Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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  Chapitre IV : Retour aux sources

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MessageSujet: Chapitre IV : Retour aux sources   Ven 30 Oct - 19:09

Castelreng a écrit:
Les portes de la ville franchies, Castelreng ressentit une grande envie de s’installer de nouveau dans sa ville natale. Ils en avaient parlé ensemble avec son épouse ses deux derniers jours et elle avait été enchanté à cette idée de retour aux sources. Pourquoi pas après tout ! ils avaient quitté Montpensier où ils s’étaient installés pensant qu’ils seraient plus heureux la bas qu’en Toulouse et n’étaient pas parvenus à se faire à la ville. Les gens y étaient pourtant accueillants, la dessus rien à redire ! Leur idée de départ était d’aller s’installer en Béarn où ils y avaient quelques connaissances. Mais sitôt le sol languedocien foulé, un besoin presque vital s’était emparé de Castelreng et d’Oriabel .

A cette heure de la journée la rue du Roy était animée. Le temps, pourtant à la pluie, ne retenait pas les badauds à demeure. A loin parvenait les cris des femmes de pécheurs vendant le labeur de leurs hommes et la fraîcheur du produit. Un groupe d’enfants jouait bruyamment devant les maisons sous le regard veillant de leurs mères assises pour certaines sur un banc, une large écuelle sur leur giron, épluchant les légumes du repas à venir.  Remontant ce boyau central de la ville, ils parvinrent à hauteur de la mairie.  

Laissant avancer leurs montures aux pas, Castelreng chercha du regard les changements fait dans la ville depuis son départ. Peu de choses à ce premier coup d’œil. Des tavernes en avaient remplacé d’autre, certaines avaient totalement disparu. Le Feu perdu des Vestales était toujours là, il en fut plus qu’heureux. Pendant ce moment où ils étaient en quête de la meilleure auberge de la ville, il n’avait en tête que le bonheur de la ville retrouvée. Loin la colère d’Heaven à son égard ; loin les escapades d’Hélie ; loin les orages d’Oriabel , loin les chamailles des deux derniers et les hauts cris de leur nounou. Castelreng était tout à sa joie, les yeux brillants d’excitation à  ce retour aux sources. Il savait cependant que cet enjouement ne durerait pas. Ils venaient  de s’arrêter devant une auberge et déjà Heaven sautait hors du carrosse. Le regard foudroyant qu’il vit dans les yeux de sa fille le fit soupirer. Il était plus que temps d’avoir avec cette jeune têtue une sérieuse discussion.
--Helie a écrit:


Le voyage s’achevait, changement de programme lui avait dit son père, terminus Narbonne ! Narbonne ou ailleurs peu importait pour Hélie. Chaque ville avait son lot de jolies filles il ne doutait donc pas de trouver de quoi s’amuser ici !

Les derniers jours du voyage il avait laissé la jeune soubrette auprès de sa jumelle qui en avait fait sa demoiselle de compagnie. Eloigné donc de ses beaux yeux émeraudes, il l’avait pour le moment légèrement oublié. L’enthousiasme de découvrir ce que Narbonne allait lui apporter comme plaisir, faisait que la belle Mélie ne pouvait passer qu’au second plan. Hélie, digne fils de son père au même âge,  avait comme principe de mettre en avant ses plaisirs avant les broutilles que ses parents nommaient : choses importantes. Bourreau des cœurs, coureur de jupons invétéré, Hélie croquait la vie à pleines dents.

Narbonne à nous deux s’était-il dit en arrivant devant l’auberge où la famille s’installerait le temps de trouver demeure. La journée commençait il était bien décidé à connaitre les bons endroits de la ville avant la tombée du jour. Il profita donc du remue-ménage qu’apporte des voyageurs pour filer à l’anglaise. Pas le temps pour se justifier de quoi que ce soit ! Et il se jugeait suffisamment adulte pour ne plus avoir de compte à rendre  et ce, même si il devait cependant éternellement le faire auprès de sa mère qui ne voulait décidément pas le voir grandir. Cet état de fait lui portait parfois sur les nerfs, il faut bien l’avouer, mais la tendresse qu’il éprouvait pour sa mère était telle qu’il ne montrait jamais d’agressivité lorsqu’elle lui demandait où il avait passé la nuit, ce qu’il avait encore fait de répréhensibles. C’était toujours calmement et gêné qu’il répondait à ses inquiétudes. Il embellissait très souvent ses justifications car il ne voulait pas voir sa mère se chagriner, finissait toujours par gagner un sourire et concluait par un baiser affectueux ce qui  avait commencé par être une réprimande. Il en serait de même encore une fois quand il rentrerait, mais peu lui importait, les réprimandes maternelles étaient comme son besoin de papillonner : un fait tout a fait normal dans sa vie.

Il redescendit , sa monture aux pas, la rue du Roy. Le regard partout pour ne rien rater, il repéra une taverne proche de la mairie et un peu plus bas une joyeuse lanterne rouge. Endroit des plus intéressant se dit-il un large sourire aux lèvres.  Pour sûr qu’il irait voir de très près ce qui se cache derrière la porte de cet établissement.

Il traversa ainsi toutes les rues de la ville, repérant tout ce qui pourrait lui apporter des moments de plaisirs, ne s’attardant pas devant les bâtiments comme le commissariat ou la caserne ; endroit trop discipliner pour lui . Il ne loupa pas le lavoir qui avait un charme fou quand les beaux jours arrivaient et que les jeunes femmes venaient laver le linges. Cette ville décidément commençait à lui plaire !

Le tour de la ville fait, il s’était arrêté dans une taverne le temps de manger un morceau. L’après-midi entamée, déjà, il dirigea sa monture vers la plage…




Le vent soufflait doucement , les vagues laissaient leurs écumes sur le sable fin. L’homme était enchanté par la vue de ce paysage qui jusque là lui était inconnu. L’air chargé d’embruns l’enivrait. Il talonna son cheval qui parti au grand galop rejetant de ses sabots le sable mouillé.

Hélie aimait la mer et sa plage !

Il galopa ainsi un moment avant de remettre aux pas son cheval pour aller à la découverte de cette immense plage.  Revenant sur ses pas, il vit droit devant lui, des dunes. L’endroit lui plaisait plus qu’il n’aurait sut le dire. Il se sentait irrémédiablement attiré par cette plage de sable blond, par ses dunes qui bien que belles à voir, devait cacher une vue superbe. Il s’amusa à en contourner une afin d’aller inspecter ce qu’elles voulaient garder pour elles et fut saisi par ce qu’il découvrit. Arrêtant son cheval, il admira le tableau.

En fond, une végétation semblait se battre contre le sable envahissant. L’automne donnait à cette œuvre une multitude de couleurs chaudes. A gauche de cette toile bien vivante, un immense saule dont ses pleurs caressaient le sol mélangé de terre et de blond.

Il mit pieds à terre et, comme attiré par cet arbre grandiose, s’avança tel un hypnotisé. Il aurait été incapable de se l’expliquer et, arrivé devant ces longues branches souples, dans un geste lent, il ouvrit le rideau de feuillage qu’il laissa retomber en douceur.

Pourquoi semblait-il troublé par cet arbre ? Ce n’était qu’un simple saule pleureur de belle taille certes mais il n’y avait pas de quoi se sentir attirer comme il l’était ! Il ne pouvait cependant pas savoir le secret de cet arbre et était à des lieux de se l’imaginer.

De sa main il caressa l’écorce de ce monstre de végétation et en fit le tour en lenteur. Une drôle de sensation l’avait envahit dès l’instant ou il s’était retrouvé derrière les feuillages. Il s’y adossa, laissant sa tête reposer contre le tronc, il ferma les yeux et chercha à comprendre ce qui lui arrivait.

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--Heaven a écrit:


Voilà... Le languedoc... Narbonne ! Apparemment, père a DÉCIDÉ et le reste de la famille obéit. Une halte à long terme dans se trou perdu du Sud. Heaven était toujours une boule de rage vis-à-vis de son père. Elle le toisait du regard à chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Si seulement elle pouvait lui arracher les yeux et qu’il comprenne dans l’aveuglement qu’il l’avait mise. Ce n’était pourtant pas compliqué, la seule chose qu’elle voulait c’était Pierric. Bon, capricieuse, enfant gâté, oui, elle était possiblement tout cela mais, elle avait toujours eu une tête sur les épaules, son père savait bien qu’elle était loin d’être comme son frère jumeau ! Lui avait cependant droit de tout faire… elle… niet... rien… soit belle, reste assise et tait toi ! Et bien non… elle ne se tairait plus. Cette situation durait depuis le départ de l’auvergne, c’était bien assez !

Aussitôt le carrosse immobilisé, Mélisandre sa nouvelle demoiselle de compagnie sortie avant elle. Pour une fois, Hélie son frère, avait bien fait les choses. Cette demoiselle était un charme autant visuel que de compagnie. Elle l’appréciait beaucoup. Elle lui tendit la main pour l’aider à descendre, ce que la jolie ébène fit sans restriction.

Mélie, je me dois de parler avec mon père, pouvez-vous m’attendre dans ce qui me servira de chambre… dans cette… cette… chose miteuse…


Elle lui montra l’auberge où il avait fait halte. Elle était loin d’être terrible mais Heaven avait le feu dans les entrailles et rien n’était acceptable pour elle en ce moment. La rouquine accéda à sa requête et partie aussitôt. Elle vit sa mère déjà entrer également dans l’auberge pour s’assurer qu’il y avait assez de place pour tous les recevoir. Elle chercha l’élu de son cœur un instant dans se brouhaha de gens sans pour autant le trouver du regard. Elle soupira mais, elle vit rapidement sa cible et c’est d’un pas sec et décidé qu’elle se dirigea vers lui.

Père… ça suffit…. Vous m’expédierez au couvent si vous voulez par la force mais je n’irais pas… je veux abandonner mes titres de noblesses si cela me permet d’aimer au grand jour Pierric…

Elle avait parlé rapidement, d’un ton froid et n’ayant aucune place à un quelconque refus. Elle était prête à se déshériter pour cet homme et à bien plus encore s’il le fallait.


Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 14:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Ven 30 Oct - 19:12

Castelreng a écrit:
Lorsqu’il la vit se diriger vers lui au pas de charge pratiquement, il se dit que le moment était donc là. Heaven n’y alla pas par quatre chemins, comme à l’accoutumé et c’est tout juste si il eut le temps de laisser Espoir au bon soin du palefrenier de l’auberge.

Heaven…. Commençât-il à dire.

Contrairement à ce que pensait sa fille, il était peiné de la voir dans cet état. Certes ! il lui avait laissé entendre que le couvent serait sa prochaine demeure, mais avait-il eut d’autre choix alors qu’il l’avait surprise avec ce jeune Pierric dans le foin de l’écurie à Montpensier.
Il aurait put faire fouetter le garçon, il aurait put la battre comme plâtre pour l’avoir trouver dans cette situation , il n’en avait rien fait. Il avait enrolé le jouvenceau dans sa garde et avait fait en sorte que sa fille ne le voit pas.

Bien décidé à mettre les chose à plat une bonne fois pour toute, il regarda sa fille sans rien dire encore, prit son bras qu’il enroula autour du sien et posa sa main sur la sienne lui laissant ainsi comprendre qu’il était inutile pour elle de songer à aller ailleurs qu’avec lui. Il l’entraina donc hors de la cour de l’auberge, à travers les rues narbonnaises. Marchant calmement, il redoutait la réaction de sa princesse lorsqu’il lui aurait dit tout ce qui la concernait. Son amour de fille se pensait à juste titre de noblesse tout comme lui, alors qu’il n’en était rien. Il sentait que ces explications là seraient des plus complexes. Il repoussa cependant ce gros problème pour régler le différent nommé Pierric.

Le silence qui pesait entre eux tel une chape de plomb n’avait que trop duré, aussi Castelreng, tout en regardant devant lui, y mit un terme par un soupir pour commencer.


Tu me vois comme un monstre sans cœur ma fille et ta colère t’empêche de voir plus loin qu’il le faudrait. … Si j’avais voulu que le couvent soit ta demeure…. Tu y serais déjà Heaven… ne crois-tu pas ?

Il sentit son bras se raidir sur le sien et appuya un peu plus sa main sur la sienne.

Chuuuuuuuut Princesse écoute ce que j’ai à te dire… ensuite…. C’est moi qui t’écouterais si tu le souhaites.

Leurs pas les menèrent dans le quartier Breton, là où, des années plus tôt, il avait vaincu. Descendant lentement la rue qu’il connaissait si bien et qui n’avait pas changé, il ne peut s’empêcher de lui dire en lui montrant la maison portant le numéro 42

J’ai habité ici quand j’ai eut les moyens de m’offrir une jolie maison…. J’avais ton âge tout au plus Princesse….

Le silence retomba quelques instants, laissant au couple le temps de penser à ces paroles. Puis le paternel revient là où s’était arrêté juste avant.


Tu ne le sais sans doute pas Heaven mais Pierric fait désormais parti de la garde de Léran. Princesse… Réfléchis à deux choses… peut-être te rendras tu compte que ta colère t’aveugle. Comment ferait un simple fils de métayer pour te rendre heureuse ? Tu as l’habitude d’une certaine vie… et je ne te parle pas de noblesse là…mais juste de ce que je me suis efforcé à vous garantir à tous… Un métayer Princesse ne le pourra jamais… Demandes toi aussi pourquoi, alors que j’aurais put le punir sévèrement, ce jeune homme est désormais dans ma garde…

Il prenait tout son temps pour lui parler espérant que de son coté elle commencerait à voir la réalité. Quand gardant le jeune homme avec lui il lui donnait une chance de mieux gagner sa vie et donc la possibilité aussi de demander à courtiser sa fille. Il se garda bien cependant de lui ouvrir les yeux complètement, il préférait de loin qu’elle découvre elle-même ce fait et qu’elle revienne a de meilleurs sentiments à son égard.

Décidant qu’il en avait assez dit et souhaitant qu’une certaine réflexion était en train de germer dans l’esprit de sa fille, il se mit soudainement à avancer d’un pas plus pressant se dirigeant droit vers la plage.


Tu n’as encore jamais vu la mer Princesse… allons-y …..

Se contenta t-il d’ajouter semant certainement une interrogation chez la jeune fille. Il fallait cependant qu’il la conduise là-bas car il avait d’autre choses à lui dire et ne pouvait le faire qu’à un certain endroit. Il essayait de ne pas trop penser à ce que ces aveux feraient comme dégats, il les craignaient trop mais n’avait pourtant pas d’autre alternative. Il avait trop attendu, beaucoup trop. Heaven devait connaitre ses origines et ce même au risque de la perdre totalement….
--Heaven a écrit:


Seul son nom fut prononcé. Elle avait jaugé les yeux légèrement ridés de son père. Heaven devait bien reconnaitre que cet homme dégageait une classe, une droiture mais un charme fort séduisant. Elle ne pouvait que comprendre sa mère d’être toujours aussi amoureuse de lui…. Si seulement il n’était pas aussi entêté !

Elle n’eut pas trop le choix, son paternel lui avait pris le bras pour la rapprocher contre lui, ne lui donnant aucunement l’occasion de se résorber à la discussion autant qu’à la promenade qu’il engageait dans les rues d’une ville qu’elle ne connaissait aucunement. Et cela bien qu’elle y avait passé les premiers mois de sa vie.

Elle garda le silence, ne regardant que la terre que foulaient ses pieds, ne s’étendant même pas sur le charme que la ville avait à offrir, beaucoup trop obnubilé par sa colère. Son père brisa soudainement le silence. Sans même le regarder, elle écoutait, d’une oreille peu attentive puisqu’elle imaginait déjà la discussion qui tournerait dans le sens que Pierric n’était pas un homme pour elle… etc.…. elle connaissait se refrain par cœur !

Au prononcement du mot ‘’ couvent ‘’ elle s’était aussitôt crispée cela avait eu tôt fait de la mettre sur la défensive bien que son père tentait de la calmer aussitôt. La colère grondait en elle comme un dragon furieux, prêt à cracher des flammes et incendier tout ce qui bougeait. Elle leva les yeux sur la façade d’une petite maison et haussa les épaules lorsque son père lui dit avoir acquerit cette chaumière à une époque. On était loin du domaine de Léran dont elle était habituée depuis longtemps maintenant.

Le reste de la balade se fit dans une rue, une autre, un carrefour et un autre… tous du pareille au même pour elle. Elle avait pas envie de s’y attarder, elle ne voulait pas être ici, elle ne voulait pas cette discussion et ne voulait que Pierric. Elle… elle… elle…

Elle écouta sommairement ses explications sur ce qui aurait dû être et ce qui était pour celui qui hantait ses nuits. Elle était prête à avouer ce qu’il voulait du moment qu’il lui donnait sa permission de côtoyer Pierric. Cependant, ce qu’elle espérait entendre n’était pas venu, enfin si mais par sous-entendu. Elle n’avait pas saisit la profondeur des paroles de son géniteur.

Elle haussa les épaules une nouvelle fois, cherchant comment elle allait contourner tout cela puisque son père ne voulait apparemment rien comprendre sur l’état amoureux de sa fille. Elle préférait se taire. Il n'y avait rien à dire. Il était pire qu'une bourrique têtue et elle pareille. Ils ne feraient qu'envenimer plus la tranchée entre eux si elle ajoutait quelque chose. Elle fit ce qu'il attendait d'elle du moins en apparence, c'est à dire, soit belle et tait toi ! Ils avaient pris le chemin menant à la mer. Elle avait toujours voulu voir comment c’était une étendu d’eau à perte de vue. Mais en ce moment, même ça ne la réconfortait pas du tout. Une seule obsession demeurait, son cœur présentement blessé. Elle était encore loin de se douter qu’il ne serait plus que blessé mais carrément détruit après les aveux que son père allait lui faire sous peu….
Castelreng a écrit:
Quelle étrange sensation que de se retrouver devant ce paysage. Le chant des mouettes accompagnant la douce musique des vagues venant mourir sur le sable avait quelque chose de mélancolique, de triste. L’état d’esprit dans lequel était Castelreng faisait qu’il ne pouvait trouver relaxant ce chant pourtant si beau. Le ciel semblait lui aussi se mettre dans la partie lorsqu’il s’assombrit et commença à déverser quelques larmes.

Quelle étrange sensation de voir revenir doucement ses fantômes si longtemps enfuis dans cette atmosphère si sombre. Il ne cherchait pas à analyser ce fait pourtant pesant mais regardait sa fille qui restait silencieuse son regard perdu au loin et toujours aussi triste. Il n’avait pas encore le courage de casser le silence qui s’était imposé de lui-même, se posait mille questions sur ce qu’elle pouvait bien penser à cet instant.

A-t-elle compris pourquoi j’ai agis de la sorte ?
Ne voit-elle pas que ce n’est que son bien qui me préoccupe ?
Quand reverrais-je un sourire illuminer son si beau visage ?
Comment lui avouer sans la blesser encore … ?
Elle ressemble tellement à sa mère… encore plus lorsqu’elle est en colère…


Pour la première fois depuis des années il se surprit en s’adressant mentalement à la défunte.

Ô Kali…. Comment lui faire comprendre ? Comment lui avouer qu’elle n’est pas ce qu’elle croit être ? Elle te ressemble tant…. Je risque de la perdre elle ne supportera pas…. Regarde là Kali… elle est si triste et je vais la blesser plus encore…..
J’ai fait de mon mieux pour qu’elle soit heureuse…. Pour qu’elle eut une enfance comme toutes les filles de son âge. Je pensais la protéger en lui taisant sa naissance…. Je vais la détruire….
Mon dieu faites qu’elle arrive à me pardonner un jour…. Aidez moi à trouver les mots justes…


La pluie tombaient finement, d’un geste tendre il lâcha le bras de la jeune fille et lui posa délicatement le capuchon de sa cape sur sa chevelure sombre. Elle semblait statufiée, il en avait le cœur en miette. Il entoura ses frêles épaules de son bras et l’entraîna lentement vers les dunes toute proche. Il allait la mettre à l’abris, la chaumière n’était pas loin, il ne pensait même pas qu’elle est put disparaitre avec le temps. Il n’avait en tête que le drame qu’il allait créer se mélangeant avec les souvenirs de cet endroit.

Des mots emplis d’inquiétude finirent pas sortir


Allons à l’abris …. Mais je t’en prie… Parles moi… Heaven……dis quelque chose...
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Ven 13 Nov - 17:46

--Heaven a écrit:


Heaven était restée cloitrer dans son silence. C’était un trait de la famille que tous possédaient facilement. S’entêter et bouder, ils savaient tous faire et peut-être même que l’ébène était la plus douée d’entre eux. Toujours blottie contre son père, elle ruminait tout ce qu’elle entreprendrait, il finirait bien par entendre raison ! Elle irait dès cette nuit retrouver Pierric et peut importe si on tentait de l’empêcher, elle trouverait un moyen, coute que coute !!!

Tout le long a du chemin faisait jusqu’à la plage, elle était restée muette. Le ciel s’était doucement couvert, laissant de fine gouttelettes déborder des nuages sombres qui ombrageaient leurs têtes. Elle ne ressentait même pas la froideur qui émanaient de ses petites perles, beaucoup trop concentrée à projeter son avenir. Son père enroula son bras autour de son épaule et l’entraina derrière de petite dune où, lorsqu’elle leva la tête, elle l’aperçue surplombant la falaise. Elle semblait être abandonnée, là depuis un moment mais, encore en bon état.

Arrivés sur le porche, qu’elle ne fut pas sa surprise de voir le Seigneur de Léran sortir une clé et l’ouvrir la porte qui grinça. Il voulait qu’elle parle… ah bien s’était réussi là…. Elle avait un tas de questions qui se bousculaient dans sa tête.

Père ? Cette maison vous appartient toujours ? Comment est-ce possible puisque vous disiez avoir habitez l’une des rues visiter plutôt ? Et comment ça se fait que personne ne l’est repris à votre départ ? Sinon… vous auriez pu envoyer une femme de ménage tout de même… c’est infecte !

Elle fit quelques pas sur le parquet, ses pas laissant des traces dans la poussière qui ornait le sol, personne n’étant venu ici depuis de nombreuses années. Son regard traversa la grande pièce, elle devait bien reconnaitre que cette maisonnée était charmante, petite mais, charmante. Quoique qu’une forte odeur de renfermer demeurait et c’était presqu’étouffant. Elle retourna son visage vers son géniteur, quêtant du regard ses réponses à ses interrogations. Elle ne se doutant même pas qu’au même moment, à l’extérieur sous le saule non loin, son jumeau était là.
--Helie a écrit:



Un grincement à vous faire lever les cheveux de la tête sortit Hélie de ses songes. Une impression de bien être, là sous ce saule mélangé à un début d’angoisse qu’il ne parvenait pas à comprendre. Ce bruit aigu fut donc le bienvenu. Il sortit de cette cache pour s’étonner de voir son père et sa jumelle entrer dans la vieille baraque à quelques mètres de lui. Une fine pluie tombait et il ne s’en était pas aperçu jusque là. L’arbre l’avait sagement abrité.
Que venaient donc t-ils faire là tous les deux ? Heaven avait une telle colère contre son père qu’il comprenait encore moins le fait qu’ils puissent être ensemble.

Il s’avança donc vers la bâtisse sans âge et arrivé devant la porte ne put qu’entendre les paroles de sa sœur. Comment ce faisait-il que son père eut les clés d’un tel endroit ? Non pas que la maisonnette non entretenue depuis des années le reboutait, au contraire, il lui trouvait un certain charme, mais qu’avait-il eut besoin de garder une maison pareil ? A moins que....

Il poussa la porte qui hurla de douleur et entra. Avant même que son paternel ne répondre au questions fort toutes justifiées d’Heaven, Hélie, sans prendre le temps de saluer, dit en allant vers sa jumelle.


Bonne question Heaven ! Comment se fait-il père que vous ayez les clés de cette bicoque ? Ce n’est tout de même pas là que nous allons vivre ?! L’endroit est charmant mais c’est un peu petit pour toute la marmaille !


Il regardait son père et ne comprenait pas l’air sombre et inquiet qui habitait son visage. Ne voulant pas montrer qu’il avait compris que quelque chose se tramait, il fit le tour de la pièce et se posa près de la cheminée.

La salle où ils se trouvaient ne possédait aucun meuble. Une épaisse poussière recouvrait le sol abimé par endroit où se nichaient sans doute quelques rongeurs. Près de la cheminée était entassées quelques buches que les années avait séché. Voyant ce bois, Hélie eut une envie de faire une bonne flambée. Il se pencha à l’intérieur de l’âtre et leva la tête afin de s’assurer que rien ne bouchait le conduit.


Chemin libre dit-il comme ci pour tous cette remarque serait claire. Il recula d’un pas et se baissa pour mettre les plus fines buches dans l’âtre, sortit de sa poche son briquet d’amadou et se mit en tâche de faire flamber le tout. Plusieurs minutes coulèrent avant que le feu ne prenne. Derrière lui, Heaven et son père gardaient le silence. Il le sentait pensant, inquiétant et tentait au mieux de l’ignorer. Les flammes commençaient doucement à lécher le bois, Hélie se retourna et se redressa, il s’accouda au manteau de la cheminée, comme le faisait son père dans un autre temps, jeta un regard sur les couple silencieux, s’arrêtant sur son géniteur, comprit qu’il n’allait tarder à parler….


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Castelreng a écrit:
Il en fut pas étonné de voir son fils arrivé. Il avait tellement l’habitude de le voir débarquer au moment où on l’attendait le moins ! Toujours a se demander où il pouvait être et le voir arriver sans crier gare, Castelreng ne se formalisait donc plus.
C’était finalement un très bonne chose qu’il soit là lui aussi, après tout ce qu’il avait l’intention de dire à Heaven le concernait tout autant ! Cependant ce qu’il s’apprêtait à leur dévoiler était très difficile a dire. Se retrouver dans cette chaumière l’était tout autant !

Il garda donc le silence le temps que son fils s’amuse à allumer un feu, se contentant de regarder ses enfants qu’il n’avait finalement pas vu grandir. Le temps avait filé tellement vite depuis leurs naissances…. Doucement, ces jours qui paraissaient si loin revirent en sa mémoire. Non qu’il les avait oublié, on ne pouvait omettre la naissance de ses enfants ! mais ce qui en suivit, il avait tout fait pour l’enfuir au fin fond de sa mémoire. Il lui fallait à présent le leur dévoiler, il fallait maintenant tout leur dire au risque de les perdre. Il ne pouvait plus reculer, avait d’ailleurs attendu trop longtemps. Pourquoi ? Pour leurs sécurités tout simplement se forçait-il à penser. De tout son cœur, de toutes ses craintes, il espérait qu’ils comprennent pourquoi il avait agit de la sorte.

Le feu flambait à présent et le silence devenait de plus en plus malsain. Le terrible moment était venu pour Castelreng. Il se lança……


Non ! Fils, ce n’est pas là que nous allons vivre…
Cette chaumière Heaven, à une histoire…. La votre… la mienne…. La notre…


Il regarda ses enfants l’un après l’autre, d’un air triste mais résolu, le visage démonté par les démons qu’il devaient faire resurgir.

Ce que je vais vous dire…. J’aurais dut le faire il y a des années déjà… Ne me condamnez pas trop vite et dites vous bien que je n’ai toujours agis que pour votre bien…. Ecoutez moi jusqu’au bout mes enfants…. Ne m’interrompez pas… je n’aurais pas le courage de tout dire si non….

Il ne faisait plus qu’un avec l’angoisse et semblait avoir pris 10 ans en quelques minutes. Il laissait cependant remonter ses souvenirs doucement afin de pouvoir enfin les livrer à ses enfants.

Se tournant vers la fenêtre d’où l’on voyait le grand saule, Castelreng tremblant de perdre ses enfant, regardait cet arbre qui abritait la sépulture d’un amour perdu. Les mains posées sur le rebord poussiéreux de l’ouverture, il se libéra de son fardeau trop longtemps porté.


J’ai découvert cette maisonnette bien avant votre naissance
commença t-il.
J’avais quelques années de plus que vous.. Elle était là sur la plage en larme… malheureuse comme la pierre..
Comme toi en ce moment princesse
ne put-il s’empêcher de penser.
Tu lui ressembles tant Heaven….

Je ne la connaissais que de quelques jours seulement mais tout en elle m’attirait…
Tu ne peux que comprendre Hélie….

Nous n’étions pas du même milieu et aurions dut savoir dès le départ que cette passion que nous avions l’un pour l’autre était vouée à ’échec. Mais nous étions jeunes….
Nous n’avons pas hésité à laisser dernière nous tout ce qui n’était pas nous sans tenir compte des remous qui en suivrait….


Il ne s’étala cependant pas sur ces faits, ne voulant que leur parler de celle qui les avait mis au monde. Les questions viendront ensuite pensait-il et il y répondrait à ce moment.

Lorsqu’elle m’apprit qu’elle vous attendait, j’ai été fou de joie . L’amour qu’on se vouait allait prendre forme ! Lorsque nous avons sut que vous seriez deux, je ne pouvais croire qu’il y est plus grand bonheur sur terre. …. Cependant si notre amour était grand, nos relations étaient compliquées…. Je ne m’étalerais pas la dessus aujourd’hui…. Plus tard….oui.. plus tard….

Il se revoyait ce soir à Ventadour dans cette triste chambre d’auberge lorsqu’elle lui avait dit que là s’arrêtait le chemin qu’il avait vécu ensemble. Trop dur pour elle d’être tiraillée entre deux hommes aimés…
C’est à la fin janvier, à Valence que je la revis après des mois emplis de souffrance… Elle approchait du terme et m’en avait averti.

Un triste sourire se fit sur ces lèvres alors que défilait les journées qu’il avait passé à Valence durant cette période. Les bêtises de Sara qu’il avait emmené avec lui, les moments tendres qu’il avait passé à la soutenir durant les dernières heures de sa grossesse et ce moment de panique lorsque la délivrance la prit.

Il ne se demandait pas si ses enfants comprenaient ce qu’il était à leur dire. Plongé dans ce passé qui ressurgissait, il ne cherchait pas à rassembler les souvenirs et les débitait d’une voix basse et profondément triste.


Tu es né le premier Hélie dans un cri triomphant, le plus beau moment de ma vie ce jour là…. Toi Princesse… tu nous as fait une peur bleue….. Petite, fragile on a tremblé des heures durant craignant de te perdre. Déjà tu nous montrais qu’il fallait porter beaucoup d’attention pour toi. … Il fallut une jeune femme pour aider à vos bons soins et c’est Oriabel qui fut cette femme…..


Il garda un moment le silence, le temps pour les jumeaux d’assimiler ce qu’il venait de dire.

Elle s’est chargée de vous et vous a aimé plus qu’une mère n’aurait sut….
Quatre jours après votre naissance…. Votre mère…. Kali…. Cette même femme sur ce tableau et qui a été ,durant votre tendre enfance, votre ange, a disparu laissant derrière elle une lettre menaçant vos vies….


Son front se plissa à la douleur du souvenir qui remontait

La fuite a été la seule solution… il fallait vous mettre à l’abri …. Ethan, votre oncle qui se trouvait lui avec nous à ce moment… prit tout en charge…. Bel vous couvait aidé de Sara…. Moi j’avais l’impression d’être mort…. On est rentré à Narbonne et on vous a mis à l’abri chez Ethan…. Les jours ont passés….. Votre mère m’est revenue… ici… sans vie…. Elle… elle…. Repose là…. Sous ce saule….

A nouveau un court silence se glissa entre le père et ses enfants. Il n’osait se retourner, ne voulait pas voir la douleur sur leurs visages.
Durant des mois Bel a été votre mère et votre père…. J’étais incapable de surmonter la perte de Kali…par sa patience , son amour pour vous, Bel, votre mère ; car elle l’est ! m’a fait ouvrir les yeux… m’a montré que grâce à vous, la vie continuait, qu’elle vivait désormais à travers vous….. Elle m’a apporté ce qui pour moi n’existait pas ; la stabilité….

Ses épaules déjà basses s’affaissèrent encore Il venait de leur avouer leur bâtardise, il venait de faire ce qu’aucun père aimant ne pouvait faire : briser ses enfants. Ses yeux le brûlaient par ’eau salée qu’il retenait.


Pardonnez moi…. Pardonnez nous… Ne reniez pas votre mère…. Sa seule faute est de vous aimer….


Il se sentit alors détruit, vidé, craignant qu'Oriabel ne paie aussi les conséquence de ce trop long silence. Il laissa le silence s’installer. Il avait tout dit sur leur naissance, ne pouvait pour l’instant plus rien ajouter. Comment allaient-ils réagir ? Heaven allait sans doute le haïr pour le restant de ses jours ! comment le supporterait-il ? Hélie allait-il lui aussi le maudire ?
--Heaven a écrit:


Le regarde noir, toujours aussi froid de la fille ainée de Castelreng était planté sur son père justement lorsqu’une voix se fit entendre, suivi de la silhouette de son frère jumeaux. Toujours pas loin, écoutant au porte celui-là ! Elle posa son regard sur lui un moment avant de revenir ancré ses iris sombre où ils étaient initialement, attendant toujours que se brise le silence… en vain ! Hélie en profita pour donner un peu de chaleur à l’endroit. Heaven quand à elle sondait son père, chaque regard presque vide, chaque geste lourd pourtant dans sa droiture… Quelque chose n’allait pas ! Jamais elle ne l’avait vu ainsi sauf une fois…. Il y avait longtemps…..

Elle se souvenait lorsque sa mère les avait quittés pour partir dans le Béarn, il avait été si malheureux, prenant soin d’elle et de son frère du mieux qu’il pouvait, cette tristesse qui animait son père jour après jour ressemblait étrangement à celle qu’elle pouvait voir de nouveau aujourd’hui. Elle était revenue ensuite après de long mois d’absences et cela faisait plusieurs années maintenant. Elle n’avait jamais revu le visage de son père déformée par la tristesse jusqu’à ce jour….Pourquoi ?!!

Il parla enfin, son frère non loin d’elle, appuyé contre la cheminée, une douce odeur âcre se mélangeant à la poussière emplissait l’endroit vide et désert sinon de leur présence.
Il fini par rompre le silence …. Il était temps se dit la petite tempête, croisant les bras comme sa mère lorsqu’elle s’impatientait, elle l’observait les rassurer de dire qu’il ne vivrait pas tous ici. Encore heureux ! A la gang qu’ils étaient… hors de question partager sa chambre avec quiconque ! La voix de son père changeant cependant, le ton était plus suave, doux mais armé de mélancolie. Elle haussa un sourcil, regarda son frère qui souleva les épaules pendant que leur paternel leur tourna le dos pour avouer ses démons, perdu dans le paysage que donnait cette vue splendide d’un arbre pleurant ses blessures du passé.

Un récit s’installa, son père perdu dans les méandres du passé, eux simple figurants auditifs, lui revivant chaque instant. Pour la jolie ébène qui ne comprenait qu’à demi-mot par l’emportement des émotions de son père ressurgissant, elle resta figée. ‘’ Elle était là sur la plage en larmes ‘’ ‘’ Tu lui ressemble tant Heaven ‘’ ‘’ Je ne LA connaissais… ‘’ ‘’ NOUS n’étions… ‘’ Le cerveau en ébullition, elle tentait de comprendre… Elle ?!! Qui était-Elle ? Tu lui ressemble … Qui ?!! La connaissait… Qui ça ?!! Nous ?! C’est qui ce nous ?!! Elle ne l’interrompit cependant pas, le laissant continuer son histoire, à l’écoute, refoulant toutes ses questions qui continuaient de l’assaillir et de plus en plus étroitement cependant.

Le récit pris une drôle de tournure lorsqu’il évoqua leur naissance, le fait que ce soit… mère qui prenne soin d’eux ?!! Non mais c’est naturel qu’une mère s’occupe de ses enfants et elle l’a toujours fait admirablement d’ailleurs. Pourquoi disait-il cela ? Elle sonda une nouvelle fois son frère d’un bref regard, qui restait paisiblement sans bouger lui aussi, écoutant religieusement cette histoire à dormir debout.

Et le couperait tomba…. Oriabel, cette sublime dame blonde qui elle avait toujours appelle mère n’était pas en fait sa mère, c’était Kali ?!! La dame du portrait de leur enfance ?!! Les questions trouvèrent rapidement réponses cette fois. Tout s’additionnait à la chaine pour donner une équation que jamais elle n’aurait compris seule. Elle lui ressemblait bien effectivement avec l’âge mais… mais… Pourquoi leur avouer cela maintenant ?!! Elle écoutait toujours son père mais une nouvelle fureur s’emparait d’elle tranquillement, le mal sévit toujours dans ce petit être déjà torturé et il prenait de plus en plus d’ampleur….

Elle revit son père sortir Pierric de l’écurie comme un vulgaire va nu-pied mais en fait… elle en était une également ! Toutes ses journées où elle avait dû rester avec le percepteur au lieu d’aller gambader dans les champs pour être propre à son titre, que son père soit fier d’elle…. Et tout ce temps, il savait qu’elle n’était rien d’autre qu’une… qu’une… batarde !

La femme qui les avait mis au monde était enterrée sous cet arbre. Grand bien lui fasse… pour elle… elle ne serait rien de plus que la femme sur le portrait. Sa mère n’était pas sa mère… son père n’était qu’un menteur ! Lui restait quoi maintenant ?!! Que son frère…lui au moins, il l’était et le resterait…. Elle senti les larmes lui piquer les yeux et se déverser par la tristesse de l’aveu autant que par la rage de cette insouciance arrachée. Elle était brisée… on venait de lui retirer ses rêves, ses espoirs une nouvelle fois de trop en si peu de jour….

A peine eut –il fini de parler de stabilité qu’elle éclata en larme, les cris emplissant l’endroit fortement. Elle était complètement hystérique de s’être fait jouer d’elle aussi longtemps.

Vous pardonnez ?!!! Comment avez-vous osez ! Vous… le symbole même de la droiture, vous vouliez faire de nous vos pantins quand vous savez que nous n’aurions rien…. Bonjour l’honnêteté ! Vous ne méritez pas un tel pardon… vous ne méritez rien de plus que ses pleurs qui ravage mon visage…. Je vous détestais pour Pierric mais aujourd’hui, non seulement vous m’avez retiré l’amour de ma vie mais l’amour d’une mère…. Jamais je ne vous pardonnerais cela….


Sans même attendre que son frère est parlé, elle partie en courant, poussant la porte d’une force insoupconné agrémenté de la tristesse et de la colère, celle-ci claquant si furieusement avec le vent que la chaumière en laissant pâlir ses gonds de poussières qui tombèrent du plafond.

Elle continua sa course folle, ses larmes se jumelant à la pluie, prenant sens inverse de sa venue. Tout se mélangeait dans sa tête, l’amour déchu, la honte de n’être qu’une batard, l’amour d’une mère basé sur un mensonge, son père était le pire des salauds. La rage faisait telle qu’en cet être s’incendiait une vengeance sans nom. Il l’avait humilité, une vie durant par le mensonge, elle allait trouver à lui rendre la monnaie de sa pièce. Il comprendrait qu’on ne se moque pas des gens ainsi….


[hrp]Vous pourrez lire la suite des aventures et y participer pour Heaven ici : http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?p=36447028&sid=yaY07llJ855EbcgRt6R2ie7MZ#36447028[/hrp]
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Ven 13 Nov - 17:52

--Helie a écrit:



Le regard allant de sa sœur à son père, la lourdeur du silence, Hélie sentait venir une tempête. Il s’imaginait que sa jumelle avait sans doute eut quelques ennuis, que son père l’avait de nouveau surprise dans les bras de Pierric et qu’ils étaient venus là pour mettre les points sur les « i » La querelle habituelle en somme ! Ce qu’il ne comprenait pas par contre c’est pourquoi dans un tel endroit ? Il se doutait bien que cette masure ne serait pas leur demeure. Il se prit à sourire de cette impossible idée. Une vieille bicoque bringuebalante demeure du seigneur de Léran c’était à pleurer de rire.

Son paternel avait enfin finit pas ouvrir la bouche, commençant par confirmer ce qu’il savait déjà – Ils ne vivraient pas ici ! – Son sourire s’effaça pour laisser place à une vive interrogation, Il regarda sa jumelle comme voulant lui poser la question qui lui brûlait les lèvres. En quoi leur vie à sa sœur et lui-même étaient-elles liées à ce lieu ?
Il n’allait pas tarder à le savoir….

Il allait d’interrogation en interrogation, ses yeux s’étonnaient de plus en plus à mesure que son père causait. Qui avait-il rencontré qui puisse ressembler à Heaven ? A sa connaissance une seule femme aurait put passer pour être la jumelle de sa sœur. Il ne la connaissait que sur un tableau, avait toujours cru qu’elle devait être une lointaine parente et continuait à le penser ce qui faisait qu’il avait le plus grand mal à comprendre le récit paternel qu’il ne quittait plus des yeux. Il semblait avoir vieilli d’un coup avec ses épaules qu’il laissait à présent tomber. Ce n’était pas dans ses habitudes lui qui d’ordinaire imposait par sa prestance.

Se passant une main dans les cheveux, Hélie en fronça les sourcils. Le récit à présent parlait de leur naissance, Son sourire revint aux paroles de son père. Un regard malicieux se posa un instant sur Heaven.
Il eut tôt fait de le perdre…

Il ne parvenait pas à assimiler les derniers mots « Il fallut une jeune femme pour aider à vos bons soins et c’est Oriabel qui fut cette femme….. » Les sourcils de nouveaux froncés, tel un écolier voulant comprendre sa première leçon de Grec, il remâchait la phrase.
S’il pensait ne jamais piger il fut vite rassuré !

Ses yeux s’agrandirent, sa bouche s’ouvrit comme voulant parler, pourtant aucun son n’aurait put en sortir, seules les mouches, si il y avait eut, auraient put être gobées. Il n’en revenait tout simplement pas Sa mère, la seule femme pour qui il avait un respect et un amour sans failles, ne l’était que de nom. Le portrait qu’il se souvenait avoir tant admiré n’était pas celui d’une parente éloignée mais celui de la femme qui les avait mis au monde, sa sœur et lui.

Toute à sa stupéfaction, il ne cherchait pas à analyser ce qu’il ressentait par cet aveux, son père poursuivait, il tentait de se concentrer pour comprendre la suite.

Pourquoi cette disparition ? pourquoi cette fuite ? de quoi étaient-ils donc menacés ? Qui était donc cette femme à qui il devait la vie ?

Tout à ses réflexions, Il entendit à peine la demande de pardon paternel, n’écouta pas les hauts cris de sa sœur, il analysait, il absorbait doucement les aveux de son père. Il admira soudainement la dévotion d’Oriabel pour Heaven et lui, se dit que ce secret avait sans douté était gardé pour leur sécurité comme l’avait plus ou moins expliqué son père. La porte claqua le ramenant sur terre. Un regard dans la pièce, Heaven n’était plus là. Son père n’avait pas bougé. Ce fait le surpris. Il s’avança vers lui et posa sa main sur son épaule.


Père…..

Le moment n’était pas à ajouter quoi que ce soit à cet étrange récit qui était leurs racines. Heaven était partie et connaissant sa jumelle Aristote seul saurait où. Hélie n’eut d’autre choix que de secouer son géniteur qui semblait toujours enfui dans ses souvenirs.

Père ! Heaven est partie ….. Papa ! Heaven s’est enfuie !

--------------------------------

Une enchère particulière.... Une enchère particulière....

--Heaven a écrit:


Après avoir quitté la plage de Narbonne en larmes, les aveux de son père toujours ancrés dans son cœur et dans son esprit, elle parcourrait les rues par errance. La pluie s’était arrêtée mais, ses vêtements collés au corps lui montraient bien qu’elle n’avait pas rêvé tout cela. Elle n’avait su où aller. Rentrer chez elle lui était impossible… elle n’avait plus lieu d’être chez elle aux côtés de ses parents qui ne l’étaient plus….. Oriabel cette grande Dame n’était pas sa véritablement mère, certes, elle l’avait aimé comme telle mais peut-être par obligeance simplement….. Sa mère, une dame morte et enterrée sous un saule n’en avait depuis longtemps plus rien à faire d’elle, n’étant que poussière. Et son père ?!! Cet horrible Tyran, Seigneur de Léran n’était que les pires des salauds et menteur que cette terre est porté de voir naitre en son sein.

Il leur avait avoué, dans une chaumière déserte, les ayant abrité par la pluie que c’est là qu’ils avaient été conçu, elle et son frère jumeaux. Que toute leur vie n’était qu’un tissu de mensonges. Il leur avait dit cela comme s’il n’y aurait aucune conséquence ! Jamais elle ne lui pardonnerait. Il l’avait contré à n’avoir aucune jeunesse par l’étiquette qu’elle devait établir pour une demoiselle de bonne famille. A peine une semaine auparavant, il lui avait retiré l’espoir de connaitre l’amour avec l’homme dont elle s’était entichéee… pas assez bien pour elle… Bon Dieu… elle n’était qu’une batarde ! Il le savait et avait continué de jouer son petit numéro, l’humiliant, la brisant comme personne d’autres n’avaient osé le faire et après il se disait un père aimant.....Foutaise !!!!

Il avait peut-être fait cela pour la protéger, par amour elle mais elle en avait cure. Il lui avait menti et c’est tout ce que cette petite tête bornée retenait. Elle bifurqua vers le marché, songeant à ce qu’elle pourrait commettre comme vengeance car seule ne lui restait que cette façon pour démontrer à son père toute la fureur dont elle était capable. L’estrade officiant pour les politiciens était toujours en place. Quelques badauds faisaient leur marché sans se soucier d’elle. Sans même réfléchir, elle partie vers ce gradin surélevé.

Une fois monté, et devenue plus haute par sa prestance du bois sous ses pieds.elle regarda la foule qui lentement ralentissait les pas pour voir ce que pouvait faire cette jeune fille, s’attendant à un discours…. Il ne serait pas déçu….

Impulsivement, elle retira sa cape qu’elle laissa choir dans un bruissement dans son dos, lourde d'eau. Elle délia ensuite le corsage de sa robe, ses longs cheveux noirs bouclés venant cacher la naissance de ses seins fermes par le jeune âge de la demoiselle. Elle retira ensuite sa jupe, ne garda que ses jupons à mi-cuisse. Le regard ahuri des gens qui s’amassaient était tous dirigés vers elle. Heaven avait été impulsive, rageuse et elle allait faire payer à son père chèrement sa dignité….

Je suis la fille de Castelreng, grand Seigneur de Léran…. Je ne vaux cependant pas l’honnêteté qu’il garde pour ses amis… vous, possiblement tous rassembler ici.

Quelques regards de dame plus outrées, ceux des hommes plutôt admiratifs devant la beauté qui se dévoilait à eux. La foule augmentant par la folie passagère qui gagnait cette pauvre jeune tête idiote prête à se vendre aux plus offrant.

Alors, Messieurs, à votre avis, combien vaux la fille d’un seigneur ? Je me porte aux enchères, le plus offrant partira avec son lot… c'est-à-dire moi… dans une nudité presque totale et comme ma vie n’a plus aucun sens… elle sera votre !

Le honte se porterait sur la famille des Léran, elle n’en avait aucun doute avec le scandale qu’elle commençait à faire. Cela lui convenait parfaitement. Il payera cher ses fautes, comme jamais il n’avait eu la chance de le faire auparavant…..

Jack_daniel a écrit:
Jack s'approcha, un attroupement se formait dans la rue. Il gardait la main sur le pommeau de son épée, au cas où ce serait plus qu'une rixe entre vieux ivrognes qu'il n'aurait qu'à séparer. La foule était dense, surtout composé de paysans qui semblaient fasciné par ce qu'il se passait devant. Le maréchal d'Exat après avoir joué de ses bras puissant pour fendre la foule se trouva devant une chose inattendue. Une femme était en train de se dévêtir sur une estrade, elle agissait comme la dernière des catins alors que son port de tête dénotait avec son action du moment.

La dame semblait hors d'elle, elle hurlait comme une possédée...


Je suis la fille de Castelreng, grand Seigneur de Léran…. Je ne vaux cependant pas l’honnêteté qu’il garde pour ses amis… vous, possiblement tous rassembler ici. Alors, Messieurs, à votre avis, combien vaux la fille d’un seigneur ? Je me porte aux enchères, le plus offrant partira avec son lot… c'est-à-dire moi… dans une nudité presque totale et comme ma vie n’a plus aucun sens… elle sera votre !

Le regard de l'Alaisien durcît, il était toujours prêt à défendre son comté, les faibles et les opprimés dans le respect des traditions aristotéliciennes. Il Se permit donc de crier, d'une voix forte mais calme, quelques mots à la dame.

Donà, vous êtes en colère cela se voit mais est-ce une raison pour faire le jeu de vostre père, cet homme d'une âme noire, surement possédée par le sans-nom? Il est indigne d'une beauté comme vous mais si vous vous abaissez à perdre honneur et foy, il ne restera de vous que une coquille vide, tout comme vostre père...

Vous n'avez plus de but dans la vie? Peu importe, vous en trouverez un... Autre que se vendre sur une place publique. Si vous cherchez un mari avec de la foy et de l'honneur, vous ne le trouverez pas ici, en vous offrant comme la dernière des ribaudes...

Si vous n'avez plus rien à perdre, je vous propose de regagner vostre honneur, de servir une cause loyale, de pouvoir devenir quelqu'un pas forcément puissant mais respecté et soutenu... Je vous offre de vous initier au métier des armes, d'obtenir une rigueur, d'avoir une droiture et un honneur...

Les gens désespérés sont ceux qui peuvent le plus apprendre et devenir les plus grands.

Maintenant, si vous souhaitez vous rouler dans la fange voisine à celle des gueux de ces campagnes, libres à vous.


Jack planta ses yeux bleus dans ceux que la jeune femme, il attendait une réponse, quelle qu'elle soit. Il offrait une occasion unique à cette désœuvrée, unique mais dure... Le chemin de la droiture n'est jamais le plus aisé. C'est en prononçant ces mots que le maréchal se rendit compte qu'il avait muri et que son age insouciant était désormais derrière lui. Malgré ses vingt-deux ans, il avait vécu moulte choses, par chance ou justement par malchance... Il ne lui sourit pas, son but n'était pas de lui donner une mauvaise impression de la route qu'elle aurait à parcourir.


Alors? Qu'en dites vous?


La question était posée et les chances que la donà accepte était faible étant donné son niveau de rage... Les combats adoucissent ça...
--Heaven a écrit:


Le jolie ébène était restée plantée en plein centre de l’estrade, les chuchotements montaient de plus en plus dans la populace qui se ressemblaient devant elle. Elle aurait dû rougir par sa nudité presque totale mais non, elle sombrait dans la folie qui la berçait tranquillement, lui murmurant que sa vie ne tenait plus que par un fil abîmé. Elle aurait tout donné pour qu’elle s’éteigne en ce moment même. Le chemin qui semblait être tracé pour elle s’était brouillé, il n’avait été qu’un leurre sans plus. Sa vie n’avait plus aucun sens.

Elle avait beau sondé cette foule à son annonce complètement dingue, elle ne voyait aucun visage, que des ombres s’amassant devant elle, toute plus floue les unes que les autres. Elle ne vit d’ailleurs pas un grand homme se faufiler dans cette marrée de gens par sa droite. C’est le cri de l’homme à son attention qui l’attira à tourner ses grands yeux onyx vers lui. Par sa prestance et la force de sa voix, elle pu facilement le repérer. Ses deux abimes tristes fondèrent sur lui, l’écoutant du mieux qu’elle pouvait, tentant d’assimiler le flot de ses paroles qui glissèrent sur elle comme la pluie fine en début de journée.

Ce n’était pas un simple paysan, juste à sa posture très droite, à ses affirmations, cela se sentait aisément. Un soldat ? Un noble ? Peut importe…. Il était fort jeune et très séduisant mais, pour ce que cela changeait…. Elle fut surprise tout de même par ses paroles. Il traitait son père d’âme noire ? Qu’est-ce qu’il en savait…. Il le connaissait ? Elle était en colère contre lui, voulait se venger, lui faire honte, le déshonorer mais, elle l’aimait tout de même…. Elle ne savait simplement plus très bien où elle en était. L’amour et la haine se chevauche, comme des sœurs jumelles, elles viennent toujours de paires.

Sieur …. Vous qui croyez tout savoir…. Je suis dans le regret de vous offusquez en vous disant que vous faites fausse route !


Elle n’avait pas quitté de vue le seul visage qui la regardait en ce moment véritablement dans les yeux. Les autres continuant de déblatérer sur le spectacle auquel ils avaient droit.


Vous croyez tout savoir ? Vous vous aventurez à juger une âme déjà déchue mon brave, il n’y a plus d’honneur pour moi et encore bien moins de déshonneur possible ! La coquille est vide depuis bien longtemps, j’ai atteint le fond du tonneau de bière que je n’ai pas eu le plaisir de déguster…. et les raisons de tout cela vous échappe ne vous en déplaise.


Si je cherchais mari, vous croyez sincèrement que je me vendrais comme une vulgaire catin ? Je ne cherche que l’humiliation à ma famille, salir le nom que l’on m’a octroyé sans pour autant le mérité puisque je ne suis qu’une sans-nom….

Oui… vous avez bien compris… sans-nom… une batarde…. La fille d’un Seigneur renommé, bon et aimant mais qui n’a malheureusement pas su être honnête envers sa propre famille… une moins que rien à ses yeux….

Vous croyez que m’apprendre le rudiment des armes m’aidera ? Vous pourriez faire naitre un assassin puisque la seule chose qui me pourchassera éternellement sera la vengeance tant qu’elle ne sera pas assouvie…. Vous pourriez vivre en sachant que grâce à votre enseignent, j’assassinerais l’homme qui à fait de moi ce que je suis devant vous ? Avant de faire des promesses qui détruiront votre vie comme la mienne maintenant, réfléchissez donc aux conséquences de vos actes… J’ai beau être cinglée de faire ce que je fais en ce moment…. J’assume totalement les découlée de mes actes et vous ?…


Le défi persistait dans le ton arrogant de la jeune demoiselle, fière et orgueilleuse qui pourtant avant abandonner les armes face à la folie et la tristesse beaucoup trop fort pour elle.

Au lieu de prendre votre temps à vouloir sauver une âme déjà égarée, sortez votre bourse, faites une offre ou passer votre chemin…. Voilà ce que j’en dis…

Elle soutenait toujours son regard, les larmes cependant roulaient sur ses joues, elle avait ouvert son cœur légèrement à cet inconnu sans réellement le vouloir. Elle n’avait pas voulu l’offenser loin de là mais, elle était perdue. Aucun fil ne pourrait la retenir, la chute se faisait depuis des semaines maintenant et tout bras secourable n’arriverait pas à l’atteindre. Pas de cette façon du moins.

Alors ? Personne d’intéressée ? Étrange pourtant… les maris fréquentent les tavernes aux lanternes rouges, ou les coureurs de jupons ont une opportunité en or…. Je croyais que les pucelles avaient la côte….

Elle s’était retournée vers la foule, n’offrant qu’un bref regard au brave sauveteur qui avait tenté de blanchir son âme devenue si noire que même une ombre avait un peu plus d’essence qu’elle. Elle avait été dure avec lui, elle le regrettait. Elle n’aimait pas blesser ceux qui ne lui avait rien fait et encore bien moins quelqu’un qui ne tentait que l’aider. Mais elle ne pouvait simplement pas faire autrement pour le moment…. Les larmes perlaient et ruisselaient sur ses joues livides, laissant un éclat de brillances dans ses yeux mornes.


Dernière édition par Admin le Ven 13 Nov - 18:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Ven 13 Nov - 17:55

--Helie a écrit:



    Des heures plus tôt, à quelques lieux de la grand place .


Des heures à la chercher partout. Ils avaient ratissé la plage de fond en comble son père et lui,sans succès. C’était plus que de l’inquiétude que l’on lisait sur leurs visages, la panique les saisissait, la crainte qu’Heaven est fait un acte irréversible grandissait au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Hélie n’avait cessé de regarder la longue étendue d’eau avec la peur au ventre lorsqu’ils avaient quitté l’endroit.

Trop de temps perdu ne cessait-il de se dire.

Ils ne s’étaient pas rendus compte toute suite qu’elle était partie, trop absorbé l’un et l’autre dans leur pensées. Les révélations que leur père leurs avait fait étaient des plus déroutantes. Hélie avait réagit le premier et avait eut bien du mal à faire reprendre la réalité à son père.

Ils avaient perdu trop de temps !

Des heures à fouiller la plage narbonnaise. Il avait fallu ensuite retourner à la maison, s’organiser pour les recherches, faire seller les chevaux.

Des heures de perdues sans doute !

Où pouvait-elle être maintenant ?
En montant en selle il avait regardé son père envoyer un coursier à Léran pour ramener du renfort. Il leurs faudrait une paire de jours pour arriver ! Tout d’abord surpris il avait ensuite compris que son géniteur tentait tout ce qui lui était possible pour retrouver sa fille. Avant de fouiller la ville, il s’était rendu dans le petit logement de Pierric, espérant de tout cœur y trouver sa jumelle, pensant qu’elle aurait justement put s’y rendre, retrouver ce jeune homme qu’elle aimait. Elle n’y était pas ! Narbonne fut ensuite passé au peigne fin sans pour autant trouver une trace du passage de la jeune fille.

Il chevauchait depuis maintenant des heures, ne pouvant aller qu’au pas, sautant de sa monture pour aller fouiller les taillis qu’il voyait. Aucun indices. Il interrogeait chaque paysan, chaque mendiant qu’il croisait, en vaint. La crainte qu’elle est put faire une mauvaise rencontre le tenaillait.
La panique qu’il avait vu sur le visage de ses parents ne le quittait pas, les larmes et les cris de désespoir d’Oriabel lui crevait le cœur. Dans sa tête ils résonnaient encore. Il s’en voulait, aurait dut prévoir la réaction d’Heaven mais c’était laissé perdre par ses propres réflexions. Ses pas le menaient à l’opposé de la grand place, l’inquiétude empêchant la fatigue de se faire sentir.

Heaven.... où es tu ....?


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Jack_daniel a écrit:
[rp]Sieur …. Vous qui croyez tout savoir…. Je suis dans le regret de vous offusquez en vous disant que vous faites fausse route !

Vous croyez tout savoir ? Vous vous aventurez à juger une âme déjà déchue mon brave, il n’y a plus d’honneur pour moi et encore bien moins de déshonneur possible ! La coquille est vide depuis bien longtemps, j’ai atteint le fond du tonneau de bière que je n’ai pas eu le plaisir de déguster…. et les raisons de tout cela vous échappe ne vous en déplaise.

Si je cherchais mari, vous croyez sincèrement que je me vendrais comme une vulgaire catin ? Je ne cherche que l’humiliation à ma famille, salir le nom que l’on m’a octroyé sans pour autant le mérité puisque je ne suis qu’une sans-nom….

Oui… vous avez bien compris… sans-nom… une batarde…. La fille d’un Seigneur renommé, bon et aimant mais qui n’a malheureusement pas su être honnête envers sa propre famille… une moins que rien à ses yeux….

Vous croyez que m’apprendre le rudiment des armes m’aidera ? Vous pourriez faire naitre un assassin puisque la seule chose qui me pourchassera éternellement sera la vengeance tant qu’elle ne sera pas assouvie…. Vous pourriez vivre en sachant que grâce à votre enseignent, j’assassinerais l’homme qui à fait de moi ce que je suis devant vous ? Avant de faire des promesses qui détruiront votre vie comme la mienne...
Maintenant, réfléchissez donc aux conséquences de vos actes… J’ai beau être cinglée de faire ce que je fais en ce moment…. J’assume totalement les découlé de mes actes et vous ?…


Jack sourit à jeune fille quand il entendit sa réponse. Elle disait qu'il se trompait, mais en disant cela elle lui prouvait qu'il avait raison. Elle était tellement indécise qu'elle ne pouvait savoir où elle en était. Il lui répondit, toujours aussi sereinement.

Donà, vous ne m'offusquez pas en disant que je fais fausse route... Mais vous ne me convainquez pas non plus. De ce que je sais vous, n'êtes pas en train de le louer pour ses bonnes actions...


Jack soupira, tellement ce qu'elle disait était déprimant. En fait elle n'était pas vraiment au bout du rouleau, son sentiment de haine n'était pas aussi fort qu'elle le prétendait. Il continua...

Une âme déchue? Coquille vide? C'est en touchant le fond de l'étang que l'on remonte le plus facilement, Donà. Sauf si l'on a la pierre de sa fierté attaché à la cheville et que cette pierre est plus grosse que la bulle de vostre courage... Il est plus facile de stagner que de rester sur place que d'avancer... On l'a l'honneur que l'on souhaite, ce ne sont pas les autres qui nous l'attribuent, c'est nostre droiture et nostre façon de vivre qui nous le permettent.

Vous n'êtes qu'une batarde? Une sans nom? Et alors? J'ai combattu avec nombres de batards, de fils et de filles abandonnés et ils ont le sang aussi rouge que moi, il vomissent du sang comme moi, ils tuent aussi bien que moi. Ce n'est pas le nom qui fait la personne, c'est la personne qui fait le nom, tenez le vous pour dit...

Sa remarque sur les armes, fit rire Jack et lui rappela que lui-même avait appris les armes pour suivre les traces de son père mais surtout pour se venger du meurtrier de son cousin. Cousin avec qui il était comme un frère... Il secoua la tête.

Vous pourriez en effet devenir une assassine, ce serait vostre choix le plus élémentaire, je ne suis pas maitre du savoir que je donne. Je le donne c'est tout, vous avez le choix de ce que vous en ferez et ça ne m'empêchera pas de dormir. Ma vie ne pourrait-être détruite par cet acte, elle changerait simplement et celui qui a peur du changement est voué à disparaitre, regardez le Languedoc en ce moment. Les conséquences de mes actes ne me font pas peur, je les ais toujours assumées...

Enfin soit, je ne vais pas parler de moi sur cette place publique. Ce n'est pas la place ni le sujet, je ne voudrais pas vous voler la vedette.

Le maréchal perdit un peu de son calme naturel devant tant de volonté d'autodestruction. Il ne pouvait rien faire ni l'obliger à se vétir et à repartir. Il lui avait fait une proposition pour changer de vie, tenter d'oublier, elle ne le souhaitait pas vraiment. Que pouvait-il faire... Il ne le savait, ses poings se serrèrent et se relâchèrent. Il n'aimait pas être impuissant et il refusait de jouer le jeu de la donà en lançant de l'argent comme si elle était une catin. Il Savait qu'elle valait mieux que ça, là était peut-être encore son coté naif du à son age.Il décida quand même d'essayer de la sauver, son esprit Aristotélicien l'obligeait au moins à celà.

Bien donà, vous avez pris vostre décision, je ne puis que la respecter... Justement je cherchait une domestique pour mes parquets... Je lance les enchêres à une centaine d'écus...[/rp]
--Heaven a écrit:
[rp]

Les yeux dans le vide, la tête qui lui tournait. Il y avait des jours qu’elle n’avait rien avalé. La tristesse et la colère l’avait nourrit. Mais cette fois en haut de son estrade, frissonnante par sa peau moite qui avait reçu les larmes des cieux quelques heures auparavant, elle tanguait. La fatigue et la malnutrition avait raison de son frêle corps. C’est à peine si elle entendait la réplique du Sieur qui tentait de jouer les sauveteurs. Elle devait bien reconnaitre que ce messire était un cas ! Beau, très séduisant, entêté et chevaleresque. Le genre d’homme que n’importe quelle femme aurait écouté et encore plus aisément suivi que pour espérer qu’il la regarde. Un simple regard suffisant à les faire chavirer toutes !

Heaven n’était malheureusement pas de celles là, du moins, pas en ce moment… La hargne qu’elle portait à son père allait la tuer, ou était-ce l’amour qu’elle éprouvait pour lui ? A ne pas savoir pardonner à une personne qu’on aime, on se détruit ! C’était bien son cas en ce moment même….

Elle pressa une de ses mains diaphane contre sa chevelure au couleur de charbon, ses yeux se fermant. Sa tête voulait soudainement explosée. Tout ceci n’avait aucun sens ! Que faisait-elle sur ce gradin, à moitié nue, s’exposant aux regards de tous, au vent contre sa peau humide… elle signait son arrêt de mort autant que celui de sa dignité….

Lorsqu’elle senti ses jambes défaillir, elle se fouetta les esprits pour reprendre sur elle, beaucoup trop orgueilleuse pour s’effondrer ici devant tout le monde, beaucoup trop fière. Une soudaine envie de crier s’empara d’elle pour faire taire tous ses murmures des badauds rassemblés mais, elle se ravisa à la dernière seconde. Elle faisait déjà assez une folle d’elle, un peu plus et on la ligoterait surement ! Une grande respiration et elle reprit une prestance légèrement chancelante. Elle regard l’homme qui justement lança comme elle l’avait convoqué une offre alléchante à l’enchère.

Bien voilà… j’irais laver votre plancher si vous voulez… peut importe…

Elle posa des yeux suppliants sur lui, prenant soudainement compte qu’elle avait de la chance que ce ne soit pas un vieux pervers qui ai avancé une bourse pleine. Le silence régnant pour le moment, lourd de sens. Une personne venait de miser, les autres en restaient sans voix, tous le regardant. Ne restait plus qu’à attendre à savoir s’il serait le seul. Elle l’espérait… sinon cela se compliquerait …. Et le malaise qui l’avait assaillit, non tout à fait évanouit, elle espérait que tout cela s’achèverait sous peu.

[/rp]
--La.Gazette a écrit:



150 écus !

Une voix basse aux chauds accents du sud lança surenchère dans la foule qui se tenait coite. Appuyé sur un bâton la démarche claudicante, il força passage à travers les badauds qui ne perdaient miette du spectacle. Les moustaches frétillantes et l'œil vif, il s'avança au plus près de l'estrade où se tenait la donzelle. Il trouvait fort étrange cette démarche de la jeune femme de se vendre ainsi au plus offrant. Et tout cela pour porter préjudice à un nom de famille ou à un père honnis. Il haussa les épaules en plongeant un regard perçant vers la jeune donzelle et lui lança :

Es tu vraiment pucelle la donzelle ? J'ai entendu tes parlures depuis tantôt et je doute qu'une pucelle se donne en spectacle comme tu le fais... Mais bast... Admettons... Pour faire la catin les pucelles n'auront jamais la côte sais tu... Les hommes préfèrent les expérimentées. Mais si tu veux perdre pucelage ce jeune galant te donnera surement un coup de... main.

Il désigna l'homme à ses côté qui sous des dehors aristotéliciens avait essayé de faire croire à la foule et à la jeune fille que ses intentions étaient pures. Il esquissa un sourire narquois vers le jeune gandin, ce qui rida son visage parcheminé. Roulant une moustache entre pouce et index, il reprit l'observation de la demoiselle, chancelante, affamée. Ajouté à cela cette épreuve de se donner en spectacle, un voile de pitié passa dans ses yeux mais il n'en montra rien. Au contraire il reprit d'une voix plus claire encore pour la piquer de nouveau.

Ainsi tu es une bâtarde ! Bienvenue dans la société des sans pères. Tu parles d'honnêteté de celui qui t'a recueillie et que tu ne peux vivre dans ce mensonge ? Moi je dis que tu as un orgueil démesuré... Tu as avoué que ton père de substitution t'avait offert l'amour et la bonté n'est ce point suffisant ? Tu devrais t'estimer heureuse plutôt d'avoir grandit dans le luxe sous l'égide d'un seigneur...
Si je surenchère donc, la donzelle, ce n'est point pour prendre ton pucelage. A mon âge les pulsions ont quitté mon vieux corps depuis fort longtemps. Mais bien pour t'apprendre, sous la houlette de mon bâton, à mettre frein à ton orgueil et à l'avis suranné que tu portes sur ta personne. Tu crois vouloir blesser le nom de ton père... Mais tu n'as point de nom puisque bâtarde tu es et resteras !
150 écus donc pour t'apprendre à redescendre de ton nuage inique toi qui a vécu toute ta vie dans la soie et la dentelle...
--Un_vieux_Barbon a écrit:



Plus de première jeunesse, mauvais comme la gale, ce vieux n’avait qu’un plaisir ; celui des jeunettes. Ses journée à se remettre de ses nuits « spéciales », le bonhomme s’en allait dans les quartiers fréquentés où ne se trouvait pas la fine fleur du royaume. Dans ces rues où certaines distractions n’osent se dire.

Curieux, comme tout vieux, il fut attiré par la foule rassemblée lorsqu’il parvint sur la place. Il s’approcha donc y allant de coup de cane pour atteindre le devant de la « scène » où déjà des voix lui parvenaient annonçant des enchères. Un sourire vicieux aux lèvres lorsqu’il vit la donzelle à moitié vêtue sur l’estrade. Pour sur qu’il la voulait et était prêt pour ce faire à monter le prix.

150 écus avait crié le dernier. Pucelle ou catin peu lui importait, la donzelle était jeune, pas au mieux de sa forme à ce qu’il pouvait voir mais pas grave, elle l’était encore suffisamment pour ce qu’il comptait faire. Si pucelle elle était au moins ne se débattrait-elle point trop.

Donnant un coup de cane à un jeune freluquet qui tentait de lui boucher la vue qu’il avait de la fille il clama de sa voix froide.


250 écus ! Messieurs vous pouvez aller voir ailleurs cette donzelle sera dans mon lit ce soir !
Jack_daniel a écrit:
[rp]150 écus !

Es tu vraiment pucelle la donzelle ? J'ai entendu tes parlures depuis tantôt et je doute qu'une pucelle se donne en spectacle comme tu le fais... Mais bast... Admettons... Pour faire la catin les pucelles n'auront jamais la côte sais tu... Les hommes préfèrent les expérimentées. Mais si tu veux perdre pucelage ce jeune galant te donnera surement un coup de... main.


Jack se retourna, une seconde enchère était venue. Elle venait d'un individu à longue moustache tel un rat d'égout. Le maréchal le détailla comprenant que il parlait de lui sous le terme "jeune galant". Il n'aimait pas trop que l'on essaye de ternir son image car la famille Daniel ne lui permettrait jamais que son nom soit terni par de simple racontars.


Messer... C'est de moi que vous parlez en ces termes de Jeune Galant? Mettriez-vous en doute mes intentions par rapport à cette fille? Si oui, faudrait voir à vous calmer avant que l'envie de vous faire manger vostre moustache, par le coté qui ne voit jamais le jour, me vienne... Vous ravalerez en même temps vos paroles...

Jack n'était jamais contre une petite Rixe entre homme pour se dégourdir les pattes. Il avait attendu à la frontière pendant longtemps sans action et mourrait d'envie de reprendre les entrainements et autres combats. Se défouler sur un vieux n'était pas dans ses habitudes mais si celui-ci conservait ses paroles, il n'hésiterait pas... Ses yeux sondèrent ceux pleins de vie du vieillard, celui-ci ne semblait pas un paysan de bas étage mais bien plutôt un arnaqueur à la petite semaine. Le rosser ne serait que justice pour toutes ces victimes. Pendant que Jack se perdait en digression dans sa tête l'homme s'était retourné et avait commencé à s'adresser à la jeune fille. Il repris le discours en cours de route.

...Les pulsions ont quitté mon vieux corps depuis fort longtemps. Mais bien pour t'apprendre, sous la houlette de mon bâton, à mettre frein à ton orgueil et à l'avis suranné que tu portes sur ta personne. Tu crois vouloir blesser le nom de ton père... Mais tu n'as point de nom puisque bâtarde tu es et resteras !
150 écus donc pour t'apprendre à redescendre de ton nuage inique toi qui a vécu toute ta vie dans la soie et la dentelle...


L'alaisien sourit encore un vieil aigri comme l'avait été un de ses instructeurs. Un de ceux qui ont toujours été vieux dans leur tête, un de ceux dont la jeunesse n'avait jamais été autre chose que souffrance, douleur et désespoir, Jack les haïssait car il ne faisaient que reproduire ce que eux avaient reçu. Il ne pouvait laisser une faible femme dans les mains de pareil sadique. Il ne put que donc faire une offre supérieure.

Il en fut néanmoins empêché par un autre énergumène qui fit une pareille offre. Encore un vieux de chez vieux, une sorte de momie aigrie, survivant plutôt que vivant... Cet homme proposait 250 écus. La somme montait mais celà n'effrayait pas Jack, le comté lui devait bien plus. Il Haussa donc le prix en se tournant vers la jeune fille.


Et bien, il semblerait bien que vostre vertu attire bien des convoitises des plus malsaines... Le sans-nom nous aurait-il rejoint? Enfin soit, moi, Jack daniel , maréchal e mestre d'arme de la bannière de Exat j'offre le somme de 300 écus pour vous.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Ven 13 Nov - 17:56

--Heaven a écrit:
[rp]

150 écus !

La belle ébène chercha rapidement d’où provenait cette nouvelle offre ! Un homme, assez vieux, d’origine du sud au vu de l’accent prononcé. Il bousculait sans trop de difficulté pour se rapprocher de son lot provisoire. Elle frissonna de nouveau. L’air sévère qu’il affichait lui faisait froid dans le dos. Et encore, lorsqu’il se mit à jouer avec sa moustache, elle réprima un certain dégout, une grimace sur les lèvres. Elle venait de passé d’un charmant sauveteur à un tyran digne de se nom qui voulait la mettre à son courroux. Un homme amer, il ne pouvait en être autrement. Elle finirait rougit et pleins d’ecchymoses sous les coups de bâton pour une humiliation, il allait sans dire qu’elle serait servi…. Son père serait vert de rage de voir ce qu’on avait pu faire à sa fille….

Elle baissa la tête, les yeux embuée de larmes à savoir ce qu’il allait advenir d’elle. Que lui répondre ? Il valait mieux s’abstenir… le trémolo dans sa voix de toute manière ne ferait qu’amplifier sa désolation et sa tristesse. Mais à peine s’était-elle résigné à son nouveau sort qu’une offre de 250 écus venait de se faire entendre, fortement.

Elle chercha de nouveau de ses yeux sombres celui qui l’avait libéré d’un furieux batteur de femmes aux convictions vieillardes. Un espoir naissait tout doucement. Trop heureuse de cette nouvelle offre, elle porta son regard sur son sauveteur, espérant que c’était lui bien que la voix n’avait pas été la sienne, bien loin d’être aussi sulfureuse à son oreille. Elle vit un autre homme du troisième type sortie de la marrée de gens rassemblés. Si elle avait eu peur et nauséeuse avec le premier, c’était rien comparativement à ce qu’elle découvrait. Quelle idiote elle avait été de s’embarquer dans tout cela.

Après avoir faillit jouer les domestiques, torturée, voilà qu’elle serait souillée par une ‘’ veille chose ‘’ qui devait avoir les mains toutes ridées. Juste à les imaginer contre son corps elle se retourna, prête à se vomir les trippes. Elle ne pourrait plus se sortir de là cette fois…

Elle regarda soudainement son sauveteur qui répondait au premier homme qui avait surenchérit. Lorsque son visage se tourna vers elle, elle ne pu que murmurer silencieusement un ‘’ pitié ‘’ entre ses lèvres. Elle devait se sortir de là, elle ferait tout ce qu’il voulait finalement s’il la sortait de se mauvais pas dans lequel elle s’était elle-même mise.

Et bien, il semblerait bien que vostre vertu attire bien des convoitises des plus malsaines... Le sans-nom nous aurait-il rejoint? Enfin soit, moi, Jack Daniel, maréchal e mestre d'arme de la bannière de Exat j'offre le somme de 300 écus pour vous.


Elle soupira, en entendant ses mots, un doux sourire envahissant ses lèvres de nouveau, libérée. Elle ne pu s’empêcher de le remercier, offensant surement les deux vieillards par ce fait mais le soulagement était trop intense

Merci Sieur Jack Daniel…


Elle avait les yeux toujours embués mais, son cœur battait plus régulièrement, la peur étant moins prestante. 300 écus n’étant pas une petite somme, cela devrait faire fuir un bon nombre de gens, surtout pour avoir une jeune femme à eux l’espace d’un court moment. Le prix d’une catin n’étant habituellement que dans les 50 écus la nuit environ… ils pourraient en avoir 6 pour le même prix….Elle tâcherait de remercier son beau sauveur comme il se doit lorsque tout ce cirque serait terminé !
[/rp]
Castelreng a écrit:
    Aux alentours de la grand place



L’impression que le temps venait de s’arrêter pour lui seul. Une douleur comme jamais encore ressenti l’oppressait. Si par le passé, il avait connu la peur, ce n’était rien par rapport à la frayeur qui le tenait là. Des heures à arpenter la plage, d’autres perdues à retourner à la maison et organiser les recherches.
Rien !
Elle restait introuvable !
Sa fille avait disparu !

Il aurait dut s’attendre à une réaction pareil venant d’elle, elle est tellement impulsive !
Sans doute aurait-il dû attendre avant de lui avouer que sa mère n’était pas celle qu’elle croyait. Ils avaient déjà un différent qu’ils n’avaient pas résolu. Cela avait été trop pour la jeune fille, il aurait dû y penser !
Elle était en colère lorsqu’il l’avait mené sur la plage. Il lui avait pourtant laissé entendre qu’elle pourrait envisager de revoir ce jeune homme dont elle s’était entichée. N’avait-il pas tout fait justement pour qu’elle puisse le fréquenter ? Elle n’avait pas compris. Il l’avait cru cependant. A ça s’était ajouter la vérité sur sa naissance. Le coup de grâce ! Il ne s’en était pas douté. Il aurait dû, s’en voulait, était maintenant mort d’inquiétude.
Elle ressemble tant à sa défunte mère !
Il avait connu l’angoisse tout un hiver avec Kali, courant sur les chemins du royaume pour la ramener à la raison. L’histoire aujourd’hui semblait recommencer, après la mère… la fille …

Tous étaient à sa recherche. La valetaille avait fouillé chaque recoin de la maison avant de poursuivre dans la ville. Il avait fait partir un coursier sur ses terres de Léran pour ramener du renfort, espérant vaguement qu’elle soit partie la bas, que l’homme envoyé la trouverait sur la route. Lui, suivi de près par Simon, son intendant, avaient pris route vers le cœur du Comté.

Des heures qu’ils retournaient tous le Comté pour la retrouver. Castelreng était au désespoir. Personne n’avait vu la jeune fille, aucune trace leur indiquant où chercher. N’importe quoi avait put lui arriver.


    Sur la grand place… Le choc !


La pluie avait cessé depuis quelques heures déjà. Le jour baissait doucement laissant place à la nuit. Entre chien et loup, la populace se retirait doucement laissant place à une autre sorte de vie. Au loin, le dernier chant d’un coq appelait ses pareils au coucher. Les commerçants s’affairaient à fermer leurs boutiques, les derniers badauds pressaient le pas pour rejoindre leurs chaumières. Pour tout à chacun, une fin de journée comme une autre.

L’homme, sur sa monture, était trempé jusqu’aux os. Il ne sentait cependant pas le froid, il ne ressentait rien, semblait mort à toutes sensations. Pour ceux l’ayant vu la veille, il avait pris vingt ans. Les épaules tombantes, le front barré par l’inquiétude et la peur, son regard scrutait chaque passant, chaque coin de rue. Il se forçait à éviter de penser au pire, il tentait de réprimer la douleur qui lui tenaillait la poitrine depuis des heures. Il n’avait pas échangé un mot avec son intendant qui l’accompagnait. Inutile.
Au coin d’une rue, la grand place. D’un seul regard, les deux hommes se séparèrent. L’un allant vers la droite, l’autre à gauche. Monture aux pas, Castelreng dévisageait toutes les femmes qu’il voyait espérant une seconde lorsqu’il voyait une chevelure sombre, soupirant de désespoir lorsque le visage inconnu se tournait.

Devant lui soudain un attroupement attira son attention. De là où il était il ne parvenait pas à voir ce que tout ces gens observaient mais sans savoir pourquoi il était attiré par cette affluence. Il pressa le pas d’Espoir, des rires gras et dires crus lui parvinrent.

Lève tes jupons la fille qu’on voit si tu vaux bien les 300 écus du maréchal !

Hey maréchal ! C’est pour l’offrir au Baron d’exat ou pour ton plaisir cette donzelle ?

Pour sûr qu’il va y faire son affaire à la gueuse !

Ouais ! t’as raison l’Antoine ! va s’la garder et s’amuser l’maréchal !


Tant bien que mal il finit par se frayer un chemin dans la foule et se retrouva au pied d’une estrade où se trouvait sa fille à demi nue ! Le choc reçut par cette vision le fit blêmir. Il avait retrouver sa fille mais n’en éprouvait sur l’instant aucun soulagement. Ce qu’il avait devant les yeux dépassait tout ce qu’il aurait put penser.

Elle était à se vendre ! les commentaires ne pouvaient le tromper !

Il la fixait, toutes émotions se mélangeant ; Colère, rage, tristesse, désespoir, remords et incompréhension. Il était figé, aucun mots ne sortaient, il n’en croyait pas ses yeux. Il était entre l’envie de lui donner une raclée ou la protéger de tous ces regards avides, de raccourcir d’une tête ces hommes qui avaient osé porter leurs yeux sur sa fille.

Le temps semblait s’être arrêté pourtant quelques secondes seulement s’étaient écoulées.

Il fit faire un quart de tour à sa monture, repoussant quelques curieux et se plaçant de ce fait devant les quelques degrés de l’estrade, d’un coup de talon força Espoir à les grimper et stoppa entre sa fille et la foule.


Dégagez ! TOUS !!!!
Hurla t-il

Personne bien sur ne pouvait savoir qu’il était le père de la jeune fille qui cherchait à se vendre par vengeance. Seul son apparence montrait qu’il n’était pas du « petit peuple »
--Soldat_de_Leran a écrit:


Il ne savait pas ce qui s’était passé, avait vu arriver le Seigneur et son fils en trombe dans la cour de la demeure et aussitôt les ordres avaient fusé.
La demoiselle Heaven avait disparu c’est tout ce qu’il savait et c’était bien suffisant pour lui, l’intendant. Intendant ! mouais si on voulait ! Il était plutôt l’ombre de son maître et n’avait que de nom cette fonction.
Il était allé aidé le palefrenier a seller les chevaux et avait suivit son maitre.
Partout ils avaient fouillé, elle devait s’être fait enlever, aucun indice de son passage. Ils en avaient interrogé des gens, fouillé des baraques en ruines, des fourrés, mais rien. Pour sûr qu’elle devait être loin à c’t’heure !

Faut dire que la fille de Léran avait tout pour plaire. Ha oui ! la damoiselle était de toute beauté même si elle avait un caractères pire que celui du maitre. Plus tête de mule, Foi de Simon, il n’en avait jamais vu !

Depuis des heures et des heures qu’il avait le cul collé sur la selle. Trempé comme une soupe, il était glacé jusqu’à l’os. Damnée Gamine ! Elle aurait put choisir un aut’ jour pour se faire la malle ! Non pas qu’il s’en fichait de la savoir dieu sait où, il l’aimait bien la gosse et riait souvent sous cape quand elle tenait tête à son père. Pour sûr que y’avait des étincelles dans ses moments là ! Mais là quand même elle exagérait ! Elle lui fichait en l’air son rencard avec la Yolande. Il avait eut un mal de chien à l’obtenir, avait passé des jours à tout faire pour qu’elle le remarque et voilà il était là sur sa selle, gelé complètement alors qu’il avait une veuve qui n’attendait que lui pour la réchauffer. De quoi l’avoir mauvaise quand même !

Pas une parole n’avait été échangé depuis qu’ils avaient quitté la cour. Ils étaient à présent devant la grand place. Un regard, ils se séparèrent. Il examina tous les gens qu’il rencontra, s’avançant lentement vers le bout de cette place. Lorsqu’il arriva sur le coté de l’estrade, son maitre venait d’y grimper. Un coup d’œil lui suffit pour reconnaitre la gamine. D’un bond il sauta de sa monture et grimpa sur l’estrade.

Léran hurlait :
Dégagez ! TOUS !!!!

Il se précipita sur la jeune fille, ramassa sa cape et l’en enveloppa.

Venez Damoiselle Heaven… faut pas rester là….

Il ne savait comment les choses allaient tourner, ne voulait pas comprendre pourquoi la jeune fille se trouvait là à demi nue face à tout ces regards. Il ne voyait qu’une chose, la sécurité de la gamine et la crainte que les plus audacieux des hommes se trouvant là ne les empêchent de quitter la place sans encombre.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Ven 13 Nov - 17:57

Jack_daniel a écrit:
Les remerciements de la fille firent plaisir à Jack et lui fit retomber toute sa colère. Elle venait sûrement de se rendre compte de l’erreur qu’elle avait fait et changerait peut-être d’avis. Il dépassait d’une bonne tête les paysans qui étaient là et pouvait les assommer d’un coup de ses bras musculeux mais décida de ne pourtant pas répondre aux Quolibets qui fusaient de tous cotés. Il serait bien temps de les enfermer dans les geôles de Exat quand tout ceci serait fini. Les deux autres sires ne faisaient plus d’offre, Jack ne savait comment se finirait cette enchère. Il était pensif, il était bizarre que le seigneur-père de la dame ne soit pas encore accouru, alerté par un domestique quelconque. Jack connaissait les lois de la hérauderie et les atteintes à l’honneur peuvent aller loin. Il allait interpeller la dame pour connaître la suite quand un cavalier arriva sur sa monture, il semblait noble. D’ailleurs sa façon de donner des ordres trahi son appartenance à la noblesse.

Dégagez ! TOUS !!!!


Jack fronça les sourcils, le senher montait sur l’estrade dans le but certain de s’approprier la fille. Celle là même que Jack s’était juré de protéger même contre son gré car il se reconnaissait en elle. Il avait été dans un situation presque pareille sauf que lui avait quitté le Languedoc pour courir les routes. Son Sang ne fit qu’un tour, les languedociens sont connus pour leur sang chaud, celui de Jack ne faisait pas exceptions surtout quand il vit un homme en arme s’approcher de la fille. En quelques enjambées, il traversa la foule qui allait dans le sens inverse, par chance, il était non loin de l’estrade… Première chose, faire fuir le cavalier, Jack en bon tacticien avait déjà observé les environs au cas où il devrait se battre. Depuis le temps c’était un réflexe auquel il ne réfléchissait pas.

Le cavalier était sur les marches de l’estrade. Ces marches n’étaient absolument pas faites pour un cheval, et les élections étaient bien loin, si loin que Jack pouvait espérer que le bois serait si pas pourri, déjà fragilisé. Il dégaina son épée et frappa de toutes ses forces dans les montants déjà fragilisés. Deux coups et un coup de genou recouvert de l’armure fut suffisant pour mettre à mal la fragile estrade qui se brisa. Le cavalier ne serait sûrement plus un problème pour Jack. L’effet de surprise devait être tel que l’homme ne saurait que faire sur le moment, enfin le maréchal comptait là dessus.

Une fois l’estrade tombée, Jack se retrouvait un peu con. Il se hissa tant bien que mal sur l’estrade. Son armure l’alourdissait mais il y arriva, il faisait quand même partie de l’élite des soldat languedociens. Il avança quelques peu pour se retrouver face au soldat en train d’emmener la fille. Le soldat était occupé à s’occuper de la fille, soit il ne l’avait pas vu soit, il attendait que Jack s’avance pour l’embrocher. Sur ses gardes l’Alaisien, s’avança l’épée tendue vers le soldat, pret à lui porter un coup d’estoc si il clignait d’un cil.

Soldat, je te conseille de la lâcher si tu ne veux pas mourir précocement… Nomme toi et ton maitre et vos raisons d’agir de la sorte…


Jack était seul, ils étaient deux, il devrait agir vite si l'action s'envenimait. Pour le moment, il se conduisait encore en bon Aristotélicien.
--Heaven a écrit:
[rp]

Les 300 écus offerts avaient laissé les nouveaux acquéreurs stoïques apparemment. Plus personnes n’osaient apporter une contribution plus élever. Ne restait que les commentaires des uns et des autres sur le pauvre Maréchal qui avait relevé la mise afin de la sortir de ce bourbier infecte. Comme elle allait reprendre ses vêtements et annoncés que toute cette mascarade était terminée, elle blêmit soudainement en croisant les yeux de l’homme aussi livide qu’elle, bloquant le chemin à toute récidive de sa part mais surtout à quiconque oserait l’approcher. Tout cela grâce à l’aide de sa monture qui obstruait le chemin des marches par son imposante posture.

DÉGAGEZ! TOUS !

Jamais elle n’avait vu son père dans un état de colère ainsi …. Mais est-ce réellement de l’ire qu’elle voyait chez lui ? Lorsqu’il l’avait trouvé avec Pierric, elle avait pu le jurer mais, cette fois ?! Non, c’était tout autre chose. Le sentiment était indéfinissable. Elle était pétrifiée, n’osant même plus respirer. Son cœur s’était arrêté… Qu’avait-elle fait ?! Elle voulait certes l’humilier, lui rendant la monnaie de sa pièce mais, jamais elle n’avait voulu voir la ‘’ petite mort ‘’ dans ses yeux. Celle de l’âme qui s’échappe. La satisfaction qu’elle aurait du ressentir n’était pas, seul la tristesse résidait. D’ailleurs, elle prenait de plus en plus d’ampleur… Saurait-il lui pardonné son impulsivité, sa colère orgueilleuse mal placé ?

Sortie de nulle part, une cape à la main pour le cacher de tous, Simon, l’intendant de son père se portait au devant d’elle.

Venez demoiselle Heaven….Faut pas restez là…

Heaven immergeait doucement de sa folie passagère, le regard vitreux dans celui du bras droit paternel. Son père …. Elle détourna le regard pour le voir sombrer aussitôt par les coups que venait de porter son sauveteur. Elle n’avait même pas entendu l’épée du Sir frappé le roc de bois qui s’était affaissé et fit sombrer son père, se retrouvant chancelant sur Espoir. La première chose qu’elle fit c’est vouloir se précipiter vers lui, prenant peur qu’il ne tombe de cheval.

Père…..

L’inquiétude se posait dans ses vieux. S’il devait chuter, elle ne se pardonnerait jamais. Il n’était pas très vieux, toujours terriblement séduisant, elle l’avait toujours admiré gamine, encore aujourd’hui mais… à n’était pas la question ! L’étalon semblait terrifié et instable, hennissant et battant de l’air de ses pattes avant, cambré de ne sentir le sol céder sous ses pieds.

SIMON….. AIDEZ-LE !!!!

La jeune demoiselle Dict. se tourna vers le soldat à côté d’elle qui n’avait pas bougé, pourquoi ?! N’était-il pas censé protéger son père au périple de sa propre vie ? C’est là qu’elle le vit contrait à réglé une autre situation quelque peu précaire à un éventuel combat. Sieur Daniel barrait la route de Simon.

Soldat, je te conseille de la lâcher si tu ne veux pas mourir précocement… Nomme toi et ton maitre et vos raisons d’agir de la sorte…

L’ébène le regarda, un charmant sourire aux lèvres tout de même en le voyant prêt à la défendre coute que coute. Il était adorable. Si elle n’avait pas été déjà follement amoureuse de Pierric, elle aurait surement pu se laisser attendrir par cet homme aux grandes vertus.

Simon, occupez-vous de mon père et vite, je me charge de ce Messire… tout de suite !!!

Elle le regarda sévèrement, l’empressant de s’activer par ses yeux noirs fixés dans les siens. Il fila bien qu’hésitant de la laisser toute seul avec un homme qui menaçait de son épée leur direction. Elle posa une main gentiment sur le bras qui tenait l’arme blanche de son sauveteur.

Sir Daniel, tout va bien, je vous remercie. Cette homme est l’intendant de mon père et celui sur le cheval, son maitre… mon père….

Elle le regarda, plein d’admiration et de compassion pour son geste, déployant ensuite son regard inquiète dans la direction de son père qui tentait toujours de calmer sa monture.
--Soldat_de_Leran a écrit:



Tout ce passa vite. Un homme en armure frappa le bois trop fragile des marches de l'estrade, s'en prenant à son seigneur. Un grand fracas, son maître se débattait pour se maintenir en selle. Tenant la jeune fille par les épaules, Simon ne pouvait intervenir comme le lui demandait Heaven. Sa dextre se posa sur le pommeau de sa lame au moment où il avait vu l'homme escalader l'estrade. Le jeune homme en arme venait de grimper sur l'estrade, arme au poing, prêt déjà à en découdre.

Soldat, je te conseille de la lâcher si tu ne veux pas mourir précocement… Nomme toi et ton maitre et vos raisons d’agir de la sorte…

Léran ne lui pardonnerait pas d'avoir laisser sa fille sans protection !

Simon, occupez-vous de mon père et vite, je me charge de ce Messire… tout de suite !!!


Satané gamine ! Satané bourrique ! C'était bien les femmes de croire que tout pouvait se faire comme ça sur leur demande ! Son regard noir et menaçant n'annonçait rien de bon, pire que son père cette petite ! Tudieu ! Il lui aurait bien donné une bonne correction à cette capricieuse ! Pour sûr qu'elle en avait manqué. Les yeux partout, sur le soldat menaçant, son maître se battant sur sa monture et sur la jeune fille capricieuse, il hésita longuement avant de la lâcher pour faire quelques pas en direction de son maitre.


Sir Daniel, tout va bien, je vous remercie. Cet homme est l’intendant de mon père et celui sur le cheval, son maitre… mon père….


Elle n'était pas en danger et le serait encore moins en s'écartant comme il venait de le faire. Un regard rapide sur l'homme et sa monture pour constater avec soulagement que le noble avait la situation bien en main, il reporta toute son attention sur le soldat.

Ranges ton arme l'homme si tu ne veux pas connaître la colère de mon Seigneur.

Ajouta t-il pour faire suite aux paroles de la jeune fille. Il n'en dit plus, c'était inutile, Heaven venait de lui dire à qui il avait à faire.
Castelreng a écrit:
Un coup porté sur les marches de bois, Espoir prit peur et recula, redescendant d'un degré. D'autres coups portés aussitôt, la monture se cabra, le cavalier tentait tant bien que mal à garder les pieds dans les étriers. Les coups donnés, le poids du cheval et de l'homme eurent raison du bois fragilisé par le temps. Les curieux restant reculèrent précipitamment. Un grand fracas s'en suivit, l'étalon effrayé n'écoutait plus son maitre, hennissait, se cabrant sur ses antérieurs, frappant l'air de ses pattes avant. Castelreng était à se battre pour rester en selle et gardait toute son attention sur sa monture, faisant tout son possible pour parvenir à lui faire retrouver le calme.

Maudit celui qui avait porté ces coups sur ces satanés marches ! Il ne pouvait savoir qui avait voulu le voir passer de vie à trépas mais pour lui aucun doute, cet acte était criminel ! Maintenant ferme les brides, s'acharnant à calmer Espoir par de douces paroles, Castelreng ne pouvait sur le moment se préoccuper d'Heaven. Il avait juste eut le temps de voir que son homme de main se trouvait à présent à ses cotés et qu'un homme aux armes d'Exat venait de les rejoindre, épée en main, menaçant. Sacrebleu ! Sa fille était-elle devenue folle ?! Certes elle avait reçu un choc suite aux aveux qu'il avait fait, certes elle était impulsive mais de là à vouloir se vendre il y avait tout de même un monde ! Ce soldat comptait certainement prendre son dut, sa fille donc ! Tout lui laissait penser qu'il était donc celui qui avait volontairement détruit les escaliers de l'estrade.

Tout doux garçon..... tout doux.....

On ne saurait dire combien de temps il fallut à Castelreng pour parvenir à apaiser sa monture. Toute fois, tant bien que mal il y parvint. Les curieux s'étaient largement reculés, certains étaient passés à autre chose, reprenant le cour de leurs habitudes, d'aucun rentrant chez eux, d'autres se rendant dans quelques tavernes passer la soirée à s'enivrer comme de coutume. Léran se tenait au bas de l'estrade au plus proche possible des trois personnes s'opposant. Simon s'était reculé, Heaven un peu trop proche de l'importun à son goût.

Il était plus que temps de mettre un terme à tout ce cirque, il n'était pas vraiment d'humeur à prolonger quoi que ce soit. Ne pouvant plus accéder à l'estrade, c'est donc du haut de sa monture enfin docile, le visage fermé, les yeux d'une froideur à faire peur, il s'adressa au maréchal et à sa fille.


Qui crois-tu être soldat pour menacer la maison de Léran !? Jettes ton arme au pied de mon homme ! Tu vas devoir répondre de tes actes !

Viens ici toute suite Heaven !
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Jeu 19 Nov - 0:49

Jack_daniel a écrit:
[rp]Jack était aux aguets, sa position de combat était excellente, comme souvent. Quand il fut troublé par quelque chose, la jeune fille ne se débattait pas. Elle était calme alors qu’elle devrait crier , hurler pour s’enfuir. L’alaisien la vit échanger quelques mots avec l’homme en arme puis se diriger vers lui.

Sir Daniel, tout va bien, je vous remercie. Cet homme est l’intendant de mon père et celui sur le cheval, son maître… mon père….


Jack resta indécis, alors son père était finalement venu la chercher. Il s’était mis dans une situation délicate, ayant bousculé le seigneur. Que faire… L’autre soldat lui parla aussi…

Ranges ton arme l'homme si tu ne veux pas connaître la colère de mon Seigneur.

Jack baissa son arme mais ne la rangea pas, il ne savait si il aurait à défendre sa vie contre ce seigneur. Si celui-ci avait vraiment pris ombrage de son acte, Jack était bon pour le pal mais si il devait y aller, il vendrait chèrement sa peau. Il parla à la fille.

Vostre père, donà ? Celui-là même que vous vouliez humilier ?

Il suivi le regard de la jeune femme qui allait vers son père, elle semblait inquiète. Jack fit de même, toujours l’épée à la main au cas ou l’intendant venait à essayer de l’attraper. Le seigneur rétablissait son cheval avec brio, signe d’un bon cavalier. Quand il eut calmé son canasson, il se tourna vers Jack avant de lui lancer quelques mots accompagné d’un regard dur, enfin dur tout était relatif, il semblait bien commun par rapport au regard du maure Djahen qui faisait vraiment frémir.


Qui crois-tu être soldat pour menacer la maison de Léran !? Jettes ton arme au pied de mon homme ! Tu vas devoir répondre de tes actes !

Viens ici toute suite Heaven !

Le Maréchal sourit, le senhèr était bien le maître de maison, son parler était noble, son attitude le semblait aussi mais Jack savait ce que sa fille lui reprochait et le comprenait. Il voulait se battre mais là, la partie semblait perdue, ce serait à la jeune dame de choisir sa voie.

Adieusiatz Senhèr de Léran. Soi Jack daniel lo marescal e mestre armant de Exat…

Pour être sur d’être compris, il continua en français et non plus en occitan.

Je ne menace point la maison de Léran mais je veille sur vostre fille comme il semblerait que vous n’ayez pu le faire. Quand à mon arme, je la garde mais j’accepte de la ranger.

Pour appuyer ses dires, Jack rengaina son épée. Il semblait désarmé mais en dessous de sa cape, se trouvait ses dagues qu’il pourrait dégainer en cas de soucis

Répondre de mes actes ? Je répondrais de mes actes certes mais j’aimerais savoir que sont-ils ? Hormis vous avoir un peu secoué… Et j'en suis désolé.

J’ai moi-même une question pour vous, senhèr. Que fait vostre fille ici ?


Jack plongea ses yeux gris dans ceux de son interlocuteur. Il ne baissa pas les yeux une seule fois. Il ne craignait pas le maitre de Léran. Il attendait la réponse.[/rp]
Majda_eulalie a écrit:
[rp]Perdue dans ses pensées, la jeune Dame de Couffoulens pense à ses quinze ans... Bientôt quinze années, dont neuf déjà au service du Comté. Légère, un sourire aux lèvres, et accompagnée d'Artistide comme toujours, s'apprête à faire des achats. La jeune maure pense à des rubans, des robes, ben oui quoi ! Une fois n'est pas coutume, quoi que ça le soit de plus en plus souvent, l'envie de plaire ? Sans doute d'attirer l'attention de son promis qui au choix, la délaisse ou a mangé des champignons pas très bons pour sa santé.

C'est donc l'esprit à ses emplettes qu'elle arrive sur la place, alors qu'un seigneur semble avoir quelques soucis avec un cheval. S'approchant, mais pas de trop près toutefois, elle se lèche les lèvres. Miam ! Les yeux gourmands, elle regarde l'équidé. En voilà un qui accompagné d'échalotes, de persil et d'un peu de navets ou autres légumes satisferait grandement son appétit.

Cavalière émérite dont tout le Comté doit connaître le talent, c'est à dire à peu près aussi douée que son père, et préférant largement un cheval cuit que cru, elle contourne la bestiole, et regarde son Mestre Armant.

Arf, les histoire d'hommes, elle a compris qu'il ne fallait pas s'en mêler. C'est à peu près aussi sain que de mettre son doigt entre le marteau et l'enclume. Elle poursuit donc son chemin, marchant lentement, pour essayer de comprendre la scène qu'elle voit...

Une jeune fille d'à peu près son âge, un seigneur qui maîtrise un cheval, une brute et son Mestre Jack... Oh ! Mais elle le reconnait ce seigneur ! Un bref signe de tête pour le saluer, il n'a peut-être pas repéré sa présence, bien qu'une jeune maure accompagnée d'un valet, ça ne court pas les rues en Languedoc...

Contournant le tableau étrange, dont elle n'entend que des bribes :


arme ... colère ...Seigneur

menacer


marescal ...Exat


Hum, très difficile de se faire une opinion. Mais elle comprend que son Mestre Armant, le connaissant mieux maintenant, veut défendre la jeune fille dont elle n'a aucune idée de qui elle est.

Ni une ni deux, Majda s'approche de la jeune femme, lui fait un clin d'oeil, et lui tend la main, du bas de l'estrade, pour l'entraîner loin de là avant qu'elle ne se fasse embrocher.


Venez, il ne fait pas bon rester là.


Même si la jeune fille a l'air d'une catin, elle mérite un minimum de respect.

La jeune maure lui glisse à l'oreille, mais la tire fermement par le poignet pour "l'enlever" de la scène, remerciant son entraînement qui fait qu'elle a acquis une force appréciable, même si elle a maudit un temps le maréchal qui lui faisait subir toutes sortes d'exercices.
[/rp]
--Aristide a écrit:


Dingue, elle va le rendre dingue !

Entre faire des couteaux, cercler des seaux, et faire qu'il se blesse, et maintenant des courses ?

Serait-elle devenue une de ces mijaurées de salon ? Elle veut une robe ! Et des rubans ! Na mais vraiment ? N'importe quoi !

Il suit, obéïssant, se promettant, s'il arrive à ne pas en avoir trop peur, d'avertir le baron d'Exat que la petite devient folle !

Il regarde son ongle tout bleu, et pousse un long soupir. Quelle idée ? Sérieusement ? Mais pourquoi il a accepté de travailler pour la jeune maure la plus turbulente du Comté ? Bon en même temps, des maures, il n'y en a pas trois centaines non plus...

Interminable soupir alors qu'il la voit s'approcher des hommes qui semblent vouloir se battre. Ne cherchant même pas à comprendre, il suit sa maîtresse de près.

Pfffffffiou elle a quoi dans la tête en ce moment ?

Sans un mot, il rejoint les damoiselles dont celle qui est quasiment nue, avec une simple cape pour la protéger soit-disant des regards, mais qui laisse entrevoir plein de choses, trop de choses pour le pauvre Aristide qui déglutit à grand peine, avant de secouer la tête. Trop belle pour un péquenot comme lui...


Et vous voulez faire quoi maintenant Damoiselle Majda ?
Majda_eulalie a écrit:
Faisant signe à Aristide de se taire d'un geste de la main fort peu seyant pour une noble de sa condition, Majda regarde Jack et les autres hommes, faisant se reculer la jeune femme, coûte que coûte. Pas le moment de se recevoir un coup d'épée, ou de gêner les mouvements de son Mestre Armant. Une leçon in situ, et elle croit comprendre ce qu'il a voulu lui inculquer : ne pas se jeter tête baisser, et prendre toujours le temps de la réflexion avant d'agir.
Castelreng a écrit:
Que devait-il en déduire quand le maréchal d'Exat se fut présenté et clama défendre Heaven ?
Sa fille se trouvait là, à moitié nue quand même ! et ce soldat prétendait la défendre ? Pour qui se prenait-il à dire que lui, son père n'était pas capable de prendre soin d'elle ? Que savait-il de ce qui s'était passé pour qu'Heaven en arrive à faire une telle bêtise ?

La colère montait de plus en plus, sa monture s'agitait à ressentir la nervosité de son maitre. Le nommé Daniel remettait épée au fourreau, sa fille n'avait toujours pas bougé d'un pouce et Simon se tenait prêt à intervenir au besoin. On pouvait ressentir la tension qui pesait sur cette estrade languedocienne.


Répondre de mes actes ? Je répondrais de mes actes certes mais j’aimerais savoir que sont-ils ? Hormis vous avoir un peu secoué… Et j'en suis désolé. J’ai moi-même une question pour vous, senhèr. Que fait vostre fille ici ?


Ce jeune freluquet commençait lourdement à lui chauffer les oreilles !

Tu as tenté de me désarçonné ! Tu aurais sans doute voulu me voir blessé moi ! ou ma monture !! et tu te dis désolé ?!!!!! Tu crois que je vais me contenter de ça ?!!!
Désolé ! Le maréchal d'Exat est désolé !!!! et Moi ! Seigneur de Léran il faut que je me contente de ça ? !!!!! Non !!! Il suffit ! Te prends tu pour le Très Haut ou mon confesseur pour te permettre de me questionner ?


Sacrebleu ! Quel était donc ce soldat qui se trouvait être juste désolé d'avoir voulu désarçonner un Seigneur ? Les hommes du Baron d'Exat se permettaient donc ce genre de privauté ? N'avaient-ils pas le respect qui convient envers la noblesse ? Difficile à concevoir...

Il était vert de rage et aurait bien étranglé l'impudent ! Pour qui se prenait-il à lui demander des comptes ? C'en était trop ! Il prétendait avoir défendu sa fille,il devait cependant tenir compte de ce fait. Sans doute aurait-il put arriver quelques accidents à Heaven si ce jeune homme ne s'était trouvé là. Comment vraiment le savoir ? Que s'était-il vraiment passé durant ces heures où il l'avait cherché ? Son regard colérique quitta un instant le maréchal pour se porter sur sa fille...

Elle n'avait toujours pas bougé, semblait même figée. Une grande lassitude l'envahi, Pourrait-elle lui pardonner un jour ? Même si il ne comprenait toujours pas la violente réaction de sa fille, il comprenait mieux que personne la peine qui s'était abattu sur elle quand il lui avait révélé l'identité de sa mère. Elle ne bougeait cependant pas ! Ne semblait pas l'avoir entendu dire de venir vers lui. Son regard bougea légèrement et il put apercevoir la fille du baron d'Exat tendre la main à Heaven.

Si Heaven décidait de suivre la fille du Maure, il risquait de la perdre à tout jamais. Elle ne lui pardonnerait pas. Cette seule pensée lui mettait le cœur en miette. Sa fille, celle pour qui il avait toujours eut une légère préférence, sans doute parce qu'elle ressemble trait pour trait à sa mère...sa fille le reniant, il ne s'en relèverait pas !

Il la regardait de nouveau, devait la convaincre de venir à lui, de le laisser la ramener à la maison là où était sa place.


Princesse..... Viens maintenant.... Lui dit-il doucement. Plus de colère dans sa voix à ce moment là mais une grande inquiétude quand à la décision que prendrait la jeune fille.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Jeu 19 Nov - 0:50

Alycianne a écrit:
Panier à la main, la petite n'a rien perdu de l'histoire. Mais bon, c'est un peu compliqué, quand même.

En fait la dame, elle est pas la fille de sa mère, et comme c'est son papa qui lui a dit, elle est en colère contre lui. Donc elle se vend, comme ça elle ira ailleurs avec plein d'argent, et tant pis pour son papa.

Le résumé ainsi fait, la gamine fronce les sourcils. C'est pas une idée superbe, que de se vendre ? C'est sûr, plus tard, elle le fera. Comme ça elle aura tous les sous pour s'acheter de jolies robes et rubans pour les cheveux !


Mais bon, la dame, elle est toute nue, et puis finalement son papa elle est plus en colère, et l'homme qui doit l'acheter il est pas content qu'on lui reprend la dame. Parce que sinon il aura pas de domestique !


Oui, tout est clair dans la tête de la fillette. La dame est incroyablement intelligente -se vendre, c'est une merveilleuse idée-, le messire qui la veut a besoin d'une terrible domestique et ne la lâchera pas, le papa lui, il... Il ne sert à rien, comme tous les pères, car il veut empêcher la merveilleuse transaction.

Et voilà qu'une autre dame vient prendre la main de la première, et l'éloigne des deux hommes, la faisant disparaître aux yeux de la mioche. Celle-ci se mord la lèvre -l'a d'autres choses à faire que de jouer la commère !- avant de se faufiler dans l'attroupement qui s'est formé autour de l'estrade. Elle passe entre deux jupons, une braie qui pue et une qui sent le parfum, avant d'arriver au premier rang. Là, le nez au niveau de l'estrade, elle ne parvient à ne voir qu'une chose : le tas de vêtement que la jeune femme avait laissé tomber au sol.

Et aussitôt, la petite -très bien élevée, il faut le noter- va trouver l'escalier -ici, un tonneau- qui mène à l'estrade, sans prendre garde à ses deux voisins Messire Papa et Messire l'Acheteur, va s'emparer des frusques mouillées, et les amène à la dame, qui semble un peu perdue.
Au même moment, Messire Papa lève les yeux vers sa fille, et d'une voix douce -fausse et vile, vous dirait la petite-, avance un incertain :


Princesse..... Viens maintenant....


Argh ! Il changeait de tactique, le voilà qui essayait de persuader sa fille qu'il fallait mettre un terme à la transaction en faisant appel à ses sentiments ! Et comment qu'elle allait pouvoir s'acheter des rubans et des jolies robes, la dame, sans ses sous ? Et comment qu'il allait nettoyer les parquets, sans sa domestique, l'Acheteur ?

La gamine tend donc son gros paquet à la jeune dame, pour détourner la conversation.


Tiens, sinon vous allez avoir froid. Il fait froid.

C'est vrai, ça. Personne n'a donc remarqué qu'elle était encore à demi nue ?
Et, pour essayer de la guider dans son choix... Car il ne faut pas écouter les papas -ça ne sert à rien, mais plutôt penser aux sous qu'on gagne à se vendre...


Et puis il faudrait vous acheter des jolies robes et des rubans pour les cheveux ! Avec les sous !

C'est qu'elle est subtile, l'Alycianne.

Tellement subtile... Tellement subtile que c'en est incompréhensible.


Edit : petite faute : le messire papa n'peut pas avancer d'un pas, puisqu'il trône encore sur son ch'val ! Ahlala, faut qu'j'apprenne à lire...
Jack_daniel a écrit:
[rp]Le seigneur lui répondait de façon des plus énervées. Jack lui avait présenté des excuses pourtant.

Tu as tenté de me désarçonné ! Tu aurais sans doute voulu me voir blessé moi ! ou ma monture !! et tu te dis désolé ?!!!!! Tu crois que je vais me contenter de ça ?!!!
Désolé ! Le maréchal d'Exat est désolé !!!! et Moi ! Seigneur de Léran il faut que je me contente de ça ? !!!!! Non !!! Il suffit ! Te prends tu pour le Très Haut ou mon confesseur pour te permettre de me questionner ?


Jack fixa les yeux de Léran, lui-même relativement calme comme lorsque le combat va survenir. Il lui rétorqua…

Senhèr, j’ai présenté mes excuses les plus sincères, mon projet était de défendre vostre fille que je ne savais pas encore vostre… Maintenant, si vous ne vous en contentez pas, il vous faudra voir qu’elle punition je mérite avec le baron ou la baronna d’Exat et de Portes… Mais je tiens à vous affirmer que j’ai agi avec le plus grand esprit Aristotélicien…


La Donà Majda était elle aussi montée sur l’estrade, Jack ne savait comment mais elle emmenait la jeune fille. Chose que le maréchal ne comprenait pas vraiment, l’homme n’avait semble-t-il pas souhaité l’affrontement. Qu’allait-il se passer, nul ne le savait, tout dépendait de la jeune femme. Si son père souhaitait la récupérer par la force, en bon aristotélicien, Jack ne laisserait pas l’enlèvement se faire. Il attendit la suite…
[/rp]
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Jeu 19 Nov - 1:35

Helie a écrit:



Le jour commençait à baisser quand il fit demi-tour, Aucune trace de sa sœur. Il espérait en faisait le chemin inverse qu'enfin il trouverait quelque chose ou quelqu'un pour l'aider à retrouver sa jumelle. Il était allé trop loin, elle ne pouvait pas avoir fait tout ce chemin. Sa mouture allait au trop et les lieux défilaient doucement, son esprit lui allait à toute allure. A mi chemin il retrouva son jeune valet qui comme tous était parti à la recherche d'Heaven. Rien non plus de son coté. C'était comme si elle avait totalement disparue, comme si il était à la recherche d'une ombre, d'un trésor que nul ne trouverait jamais. L'impuissance est une chose terrible dans ces cas là, l'espoir et la crainte, quel cruel mélange.

Ils arrivèrent sur la grand place alors que la nuit tentait de pousser le jour à partir. Plus grand monde allait et venait. Cependant un attroupement attira l'attention du jeune valet.


Sir.. Tentons d'aller la bas voir un peu ce qui se passe. Avec un peu de chance nous trouverons quelqu'un qui aura vu votre soeur.


Hélie regarda vers ces gens qu'il ne pouvait encore distinguer avant de se tourner vers le jeune Grégori.


Hum.... On a rien a perdre de toute façon Greg … souhaitons que la chance nous sourit......

C'est donc sans grande conviction qu'il arrivèrent devant l'estrade. Sa première réaction fut un grand soulagement, la chance était donc de leur coté enfin lorsqu'il vit sa jumelle auprès d'une belle jeune femme au teint sombre. Pour une fois il ne s'attarda pas à regarder la belle demoiselle comme on aurait put l'attendre de lui. Il laissa plutôt son regard faire le tour de ce qui était à se passer là.

Son père sur Espoir ne quittant sa fille des yeux, Simon le bras droit au centre de l'estrade regardant un soldat et une jeune gamine les bras chargé de nippes se dirigeant vers sa soeur et la belle inconnue. Que se passait-il ici donc? Si il se posa la question ce fut vraiment furtivement. Sa jumelle était là devant lui et rien d'autre ne comptait que ça à cet instant ! Passant la jambe au dessus de l'encolure de son cheval, laissant les brides à Greg, il sauta sur l'estrade, rejoignit sa jumelle en trois enjambées.

Peut-être n'aurait-il pas dut agir si promptement sans se préoccuper de ce qui l'entourait. Mais le jeune homme éprouvait un tel soulagement de voir enfin devant lui sa jumelle que tout ce qui n'était pas elle ne comptait pas. Erreur de sa part ? Peut-être.... peut-être pas.....


Soeurette !...... Enfin.......
lâcha t-il dans un cri de soulagement


--Heaven a écrit:


Son père avait réussi à reprendre contrôle de son canasson bien que Simon était allé, en rouspétant bien sur, vers lui pour lui porter secours. Il n’avait pas eu le temps de se rendre que déjà tout était sous contrôle… enfin presque…. La Belle ébène était restée cloitrée dans son mutisme légèrement passager après avoir parler au Sieur Daniel. Complètement déconnectée de ce qui se passait, tourmentée par ses pensées qui lui martelaient la tête.

Elle aurait du répondre à son père qui lui avait ordonné de venir le rejoindre mais non…., le babillage avait éclaté entre son sauveur et son paternel ensuite. Si seulement elle avait dit tout ce qui s’était passé à son père, il aurait laissé le pauvre homme tranquille mais, elle n’arrivait plus à placer un mot. Elle était transit de froid, les pensées se succédant sans cesse dans sa petite tête de moineau en cet instant. Qu’avait-elle fait ?! Elle n’avait beau ne pas être une noble mais, elle avait été éduquée comme telle. Son agissement allait à l’encontre de tout en ce moment et encore plus de l’étiquette qu’elle aurait dû respecter ! Aveuglée par la tristesse, aveuglée par la vengeance… elle s’était laissé berner d’illusion, ne souhaitant que faire le mal… plus mal encore que son pauvre petit être avait pu accuser le choc des révélations que lui avait fait le Seigneur de Léran.

Sans qu’elle n'ait eu le temps de parler, une jeune femme, ne sachant pas comment tellement elle était à mille lieux de là, s’était glissée à ses côtés. Elle était si belle, sa peau hâlée…. Une vraie déesse. Elle n’était pas morte portant. Elle avait des hallucinations ? A force d’être restée planté là…. Elle était morte de froid ? Pourtant, une main chaude se glissa dans la sienne et l’entraina. Sans rien comprendre, elle la suivi de quelque pas, obnubilée par cette sirène au chant silencieux. Un nouvel appel suppliant cette fois, elle détourna la tête pour croiser celui de son père. Il semblait si triste… son cœur s’étreignit cruellement, lui faisait mal. Fuir, ne pas réagir à tout ceci serait-elle la meilleure solution ? La dame à ses côtés lui offrait cette solution mais, à quel prix ? La perte de son père ? C’est ce qu’Heaven avait souhaité… mais est-ce le cas encore ?

Comme elle s’interrogeait, une petite fillette arriva à ses côtés et lui tendit sa pile de vêtement. Elle était si mignonne, sortant de nulle part également. Elle avait l’impression que tout ceci tournait à l’irréel… et pourtant. La fille des Léran lâcha délicatement la main de la Maure et s’abaissant, se posant à genoux devant la fillette qui lui faisait offrande.

M’acheter des robes et des rubans avec les sous ?

Elle mit un moment à comprendre, ses premières paroles dites depuis ce qui lui avait semblé une éternité. Mais… que voulait dire la fillette lorsqu’enfin, elle fit le lien. Elle en rougit. Quelle image donnait-elle à cette adorable enfant ? Elle en avait terriblement honte !

Hum…. Tu aimerais de jolies robes et des nouveaux rubans aussi ma jolie ?

Elle prit les vêtements et se releva, sans réellement attendre la réponse de la gamine. Son regard se porta son père et Sieur Daniel à qui elle s’était vendue sans pudeur. Elle n’avait qu’une seule parole, elle ne fuirait pas.

Père… laissez ce pauvre homme… je lui dois… énormément… sans lui… vous ne pourriez pas savoir ce qui serait advenu de moi. Je me suis vendue à lui pour 300 écus afin de jouer les domestiques chastement chez lui. Si vous pouviez remboursez cette dette… il va de soit…. Certes, une fois revêtue, je compte bien tenir cet engagement tout de même, bien que vous l’aurez acquitté…. Il n’est pas dit que je serais une des Léran à compter mensonge dans cette famille…. Vous m’avez humiliée… blessée… je crois avoir fait pire... et… je… le regrette sincèrement…


Son frère arriva au même moment qu’elle finissait sa phrase. Elle respira un grand coup avant de poursuivre et de regarder son acquéreur.

Je vous demanderais Sieur, naturellement de ne pas honoré cette dette envers moi mais… envers cet enfant… achetez-lui des robes et des rubans, des chausses si elle veut… peut importe… je n’ai pas besoin de cette bourse… je vous en serais reconnaissante….Et comme mon père vous dédommagera s’il le veut bien… je crois que tous nous y gagnerons…


Elle n’avait laissé le temps à personne de réellement parler et se tourna vers la magnifique femme qui attendait là sagement, écoutant chaque propos possiblement.

Êtes-vous réel ? Qui êtes-vous ?

L’assurance et le magnétisme que dégageait cette déesse l’attirait inévitablement. Elle n’avait plus de yeux que pour elle. Cette mystérieuse jeune femme était surement très particulière mais, l’ébène ne savait pourtant pas de quoi il en retournait. Intriguée, elle resta là, rassurée par la présence de son jumeau non loin, le sentant derrière son dos.
Majda_eulalie a écrit:
Non sans mal, elle avait réussi à comprendre de quoi il en retournait. Jack, en honnête homme avait protégé comme il avait pu la jeune damoiselle, qui n'était autre que la fille de Castelreng ! Bon sang de bonsoir ! Mais qu'est-ce qui était passé par la tête d'une jeune fille de bonne famille comme elle ! De quel terrible secret voulait-elle faire payer le prix fort à son père ?

Un sourire bienveillant envers la jeune fille quasiment du même âge qu'elle-même, puis elle se tourne vers le jeune homme qui vient d'arriver et prétend être le frère. Bon, pas de temps à perdre, la damoiselle de Léran grelotte. Ses yeux de jade vont du frère aux vêtements que la jeune femme blanche tient dans ses bras.


Sieur, pourriez-vous protéger la jeune damoiselle des regards concupiscents, en utilisant votre cape comme un paravant, le temps pour elle de se vêtir décemment ? De même, tentez de rassurer votre père, je ne vais pas enlever une jeune Damoiselle de noble condition.

Calmement, elle regarde Aristide.

Détache ma cape de mes épaules, et porte-la bras tendus de façon à nous cacher des badauds également, et garde tes yeux dans ta poche !

Puis, elle prend les vêtements de la jeune femme, les pose sur un banc près d'elles, puis attrape un paquet qu'Aristide portait.

Je m'appelle Majda_eulalie Shaggash, Dame de Couffoulens. Je suis fille de nobles comme vous, et je sais le poids qui pèse sur nos épaules, celui d'un nom, d'une condition, de devoirs et de responsabilités. Mes parents sont les barons d'Exat et de Portes. Mais lorsque je regarde les paysans, les pauvres, je me dis que nous n'avons pas le droit de nous plaindre.

A présent, rhabillez-vous, vous allez finir par attraper la mort si peu vêtue.

Lui faisant un sourire bienveillant, Majda l'aide, voyant qu'elle tremble trop, et ne voulant pas qu'un homme quel qu'il soit pose ses mains sur la peau presque bleue de froid de la jeune dame. La chaleur des mains hâlées de la volcanique maure contraste singulièrement avec le froid glacial de la jeune blanche dont la chevelure est si lisse comparée à la sienne. Lui passant la grande chemise par dessus la petite, la maure remercie Aristote que la jeune noble ait conservé sa longue sous-chemise. Au moins, les formes se devinent mais la vue en a été protégée.

Repensant à ses propres disputes contre ses parents, aux portes qui claquent encore régulièrement à Exat, Majda fait une confidence en murmurant à la jeune Dame.


Damoiselle, l'honneur est tout ce que nous avons dans notre condition. Rester pure et se préserver pour l'honneur de l'époux à qui nous seront liée et le plus grand trésor d'une jeune fille. Dieu merci, Jack, mon Mestre Armant, qui a un peu bousculé votre père, ne vous aurait pas laissée vendre votre vertu.

Vous n'êtes pas une paysanne, vous ne sauriez même pas manier une pioche, pas plus que moi du reste, mais qui croyez-vous qui vous mette du pain sur la table ? Ceux-là même qui pourraient prendre ombrage qu'une noble se vende. Pour les jeunes paysannes, vous êtes un exemple, et vous n'avez pas le droit de briser leurs rêves. Vous ne voulez pas de votre condition, mais combien vous l'envient ?

C'est égoïste de ma part peut-être, mais mon trésor, mon joyau, je ne le galvauderai pas, et je vous invite à en faire autant. De même, par respect pour les personnes qui éprouvent l'envie, je prie pour elles, et je reste à ma place, celle de ma naissance.


Plongeant son regard qui prend des éclats émeraude sur la jeune ébène, la maure, continue son babillage tandis que la jeune noble retrouve une apparence décente. Elle lui glisse alors à l'oreille :

Et maintenant que vous vêtue, contrainte et forcée peut-être mais voilà, pas question que je vous laisse mourir de froid, vous avez le choix... La ruelle derrière vous, et je vous accompagne, mon épée nous protègera, où rejoindre votre famille qui s'inquiète vraiment pour vous, et expliquer, quitte à crier un bon coup votre colère à votre père, et faire entendre votre caractère.

Plus d'une fois j'ai cherché un moyen d'échapper au poids d'un nom très lourd, souvent trop lourd... Mais il n'y a pas de possibilités, il faut assumer, et tenter de faire au mieux de ce que nous dicte notre conscience.
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MessageSujet: Re: Chapitre IV : Retour aux sources   Mar 24 Nov - 14:03

Jack_daniel a écrit:
[rp]Père… laissez ce pauvre homme… je lui dois… énormément… sans lui… vous ne pourriez pas savoir ce qui serait advenu de moi. Je me suis vendue à lui pour 300 écus afin de jouer les domestiques chastement chez lui. Si vous pouviez remboursez cette dette… il va de soit…. Certes, une fois revêtue, je compte bien tenir cet engagement tout de même, bien que vous l’aurez acquitté…. Il n’est pas dit que je serais une des Léran à compter mensonge dans cette famille…. Vous m’avez humiliée… blessée… je crois avoir fait pire... et… je… le regrette sincèrement…

Elle continua.

Je vous demanderais Sieur, naturellement de ne pas honoré cette dette envers moi mais… envers cet enfant… achetez-lui des robes et des rubans, des chausses si elle veut… peut importe… je n’ai pas besoin de cette bourse… je vous en serais reconnaissante….Et comme mon père vous dédommagera s’il le veut bien… je crois que tous nous y gagnerons…

Jack regardait la scène qui se déroulait avec curiosité, ce qui se passait était absolument comique, il esquissa un sourire, se grattant le menton , signe d'une grande réflexion, avant de répondre.


Donà, comme je vous l'ai dit mon but était de faire de vous une guerrière, ma seconde, néanmoins vous n'avez pas l'étoffe ou plutôt vous êtes trop noble, même si vous ne voulez le reconnaitre, pour porter les armes de la façon dont je le souhaiterais pour mon compagnon d'arme. Ce n'est point une critique, je considèrerais plutôt celà comme un compliment... Jamais au grand jamais, je n'aurais fait d'une femme noble ma domestique, donà... Je n'ai dit celà que pour vous soustraire aux griffes des gueux qui vous en voulaient et pour ne pas que des rumeurs commencent à courir, autant sur vous que sur moi.

Maintenant, j'ai gagné l'enchère...Je vous rend vostre liberté, faites en bon usage mais s'il vous plait, défendez ma cause auprès de vostre père, je n'ai point envie de combattre ses hommes, il ne semble pas un mauvais bougre dans le fond... Le pardon est une des vertus que Aristote nous apprend...


Il fit pivoter sa besace, en sortit une bourse qu'il vida à moitié des écus qu'elle contenait dans son sac. Il referma la bourse en cuir, elle était presque neuve. Il demanderait à une amie couturière d'en faire une autre à l'occasion. Il prit la bourse, s'approcha de la donà et lui fourra la bourse dans les mains. Il n'était pas habile pour les choses telle que celle là.


Donà, je suis soldat et non garde d'enfant, mon rôle est de protéger la vie en donnant la mort, je n'ai pas les qualifications pour acheter des robes à cet enfant mais je pense que vous pourrez faire celà mieux que moi. Je vous libère de cette enchère que j'ai remporté mais en contre partie, occupez-vous de cet gamine avec cet argent, je ne puis faire plus...

Concernant le dédommagement, il n'y en a aucun... Que ferais-je d'argent? J'ai offensé vostre père, il ne doit pas me dédommager, celà entacherait mon honneur... Puisse-t-il me pardonner mon erreur...


Une fois ceci dit, Jack alla se placer non loin de Majda qui avait aussi commencé à parler à la fille. Le maréchal écoutait ce qui se disait en acquiesçant les dires de sa jeune maitresse. Celle-ci finit par se pencher sur la jeune Léran. L'Alaisien intervint quand il lui sembla qu'elle eut fini.


Donà Majda, peut-être devrions-nous nous retirer pour que cette jeune fille retrouve les siens? [/rp]
Majda_eulalie a écrit:
Hochant la tête, la jeune maure écoute son Mestre Armant, qui vient de se rapprocher d'elles.

Certes, Marescal, vous avez raison, et je me range de votre avis. Cette jeune dame a besoin de sa famille.

Puis elle se retourne vers la jeune Léran.


Damoiselle, conservez votre honneur, soyez digne du nom que vous portez, même si cela vous paraît parfois lourd, que parfois vous aimeriez tout envoyer au Sans-Nom. Si cela vous arrivait, sachez que les portes de Couffoulens vous sont ouvertes.

Mais de grâce, pour votre père qui vous aime comme il vient de le prouver, vous reconnaissant devant la foule, malgré votre petite tenue, vous appelant. Regardez-le, il est fier homme, mais il vous aime plus que tout, et seul cela importe.

Je vais me retirer à Exat, en compagnie de mon Maître d'Armes.


Puis laissant là, la jeune noble qui doit encore apprendre comme elle l'a fait à "faire avec" et "faire de son mieux", ne demandant rien pour la tenue qu'elle donne, bien contente que ses achats aient pu sauver la réputation de la jeune blanche, Majda fait signe à Aristide et rejoint Jack.


Je vous suis, Marescal. J'ai aussi besoin de vous parler d'une affaire privée, interne à Exat si vous le permettez. J'ai une grave décision à prendre, et j'ai besoin de votre avis.
Castelreng a écrit:
Toujours planté sur sa monture à l'autre bout de l'estrade, il regardait la scène de loin. Il ne savait plus quoi penser. Heaven n'avait pas répondu à ses appels, n'était pas venue vers lui comme il l'avait souhaité, lui demandant de rembourser les 300 écus misés par le maréchal d'Exat. Peu lui importait cette somme d'argent en fait, là n'était pas le problème. Il avait surtout la sensation désagréable que rien n'était réglé. Que sa fille chérie ne reviendrait pas sur sa décision, qu'elle l'avait définitivement renié.

Incapable de dire ou faire quoi que ce soit, Léran ne parvenait plus à penser sereinement. Il avait cependant conscience que le jeune homme d'arme avait bel et bien sauvé sa fille de graves ennuis. Sans doute l'aurait-il remercié grassement si Heaven était venue vers lui comme il l'avait espéré. Là, il était brisé et craignait la suite.

L'arrivée de son fils l'avait quelque peu apaisé, se disant qu'il arriverait à la faire revenir à la raison. Il l'avait vu l'aider à se revêtir le plus discrètement possible avec l'aide de la damoiselle Majda. Les paroles qu'il y avait eut lui avait paru lointaines et il n'y avait pas répondu. Il avait
l' impression d'être à l'extérieur de tout ça, d'être enfermé dans une bulle, de se débattre pour en sortir sans y parvenir.

Que devait-il faire ?

Il était incapable de le savoir, restait là statufié n'ayant plus qu'une chose en tête : La perte de sa fille.

Regrettait-il les aveux qu'il avait fait ? Non ! Il leur devait la vérité sur leurs naissances, il avait trop longtemps attendu pour leur en faire part. Sans doute là son erreur... Toutes ces années il avait pensé que c'était pour leurs biens, quand leur cachant leurs naissances il les protégeait. Erreur fatale : Sa fille ne voulait plus entendre parler de lui. Lui pardonnerait-elle un jour ? Il l'espérait de toute son âme. Quoi qu'elle puisse penser, elle était sa fille.

Le visage ravagé par ses sentiments embrouillés, le regard toujours rivé vers Heaven, une violente douleur dans la poitrine le fit blêmir. Sa main droite lâcha les brides pour se porter sur son torax, il se sentit s'affaisser, glisser, sans parvenir à se retenir. Il ne se rendit pas compte de sa chute, la douleur de poitrine venait de le plonger dans une sorte d'inconscience.....
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Chapitre IV : Retour aux sources
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