents doivent être dans leur tente là, bien au chaud et prêt a dormir, je vais aller chercher la jolie colombe et l'apporter ici, ensuite le temps que j'irais voir ton Pierric tu feras en sorte qu'elle ne puisse plus te quitter... Trouves ce que tu veux mais deviens sa meilleurs amie Heaven...


Il s'apprêta à sortir après son long discours mais ajouta en souriant

Passes toi un peu d'eau sur le visage sœurette, je file chercher la belle et te promet de trouver ton jouvenceau.


Sitôt dit sitôt fait, il ne laissa aucun choix à sa jumelle et fit comme il lui avait dit. Il laissa la soubrette ensommeillée et étonnée aux soins de sa soeur à qui il avait oublié de dire qu'il n'avait pas dévoilé son identité et alla à la recherche de Pierric. Il ne mit pas longtemps a trouver dans quelle tente il se trouvait. Il parvint à parler avec lui et une fois ressortit de la tente il savait ce qui s'était passé avant le départ.
Lorsqu'il rejoignit la tente d'Heaven, les deux jeunes femmes s'était endormie. Il s'allongea à l'écart pour prendre lui aussi un peu de repos.
Demain à l'aube ils reprendraient tous la route vers le Languedoc.
Demain à l'aube il verrait si Heaven avait fait sa part du marché.
Demain à l'aube il devra certainement affronter sa mère....

Avant que le camps ne se réveille, on vit partir un cheval monté d'un cavalier et une jeune fille prenant la route en direction du Languedoc.



----------------------------------------------
--Heaven a écrit:


Le voilà qu’il gardait le silence….. Comment pouvait- il la faire languir ainsi ? Elle ne lui demandait pas grand-chose pourtant. Seulement de la couvrir. Ce n’est pas comme si c’était la première fois, enfant, depuis qu’ils avaient tous les deux nouer avec la complicité dans le grenier, découvrant et dérobant le portrait d’une très belle dame dont ils ne connaissaient toujours pas le nom. C’était arrivé plusieurs fois ensuite, se soutenant l’un l’autre quand un des deux avait fait une bêtise. Pourquoi prenait-il tout son temps avant de lui fournir une réponse ?

Elle allait s’impatienter lorsqu’ils entrèrent enfin fans la tente qui leur étaient dédiée. Elle vit au moment même où elle passa la porte que deux gardes s’étaient postés non loin. Râpé pour les semer. Comme elle allait dire à son jumeau de laisser tomber, celui là lui répondit enfin.

Une servante ? Pffffff….. Et toi père dit rien mais moi…. Hors de question que je touche au fils du Métayer…. C’est injuste tout ça !!!

Elle ronchonnait mais fini par se détendre en entendant son frère lui parler de sa jouvencelle. Il la décrivait comme la plus belle merveille du Monde.

Bien si je te connaissais pas, je dirais que t’es amoureux frangin ! Oui ok… tu peux compter sur moi, je vais voir ce que je peux faire mais je sais pas si j’y parviendrais mais ramène moi des nouvelles de Pierric, s’il te plait….


Elle lui esquissa un petit sourire lorsqu’il lui parla de son visage à faire peur et l’écouta, allant se charger de plonger son joli minois dans l’eau froide pour atténuer toute les rougeurs. A peine cela fait qu’elle retrouva la soubrette de son frère dans une incompréhension total, lui repartant aussitôt.

Elle raconta à la jeune demoiselle du nom de Mélisandre où elle était, qui elle était, qui était l’homme qui l’avait amené ici, sans mentir, ainsi que les raisons pourquoi elle devait rester avec eux. Naturellement, elle avait un peu brodé les raisons. Elle n’était pas pour lui dire que son frère était fou d’elle, la pauvre pucelle serait possiblement partie en courant ! Elle lui dit, au teint de son visage désastreux qui donnait vrai à ses petits mensonges, qu’elle avait besoin d’une dame de compagnie, cela passa plutôt bien. La soubrette n’avait aucune famille à Montpensier donc ne voyait aucun inconvénient de les suivre et de lui apporter son aide mais à la condition qu’elle puisse écrire une missive à son ancienne Maitresse. Naturellement la ténébreuse ébène accepta. Tout cela fait, elles se couchèrent, épuisées.

Heaven ne s’endormit pas de suite cependant, ses pensées voguant à son frère, espérant qu’il est trouvé l’amour de sa jeune vie. Et lui, pensait-il à elle ? Son cœur tourmentée toujours n’eut pas raison de sa hasardasse et elle sombra avant que son frère ne revienne.

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Mer 21 Oct - 9:44

--Hélie a écrit:


Hélie avait donc pris la route bien avant que ses parents n’en fassent autant.
La nuit avait été fort courte pour lui et la jeune soubrette qu’il avait enlever le jour du départ à Montpensier.
Lorsqu’il l’avait éveillé et lui avait annoncé qu’ils partaient, il avait bien vu au regard qu’elle lui avait lancé qu’elle n’était pas trop d’accord pour le suivre. Il était alors loin de s’imaginer que sa jumelle, Heaven, lui avait révélé son identité et n’allait pas tarder à s’en rendre compte. Ayant totalement oublié ce détail pourtant important, il lui avait donc encore une fois raconté des fadaises pour l’amadouer et c’est avec soulagement qu’il l’avait vu le suivre en silence.

Nul doute non plus qu’Heaven serait folle de rage à son réveil lorsqu’elle verrait qu’il était parti sans même lui donner les renseignements qu’il lui avait promis. Il espérait cependant qu’elle n’irait pas dévoiler à leur mère la raison réelle de présence de la soubrette à ses cotés.
Alors qu’ils chevauchaient tranquillement en frontières des terres languedociennes, il ne pouvait s’empêcher de penser à sa sœur et à son caractère bouillonnant.

La jolie plante qu’il avait installé sur l’encolure de sa monture s’était assoupie et reposait contre son torse. Son doux parfum de verveine venait néanmoins troubler le cours de ses pensées. Il pencha un instant la tête vers son charmant fardeau et profita de son sommeil pour examiner chacun de ses traits.
Son visage au teint laiteux était d’un parfait ovale, quelques mèches rebelles de sa chevelure de feu voilaient ses yeux clos aux longs cils , ses lèvres boudeuses appelaient aux baisers.

Oubliée Heaven, oubliée également sa mère et les représailles qui allaient avec, oubliés tous ce qui n’étaient pas Elle. Il n’y avait plus que cet ange, lui et cette journée complète qu’ils allaient passer ensemble. Reportant son attention sur la route, il ne s’en demanda pas moins comment il parviendrait à convaincre cette beauté de l’aimer. Car là était bien le but recherché ! Coureur de jupons invétéré, il n’avait jamais eut à essuyer un refus. En serait-il autrement avec elle à qui il avait caché son identité, à qui il avait raconté le plus gros bobard qui soit pour qu’elle l’accompagne ? Elle était jeune et lui avait parut naïve, mais il ne doutait pas qu’il lui faudrait déployer plus de charme qu’à une autre et une montagne de patience.

Lorsqu’il la sentit sortir du sommeil, ils avaient déjà parcouru une paire de lieux et la matinée était déjà bien entamée. Il décida donc qu’une pose s’imposait. La jeune fille aurait sans doute besoin de se restaurer un peu et de se dégourdir les jambes. Il fit donc sortir sa monture du chemin pour la conduire dans une petite clairière où coulait un ruisseau.

Il sauta à bas de sa monture, attrapa ensuite la taille de la jeune fille pour la faire descendre et gardant ses mains sur ce jeune corps plus longuement que ce la décence devait, il lui fit un superbe sourire en lui disant doucement.


J’ai pensé que tu aimerais manger un peu et aurais besoin de te dégourdir les jambes…. Cet arrêt nous permettra aussi de faire connaissance… je ne sais même pas ton prénom ma colombe…

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Castelreng a écrit:
L’heure était venue de reprendre la route qui les conduirait en Languedoc dans la journée. Castelreng s’était éveillé peu avant son épouse et était allé rejoindre ses hommes qui avaient déjà raviver le feu et commençaient à démonter leur partie du campement. Son regard ne put que s’arrêter sur le jeune Pierric qui était, comme il avait été demandé, à mettre en charriot le plus lourd du matériel. Qu’allait-il bien pouvoir faire de lui ? Plus il étudiait le garçon, moins il trouvait à redire. D’un coté il commençait à comprendre pourquoi sa fille s’en était entichée mais d’un autre coté ça le mettait toujours autant en rogne.

Lorsque la veille au soir Heaven était venue les rejoindre et était restée collée contre son jumeau il avait comprit qu’elle ne plierait pas et lui tiendrait tête. Il en avait eut un pincement au cœur, jamais avant ça il ne l’avait vu aussi malheureuse. Bon sang ce qu’elle pouvait ressembler à Kali aussi caractérielle, aussi tenace. Comment parvenir à lui faire entendre raison ? Plus les années passaient, plus Heaven devenait la copie conforme de sa défunte mère. Jamais jusqu’à ce jour cet état de fait n'avait autant frappé Castelreng. Il n’avait jamais put dire à ses ainés qu’ils n’étaient pas nés du même lit que les deux plus jeunes et s’était dit que cette traversée du Languedoc serait l’occasion de le faire. Maintenant il en doutait. Il se força à laisser là cette question pour le moment et se concentra sur le proche départ.


Le jour était maintenant levé éclairé par un pâle soleil automnal, petit à petit tout le nécessaire au campement de la nuit avait retrouvé sa place dans les charriots. Sa jeune fille Joséphine était à remonter dans le carrosse alors que le petit dernier, Tristan, était à faire courir sa nounou. Du regard il chercha ses ainés. Il repéra Heaven auprès de sa mère qui regardait fixement l’endroit où l’escorte était rassemblée. Il suivit son regard et à son grand mécontentement constata qu’elle l’avait porté sur ce jeune freluquet de Pierric. Lui qui avait voulu qu’elle ne le voit pas rageait intérieurement. Il allait devoir la surveiller d’encore plus près et ne doutait pas de sa rébellion.
Ce voyage va être une vraie galère se dit-il en soupirant.

Ce n’est que lorsqu’ils furent tous prêt au départ qu’il se rendit compte que son fils n’était pas là. Nulle trace non plus de la gamine qui l’accompagnait. La rage qu’il contenait déjà monta d’un cran. La journée allait encore être épouvantable. Oriabel allait être rongée d’inquiétude, Heaven allait lui en faire voir des vertes et des pas mûres et Hélie…. GGGRRRRRRrrrrr

--Soubrette a écrit:


A la frontier du Languedoc

Un réveil léger en pleine nuit. Elle se senti éveillée par une douce main contre son front qui jouait dans ses cheveux. Cela lui avait pris un moment avant de se rendre compte de l’endroit où elle se trouvait. Un carrosse, dans le campement des Léran. L’homme pour elle encore à l’instant inconnu se tenait devant elle, accroupi et l’intimait de le suivre, encore une fois. La belle l’avait déjà suivi depuis chez sa Maitresse jusqu’ici justement. La jolie soubrette à moitié endormie et étonnée de tout ce chamboulement obtempéra cependant, prenant avec lui le chemin jusqu’à une tente particulière.

Il l’a laissa à l’intérieur avant de lui assurer qu’il revenait bientôt. Elle ne comprenait pas trop bien la situation. Elle découvrit une autre personne à l’intérieur, une très belle jeune fille avec de très longs cheveux noirs, légèrement ondulés par endroit, de grand yeux onyx et profonds bien qu’ils étaient rougis légèrement. Elle avait dû pleurer et beaucoup à son teint diaphane et cireux, sans compter que sous ses paupières affichaient de grands cernes. En quelque sorte, elle ressemblait beaucoup à l’homme qui venait de sortir….

Mélisandre était loin de se douter qu’ils étaient frères et sœur mais encore moins, qu’ils étaient jumeaux. La demoiselle lui raconta tout du pourquoi elle se trouvait là mais surtout qui ils étaient…. Elle eut un choc en apprenant l’identité du jeune homme. C’était le fils du Seigneur ?!!! Pourquoi ne pas le lui avoir dit ? Pourquoi jouer ce jeu ? Elle avait bien des questions mais, elle voyait que ce n’était pas le moment opportun pour cela et surtout pas la bonne personne pour y répondre. Elle les lui poserait directement le moment venu.

Un concours de circonstance certes mais maintenant qu’elle y était, la jeune femme du nom de Heaven la pria de rester au titre de demoiselle de compagnie. Certes, c’était beaucoup plus prestigieux qu’être une simple servante, il ne fallu pas très longtemps à la petite rouquine pour accepter. Rien ne la retenait dans l’Auvergne, aussi bien les suivre.

Après quelques discussions sur l’état de sa nouvelle Maitresse ainsi que sur sa vie, elles finirent par s’endormir sans revoir le jeune Maistre revenir avant.

Au lever du jour, direction le Languedoc….

Elle n’avait presque pas dormit, le soleil ne faisait que sortir de son nid lorsque le jeune maitre l’avait éveillé, lui demandant de l’accompagner. Encore ?!!! Pffff….Sa maitresse était sa sœur maintenant mais appartenant nouvellement au service des Léran, si un maitre de cette maisonnée demandait, elle se devait d’exécuter. Elle s’extirpa et le suivit, les yeux lourds de sommeil. Il n’avait pas fallu longuement pour qu’au ballottement du cheval sur la route, appuyée contre lui, elle sombre de nouveau dans un sommeil récupérateur.

Lorsqu’elle s’éveilla de nouveau, elle s’étira doucement avant de se rendre compte de la proximité d’Hélie. Elle se fondit en excuses

Pardon… je crois que je me suis légèrement assoupie… je suis navrée… je …

Elle était confuse et il n’en fallu pas plus pour qu’elle devienne écarlate. Fort heureusement, il déclina la monture vers la droite et s’arrêta. Il descendit, la prenant à son tour par la taille pour l’aider également à poser pied au sol. Ses yeux verts émeraudes se fondirent dans ses siens, stupéfaite par la pression contre sa fine taille et surtout par l’attardement mais elle ne révéla rien, baissant la tête tout en replaçant quelques mèches de ses cheveux qui avait volé chemin faisant.

Oui je vous remercie Sieur Hélie du Cougain, j’ai effectivement un peu faim et mon prénom est Mélisandre.


Elle haussa de nouveau son joli minois d’ange naïf vers lui. Elle venait sans le savoir lui démontrer qu’elle savait qui il était. Elle n’oserait poser des questions mais elle espérait tout de même qu’il répondrait à ses interrogations silencieuses…
Oriabel a écrit:
La journée de la veille avait été éprouvante. Le soleil était maintenant bien au fixe bien qu’encore matinal. Le campement qui accueillait toute la famille fut rapidement démonter et cela jusqu’à leur prochaine halte dans une des terres du languedoc. Elle s’assurait qu’ils avaient toutes les autorisations nécessaire pour tous et remis cela dans un de ses sacs près à faire chargés dans le carrosse où la plus jeune de ses filles montait déjà. Cet enfant était vraiment un ange, toujours bien droite… tout le contraire de ses ainées Hélie et Heaven. Quand au petit dernier… un vrai petit démon sur deux pattes depuis qu’il savait courir, la pauvre nourrice voulant s’arracher les cheveux.

Bel l’attrapa au moment où il courrait vers elle, Heaven arrivant au même instant.

Pas si vite petit démon blond… dans le carrosse et que ça saute ! Sandra, je vous le rends, vous aurez gagné votre ciel ma pauvre avec celui là…


Elle sourit à la femme au sein de leur famille depuis des années tout en lui remettant Tristan qui se débâtaient comme un forcené voulant jouer encore ! Oriabel se retourna vers sa fille ainée, cherchant son frère qui aurait dû suivre mais non.

Où est Hélie ? Il ne devrait pas être avec toi ? Ne me dis pas qu’il dort encore ! On va pas commencer cette journée en retard à cause de lui en plus, il en a assez fait hier je crois…. Heaven, je te parle ! Le respect voudrait que tu m’écoutes quand je m’adresse à toi !


Elle toisa sa fille qui avait le regard planté plus loin, figée sur place. Mais qu’est-ce qui se passait encore ? La belle blonde d’âge mure tourna la tête pour voir la horde de gardes près à se mettre en marche et repéra aussitôt la cause du malaise de sa fille. Pierric se tenait fièrement dans les rangs de la garde personnelle de son mari, tentant de ne pas loucher sur cette belle ébène qui se tenait à ses côtés. Rapidement, elle regarda où se trouvait Castel…. Son mari avait assisté à toute la scène juste à voir l’éclat vif de son visage.

Heaven… arrête ça toute suite….

La jeune fille avait un brin de malice, mélangé de fureur et de tristesse. Elle connaissait que trop bien sa fille. Son père allait regretter cette peine d’amour qu’il avait fait lui-même, tout seul comme un grand ! Séparer deux être qui s’aiment, son charmant époux devait prendre ça comme loisir se dit-elle. Elle prit sa fille par les épaules et la poussa vers le véhicule.

On part, tu montes, pas de discussion ma chérie…. Tu voudrais quand même pas que ton père le renvoi ? Je vais tenter d’arranger cela, je te l’ai promis mais si tu t’entêtes en ce sens, tu le perdras à tout jamais ! Montes et ne rouspète pas !

Une fois la jeune femme dans le carrosse elle héla justement Pierric qu’il aille vérifier que Hélie s’activait à arriver avant qu’elle ne déverse son courroux sur lui une fois pour toute. Le pauvre revient bredouille, disant qu’il ne l’avait trouvé nulle part, s’excusant de ne pouvait faire davantage mais que sa monture n’était plus. Alors là…. C’était trop ! Si elle mettait la main sur cet enfant, plutôt un homme maintenant, il aurait surement droit à une fessée comme lorsqu’il était gamin !

Elle alla retrouver son époux, d’humeur aussi massacrante que lui et sans même prendre le temps de l’embrasser ou de le saluer, ses paroles le cinglèrent à la figure

Où est-il ? Ne me dis pas Castel que tu ne le sais pas parce que je te crois pas ! Ca suffit les cachotteries dans cette famille. Je te jure Castel que t’as intérêt à partir avant nous, de le retrouver et de le ramener avant que moi je le choppe parce que l’enfant qui va partir au couvent sera pas Heaven mais je vais faire enrôler ton fils auprès d’Ethan qu’il apprenne la discipline et la chance qu’il a de se prélasser tous les jours ! Suis-je clair ? TROUVE-LE !!!!

Elle n’attendit même pas sa réponse, elle était hors d’elle. D’un simple mouvement elle lui tourna le dos, ses cheveux fouettant l’air irrésistiblement. Elle savait son mari avoir un faible pour son épouse lorsqu’elle était en colère mais là… c’était davantage encore. Elle allait mettre un peu d’ordre dans cette famille avant qu’elle éclate. Parce que c’était bien ce qui était sur le point d’arriver… fort malheureusement…

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Mer 21 Oct - 17:48

--Helie a écrit:



    Dans une petite clairière languedocienne à quelques heures d’avance de la caravane



Le sourire qu’il affichait se figea quand la belle ajouta son prénom à ses remerciements. Il lui cacha cependant sa surprise tout en se maudissant d’avoir omis de parler de ce détail a sa jumelle. Elle connaissait maintenant son identité, il allait devoir changer de tactique.

Faisant comme ci il n’avait pas entendu cette révélation, il lui prit la main pour la conduire sur le bord de l’eau. Le site avait du charme à cette époque de l’année. Les arbres qui entouraient la rive s’étaient couverts de leur plus belles couleurs réchauffant le paysage de leurs feuilles pourpres. Le jeune homme n’y prêtait cependant aucune attention. Il fit assoir la jeune fille sur une souche et du bout d’un doigt lui releva le menton.

Mélisandre… Ce prénom est aussi charmant que la personne qui le porte….

Il avait plongé ses yeux dans les siens et sentait la gêne envahir la jeune fille. Son visage s’éclaira d’un large sourire.

Mélie….. Tes yeux sont les plus belles émeraudes qui m’ai été donné de voir…

Il la planta là pour aller chercher de quoi se restaurer dans la sacoche de son cheval, l’imaginant fort bien rougir de la remarque qu’il venait de lui faire. Sortant un petit sac de toile contenant pain et fromage il se disait que le moment était quand même venu pour lui donner quelques explications sur ses actes. Un point le rassurait quand à la réaction de Mélisandre ; A des lieux de Montpensier et en sa seule compagnie elle n’avait d’autre choix que de rester à ses cotés !

Il revint ensuite sur ces pas et s’installa face à elle, ouvrit le sac de toile et partagea le pain et le fromage. Le silence s’était installée entre eux et il fallait le couper au plus vite avant qu’un malaise ne s’installe.

Je n’ai pas été correct avec toi Mélie….. se lança t-il
Quand je t’ai vu la première fois revenant du marché les bras chargés, j’ai eut le besoin de faire ta connaissance. Je t’ai guetté des jours durant sans parvenir à t’aborder et lorsque enfin l’espoir de te parler est arrivé …. Le temps m’était compté.

Je ne sais ce que ma sœur a pu te dire cette nuit… accorde moi le temps que ma famille ne nous rejoigne pour faire connaissance… Nous n’avons qu’une paire d’heures d’avance sur eux…


Jamais avant ça il n’avait été aussi sincère avec une fille. Il fallait qu’elle lui eut vraiment tapé dans l’œil pour en arriver là.



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--Heaven a écrit:


Un doux bruissement la sortie de son sommeil. Il faisait encore noir, plus ou moins mais cela lui pris un moment avant de réalisé que c’était l’aurore. Elle entendit un bruit de sabot au loin et se retourne vers l’autre couche pour la voir vide. La soubrette ? Elle ne s’était pas sauvée quand même ? Elle n’aurait jamais osée puisqu’elle venait de l’engager. D’ailleurs faudrait qu’elle parle de ce fait à sa mère qui n’y verrait surement pas de refus mais, il faudrait broder une nouvelle vérité quand à savoir d’où elle arrivait celle là. Son jumeau lui en faisait faire… tout ça pour avoir des nouvelles de son bien-aimé ! D’ailleurs où était-il se frère jumeau ? Elle parcouru la tente pour se rendre compte que ses affaires n’étaient plus, la soubrette non plus, il était parti !!!!! Un cri de rage se fit entendre, elle en réveilla la moitié des gardes encore à leur repos mérité dans le campement !

HÉLIEEEEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!! GRRRRRRRRRRRRRRR!!!!!

Le salaud ! Elle avait tenu sa part du marché et lui s’était éclipsé. Elle allait lui faire payer et salement qui plus est !!! Elle se leva, fit sa toilette, repris sa cape et sortie lorsque le soleil avait pris un peu d’hauteur. Elle avait l’intention de tout raconter à sa mère. Elle allait le tuer ! Tant pis pour lui ! Elle marcha d’un pas vigoureux et décidée vers la prestance maternelle qui attendait à côtés des chevaux. L’interférence de son frère la força à attendre qu’elle a remis le benjamin à la nounou.

Elle soupira et porta son regard dans les environs, en attendant. Elle espérait voir si Pierric si trouvait, l’espoir la faisant vivre, il n'y avait plus que cela qui comptait dorénavant dans sa misérable vie. Elle passait rapidement d’un visage à l’autre dans l’attroupement non loin d’eux lorsque des cheveux mi-longs et bouclés attirent son attention. Était-ce bien lui ? Ohhh oui… elle aurait reconnu se visage parmi des milliers ! Celui qui hantait ses jours et ses nuits, celui qui faisait vibrer son échine depuis des mois mais que son père se refusait de le voir l’aimer puisqu’elle noble, lui simple fils de Métayer… maintenant soldat par la force des choses. Dieu qu’il était beau ainsi sous ce début de matinée, les rayons jouant dans ses cheveux…

Elle aurait voulu courir vers lui, lui sauter au cou et l’embrasser sans pensée aux lendemains. Son père serait vert de rage…. Juste à cette pensée, un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres. Il ne méritait que cela !! Elle espérait qu’il souffre autant qu’il l’avait fait souffrir. Elle n’en eu pas l’occasion cependant, sa mère lui rappelait le respect et d’arrêter ça sur le champ…

NON….. j’en ai rien à faire de ce que pense père ! Je vais le renier c’est tout… il pourra pas m’en empêcher…. Je renonce à tout pour lui…. Ne comprennez-vous pas mère que rien n'importe sinon lui maintenant ?


Sa mère tenta d’arrêter de lui faire dire des sottises en lui disant qu’il allait le renvoyer. Certes, ce ne serait pas la joie si c’était le cas. Se faisant renvoyer d’une grande famille apporterait qu’il ne pourrait travailler nulle part ailleurs ensuite. Si elle le suivait, ils vivraient de quoi ? Il serait plus raisonnable d’attendre que sa chère maman trouve la solution mais elle avait plutôt intérêt à se dépêcher parce que l’intrépide jeune fille n’avait pas de temps, ni rien à perdre ayant déjà perdu la raison et la joie de vivre par son infâme tyran de père !

Elle hocha la tête en seul signe de coopération et monta docilement dans le carrosse prêt à partir. Petite trève dans le temps..... Elle en avait oublié Hélie avec tout cela. Tant pis pour lui, mère serait furieuse de pas le voir au départ et s’en arrangerait bien avec…. Elle sourit d’ailleurs en entendant le TROUVE-LE… qui avait résonné même lorsque les chevaux avait commencé leur ascension vers le Languedoc….
Castelreng a écrit:
Il allait enfourcher sa monture lorsque son épouse arriva. L’absence d’Hélie le mettait en rogne car il savait que ça lui pourrirait encore la journée. Bonté divine ! qu’avait-il fait pour avoir des enfants aussi compliqués et une épouse aussi têtue ! Avant même que sa douce n’ouvrit la bouche il savait déjà ce qu’elle allait dire. Suffisait de regarder ses yeux chargés de colère pour comprendre et ça, ça n’avait pas échappé à Castelreng.

Il garda une main sur le bord de sa selle et l’écouta. Pas de doute cette fois, elle était hors d’elle, pire encore que la veille qui pourtant n’était pas un rien. Ce pouvait-il qu’il y eut pis qu’un ouragan ? oui ! un cataclysme ! Et c’est bien ce que son épouse était en cet instant !

Il soupira longuement, ne cachant nullement son raz le bol de tout ces problèmes familiaux. Bien décidé à mettre un terme à une partie du problème, celui qu’on pourrait nommé Hélie, Il regarda froidement son épouse et lui dit dans ces termes :


Stop Bel ! Hélie est en âge à se débrouiller seul !


Voyant qu’elle allait répliquer, il leva la main lui signalant qu’il valait mieux garder le silence pour l’instant.


Tu vas m’écouter une bonne fois pour toute ! Il n’est pas question que je cours après lui, il reviendra quand il le jugera bon ! ça commence à bien faire ! Et inutile de mettre Heaven sur le tapis tu sais parfaitement ce que je pense la dessus et je ne plierais pas d’un pouce ! Voir ma fille tourner autour de la valetaille NON ! Y’a pas de favoritisme la dedans ! Hélie est un homme laisse le faire sa vie Heaven est une jeune femme et sa réputation doit être sans tâche ! Le sujet est donc clos !

Il laissa planer le silence quelques seconde le temps de laisser assimiler ses paroles à son épouse et avant qu’elle ne réplique il ajouta.

Maintenant on prend la route sans attendre et je n’admettrais plus qu’on revienne sur tout ça . Dis toi que ton fils doit être à nous attendre dans la prochaine ville dans quelques heures tu passeras ta colère sur lui si ça te chante mais d’ici là ..…

Il enfourcha sa monture sans rien ajouter de plus et attendit que son épouse fasse de même. D’ordinaire il l’aurait fait monter sur sa jument mais il était trop remonté pour le faire cette fois.
--Soubrette a écrit:


Dans une petite clairière languedocienne à quelques heures d’avance de la caravane

Sans même lui offrir une réponse au quelle pourtant il aurait été légitime envers elle, il pressa sa main comme un ami dans la sienne et l’entraina vers le cour d’eau qui prenait tout son essor dans ce petit coin de pays. C’était magnifique ! Elle n’avait rien vu de telle. Le nid de la rivière qui sous peu se jetterais dans la mer dans quelques kilomètre de là. Elle s’avoua que cette petite balade promettait au vu du paysage idyllique avec les feuilles fleurissant une dernière fois de toutes leurs couleurs avant d’entonner leur dernière chute. Elle s’assied, enchantée, sous la requête silencieuse de son Maitre.

Les yeux du fils du Seigneur s’agrippèrent aux siens, soutenant son regard félin jusqu’à ce qu’elle soit forcé de penché la tête par la gêne qui lentement sevrait dans son corps venant déteindre sur ses joues au teint diaphane. Il posa un doigt sous son menton l’obligeant à le regarder à nouveau malgré la timidité qui l’assaillait. C’était troublant tout cela, pourquoi insistait-il ainsi ? Le regard, la présence…. Elle n’arrivait pas du tout à cerner ce jeune homme et encore moins ses intentions….

Heureusement qu’il l’a planta là avec ses compliments parce que son cœur allait sortir de sa poitrine cette fois ! Elle avait le teint cramoisi cette fois sous l’assaut de la gêne. Elle était beaucoup trop naïve pour comprendre ce qu’il attendait d’elle. Elle soupira doucement, tentant de calmer son cœur qui la secouait sous le battement effréné.

Lorsqu’il revient, elle avait planté ses émeraudes dans le cours d’eau, suivant la jeune biche de l’autre côté du rivage s’abreuver, émerveillée par ce simple spectacle. Elle lui sourit lorsqu’il l’interrompit, lui offrant la moitié de son repas.

Merci Sir

Elle garda le silence, mangeant sa pitance tous en observant ce qui bientôt serait couvert d’un grand manteau blanc, geler, hibernant jusqu’au retour de la floraison. Le silence fut rompu cependant par les explications qu’elle attendait depuis le début de la nuit précédante.

Elle secoua quelques miettes de pain qui avait pris refuge contre sa jupe tout en l’écoutant religieusement. La stupéfaction fut de taille…..et cela se voyait parfaitement dans l'expression de son visage dans un grand '' ô ''. Il l’observait depuis des jours ?!!! Mais... mais.... mais pourquoi ? Elle n’était qu’une pauvre servante chez Aiguemarine depuis quelques années, orpheline, elle l’avait recueillit pour lui fournir un toit et de quoi se nourrir. Aucune éducation si ce n’était que le respect qu’elle pouvait apporter à ses maitres, alors pourquoi un Damoiseau comme lui pouvait bien s’intéresser à une soubrette comme elle ?

La sincérité de ses paroles la foudroya mais elle n’était pas pour le moins ravie qu’il lui ait menti au départ surtout qu’elle ne comprenait pas tout encore. Il avait ouvert la discussion, il ne serait donc pas déplacer de poser quelques questions… Du moins, l’espérait-elle.

Hum… oui….votre sœur a décidé de me prendre au sein de votre famille, je serais sa demoiselle de compagnie. Elle est très agréable et à ce que j’ai vu, elle souffre beaucoup en ce moment, la compagnie lui fera sans doute le plus grand bien mais….


Elle replaça une mèche de cheveux flottant au vent qui lui chatouillait le visage derrière son oreille. Mélisandre pris soin de bien choisir ses mots pour que sa question ne soit pas offensante.

Pourquoi avoir menti, je ne comprends pas…. Oui je sais que vous vouliez du temps en ma compagnie mais pourquoi ? Et pourquoi devoir mentir pour cela ?


Elle aimait les choses limpides et malheureusement, ce garçon était tout sauf cela. Malgré tout le respect qu’elle lui devait, malgré le fait de son rang et des émotions qui pouvait l’étreindre parfois en sa compagnie, elle n’aimait pas les mensonges !

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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Mer 21 Oct - 17:49

Oriabel a écrit:
[rp]Elle n’avait rien rajouté ! A quoi bon de toute manière ! Elle était remontée, son époux également ! Quelle tête de mule !!! Elle n’avait jamais vu Castel dans cet état mais elle non plus, jamais elle n’avait été aussi encline à la colère qu’en ces derniers jours. Tout cela pourquoi ? Parce que les jumeaux étaient en âge maintenant, devenu assez grand, pour se prendre en charge tout seul. Mais ce n’était pas facile pour elle d’accepter cela….

Le cœur d’une mère est toujours inquiet de voir son oisillon tomber à son premier envol…. Elle aurait possiblement voulu les avoir dans ses jupes éternellement. Elle soupira, rejoignant le cortège de montures, de carrosses, charrettes et autres prêts à partir. Son époux avait raison pour Hélie, elle voulait bien l’admettre mais pas pour Heaven…. Le pire c’est qu’il le savait…. Mais ne voudrait pas, sous aucun prétexte faire comme elle et reconnaitre ses tords et les faits.

Heaven, du même âge que Hélie par le simple fait qu’ils étaient jumeaux, avait toujours été cependant la fille à papa….Oriabel savait bien pourquoi. Elle aurait pu en éprouver de la jalousie quelque part mais non, ce n’était pas ça. Sa fille ainée n’était de telle que par l’amour qu’elle lui portait. Elle l’aimait comme sa véritable mère mais ce n’était pas elle qui l’avait enfanté tout près de vingt ans déjà auparavant…. Chaque jour, elle ressemblait davantage à Kali autant physiquement que caractériellement. Et ce n’était pas peu dire…. Castel avait son passé, après autant de temps ensemble, il y a longtemps que cette histoire d’amour était endormi pour elle bien qu’elle savait qu’il l’avait profondément aimé, peut-être beaucoup plus passionnément qu’elle…. Ce que la blondinette n’acceptait aucunement, c’est le fait de l’injustice entre les deux enfants, laissant les vielles histoires où elles sont, bien que ce fût plutôt improbable maintenant. Sa famille avait éclatée en réveillant les démons endormis, elle avait peur. Son mari n’aurait-il pas pu comprendre ça ?!!

Oui, bon… Heaven était une fille, Hélie un garçon mais, ils n’étaient ni un ni l’autre de noblesse au départ, elle n’osait penser au terme de ce qu’ils étaient réellement puisque pour elle, c’était ses enfants avec tout l’amour qu’elle leur portait. Simplement, ça changeait toute la donne et Castel ne voulait l’admettre. Si Heaven apprenait qu’elle n’était pas de sang noble, Castel allait s’en mordre les doigts ! Elle avait tenté simplement d’éviter cela, ne s’en rendait-il pas compte ?

Elle monta sur sa jument silencieusement et suivi à travers le flot de ses pensées ce qui allait advenir d’eux finalement …. A la tempête qui faisait rage, il y avait avoir des dommages, elle le savait…. Est-ce que sa famille arriverait à ne pas se déchirer dans les vagues trop hautes qui écumaient leur vie ? Elle en doutait, ce serait une catastrophe. Et encore… elle était loin de se douter que doucement en elle, un autre problème se dessinait depuis peu…. Trop content de se retrouver après son long pèlerinage au couvent, ils n’avaient pas fait attention…. Elle qui peinait à gérer ses quatre enfants allait être servi avec ce qui très doucement germait en son sein….
[/rp]
--Pierric a écrit:


Pierric s’était fait réveillé à coup de pied ce matin là. Il lui avait fallu quelques secondes pour réaliser où il se trouvait et pourquoi . Sa nuit avait été courte et la journée qu’il avait passé des plus fatigante. Le peu de sommeil qu’il était parvenu à prendre n’avait pas été suffisant pour le repos de son corps. Il était courbaturé de partout et ses doigts éraflés d’avoir frotté une cotte de maille couleur rouille le lançaient. Certain s’étaient infectés et avaient doublé de volume.

C’est avec une grimace qu’il s’était levé et aussitôt le pain qu’on lui avait donné, avalé il s’était mis à recharger les charriots. Ses mouvements étaient plus lents que la veille aussi se fit-il réprimander à plusieurs reprises.
Pas question que je flanche ! ce tyran de Léran n’aura pas ma peau et moi ! Pierric ! j’aurais sa fille ! je le jure ! Se dit-il en entassant la dernière malle dans la charrette.

Il repensa a la conversation qu’il avait eut durant la nuit avec Hélie. Les deux garçons se connaissaient bien et s’appréciaient. Hélie lui avait donné des nouvelles d’Heaven et il se trouvait a présent soulagé de la savoir du voyage. Il ne souhaitait plus qu’une chose à présent ; La voir ne serait-ce que quelques minutes.

Comme ci le ciel était avec lui, son vœux le plus cher fut réalisé lorsque tous se regroupèrent pour le départ. Il la vit là, juste en face, à une quarantaine de pieds tout au plus. Ses yeux ne purent se détacher de sa jolie Ebène. Un sourire s’afficha sur ses lèvres lorsqu’enfin leur regard se croisa. Il n’y avait plus qu’eux, tous avait disparu et il ne vit donc pas que Castelreng les regardait furieusement. Ce doux moment ne dura cependant pas, la jeune fille partie vers le carrosse où elle y monta sans se retourner.

Ce soir avec de la chance la verrais-je…. Se disait-il lorsque la dame de Léran lui manda d’aller chercher son fils. Il fit donc tout en rêvassant à la jeune fille et revint annoncer à la maitresse qu’Hélie ne se trouvait pas dans le camps qu’il avait dut prendre la route car son cheval n’était pas là non plus.

Tout s’activait dans le campement, tous étaient prêt à partir, tous attendaient le bon vouloir du Seigneur qui était en pleine scène de ménage avec son épouse. Pierric ne perdant rien de leur échange qui n’était pas des plus discrets se dit qu’il n’était pas au bout de ses peines. Il ne renoncerait pas pour autant et s’entêterait aussi longtemps qu’il le faudrait !
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Ven 30 Oct - 19:04

--Helie a écrit:



    Dans une petite clairière languedocienne avant l'arrivée de la caravane



Tout en mangeant, il ne la quitta pas des yeux voulant sans doute s’assurer qu’elle n’était pas trop effrayée par sa façon d’agir. Intimidée, rougissante par moment, charmante en tout cas !
Elle avait une voix toute douce qui l’attendrit et des gestes pourtant simples et naturels mais qui le mettaient dans tout ses états.

Mentis ?!? Il n’allait quand même pas lui confirmer ses mensonges ! Il lui fallait donc trouver une parade et surtout faire oublier à la jeune fille tous ces faux prétextes dit pour la garder avec lui.


Mensonges…. Comme tu y vas là ma jolie…

Commença t-il a lui dire avec un sourire désarmant.

N’es-tu pas heureuse d’être à présent demoiselle de compagnie ? Ta vie va être plus douce à présent… Elucident ainsi la réponse. « et je pourrais te voir aussi souvent qu’il me plaira » se dit-il pour lui-même. Afin de lui faire oublier la question qu’elle avait, à juste titre, posé, il lui parla longuement des avantages qu’elle aurait à être au service de sa sœur. Tout y passa, les robes bien plus jolies que ce qu’elle portait là, le temps qu’elle aurait rien qu’à elle, la possibilité si elle le souhaitait d’apprendre à lire et à écrire, sa rémunération, les journées où elle irait faire les boutiques de fanfreluches, les rubans et autre babioles qu’elle pourrait s’acheter et les bals où elle devrait accompagner sa nouvelle maitresse, les sorties à cheval pour le plaisir…. Il s’abstint cependant de lui dire qu’elle ne serait pas sans le voir, bien au contraire !

Le temps passa ainsi où il espérait bien avoir fait rêver la jolie colombe. Il fallait à présent reprendre la route, soit pour aller de l’avant ou retourner sur leurs pas pour se joindre au convois parental. Hélie se leva et tendit sa main à la damoiselle, ne sachant pas encore quelle direction il allait prendre, juste conscient du fait qu’il était temps de bouger.

Il nous faut nous remettre en route lui dit-il simplement

Il l’entraîna vers la monture qui attendait tranquillement, la hissa pour la déposer sur l’encolure du cheval et se mit en selle. Alors qu’ils étaient à rejoindre la route qu’ils avaient quitté, des bruits de sabots et charriots se firent entendre. Le choix se fit de lui-même, ils allaient aller retrouver le reste du groupe. Laissant sa monture aux pas, il ne se pressa cependant pas regardant loin devant arriver sa famille.


Tu vas pouvoir aller rejoindre Heaven ma beauté…. A moins que tu ne préfères voyager avec m… à cheval se reprit-il.


-----------------------------------
Castelreng a écrit:
La route avait repris et un lourd silence pesait entre les époux. De temps à autre il la regardait et ne pouvait que constater qu’elle resterait fermée la journée durant. Il avait été dur avec elle et le savait fort bien mais n’avait eut d’autre choix. Il n’en pouvait plus de ces broutilles familiales et espérait bien avoir un peu de répits le reste du voyage. Ce n’était sûrement qu’un rêve mais l’espoir faisant toujours vivre, il ne pouvait que voir les choses du bon coté. Pour parvenir à garder un tant soit peu de paix il éviterait les regards orageux de sa fille et tenterait d’ignorer les remarques cinglantes d’Oriabel.

Les lieux défilaient doucement, en milieu de journée ils avaient retrouvé Hélie. Un regard qui en disait plus long que des mots à son fils puis il avait talonné sa monture pour prendre la tête du convois. A l’avant, les remontrances de Bel envers Hélie ne lui était pas parvenues. De ce calme bienfaisant il avait put laisser vagabonder son esprit. Allant de projets d’avenir, le passé l’avait lentement rattrapé. Le paysage défilant, cette route qu’il connaissait très bien l’emplirent d’une étrange nostalgie. Un retour aux sources . Il avait quitté le Languedoc pensant ne plus jamais y remettre les pieds, laissant derrière lui des drames auxquels il ne voulait plus songer il y avait de ça des siècles lui semblait-il. Sur les terres toulousaines où il était parti vivre il avait retrouvé un certain équilibre de vie. Œuvrant pour le Comté, bataillant avec sa vie familiale, le temps avait coulé doucement apportant son lot de joie et de peine. Marié, père de quatre enfants, anobli, Castelreng n’était plus le jeune homme que le Languedoc avait connu, mais un homme mûre, caractériel et de plus en plus têtu.

Foulant ses terres natales il s’était demandé ce que pourrait être la vie ici pour sa famille et lui même. Longeant la cote, l’air salin dont il avait oublié les bienfaits lui donnait une irrésistible envie de se poser dans l’une des villes portuaires languedociennes. Vivre de nouveau au bord de mer, revoir la grande bleue déchainée par la tempête, regarder revenir les pécheurs leurs barques pleines de leur journée en pleine mer. Admirer les navires gigantesques ancrés au port apportant des trésors venus de terres lointaines. Les plages…. Ces longues étendues de sable où chevaucher était un vrai plaisir.. Une plage lui revient en mémoire…. Narbonne…. Son sable ses dunes….. une chaumière…. Il secoua la tête pour laisser fuir ses pensées, il n’avait pas voulu, pas maintenant se replonger parmi ses fantômes. Il avait tiré sur les rênes et était allé à la hauteur du carrosse où ses enfants étaient installés et avait laissé ses pensées vagabondes loin en regardant attendri son jeune fils Tristan faire damner sa nourrice.

A la nuit tombée ils étaient entrés en ville et avaient pu profiter des bienfaits d’une auberge. Conformément à ses vœux, Castelreng avait évité tous conflits, répondant par le silence lorsque l’orage se faisait sentir, ignorant sa fille ainée qui ne se lassait pas de le foudroyer des
yeux. Il savait qu’une discussion s’imposait avec Heaven que plus le temps passait plus il serait dur de lui faire entendre raison. Sous peu se disait-il en montrant une totale indifférence à ses regards entendus. La tension était cependant palpable et il en était conscient, les problèmes n’étaient pas résolus loin s’en faut ! Deux jours durant il était parvenu à éviter le sujet « les jumeaux » . Demain ils seraient à Narbonne, une joie mêlée d’inquiétude l’envahi.

Le passé allait refaire surface, il n’aurait plus le choix, il lui faudrait parler à sa fille des sentiments qu’elle avait pour ce jeune Pierric mais il faudrait aussi qu’il lui dévoile, à elle et Hélie, un lourd secret trop longtemps gardé.
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MessageSujet: Re: Chapitre II : Péripéties de voyages....   Ven 30 Oct - 19:10

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