Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur

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MessageSujet: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:30

Castelreng a écrit:
[hrp]Ce RP est ouvert à tous dès l'instant où l'histoire en cours est respectée - LJD Castelreng[/hrp]

Nuit blanche à arpenter de long en large la bibliothèque de sa demeure....
Nuit noire à ressasser la soirée....
Nuit sombre à vider trop de verres...


Au petit matin, Castelreng avait la tête plombée par la boisson, les yeux injectés de sang par le manque de sommeil et l'esprit toujours en ébullition. En somme, d'une humeur égale à lui même ces derniers temps, à savoir ; de très mauvaise humeur !

Ses gens avaient depuis quelques heures entamés leurs longue journée, il les avait entendu aller et venir. La jeune soubrette qui était venue ranimer le feu s'était affairée en silence et s'était empressée de quitter la pièce au plus vite. A voir ramper son personnel il s'était demandé si il était aussi effrayant que Sélola le disait à qui voulait l'entendre. Un instant, alors qu'un valet venait déposer un plateau chargé de nourriture, les mots crus qu'il avait reçu en pleine face lui revinrent en mémoire.

" Tes femmes sont mortes par ta faute" " tes amie tu les bas" " tu martyrises  tes enfants"

Etait-il vraiment cet homme ?
Il ne pouvait faire autrement que de se poser la question et plus il se la posait, plus il était à se demander si il ne serait pas mieux qu'il disparaisse à jamais. Un tel homme n'avait droit de vivre !
Etait-il responsable de la mort d'Eb alors qu'ils étaient divorcés ?
Il avait du mal à le croire, ils avaient fini par faire la paix tous les deux.
Etait-il responsable des tortures et viols qui avaient eut raison de Kali ?
D'y repenser, il se demandait si il avait bien agit ce jour là à Valence en partant mettre ses deux jeunes enfants en sécurité au détriment de Kali. Mais avait-il eut le choix ? Non, on ne le lui avait pas laissé, il avait cru en devenir fou mais n'avait pu faire autrement...
Etait-il responsable de l'état dans lequel se débattait Oriabel  ? Sans aucun doute l'était-il. Sa dernière grossesse avait été un calvaire, son accouchement avait failli lui couter la vie et l'agression, dont elle avait été victime pour rentrer à Narbonne, l'avait plongé dans un comas dont elle ne se relèverait pas. Oui il en souffrait, Oui, il culpabilisait, Oui il en buvait à en perdre la raison pour oublier qu'il était en vie alors qu'elle trépassait doucement. Mais devait-il continuer à vivre comme ça ?
Il avait certes eut la main leste avec Cebyss, lui donnant une fessée mémorable sans parvenir à se souvenir du pourquoi de ce châtiment. Sélola, il l'avait battu comme plâtre après qu'elle l'ait convoqué en lice pour régler leurs différents. Aurait-il dut la laisser dire que son épouse ne valait pas qu'il s'en fasse pour elle, qu'il n'avait qu'à l'oublier et continuer comme si de rien était.

Il laissa échapper un long soupir alors que le valet qui venait de se décharger de son plateau refermait en silence la porte. D'un regard sans intérêt, il vit qu'on lui avait laissé du pain, du fromage,un assortiment de viandes froides, des fruits de saison dont des mûres et les dernières fraises de l'année. Ces quelques petits fruits lui firent penser à ses enfants qu'il n'avait vu depuis..... fort longtemps.
Heaven s'était retirée dans un couvent stricte pour toujours...
Hélie, son jumeau était à Cordas à gérer le domaine.
Joséphine et Tristan sous bonne garde
Et Floriabel, la petite dernière... il ne la connaissait finalement pas....
Tous, hormis une étaient en terres Toulousaines où, il en était certain, étaient bien mieux sans lui. Etait-ce là  martyriser ses enfants... ?

Il quitta à grand pas la bibliothèque, ouvrant brusquement la porte qui claqua derrière lui et grimpa quatre à quatre les degrés qui menaient à sa chambre. Une fois parvenu dans cette pièce trop vide et trop froide, alors que cependant la douce chaleur de l'âtre chauffait, il se dirigea vers la table de toilette où l'attendait comme chaque jour, une cuvette d'eau fraiche. Il mit ses mains en coupe, les plongea dans l'eau et s'aspergea le visage. Le froid de l'eau le ragaillardit un peu chassant pour quelques heures ses sombres pensées, le ramenant au présent.
Présent qui était pour l'instant Kachina.

Il l'avait chanté dans ses moments d'ivresse et en gardait encore un vague souvenir. Il avait passé quelques heures en sa compagnie la veille. Sa seule présence lui avait fait oublié le venin que lui avait jeté Sélola. Il la trouvait douce, gentille et fort belle.

S'essuyant le visage, il se demanda ce qu'il avait à lui offrir. De la peine, de la souffrance, sans aucun doute finit-il par conclure.
Elle méritait la joie, les rires et plus que tout le bonheur, tout ce que lui ne pourrait jamais lui donner il s'en rendait compte et sur ce point Sélola avait raison cette fois. Mais le doux baiser qu'ils avaient échangé lui brûlait encore les lèvres, lui apportant un baume bienfaisant au cœur. Devait-il pour autant en tenir compte ? Egoïste, il l'aurait fait, ne se serait pas préoccupé des conséquences que pourraient avoir la poursuite de ce qui pourrait être une agréable aventure. Hors, aussi mauvais qu'il était aux yeux de certain, il ne voulait pas voir les jolis yeux de la jeune fille s'emplir de tristesse et de larmes.

Il sorti de la chambre comme il l'avait fait de la bibliothèque héla au passage son majordome qui le suivit dans la salle qu'il avait quitté plus tôt.
Il s'installa derrière sa table de travail, prit vélin et plume et sans un regard pour l'homme qui était à attendre son bon vouloir, il commença à rédiger le courrier qu'il avait en tête et disant.


Simon ! Trouvez moi un très beau bouquet de fleurs.  Des roses ! Je les veux roses et pas autrement.

Sa plume ne cessait de griffer le parchemin, s'arrêtant juste le temps qu'il prenait à relever la tête.

Non ! Confiez plutôt à un valet  cette missive et faites lui part qu'il lui faudra auparavant acheter ces fleurs.Qu'il porte le tout chez la damoiselle Katchina au plus vite.

Il était à faire fondre la cire pour sceller la missive de son sceau.

Bien Messire....

Eut-il en réponse alors que le majordome tendait la main pour prendre le parchemin dûment fermé. Castelreng regarda sans vraiment le voir l'homme quitter la pièce, s'adossa à son siège tout en se demandant si il avait pris là la bonne décision.
Les dés étaient jetés, ne restait plus qu'à attendre le résultat.....

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
Vêtu depuis peu des couleurs de son nouveau maître, le jeune Jeanot n'était pas peu fier de la mission que lui avait confier son supérieur, Simon, le majordome de Castelreng seigneur de Cordas. Il avait peu croisé son nouveau maître et ne savait de lui que ce que les domestiques en disaient lorsqu'ils se retrouvaient en cuisine en fin de journée. Jeanot se fichait bien lui de travailler pour un maître qui buvait pour oublier, qui râlait parce qu'il avait la gueule de bois. Tout ce qui lui importait était de gagner quelques écus pour aider sa mère, ses frères et sœurs à survivre.

C'était la première fois qu'on lui demandait de faire ce qu'il était parti faire. A savoir : Trouver un très beau bouquet de roses roses et les porter avec la missive chez une damoiselle. Chemin faisant, le jeune garçon qui ne devait avoir guère plus de 12 ans ne doutait pas de trouver des fleurs mais pour trouver la damoiselle en question, là, il en était certain, ce ne serait pas une partie de plaisir car le peu qu'on lui avait dit restait vague quand à la demeure de cette jeune dame.
Peu importe se dit-il, il y passerait le temps qu'il faudrait, demanderait à qui il croiserait mais finirait, Foi de Jeanot ! à mener à bien sa mission.

Trouver une marchande de fleurs avait en effet été fort simple. Là où s'était compliquées les choses, s'était à savoir combien de roses devait composer le bouquet. A cela, on ne lui avait rien dit. Il finit néanmoins pas se dire que Simon lui avait donner une certaine somme d'argent pour ces fleurs et que donc il devait tout dépenser pour le bouquet. Aussi, de ce fait, après avoir donné la petite bourse à la boutiquière, se retrouva t-il en échange, les bras juste assez longs pour tenir tant bien que mal une quantité impressionnante de roses.

Encombré à présent par tous ces pétales roses et entêtant rassemblés à leurs tiges par un gros ruban, le jeune garçon se sentait légèrement ridicule et le pire c'est qu'il ne savait pas où il devait aller se décharger de ce bouquet énorme à l'odeur trop féminine à son gout.

Penchant la tête afin de regarder où il mettait les pieds, il espérait bien croiser quelqu'un qui pourrait lui dire où se cachait la maison de la damoiselle Katchina.......


[hrp]
Si quelqu'un veut venir à l'aide de ce pauvre diable parfumé à la rose ^^ il est le bienvenu ![/hrp]

Kachina11 a écrit:
Kachina11 rentra chez elle raccompagner par Messire Castel, le soir du lundi 27 septembre 1458. Elle s'assit fort longtemps sur son lit et repensa fortement a sa soirée, avant de se coucher. Elle repensa au baiser à la chaleur de sa main dans la sienne, une sensation qui l'avait envahit de bien être, jamais auparavant cela ne lui était arriver.  Puis elle se coucha en se remémorant les bons moments.

Kachina11 se leva en se mardi matin, elle était de bonne humeur, prit un bain et se leva doucement. Elle se prépara doucement pour sa journée et se décida en se bon matin d'Aller au marché avant de se revenir pour travailler a son champs de légumes.

Sur le chemin pour aller au marché, elle rencontra un jeune valet qui semblait totalement perdu, elle lui demanda:

-Bonjour jeune homme, puis-je vous aider a qui donner ce si gros bouquet de fleurs?

Kachina11 regarda le jeune valet en attendant une réponse en lui souriant!

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
Ne voyant pas tellement où il mettait les pieds, notre pauvre Jeanot faillit bien entrer en collision avec une dame, ou damoiselle, il ne savait car n'avait devant les yeux que du rose, du rose et encore du rose. Pour sûr qu'après cette mission il ne faudrait plus lui parler de rose ! que ce soit fleur ou couleur. Il était certain que ses amis de travail ne manqueraient pas de se gausser de lui et cette seule pensée le rendait malade. Ajoutons à cela le parfum délicat du bouquet qu'il trouvait écœurant et vous comprendrez que nous avons là un jeune garçon proche de la nausée.

bref, il avait donc faillit bousculer une jeune femme et s'apprêtait à s'excuser quand cette dernière lui demanda, Ôô ! miracle !!! si il avait besoin d'aide.
Content que ça paraissait évident qu'il ai besoin d'aide, le jeune valet de Cordas, pencha un peu plus la tête sur le coté afin de voir le visage de sa sauveuse et lui dit avec un sourire qui dévoilait un très grand soulagement.


On peut le dire oui ma m'zelle !!! Mon maître veut que j'aille livrer ces fleurs et une missive que j'ai en poche chez une m'zelle Kachina. Seulement voilà.... on m'a bien dit que sa maison était bleue et se trouvait au bout du chemin, mais des chemins y'en a plein et des maisons bleues aussi !!!
Si vous saviez où il me faut aller ma m'zelle j'en serais grandement soulagé. Mon maître a dit qu'il fallait faire vite et ça doit bien faire plus d'une heure que je suis parti. Comprenez, je voudrais pas me faire tirer les oreilles !!

Kachina11 a écrit:
KAchina11 écouta le jeune discuter et gloussa doucement. Quand elle finit elle lui fit son plus beau sourire et lui répondit:

- Hey bien jeune valet je vais me faire un honneur de vous montrer la maison de cette dame, si vous voulez bien me suivre

Kachina11 sourit et conduisit le jeune homme devant la troisieme rue a droite la maison tout au bout et oui elle restait dans une maison bleue au bout de la troisieme rue a droite. Elle lui indiqua la maison et lui dit:

- Hey voila ma maison, je suis dame Kachina, si vous voulez bien me donner le bouquet et la missive j'en prendrais grand soin et remercier fortement  votre maitre.

Kachina11 sourit et rentra chez elle les fleurs et lut la misive.

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
Quel soulagement lorsqu'elle lui dit connaitre le chemin. Jeanot sentait qu'il serait bientôt délivrer de ce trop gros bouquet qui commençait à lui peser sur les bras. Il suivit donc la dame, gardant le silence le long du chemin, tentant de se repérer même afin de rentrer au plus vite.

Quand parvenu à la maison en question et qu'il sut que la jeune dame qui l'avait conduit n'était autre que la damoiselle qu'il cherchait, il se mordit la langue pour ne pas lui dire qu'elle aurait pu le lui dire dès le départ, ça lui aurait évité tous le chemin et il n'aurait plus eut à supporter cette odeur de roses qui lui donnait la migraine.


C'est Vous damoiselle Kachina ?!!!!

Ne trouva t-il qu'à dire en lui remettant l'énorme bouquet.

Bin ça alors......
Ajouta t-il en fouillant dans sa poche pour lui remettre la missive.Et, dans un salut très respectueux, comme le fait tout valet, il termina par

De la part du Seigneur de Cordas...

Puis repartit à grandes enjambées alors que la damoiselle devait être à lire la missive suivante.

Citation :
De Nous, Castelreng Dict du Cougain,Seigneur de Cordas
A vous, Damoiselle Kachina,

Tendres salutations,

Les quelques heures que nous avons passé ensemble m'ont été des plus agréables et je tenais à vous le faire savoir par ces quelques fleurs
accompagnant cette missive.Vous revoir me ferait grand plaisir.

Alors, pour le cas où il en serait de même pour vous, je vous propose de nous rencontrer à nouveau afin de faire plus ample connaissance.
Un valet viendra demain en après midi afin de vous escorter jusqu'à moi.

Dans l'attente de demain...




Narbonne ce jour du 28 septembre de l'an 1458



Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 14:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:33

Kachina11 a écrit:
Kachina11 lut la missive avec attention et fut très heureuse qu'il ait lui aussi apprécier les moments passer a ses cotés. Elle se mit a sourire et quand elle arriva a la fin de la lettre , elle eut tellement hâte de le revoir qu'elle sourit encore plus de joie.

Elle lui envoya une missive qui confirma quelle serait la quand le valet viendra la chercher.

Elle alla porter la missive elle même et repartit au village faire ses courses!

Castelreng a écrit:
    Pendant ce temps dans la demeure de Castelreng


Par trois fois il avait demandé à Simon si le valet était enfin rentré.
Par trois fois le pauvre majordome lui avait répondu que non.

Plusieurs heures s'étaient pourtant écoulées. Cordas ne comprenait pas . Il ne fallait quand même pas trois heures pour aller acheter quelques roses et les livrer ?? Décidément le personnel n'était plus ce qu'il était....

Il s'apprêtait à quitter la bibliothèque pour se rendre à la forge lorsque Simon revint avec sur le visage un grand apaisement.


Il est rentré Messire...
Un rare sourire se fit alors sur les lèvres du majordome.
Il a dépensé le contenu complet de la bourse Messire.... Il n'a pas compris qu'il y avait aussi ses gages de la semaine.. Pour sûr Messire que la damoiselle doit avoir reçu un énorme bouquet !!!

Castelreng éclata de rire s'imaginant fort bien la taille du bouquet.

Bien ! vous lui redonnerez ses gages Simon

Cette histoire amusante lui fit oublier qu'il était pour se rendre à la forge et il alla s'installer dans un fauteuil en reprenant un livre. De son coté, Simon retourna à ses obligations mais fut de retour missive en main peut de temps après.

Une missive Messire Annonça t-il en la lui donnant. La lecture en fut vite fait.

Qui l'a déposé Simon ?

Une jeune dame Messire... plutôt jolie d'ailleurs...


Castelreng se leva d'un bond, en laissant tomber le livre au sol et fonçait déjà vers la porte avec un Simon surpris à ses talons.

Y'a combien de temps Simon ?

Une bonne dizaine de minutes messire...

Tudieu Simon !!! et c'est maintenant que tu me l'apportes !!!!

C'est que... Messire..... Désolé Messire....

Bon !! Renvoies ce valet chez la damoiselle demain juste après l'heure du repas. Comment s'appelle t-il ?

C'est le jeune Jeanot Messire...

Bien ! Dis à ce jeune Jeanot d'escorter la damoiselle jusqu'au lac et qu'il reste avec elle surtout !!

Oui Messire..
Termina t-il avant de quitter la pièce.

Il restait quelques heures avant qu'il puisse se rendre au lac, aussi se rendit-il finalement à la forge en attendant le moment de revoir la damoiselle, il finirait la soirée en taverne et la journée filerait....

Kachina11 a écrit:
Kachina11 déposa la missivbe chez messire castel puis rentra a la maison et travailla au champs toute la journée avec la meilleure humeur depuis tellement longtemps. Quand la journée de dure labeur au champs fini enfin.

Kachina11 rentra dans la maison se prépara pour le souper un potage et le manga avec coeur. Ensuite, elle s'installa dans une chaise et profita de la fraicheur en s'assoyant près de la fenetre. Elle commenca à lire un nouveau livre et attendit la suite des choses doucement profitant du moment.

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
Pendant ce temps, notre Jeanot était parti chez la damoiselle afin de l'escorter jusqu'au lac. Chemin faisant, il repensait à ce qui avait été son retour la vieille après avoir livré roses et missive et en grimaçait. Le jeune palefrenier qu'il pensait être son ami s'était tordu de rire en ne cessant de lui dire qu'il sentait aussi bon qu'une jouvencelle et avait poussé la plaisanterie jusqu'à le surnommer Jeannette. Ils en seraient venu aux mains si l'un des hommes d'armes du seigneur n'était arrivé aux écuries avec sa monture, tous deux fourbus d'avoir voyager depuis Cordas.

Corne de bouc !!
s'était-il exclamé en lançant les brides au jeune palefrenier
N'avez vous rien de mieux à faire !

Jeanot en frissonnait encore à la peur qu'il avait eut de cet homme tout de fer vêtu. Telle une envolée de moineaux, il s'était empressé d'aller se laver alors que son ami était à soigner le cheval.

Chemin faisant donc, il prêta attention à ce qui l'entourait, des rues qu'il traversait - pour ne pas se perdre une fois encore - afin de chasser l'humiliation et la frousse de la veille. Lorsqu'enfin il fut devant la petite maison bleue, il se redressa fièrement et frappa à la porte.


TOC....TOC...TOC...

Kachina11 a écrit:
Kachina11 qui c'était lever de très bonne heure en se matin ce souvenant qu'on viendrais la chercher été fort heureuse , alors quand le soleil se leva au premieres lueurs de l'aube, elle se leva aussitot pour ne pas perdre une minute de cette belle journée.

Kachina11 se leva, mit une belle robe de couleur bleue, se coiffa avec soin et prit soin de mettre une rose de son bouquet dans sa peignure, puis elle s'assit comme la veille près de sa fenetre pour profiter des rayons du soleil, elle était bien avancer dans son livre lorsque...

Lorsqu'elle entendit que quelqu'un cognait à sa porte, elle se leva d'un bond et alla répondre. Aussitot qu'elle eut ouvert la porte quelle sourit de joie en reconnaissant le visage du jeune valet de messire castel, alors elle rassembla son écharpe et sa besace et sortit rejoindre le jeune valet en lui souriant.

Laleeloo a écrit:
Laleeloo arrivait devant la demeure de Castel avec un large panier.
Elle se demandait comment frapper à la porte avec le panier dans les mains quand un jeune garçon passa devant elle.
Elle se dit que ce devait être un valet et le héla.

Hé toi là ! Je dois vite remettre cela au messire Castelreng Seigneur de Cordas. Sais-tu ou je peux le trouver ?

Elle attendit en tenant fermement le panier.

Palefrenier de cordas, incarné par Castelreng a écrit:
Le jeune palefrenier était à retourner aux écuries après avoir fait un bon repas. Il sortait donc des communs et traversait la cours lorsqu'il fut apostrophé par une gamine vêtu de rouge, un panier dans les bras qui ne devait être guère plus âgée que lui.

Tu le trouveras pas là le maître la fille, il est parti à cheval il y a bien une heure.

Le garçon regardait la très jeune fille d'un air supérieur, la toisant de haut en bas. Un sourire narquois aux lèvres il ajouta.

Si t'as pas peur gamine... va frapper à la porte... hahahaha...


Il laissa là la fillette et partit en riant vers les écuries où il avait encore beaucoup à faire.

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
    Devant la petite maison bleu


La porte s'ouvrit et notre Jeanot se retrouva de nouveau face à la damoiselle.
Une profonde révérence...


Mon maître, le Seigneur de Cordas, m'envoie vous escorter jusqu'au lac où il vous retrouvera mam'zelle


Détaillant discrètement la damoiselle, il s'aperçut qu'elle était vêtue pour sortir justement. Sans doute était-elle à l'attendre en déduit-il en se mettant de coté pour lui permettre de sortir de sa demeure.

Je vois que vous êtes prête à partir Damoiselle....

Et d'un grand geste du bras il l'invita donc à avancer, lui suivrait à quelques pas derrière comme il se doit.


Si vous voulez bien vous donnez la peine.....
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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:35

Castelreng a écrit:
    Direction : Le lac... en passant par la Lorraine... Non la plage !!



Quittant les dernières rues de la ville toujours la monture aux pas, Castelreng était à se demander si il ne s'était pas trop empresser à vouloir gagner le lac. Il doutait que la damoiselle ne soit arrivée et ne voulait pas qu'elle le voit à l'attendre. Aussi, prit-il la direction de la plage, poussant Espoir au trot et une fois sur le sable, le poussa au galop. Il s'enivra de cette odeur saline qui, se rendit-il compte, lui avait manqué. En effet, depuis son retour à Narbonne, il n'était revenu qu'une seule fois sur la plage et les souvenirs qu'il en gardait, il préférait les garder loin.


Il laissa la bride lâche à son cheval qui prenait semble t-il autant de plaisir que son maitre à se retrouver là. Alors que les embruns lui fouettaient le visage, Cordas ferma un instant les yeux, s'imprégnant au mieux de chaque secondes passées. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il se trouvait entre deux dunes, face à une chaumière croulante qu'il ne connaissait que trop bien. Un malaise le poignarda, il fit stopper net Espoir qui surpris rua de mécontentement. Une fois l'étalon calmé, il lui fit faire quelque pas en avant, regarda longuement le saule pleureur qui protège une tombe des regards, pensa non pas à celle qu'il avait déposé là pour son dernier repos, mais à sa fille, leur fille, Heaven qui l'avait renié et s'était enterrée vive dans un couvent. Son cœur s'emballa et d'un geste brusque, il tourna bride comme voulant tourner une page qui resterait cependant à jamais collée.Il battit les flans de sa monture et partit au triple galop comme si il avait le diable aux fesses.

La galopade, si elle ne le lui remit pas l'humeur au beau fixe, calma les battements de son cœur. Il quitta la plage sans vraiment s'en rendre compte, prit à travers champs pour se rendre cette fois vers le lac.

Elle serait arrivée, serait à l'attendre, il ne lui avait pas promis une journée merveilleuse, juste une occasion de faire plus ample connaissance, mais le cœur n'y était plus, tout le poussait à retourner chez lui, retrouver sa bouteille d'eau de vie et s'enivrer jusqu'à ne plus penser. Pourtant, c'est vers le lac que les sabots d'Espoir se dirigeaient...

Laleeloo a écrit:
Pendant ce temps devant la demeure de Castelreng

Citation :
Tu le trouveras pas là le maître la fille, il est parti à cheval il y a bien une heure.

La fillette l'observa d'un air curieux jusqu'à ce qu'il se remette à parler.

Citation :
Si t'as pas peur gamine... va frapper à la porte... hahahaha...
Gamine ? tu peux parler toi ! Et puis j'ai pas peur !

Pour qui la prenait-il naméoh ?! Elle haussa légèrement les épaules et le regarda partir. Elle se demandait pourquoi elle devrait avoir peur elle n'y prêta plus attention et alla frapper à la porte. Elle attendit quelques instant et posa son panier devant la porte puis y posa un mot à l'adresse de Castel.

[rp]Castel, voici "la surprise" occupe t'en bien. Leeloo.[/rp]

--.Simon. a écrit:
    Pendant ce temps, dedans et devant la demeure de Castelreng



Depuis quelques jours, Simon trouvait qu'il y avait un peu plus de vie dans cette demeure. Le maître avait laissé de coté son eau de vie et de ce fait était relativement moins irascible et toute la maisonnée s'en trouvait nettement mieux et plaine d'entrain.

Passant par le hall d'entrée, il vit par la fenêtre une très jeune fille, un panier dans les bras, parler avec le jeune palefrenier. Interrogatif par ces deux jeunes gens, il entendit frapper. Il ouvrit la porte.
Le gamin était à courir vers les écuries la fillette à se redresser, et le panier.... le panier gigotait tout seul en émettant de drôles de sons.


Petite ! L'apostropha t-il. Te sauve pas et dis moi donc ce que c'est que ça! En montrant le panier.

Kachina11 a écrit:
Kachina11 regarda le jeune valet, elle lui dit:

- Bien sure que je suis prête a sortir jeune homme.
Je vous suis avec plaisir jeune homme.


Kachina11 sourit de son plus beau sourire au jeune valet et se dit bientot elle serait avec castel enfin!!
Kachina11 prit le chemin pour se rendre jusqu'au lac, suivit par le valet, cependant quand il arrivèrent castel n'y était cependant pas encore, elle remercia le valet de l'avoir accompagner et s'assoit doucement sur une roche en attendant l'arrivée de Castel.

Laleeloo a écrit:
Pendant ce temps, toujours devant la demeure de Castelreng

Laleeloo vit la porte s'ouvrir et regarda l'homme qui lui parlait.

Oh bonjour ! Je viens juste remettre ce panier à messire Castel.

Elle regarda les personnes autours d'elle puis l'homme en face d'elle.
Elle décida qu'elle pouvait lui faire confiance et lui murmura à l'oreille le contenu du panier qu'elle finit par lui remettre tout en parlant.

Pourriez vous le lui remettre s'il vous plais ? Et lui transmettre mes amitiés aussi ! Et gardez ceci secret surtout !

L'homme acquiesça de la tête et lui sourit très légèrement

Bien, il est temps pour moi de me mettre en route! Je vous remercie et vous souhaite une agréable journée !

La fillette tourna les talons et fila directement chez elle.

Castelreng a écrit:
Galopant à travers champs, il croisa quelques paysans s'affairant à leurs labours. La terre fraichement retournée collait aux sabots d'Espoir pour se libérer en motte volant de ci de là. Le lac n'était plus très loin, déjà la verdure revenait. Il prit un petit chemin boisé au bout duquel l'étendue bleue serait. Il mit sa monture au trot, savourant l'instant. Le soleil, en ce début d'automne, brillait fièrement, le chant des oiseaux se rassemblant pour partir vers des contrés plus chaudes était comme un baume bienfaisant.

La grande étendue d'eau était là. Au loin, quelques barques s'en retournaient vers les pontons, une matinée bien remplie pour certain de ces pécheurs et pour d'autre moins heureuse. Castelreng ne s'attarda pas à cette vue et regarda alentour afin d'y repérer celle qui devait être à l'attendre.. Il mit sa monture au pas et longea patiemment la rive. Le vent doux et léger faisait clapoter l'eau sur la rive, quelques oiseaux hardis plongeaient au centre du lac remontant avec leur repas du jour. Il aurait pu rester là, des heures, à regarder ce spectacle naturel. Un regard poussé un peu plus loin et il aperçu une jeune femme toute de bleue vêtue qui semblait être assise. Guidant Espoir dans cette direction, Cordas s'interrogeait.

C'était bien elle qui était là, assisse sur une large pierre plate pas trop proche du bord de l'eau. A quelque mètre, le valet qui lui avait envoyé s'occupait à faire des ricochets dans l'eau. Il siffla pour attirer l'attention du garçon qui arriva prestement à ses cotés alors qu'il était à sauter bas de sa monture. Sans un mot pour son valet, il lui lança les brides de son étalon et se dirigea vers la damoiselle.
Un sourire franc aux lèvres il la salua.


Bien le bonjour jolie damoiselle.....

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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:37

Oriabel a écrit:
[rp]Pendant ce temps dans une chambre d’un monastère de Narbonne

Des éclats de rire qui enjôlait l’air, une pluie de cheveux d’or s’entremêlant dans le vent, des mains liées, une course effrénée. Des sourires enjôleurs d’un homme dont elle n’arrivait pas à voir le visage. Lui et la femme courrait vers un lac en riant et plaisantant. Soudainement leurs lèvres s’unirent et leurs vêtements s’évanouirent dans une pluie de couleur. Les deux corps enlacés pénétrèrent dans l’eau. Le contact fit frémit la belle aux longs cheveux blonds et légèrement bouclés pourtant elle s’agrippait à l’homme au visage inexistant. L’amour entre les deux êtres semblait palpable et si profond, si intense qu’il ferait rougir n’importe quel témoin. Heureusement, ils semblaient seuls au monde dans leur univers enchanteur. Mais qui était-elle pour visionner cette scène encore et encore ? Elle faisait se rêve à répétition ainsi qu’un autre beaucoup plus sévère où des gens s’empennait à cette même femme sans qu’elle puisse intervenir. D’autre fois, tout était calme, qu’un écran noir devant ses yeux mais des voix sanglotaient ou d’autres lui parlaient doucement et c’était toujours les mêmes voix bien qu’il y en avait plusieurs. Les mots cependant perdaient toute leur signification, elle n’arrivait pas à les comprendre.

Elle soupira en sombrant justement dans cette noirceur quittant le couple au bord de l’eau à leur ébat comme toujours, ayant peur de brimer leur intimité. Elle guetta les bruits espérant que les voix viendraient la hanter de nouveau. Peut-être que cette fois, elle en comprendrait la teneur. Une étrange sensation alimenta sa main. Un petit picotement très doux et subitement, ce fut chaud et humide. Elle le sentait très bien sans pour autant pouvoir bouger. Pourquoi est-ce qu’elle n’arrivait pas à bouger un seul petit doigt ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à retirer ce rideau noir qui lui masquait les yeux. Elle se concentra très fort pour ouvrir un œil. Y’en avait marre de dormir, elle avait l’impression que cela fait plus de 24 heures qu’elle dormait et se sentait un peu courbaturée là.

Maman… tu me manque tellement… tu n’as pas le droit de rester tous les jours ainsi… tu n’as pas le droit de nous abandonner…. Reviens-nous, je t’en supplie …. Maman….

Des paroles…. Ah oui, cette voix, cette même voix elle la reconnaissait, elle l’avait entendu des centaines de fois durant ses noirceurs. Elle semblait douce, claire et chantante. Une jeune fille sans aucun doute. Mais… mais… elle avait compris cette fois ce qu’elle disait !!!! Elle devait être en train de se réveillée et elle pourrait enfin voir autre chose que ce couple ou bien cette scène affreuse où gisait ensanglantée cette dame blonde avec des gens qui criaient partout. Elle se concentra encore se parlant à elle-même. ‘’ Vas y… vas y, ouvre les yeux, les rêves sont terminés… ‘’

C’est d’ailleurs ce qu’elle fit, doucement ses paupières bougèrent, lentement ses yeux s’ouvrirent mais la lumière du jour lui blessa les yeux et elle grognait involontairement aussitôt bien que silencieusement pour ne pas déranger son hôte. Elle se sentait vraiment mal, comme revenant d’une randonnée de plusieurs jours mais la traversée avait été celle des ténèbres. Elle ressentait des douleurs partout, ses lèvres étaient sèches et elle se sentait si faible. Et où se trouvait-elle ? La présence qu’elle sentait à ses côtés, qui est-ce ?!! Elle pleurait tout en lui tenant la main, les cheveux de la demoiselle lui chatouillaient le bras mais elle n’arrivait pas à la voir cependant. Ce qu’elle avait senti, ce picotement humide était donc des larmes ? Mais pourquoi cette personne la tenait-elle ainsi et pleurait ?

Lentement ses yeux s’habituèrent au soleil qui pénétrait les lieux, elle regarda tout autour en se demandant où elle pouvait bien être. Tout était d’un blanc immaculé. Pas étonnant que tout cela lui avait blessé la vision. Lentement les couleurs se firent plus nettes, et elle tourna la tête vers l’inconnue penchée sur elle. Elle avala difficilement pour tenter de demander où elle se trouvait et qui elle était. Mais c’est un visage estomaquée qui la dévisagea presque à lui faire peur qu’elle vit. Elle avait dû la déranger en s’éveillant sans le vouloir. Son regard était troublant quand à son expression.

L’inconnue était belle, une jeune fille d’un peu plus d’une vingtaine d’année, de très longs cheveux noirs cascadaient sur ses épaules, de grands yeux sombres embrumés de perles salines la regardait lorsqu’elle se jeta à son cou en grands sanglots qu’elle-même, alitée n’osa pas bouger, restant de marbre et incompréhensive. . Elle était très belle mais un peu maigrichonne quand même. Mais qu’est-ce qu’elle avait à lui sauter dessus ainsi ?

Maman,… oh maman… tu es enfin réveillée, je croyais que cela n’arriverait jamais ! Tu nous à fait si peur… Aristote merci…. Merci d’avoir entendu mes prières chaque jour… merci !

A ce même moment, un jeune homme entra dans la pièce et stoppa son geste en voyant sa sœur couchée à demi sur sa mère, en sanglot et les yeux de l’éveillée croisa ceux du jeune homme d’à peu près le même âge. Elle remarqua qu’il avait les mêmes yeux noirs et intenses que la fille, le visage ressemblant aussi beaucoup mais la couleur des cheveux étaient d’un brun très soyeux. Il était très grand, il semblait très mature, plus que la demoiselle. Il était fort beau, très beau même.

Mais… mais…

Il n’arrivait plus à articuler mais ce fit assez pour que la demoiselle la lâche et cours se jeter dans les bras de l’homme. Étrangement, cet homme ressemblait un peu à celui dans son rêve mais son visage ?!! Elle ne l’avait jamais vu, pouvait-il être le même homme ? Peut-être… La demoiselle serra très fort l’homme toujours dans l’encadrement de la porte à se faire mal à ses petits bras frêle. Quant à moi, je les observai sans rien dire pour le moment malgré la tonne des questions qui me tenaillait.

Hélie… elle est réveillée, elle nous est revenue. Elle va bien… je te l’avais dit qu’elle ne nous abandonnerait jamais … jamais ! Cours chercher papa…. Vite !

La demoiselle embrassa l’homme sur la joue qui restait sidéré ne faisant que papillonner des yeux. Le ton autoritaire de la jeune fille la surpris et lui également parce qu’il hocha la tête et repartie en courant, Je l’entendis déguerpir et brusquer quelqu’un d’autres qui venait de pénétrer dans la chambre justement, un Viel homme d’âge très avancé.

Ola ola Hélie mais où cours-tu comme ça, y’a le feu ?

Il se tourna en entrant dans la chambre et un regard lui fit comprendre rapidement de quoi il en retournait. J’étais toujours là, la tête bien enfoncée dans mon oreiller et la demoiselle était revenue près de moi et m’embrassait la main qu’elle déposait sur sa joue fragile.

Oh… j’ai la berlue où Dame de Courgain est réveillée Heaven ?

La demoiselle me regarda et ensuite l’homme avec un franc sourire.

Oui depuis peu mais elle n’a rien dit, vous pensez qu’elle va bien ? Elle va s’en sortir n’est-ce pas ? Vous aviez dit que si elle sortait de son coma tout irait bien … n’est-ce pas ?

Pas si vite demoiselle, laissons lui le temps de souffler, je sais que vous êtes très heureuse en ce moment mais je dois examiner votre mère si vous le permettez. Vous pouvez naturellement rester puisque vous avez passé tant de temps à son chevet depuis plus d’une année, vous en avez mérité ce droit. Comme quoi il ne faut jamais perdre espoir chère enfant.


Le médicastre s’approcha de moi, m’offrit de l’eau qu’il porta délicatement à mes lèvres. La fraicheur de cet élixir me fit légèrement sourire. La brulure dans ma bouche s’estompa et je puis enfin articuler quelques mots.

Où suis-je ?

L’homme me regarda et puis me sourit, quoi de plus évident de ne pas savoir où l’on se trouve après tout ce temps. Il me répondit donc avec une douceur infinie.

Vous vous trouvez dans un monastère Oriabel depuis un petit moment. Comment vous sentez-vous ?

Je hochai la tête d’un bref mouvement, comprenant que j’avais été mise ici pour une raison quelqu’un au lieu de mon lit. D’ailleurs à quoi ressemblait mon lit ? Et qui était cette jeune femme qui s’appelait Heaven et qui n’arrêtait pas de m’appeler ‘’ maman ‘’ depuis tout à l’heure.

Je vais comme si on m’avait passé dessus avec une charrette. J’ai mal partout, c’est normal ? Et qui est-vous tous les deux d’ailleurs ?

Mes grands yeux bleus se fixèrent sur le médicastre et ensuite plus intensément sur la demoiselle aux cheveux de jais. Elle me dévisagea horrifiée avant de prendre la parole.

Mais maman, c’est moi, ta fille Heaven et celui qui vient de partir est ton fils ainé, Hélie. Il est partie quérir papa, ils seront de retour sous peu.

Elle se tourna et regarda le médicastre qui semblait cette fois soucieux.

Il est normal d’avoir mal Oriabel. Vous êtes couchée ici depuis plus d’une année et Heaven est venue à votre chevet tous les jours pour que vous puissiez bouger un peu, prenant soin que vos muscles ne s’affaissent pas. Vous avez sombrez dans un coma après une agression de brigands et ne vous êtes jamais réveillez depuis. Vous ne reconnaissez pas cette enfant ?

Je regardai la jeune fille plus longuement. Elle me sembla familière mais sans plus. Et je portai mon regard sur l’homme à mon chevet tenant d’assimiler tout ce qu’il disait. Oriabel ? C’était mon prénom apparemment… coma, brigand, agression ? Mon rêve !!!! Un seul mot babilla et s’échappa de mes lèvres faiblement….J’étais anéantie, je ne me souvenais de rien sinon que de ce rêve affreux qui m’avait hanté tout ce temps… une année à dormir alors qu’il m’avait paru ne somnoler que 24 petites heures….

Non….[/rp]

--Helie a écrit:



    Dans la demeure de Castelreng, le matin...


Il était arrivé enfin à Narbonne. Des mois qu'il n'avait vu son père, n'avait pris des nouvelles de sa mère. Des mois qu'il avait à charge la gérance des terres paternelles dans le Comté de Toulouse. Les moissons et vendanges enfin terminées, il avait enfin eut le temps pour faire le chemin depuis Cordas. En arrivant aux écuries la veille, il avait dut reprendre deux jeunes gens de son père en train de se chamailler. Ensuite, une fois dans la maison, il avait averti Simon qu'il resterait à Narbonne quelque temps et demandé à ce que son père ne soit pas mis au courant de son arrivée qu'il réservait en surprise. La fatigue avait fait qu'il s'était réveillé tard ce matin là et pensant que son paternel serait déjà parti faire son tour à la forge, il s'était dit que le mieux serait d'aller jusqu'au monastère où se trouvait sa mère et sa jumelle. Il avait donc fait seller sa monture et était parti aux nouvelles.
Revoir sa soeur Heaven après de si long mois l'emplissait de bonheur comparativement à l'angoisse qui le prenait lorsqu'il pensait a sa tendre mère. Il craignait, comme tous, le pire et n'avait eut que trop peu de nouvelles la concernant.
Par ce matin prometteur de soleil, il avait donc galopé jusqu'à ce monastère se trouvant juste à l'extérieur de la ville.


    Dans la chambre du monastère de Narbonne.


Parvenir à être autorisé à voir sa mère n'avait pas été une mince affaire, il lui avait fallu une patience énorme qu'il ne serait pas cru possible d'avoir. Cependant, il finit par avoir gain de cause, promettant de ne rester qu'un très cours moment mais qu'il avait besoin de la voir.

La porte de la petite cellule qu'il ouvrit ne fit aucun bruit. Lorsqu'il se trouva sur le seuil, prêt à entrer, ses yeux s'arrêtèrent sur le petit corps frêle allongé sur l'étroite couche.
Sa mère...
La seule femme qu'il aime d'un amour profond...
La seule femme ayant toujours soigné tous ses maux depuis son plus jeune âge...
Sa mère adoptive mais la seule au monde qu'il aurait voulu et qu'il avait..

Elle était là, allongée et faible mais le regardant et lui, n'avait d'yeux que pour elle. Elle s'était enfin éveillée, était enfin parvenue à vaincre les ténèbres qui jusque là la tenaient prisonnière. Il sentit ses yeux le brûler, sa vue se troubler.


Mais… mais… Ne parvint-il qu'à dire tant l'émotion le tenaillait. Il ne s'aperçut de la présence d'Heaven que lorsqu'elle lui sauta au cou, le serrant à l'étouffer, lui disant ce qu'il était à constater de ses yeux embués, le pressant d'aller chercher leur père, complétant le tout par une bise.

Ce fut comme si il n'avait plus de mots, comme si il n'avait plus de voix. Il fut incapable de dire quoi que ce soit, tout restait coincé dans sa gorge.
Un dernier regard à sa mère pour graver en mémoire l'image d'elle les yeux ouvert, hagard mais ouvert, pour être certain de ne pas être en train de rêver et, sur un simple hochement de tête, il partit comme si il avait le diable aux trousses, bousculant au passage une personne dont il aurait été incapable de reconnaitre ensuite. Il sortit en trombe dans l'immense bâtisse pour se ruer sur son cheval qu'il talonna avec force.


    De retour à la maison au triple galop


Une fois de retour dans la cour de la maison paternelle il sauta de sa monture avant même qu'elle soit à l'arrêt, la laissant au bon soin d'un palefrenier venu à sa rencontre lorsqu'il entendit la galopade. Il se rua dans la demeure, ouvrant brusquement la porte qui se referma derrière lui dans un claquement assourdissant.

Simon !!!! Où est mon père !!! Cria t-il dans le hall d'entré vide.

Le majordome arrivant prestement regarda le jeune homme et à la mine qu'il affichait compris de suite que quelques chose de grave venait d'arriver.


Votre père est parti sitôt son repas au lac Messire

Sans avoir besoin d'en apprendre plus, il fit demi tour, sortit en courant pour sauter de nouveau sur son cheval, laissant un Simon interrogatif, et galopa en direction du lac. Il lui fallait au plus vite trouver son père, lui dire la bonne nouvelle, lui annoncer que son épouse tant aimé s'était enfin éveillée....


__________________________

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
C'était bien mieux de faire des ricochets dans le lac que de devoir faire toutes sortes de corvées désagréables. Notre jeune Jeanot était donc fort heureux de sa bonne fortune là ! Une après midi à ne rien avoir mieux à faire que de garder un oeil de temps à autre sur la damoiselle et le reste à s'amuser. Quand il raconterait ça à son copain Jules, le jeune palefrenier, pour sûr qu'il en serait vert de jalousie et ce serait tant mieux ! Il serait venger d'une certaine façon car là c'est lui qui pourrait se moquer de lui.

Il rata son dernier ricochet, troublé par les pas d'un cheval s'approchant. Le seigneur de Cordas, son maitre. Il s'empressa d'aller au devant de lui et n'eut que le temps de récupérer les brides de son étalon, et le guida vers la rive afin de le faire boire. Il était là a regarder s'abreuver Espoir lorsqu'un galop se fit entendre. Se demandant bien qui était ce cavalier qui s'approchait si vite de son maitre, Jeanot ne put que crier.


Cavalier en vu mon maître....

--Helie a écrit:


Il ne parvenait toujours pas à y croire et pourtant....
Il avait galopé depuis la maison de son père sans ralentir, forçant les inconscients à s'ôter de son chemin et s'était donc vite retrouver au bord du lac. Sans vraiment ralentir, il en avait sondé l'horizon afin d'y repérer son père. Ce qui ne fut pas compliquer car ce dernier se trouvait à l'écart des pécheurs, mais, en charmante compagnie semblait-il. Hélie en fronça les sourcils, n'osant pour autant pousser son imagination en avant. Lorsque parvenu à hauteur de son géniteur et d'une jeune damoiselle, il se contenta d'un court salut de la tête à la jeune fille et fit face à son père.
La nouvelle était trop importante pour qu'il prenne des gants à la lui annoncer. C'est donc sans préambule, comme si il n'y avait qu'eux deux, qu'il lança.


Père... Je reviens à l'instant du monastère.. Mère est enfin éveillée... Venez vite ...

Faisant ensuite signe au jeune valet sans pour autant se détourner vraiment de son père qui, à en voir sa tête n'en revenait pas, il se dit qu'il valait mieux qu'il prenne la direction des choses afin de parer au plus presser. Il ne savait pas ce que faisait cette damoiselle en compagnie de son père, se doutait cependant qu'il devait s'agir d'un rendez-vous galant. A cette seule pensée il en grimaça. Il ne voulait cependant pas juger son paternel, après tout il n'avait là que des doutes.

Une fois que le jeune valet eut apporté la monture, il secoua par des mots son père qui ne semblait toujours pas réagir.


Pressons nous Père.....

Damoiselle.... avec nos excuses.....

Garçon charges toi de cette damoiselle avant de rentrer....


A son grand soulagement le Seigneur de Cordas était en selle, prêt à partir...

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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:38

Castelreng a écrit:
    Au Bord du Lac


Avant même que la jeune fille ait le temps de répondre, Castelreng se tourna vivement vers le chemin lorsque son jeune valet lui annonça qu'un cavalier était en vu. Il le regarda s'approcher à grande vitesse et eut tôt fait de comprendre de qui il s'agissait, reconnaissant que trop bien la prestance du cavalier.
Son fils .....

Il lui sembla que ça faisait des années qu'il ne l'avait vu. Il regarda un instant Kachina, se posant certaines questions et reporta son attention sur son fils ainé qui venait de stopper sa monture. La nouvelle qui lui apprit le laissa sans voix. Il avait du mal à croire ce que son fils venait de lui dire. Dans ses rêves les plus profonds il n'osait même plus s'imaginer cet instant pourtant tant espérer.

Le temps semblait s'être figé. Il était là quelques minutes plus tôt, seul avec une jeune fille avec qui il voulait faire plus ample connaissance et se retrouvait à présent avec son fils lui annonçant que sa femme, son épouse adorée, la passion de sa vie, celle qu'il croyait a jamais perdue, celle pour qui il s'était laissé aller au désespoir de la boisson, à regarder les femmes qu'il croisait jusqu'à s'arrêter à cette demoiselle qui se trouvait là.

Son fils d'une voix pleine d'autorité fit approcher Espoir. Espoir, pensant au nom qu'il avait donné à son cheval, il se dit qu'il était fort bien nommé aujourd'hui, car il pensait bien que l'espérance l'avait définitivement quitté.

Elle s'était enfin réveillée.... Il allait enfin pouvoir de nouveau se noyer dans l'azur de ses yeux, s'émerveiller de son tendre sourire, l'emporter de nouveau dans la passion qui faisait leur vie. Il se retrouva en selle l'esprit pris par moult rêves. Un dernier regard vers la demoiselle, regard qui en disait long sur l'avenir, il n'entendit que les dernier mots que son fils était à dire au jeune valet. Talonna Espoir, prit à travers champs pour se rendre au plus vite au monastère, Hélie le suivant de très près.



    Une fois au monastère


Les sabots claquant sur les pavés de la cour monastique dans un bruit assourdissant que rend un galop, Castelreng tira avec force sur les brides de sa monture, la faisant ruer de mécontentement. Il sauta plus qu'il ne se glissa de sa selle et s'engouffra sans attendre dans cette énorme bâtisse trop silencieuse. Il ne savait où il lui fallait se rendre, on lui avait toujours interdit l'entrée jusqu'à ce jour. Les couloirs se mêlaient et s'entre croisaient, il y avait des portes partout, laquelle s'ouvrait sur la cellule de son adorée ?

Beeeeellllllllll !!!!!

Ne put-il s'empêcher de hurler avant de se laisser finalement guider par son fils qui l'avait rattraper. Il avait le coeur battant, prêt à sortir de sa cage. Ses mains tremblaient, une émotion indescriptible l'envahissait, le tenaillant. Et se fut pire encore lorsqu'on lui ouvrit une petite porte et qu'il aperçut dans l'étroite cellule qu'elle refermait, une jeune fille... Sa fille se tenant au chevet de son épouse.

Se tenant sur le seuil de la porte, ne parvenant à faire un pas de plus, il détailla un moment Heaven, sa princesse, sa fille qui lui avait tant manqué, son bébé qui l'avait cependant renié. Puis, lentement, comme n'osant pas, son regard vira vers le corps frêle de son épouse pour remonter et aller se noyer dans ses yeux aux couleurs d'un ciel d'été. Il ne savait que dire, ne parvenait à y croire et, tel un automate, s'avançant jusqu'à elles, s'agenouilla entre le mur et le siège où était installée Heaven. Il posa sa large main sur celle de sa fille qui enfermait celle de sa mère. Il les pressa doucement et finit par murmurer d'une voix étranglée.


Bel... Mon Ange... Je te retrouve enfin Mon épouse adorée....

--Heaven a écrit:


Des mois que tous les jours elle passait la majorité de son temps dans cette cellule. Que ce soit pour l’hydrater, faire bouger ses jambes ou ses bras, que pour lui raconter tout ce qui se passait dans le monastère, elle passait des heures au chevet de sa mère. Tous les jours le soleil s’était levé comme il s’était couché sans qu’il n’y est de changement à l’état de sa mère. La belle ébène n’avait pas perdu espoir cependant. Elle était une des rares à être autorisée à lui rendre visite. Le couvent était fermer aux visites masculines, c’était d’ailleurs une des raisons qui l’avait invité à prendre celui là au lieu d’un autre. Elle n’avait ainsi aucune chance de voir son père débarquer.

Il y avait presque deux ans maintenant qu’elle l’avait reniée, bien avant la naissance de Floriabel, sa petite sœur qu’elle n’avait qu’entraperçut depuis. Heaven avait eu l’impression que sa famille n’était basée que sur des mensonges. Son père, le grand Seigneur de Cordas avait osé lui faire la morale sur le fait d’être une fille de noble Seigneur et qu’elle ne pouvait fréquenter ce pauvre Pierric… l’aide au palefrenier à l’époque. Lorsqu’elle avait su qu’elle n’était pas la fille véritable de celle qu’elle avait toujours appelée mère mais plutôt d’une très belle femme qui s’était avérée être une mercenaire de grand chemin…. Elle ne lui avait jamais pardonné ce qui s’était ensuivit. La colère avait obstruée son jugement et elle avait renié son nom, son père en s’offrant à qui voulait bien d’elle sur la place publique.

Après tout ce scandale, elle s’était retirée et entrée dans un couvent clos. Les jours avaient passé et malgré tout ce remue-ménage, elle en voulait toujours à son père mais elle aimait toujours secrètement Pierric. Cet idylle que son père n’avait vu que d’un mauvais œil au départ était pour elle bien plus encore. Elle ne savait pas ce qu’il était devenu de lui cependant. Après tout cela, elle ne l’avait jamais revu et s’était cloitrée ici. La seule raison de vivre cette dernière année avait été de prendre soin de sa mère, la seule qu’elle n’a jamais appelle ainsi malgré qu’elle l’avait adoptée en s’étant mariée avec son ‘’ paternel ‘’. Tous les jours elle s’était retirée dans la prière, tous les jours elle avait espéré qu’elle resurgirait de parmi les limbes où elle s’était réfugiée. Dans son isolement, son frère jumeau lui manquait mais au moins, ils avaient échangé régulièrement de longues lettres. Ses sœur et son autre frère aussi lui manquait mais cela ne serait jamais comparable à Hélie…

De voir ce jour là, sa mère ouvrir les yeux avait été un cadeau du ciel. Elle savait le Seigneur de Cordas dans une mauvaise passe au dernières nouvelles, croulant sous les tonneaux, traitant son personnel et ses amis comme la boue sur ses chausses. La seule personne encore capable de sauver cette famille éclatée résidait dans ce monastère. Oriabel, cette femme de caractère mais d’une gentillesse inouie, la mère dévouée, la femme fidèle, l’ange du démon qui sommeillait en son père. Il fallait qu’elle renaisse au soleil pour que la lune puisse encore exister. Et ce jour était enfin arrivé…

La joie l’avait transportée, au même moment Hélie était arrivé. Son souhait depuis des mois enfin se réalisait. Elle fit rapidement chercher son père sans rien expliquer de plus à son jumeau. Mais pendant leur absence, malgré le bonheur incommensurable dont elle partagerait avec ses pairs, elle venait d’apprendre que sa mère souffrait. Bien sur, elle souffrait depuis des mois mais cette fois d’un mal invisible. La perte de mémoire…. Elle ne la reconnaissait même pas ! Elle refoulait ses larmes mais elle peinait de voir ce visage angélique la renier à son tour. Elle venait de comprendre d’un coup de poignard ce que son père avait pu éprouver finalement lorsqu’elle avait fait de même avec lui. Par contre, elle, s’était de façon volontaire….

Comment réagir à quelqu’un qui ne se souvient même pas qui vous êtes ? La colère devrait ne pas être mais c’est si frustrant de voir une personne qui vous est cher ne pas se souvenirs qu’elle est tout pour vous. La tristesse ? Le mot est bien faible malheureusement, c’est un anéantissement plutôt oui ! Heaven posait ses grands yeux noirs dans ceux de sa mère à l’inverse si bleus. Elles étaient maintenant perdues toutes les deux. Les espoirs de la jeune fille de revoir leur famille unie s’envolaient-elles ? Non !!!! Elle ne pourrait pas le permettre. Elle prit la main de sa mère qui semblait si fragile et tenta de lui soumettre des souvenirs.

Mère… vous ne vous rappelez pas de moi ? Je ne sais pas combien de fois vous avez pris mon partie contre père, combien de fois encore vous m’avez défendu des taquineries d’Hélie… mère, il faut vous rappelez qui nous sommes, qui vous êtes… j’ai besoin de vous…

Elle venait à peine de finir ses paroles lorsqu’un cri retenti dans tout le monastère en écho

BEEEELLLLLL…….

Aucun doute, c’était son père. Il arrivait. Elle ne savait trop comment réagir mais en même temps, elle ne pouvait s’enfuir pour éviter de le voir. En avait-elle seulement envie maintenant qu’elle comprenait son ressentiment ? Les pas résonnèrent et son père entra, figé dans la porte. Leurs yeux se croisèrent. Ceux d’Heaven étaient emplis de larmes, ceux de son père d’espoir. Tout comme l’avait été les siens quelques instants auparavant. Elle le vit avancer comme un automate et poser sa main en signe de réconfort contre la sienne. Une immense vague d’amour la submergea. Elle aurait eu envie de se jeter dans ses bras à cet instant mais ce n’était pas le moment propice à cela. Il se mit à parler à Oriabel qui ne faisait que le dévisager sans comprendre la situation. Elle prit donc la parole mais un trémolo emplissait sa voix par les larmes s’y logeant.

Mère, le Seigneur de Cordas, Castelreng dict. du Cougain, notre père et votre époux…

Elle se tourna vers son père, les yeux embués cette fois trop pour que les perles ne s’écoulent pas.

Elle ne vous reconnait pas père… elle a perdu la mémoire par le coma prolongé et son attaque à Carcassonne. Elle ne reconnait aucun d’entre nous, elle ne sait même pas qui elle est….


S’en était trop, elle retira sa main et éclata en sanglot pour se diriger vers la seule personne qui pourrait la consoler et la comprendre entièrement, Hélie. Elle l’enlaça et déversa ses pleurs dans le creux de ses bras, les soubresauts de son corps en disant long sur sa tristesse.



Oriabel a écrit:
[rp]Un regard pour le médicastre qui tâtait son pouls, un regard pour la jeune fille qui lui tenait la main sans qu’elle puisse la reconnaitre. Si c’était sa fille, elle devrait en avoir au moins un vague souvenir quand même non ? C’était étrange tout cela. Elle soupira et une petite mèche de ses cheveux virevolta pour venir choir devant son visage. Une longue frange blonde comme les blés. La femme qu’elle voyait dans le lac avec l’homme, l’autre qui se faisait attaqué par une horde de brigands… est-ce que tout cela pouvait être elle ? L’homme qui passait une petite lumière devant ses yeux pour voir si elle était alerte ne lui avait-il pas dit que le coma était survenu après une attaque justement ? Toutes ses questions se succédaient à une vitesse folle mais elle ne détenait que des suppositions, aucune réponse précise. Elle replaça cette mèche derrière son oreille pour ne pas déranger le docteur pendant qu'il l'auscultait.

Heaven, la demoiselle qui se présentait comme sa fille lui serra la main plus fortement, son silence jusque là avait été pesant. Elle le rompit mais soudain Oriabel aurait voulu qu’elle ne l’est pas fait en voyant toute la tristesse qui émanait de cet enfant fragile qu’elle aurait voulu consoler… comme une maman justement…

Mère… vous ne vous rappelez pas de moi ? Je ne sais pas combien de fois vous avez pris mon partie contre père, combien de fois encore vous m’avez défendu des taquineries d’Hélie… mère, il faut vous rappelez qui nous sommes, qui vous êtes… j’ai besoin de vous…

La belle Dame de Cordas resta sans voix, ne pouvant lui répondre de peur de lui faire mal. Mentir lui était impossible mais la blesser, c’était hors de sa portée également. Alors que faire. Son silence fut aussi mal à la jeune fille, elle s’en rendit compte mais les mots ne suffisait pas… pas maintenant …Elle fonça les yeux, la regarda longuement tout en sondant son propre esprit pour tenter de retrouver un mince souvenir au moins… sans grand résultat sinon un horrible mal de tête qui lui encercla le front. C’était horrible et cela lui fit pousser un gémissement plaintif. Elle ferma doucement les paupières pour tenter de le chasser

Doucement Oriabel, votre mémoire à été touchée mais si vous vous reposez, que vous ne faites pas d’excès, alors peut-être que tranquillement vos souvenirs reviendront. Votre famille sera là pour vous aidez d’ici là. Pour le reste, vous êtes faible bien entendu mais sortie d’affaire physiquement. Il faudra cependant vous reposez. Je passerais vous rendre visite régulièrement chez vous comme je le faisais ici mais dès demain, vous pourrez quitter cet endroit si vous le désirez.

Bel rouvrit les yeux et acquiesça d’un signe de tête, le médicastre se retira dans un coin tout en écrivant certaines choses, surement sur son évolution lorsqu’un très bel homme franchit la porte au même instant. Il était grand, beau, d’un certain âge mais pas vieux… plutôt mûr. Il aurait pu avoir fière allure si ce n’était des traits légèrement très cernés sous ses yeux. Il l’a dévisageait carrément. Qui était-il ? Un autre homme le suivait. Elle le reconnu, le même que plutôt. Donc Hélie, le frère d’Heaven… c'est-à-dire, son fils…

Le premier s’avança vers elles et plaça une main contre la main qui tenait déjà la sienne. Le regard échangé entre la fille et le père laissa Oriabel perplexe. C’était étrange comme regard et elle se demandait bien ce qui s’y cachait mais elle ne dit rien, les observant tout les deux tour à tour. Le regard que lui lançait maintenant son supposé mari la mit inconfortable. Il avait la même chevelure que son fils devant la porte, la même chevelure que l’homme dans ses rêves. Se pouvait-il qu’il soit l’amant avec lequel la jeune femme blonde, possiblement elle, s’abandonnait à des folies dans le lac ? A cette pensée, une chaleur envahie ses joues, gênée.

Bel... Mon Ange... Je te retrouve enfin Mon épouse adorée....

Elle haussa un sourcil, ne sachant que dire. Il semblait non seulement très attachée à elle mais il n’avait pas l’air au courant de la situation. Elle ne savait pas plus qui il était celui là et encore moins comment il s’appelait. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais se ravisa. Serait-il aussi triste qu’Heaven ? Elle se sentait coupable de ne pas pouvoir les reconnaitre, de ne pas partager la joie de ce retour avec eux. Elle préféra regarder ailleurs pour le moment, trop mal à l’aise. C’est Heaven qui brisa le silence. Sans même la regarder, elle savait qu’elle allait fondre en larme, le son de sa voix trahissait l’émotion.

Mère, le Seigneur de Cordas, Castelreng dict. du Cougain, notre père et votre époux…Elle ne vous reconnait pas père… elle a perdu la mémoire par le coma prolongé et son attaque à Carcassonne. Elle ne reconnait aucun d’entre nous, elle ne sait même pas qui elle est….

S’en fut trop pour la jeune fille, elle lâcha sa main et un long sanglot annonça les autres qui s’ensuivirent. Elle hoquetait de pleurs et elle était allée se réfugier dans les bras de son frère qui tentait de la consoler. Bel leva les yeux vers l’homme à qui sa main avait retombée sur la sienne cette fois, elle dégagea doucement cette main, ses yeux bleus étaient aussi triste que ceux de leur fille quand ils se perdirent dans ceux de Castelreng. Elle ne dit rien cependant, ne trouvant rien pour combler ce vide qu’elle ne pouvait remplir sans ses souvenirs oubliés…[/rp]
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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:41

Kachina11 a écrit:
Kachina11 regardait le lac et la nature autour d'elle, tout était tellemant magnifique. Un vent léger soufflait autour du lac, Kachina s'assoyant sur une roche proffita du soleil qui réchauffait doucement sa peau et de la brise qui la rafraichissait, bientot l'hiver arriverait et tout ce beau temps disparaitrait. Perdu dans ses réflexion, ce n'est que lorsque le bruit des galettes qui ne ricochait plus sur l'eau quelle releva la tête. C'est alors quelle vit castel arriver avec sa monture de loin, une petite joie l'envahi il était si gentil, un très bon ami pour elle. Il était arriver a ses cotés, elle le regarda descendre gracieusement de sa monture sans accorder la moindre attention a son valet et venir s'assoir près d'elle, mais avant qu'il n'ait pu se dire quelques choses. Le bruit des sabots d'un cheval se firent entendre mais ce n'est que quand le valet cria, quelle se retourna vraiment et vue un joli cavalier venir vers eux. Elle le regarda vernir vers eux, ce n'était pas quelqu'un du village, mais castel semblait le connaitre. Il semblait très charmant, il y avait une faible ressemblance avec castel, peut etre se serait un de ses fils qui pouvais savoir. Kachina le vit arriver vers eux, il parla a castel, celui ci semblait comprendre ce qui se disait pour elle, se fut un léger choc, mais elle se remit vite, tout cette amitié venait de prendre fin, simplement par les paroles quelle redoutait sa femme était revenu a la vie, la fin d'une courte amitié était arriver. Elle continua cependant d'écouter, elle entendit des excuses auquel elle répondit:

-Mais ne vous excusez point jeune homme, il est tout a fait normal que messire castelreng aille rejoindre sa femme si celle-ci se réveille, je n'y vois aucun inconvénient.


KAchina11 regarda castel partir, elle le regarda attendit qu'il soit hors de vue. Elle regarda un peu la nature autour d'elle, le soleil brillait toujours, le vent soufflait toujours doucement, rien absolument rien n'avait changer, sauf son espoir qui était partit en fumer, mais elle s'y était habituer, elle était une soldat donc était faire tres forte. Quand castel et son fils furent hors de sa vue, elle se tourna vers le valet et lui dit:

- Mon cher jeune homme, je vous prie de bien vouloir me laisser je vais prendre une marche autour du lac et rentrer. Je souhaite être seul alors retourner a la demeure de votre maitre, je ne bougerais pas d'ici tant que je ne vous verrais pas partir vers la demeure de votre maitre. Je ne veux absolument aucune compagnie meme de loin, me faire surveiller me fache, alors partez jeune homme, si votre maitre pose la question dit lui que vous m'avez ramener chez moi et je dirais la meme chose.

Kachina11 n'attendit meme pas la réponse du valet, il fallait quil parte, elle se leva doucement avec grace et commenca doucement a faire le tour du lac en observant la nature, les arbres qui semblait être si gracieux, les oiseaux qui chantaient presque pour elle, c'était une très belle journée, quand son tour du lac fut fini et qu'elle avait eu emplement de soleil pour etre de la meilleure humeur possible, elle rentra chez elle. Elle se changea et sortit travailler au champs jusqu'à temps quelle ne puisse plus voir ou elle allait. À ce moment la elle rentra et se coucha, elle espérait ne plus avoir de nouvelles de castelreng c,était terminer...

Helie a écrit:


Le retour au monastère s'était fait en silence. Seuls les sabots des chevaux avaient sut crever cette chape de plomb. Hélie connaissait trop bien son père pour savoir que ce n'était pas le moment de parler et la chevauchée aidant au silence, cela lui avait fort bien convenu également. Il n'avait cependant pas put ne pas se questionner sur cette jeune personne qu'il avait trouvé avec son père, se désolant à la seule pensée de se l'imaginer sans plus aucun espoir pour sa mère pour en arriver à rencontrer discrètement une fille au bord du lac. Il espérait en son fond intérieur qu'il faisait erreur sur cette découverte ne pouvant laisser place à une telle idée sachant combien ses parents étaient unis.
Il avait répondu par un simple sourire à la damoiselle qui avait semblé comprendre la nature de l'urgence et avait talonné sa monture pour se mettre aux bottes à bottes avec son paternel.

A peine parvenus dans la cour du monastère que son père était déjà à courir à l'intérieur appelant son épouse dans un cri empli d'espoir. Il n'eut d'autre choix que de lui courir après et de le guider dans le dédale de cette très grande bâtisse, jusqu'à la chambre où reposait sa mère.

La vie allait-elle reprendre là où elle s'était arrêter ? Il y croyait, le voulait, pour lui comme pour ses sœurs et frère qui, depuis de long mois ne comprenaient plus l'absence de leurs parents, pour sa jumelle qui, têtue, s'était enfermée dans ce cloitre.

Sa mère.
C'était l'encre qui tenait le navire, l'empêchant de chavirer et depuis près d'une année ils partaient tous à la dérive, n'ayant qu'espoir de revoir un jour la terre ferme.

Il regarda son père s'avancer vers l'étroite couche et se laisser tomber à genoux tel un repentant. Il pouvait comprendre ce qu'il ressentait en cet instant. Plus que de la joie, un souffle de vie venant emplir les poumons alors que qu'ils sont à brûler par le manque d'air trop longtemps disparut.
Il regarda le visage de sa mère laissant l'émotion lui brûler les yeux de larmes se rendant soudainement compte qu'elle n'était pas que la vie de son père mais belle est bien celle qui les faisait rayonner tous. Leur soleil, leur lumière, leur havre de paix...

Tout chavira cependant lorsque Heaven dit d'une voix tremblante qu'elle n'avait plus aucun souvenirs d'eux, qu'elle avait oublié jusqu'à son nom. Une douloureuse boule d'angoisse resta coincée dans sa gorge l'empoignant dans une grande inquiétude sur ce qu'allait être leur lendemain à tous. Sans qu'il ne l'ait vu arriver, Heaven se jeta sur lui comme un naufragé proche de la noyade sur une planche de bois, Il referma les bras autour de sa jumelle en larmes la berçant doucement, partageant sa peine...


_______________

Castelreng a écrit:
Il ne la quittait pas des yeux, ne parvenant pas encore à croire qu'elle était bien là, éveillée. Ne parvenant à croire qu'enfin ils étaient réunis. Sa main englobant celles de ses deux femmes, sa fille chérie et son épouse adorée, il ne trouvait plus ses mots, perdu par le regard interrogatif de son épouse. Il aurait voulu lui dire tout ce qu'il avait ressenti jusqu'à présent mais ne parvenait qu'à garder le silence. Il tourna doucement la tête pour faire face à sa fille, la regardant interrogatif lorsqu'elle le présenta comme on le fait à quelqu'un d'inconnu, ne voulant comprendre ses derniers mots. Ce n'était pas possible, elle ne pouvait avoir tout oublié, elle ne pouvait l'avoir oublié. La main d'Heaven glissa de sous la sienne lorsqu'elle partie dans un sanglots se réfugier dans les bras de son jumeaux. Que pouvait-il faire d'autre que de la laisser s'épancher sur l'épaule de son frère ? Rien, il en était incapable et ses doigts se refermant un instant sur ceux de son adorée étaient comme un aimant sur le fer. Sensation douce retrouvée que ce contact qui prit fin trop brutalement. Sa main resta vide, aussi démunie qu'il l'avait lui même été durant ces long mois. Il dévisagea son épouse, comme voulant trouver l'endroit où s'étaient cachés ses souvenirs, n'osant se demander ce que cette triste nouvelle allait faire.

Il laissa échapper un court soupir, replongeant toute son attention sur son épouse. Elle était là, bien en vie, fragile, mais grand dieu toujours aussi belle, aussi désirable. Une seule décision lui flasha l’esprit. Ne pas voir là matière à découragement, se battre pour l’aider a retrouver ses souvenirs, pour l’aider à redevenir Elle, sa femme, son adorée, la poutre maîtresse de leurs vies à tous. Il se doutait bien qu'il ne faudrait pas la bousculer, qu'elle était là plus fragile que la plus précieuse des porcelaines. Aussi, c'est d'une voix douce et rassurante qu'il dit.


Ne t'inquiète pas mon Ange, nous allons prendre grand soin de toi et sous peu tes souvenirs te reviendront.

Oriabel a écrit:
[rp]Leur regard se soutenait l’un l’autre. Dans celui de la belle Dame blonde, on ne pouvait y lire que de l’incompréhension, que la crainte et même un peu d’effroi face à cette situation nouvelle. Dans ceux de l’homme qui se tenait si près d’elle, de l’espoir, de la tristesse mais d’une grande force à retrouver l’ancre pour retenir le bateau qu’il était de finir à la dérive. Elle observa longuement ses pupilles mais rien à faire, elle n’y trouvait rien. Pouvait-elle être tombée amoureuse de cet homme un jour ? Elle se prit à le détailler longuement.

Il avait certes une chevelure sublime, d’un beau brun chatoyant à mi-longueur de ses épaules. Une fine barbe qui naturellement devait irriter sa peau à elle si délicate, sans aucun doute mais cela lui allait quand même très bien au niveau de l’apparence. Son visage était symétrique presque à la perfection. De très belles lèvres où dansait tantôt l’incompréhension ou plus tard un charmant sourire à faire fondre n’importe quelle demoiselle. Il n’était plus très jeune, surement pas loin d’une cinquantaine d’année peut-être... voir moins mais les rides près de ses yeux la laissait perplexe quant à son âge mais il était beaucoup plus âgé qu’elle, sans aucun doute. D’ailleurs se pouvait-il qu’elle est des enfants de l’âge d’Hélie et Heaven ? Elle était loin de se douter encore qu’elle en était leur mère adoptive… La main qu’elle avait retiré de sur la sienne ne résidait encore pas très loin et elle l’observa. Elle était large, ferme mais semblait très douce au contact. Une main de noble, là encore, aucun doute là-dessus. Le reste de son corps avait fière allure et encore très musclé pour son âge mûr. Niveau apparence, oui, sans aucun doute, elle aurait pu tomber amoureuse de lui. Il était fort séduisant. Restait à voir coté caractère…. Et cette odeur ?!!! Ca sentait l’alcool à plein nez, ce qui d’ailleurs lui fit le tortiller doucement et une petite moue se glissa sur ses lèvres à elle, charnues.
Ne t'inquiète pas mon Ange, nous allons prendre grand soin de toi et sous peu tes souvenirs te reviendront.

Elle redressa son visage pour ancrer de nouveau ses grands yeux tempétueux dans les siens. Elle haussa même un sourcil donnant un ton sceptique à son visage. Était-elle obligée de suivre des inconnus ? Après tout, c’est bien ce qu’il représentait pour elle. Bien entendu, elle ne voulait blesser personne mais comment savoir si tout ce qu’il disait était vrai après tout ? Elle détourna le regard sans moindrement lui répondre et regarda le médicastre toujours dans l’endroit qui les observait.

Pardon Messire, suis-je obligé de suivre ses gens. Êtes-vous vraiment certain qu’ils sont ce qu’ils dites vis-à-vis de ma personne ?

Ce dernier paru gêné de la question mais elle n’avait confiance qu’en lui en ce moment, il devait être neutre à moins que ce soit l’homme à ses cotés qui l’est engagé. Un complot ? Ce serait poussé quand même. Elle chassa cette idée de son esprit et se concentra sur sa réponse.

Non Oriabel, vous n’y êtes pas obligé. Cela fait beaucoup pour vous en ce moment ce qui est compréhensible. Mais je peux vous rassurez en vous certifiant que ces personnes sont bien vos enfants et votre mari. Il a passé des mois à tenter de nous persuader de le laisser vous rendre visite mais ….

Il observa Castelreng et se tue. Il devait choisir ses mots, insulter ou juger un Seigneur était tout de même risquer quelques peu.

Il n’était pas en état de prendre soin de vous. C’est Heaven qui s’en est chargé chaque jour. Je vous conseille, de par mon statut, de les laisser vous aidez. Vous retrouverez plus rapidement la mémoire en leur compagnie que sans eux, c’est certain. Cependant…

Il regarda de nouveau Castel et les enfants chacun leur tour avant de poursuivre.

Elle a besoin de repos, elle ne doit faire aucun excès. Ne la forcer pas à se souvenir, cela viendra avec le temps. Dans la situation, il faut laisser le temps au temps. Je me suis bien fait comprendre ? Et je passerais lui rendre visite au deux trois jours et si je vois que vous la surmener… je ne me priverais pas pour vous dire ma façon de penser…

Son dernier regard s’arrêta sur le Seigneur de Cordas sachant parfaitement les beuveries à son actifs et toutes les rumeurs qui faisait rage en ville à son sujet. Son regard était noir et soucieux, de quoi faire trembler n’importe quel être. Naturellement tous acceptèrent les recommandations du médecin et ce dernier s’en allant en rajoutant que l’heure des visites tirait à sa fin. De la laisser se reposer et que demain, elle pourrait quitter cette endroit.

Les jumeaux la regardèrent. Hélie restait toujours patois, sans rien dire pour le moment. Bel se demanda ce qu’il pouvait penser, il n’avait encore pas parlé et cela la tracassais. Étaient-ils en bon terme tous les deux ? Elle n’avait pas cette réponse. Quand à Heaven, elle avait su calmer ses sanglots mais elle avait les yeux rougis par les larmes, le cœur gros et Oriabel s’en voulait de la faire souffrir ainsi. Enfin, les deux enfants sortirent attendre dans le corridor que Castel fasse ses aurevoirs à son tour pour la laisser se reposer jusqu’au lendemain. Elle se tourna donc vers lui et parla d’une voix calme et douce, habituellement celle dont elle se servait avec lui mis à part lorsqu’elle était furieuse après lui. Sauf que tout cela, elle ne le savait pas encore…

Vous devriez partir Sieur et rejoindre vos enfants. Comme le médicastre en a décidé ainsi, nous serons donc amener à nous revoir.

Elle ne voulait pas paraitre distante mais elle ne voulait pas non plus lui sauter dans les bras. Quelle femme de petite vertu serait-elle de se jeter dans les bras d’un homme qu’elle ne connaissait pas ? Et cela même si sur papier elle était sa femme. Si elle était dans cette condition depuis une année ou presque, quel secret déterrerait-elle avec son retour ? Ils devaient tous penser qu’elle ne se réveillerait jamais… Il était certain que les jours à venir serait pénible sur bien des points de vu….[/rp]



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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:43

--Heaven a écrit:


Le visage enfouie dans la chemise de lin de son frère, elle déversait un cyclone de larmes. Elle aurait voulu crier son chagrin mais cela ne lui aurait rien donné. Elle ne voulait pas que sa mère sente son malaise mais elle ne savait comment le passé sous silence. Heaven avait mal et c’était son droit. Elle avait misé tant d’espoir sur son réveil. La belle aux bois dormant n’était qu’une chimère. La fin était loin d’être un conte de fée.

Elle fini par se calmer avec les bons soins de son jumeau qui la berçait, l’enserrait et la caressait dans le dos comme lorsqu’ils étaient enfants et que mère justement les grondait parce qu’ils avaient fait des bêtises. Leur mère…. Elle était tellement tout ce qu’on peut attendre d’une maman. Certes elle était sévère et avait oula… un caractère explosif mais rarement après eux… c’est leur père qui parfois s’en prenait pleins la poire mais toujours, il la regardait avec ses yeux gourmands d’amour et attendait que la tempête passe. Elle finissait toujours par se calmer. L’amour entre eux était si intense, si profond. Rien n’y personne ne pourrait briser ce qu’il y avait entre eux. Elle l’avait compris et envier lorsque devenu femme. Mais bref, leur mère était une femme aimée mais tout aussi aimante. Enfant elle leur racontait des histoires chaque soir, elle leur soignait tous les mots et surtout, elle les avait toujours aimé à égalité de leur frère et sœurs qui eux, étaient ses enfants biologique.

Elle ne pouvait simplement pas la laisser dans ce gouffre vide où elle avait sombré. Elle n’accepterait pas de perdre sa mère une deuxième fois et surtout dans ce genre de situation où elle était vivante cette fois. Elle écouta les recommandations faites par le médicastre et acquiesça tout comme Hélie. Elle regarda cette femme fragile dans son grand lit moelleux immaculé et se dit pour elle-même que dès demain, elle ferait tout pour l’aider. Elle sauverait sa mère et ensuite, elle se sauverait elle-même. Une chose à la fois…

Une fois les salutations faites, elle prit la main d’Hélie et laissa leur père faire de même. Elle entraina son frère dans le couloir où elle le serra une nouvelle fois, heureuse de le retrouver sincèrement. Mais elle ne put s’empêcher de le réprimander quand même tout en le taquinant.

T’aurais pu me dire que tu arrivais aujourd’hui de Cordas. Comment ça va là bas, Joé, Tristan et le bébé vont bien ?

Elle aurait bien demandé des nouvelles de Pierric mais elle n’était pas prête à entendre qu’il s’était marié et l’avait oublié. Il travaillait à la solde de la garde personnel de son père depuis près de deux ans maintenant. Il avait monté en grade et le sachant terriblement beau à lui en faire couper le souffle à elle, possiblement qu’une autre avait succombé. Elle n’était pas encore prête à tourner la page de cette histoire et elle s’assombrit, s’obligeant à ne pas y penser. Son frère n’était surement pas dupe cependant puisqu’il la regardait en la sondant. Façon évidente entre eux à savoir qu’un des deux cachait quelque chose.

Et Mélisandre ?

Elle sourit moqueusement cette fois à son frère qu’elle s’attendait à voir rougir d’un moment à l’autre. Elle avait toujours su que son frère avait le béguin pour elle mais beaucoup trop orgueilleux pour le lui dire. Elle se demandait bien ce qui était arrivé à sa Dame de compagnie après son départ d’ailleurs ? Excellente question.

Au fait, t’as mis bien du temps à revenir, père était encore à écumer les tavernes ou quoi ? J’espère qu’il arrivera à se tenir avec le retour de maman à la maison….

Elle ne savait pas trop comment elle pourrait être avec son père dans la même maison si elle voulait venir en aide à sa mère. Était-elle prête à pardonner les défauts de son père ? Peut-être… Mais c’était affronté maintenant son avenir si elle le faisait. Elle y réfléchirait plus calmement et elle quêta réponse à toute ses questions qu’elle venait de poser à Hélie pour commencer



Castelreng a écrit:
Etait-il vraiment l'inconnu qu'elle voyait en lui ? Cette question l'attristait alors que leurs regards restaient soudés l'un à l'autre. Il pouvait voir dans ses grands yeux ses interrogations et ses craintes. Cette constatation le peinait mais il ne voulait pas se laisser emporter par ses inquiétudes. Il voulait voir l'optimisme, lui apporter la force dans le combat qui allait être le sien et se promit donc de faire tout ce qui serait en son pouvoir de faire pour qu'elle redevienne celle qu'elle avait été jusque là. Une femme merveilleuse, une épouse fidèle et amoureuse, passionnée en tout souriante et sûre d'elle.

Il ne se rendit compte de la présence du médicastre qu'à l'instant ou elle s'adressa à lui. Elle ne voulait apparemment pas lui adresser la parole. Il constata durement de n'être vraiment rien pour elle et ce fut comme si il recevait un poignard en plein cœur et les questions qu'elle posa à l'homme de science ne firent que confirmer cette atroce constatation. Il regarda alors froidement ce petit homme et sentit un début de tempête l'envahir lorsqu'il eut l'impudence de lui dire qu'elle n'était pas obligé de le suivre. Si ce petit vieux comptait se mettre en travers de son chemin et espérer le contraindre à laisser ici son épouse, il allait savoir de quel bois il se chauffait !! Le regard des deux hommes se soudèrent un moment, celui de Castelreng le défiant ouvertement avant de le fusiller tout bonnement lorsqu'il eut le toupet de dire qu'il n'avait été jusque là incapable de prendre soin de son épouse. Ses poings se serrèrent à s'en faire blanchir les jointures, il se retenait de lui sauter à la gorge de le secouer comme un prunier en lui hurlant qu'on ne lui avait pas même donner une chance d'être auprès d'elle, qu'on l'avait dès le départ écarté d'elle comme s'il avait été contagieux. Qu'on lavait jusqu'à ce jour laissé sans nouvelles, dans le désespoir le plus total.

Comble des combles ! ce bougre d'âne ne semblait pas même impressionné par le regard en lame de couteau qu'il était à lui lancer et poursuivait sa diatribe comme si de rien était, avec l'audace de le défier avant d'enfin quitter les lieux. Mieux valait pour lui qu'il sorte de la pièce se dit-il car il n'était pas certain de pouvoir se retenir bien longtemps de l'attraper par le col et lui dire le fond de ses pensées.

Une fois le médicastre sortit, Castelreng se détendit instantanément en reposant ses yeux sur son épouse. Elle avait toujours eut ce don sur lui. Lui avait toujours apporté l'apaisement. Elle était son capitaine et lui le navire dans la tempête. Un geste, un regard, un sourire, un froncement de sourcil et le loup qu'il était se transformait en agneau. Ce fut le cas une fois encore, comme avant, comme toujours et il se sentit mieux, plus léger même si tout était pas encore parfait entre eux, bien au contraire. Il était conscient que les jours à venir ne seraient pas simple, qu'il allait devoir s'armer de toute la patience qu'il possédait, voir même plus. Ce combat là il en serait vainqueur car il ne doutait pas de détenir toutes les armes et stratégie pour combattre, pour rassurer son épouse, lui ouvrir les yeux sur l'amour qu'il lui porte.

Il se rendit à peine compte que ses enfants s'étaient éloignés tant il était noyé à regarder sa moitié, la contemplent comme la plus belle des œuvres jamais crée. Elle le sortit cependant de son idolâtrie en lui conseillant de sa voix douce et mélodieuse de partir lui aussi. Elle avait raison, il le savait. Elle avait besoin de repos. Lui, avait besoin de la couver, de la protéger, de l'aimer...

Il lui prit alors la main avec douceur tout en lui souriant tendrement et la porta sur ses lèvres pour y déposer un baiser délicat. Aussi délicat que la personne qui le recevait.


Je vais vous laisser prendre du repos mon Adorée....

Il ne lui avait pas échappé qu'elle le vouvoyait et fit de même pensant qu'ainsi elle se sentirait un peu plus rassurée.

Je vais vous faire faire préparer votre chambre pour votre retour demain.. Vous ne manquerez de rien Ma Dame... Insistant légèrement sur le possessif. Tous vos désirs seront exaucés sur le champs... Vous n'aurez qu'à demander...

Il se releva, la regarda un moment avant de se pencher de nouveau vers elle. Il ne pouvait se retenir, c'était comme si une force invisible le poussait. Il déposa un doux baiser sur son front, en ferma les yeux au doux contact de sa peau délicate sur ses lèvres. La regarda de nouveau, les yeux emplis d'un amour débordant, alors qu'il se redressait pour partir.


Reposez vous bien mon Adorée....Nous nous reverrons demain..

Et, sans lui laissez le temps de répliquer, sortit de la pièce et prenant soin de refermer la porte derrière lui dans un dernier regard et des mots dis silencieusement....
Je vous aime....

--Helie a écrit:



Tout en consolant sa jumelle, les paroles échangées dans la petite chambre ne lui avaient pas échappées. Il ressentait les angoisses qui faisaient pleurer Heaven car il avait les mêmes. Qu'allait-il advenir d'eux tous si sa mère ne retrouvait pas qui elle était ? Il ne voulait l'imaginer tant cette pensée l'effrayait. Ce serait l'enfer et les longs mois passés n'étaient rien à coté de ce qu'il se passerait dans ce cas là.

Il n'avait pu jusque là dire quoi que ce soit et s'en trouva bien incapable une fois que Heaven eut annoncé la perte de mémoire de leur mère.
Tout . Elle avait tout oublié. Les calins qu'elle leur donnait lorsqu'ils étaient petits. Les jeux qu'ils avaient partagés dans des fous rires, les bêtises qu'elle avaient du gronder, les pleurs qu'elle avait consolé et plus tard les conseils avisés qu'elle avait tenté de lui inculquer. Rien de tout ça n'était resté en elle et il en ressentait un grand vide, une peine incommensurable, sans pour autant lui en vouloir, au contraire. Il comprenait qu'il n'était pas temps pour lui de lui parler, qu'il préférait se reserver ce moment lorsqu'ils pourraient se retrouver en tête à tête.
Il avait tant à lui dire !! Ses craintes, ses espoirs, ses peines, ses amours. Tout.... Tout, comme avant.... Comme avant son agression...

Il leur fallut partir... la laisser se reposer, ce qu'il lui semblait tout à fait normal. La voyant si frêle, si fragile étendue sur sa couche, il ne put retenir la larme qui lui brûlait les yeux depuis un long moment. Heaven, comme par magie, vint à son secours sans même s'en rendre compte en le prenant par la main pour lui faire gagner le corridor. Un regard, un seul, empli d'espoir par le léger sourire engageant qu'il lui fit et il se retrouva à quelques pas de la chambre maternelle.

Heaven.... Elle était bien la bouée dont il avait besoin à cet instant précis. Trop secret pour s'ouvrir, même à elle, il lui sourit tendrement avant de répondre à sa première interrogation.


Je me suis décidé à la dernière minute tu sais....
Les moissons ont été meilleurs que ce que j'espérais, las vendanges promettent un bon vin et en attendant les premiers froids pour la chasse, je me suis simplement pensé qu'il serait bon pour Père de lui dire que tout allait bien à Cordas.


Il lui fit un large sourire et poursuivit.

Joé est de plus en plus jolie.. elle ressemble de plus en plus à Mère... mais reste cependant trop réservée, préférant la solitude.... Tristan lui....

Il soupirant longuement
.... Il n'en rate pas une et met à bout tous ses précepteurs... mais que puis-je y faire... je ne comprend que trop bien pourquoi il agit comme ça.
Floriabel... Hoo ! tu la verrais Heave ! C'est un bébé adorable toute menue et très attachante....


Lorsqu'elle prononça le nom de celle pour qui son coeur battait, il garda longuement le silence.
Les choses entre eux ne s'étaient pas arrangé, la belle avait la rancune tenace et il avait beau s'acharner à se montrer courtois et engageant, rien n'y avait fait jusque là, elle lui tenait toujours la barre aussi haute.


Mélie....Douce et dure à la fois.... Je ne désespère pas de la voir fondre un jour Heaven et je m'y emploie jour après jour.

Il la regarda subrepticement, se douta que trop bien qu'elle attendait de lui des nouvelles de Pierric et se demanda si il lui fallait lui en parler maintenant ou attendre un peu, quelques jours....
Il préféra attendre et elle lui en donna l'occasion en lui demandant pourquoi il avait traîné à revenir.


J'ai bien faillis en faire crever ma monture Heaven ! Père n'était pas chez lui quand je suis retourné.

Il ne voulu pas lui dire ce qu'il avait surpris en trouvant son père au lac et se contenta donc d'une demi vérité.

Il défoulait Espoir aux abords du lac... le temps que je le trouve et que l'on arrive... Je ne pense pas qu'on est traîné en route. Ne sois pas trop dure avec lui petite soeur tu sais.... ça a dut être plus dur qu'on ne le pense pour lui... Personne ne lui donnait de nouvelles de Mère d'après ce que j'ai entendu dire par ses domestiques...


Il lui chatouilla les cotes alors qu'ils arrivaient dans la cours où les chevaux attendaient.

Je suis content de te voir enfin soeurette. Tu m'as vraiment beaucoup manqué. Mais c'est finit tout ça ! Demain tu seras avec nous et maman à la maison !!




Oriabel a écrit:
[rp]Les enfants avaient pris congés depuis peu et elle pouvait entendre leur voix derrière la porte à demi-close. La demoiselle, Heaven, semblait avoir maitrisée sa peine de nouveau. Sa voix tintait la tristesse mais plus aucun sanglot ne s’y échappait. Quand à son fils, Hélie, il parlait à sa sœur avec un enjouement débordant. Elle ne comprenait pas ce qu’ils se disaient et les voix ne furent bientôt plus que des murmures lointains mais un vague petit sourire naquit sur ses lèvres. Ils semblaient de bons enfants, ses enfants. Un sentiment de fierté s’installa en elle malgré qu’elle ne pouvait reconnaitre ce sentiment ne les connaissant pas. Mais ne dit-on pas que dans n’importe quelle situation, une mère reconnaitrait ses enfants ? Est-ce là tout simplement un signe peut-être… elle ne pouvait en être certaine.

En revanche, lorsqu’elle reposa ses yeux sur l’homme si près d’elle qu’elle pouvait sentir que son petit déjeuner des derniers jours avait été l’eau-de-vie, elle était beaucoup moins certaine d’être fière d’avoir épousé un Seigneur…CE Seigneur surtout. Elle venait de lui demandé de la laisser puisqu’ils se reverraient dès le lendemain.

Je vais vous laisser prendre du repos mon Adorée.... Je vais vous faire faire préparer votre chambre pour votre retour demain... Vous ne manquerez de rien Ma Dame... Tous vos désirs seront exaucés sur le champ... Vous n'aurez qu'à demander...

Elle ne pu s’empêcher d’hausser un sourcil de provocation. Elle voulait bien croire qu’elle était liée à lui par un serment puisque tous disaient qu’ils étaient mari et femme mais de là à la considérer comme sa propriété… il n’allait pas un peu loin ? ‘’ SA Dame ‘’. Pfff… quand à ses souhaits, en voilà un qu’il pourrait exaucer de suite !

Je vous serais grès, jusqu’à ce que mes souvenirs me reviennent d’éviter de me fabuler de surnom affectif. Je crois que ce serait beaucoup plus facile pour nous deux. Nous allons devoir nous côtoyer et apprendre à nous connaitre je ne le crains avant que tout ceci soit possible.

Ses yeux étaient défiants. Mais comme elle allait rapidement s’en rendre compte, celui qu’elle avait épousé jadis avait tout un caractère… une vraie tête de mule qui n’en faisait qu’à sa tête. Non seulement il lui dit de se reposer mais déposa un baiser contre son front. Quel culot quand même après ce qu’elle venait de réclamer. Heureusement que ses désirs serait des ordres… par les domestiques possiblement mais par lui ? Il en était tout autre apparemment. Étrangement, ayant elle-même énormément de caractère, elle aurait dû s’emporter mais le contact chaud de ses lèvres contre son front lui fît l’effet inverse, elle se détendit comme si tout ceci avait été normal. Encore une fois, elle n’avait aucun souvenir de lui mais son corps en gardait des traces et son cœur se mit à battre plus chaudement. Lui aussi se souvenait bel et bien de lui. Elle ne puis donc pas lui en vouloir, c’était au dessus de ses forces.

Elle le regarda quitter la pièce mais il se retourna juste avant de la franchir pour la regarder une dernière fois également et laisser échapper une parole rempli de promesses et d’amour ….

Je vous aime....

Et il parti. Elle en resta figée, seule dans sa grande couche. Il l’aimait… vraiment ? L’amour qui les unissait était-il aussi fort qu’il voulait bien le faire croire ? Si ça se trouve, ils étaient mariés parce que quelqu’un en avait décidé ainsi. Ou bien encore il l’avait conquise réellement ? Elle n’en savait trop rien mais elle voulait bien croire pour le moment en ses paroles. Tous on besoin de quelqu’un quelque part qui les aime vraiment. Si cette personne pour elle devait être lui, pourquoi pas ! Elle devait faire l’effort au moins d’apprendre à le connaitre. Elle se pelotonna doucement dans ses couvertures, cherchant dans les méandres de sa mémoire des indices de ce qu’elle était. C’est le sommeil qui la surpris, la faisant valser dans de nouveaux rêves jusqu’au lendemain….[/rp]

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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:45

--Heaven a écrit:


D’avoir des nouvelles de ses sœurs et son petit frère lui faisait très plaisir. Il y avait si longtemps qu’elle ne les avait pas vus. Joséphine finissait seulement d’être considérée comme une gamine et entrait dans l’adolescence. Heaven se demandait bien à quoi elle pouvait ressembler maintenant. Hélie disait qu’elle ressemblait à mère. Elle n’en doutait pas un seul instant. Déjà gamine, elle lui ressemblait beaucoup avec ses grands yeux bleus très tristes comme ceux d’Oriabel. Quand à Tristan, il était le petit diablotin de la famille mais à la fois si adorable ! Elle se souvenait lorsqu’il était âgé que de 3 ou peut-être 4 ans et que la nuit, il avait peur, parfois il se glissait dans sa chambre pour venir se blottir tout contre elle. Elle l’avait toujours laissé faire, aimant ses frères et sa sœur plus que tout. Bien des choses vont et viennent dans la vie mais la famille, jamais elle ne vous quitte. Du moins c’est ce qu’elle avait pensé jusqu’à ce que la dispute éclate avec son père.

Elle avait beau être la jumelle d’Hélie, ils ne se ressemblaient pas nécessairement pour autant. Leur caractère était bien différent. Lui plus réservé, plus posé sur ses émotions, elle, elle était une explosion sans contradiction. Elle s’emportait vite, les retombées étaient lentes et elle causait beaucoup de dégâts. Tandis que lui, il était toujours plus serein, prenait le temps de réfléchir. Du moins, c’était ainsi qu’il agissait jusqu’à ce qu’il parti sur un coup de tête lorsqu’il avait brisé le cœur de cette pauvre Mélisandre. Le pire dans cette histoire, c’est qu’elle ne comprenait pas qu’ils ne s’étaient pas encore tombés dans les bras l’un de l’autre encore. La jolie soubrette rousse était dingue de son frangin et évidemment, lui en éprouvait de même envers elle. Mais ils s’entêtaient à ne pas s’avouer leur sentiments. Elle par peur du rejet, fallait bien savoir qu’Hélie avait une de ses réputations…. Et lui, par peur d’aimer vraiment quelqu’un un jour… Quel gâchis tout ça.

Mais dans le fond, elle pouvait bien juger son frère, elle n’était pas mieux. Follement amoureuse de Pierric… et voilà où elle en était aujourd’hui…. Elle mourrait d’envie de poser la question à son frère. Tout en se dirigeant vers la cour, la main dans cette de son frangin, elle loucha tranquillement vers son visage pour poser ses yeux sombres tout contre les siens. Elle fini par prendre son courage à deux mains, la nervosité de sa question se répercuta dans la moiteur de sa main dans la sienne. Sa voix était plus frêle et trahissait son inquiétude mais elle devait savoir. Elle serait peut-être amener à le revoir puisqu’elle devait rentrer avec mère à la maison… elle devait savoir à quoi s’attendre.

Dis-moi Hélie… Pierric… il est encore à travailler chez nous ?

Oui cette question l’intéressait mais ce n’était pas la seule chose bien entendu. L’avait-il oublié ? S’était-il fait une raison et en avait épousé une autre ? Était-il père maintenant ? Elle ne supporterait jamais de le voir en compagnie de sa famille et le croiser sur le domaine dans son jour de congé. Elle préférait encore restée cloitrée ici que d’assister à ce genre de spectacle mais elle devait quand même s’y préparer. Cela serait normal après tout….

A force de discuter, ils étaient arrivés dans la cour du monastère où deux chevaux avaient été abreuvés et était près à reprendre la route. Elle ne rentrerait pas avec eux maintenant, mais demain en même temps que leur mère. Elle l’aiderait dans la matinée à se préparer pour quand ils viendraient les prendre. Son frère lui répondit et leur père fit apparition à son tour dans la cour.

Était-elle prête à l’affronter maintenant ? Elle n’en était pas certaine… Mais elle devait lui faire face puisqu’il venait dans leur direction…



--Helie a écrit:



Il ne pensait pas qu'elle lui poserait cette question, pas maintenant alors qu'ils étaient tous pris dans un tourbillon inquiétant. Il aurait cependant dut s'en douter, il ne la connaissait que trop bien. Têtue comme elle était...
Il avait espérait, à tord, qu'elle attendrait d'être à la maison, de savoir leur mère se remettre doucement, de profiter d'un moment où ils seraient allés se balader tous les deux. Mais non. Ce n'était pas sa jumelle ça mais plutôt lui. Heaven n'avait jamais fait dans la dentelle, il le savait pourtant. Il se doutait aussi que sa question n'était pas anodine, qu'elle lui demandait des nouvelles de Pierric parce qu'elle ne l'avait pas oublié et qu'il devait encore compter énormément pour elle.

Il soupira, se garda bien de répondre sur l'instant et laissa s'installer un long silence avant de lui répondre dans un murmure.


Plus tard Heave..... tu sauras tout ce que tu veux savoir.....

Entendant les pas de son père, il en fut soulager d'une certaine façon et se tournant vers ce dernier ajouta à l'oreille de sa soeur


Il va bien..... Pense maintenant qu'il est temps pour toi d'oublier certaine rancœur ma chérie.


Il s'écarta doucement de sa jumelle pour aller prendre les brides de son cheval, laissant ainsi la possibilité à son père de rester un moment seul avec elle...

______________________

Castelreng a écrit:
Quitter la chambre où son épouse reposait avait été pour lui un supplice. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, la noyer de baisers..
Il aurait voulu tant de choses....
Il avait cru mourir de bonheur lorsque son fils lui avait annoncé qu'elle était sortie du coma.
Il avait reçu un poignard en plein coeur en apprenant qu'elle ne se souvenait de rien... qu'elle ne se rappelait pas elle était.... pour lui...

Le bruit sur le sol de ses pas résonnait dans le dédale des couloirs. Castelreng avait le front soucieux, les mains dans les poches de son mantel et l'esprit en ébullition.

Demain il serait de retour ici même.
Demain il l'emporterait avec lui
Des mois qu'il n'osait plus rêver de ce moment, des jours et des nuits qu'il n'osait plus rêver du tout.
Demain, elle reprendrait sa place....enfin...
Demain, elle serait à ses cotés.... comme avant.
Demain....

Elle ne se souvenait de rien mais elle serait là.
Chaque jour il aurait son doux visage sous les yeux, sa voix mélodieuse à ses oreilles, son doux parfum viendrait de nouveau enivrer ses sens.
Chaque jour il s'efforcerait à lui rendre la vie douce afin que tout lui revienne pour que tout recommence.
Il serait patient, passerait des heures à lui conter leurs souvenirs à lui dire leur passion.

Parvenu dans la cour, ses yeux se portèrent sur sa fille. Un problème également....
Comment allait-elle réagir au fait de devoir venir revivre à la maison ?
Allait-elle de nouveau le rejeter et continuer à faire comme s'il n'était rien pour elle ?

Il la contempla, la trouvant fort jolie sa princesse. Sa mère, naturelle, aurait été fort fière devant cette si belle jeune fille au caractère bouillonnant, caractère qu'elle lui avait donné en héritage.
S'approchant, sa décision était prise. Il ne la laisserait pas lui échapper encore. Il passa son bras autour des épaules de la jeune fille et l'attira contre lui sans lui laisser le temps de réagir. La serrant fort contre lui il déposa un baiser sur son front.


Princesse... Murmura t-il en ressentant un bonheur sans pareil d'avoir sa fille dans ses bras. Il l'avait nommé comme il le faisait depuis sa naissance.
Mon bonheur est complet puisque tu es là toi aussi...

Il desserra l'étreinte afin de profiter mieux du spectacle d'avoir sa fille sous ses yeux. Un silence s'installa jusqu'à ce qu'un des chevaux ne se mette à renâcler, faisant sortir Castelreng de ses pensées, le ramenant au présent.

Fais apprêter vos affaires à toi et ta mère Princesse. Demain matin je serais là pour vous ramener à la maison.

Il ne savait si cela lui plairait ou pas de rentrer, souhait qu'elle ne s'entête pas à vouloir rester ici. Il serait de toute façon fixé sous peu quand aux intentions de sa têtue de fille....

--Heaven a écrit:


Hélie était resté silencieux trop longtemps pour que la belle ébène ne s’inquiète pas. Que voulait dire tout ce silence ? Les questions fusaient dans sa petite tête et ses yeux s’étaient assombris. Elle fut même plus qu’attristée, devant cachée ses yeux embués à l’observation de son frère pour que celui-ci ne remarque pas dans quel état elle se trouvait lorsqu’il refusa de lui répondre. C’était bien cela finalement, le fait de dire ‘’ plus tard ‘’ c’était bien un refus. Elle n’était pas dupe, elle savait bien que malgré le fait qu’il allait bien, cela sous-entendait autre chose…

Elle hocha la tête en guise de compréhension mais elle ne comprenait rien du tout et ne voulait surtout pas comprendre. Elle n’aurait pas dû poser cette question mais cela avait été plus fort qu’elle. Son cœur avait parlé et sa raison prenait le dessus. Il le fallait…. Mais y arriverait-elle seulement ? Elle l’espérait…

L’arrivé de leur père diminua le malaise qui venait de se créer entre elle et son jumeau malgré eux. Hélie venait d’aller quérir les brides de son cheval et montait en selle tandis que son père vient vers elle aussitôt. Sans qu’elle n’est eu le temps de fuir, elle se retrouva tout contre lui. Il la serrait si fort mais avec douceur. Sur le coup elle resta figée, crispée même. Il y avait si longtemps qu’elle ne s’était retrouvée contre lui. Son éternelle odeur de menthe avait disparue. Elle en fut presque déçue mais ne dit rien. Elle fini par nicher la tête dans le creux de son cou et soupira de plaisance de sentir cette sécurité, surtout en ce moment où elle se sentait sombrer dans la tristesse autant par sa mère que par la dure réalité qu’il l’attendrait une fois de retour à la maison.

Après l’avoir appelé ‘’ princesse ‘’ et lui avoir dit qu’il était heureux de la voir, il desserra l’étreinte et l’observa.

Fais apprêter vos affaires à toi et ta mère Princesse. Demain matin je serais là pour vous ramener à la maison.

Elle posa son grand regard sombre dans le sien et acquiesça.

Oui père, tout sera prêt pour notre retour à moi et mère demain pour rentrer à votre Domaine.

Elle ne voulait pas s’éterniser maintenant. Elle avait comprit qu’il fallait pardonner à son père mais tout se bouleversait dans sa tête en ce moment. Tous ses espoirs jadis sombraient les uns après les autres. Mère, Pierric… quel serait le prochain à la bouder ? Elle n’avait aucune envie de le savoir… Elle les laissa tous les deux et partie, regagnant le cloitre où elle sombrerait dans les pleurs et préparait ses affaires pour embrasser son avenir bien triste….


Castelreng a écrit:
Un dernier baiser déposé sur le front de sa fille et il alla rejoindre son fils déjà en selle.

La journée touchait déjà sur sa fin, il était en effet grand temps pour eux de regagner la ville et leur demeure. Le retour se fit sans que les deux hommes n'échangent beaucoup de mots. Ils étaient l'un comme l'autre plongés dans leur pensées qui, il faut bien le dire, devaient se rapprocher.
Lorsqu'ils parvinrent en ville, les artisans étaient à remballer leur camelotes déposées sur les étales devant leurs échoppes. Les dernières femmes ayant oublier quelques achats étaient à se presser avant la poses des lourds volets de bois sur les vitrines. La vie semblait d'un coup tourner au ralenti, comme mise en suspens. Castelreng trouva étrange cette impression qui ressemblait que trop à ce qu'il était lui même à vivre.

Lorsque parvenus dans la cour de sa résidence, les palefreniers se hâtèrent de prendre en charge leurs montures. Cordas ne savait que dire à son fils sur l'instant, il lui donna une claque amicale sur l'épaule, y laissa sa main posée et l'entraîna à l'intérieur de la demeure dont la porte était déjà grande ouverte, n'attendant qu'eux pour se refermer.
Une fois dans le hall d'entrée, les ordres fusèrent.


Simon ! faite apprêter la chambre de mon épouse ainsi que celle de ma fille Heaven.


Le majordome ne put que regarder interloqué son maître n'en croyant pas ses oreilles.

Dame Oriabel est enfin sortie de son coma ?... osat-il demander.

Oui mon brave Simon j'irais dès l'aube demain la chercher ainsi qu'Heaven il faut donc que tout soit parfait pour son retour. Faite que sa chambre soit des plus accueillante, qu'elle se sente en entrant à son aise. Mettez à sa disposition autant de femmes qu'il lui fera plaisir d'avoir. Il faut une femme de chambre pour Heaven aussi.

Son regard se porta sur son fils

Mon garçon fais partir un pigeon à Cordas. Demande à Pierric qu'il escorte les enfants jusqu'ici, qu'il prenne autant de garde qu'il faut pour leurs sécurités... je te rejoins dans la bibliothèque..


Simon.... Lys blancs et roses rouges pour mon épouse, l'inverse pour ma fille et faites moi préparer un bain.

Hélie parti faire la missive Simon faire exécuter les ordres, Castelreng monta dans sa chambre où déjà des soubrettes étaient à vider les seaux d'eau chaude dans le baquet. Le temps qu'elles terminent et se retirent, il avait ôté son mantel, sa cape et ses bottes. Le reste fut retiré ensuite et c'est avec un grand plaisir qu'il se plongea dans l'eau. Il ne s'y attarda pas plus qu'il ne fallait, s'empressa même de se sécher et d'enfiler des vêtements propres pour ensuite aller rejoindre son fils.

Lorsqu'il arriva dans la pièce qui lui tenait lieu de bureau, Hélie était à l'attendre. Il avait dut faire comme son père constata ce dernier en voyant ses cheveux encore humide. Les deux hommes s'installèrent dans les fauteuils faisant face à la cheminée où un bon feu brûlait et devisèrent pendant quelques heures. Un repas froid leur fut servit là qu'ils accompagnèrent de quelques verres de vin. Et, plus tard dans la soirée, ils se séparèrent en se donnant rendez-vous aux écuries le lendemain à l'aube. L'un comme l'autre avait hâte de voir le jour se lever....


    Le lendemain matin...


La nuit avait paru fort longue et il avait eut grand mal à sombrer dans le sommeil. Lorsque les premiers signe de l'aube furent enfin là, il quitta son lit avec empressement et joie. Un bon coup d'eau fraîche sur le visage, un vif brossage de cheveux qu'il noua en queue d'un lacet de cuir, une feuille de menthe dans la bouche et il sortit à grand pas . Il dévala les escaliers et se retrouva dans le hall où son fils était à ouvrir la porte pour sortir.
Castelreng en sourit, devinant que comme lui son garçon avait dut avoir une nuit courte de sommeil et une hâte de voir arriver cette journée.


Allons y mon fils.... Allons voir si les palefreniers sont aussi matinal que nous.

Espérons le Père ou je me ferais un plaisir de chauffer les oreilles à ces garçons. Dit-il en riant.

Aux écuries, les chevaux sellées les attendaient ainsi que deux chevaux de bas pour le transport des malles de ces dames. Castelreng se demanda un instant si prendre la jument de son épouse était bien. Il craignait en effet qu'elle ne sache plus se tenir en selle ou qu'elle soit trop fragile pour ce faire. Aussi trouva t-il plus prudent de laisser Confiance sur place et sans perdre plus de temps se mit en route. Ils avaient tous les deux un cheval de bas à la longe, Hélie avait e plus une petite jument pour Heaven. Ils ne pouvaient pas comme la veille monter au monastère en un temps record. Cordas en rongeait son frein, il avait hâte de la revoir, hâte de l'emmener avec lui...

Ils finirent bien entendu par arriver. Dans la cours il attachèrent les chevaux. Castelreng demanda à son fils de bien vouloir l'attendre là, voulant se retrouver seul un instant avec son épouse. Il se rua donc comme la veille vers la cellule où reposait son Adorée et parvenu devant la porte, frappa doucement....

--Heaven a écrit:


Après avoir quitté son père et son frère, la jeune Du Cougain s’était retirée dans sa propre cellule dans l’aile opposée de celle de sa mère. Elle avait eu envie d’aller la retrouver mais pour lui dire quoi ? Elle m’aurait su trouvé les mots, surtout en ce moment où elle avait l’impression d’être un funambule sur le fil de sa vie. Elle perdait sans cesse l’équilibre et à chaque fois qu’elle tenait de se raccrocher à quelque chose, le fil la faisait vaciller à droite, ensuite à gauche et à chaque fois, elle avait peur de se casser la gueule en bas. Elle avait tout misé sur le retour de sa mère à la vie pour recoller les morceaux de sa vie déchue mais finalement, elle ne pouvait que compter sur elle-même. Personne ne lui serait d’aucun secours.

Hélie avait raison, elle devait oublier cette rancœur et pardonner à son père. Elle devait aider sa mère ensuite à retrouver la femme qui sommeillait toujours en elle, elle en était convainque. Et pour terminée, elle devait à tout jamais oublier Pierric et penser à faire sa vie comme telle à son tour. Elle devait certes, mais, le pourrait-elle ?

Elle n’avait par dormi finalement, lorsque le soleil se leva sur la cour du monastère délivrant plusieurs personnes en soutane qui partaient prier dans la chapelle, ses valises étaient déjà bouclés. Toute la nuit, pour seule accompagnatrice à sa souffrance, à sa solitude, une faible lune cachée derrière de gros nuages. Comme si même le ciel lui disait que l’avenir restait incertain. Elle avait cependant pris des résolutions. La première étant de faire un effort et de tenter de réparer les pots cassés avec son père. Non seulement, elle s’en sentirait mieux, lui aussi mais, cela aiderait sa mère. Et c’était la suite de ses soucis, elle allait tout mettre en œuvre pour réunir le plus souvent Oriabel et Castelreng. Si leur amour avait toujours été aussi fort, avait passé par-dessus toutes les tempêtes, la seule personne qui pourrait faire ressurgir ses souvenirs était cet homme. D’ailleurs, il lui avait fait parvenir un bouquet somptueux de fleurs qui gisait dans un pot et qui avait égailler la noirceur de sa chambre toute la nuit. Il faisait les premiers pas, digne d’un grand homme… elle n’avait pas le choix de commencer par là.

Armée de ses responsabilités, de ses souhaits, elle traversa l’antre qui les avaient accueillit depuis un moment. Son regard se perdit sur les tapisseries, sur les sculptures de l’endroit. Elle s’était bien cachée dans son mausolée mais elle devait maintenant à son tour renaitre et affronter la réalité trop longtemps ensevelie. Elle ne regrettait pas le temps passé ici mais elle devait faire sortir le papillon de son cocon même si elle n’était pas prête à s’envoler pour autant. Elle toqua doucement à la porte de sa mère et l’entrouvrit. Elle découvrit la Dona de Cordas tentant de s’habiller. Les robes de noblesses… ardue à lasser toute seule et la blondinette semblait perdue ce qui fait rire Heaven. Beaucoup de tissu, beaucoup de tules et tout ça pourquoi ?!! La situation était d’un comique ! Sa mère si fière par le passé avait l’air d’une gamine parmi une tonne de tissus aux vives couleurs. Malgré son visage blafard et cernée de n’avait pas pu trouver le sommeil, c’était son premier rire sincère depuis plus de deux ans et il était amplement justifié.

Je vois que j’arrive à point mère… un coup de main peut-être ?

Elle rit conjointement à elle. C’était si bon de l’entendre rire de nouveau. Elle était si belle. Malgré les âges qui défilent, elle avait toujours représenté un ange d’une beauté extraordinaire. Elle était plus belle de jour en jour et cela bien malgré la maladie qui l’accablait.

Vous n’auriez pas dû vous levez toute seule mère, c’était risqué. Vous êtes faible encore et le médicastre à été très stricte vous savez. Vous auriez pu tomber… il y a si longtemps que vous n’avez pas marché et bouger de façon autonome.

Elle entendit sa mère se plaindre que justement, elle avait assez dormie. La jeune fille l’aida à enfiler une magnifique robe pourpre. Les cheveux blonds brossés retombaient dans une cascade de boucles d’or contre sa poitrine, ses yeux illuminaient ce ciel obscur qui lentement s’éteignait par la gaité de cet être tout en fleur s’ouvrant au jour. D’ailleurs, elle vit qu’elle n’avait pas été la seule à recevoir des fleurs. Son père pensait à tout évidemment… rien n’était trop beau pour reconquérir les dame du Cougain. Cela la fit sourire silencieusement.

Après l’avoir aider à s’habiller, elle la laissa prendre son petit déjeuner, refusant elle cependant d’avaler quoique ce soit. Elle mangeait peu depuis un moment et elle avait une maigreur à faire peur mais même si elle aurait voulu, aujourd’hui rien n’aurait suffit à lui donner l’envie. Elle cloisonna les malles de sa mère, bien qu’elle n’avait pas grand choses puisqu’elle était restée endormie tout ce temps. Lorsqu’elle boucla la dernière, un tintement à la porte annonça un visiteur. Elle regarda sa mère qui lui accorda le droit d’ouvrir. Elle s’exécuta et tomba nez à nez avec son père. Contre toute attente, elle lui sourit. Il avait fière allure, beaucoup plus que la vielle. Il reprenait vie lui aussi et cela était évident. Elle était vraiment ravie de le voir, sachant ce qu’il apporterait beaucoup à sa mère, à leur famille, à elle également bien qu’entre eux, même si elle lui pardonnait, cela prendrait un peu de temps pour se sortir de sa mélancolie surtout.

Bonjour père. Les malles de mère sont prêtes, les miennes également. Nous vous attendions. Hélie n’est pas avec vous ?

Ne le voyant nulle part, elle avait posée cette question. Il lui répondit qu’il attendait en bas. Elle comprit qu’il désirait être seul avec la femme de sa vie. Bien entendu, elle sourit de nouveau et acquiesça

Bien, s’il est dans la cour, je vais le rejoindre pour qu’il m’aide à porter mes effets. On viendra chercher ceux ici ensuite alors. A tout à l’heure…

Elle déposa un regard bienveillant sur lui, l’embrasser aurait été une possibilité mais tout comme sa mère, ils devaient s’apprivoiser de nouveau sans doute. Elle lui laissa la place, un dernier sourire pour sa mère et elle partie rejoindre son frangin qui donnait les chevaux justement à un homme d’écurie.

Tiens c’est ici que se cache la racaille à ce que je vois des beaux quartiers de Narbonne ?!!

Un petit rire et elle lui sauta aussitôt dans les bras, une accolade chaleureuse s’ensuivit.

J’ai besoin de toi pour porter mes malles, puisque tu es un homme excessivement séduisant, viril et tous musclés, tu es l’homme de la situation. Alors ramène tes fesses frangin !

Elle éclata d’un rire contrastant avec ses yeux triste mais qui ne devait surement pas laisser son frère dupe tout de même quand à la nature véritable de ses émotions. Elle avait mal, il avait mal. Cela avait toujours été ainsi depuis qu’ils étaient enfants. Avec le temps, la distance, leur complicité unique n’avait jamais été affectée. Elle prit sa main et le conduisit vers sa chambre où un membre du monastère les y attendait justement convoquée par elle la veille pour les y aider.

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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:47

Oriabel a écrit:
[rp]Le soleil n’avait que commençait à décliner lorsqu’ils s’étaient tous retires. Le médicastre, les jumeaux, celui qu’on lui avait appris être son mari. Le degré aigue de concentration pour retrouver par moment ce qu’elle avait oublié involontairement et toute la fatigue de ce jour avait eu raison d’elle. Oriabel s’était laissé plongée dans un sommeil récupérateur mais pas sans rêves cependant. Toute la nuit des images avaient défilés devant ses paupières closes. Mais cela n’avait pas été comme ses rêves auparavant, que des images, un visage, un lieu, un armorie. Son subconscient travaillait à la faire redevenir celle que jadis elle avait été même si à son réveil bien avant le lever du jour, elle ne pouvait toujours pas mettre un nom sur un visage, un nom sur un lieu précis ou bien encore se souvenir d’un évènement marquant. Cependant toutes ses images étaient marquées dans son esprit, dans son âme, dans son cœur.

Elle s’était étirée, son corps était légèrement endolori et elle se força à se mouvoir un peu. Ce ne fut pas une partie de plaisir au départ. Tout semblait fonctionner convenablement mais aussitôt qu’elle mit du poids contre ses pieds qui touchaient terre, elle manquait de vautrer au sol. Elle dut mettre plus d’une heure à réussir à faire quelques pas mais avec un cri de victoire, elle avait atteint la coiffeuse. En position assise, elle passa un long moment à regarder les splendides fleurs qu’on était venu déposer à son attention pendant qu’elle dormait la veille. Qui avait bien pu les lui faire parvenir ? Sa fille, son fils, son mari ? Les Lys blancs et des roses rouges. La pureté et la passion… cela devait être cet homme à qui elle était mariée. Il avait de charmante manière, elle ne pouvait le nier. C’était quand même un homme de noblesse. Certes pas de la plus haute en hiérarchie mais tout de même… Il se devait de suivre l’étiquette appartenant à son statu. Elle imaginait que faire parvenir des fleurs à la femme qu’il avait prise pour épouse en faisait partie de cette étiquette. Pourtant, la veille il lui avait semblé être très attaché à elle. Peut-être que tout cela n’était pas que pour faire ‘’ gentil ‘’. Elle saurait bien vite à qui elle avait à faire après tout.

Elle avait longuement réfléchit à tout cela, tentant de remettre en ordre ses idées pendant que la brosse d’argent chatoyait et adoucissait ses longs cheveux au couleur du blé. Satisfaite de l’image qu’elle renvoyait dans la glace, elle se dit qu’elle devait passer autre chose que cette chemise de nuit blanche. Elle se remit sur pied et tout ce faisait avec nervosité mais une simplicité de plus en plus évidente. Elle trouva dans sa penderie deux robes. Une blanche et elle grimaça, elle en avait assez vu de blanc depuis la veille. Elle avait envie de couleur, de gaité. Son choix s’arrêta alors sur la seconde bien que semblait peu simple à revêtir. Elle l’admira, d’un violet à couper le souffle, en satin sublime. Les Dames ayant ce genre de toilettes devaient se sentir des princesses, sans aucun doute. Elle en aurait presque rougit de vouloir porter cela si elle n’avait pas été certaine de lui appartenir. Elle se trouvait dans sa penderie après tout, c’était donc à elle. Elle retira sa chemise de nuit et entreprit d’entrer dans cette ‘’ chose ‘’ tellement compliqué qu’elle tomba à genoux au beau milieu de tout se tissu lorsque à la porte, quelques coups se fit entendre.

La porte s’ouvrit tout en délicatesse, une tête de jais sortie d’entre le bois et se mit à rire en la voyant. Elle ne put que faire de même en se sentant ridicule. Sa fille entra tout en refermant la porte. Heaven vient à son secours, l’aidant à mettre la robe convenablement bien qu’elle la réprimanda comme une gamine en faute. Si elle était sa mère, elle sa fille, n’aurait-il pas fallu que ce soit le contraire.

Hum… Heaven, ne soyez pas trop dur avec moi. J’ai été si longuement dans l’oublie que j’ai même mis mes souvenirs aux oubliettes. Aujourd’hui je fais un nouveau pas, comme ceux d’un nouveau né… je tomberais certes mais je saurais avec votre aide me relever et avancer de nouveau.

Sa fille ficela les derniers lacets dans son dos, le corsage maintenant lui coupant le souffle. Horrible cette sensation !!! Comment elles arrivaient à marcher avec ça les Dames de la société ? C’était franchement très beau mais … pfff… pitié, elle arrivait plus à respirer là ! Elle se détendit, se dit qu’elle s’y acclimaterait, comme tout. Cela demanderait juste un peu de temps….

Le petit déjeuner arriva, des croissants, des petits pains chauds, des fruits et une infusion qu’elle accepta avec plaisir. Elle mourrait de faim ! Elle en offrit à sa fille mais celle-ci déclina gentiment. Elle resta silencieuse, mangeant tout en l’observant faire ses valises à elle.

Sa fille avait quoi ? Une vingtaine de printemps peut-être, de longs cheveux comme les siens mais au couleur du charbon en contradiction, de grands yeux noirs et profonds… en ce moment cernés et très tristes bien qu’elle semblait se vouloir joyeuse aujourd’hui. Son teint de porcelaine lui donnait cet aspect fragile ou était-ce peut-être parce qu’elle n’avait que la peau sur les os ? Peut-être bien aussi, effectivement. Heaven semblait avoir un prompt caractère, ne mâchait pas ses mots comme elle l’avait vu hier annonçant à son père son malaise mais, elle semblait si mélancolique et triste qu’elle en fût touchée. Déjà, sans même la connaitre davantage, elle l’aimait beaucoup et voulait l’aider.

Encore des bruits à la porte, quelqu’un arrivait. Heaven venait de terminer de mettre les derniers effets dans une grandes malles de bois et elle la regarda.

Oui, tu peux ouvrir, je te remercie.

Elle finissait pour sa part de boire son thé assise dans un grand fauteuil face à la fenêtre. Elle voyait en bas, un jeune homme qu’elle reconnu être son fils descendre de cheval. Si Hélie était là, elle savait avant que sa fille ouvre qui était le visiteur. Elle ne fut donc pas surprise d’entendre la voix du Seigneur de Cordas avant de le voir et de parler avec sa fille. Elle fut cependant beaucoup plus perplexe en remarquant ce petit malaise entre le père et la fille dont elle avait plus ou moins porté attention la veille.

Cette dernière adressa un sourire à l’homme qui pénétrait dans sa chambre et s’éclipsa avec un dernier sourire pour elle également. Elle était vraiment attachante cette demoiselle. La porte se ferma et ils se retrouvèrent de nouveaux seuls tout les deux. Elle prit un instant pour le détailler avant de le saluer.

Il était comme elle l’avait vu la veille, toujours aussi séduisant mais peut-être plus encore à cette nouvelle lumière du jour. Le soleil jouait d’un reflet cuivré dans ses cheveux bruns et cette fois lié par un lacet de cuir. Il avait revêt une tenue exemplaire, moins décontracté sans paraitre trop non plus. Elle devait bien reconnaitre qu’une fois de plus, cet homme était fort attirant physiquement. Son cœur le lui dictait aussi en se mettant à rompre à tout va par le regard qui lui lançait en ce moment même. Elle fini par clore le silence qui n’était pourtant pas si lourd encore.

Bonjour Sieur. Comme vous la dit votre fille, nous sommes prêtes bien que je dois admettre que je me sens un peu fébrile face à tout cela. Vivre sous le toit de parfait inconnus me met un peu mal à l’aise mais si vous êtes tous aussi charmant que j’ai pu le constater avec Heaven, j’imagine que tout devrait bien se passer. D’ailleurs…

Elle marqua un temps de pause et haussa un sourcil inquisiteur.

Si je puis me permettre une question, quelle est la nature de votre relation avec votre fille. Il existe bien un malaise entre vous deux n’est-ce pas ?
[/rp]

Helie a écrit:



Se retrouver après le retour du monastère à discuter avec son père avait fait un grand bien à Hélie. Ils avaient longuement parlé des deux femmes qu'ils iraient chercher le lendemain, partageant leurs inquiétudes et leurs espoirs. Puis, Hélie avait par le menu détaillé ce qui se passait à Cordas. Il lui avait fait part de ses inquiétudes envers Tristan qui devenait de jour en jour de plus en plus ingérable, de la solitude dans laquelle se complaisait Joé et qu'il trouvait malsaine pour une fillette de son âge. Il n'avait rien omis de lui dire en ce qui concernait Cordas, lui avait donné quelques nouvelles du comté en général et ils s'étaient ensuite séparés pour la nuit.

Le départ le lendemain se fit quasiment en silence. Il faut dire qu'il ne leur était pas aisé de discourir, ne pouvant guère se trouver au botte à botte durant le trajet. Une fois arrivé et son père partit rejoindre sa mère, il n'eut pas long à attendre avant de voir arriver sa jumelle. Réprimant un sourire à la remarque taquine de sa soeur, il la regarda en haussant un sourcil qui la fit rire. Il n'eut que le temps de lui ouvrir grand les bras que déjà elle était à son cou. Un baiser sur le front et, sourires aux lèvres, ils se firent face.


Humm sœurette... serais-tu là à essayer de flatter ma vanité... ?

Lui répondit-il en riant. Il lui passa un bras autour des épaules, la trouvant fort frêle et s'en étonna. Alors qu'elle lui tendait sa main et qu'il prit, il la regarda plus attentivement à son insu . Il lui trouva le visage amaigri, fronça les sourcils en voyant les cernes sous ses yeux, se reprochant de ne pas l'avoir remarqué la veille.

Parvenu dans se petite chambre et s'emparant d'une malles qu'il hissa sur son épaule, il lui fait un large sourire, comme voulant par ce fait la rassurer de tout. Il jugea qu'il devenait urgent d'avoir un tête à tête avec sa jumelle afin de découvrir ce qu'elle avait au fond du cœur et qu'il soupçonnait cependant de connaitre déjà. Ils firent ainsi quelque allé-retour, plaisant comme si rien n'était, puis, lorsque les bagages de la damoiselle furent tous dans la cour, Hélie s'attela à les maintenir sur le cheval de bas prévu pour ce faire.


La petite jument là à coté d'Espoir est pour toi Heave... j'espère qu'elle te convient et que tu n'as pas oublié comment se tenir sur une selle. Gamin n'est pas là pour que tu puisses prendre un cours.... et... hum.... il supporterait plus ton poids....


Il se retint de rire en affichant un sourire fort taquin, puis porta son attention sur les bruits de pas qui lui parvenaient pour voir arriver quelque membres des lieux portant les malles maternelles.

_______________________

Castelreng a écrit:
Il avait le coeur battant à tout rompre tel un jouvenceau se rendant à son premier rendez-vous galant. Lorsqu'il avait frappé à la porte il n'avait put se demander dans quel état d'esprit serait son épouse ?
Serait-elle impatiente de le revoir ? Certes les souvenirs lui étaient ôtés ne lui permettant de se rappeler de son propre nom mais.... Avait-elle malgré tout hâte de le revoir ? Etait-elle empressée de quitter les lieux pour le suivre, lui ? Aurait-elle son plus charmant sourire aux lèvres quand la porte s'ouvrirait devant lui ? Lui tendrait-elle ses mains en signe de bienvenue ?

Comme il aurait aimé que tous cela fut...

Cependant, au fond de lui il était conscient que rien ne serait comme il le souhaitait ardemment, qu'il lui faudrait moult patiences avant qu'elle ne l'accueille les mains tendues et le sourire engageant. Elle allait lui battre froid, ne lui accorderait même pas un regard, resterait plus éloignée de lui que jamais....
Mais ne serrait-elle pas de nouveau près de lui ? Cette dernière constatation fit qu'il ne se préoccupa plus d'autre chose que ce fait qu'elle serait à présent là, à ses cotés.

La porte s'ouvrit et c'est le doux visage de sa fille qui lui fit face et c'est un sourire emplis de tendresses qui éclaira en cet instant son visage. Il lui apprit qu'Hélie était à attendre dans la cour, lui effleura simplement le bras lorsqu'elle lui céda le passage pour partir rejoindre son jumeau et il put enfin la voir Elle. Son Adorée.


Fragile mais plus belle que jamais, elle lui souriait bien que timidement. Ses cheveux laissés libres brillaient comme autant de fils d'or. Son teint, encore pâle, rehaussait d'autant plus le bleu de ses yeux. Parée d'une robe de satin violet, elle était d'une beauté telle qu'il en eut le souffle coupé. Il ne put que la regarder encore en encore, se rappelant ce jour où, ensemble, ils étaient allés faire l'achat de cette robe. Il revit comme un flash cette journée passée à l'admirer après chaque essayage et l'admiration particulière qu'il avait eut pour cette tenue.
Avait-elle choisi cette robe tout particulièrement ou était-ce les fruits du hasard ? Il ne put que se le demander.

C'est elle qui cassa le silence qui les englobait alors qu'ils étaient l'un l'autre à se détailler.
Il lui fit un sourire engageant tout en s'approchant d'elle. Lui prit la main délicatement pour y déposer ses lèvres et plongea son regard dans le sien avant de répondre à ses inquiétudes, somme toutes légitimes vue son état de santé actuel.


Croyez bien Ma Dame que je comprend vos inquiétudes... Tout ce passera à merveille je vous l'assure.. Vous allez vous retrouver dans une demeure qui vous était familière et que vous aimiez beaucoup.. Heaven sera à vos cotés et je crois comprendre que vous l'appréciez..

Son regard se voila de tristesse lorsqu'elle lui fit part d'avoir remarquer qu'il y avait un certain malaise entre lui et sa fille. Que devait-il lui répondre alors qu'elle avait l'esprit si fragile en ce moment? Il ne se voyait pas lui raconter par le menu tout ce qui avait fait qu'une blessure s'était ouverte entre Heaven et lui. Mais il ne pouvait non plus élucider sa question.

Heaven.... Vous vous en rendez compte dans les prochains jours... a un caractère bien... trempé... Elle n'écoute que ce qu'elle veut entendre, ne comprend pas le mot patience et a la rancune tenace.... Mais ne vous souciez pas Ma Dame je ne désespère pas la voir revenir à de meilleurs sentiments à mon endroit et.... lorsque vous irez mieux... je vous expliquerais le malaise qui flotte entre nous et qui, je vous l'avoue, me peine profondément...


Il lui offrit son bras alors qu'on venait enlever les malles et son regard se posa sur le bouquet de Lys et rose. Tendant la main, il en tira un des Lys neigeux et le lui offrit en lui disant d'une voix basse.

Permettez que je vous offre ce Lys qui fait pâle figure à coté de votre beauté... et en vous remerciement d'être ce que vous êtes gente dame ...

Il eut un instant l'impression de se retrouver sur le marché de Valence lorsqu'il l'avait rencontrer la première fois alors qu'elle l'avait aidé à ramasser ce qu'il avait fait tombé et qu'il l'avait remercié en lui offrant une fleur identique.

Elle ne devait se souvenir de ce moment, il en fut un court moment triste, se reprit vite en plaquant sur son visage un sourire sincère.


Il est temps d'y aller Ma Dame...

--Heaven a écrit:


La rétorque de son frère la fit rire. Il l’a connaissait mieux que quiconque. Ils avaient tout traversé ensemble jusqu’à tout dernièrement et même encore, elle lui livrait presque tous ses secrets … presque…

Moi ?!! Flattée ta vanité ? Comme si tu en avais besoin tiens ! Je ne fais que dire ce qui est… tu es sans aucun doute la pire des racailles de Narbonne mais également le plus beau, le plus fort et le plus irrésistible des hommes… mais ton seul défaut, tu sais ce que c’est ?


Elle ne pu s’empêcher de sourire à cette vanne qu’elle allait lui envoyé. Son visage était moqueur, la malice se reflétait dans ses yeux.

Tu es mon frère et mon jumeau qui plus est. Donc non seulement tu n’es pas pour moi mais tu te vois autant compromis dans tout histoire… parce qu’étant ta sœurette adorée… je suis aussi la plus belle et la plus irrésistible et moi, tu peux pas m’avoir ! C'est chiant de se voir passer sous le nez la plus merveilleuse de toutes les femmes nan ?

Elle éclata de rire à sa logique et lui claqua un clin d’œil avant de prendre le chemin de sa chambre. Il lui avait passé un bras autour de ses épaules et après avoir rit avec elle de ses blagues idiotes, un sourcil s’était relevé chez lui à son observation qu’il croyait discret mais qu’elle avait bel et bien remarqué. A quoi pouvait-il songé ? Elle était restée muette cependant, ne voulant pas entendre quelque chose qui aurait pu lui miner le moral comme la vieille lorsque c’est interrogation sur Pierric était restées silencieuse. Elle feinta un sourire qui se voulait tout aussi rassurant que celui qu’il lui lança lorsqu’il prit la première malle dans sa chambre.

Elle le laissa faire les quelques aller/retour afin de tout transporter dans la cour. Elle fit un dernier tour de la pièce, s’assurant de n’avoir rien oublié, pris le bouquet qui provenait de son père et partie rejoindre Hélie qui fixaient ses effets solidement au cheval tout en lui envoyant à son tour une vanne.

Pfff… qu’est-ce que tu crois ?!! Je te signale frangin que je suis bien meilleure cavalière que toi…. Oh… Gamin, il est encore en vie ce chien ?

A cette pensée, que certaine chose semble presque éternelles, elle sourit. Cela avait fait renaitre un peu d’espoir. Les bonnes choses ne meurent pas toujours trop vite fort heureusement. Ce chien faisait partie de leur famille depuis… plus souvent qu’elle ne pouvait s’en souvenir. C’était d’ailleurs le chien de sa mère, peut-être qu’il réussirait à raviver des souvenirs en elle. Ce seul espoir était déjà beaucoup en cette journée.

Une fois ses effets fixés, elle aida son jumeau à faire de même de ceux de sa mère que du personnel avait ramené. Toujours pas de Monsieur et Dame de Cordas cela dit. Elle jeta un regard vers une des hautes fenêtres du deuxième étage. Elle pouvait toujours voir sa mère dans son fauteuil. Ils devraient attendre ici encore un peu tous les deux.

Puisqu’il vaudrait mieux ne pas déranger les parents toute suite, qu’il faut attendre, si tu me donnais des nouvelles de Cordas, de toi, de Mélisandre ?

Elle s’approcha doucement de sa jument tout en regardant son frère, caressant l’encolure de l’animal qui se laissa faire sans se rabrouer, trop heureux d’un peu d’attention câline.




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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:49

Oriabel a écrit:
[rp]Il parait que les yeux sont les fenêtres de l’âme. C’est fort possible et si c’était vraiment le cas, tous les doutes qu’Oriabel avait pu avoir aurait dû s’estomper en ce moment même. Ses iris océaniques s’étaient logés dans ceux de Castelreng sans y démordre, le soutenant comme si un lien invisible s’était crée. Elle pouvait y lire carrément l’adoration lorsqu’il la regardait. Était-elle cette déesse qu’on vénère toute une vie ? Pour lui, elle aurait pu avoir cette prétention, pour lui simplement cependant. Elle s’en senti même un peu gênée, une légère rougeur venant étreindre ses joues qui s’enflammait à ce regard qui perçait sa propre âme pourtant perdue.

Il fit quelques pas vers elle, ne la voyant pas fuir, fit le chemin qui les séparait complètement et s’agenouilla devant elle. Il prit délicatement sa main et sans même quitter ses yeux, vient poser ses lèvres conquérantes sur sa peau timide qui en frémit. Son esprit ne se rappelait pas de lui mais son corps semblait parfaitement le connaitre dans les moindres recoins puisqu’il réagissait comme une femme complètement éperdue d’amour. Elle aurait voulu retirer sa main mais n’y arriva pas, subjuguée par lui. Le mystère de leur amour planait toujours mais une chose était clair maintenant, il existait bel et bien. Que ce soit dans son rêve où elle voyait les amoureux s’enlaçant dans le lac ou par leur regard maintenant, ils s’aimaient d’un amour véritable et fort, elle en était convaincue.

Elle se força à paraitre maitresse d’elle-même, un vague sourire sur les lèvres, elle fit évanouir le geste de Castel en retirant ses doits lentement avant de ne plus être qu’un vague souvenir de l’instant. Elle l’écouta la rassurée et opina d’un geste lent et gracieux de la tête.

Je l’apprécie effectivement beaucoup. Elle est rafraichissante bien que quelque chose de très sombre ce cache en elle. Nul besoin de la connaitre pour s’en rendre compte ….

Ce qu’il ajouta la laissa songeuse. Était-ce ce qui brimait ce petit ange qui semblait déchue la querelle avec son père ? Parce que pas besoin de répondre véritablement, elle l’avait compris qu’il s’était passé quelque chose de grave entre eux que par leur malaise respectif. Elle trouvait un peu dur qu’il porte ce ‘’ fait ‘’ sur le caractère de la demoiselle, elle devait bien le tenir de quelqu’un d’ailleurs…. Remarque, c’était peut-être le sien, elle ne le savait pas encore mais, lorsqu’une dispute éclate, les deux personnes sont souvent fautives.

Bien, lorsque vous croyez qu’il sera nécessaire que je sois mise au courant, vous me direz…

Quelques coups portés à la porte et la blondinette invitèrent de sa voix douce à entrer celui qui se trouvait derrière. Quelques personnes étaient venus cherches ses affaires et elle les remercia tout en indiquant ce qui devait être apporté. Elle les laissa faire et reposa son regard sur Castel une fois la porte refermée. Il venait de lui offrir son bras pour l’aider à se lever. Elle le prit mais ne s’y attarda pas trop une fois enfin levée. Elle ne voulait pour le moment, ne pas trop paraitre trop familière avec lui.

Il prit une des fleurs du bouquet que quelqu’un lui avait envoyé, sachant presque officiellement que c’était lui et il la lui tendit. Elle la prit, effleurant ses doigts au passage négligemment.

C’est étrange de recevoir la même fleur deux fois par le même homme quand même….

Elle approcha la fleur de son nez pour en humer son parfum. Ses yeux se fermèrent un court instant, sa tête s’embrouilla et elle vit l’image de cette même fleur qui avait hanté sa nuit comme bien d’autres images. Elle ouvrit de nouveau ses yeux et planta son regard intrigué dans celui de Castel.

Est-ce que c’est ma fleur préférée ? Est-ce que vous aviez l’habitude de m’en offrir ?

Elle n’avait pas vu son air triste ayant eu les yeux fermés mais son sourire la fit sourire cette fois également malgré sa perplexité. Ses souvenirs revenait mais que par de petits bouts découpés et cela la frustrait bien plus qu’autre chose. Il lui répondit avant d’ajouter qu’il était temps d’y aller. Elle hocha de nouveau la tête en affirmative et le suivit dans les couloirs jusque dans la cour où Hélie était avec Heaven à bavarder tranquillement, tous leurs effets et eux, prêt à rentrer chez eux… [/rp]

--Helie a écrit:


Tout en installant comme il faut les malles, il ne pouvait s'empêcher de rire aux taquineries de sa sœur. Trouvait revigorant cette complicité qui lui avait fortement manqué durant trop longtemps.

Il lui avait fait une mine des plus malheureuse lorsqu'elle lui avait dit être devant la plus belle femme qui soit et qu'étant son frère il ne pourrait l'avoir.


Quelle tristesse sera ma vie alors Heave..... Devoir me contenter d'une fille ordinaire parce que ma soeur est la plus belle, la plus irrésistible, la plus tout.....

Il avait posé une main sur son coeur, faisant mine d'avoir un malaise, se retenant de l'autre main à sa monture.

.... J'en meurs......... tout simplement.......

Ils en avaient rit aux larmes, s'étaient taquinés encore. Il resta cependant surpris pas sa demande d'avoir des nouvelles de cordas alors qu'il lui en avait fait le détail la veille. Il ne lui montra pas son interrogation mais la regarda néanmoins longuement, espérant qu'elle verrait là qu'il ne cherchait que ses mots alors qu'en fait il en était tout autre.

Il ne put retenir un soupir de soulagement lorsqu'il vit arriver ses parents. Il reculait donc la question de savoir pourquoi Heaven avait été si peu attentive, se demandant même si cette demande n'était pas en fait une façon détournée pour elle de savoir ce que devenait Pierric.


Ce sera pour plus tard ma chérie, voilà Mère et Père. Hop !! monte en selle et montre moi tes talents de cavalière !!


Il aida cependant sa jumelle à monter en selle et l'abandonna un instant le temps pour lui d'aller saluer la Mère. Il n'avait put lui dire un seul mot la veille tant il avait été troublé de la revoir et peiné de la savoir aussi fragile. Il s'approcha néanmoins d'un pas sûr, lui fit une belle révérence comme il le faisait toujours avec elle pour le plaisir de la taquiner. Puis, le plus naturellement du monde, déposa sur sa joue un doux baiser.


Mère.... Dit-il d'une voix emplie d'émotion.

Je suis heureux de vois revoir enfin.... vous m'avez cruellement manqué... Maman...

Il n'eut guère le temps d'en dire plus voyant que son père semblait presser de reprendre la route.....

_______________________

Castelreng a écrit:
Tout en sortant de la petite chambre où son épouse avait passé de très longs mois, Castelreng lui avait affirmé qu'effectivement le Lys était sa fleur préférée et qu'il prenait toujours plaisir à lui en offrir. Il ravala sa peine lorsqu'elle refusa de se pendre à son bras et se contenta donc de rester à son coté pour se rendre dans la cour. Ils gardèrent le silence, semblant l'un l'autre plongés dans leurs pensées. Castelreng en effet, se demandait quelle allait être la réaction de son épouse lorsqu'elle se rendrait compte qu'il lui faudrait chevaucher sur la même monture. Il pensait avoir pris la bonne décision en lui évitant de conduire son propre cheval. Il était d'ailleurs fort possible qu'elle ne sache plus se tenir en selle et de plus elle était somme toute trop faible pour être seule en selle, mais il ne doutait non plus qu'il lui déplairait très certainement d'avoir un si proche contact avec lui. Il la regarda furtivement alors qu'Hélie était à lui dire bonjour, se disant qu'il prendrait lui, un grand plaisir à cette proximité durant le chemin de retour.

Il laissa un instant mère et fils ensemble pour s'avancer vers les chevaux. Arrivé devant sa fille déjà en selle, il lui sourit tendrement.


Bonjour ma Princesse... Je vois que tu es prête au départ... ça me comble de joie...

Et ce n'était rien de le dire, car retrouver enfin sa fille lui ôtait un lourd poids. Il ne doutait plus qu'ils parviendraient à régler le différent qui les avait trop longtemps séparés et mettrait tout en œuvre pour qu'il en soit ainsi. Il lui fit un clin d'oeil avant de contourner sa jument pour aller récupérer le sien.

Il prit ensuite les brides de son cheval et le fit avancer vers son épouse. Hélie s'en retournant vers sa propre monture, s'occupant le prendre également les chevaux de bas. Il tendit la main à Oriabel.


J'ai cru bon vous évitez la fatigue de devoir conduire votre jument Ma Dame.. trouvant plus prudent de vous soutenir durant le voyage...

Sentant son appréhension, il lui baisa la main, la saisit par la taille et la souleva pour la poser toute en douceur en amazone sur Espoir. Lui offrant un sourire charmant, il mit pied à l'étrier, s'installa derrière elle, prit les rênes d'une main alors que l'autre se posa sur sa taille.

N'ayez crainte Ma Dame.... avec moi... vous êtes en totale sécurité...

Il fit faire ensuite quelques pas à son cheval afin de se placer au botte à botte avec Hélie, prit une des longues des chevaux de bas qu'il accrocha au pommeau de sa selle. Un regard à tous pour s'assurer une dernière fois que rien n'empêchait plus le départ et il se mit en route.

Hélie... Ferme la marche c'est plus prudent...

Le silence que gardait pour le moment son épouse qu'il sentait tendue contre lui le chiffonnait un peu, aussi, pencha t-il la tête légèrement afin de voir son joli minois et de lui demander.

Allez vous bien Ma Dame ? Détendez vous et posez votre tête contre moi si vous le voulez...


Ses yeux embrasés de passion la détaillait, un sourire égayait son visage.

...Vous pouvez même fermer vos jolis yeux pour dormir... Il nous faudra une bonne heure avant d'arriver.

--Heaven a écrit:


La belle caressait l’encolure de sa jument qui la regardait sans nervosité. Elle était très détendue et transposait son état à Heaven. La belle pressa son visage dans la robe du cheval, respirant l’odeur particulière qu’il dégageait. Un doux souvenir parvient à son esprit qu’elle chassa vite fait. Elle n’avait jamais remis les pieds dans une écurie depuis…

Tout en caressant le chanfrein de son cheval, elle regarda son frère, attendant qu’il lui parle de Cordas. Mais celui-ci se mua dans son silence ce qui provoqua chez elle une perplexité sans bornes. Qu’est-ce qu’il lui cachait ? Elle s’attendait pourtant à ce qu’il lui parle des affaires familiales, du remplacement qu’il avait fait pour papa ou bien simplement de combien c’était beau là bas…. Elle devait bien avouer que ce domaine lui manquait, le manoir également. Que ce soit les champs à perte de vue, cette forêt empli surement de vive couleur en cette saison, la multitude d’odeur bien propre à cet environnement ou bien des couloirs immenses où parfois, ils entendaient les habitants travaillant pour eux murmurer sur la cuisinière qui s’empiffrait des plats leur étant destinée ou de la soubrette qui s’était retrouvée avec le majordome dans un des placards de la maison. Mais l’héritier de Cordas ne semblait pas prêt à lui fournir aucun renseignement… étrange quand même ! Elle allait protester lorsqu’il lui dit que ce serait pour plus tard parce que leurs parents arrivaient. Elle le toisa du regard, il ne perdait rien pour attendre et elle découvrirait ce qu’il lui cachait sinon elle périrait en enfer… l’entrainant avec elle !

Furieuse, enfin un peu plus secouée par son les agissements de son frère, d’un mouvement, elle chevaucha sa jument qui protesta par la soudaine brutalité de sa maitresse qui pourtant, quelques instants auparavant lui avait paru si douce et attentionnée. Son frère partie au devant de sa mère, elle se pencha vers sa jument tout en caressant sa crinière cette fois et lui murmura ‘’ Désolée ma belle, je ne voulais pas te brusquer, pardonne-moi… je suis comme toi… un peu de fougue à défoulée je crois… on va arranger cela... sous peu… ‘’

Son père arriva près d’elle comme elle se redressait et s’accapara des rênes. A son appellation, elle lui sourit mais… ironiquement ou franchement ? Qui aurait pu le dire en cet instant précis ….

Prête, oui je le suis. Je suis également ravie de vous revoir mais quant à la ‘’ princesse ‘’ il y a longtemps que je ne suis plus cette gamine que vous appeliez ainsi !

Elle avait peut-être été un peu sèche, elle le regrettait mais bien qu’elle consente à pardonner à son père, il allait devoir lui, concevoir qu’elle n’était plus une enfant… sa fille chérie qui ne ferait jamais de bêtises. Sans cela, rien ne serait désormais plus possible entre eux...

Elle se dégagea légèrement des autres tout en jetant un œil sur sa mère qui venait de monter à cheval avec un certain malaise. Lorsque son père donna le ton du départ, elle ne se le fit pas dire deux fois. C’est dans un coup léger contre les flans de sa monture que cette dernière partie au galop laissant une trainée de poussière derrière elle. Il y avait si longtemps… elle allait faire mourir sa fureur dans une chevauchée à vous faire simplement oublié même que vous existiez… Ils savaient tous où ils allaient, pas besoin d’attendre les autres, ils se rejoindraient tous au point d’arriver. Elle était ravie en dépassant l’enceinte du monastère de ne voir aucune escorte. Le Seigneur de Cordas avait laissé tous ses gardes à la maison apparemment. Tant mieux ! Enfin un peu de liberté, plus rien ne reposerait sur ses épaules jusqu’à ce qu’elle remette pied à terre. D’ailleurs, elle était très contente de constater qu’elle n’avait rien perdu de ses leçons d’équitation et qu’elle était toujours une excellente cavalière. Sans le poids des chevaux de portages elle arriverait bien avant le reste de la famille au domaine …



Oriabel a écrit:
[rp]Rassurée par la confirmation que l’image de cette fleur qu’elle avait porté à son sens olfactif n’était pas qu’imaginaire, un ravissant sourire était venue hantée les lèvres de la Dame du Cougain. Ses souvenirs n’étaient pas revenus mais dans ce ciel très ombrageux, un petit rayon de lumière avait traversé un gros nuage gris. L’espoir était là ! Le temps ferait le reste, le médicastre avait raison.

La marche pour se rendre jusqu’à la cour n’avait pas été très longue et s’était faite dans un silence presque absolue. La blondinette jouait toujours avec la fleur offerte, la faisant valser entre ses doigts fins, appréciant cette sensation satinée des pétales de la fleur contre sa main. Elle fût surprise de voir que l’air de l’extérieur étant encore chaud pour cette saison, pas à l’extrême mais la chaleur solaire était quelque peu au rendez-vous encore. Il chatouilla sa peau d’une sensation et d’une chaleur presque divine trop longtemps oublié de son corps. Elle semblait renaitre à la lumière et son sourire n’en fut que plus expressif. Quelques pas encore en compagnie de Castelreng qui veillait sur elle pour s’assurer qu’elle ne trébuche pas avec ses jambes pas trop certaine encore bien que beaucoup plus assuré que lors de son levée de corps. Le jeune homme de la veille qu’elle reconnu vient vers elle tandis que son mari s’éloigna près des chevaux où Heaven était déjà prête à partir.

Elle pu à loisir observé Hélie cette fois tout en prenant tranquillement son temps. Il dépassait son père un peu, d’une musculature ravissante pour les yeux, un très beau jeune homme. Ses traits ressemblaient beaucoup à sa sœur jumelle mais avec un peu moins de tempérament. Il était le plus timide des deux, sans aucun doute mais le plus charmeur aussi… elle ne tarderait surement pas à le découvrir. Il lui fit une révérence simple mais tout dans une splendeur qui la fit rire. Elle était loin d’être ce qui devait être devant un monarque et à en voir sourire son fils, elle comprit qu’il avait fait exprès. Il défia de deux pas l’espace encore présente en eux et rendu à proximité déposa ses lèvres contre sa joue. Elle cessa son rire et l’observa tendrement, bercer par cette illusion d’être aimé de ses enfants qui pourtant elle ne reconnaissait pas. Ce qu’il devait être bon pour une mère d’être aimé de sa progéniture et d’être fière d’eux. Rien que pour retrouver ce sentiment perdu, elle se bâterait de toutes ses forces pour régénérer ses souvenirs, elle se le promis silencieusement.

Mère.... Je suis heureux de vois revoir enfin.... vous m'avez cruellement manqué... Maman...

L’émotion lui étrangla soudainement la gorge. Maman… Quelle sensation étrange… le terme Mère resplendissait de respect mais Maman épanouissait d’émotions. Elle ne résista pas, lentement elle glissa sa main libre dans la sienne et la serra très délicatement avant de plonger ses yeux dans les siens, s’y fondant profondément.

Merci Hélie, malgré mon manque de souvenirs, je t’assure que tes paroles me touchent grandement autant que le cœur d’une mère qui retrouve son fils…. Crois-moi….

Elle se posa sur la pointe des pieds pour parvenir à conquérir la hauteur lui manquant et elle déposa ses lèvres à son tour contre son front cependant. Marquée d’un sourire sincère, elle rejoint les deux autres près des chevaux.

Arrivés près d’Heaven et de Castel, Hélie partie vers sa propre monture et elle comprit vite en faisant le décompte qu’elle monterait avec quelqu’un. Lorsqu’elle vit la main tendue de son mari, elle l’observa sans rien dire. Hum… il profitait pas un peu de la situation là ?

J'ai cru bon vous évitez la fatigue de devoir conduire votre jument Ma Dame... trouvant plus prudent de vous soutenir durant le voyage...

Oui ok… plus prudent… elle n’était pas certaine que prendre monture avec lui soit si sécuritaire… elle se retrouverait carrément collée à lui sans aucun moyen de lui échapper. Certes ils étaient mariés mais cette proximité la gênait beaucoup. Elle n’avait pas trop le choix de toute manière…. Heaven semblait dans sa bulle et légèrement tourmentée sans qu’elle n’ait compris pourquoi. Hélie rameutait les chevaux de bas…. Elle n’avait aucune autre possibilité… Elle posa donc sa main dans la sienne. Naturellement il profita de se geste pour déposer ses lèvres contre celle-ci. Il allait finir par lui user la main à force et elle reçut ce geste par un soupire d’exaspérant mais qui mourut aussitôt puisque d’un mouvement, il lui avait saisit la taille et l’avait fait basculer sur la selle. Elle le regarda estomaquée par ce qu’elle prit pour de l’arrogance et un peu de ‘’ propriété appartement à ‘’. Elle le toisa de ses yeux habituellement bleus très clairs, cette fois, beaucoup plus orageux

N'ayez crainte Ma Dame.... avec moi... vous êtes en totale sécurité...

J’en doute un peu….

Qu’il ne relève pas ou qu’il fasse semblant de ne pas avoir compris lui traversa l’esprit mais elle ne répéta pas. Il posa un pied dans l’étrier et monta juste derrière elle. Elle pouvait sentir une odeur étrange à cette proximité de leurs deux êtres. Elle n’arrivait pas à justifier ce que c’était... elle avait beau chercher mais, cela ne lui rappela rien pour le moment. L’odeur de la menthe pas encore assez forte pour qu’elle se souvienne. Il posa une main contre sa taille, la ramenant vers lui, son dos plaqué contre son torse. Elle en frissonna cruellement. A son contact, son corps se détendait mais son égo et son esprit se crispait furieusement. Mais pour qui se prenait-il ?!! Elle retira sa main qu’il replaça à nouveau. Elle répéta l’opération qui se solda par le même échec. Non mais quelle tête de mule celui là ! Un nouveau soupire fendit l’air lorsqu’elle comprit qu’elle n’y pourrait rien. Elle fini par abandonner et le laissa faire.

Quelques pas du cheval de tête, pour le moment, le leur. Il ordonna à leur fils de fermer la marche et activa le cheval d’avancer. Mais à peine avait-il entamé leur départ qu’Oriabel resta surprise en voyant un des chevaux partir au grand galop comme si rien ne pouvait l’arrêter, les dépasser dans un bruissement de sabot à vous faire frémir. Heaven avait décidé qu’elle ne trainerait pas derrière eux et filait à toute allure. Qu’est-ce qui pouvait bien avoir piqué cet enfant à vouloir fuir ainsi toujours ? Elle avait bien remarqué chez sa fille ce grand gouffre sombre dans lequel elle s’était enfermée. Elle mettait cela sur la faute de Castelreng pour le moment sans vraiment trop comprendre de quoi il en retournait réellement. Elle sentit d’ailleurs son mari dans son dos se crispait aux décisions de sa fille qui semblait tout aussi têtue que lui. Bien bon ! Il l’avait cherchée pensa la blondinette sans se douter qu’elle se trompait de coupable. Elle ne rajouta rien cependant en sentant le cheval sous elle reprendre son allure douce.

Elle resta cloitrée dans son silence tout en regardant le paysage environnant espérant reconnaitre une de ses images qui lui était apparue pendant ses rêves comme le lys. Mais c’est la voix de son imbu de mari contre son oreille qui vient tourmenter sa quête. Elle écarquilla les yeux à sa proposition. Mais alors… quel toupet il avait celui là. A ce moment précis, elle tourna la tête pour qu’il voit que ses yeux orageux s’étaient mués dans un cyclone dévastateur. Tous aux abris !!!

Arrêtez ce cheval immédiatement ! Je veux descendre ! Il est hors de question que ceci continue comme cela. Je préfère encore marcher que d’être aussi accolée sur vous !!!!Premièrement, je vous interdit de me toucher de la sorte. Que vous soyez mon mari sur papier ou pas, j’en ai rien à faire ! Je ne vous connais pas et à voir comment vous traitez vos enfants… je ne suis pas certaine d’avoir envie de vous connaitre tout compte fait !

Le flot de paroles était partie dans une bourrasque à le gifler aussi fortement que si sa main avait rencontrée sa joue. Elle n’avait même pas portée attention à Hélie qui les suivaient encore de près pour le moment et il assistait à la scène franchement bruyante. Elle était révoltée. Mais pour qui se prenait-il donc ? Il croyait quoi ? Que cette nuit, il pourrait se glisser dans sa chambre et la faire sienne ?!! Elle avait de petites nouvelles pour lui. Dommage qu’elle n’est rien à lui lancer sous la main. Elle n’en avait pas conscience encore, n’ayant pas accès à ses souvenirs mais des tempêtes de ce genres, Castel en avait traversé plus d’une avant ce jour… le vaisselier du domaine avait été renouvelé plus d’une fois ….

Il était clair que si Castel pensait que récupérer sa femme allait être facile, il s’était mis un doigt dans l’œil … et profond ! Et encore, elle n'était pas au courant qu’il la charmait comme au premier jour pour retrouver ce qu’ils avaient tout deux vécus mais que la veille, il était prêt à compter fleurette à une autre. Lorsqu’elle le saurait… cela n’allait surement pas aider son cas. Fallait encore comprendre qu’avant d’offrir son cœur, il faut avoir confiance en l’autre. Bien que tout son corps lui avait confiance en son mari, les évènements et son manque de souvenirs n’aidait en rien la cause d’un mari infidèle.

Elle n’avait pas changé d’idée, ses yeux lançaient des éclairs et elle n’avait jamais été aussi sérieuse. Saura-t-il être dans la capacité de calmer le volcan prêt à exploser qu’était son brin de femme ? Cela restait à voir… pour le moment, personne n’aurait parié sur Castelreng….

[/rp]

Castelreng a écrit:
Il avait avalé la rétorque acide de sa fille sans ciller, ne voulant pas être le premier à remettre de l'huile sur le feu qui, se rendit-il compte, couvait encore. Par contre, alors qu'ils étaient à peine sortis de la cour monastique, il se rendit compte que son épouse n'était vraiment pas "ravie" de faire route avec lui. Certes, il ne s'attendait pas non plus à ce qu'elle en soit comblée et son corps qui se raidissait de plus en plus contre le sien au fur et à mesure qu'il tentait de la rassurer le lui confirmait grandement .

Lorsque Heaven passa en trombe devant eux, il avala un juron. Le retour à la maison ne se passerait donc pas comme il l'avait pensé. Dans la tranquillité et de manière agréable. C'était sans compter pour Heaven, il aurait dut s'en douter mais avait cru bon de se penser que la damoiselle " furie" aurait ravalé un peu de sa fierté pour se montrer un peu plus magnanime. C'était trop demandé, fatalement, et se retrouver devant cette constation l'exaspéra au plus haut point. Les longs mois où elle n'avait voulu voir personne et lui en particulier, où elle s'était terrée dans ce cloitre, n'avaient finalement servi à rien si non qu'à le punir cruellement pour avoir commis l'erreur ou l'honnêteté de lui avoir révélé la vérité de sa naissance.

La colère lui montant subitement, il inspira profondément pour la contenir, sachant qu'il ne servirait à rien pour l'instant d'exploser à moins de vouloir effrayer la jolie amazone qu'il était à enlacer pour la maintenir en selle et qui était à faire de son mieux pour échapper à sa main posée sur sa taille.

Alors qu'il allait demander à son fils de lui donner la longe de son cheval de bas pour partir à la poursuite de l'effrontée, la blonde épouse se rebella à son tour. Crénom de Dieu !! Elles s'étaient donnée le mot ou quoi ?? Voilà qu'elle prétendait vouloir faire la route à pieds !! Les mots qu'elle lui porta étaient autant d'acide rongeant une plaque de fer. Castelreng en grinça des dents. Mère et fille elles étaient, par affection mais sur le coup elles auraient fort bien pu l'être par le sang. Aussi entêtée l'une que l'autre. Il ne pouvait avoir oublier ce détail qui était cependant loin d'en être un. Aussi douce qu'elle pouvait l'être, il savait comme personne que les colères blondesques pouvait être des tornades à durée plus ou moins longue. Combien de fois avait-il baissé la tête pour éviter la vaisselle qu'elle jetait, répriment un sourire à la voir encore plus enragée quand elle constatait les dégâts ? Non, bien sur que non il n'avait pas oublié que sa tendre épouse pouvait aussi être une délicieuse petite furie. Mais là, là, elle avait particulièrement bien mal choisi le moment !! Bon, devait-il s'avouer, il avait poussé sans doute un peu loin sa galanterie. Il l'admettait à présent, reconnaissant même qu'il y avait pris grand plaisir et que finalement il en payait le prix. Mais la proximité du corps de sa femme contre le sien n'avait fait que réveiller ses sens trop longtemps endormis et il en trouvait là une excuse absolue.

Elle gigotait , faisant son possible pour lui échapper. Le frottement de ses jolies fesses sur ses cuisses n'eut que pour résultat la mise aux aguets d'une partie bien définie de son anatomie. Il ne manquait plus que cela.... En plus d'avoir deux femmes en furies il fallait que s'ajoute l'inconfortable position dans laquelle son épouse était à le mettre sans même s'en rendre compte. Autant dire qu'il était d'un coup fort à l'étroit dans ses braies. La maintenant fermement, il tenta de se trouver une posture plus... confortable sans bien sur y parvenir puisque son épouse ne cessait de se débattre.

Il expira longuement, laissant échapper un grondement et la plaqua étroitement contre lui, ne lui cachant en rien la grandeur du désir qu'elle avait involontairement éveillé.


Cessez de gigotez et tenez vous tranquille Ma Dame

Commença t-il à dire sachant pertinemment qu'elle ne serait pas sans remarquer qu'il était toute arme en garde.

Vous ne faites qu'aggraver les choses.....

Ajouta t-il d'une voix trop calme et trop rauque ne tenant pas compte du reste de ces paroles amères. Ils auraient grandement le temps plus tard de délibérer sur ces mots dit par le fait de l'absence de sa mémoire.

Vous aurez tout le loisir de tempêter à la maison...... je vous le promet...

Il fit ensuite glisser dans la main qui la retenait les rênes de sa monture et de sa main à présent libre dénoua la longe maintenue au pommeau de sa selle. Il n'avait pas été sans remarqué que suite à la fuite d'Heaven, Hélie s'était rapproché d'eux en attente de savoir ce qu'ils allaient faire. Aussi, sans se tourner vers son garçon, lui lança t-il la longe étant certain qu'il comprendrait ce qu'il allait se passer. Reprenant les rênes de sa main maintenant libre, il talonna Espoir qui partit aussitôt au galop. La belle épouse rétive n'ayant d'autre choix que de se cramponner à la crinière de l'étalon à défaut de se laisser aller contre le torse de son mari.

A ce train, il était certain qu'il leur faudrait moins de temps pour arriver à destination. Il ne pensait pas qu'ils parviendraient à rattraper Heaven. Mais la damoiselle ne perdait rien pour attendre, il lui faudrait fournir des explications censées à son inconsciences....
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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:53

--Helie a écrit:



L'émotion qu'il ressentit lorsque sa mère posa ses lèvres sur son front, identiquement que lorsqu'il était tout enfant, lui empoigna le cœur et l'emplis d'une joie incomparable. Il y avait si longtemps qu'il n'avait embrassé sa mère et reçu de baisers en retour....

Le coeur léger il était donc monté en selle, avait fixé lui aussi la longe au pommeau et avait attendu le signal de départ. Un regard vers ses parents au moment où son père portait en selle sa mère, un sourire de les voir de nouveau proche l'un de l'autre, enfin proche d'une certaine façon..
Il savait que les choses ne seraient pas facile ni pour l'un ni pour l'autre, tous y compris. Pour son père ce serait sans doute bien compliqué connaissant la passion qu'il avait pour sa mère, il savait d'avance qu'il serait frustré et peiné. Il ne s'attarda cependant pas sur ce qu'il lui passant en tête en regardant ses parents car il fut surpris par le départ impromptu de sa jumelle. De surpris il fut désolé et lâcha un sourd.


Heaven......non......

Il secoua la tête de désolation et fit avancer sa monture vers celle de son père, déjà prêt à dénouer sa longe pour la lui confier afin de partir à la suite de sa soeur. Il arrêta cependant son geste, comme figé quand sa mère se mit à tempêter, sommant son père de la laisser descendre. Il grimaça sur le coup, se disant que la vie allait vraiment pas être simple dans les jours à venir. Puis, constatant que son père semblait fort bien maitriser la situation, se mit à sourire en repensant aux chamailles qu'ils avaient eut tous les deux bien souvent par leurs fautes à lui et sa jumelle.

Lorsqu'il vit voler la longe du cheval paternel vers lui, il n'eut que le temps de l'attraper au vol et de regarder Espoir partir à son tour au galop.
Il fit avancer au pas sa monture jusqu'au cheval chargé de malles. S'arrangea bien sur pour les deux bêtes à guider se trouve de part et d'autre de son propre cheval et, un fois fixé la seconde longe, les fit tous partir au petit trot.

Voilà.... il se retrouvait seul comme un idiot avait-il l'impression et déçu que Heaven l'ait tout bonnement planté. Il lui faudrait plus de temps que prévu pour rentrer. Tant pis se dit-il en tentant d'apprécier le paysage environnant....



_______________________

Oriabel a écrit:
[rp]Si elle avait perdu la mémoire, elle n’avait nullement perdue son caractère le petit démon blond. Elle t’empestait, ronchonnait et tambourinait contre la main de Castel sur sa taille. Elle voulait qu’il la lâche et toute suite. Elle voulait descendre de ce cheval et maintenant !!!

Le cheval se vit arrêter. Ah enfin, il allait finir par comprendre de quel bois elle se chauffait. Il était intelligent quand même et avait pris conscience de la situation. Elle arrêta de le martyriser, elle allait pouvoir descendre, il semblait enclin à la laisser faire… à première vue…Il gigota un peu, un grand soupire. Il semblait avoir repris ses idées. Elle se prépara à descendre, Hélie arriva à leur coté un petit sourire aux lèvres. Pourquoi souriait-il comme ça ? Il n'y avait rien de drôle à la situation bien au contraire... non mais ! Mais avant qu’elle n’ait pu faire un seul mouvement, elle se vit reculer sèchement contre lui, ses fesses plaquer contre son bassin… contre... contre... NON !!! Il n’oserait jamais ?!!! Pas possible !

Cessez de gigotez et tenez vous tranquille Ma Dame Vous ne faites qu'aggraver les choses.....

Elle gloussa. Que pouvait-elle répondre à ça ? Elle était figée, elle n’osait respirer alors encore moins bouger au vu de la conséquence plus qu’évidente tout contre ses fesses. Quel pervers, arrogant et pervers ! Et elle était mariée avec cet homme ?!!! Elle allait demander le divorce tiens ! Mais quel ignoble personnage.

Vous aurez tout le loisir de tempêter à la maison...... je vous le promet...

Tempêter ? Là encore, il n’y verrait que du feu parce qu’une fois arrivé… elle n’allait pas en rester là, c’était certain ! Elle allait le gifler, le rouer de coup, tout cassé sur son passage. Une tempête digne des anales ! L’ange dévastateur allait montrer son courroux. Il avait osé l’humilié de la sorte… Elle serra les dents jusqu’à s’en faire mal à la mâchoire. Elle ravala son orgueil pour le moment et resta contraint dans son silence de peur de sentir cette '' chose '' remuer rien qu'un peu !!! Quel horreur ! Il avait peut-être gagné une bataille mais pas la guerre ! Le proverbe ‘’ soit belle et tait toi ‘’ prenait une toute nouvelle considération à ce moment précis.

Elle vit Castel remettre la lisière de cuir qui retenait le cheval de bas à Hélie qui avait assisté à toute la scène, tout entendu. Elle en était gênée déjà par ce que le Seigneur de Cordas lui avait fait vivre mais que son fils est tout entendu c’était pour elle le comble de la chose. Deux Dame du Cougain qui allait se venger contre deux hommes de la même famille. Si tout cela éclatait en même temps… ça risquait de faire tomber le manoir, à coup sûr !

Sans crier gare une nouvelle fois, la belle manqua de passer par-dessus le cheval qui venait de partir au galop. Elle s’agrippa contre la crinière d'Espoir, ses fesses le plus loin possible de Castelreng quand même… ne voulant à aucun pris le frôler d’une quelque façon que ce soit. Cependant, la position n’était pas très confortable autant pour ses doigts crispés que pour son arrière-train qui tapait la selle beaucoup plus durement maintenant.

Elle allait le tuer !!! Rhooo oui… elle voyait déjà ses mains contre son cou prêt à serrer de tout son être…. Le salaud ! Tout ca, c’était sa faute !!! SA Dame… Sa chose… elle allait lui en faire une Dame…. Elle allait l’étriper ce rustre !
[/rp]

--Heaven a écrit:


Le soleil était à son plein zénith. La belle ébène ne regarda jamais derrière depuis qu’elle avait quitté sa famille en trombe. Elle fut surprise cependant de n’avoir quelqu’un aux fesses aussitôt partie mais elle en était ravie. A un moment donné elle se dit qu’elle pouvait ralentir la cadence puisqu’elle était seule mais elle n’en fit rien. La jument qu’elle chevauchait était jeune, en très bonne forme et même au maximum de sa capacité, elle atteindrait le domaine de Narbonne encore avec du souffle. Elle ne prit pas plaisir au paysage, se concentra sur sa rage qui seyait en elle. Elle en voulait à son frère. C’était peut-être la toute première fois qu’elle lui en voulait réellement. Enfants ils avaient eu des disputes à propos de jouets mais ensuite, plus jamais rien. Des taquineries, des éclats de rire, des confidences. Il avait toujours beaucoup partagé mais jamais de froid. On vieillit tous à un moment donné, nos caractères changent et cela même chez les jumeaux. Elle en arriva à la conclusion par cette querelle qui finalement n’en était pas une du tout mais elle était obnubilée par sa noirceur pour le voir, qu’ils n’étaient plus connecté tous les deux comme jadis.

Lui semblait heureux, elle était triste. Lui était amoureux c’était très facile à voir, elle le savait depuis toujours qu’il en pinçait pour sa Dame de compagnie, elle, elle avait le cœur en miette. Lui préférait les gens, elle la solitude. Lui ne portait aucune rancœur, elle, elle en était rempli. Lui était la lumière, elle l’ombre. Lui savait ce qu’il voulait, elle, elle était perdue….Tant de contraction avec un éternel amour fraternel. Baliverne ! Ils étaient différents et point barre ! Elle allait regagné leur demeure et aller s’enfermer dans sa chambre à double tour. Elle serait là bien avant eux alors personne ne l’en empêcherait. Toutes ses bonnes résolutions venaient de s’envoler. Bien sûr, elle voulait toujours aider sa mère, se réconcilier avec son père mais, avant tout, elle devait se calmer.

La chevauchée lui fit un bien fou. Ses cheveux s’entremêlait derrière sa tête dans un léger tourbillon, le vent lui fouettait le visage rosissant ses joues. Ce sentiment de liberté était indescriptible. Si seulement elle avait pu aller et venir éternellement ainsi…. C’était beau de rêver … les problèmes vous retrouvent toujours malheureusement….

Elle arriva à un embranchement lorsqu’elle atteignit Narbonne. Un petit boisée là où derrière se cachait leur domaine. Ce n’était pas Cordas bien entendu mais, c’était l’une de leur demeure aussi et elle l’aimait beaucoup. Plus petite que celle dans les hauteurs du comté de Toulouse mais confortable et assez grande pour éviter ses parents et son frère un moment si elle le souhaitait. C’est tout ce qui importait Le chemin entre le monastère et sa demeure aurait dû prendre une bonne heure mais à la vitesse qu’elle avait chevauchée, elle l’avait écouté de moitié.

Elle continua de s’enfoncer dans les profondeurs du boisée tout en couleur par l’automne bien en place. Bientôt, tous ceci paraitrait mort et serait enseveli de neige enfin peut-être… le sud était toujours imprévisible. Mais la neige lui manquait tout de même. A Cordas, il en avait un peu plus régulièrement. Arrivée aux portails, elle arrêta sa monture si sèchement qu'elle se roua avant de se replacer, assez que les deux gardes se montrèrent aussitôt le bout du nez.

Qui va là ?!!

Avait-elle si changé en deux ans pour qu’il ne la reconnaisse pas du tout ?

C’est moi espèce d’abrutit, Heaven. Ouvrez-moi donc avant que je ne me fâche…


Elle avait déjà les nerfs, ce n’était pas le temps de la chercher. Les deux gardes se regardèrent avant de s’exécuter aussitôt. Ils ne l’avaient peut-être pas reconnu sur le coup mais ils se souvenaient bien de son caractère implosif pour ne pas l’asticoter lorsqu’elle les traitait d’abrutis. Elle passa le portail qui se referma derrière elle dans un cliquetis.

Les autres seront là sous peu, vous n’avez pas intérêt à dormir lorsque père arrivera… je vous préviens, il doit être d’aussi mauvais poil que moi….

Les deux gardes à la porte se redressèrent comme si le Seigneur de la place était à les épier. La belle ténébreuse étancha un petit sourire malicieux. Ca lui avait manqué ce genre d’autorité finalement. Elle adorait faire peur au personnel. Elle ne les traitait jamais mal, bien au contraire mais elle aimait bien les rendre inconfortable. Une vraie peste qu’elle était et ça lui allait très bien… elle s’assumait pleinement dans ce rôle.

La jument trotta jusque dans la cour où aussitôt le garçon d,’écurie vient à sa rencontre. Elle l’observa. Ce n’était pas Pierric bien entendu, le garçon était beaucoup plus jeune et de toute manière, Pierric était à Cordas selon les dires de son frère… et il n’était plus garçon d’écurie depuis très longtemps… bientôt deux années… Elle soupira, sauta de selle en lança les rênes au garçon qui les rattrapa au vol. Pas un merci, pas un regard, elle se dirigea vers la maison. Aussitôt la porte s’ouvrir sur Simon. Le fidèle bras droit de son père qui l’avait vu grandir ….

Tiens Simon… y’avait longtemps !

Demoiselle Heaven… oui beaucoup trop… laissez-moi vous regardez un peu !


La belle ne put que se détendre face à ce membre qui lui avait manqué. Tous les laits chauds qu’il lui préparait tard dans la nuit lorsqu’elle faisait des cauchemars… Que de souvenirs, elle s’empressa de se jeter dans ses bras pour une accolade aussitôt qu’il l’avait détaillé.

Vous avez beaucoup grandit demoiselle mais vous êtes toujours la même bien que très ravissante. Trop pour un vieillard dans mon genre, vous allez m’étouffer mademoiselle…

Elle rit et défit son étreinte en souriant bien qu’elle s’excusa aussitôt

Pardon Simon, vous m’avez manqué.

Mon Seigneur et sa Dame ainsi que le jeune Maitre ne sont pas avec vous ?

Non mais ils ne tarderont pas Simon. Ne restez pas loin. Ma chambre à été préparé j’imagine ?

Oui damoiselle Heaven, vous savez bien que votre père à faire faire le nécessaire dès son arrivé hier soir. Il était si content du réveil de votre mère. Il ne tenait plus en place. Il reprend du poil de la bête.

Oui je sais Simon, ma mère est le pilier de cette famille, sans elle, elle est éclatée. Malheureusement, tout ne rentrera pas dans l’ordre toute suite j’imagine.

Elle n’avait pas dit à Simon la maladie de sa mère mais cela se rependrait bien assez vite dans les bruits de couloir si ce n’était pas déjà le cas…

Non j’imagine que ça va se compliqué avec l’autre demoiselle.

Heaven regarda le valet de son père toujours trop bavard et leva un sourcil inquisiteur

Une demoiselle ? Quelle autre demoiselle ?

Simon rougit des pieds à la tête voyant qu’il avait fait une bêtise et pas une petite. Il voulait possiblement rentrer sous le tapis de l’entrée

Rien rien damoiselle, laissez-moi vous conduire à votre chambre.

Ola Simon, de qui parlez-vous ? Je vous sommes de me dire ce qui se passe ici. Y’a bien assez de problème et de mystères dans cette maison, ça suffit.


Le ton de la belle avait été dur et sec ne laissant aucune chance au pauvre valet de s’en tirer à si bon compte. Avec un dose de nervosité, il fini par répondre au minimum déjà.

Bien il y a deux jours, juste avant que Dame du Cougain ne sorte du coma, j’ai dû mandater un jeune coursier pour livrer les plus gros bouquets qu’il pouvait porter.

Des fleurs, à une Demoiselle, pas une Dame ? Quelles fleurs au juste ? Et on l’a connait cette femme ou pas ?

Les questions assaillaient le pauvre majordome. Il jouait nerveusement de son pied qui allait de gauche à droite sur le tapis ce qui agaça Heaven du plus haut point.

Simon par Aristote, parler !

Non, je ne connaissais pas le nom de cette demoiselle. Il s’agissait bien d’une demoiselle et non d’une Dame. Les fleurs étaient… des roses….


Meerrrrde ! Manquait plus qu’une maitresse dans le décor ! Il nous surprotège nous mais quand il lui prend des envies à lui, pas de problèmes.


Elle grinça des dents. La rage dirigée vers Hélie se dirigea vers son père sans avoir besoin d’être au courant du fin fond de l’histoire. Il aurait dû savoir que les secrets chez les Cougain étaient toujours de polichinelle.

Si cette Demoiselle vient ici, je veux en être informé Simon et je ne rigole pas. Pas un mot à mère sinon ça va barder. Me suis-je bien fait comprendre ?

Oui demoiselle Heaven, vous savez que vous pouvez compter sur moi.

Oui je sais Simon, merci. Et ne parlez pas de notre conversation à père, je crois qu’il vaut mieux que je vois ça directement avec lui le moment venu. Autre chose à me dire ?


Il hocha doucement la tête avant de lever le doigt finalement.

Non… enfin oui… la missive est partie hier soir pour Cordas, Mélisandre et les enfants sont en route.

Ah, ça c’est une excellente nouvelle. J’ai très hâte de tous les voir ! Parfait, dans ce cas, je me retire. Merci pour tout Simon. Si on me réclame, dites que j’étais épuisée que je suis montée en furie dans ma chambre. Ils vous croiront sur parole.


Elle lui plaqua un baiser sonore sur la joue et montant les escaliers 2 par 2. Il avait omis délibérément ou non de dire que celui qui dirigeait le cortège de Mélie, de son frère et sœurs n’était nulle autre que Pierric. Heureusement ainsi parce que sinon elle n’aurait jamais pu retrouver un peu de paix intérieure. Elle ouvrit la porte de sa chambre et la retrouva comme elle l’avait quitté. Toutes ses robes étaient bien rangé dans la pendre, sa boite à bijoux trainait sur le bureau, son secrétaire était là, toujours en bon état. Elle se laissa tomber contre son édredon moelleux. Ce qu’il était bon d’être chez elle… enfin… Si longtemps éloignée de soi… trop longtemps

Elle était furieuse maintenant non seulement contre son frère de lui refuser toujours toutes réponses à ses questions pour la protéger et maintenant, elle était furieuse après son père de son aventure. N’avait-il pas toujours éprouvé pour sa mère un amour indestructible? Est-ce que cette mystérieuse inconnue allait revenir un jour ? Et si c’était le cas, que chercherait –elle ? Leur famille en serait-elle détruite à jamais ? Trop tôt ou trop tard pour se poser ces questions. Seul le temps serait encore à même de répondre à toutes ses interrogations. Elle en avait mal au temps maintenant. Ce foutu sablier ne s’écoulerait jamais assez vite pour tout réparer sans que les conséquences ne serait dévastateurs. Finalement, elle en voulait à la terre entière.

Elle soupira, sanglota en petite boule contre son lit. La fureur avait eu raison d’elle. Elle pleurait à chaude larme. La tristesse la hantait, les malheurs ne faisant que s’accumuler constamment autour d’elle. Plusieurs fois depuis ses deux dernières années, elle avait pensé en finir et aujourd’hui, elle se demandait encore pourquoi elle n’avait pas su trouver le courage de le faire… Elle finit par sécher ses larmes, fixant la fenêtre lorsque son œil fut attiré par une étrange couleur dans le coin gauche. Un bouquet similaire à celui qu’elle avait reçu au couvent ornait la table de chevet à coté de son lit. Des roses…. La signification de cette fleur la révoltait maintenant, jamais plus elle ne pourrait accepter d’en recevoir au vu du symbole qu’il représentait. L’amour… pfff… n’importe quoi ! Elle arracha chaque fleur une à une du bouquet et se piqua avec une épine

Bordel !!!!! MERDEEEEEEE !!!!

Elle fini par agripper le pot, ouvrir la fenêtre et le balança dans la cour où il ne fut plus qu’un éclat de verre… tout comme elle… brisé à jamais par l’amour d’un père, par le manque d’amour d’une mère sans souvenir, par un frère dorénavant trop différent pour la comprendre, par un amant perdu. Elle s’effondra de nouveau, ramenant ses jambes sous son menton et se remit à pleurer de plus belle, elle était devenue se saule inconsolable qui abritait le tombe de sa véritable mère. Vieux, croche et fragile, prêt à garder tous les secrets mais à se tordre avec le temps et la souffrance d’être ce qu’il était…


Castelreng a écrit:
Si il n'y avait eut le chant de quelques oiseaux, le bruissement du vent dans les feuilles automnales, le bruit des sabots galopant, ça aurait été un silence lourd, chargé. Un prémisse annonçant l'ouragan, une violante tempête où chaque être vivant sur cette terre restent à attendre dans la crainte, recroquevillés au plus profond de leurs abris. Castelreng ne doutait pas que ce qui couvait en ce moment dans la jolie tête de son épouse n'était pas loin du cataclysme. La belle se tenait trop raide, ses doigts agrippés dans la crinière d'Espoir, trop blancs. Il allait y avoir comme un remue-ménage à peine les pieds posés au sol, il n'en doutait pas !

Optimiste, il se dit en souriant que la vie reprenait son cours normal finalement. Oriabel, mémoire perdue ou pas ne serait pas Oriabel si elle avait été autrement que rageuse en ce moment. Il n'avait pas ralenti l'allure, galopant autant qu'il était possible de faire. Son épouse était en furie, il en était plus que certain, mais il ne pouvait quand même en oublier sa fille qui était en avant et Seule ! Le trajet n'était pas fort long, soit, mais dans ce laps de temps n'importe quoi pourrait lui arriver et bien entendu elle n'y avait pas songé une seconde.

La main qui maintenait son épouse était remontée juste en dessous de sa poitrine,il n'avait qu'à tendre le doigt pour.... Il ne le fit cependant pas...

Parvenus à l'embranchement qui mène à leur demeure, Castelreng l'ignora pour faire faire un tour de ville à Sa Dame. Il avait remis Espoir au pas afin de laisser le loisir à son épouse de découvrir la ville qui était sienne et qu'elle avait oublié. Il faut bien avouer aussi que de ce petit détour touristique, il espérait calmer un peu la rage contenue de la dame.
Pas un mot ne fut échangé, il préférait garder le silence, la laissant ainsi dans ses pensées. Peut-être que cela aussi la radoucirait. A la voir tourner la tête de gauche à droite, il sourit, pas mécontent de la voir observer ce qui les entourait. Un détour par la Cathédrale de la ville, il remontèrent ensuite la rue du Roy, rue principale de Narbonne, pour enfin gagner leur point d'arrivée.

Il ne fallut pas longtemps pour franchir la grille où deux gardes les regardèrent passer, raides comme des piquets. Castelreng ne put que les regarder par deux fois, haussant le sourcil, se demandant se qu'il pouvait bien leur prendre à ces deux là avant d'en déduire que c'était sans doute leur façon à eux de souhaiter la bienvenue à la dame des lieux.

Lorsqu'il fit stopper Espoir, juste devant le grand escalier de la demeure, Simon était déjà à les attendre en bas des degrés. Le jeune garçon d'écurie prit aussitôt Espoir par le harnais, Castelreng mit donc pied à terre et se tourna vers son épouse, un sourire engageant aux lèvres, se demandant à quel moment elle allait exploser à la vue de sa jolie frimousse renfrognée.
Haaaa !!! les plaisirs de la vie conjugale....... des merveilles !!
Il ne lui laissa cependant pas le temps de rien, profita au contraire qu'elle était a regarder autour d'elle cherchant sans doute à se remémorer, pour la saisir par la taille et la faire glisser le long de son corps avant de lui faire poser les pieds au sol. Nul doute qu'il n'avait rien fait là pour entrer de nouveau dans les bonnes grâces de sa belle et s'en rendait bien compte. Mais peut lui en vouloir ?
Peut-on en vouloir à un homme qui durant des mois avec cru son amour perdu à jamais ?
Peut-on en vouloir à cet homme qui, quelques jours plus tôt, se voyait devoir la reconduire à Cordas pour son dernier voyage.
Non, sans doute non, mais il en était différent là, la belle miraculée n'avait souvenance de rien et ne tiendrait certainement pas compte de ce que son mari, "sur papier" pour elle, pouvait ou pas avoir ressenti durant son long sommeil.


Bienvenue chez vous Ma Dame

Lui dit-il en la lâchant. Il lui montra ensuite de la main le majordome

Simon, votre majordome Ma Dame...

Puis, se tournant vers ce dernier.

Simon, Conduisez Donà de Cordas dans ses appartements et veillez à ce que ses désirs soient exaucés. Faites aussi prévenir Mestre Skip afin qu'il vienne l'ausculter .

Un regard rassurant à son épouse...

Mestre Skip est de mes amis... c'est un très grand médicastre... sans aucun doute même le meilleur du Comté... Ma Dame... nul doute qu'il saura vous aider à guérir...

Il lui fit ensuite une révérence, se contentant de ce salut à défaut de lui baiser la main comme il aurait aimé. Mais, il savait avoir exagéré en la faisant descendre de cheval, aussi ravala t-il son envie.

Nous nous verrons au diner Ma Dame.... reposez vous bien...

D'un geste de la main, il invita donc son épouse à entrer dans la demeure et tout en faisant, s'adressa au majordome.

Ma fille est-elle arrivée Simon ?

Oui Messire.. il y a de ça un quart d'heure... Elle se repose dans sa chambre en ce moment...

Voyant le majordome dandiner, comme n'osant parler, Castelreng fronça les sourcils.

Et Bien Simon ! Qu'y a t-il d'autre ?

Un... colis..... vous est arrivé... hier....

Hum ! Nous verrons cela ensuite... Installez d'abord votre maîtresse Simon. Je serais dans la bibliothèque...


C'est sur ces quelques échanges qu'ils gagnèrent le halle d'entrée. Castelreng ne bougea qu'une fois Sa Dame partie vers ses appartements....

Oriabel a écrit:
[rp]Dans le ciel brillait un astre chaud et lumineux. Quelques flocons nuageux mais d’un blanc cotonneux. Dans l’esprit de la blondinette, c’était tout le contraire. Le volcan fumait, la noirceur l’environnait et le ciel était lourd. La larve sur le point de ruisseler se contenait encore mais pour combien de temps ?

Elle décida de faire fît de cet homme derrière elle qui l’agressait continuellement. Juste sa présence suffisait à la faire hérisser de fureur. Et ce n’était pas peu dire qu’en ce moment, il profitait bien de la situation. Agrippée contre la crinière du cheval jusqu’à s’en blanchir les doigts pour ne pas tombée, elle était si crispée qu’elle en avait mal partout. Et lui, que faisait-il ? Il galopait comme si de rien n’était, posait une main contre sa taille… mais si haute qu’à chaque fois que ses fesses touchait la selle, sa main effleurait le galbe de son sein. Elle rageait carrément. Si elle n’avait pas un peu de mordre la poussière et de se faire piétiner par ce grand étalon noir sur lequel elle était assise, elle se serait jetée ni plus ni moins, en bas.

Elle tarda la tête haute, beaucoup trop fière pour se laisser aller à ce genre de scène mais elle bouillonnait déjà sa vengeance. Il ne perdait rien pour attendre. A un moment où à un autre, il faudrait bien qu’il arrête cette monture ! Mais la belle n’avait pas prévue le petit détour qu’il avait imposé.

Le cheval se mit au pas, ralentissant l’allure tranquillement. Elle se détendit et finit par lâcher le pauvre animal qui ne devait pas très apprécier sa poigne contre sa crinière de jais. Elle se redressa, espérant qu’ainsi il pourrait oublier sa main trop proche de ses atouts. C'était rêver éveillée.... Elle observa la ville qui se dessinait tout autour d’elle en voulant oublier qui l'accompagnait pour se faire.

Après avoir passé un petit boisé, il avait atteint le cœur de la ville. Les étales étaient bondées de victuailles qui avaient le pouvoir d’allécher n’importe qui. Que ça passe par les parfums de fleurs ou de fruits, par les couleurs vivifiantes des vêtements, des tapisseries. Elle en avait perdu lentement sa furie pour se laisser impressionnée par tout ce qu’elle découvrait. Ils passèrent par une rue plus résidentielle où certains endroits lui semblaient plus ou moins familiers. Elle tenait de rassembler ses souvenirs mais résultat, un affreux mal de tête encore ! A chaque fois, c’était pareille. Aussitôt qu’elle approchait du but, sa tête était prêt à éclater et la faisait vaciller et elle n’avait droit choix de se concentrer sur autre chose sinon elle tanguait vers l’évanouissement.

Sans faire exprès, à cette perte de contrôle elle s’était appuyée contre son mari mais lorsqu’elle s’en rendit compte, elle se redressa instantanément comme si de rien n’était. Elle n’allait pas lui donner l’occasion d’en profiter en plus !

Après une petite balade où elle fit sa curieuse sans chercher à raviver trop ses souvenirs pour éviter tous maux ou malaise, ils s’engagèrent dans le petit sentier qu’ils avaient dépassé avant la ville. Le boisé était embelli de multitudes de couleurs chaleureuses passant du jaune à l’orangé pour finir par un rouge très foncé. C’était si beau que la blondinette s’était laissée charmer par l’endroit. Ils dépassèrent après un petit moment des gardes contre une grille qui n’avait même ne pas sourciller. Arrivés dans une cour, Oriabel vit un homme qui les attendait sagement. Mais déjà, elle portait son attention sur la grande maison qui était la leurs.

Elle était si grande. Très impressionnante pour elle qui redécouvrait la vie avec les yeux d’un nouveau né dans le corps d’une femme cependant .Elle se retrouva au sol non sans que tout son corps soit lové contre celui de Castelreng. Il l'avait fait exprès ! Elle en était sûr ! A chaque fois, il profitait de chaque situation pour qu'elle se retrouve soit dépendante de lui ou simplement pour pouvoir la toucher ! Quel hypocrite quand même ! C’était le moment de reprendre sa fureur de plutôt. Elle s’était toutefois radoucit bien qu’elle n’avait rien oublié mais son dernier petit jeu avait eu tôt fait de raviver la flamme infernale. Elle fonça les sourcils, prête à exploser mais déjà son mari la jetait dans les bras de Simon, le majordome. Bien joué cher mari mais cela ne vous sortira pas de mon courroux qui s’abattra sous peu pensa t’elle.

Bonjour Simon, ravie de vous rencontrez.

Pour elle, c’était bien la première fois qu’elle le rencontrait. L’homme sourcilla mais l’attention du Maistre de maison primait sur ses interrogations et il écouta activement ce que ce dernier lui dictait. Elle entendit parler d’un médicastre qui devrait venir la voir.

Oui, d’accord, je n’y vois aucun problème pour ma part.

C’était vrai, peut-être qu’il pourrait l’aider avec ses maux de tête incessant qui la peinait à force et était toujours plus ardu à supporter. Le Seigneur de Cordas s’abaissa légèrement, lui fit une révérence ce qui la fit sourire. Finalement, il avait décidé d’éviter de laisser ses mains rougir par ses baisers à chaque fois qu’il en avait l’occasion. C’était déjà ça !

Nous nous verrons au diner Ma Dame.... reposez vous bien...

Je ne dois pas avoir d’autre choix à ma disposition j’imagine…


Elle grimaça et pris la direction de la maison de manière hautaine sur le regard des deux hommes. Ces deux derniers discutèrent un peu et elle vit Simon revenir vers elle, lui ouvrir la porte de la demeure pour la laisser entrer la première. Si elle avait été émerveillée par l’extérieur, elle fut subjuguée par l’intérieur. C’était tout simplement immense, vaste, clair et si bien décorer. Mais elle tomba en amour à la vue du magnifique grand escalier qui donnait sur la halle d’entrée et qui allait vers les ailes différent du second étage. Elle était restée figée dans la porte d’entrée sous le regard de Simon qui la dévisageait sans comprendre. Apparemment, il n’était pas totalement au courant de son état.

Il la guida à travers ce grand escalier où elle s’attardait pour regarder chaque tapisserie longeant le mur, la trouvant de plus en plus curieuse sa maitresse. Mais il ne dit rien, se contenant de l’amener jusque dans ses appartements pour qu’elle se repose. Ce dont elle n’avait aucunement l’intention de faire. Ils passèrent devant une porte où des sanglots semblaient y provenir. Elle s’arrêta un court instant devant la porte mais n’osa pas cogner de peur de déranger l’occupant. Elle repasserait plus tard voir si elle pouvait être utile. Elle se contenta de suivre Simon jusqu’à sa chambre

Vous voila arrivez Maitresse, voulez vous un bain chaud, un thé ou à vous sustentez ?

Non merci Simon, pas pour le moment. Je vous dirais le cas échéant, merci.


Une petite révérence et il se retira. Elle le regarda partir avant d’ouvrir la porte sur son chez elle personnelle….[/rp]

Castelreng a écrit:
Il la regarda se diriger vers l'escalier, un sourire aux lèvres par la remarque qu'elle avait faite et se dirigea vers la bibliothèque. Sa vie reprenait vraiment son cours....

Une fois dans la grande pièce, il prit la pile de courrier qui l'attendait sur une petite table et alla s'installer dans son fauteuil favori près de la cheminée. Il éplucha ses missives, attendant l'arrivée de Simon qui, d'ailleurs, ne tarda pas à faire part de sa présence en toussotant discrètement. Le majordome avant de se faire entendre pas son maître, avait posé sur un siège un petit panier.


Ha ! Simon ! Dit-il et se relevant. Mon épouse est-elle bien installée ?


Oui Messire.... mais... pardonnez moi la remarque... elle semblait... comme perdue...


Castelreng soupira, en eut le front soucieux, garda un moment le silence avant de reprendre.

Oui... Oui... Donà Oriabel a perdu ses souvenirs suite à son coma.... J'espére que Skip pourra l'aider ....

N'en doutez pas Messire.. Mestre Skip est le meilleur dans sa profession..
Messire.... à propos du colis....Je ne sais si vous êtes au courant...


Cordas n'ayant aucune idée de ce à quoi Simon était à parler leva un sourcil interrogateur.

Un colis... quel colis.. ?

Une fillette l'a déposé pour vous hier après midi alors que vous veniez de partir...... à cheval...


Il se renfrogna, mal-alaise d'un coup que son majordome lui rappelle qu'il était à deux doigts de fauter, se rappelant néanmoins que la petite Loo devait lui déposer deux chatons, soupira longuement en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire de ces petites bêtes.


Ha! oui ! les chatons .... j'avais totalement oublié.... Où sont-ils ?

Simon lui montra le panier de la main avec sur le visage un air désolé, comme si il lui en coutait d'avoir ces deux créatures dans la demeure.

Montrez les moi Simon que je vois à quoi ils ressemblent.

Aussitôt demandé, aussitôt fait, il se retrouva avec le panier dans les bras, examinant les deux chatons lovée l'un contre l'autre dans leur sommeil. Qu'allait-il bien pouvoir en faire à présent ? Il n'en avait aucune idée à cet instant. Mais ne put retenir un sourire à la vue de ces deux petites boules de poils qu'il caressa l'un après l'autre d'un doigt....
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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:55

Skip_lo_casalier a écrit:
[Aux Portes de Cordas]

Un vieil homme à la tête blanche et aux habits sobre, une fine couronne sur la tête, simple cerceau de fer sertie d'une ou deux émeraudes, avançait sur un cheval.

Il avait reçus la nouvelle que l'épouse de son ami était sortie de son lourd et long sommeil. Il avait offert son aide pour aider la jeune femme et il fût invité à le faire! Pour le vieil homme, il était question là de deux opportunité en une.

Premièrement, sans en parler à personne, il voulait tester un remède sur la dame qui l'aiderait surement lui-même à faire la paix avec son propre passé. Bien que les très rares personnes à connaître des bribes de son passé ne soit capable de douter un tant soit peu l'étendu de sa maladie, sauf peut-être une ou deux personnes, il n'en reste pas moins que les gens exposé aux danger qu'il représente sont en trop grand nombre. Le cas ici présent sera donc pour lui cette chance de trouver un remède.

Deuxièmement, la dernière fois qu'il avait eu à faire avec une amnésie général, cela lui rappelait à lui-même des souvenirs très désagréables. Ce serait donc pour lui la double opportunité de faire la paix avec son propre passé en donnant la chance à ce couple, qu'il sait par la force des choses meurtrie, de se retrouver dans les meilleurs conditions possible!

Il arriva donc devant les portes et se présenta. Visiblement on l'attendait déjà car on le fit entrer, lui et son attirail dans un chariot, sans autre forme de procès, peut-être même avec un certain entrain...

Dans la cours, il descendit de cheval. Un homme vint pour le lui prendre et parti avec pour le toiletter. Skip demanda à être tranquille un cours instant pour préparer son matériel d'extérieur!

Il installa donc son alambic portatif et alluma le feu dans la chaudière. Il y versa le contenue d'un baril d'eau et laissa le tout en place. Il demanda qu'on le tienne avertie quand l'eau bouillirait.

On vint alors le chercher.


Je viens voir Dame Oriabel sur demande de son mari. J'aimerais être seul avec elle et ne pas être dérangé sauf si l'eau commence à bouillir.

On le guida jusqu'à la chambre de la jeune Dame. L'autre allait toquer a la porte quand Skip l'en empêcha et lui fit signe de partir. Skip cogna le chambranle lui même du dos du poing et attendit qu'on lui ouvre.

Oriabel a écrit:
[rp]Aussitôt qu’elle avait poussé cette lourde porte de bois elle avait été ébahie. La pièce était immense. La lumière filtrait par deux grandes fenêtres où le soleil de ce début d’après midi inondait. De grands rideaux bleu nuit ornait les yeux de sa demeure cependant entrouvert vu l’heure de la journée. Elle fit quelques pas et passe sa main contre l’édredon blanc. Il était si doux, si soyeux et semblait moelleux à souhait. Tout le mobilier, que ce soit le lit, les tables basses à ses cotés, le grand bureau, le secrétaire était tous de bois sombre, possiblement de l’ébène à ce qu’elle en connaissait. C’était lourd mais majestueux. Elle était subjuguée par ce qu’elle découvrait. Elle fit le tour, admirant le tour jusqu’à ce qu’elles découvrent 4 portes dans son appartement.

Curieusement, elle ouvrit la première. Elle y découvrit une grande salle de bain. Un grand baquet y était centré. Intéressant… Elle referma et passa à la seconde porte. Une penderie… immense… des tenues de toutes les couleurs, de tous les tissus accompagnés de chausses. Wow… elle se croyait comme une gamine devant une confiserie. Encore émerveillée, se disant qu’elle évaluerait tout cela un peu plus tard, elle ouvrit la porte suivante mais sur l’autre mur. C’était des portes doubles qui donnaient sur un très chaleureux petit salon. Plusieurs fauteuils étaient disposés dans la pièce, un grand canapé sur le mur à coté d’une fenêtre plus petite que celle de sa chambre. Un beau foyer donnait le ton à la pièce fort agréable. Elle serait tranquille ici les prochains soirs à lire, elle n’en doutait point. Elle trépidait d’impatience à ouvrir la dernière porte avec tout ce qu’elle avait découvert jusqu’à présent. Ce ne pourrait qu’être charmant et tout aussi spectaculaire que le reste. Elle ouvrit la porte qui grinça légèrement et elle fut estomaquée. Une autre chambre… le mobilier semblable au sien mais beaucoup plus masculin. A l’odeur légèrement mentholée qui y régnait, elle sut rapidement à qui elle appartenait. Elle ferma la porte dans un claquement sonore qui devait s’être entendu dans toute la demeure. Elle chercha à la verrouillée mais rien… c’était apparemment fait pour ! Le salaud, elle avait pas dit son dernier mot et vérifierait à ce que cette porte ne s’ouvre pas de sitôt !

Furibonde, cherchant de quoi bloquer cette porte, elle n’entendit pas les bruits de pas qui provenait du couloir. Mais elle s’arrêta lorsqu’elle entendit un coup bien que sourd contre le chambranle. Elle s’avança pas trop certaine d’avoir bien entendu. A toquer aussi doucement, cela devait être son mari possiblement tout mielleux… Alors lui !!!! Ca ne pouvait être que lui qui tentait une nouvelle approche encore et encore ! Mais quand allait-il comprendre qu’elle ne souvenait pas de lui, qu’elle ne puisse être mariée à un homme pareil ! C’était tout bonnement impossible ! Emprise de sa fureur qui avait été trop longtemps retenue par la chevauchée, par Simon et maintenant par cette porte communicative… s’en était trop… elle explosa !

Elle ouvrit la porte à la volée, tellement verte de rage, elle ne remarqua pas toute suite que ce n’était pas Castelreng qui s’y trouvait et libéra sa colère.

Alors VOUS !!!! Vos manigances pour me faire tomber dans vos bra….

Elle suspendit ses paroles en voyant enfin qu’il ne s’agissait nullement du Seigneur de Cordas mais d’un homme beaucoup plus âgé. La blondinette rougit tellement qu’elle vira au violet presque du même teint que sa robe.

Oh pardon Sieur… je… je suis vraiment désolée… je m’attendais à voir… euh… quelqu’un d’autres. Je suis profondément navrée

Elle avait le cœur qui se débattait toujours empreint de sa fureur pour Castel mais également de sa timidité face à cet homme qui avait l’air d’un sage. Sa chevelure était blanche comme les premières neiges. Quelques rides ornaient son visages par la vieillesse et les souffrances de l’âge accumulés mais quelque chose de si magnifique dans ses yeux qu’elle en fut troublée.

Je suis Oriabel, vous me voyez vraiment navrée de l’accueil que je vous ai fait. Puis-je vous êtes utile Sieur ?

Elle plongeait toujours ses grands yeux bleus beaucoup plus calmes par son regard rivés au sien. Elle se poussa légèrement pour le laisser entrer, espérant ne pas trop l’avoir secoué avec sa façon de souhaiter la bienvenue….
[/rp]

.Simon. a écrit:
Alors qu'il était avec son maître dans la bibliothèque à se demander ce que ce dernier allait bien pouvoir faire de ces deux chatons, il entendit frapper à la porte d'entrée. Il quitta donc son seigneur en s'excusant, le laissant à tripoter les bestioles pour aller ouvrir. Simon n'aimait pas les chats, trouvant ces animaux juste bon à vivre dans l'écurie. Alors voir qu'il y en avait dans la maison, il en était presque malade, les voyant déjà grimper aux rideaux, saccageant les tapis de leurs griffes.

La porte ouverte, il salua Mestre Skip qu'un valet venait de conduire.


Citation :
Je viens voir Dame Oriabel sur demande de son mari. J'aimerais être seul avec elle et ne pas être dérangé sauf si l'eau commence à bouillir.

Suivez moi je vous prie Mestre

Se contenta t-il de dire en lui montrant le chemin jusqu'aux appartement de sa maîtresse, se demandant bien de quelle eau le savant était à lui parler, n'ayant remarqué l'alambic dans la cour.

Alors qu'il allait frapper à la porte de la Dame des lieux, le médicastre, d'un geste, lui fit comprendre qu'il pouvait partir.
Une courbette et Simon s'exécuta prestement laissant là le savant se débrouiller avec la porte pour s'en retourner à la bibliothèque où son maître devait être à l'attendre. Espérant même qu'il lui dise de se débarrasser de ces deux chats !!

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip se retint de rire en voyant la furie ouvrir la porte. Il prit plutôt un air légèrement sévère et se présenta.

Bonjour Donà! Je suis Skip, un ami de votre époux. Je suis médecin et je viens pour m'assurer que votre sommeil n'aura pas causer de séquelle permanente.

Il s'était présenté en entrant, sacoche à son côté.

D'abord, je dois commencer durement et vous ordonner sur le champs de ne plus vous emporter de la sorte! Vous devez d'abord vous laisser le temps de prendre vos marques. Je donnerai la même recommandation à toute la maisonnée. Plus de stress sans raison! Me suis-je bien fait comprendre?

Ne lui laissant pas plus de chance de répondre, Skip lui pris les mains et lui fit un large sourire la guidant vers le lit.

Plus cordialement maintenant, comme je vous l'ai dit, je suis médecin. Assaillez-vous je vous pris, nous aurons à discuter un peu et j'aimerais que vous me donniez l'autorisation de vous ausculter.

Il lâcha les mains de la jeune dame et tira une chaise, celle de la coiffeuse, pour prendre place devant elle. Il lui indiqua le bord du lit. Voilà longtemps pour lui qu'il n'avait pas eu a discuter avec un patient! Habituellement, ils arrivent déjà sens connaissance ou tellement sous le choc que le mieux est de leur donner un sédatif et de les traiter immédiatement! Ici ça devra prendre un peu plus de temps.

Alors! Comment vous sentez-vous hormis votre apparent agacement lors de mon arrivé?

Le sourire dans son visage était invitant, cordial et légèrement moqueur. Le tout dans l'espoir d'avoir une bonne coopération avec la patiente!

--Helie a écrit:


    [ Enfin arrivé !!!! ]



Non qu'il avait trouvé la route depuis le monastère longue, mais il va sans dire qu'Hélie fut content de passer la grille de la demeure et encore plus lorsqu'il fit s'arrêter sa monture dans la cour. Les deux chevaux qu'il tiraient l'avait, il faut bien le dire, plus que ralenti.

Durant l'heure qui lui avait fallu pour faire le trajet, il n'avait fait que penser à sa soeur, cherchant à comprendre son départ brutal. Loin de s'imaginer qu'il en était finalement la cause dut au fait qu'il avait tout fait pour éviter de répondre à ses questions. Questions bien entendu qui n'était autre de savoir ce que devenait Pierric. Il ne savait en fait comment lui dire que le jeune homme dont elle s'était éprise n'était plus. Que celui qu'il côtoyait était un homme bien plus dur. Il se savait fort bien que ce changement radical était dut à la disparition de sa jumelle et ne se voyait pas le lui dire et encore moins le lui faire comprendre. Elle avait déjà le coeur brisé, il ne voulait pas le lui mettre en pièce. Il avait eut beau chercher une solution à ce dilemme, toute en faisant route vers la maison, rien ne lui venait. Il était également conscient qu'il ne pourrait plus évincer ses questions, qu'il lui faudrait répondre et cette pensée le mettait vraiment mal-alaise.

Le jeune garçon d'écurie courra de suite à sa rencontre et il se prit à sourire en reconnaissant le garnement qu'il avait grondé deux jours plus tôt, lorsqu'il était arrivé, fourbu, de Cordas.


Etrille les bien mon garçon et fais toi aider pour décharger les malles des Dames.

Lui dit-il en mettant pied à terre. Son regard tomba subitement sur un alambic qui, il en était certain, n'était pas là le matin même. Il haussa un sourcil, se demandant ce que cet appareil pouvait bien faire là. Quelle folie avait donc pris son père pour installer en pleine cour un bouilleur de cru ??? Il savait certes que le seigneur de Cordas ne buvait que de l'eau de vie de fruits de très bonne qualité mais ne savait jusqu'à ce jour qu'il la faisait faire ici et encore moins dans la cour. Il en resta un moment perplexe à regarder l'alambic avant de s'en détourner pour gravir les degrés menant à la porte d'entrée.

Lorsqu’il entra, Simon était à traverser le hall d’entrer, se dirigeant vers la bibliothèque. Hélie le héla donc.


Simon !! Heaven et mes parents sont-ils bien arrivés ?

Oui Monsieur .. Heaven est dans sa chambre, votre mère avec le médicastre qui vient d’arriver et votre père dans la bibliothèque…

Fort bien ! Les malles sont à être déchargées, veillez à ce que ma mère et ma sœur les aient au plus vite. Je vais retrouver Père dans la bibliothèque…


Ce qu’il fit d’ailleurs sans attendre. En entrant dans la pièce, il stoppa à la vue de son père, un panier sur les genoux, un chaton dans les bras.

Qu’est-ce donc que ce chaton Père….

Ne trouva t-il qu’à dire en s’approchant pour voir que dans le panier il y en avait un autre.

C’est une invasion ???


_______________

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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 11:58

Castelreng a écrit:
Une invasion...... hum.... en quelque sorte fiston..

Il ne leva pas la tête lorsqu'il entendit la voix de son fils, lui sourit quand il vint s'assoir dans le fauteuil voisin au sien, reporta ensuite son attention sur les boule de poils. Un long silence se fit alors entre les deux hommes que seuls venaient déranger le crépitement du feu et les miaulement des chatons.

Il ferma les yeux, comme voulant se trouver ailleurs, loin derrière, loin... avant.. bien avant l'accident... Il se passa une main dans les cheveux essayant par ce geste de faire disparaitre ce qui le minait et c'est d'une voix basse qu'il se mit à parler.


C'est une fillette guère plus âgée que Joé qui m'a trouvé ces chatons....

Il allait raconter tout à son fils et d'une certaine manière s'en sentait soulagé. C'était une première fois pour lui, que de se laisser aller à de telle confidence...

Ils étaient destinés à la jeune fille que tu as rencontré hier... au lac...

Ô.... Qu'Aristote me pardonne.... Je l'ai cru perdue à jamais.... je me voyais déjà escorter son corps à Cordas..... Je suis resté tout ces mois sans aucunes nouvelles.... Personne n'a jamais voulu me dire quoi que ce soit....
J'étais abruti par l'alcool..... Que je sois damné.... j'ai bien failli mettre aux orties le serment fait devant le Très Haut....et à ta mère....


Il remit le chaton dans le panier et déposa ce dernier au sol. Son fils, silencieux tel un prêtre lors d'une confession, leur avait servi un verre d'alcool qu'il refusa, préférant sa pipe qu'il bourra de menthe sèche et alluma avec une brindille qu'il fit flamber dans la cheminée. Un lourd silence les pris, pesant telle une chape de plomb leur tombant abruptement sur les épaules. Castelreng inspirait par grande goulée la fumée mentholée de sa pipe, puis reprit.


Par sa gentillesse... cette damoiselle m'a aidé en quelques sorte.... Je ne me cherche pas d'excuse mon fils... crois le bien ! je n'en ai aucune.. je ne le sais que trop.. Toujours est-il que j'en suis venu à moins boire.... Ces deux chatons étaient un remerciement en quelque sorte... mais rien de plus.

Père... J'imagine que trop bien ce que vous avez put vivre ces mois passés. Ce que vous avez fait... personne mis à part Mère n'a à juger..


Répondit sérieusement Hélie, coupant même la parole à son père, jugeant que tout cela ne le regardait pas en fait, que seule sa mère devait être mise aux faits. Il reprit ensuite d'un ton plus léger, comme voulant changer l'atmosphère devenue d'un coup trop lourde.

Pour ces petites bêtes.. j'ai bien une idée de ce que vous pourriez en faire.

Castelreng releva alors la tête pour regarder son fils d'un air interrogatif.

Hum.. ?

Je suis certain que deux de nos damoiselles seraient ravies d'avoir à papouiller ces deux adorables chatons. Avant mon départ de Cordas nous pensions avec Damoiselle Mélisandre à en trouver un à Joé pour égayer un peu ses journées. Le temps m'a manqué pour m'en acquitter et je dois dire que ces chatons tombent à point nommé puisque dans quelques jours Joé sera là. Pour le second Heaven serait peut-être contente de l'avoir... Qu'en pensez vous ?

Hum... l'idée est à garder en effet Hélie. J'irais toute à l'heure lui en porter un. Avec un peu de chance ça la mettra à de meilleurs sentiments... Elle est dans sa chambre je crois ?

Oui d'après ce que Simon m'en a dit en arrivant et Mère est avec le médicastre en ce moment même.

Au fait Père ! ? dites moi.... Comment ce fait-il que vous ayez fait installer ce petit alambic que j'ai vu en arrivant dans la cour ? Je ne savais pas que vous faisiez faire votre eau de vie ici !


Il était à ranger sa pipe dans son coffret de bois après l'avoir vidé dans la cheminée. Son mouvement stoppa net tant il fut étonner.

Un alambic dis tu ??? Allons voir de quoi il en retourne.

Il se leva donc et sans attendre son fils qu'il savait le suivre, gagna le hall.


Simon ! Trouvez moi un petit panier pour y mettre un des chatons, confiez l'autre à une des filles de cuisine pour qu'elle s'en charge durant quelques jours. Laissez l'autre dans la bibliothèque pour le moment et Grand Dieu dites moi ce que c'est que cet alambic que mon fils dit avoir vu dans la cour !!!

Simon ne montra pas sa déconvenue en comprenant que les deux chats allaient rester dans la maison. Il lui faudrait faire avec, il n'avait d'autre choix de toute façon....

Il en sera fait comme vous voulez Messire.....
L'alambic... Et bien c'est Mestre Skip qu'il l'a apporté avec lui.... il y fait bouillir de l'eau à ce que l'on m'a rapporter. Il a demandé à être prévenu dès que l'eau bouillonnera...


Fort bien... Avertissez moi dans ce cas, j'irais le lui faire savoir moi même.


Il laissa là le majordome et suivit Hélie qui se dirigeait vers l'étage pour gagner sa chambre, chose qu'il allait également faire...

Oriabel a écrit:
[rp]Malgré les petites rides aux coins de ses lèvres à l’accueil que lui avait fait la Dame de maison, c’est d’un air plutôt sévère qu’il s’adressa à elle. Elle ne fut pas surprise, tout le monde en aurait fait autant à se faire crier dessus même pas présenter. Elle perdait ses bonnes manières… en avait-elle déjà eu ? Bonne question… cette histoire de pertes de souvenirs la laissait dans une tristesse incroyable. On peine dans la vie constamment à savoir qui on est même quand on le sait… alors elle ?!! La galère oui !!!

Bonjour Donà! Je suis Skip, un ami de votre époux. Je suis médecin et je viens pour m'assurer que votre sommeil n'aura pas causer de séquelle permanente.

Ah… le médicastre que son ‘’ charmant ‘’ mari lui avait fait envoyer… malgré ses airs plutôt sévères, elle devait bien admettre qu’il avait l’air professionnel avec sa sacoche ballotant à chacun de ses pas, entrant dans la pièce. Elle referma la porte délicatement derrière lui. Enfin… ce n’était pas difficile de faire plus en douceur que de la façon dont elle l’avait ouverte déjà…

D'abord, je dois commencer durement et vous ordonner sur le champs de ne plus vous emporter de la sorte! Vous devez d'abord vous laisser le temps de prendre vos marques. Je donnerai la même recommandation à toute la maisonnée. Plus de stress sans raison! Me suis-je bien fait comprendre?

Oula… il était pas à prendre avec des pincettes ce médecin, celui du monastère était de la soie comparativement à celui là ! Elle le regarda comme une gamine qui se fait prendre à faire un mauvais coup. Les joues de la belle s’empourprèrent de honte. Elle soupira. Elle n’eut le temps de rien dire de plus. Au vu de ses dires brutaux ou simplement parce qu’il était d’un tempéramment plus doux qu’il ne voulait le démontrer, le sage pris ses mains entre les siennes et la dirigea vers son lit pour qu’elle s’assied, ce qu’elle fit avec grâce et aisance. Il lui parla cette fois plus doucement, comme à cet enfant après l’avoir gronder.

Nous aurons à discuter un peu et j'aimerais que vous me donniez l'autorisation de vous ausculter.

Elle hocha doucement la tête, quelques mèches blondes venant barré son visage tout en l’examinant prendre une chaise et venir s’installer devant elle.

Alors! Comment vous sentez-vous hormis votre apparent agacement lors de mon arrivé?

Son visage avait retrouvé la sagesse et la tendresse qu’elle avait vue en lui au départ. Elle ne peut que lui sourire chaleureusement. Il faisait penser à ses grands-pères, prêt à vous raconter les plus beaux contes dans des exclamations que vous ne pouviez pas déloger votre regard sur lui. Elle lui parla pour la première fois depuis qu’elle l’avait laissé entrer. C’est une voix cristalline sans haut cependant qui s’énonça à lui.


Physiquement je vais bien… c’est ma perte de souvenir qui me cause de si gros problème… et mon ‘’ cher et tendre mari ‘’ qui passe son temps à me ploter, peut-être que sans cela, je serais moins sur les nerfs ! Je suis encore navrée de vous avoir accueillit ainsi, je me sens bête un peu je dois le reconnaitre. Mais Castelreng a le don de m’enrager aujourd’hui !

Elle n’en revenait pas qu’elle est dit ça ! Aucune Dame qui se respecte ne pouvait parler ainsi et encore moins de son mari qu’elle devait à tout prix respecter. Castelreng ne cherchait possiblement qu’à renouer avec sa femme qui devait lui avoir manqué terriblement. Comme n’importe humain qui se respecte, il devait avoir des besoins d’amour à donner et à recevoir, des besoins d’homme aussi à combler. Rien qu’à repenser à la chevaucher et contre ses fesses son…. Elle en grimaça. Elle ne pouvait simplement pas. Elle ne le connaissait pas au même titre que tous hommes qu’elle avait côtoyé depuis son réveil.

Oh Pardon… je ... je n’aurais pas dû… enfin… je vais bien…et je ferais tout ce que vous direz pour retrouver la mémoire et que ces maux de têtes incessant aussitôt que je tente de renouer avec mes souvenirs cessent de me hanter. Croyez-vous pouvoir m’aidez Sieur Skip ?

Les yeux de la belle étaient remplis de tristesse et d’espoir. Elle avait besoin de croire à sa guérison, besoin de se filet protecteur sous ses pieds avant qu’elle ne se jeté dans le premier gouffre venu et éviter de se casser la figure. Elle avait plus que jamais besoin d’un ami, besoin d’un sauveur, de quelqu’un qui comprenait ce qu’elle disait et elle espérait l’avoir trouver dans cet homme de médecine. [/rp]

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip ne pus réprimer un sourire quand elle lui parla de son"cher et tendre" mari. La dame semblait effectivement bien aller physiquement, mais il se leva quand même pour sortir un cône de son sac.

Donà, vous devez d'abord pardonner à votre mari. Je ne lui connait aucune malice, mais je sait qu'il peut se montrer entreprenant. Toujours est-il que vous avez manqué à toute votre famille et qu'il est compréhensible qu'ils cherchent tous à vous surprotéger!

Sans dire ce qu'il allait faire, il posa le cône sur le haut de la poitrine et posa son oreille sur l'un des côtés. Il expliqua lorsqu'elle eu un petit mouvement de recule.

N'ayez crainte! Je doit vérifier si votre impression de bonne santé est véritable. Pour ce qui est de vos pertes de mémoire, il nous faudra du temps et de la patience, mais je crois que nous arriverons à vous soigner!

Il posa alors des mains chaudes sur le cou de la jeune femme, lui fit tirer la langue et inspecta les oreilles pour voir si un écoulement abondant était présent. Rien de bien grave, mais c'est sur qu'elle devait se sentir comme une poupée dans les mains d'un enfants! De tout cela, aucun mouvement brusque. Skip agissait dans le plus total respect, même s'il regardait la jeune femme sous toute ses coutures! C'est vrai qu'elle est jolie, mais pas autant que sa Fleur, et puis l'âge et l'expérience le fait agir de façon que jamais elle ne sentit qu'il profitait de son ascendant sur elle! Bref, c'est un bon professionnel!

Il reprit place devant elle et la regarda droit dans les yeux.


Pour votre mari, je vais voir à ce qu'il respecte une certaine distance par rapport à vous! En échange, je vous demande de la patience envers lui. Vous aurez beaucoup de chose à vous dire et il devra venir vous voir pour vous aider à retrouver la mémoire. Je lui dirai de vous considérer plus comme une amie que comme une épouse, mais sachez que le Très-Haut exige certaine chose. Vous avez déjà des enfants, alors je crois que sur ce point, vous pourrez être sauve, mais vous lui devez respect et amour, malgré que vous ne vous souvenez plus des raisons de cet amour. Pour le respect, ne serait-ce que pour son rang! Il aura aussi droit à une franche discutions avec moi.

Pour votre mémoire, je sais que je me fait moralisateur, mais sachez que votre époux sera votre plus grand secours! Je vais vous donner deux remède à prendre chaque jour. Je part bientôt en voyage et ne serai de retour que dans un mois, je vous demande donc de m'écrire sitôt qu'il y a un problème. Maux de ventre inconnu, trouble de digestion, maux de tête, tout ce que vous supposez louche! Si besoin je ferai porter un courrier pour qu'un de mes collègues vienne vous voir. Sachez aussi que si vous avez des questions, des tourment qu'un médecin ordinaire ne peut soigner, ou des doutes sur votre état général, vous pouvez m'écrire et je tâcherai de vous aider du mieux que je peux! Je n'ai présentement aucun autre patient, alors vous aurez toute mon attention!


Skip pris une pause! Enfin!!! Les bases du traitement qu'il prévoit ont été établis, reste a lui expliquer ce que sera le traitement en majeur parti.

Avant de vous redonner la parole, je vais vous expliquer en quoi consistera le traitement!

Donc, le premier remède consiste en un apporte de nutriment qui vous aiderons à refaire vos forces. Il s'inspire d'un traitement que le peuple ottoman a élaborer il y a longtemps déjà. Vous devrez prendre ce remède à chaque repas sans exception. Il vous aidera à retrouver la mémoire graduellement.

Le deuxième remède est une concoction de mon invention qui vous permettra de garder votre calme et votre humeur qui, je vous avertie, fera de jolie bon et d'horrible descente! Vous prendrez ce remède le matin en vous levant! Il ne devrait pas y avoir de conséquence véritablement visible. Vous n'aurez tout simplement plus d'envie de meurtre pour la moindre offense!

Il est a savoir que vous risquez de ressentir certain malaise et aussi certaines envies! Le corps humain est parfois très surprenant, mais je peux vous assurer qu'un prêtre vous sera d'un grand secours jusqu'à ce que vous vous sentiez prête pour vous offrir à nouveau à votre mari.


L'éducation du vieux fou qu'il est était pour beaucoup dans les conseil qu'il donne! Il est vrai que pour l'instant, la psychologie n'existe pas encore, ni les sexologues, ni les idées libéral de nos jours! Faut avouer que Skip est peut-être en avance sur son temps, mais depuis qu'il est revenu d'entre les morts, car il l'a effectivement été pendant un certain temps avant d'être renvoyé sur terre, il se sens redevable envers le Seigneur et donc il ne lésine pas sur les recommandations religieuse! Les prêtres étant les psychologues de l'époque...

Il lui sourit finalement et l'invita cordialement à poser ses questions.


Si vous avez une question, aussi idiote puisse-t-elle vous paraître, j'y répondrai! Il n'y a aucune question mauvaise! Comme mon père me disait quand j'étais gamin, "mieux vaux paraître idiot 5 minutes que de le rester toute sa vie!".

Oriabel a écrit:
[rp]La belle l’observait, l’écoutant tout en la sermonnant gentiment sur les ‘’ mérites ‘’ de son mari. Elle ne doutait pas qu’il avait de bien belles qualités. En ce moment, elle n’avait surtout porté attention à ses défauts qui lui paraissaient énorme. Le médecin et ami de son mari avait raison, elle devait lui offrir une chance… Elle soupira en baissant ses grands yeux, se soumettant à la volonté du Très-Haut par ses vœux de mariage prononcé devant lui, par celui du sage qui la rappelait à l’ordre également, par ses sentiments que son corps reconnaissait trop bien lorsqu’il était prêt. Elle devait bien admettre qu’elle lui devait bien ça finalement.

Elle était tellement concentrée dans ses pensées qu’elle ne s’était pas rendu compte que le médicastre s’était levé, qu’il avait prit un objet dans sa sacoche et le posait non loin de sa poitrine. Elle sursauta, puis se figea. Mais que faisait-il si près d’elle comme ça sans la prévenir ? En voyant son émoi troublé, il lui expliqua ce qu’il faisait et elle en fut rapidement soulagée. Elle obtempéra avec un grand sourire. Respira doucement, expira avec la même ardeur. Elle pencha la tête d’un coté et de l’autre lorsque ses mains tâtèrent son cou, elle fut même un peu gênée lorsqu’elle dut lui tirer la langue. Ses yeux évitaient les siens espérant que tout cela finirait rapidement. Elle n’aimait pas trop être prise pour une petite bête de foire mais bon, elle voyait bien qu’il cherchait seulement à s’assurer qu’elle allait bien. Elle le laissa faire, l’aidant du mieux qu’elle pouvait jusqu’à ce qu’il reprenne ses conseils.

Naturellement, ceux si allaient bon train pour son mari. Il concédait à lui parler mais elle devait faire compromis aussi. Elle ne discuta pas et hocha simplement la tête. Elle était d’accord avec lui. Elle allait faire tout ce qu’on lui demandait de toute manière pour que son état s’améliore et si pour cela, elle devait passer du temps avec lui… elle s’y résignait.

Il lui expliqua ensuite en quoi consistait le traitement qu’il lui octroyait. Elle vit bien qu’il savait de quoi il parlait mais que cela ne serait pas facile. Lorsqu’il parla d’envie particulière. Elle leva un œil inquisiteur. De quel genre de désir parlait-il ? Des questions ? Ah bien oui… elle en avait… une du moins.

Hum… vous parlez d’envie, de désir ? Je risque de réclamer des fraises à la crème en plein milieu de la nuit ? Faudrait le dire maintenant parce que j’avertirais la cuisinière dans ce cas…

Mais elle se rendit compte qu’il lui parlait d’un prête ensuite. Non… se pouvait-il que les désirs dont il parle soit beaucoup plus… comment dire…. Charnel et envers son mari ou bien tout homme se trouvant non loin d’elle ? Elle paru un peut mal à l’aise à cette seule réflexion. Elle n’était pas au bout de ses peines finalement….
[/rp]

Skip_lo_casalier a écrit:
Ne sachant que trop répondre à cette question, il sourit. Il inspira et confirma les dires et les non dire de la dame!

Il peut s'agir de toute sorte de désir en effet! Si vous n'avez d'autre question, je vais vous laisser et aller vous préparer votre remède. En voici déjà une dose infime à prendre immédiatement. Elle vous gardera du stress pour la journée. Celui-ci n'est a prendre qu'une fois le matin. Je vous en donnerai une fiole avec plusieurs dose et un mesureur pour connaître les quantités.

Skip laissa la petite fiole sur une table de chevet et rangea ses choses, puis se leva et la quitta en la saluant!

Je vais préparer le tout dans la cours, je serai donc disponible une heure encore. Je laisserai les médicaments à votre époux en lui donnant les recommandations nécessaire sur votre état de santé. Je rappel que si vous avez une question ou un problème, faut vite m'écrire pour que je puisse vous aider, même si je suis loin. Sur ce! Bonne journée Donà!

Skip quitta la pièce en refermant doucement la porte derrière lui et se dirigea, de mémoire, vers la cours où son eau ne bouillait pas encore. Il remis un peu de paille et de bois dans la chaudière et prépara les herbes qu'il devra distiller.

Castelreng a écrit:
Parvenu devant la porte de sa chambre, il ne parvint cependant pas à l'ouvrir et se retrouva à arpenter le couloir de sa porte à celle de son épouse. Il lui semblait que cela faisait des heures que Skip était à l'ausculter. Crénom d'un chien !!! pourquoi cela prenait-il autant de temps !!!

Des minutes, des heures pour lui paraissait s'être écoulé. Il avait la cervelle en ébullition craignant que l'état de sa belle épouse soit bien plus grave que ce que le charlatan du monastère n'avait dit. Que la fatigue et la nervosité de la dame durant le retour ne lui ait causé malaise. Qu'elle se soit même évanouie, chose qui ne lui arrivait jamais d'ordinaire. En bref, il ne songeait qu'à ce qu'il pourrait être le pis pour elle.

Les minutes avançaient, lui reculait dans le temps...

Il se revit ce jour où on lui fit part de l'agression dont son épouse avait été victime.
Aux jours qui suivirent ; la plainte qu'il avait fait envoyer au prévot resté sans nouvelles depuis, ses allés retours au couvent où on ne lui permettait pas l'entrée le laissant repartir sans même avoir la moindre information concernant l'état de sa femme.
Aux mois qui suivirent les jours le laissant s'enfoncer petit à petit dans l'alcool et le désespoir....

Il secoua la tête, revenant au présent et regarda longuement la porte close de la chambre de son épouse.
Entre...
Entrera pas...
Sa main se tendait déjà vers le loquet ...
Entrera pas !
Son bras retomba le long de son corps et ses pieds le menèrent devant sa chambre où il finit par entrer. Il tourna en rond un moment, ne cessant de regarder la porte de communication, espérant même entendre le son d'une voix mais en vint.
Il fallait qu'il se reprenne !! Elle était entre de bonnes mains !! Et elle était là ! enfin !!

Se forçant donc à rester dans cet optimisme, il entreprit donc de se rafraîchir et de changer de tenue, ne voulant certes pas sentir le cheval quand il serait de nouveau devant sa belle. Il enfila donc une chemise blanche, une paire de braies noires et une paire de bottes reluisantes. Après avoir remis ses cheveux en place, il prit une feuille de menthe qu'il mâchouilla avec plaisir tout en ressortant de sa chambre. Là, on vint l'avertir que le médicastre était dans la cour à s'affairer autour du fameux alambic et fit donc savoir qu'il attendrait Skip dans la bibliothèque lorsque ce dernier en aurait terminé.

Chose faite, il se retrouva donc dans cette pièce lambrissée où les livres règnent en maître. A la vue du panier où était à dormir un jeune chaton, il se dit qu'il lui faudrait aller voir sa fille une fois Skip reparti. Il prit un livre sur la Techniques de communication, s'installa dans un fauteuil près de la cheminée et se força à s'intéresser à l'ouvrage....

Oriabel a écrit:
[rp]Toutes sortes de désirs ? Elle voyait ça d’ici oui ! Pourquoi avait-elle posé cette question par Aristote ! Elle aurait préféré ne pas savoir finalement. Quand on dit que la curiosité est la mère du savoir… surement pas de la sagesse dans tous les cas ! Elle pestait contre elle-même intérieurement tout en espérant qu’il se trompait sur ses ‘’ petits ‘’ effets secondaires. Elle regarda néanmoins la petite fiole posée contre la table espérant que ce n’était pas celle-là qui donnait des envies… particulières. Apparemment non, c’était celle pour la calmer… elle en avait bien besoin de celle là !

Il lui souriait tout de même, elle ne pouvait nier que malgré ses grands airs un peu bourru parfois, il était adorable ce médicastre, elle l’appréciait déjà par son professionnalisme et sa gentillesse.

Oui Sieur Skip, je tiendrais ce journal tel que promis et je vous le ferais parvenir régulièrement, autant que mes questions, mes humeurs et mes envies… enfin si je puis toutes les exprimer sans honte cela va de soit. Je me doute que cela est très important pour vos études sur cette médication et pour que je retrouve ma tête égarée le plus tôt possible.

Elle le salua délicatement lorsqu’il sorti tout en refermant la porte en douceur. Elle soupira… cela faisait beaucoup en une même journée. La blondinette prit le flacon, retira le bouchon de liège et le porta à son nez.

Bon… ça ne sent pas trop mauvais déjà ça….

Elle versa le liquide rouge dans sa bouche qui avait un arome assez fruité. Ce n’était pas si mauvais finalement, elle pourrait s’en accommoder assez bien. Une fois fait, elle se releva et tenta une petite sortie discrète dans le couloir. La porte à demie-ouverte, qu’une tête blonde y dépassant… un regard à gauche, personne… un regard à droite… personne… Elle sourit et s’avança timidement. Hors de question de dormir, elle avait toute une maison à explorer !

Elle referma discrètement la porte de sa petite demeure et avança à pas feutrés dans le corridor. Elle ne rencontra personne sur cet étage. Elle ouvrit plusieurs portes, non sans frapper tout de même avant. Elle y avait découvert plusieurs chambres, certaines vides d’habitation depuis un moment… possiblement des chambres d’invités, une nurserie, des chambres d’enfants. Celle qu’elle avait sut de sa fille Heaven, elle avait hésité à toquer mais comme elle n’entendait plus de pleurs, ni rien… elle avait conclus que son ouragan de fille devait peut-être somnoler. Elle l’avait laissé se reposer et continuer son chemin. Rendue au escalier, elle avait hésité… monter encore vers un autre étage tout en haut ou descendre au rez-de-chaussée… Elle était encore à se poser cette question tout en observant ici et là…
[/rp]
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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 12:01

Skip_lo_casalier a écrit:
Dans la cours, Skip entama le processus de transformation de la dernière plante! L'essence de cette plante est très sensible et donc doit être préparer au dernier moment avant de mélanger. Il en fera une dose suffisante pour un mois et devra revenir pour en refaire une dose supplémentaire.

Pendant que la plante, écrasé et mélangé à du suif, bouillait, et qu'un liquide jaunâtre s'écoulait à l'autre extrémité, mélange qu'il devra remettre dans l'eau de départ pour concentrer encore plus le produit, Skip mélangea les autres ingrédients.

Travailler au grand air dans la cours est toujours plus agréable que dans un laboratoire chaud et humide...

Le premier mélange fait, il laissa le reste bouillir dans l'alambic. Il devait aller voir Castel pour discuter avec lui...

Trouver quelqu'un pour lui indiquer le chemin...

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
Depuis quelques minutes, le jeune Jeanot était à dandiner d'un pied à l'autre, regardant le savant s'affairer autour de son alambic. On lui avait dit d'attendre le bon vouloir de l'homme et de le conduire ensuite au maître qui l'attendait dans la bibliothèque.
Jeanot attendait donc mais n'en était pas moins curieux sur ce qu'était à faire le médicastre qu'il n'osait d'ailleurs déranger dans son travail.

L'odeur de ces plantes écrasées paraissait au jeune garçon quelque peu écœurante et en venait même à plaindre la personne qui se devrait d'avaler ça. Il ne put retenir sa grimace de dégout lorsqu'il vit sortir un liquide jaunâtre à une extrémité de l'appareil.

Profitant que le savant était à relever un peu la tête, notre Jeanot toussota pour se faire remarquer. Et sans attendre de voir si il avait l'attention du vieil homme, il lança sa tirade.


Mon maître vous fait savoir qu'il vous attend dans la bibliothèque dès que vous aurez terminé.. et je vous y conduirez Mestre..

Skip_lo_casalier a écrit:
Alors qu'attendez-vous pour m'y conduire? Nous avons encore pour une grosse heure à bouillir et j'ai quelque détail à régler avec lui.

Le jeune valet guida donc, après s'être remis de cette semi-remontrance, le vieil apothicaire dans les couloir de la demeure pour en arriver devant la bibliothèque. Cette fois-ci, Skip laissa le valet toquer à la porte pour l'annoncer, mais il lui chuchota à l'oreille: "Et ce n'est pas Mestre, mais Senhèr Skip..."

Castelreng a écrit:
Lorsque le jeune valet fit entrer Skip, Castelreng se leva et posa son livre sur une petite table près du fauteuil.Il n'était pas parvenu à lire quoi que ce soit tant sa femme était dans ses pensées et aurait été bien incapable de dire quel livre il avait en main.

Il s'avança prestement vers son ami avec une appréhension rivée sur le visage.
Qu'allait-il lui apprendre de grave sur l'état de son épouse ?
Allait-elle retrouver la mémoire un jour ou serait-elle à jamais dans le vague ?
Lui avait-il découvert d'autres maux ?
Autant de questions dont il craignait les réponses.


Entre mon ami .... allons nous assoir et dis moi vite comment tu as trouvé Oriabel...

De la main il l'invita donc à s'installer dans un des fauteuils devant l'âtre et se dirigea vers la tablette où trônaient quelques bonnes bouteilles d'alcool. Un verre d'une excellente eau de vie lui ferait le plus grand bien, il en était certain. Il versa donc dans deux verres une belle rasade de mirabelle et revint vers Skip.

Un verre .... ?

Lui dit-il en offrant l'un des deux verres avant de s'assoir dans le fauteuil face au médicastre.

Comment va t-elle alors ?
Se remettra t-elle de sa perte de mémoire ?
Ne l'as tu pas trouvé un peu maigre ? Elle a perdu du poids j'en suis certain !! Elle flotte dans sa robe... alors qu'avant elle lui allait comme un gant..Et elle est si pâle....


Il but une longue gorgée d'alcool comme pour calmer son angoisse, laissant par cet instant de silence l'occasion à Skip de prendre la parole...

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip entra et pris place devant l'âtre tel qu'indiqué par Castel. Il sourit en prenant le verre et écouta les questions de son ami en se retenant pour ne pas éclater de rire. Il trempa ses lèvre dans le liquide puis le posa sur une petite table a côté de lui, il n'avait pas l'intention d'en prendre beaucoup... Au mieux s'y tremper deux trois fois les lèvres...

De calme, du calme! Elle n'est pas à l'article de la mort! Bien au contraire!

Il trempa ses lèvres et reposa le verre. Définitivement, il n'en prendra pas beaucoup, d'ailleurs c'est pas trop recommandé avec ce qu'il consomme!

Donc, elle est en pleine forme. Si elle a perdu du poids, ce n'est uniquement une question de temps. Avec le supplément nutritif que je vais lui donner, elle devrait reprendre du poids assez rapidement.

Pour sa mémoire, ça va revenir, faut lui laisser le temps par contre. Le supplément devrait aider, mais aussi le remède spécial que j'ai composé.

D'ailleurs, pour ce remède, je t'avertit qu'il y aura des effets indésirables. Mais globalement vous devriez tous les deux remarquer des changements d'ici deux semaines, pas avant! L'effet n'est pas immédiat! Il y aura une amélioration graduelle de son caractère. Les crises de colère devrait être moins forte et la mémoire reviendra aussi.


Il regarda son ami et lui sourit.

Elle ne deviendra pas docile pour autant! Elle ne sera pas à ta merci! C'est plutôt l'inverse qui risque d'arriver!

Il prit une minuscule gorgé du liquide brulant. Pas que le goût soit désagréable, mais comme Skip prend le même remède qu'Oriabel...

Pour tout ce qui est boisson, à partir de maintenant, ton épouse devra voir à réduire sa consommation. L'alcool pourrait interférer avec les remèdes et causer différent problème digestif et d'horrible maux de tête, sans compter certain trouble à concentrer sa pensé... Bref, à ne pas faire!

Je veux aussi que tu soit patient avec elle! Ne soit pas entreprenant et voit à ce qu'elle est toujours se qu'elle désir, sans anticiper ses désirs! Elle même sera un peu perdu dans tout ça! Tu fera office de pilier. Donc je te suggère de rester sobre. Refuse aussi les avances de ton épouse. Bien que son corps lui dise qu'elle est prête, passer à l'acte pourrait faire remonter certaine souffrance ou créer des situations de crise qui te seront absolument incontrôlable! Tout au long du processus, et tant que je ne serai pas revenu dans le Languedoc surtout, je te suggère de refuser ses avances, pour son bien à elle et pour le tiens aussi!


Skip fouilla dans sa besace et en sorti une petite fiole qu'il donna à Castel.

Prend ça! Si l'envie est trop forte et que même la prière ne t'aide plus pour repousser les avances, prend une goûte de la fiole dans un verre d'eau chaude, dans une tisane a la menthe par exemple, et en 5 minutes l'effet ce fera sentir! Le désir partira aussitôt. C'est sans danger, mais il ne faut quand même pas en abuser!

Skip regarda le verre a coté de lui et jugea qu'il en avait assez pris. Il posa son regard sur Castel.

Est-ce que tu a d'autre question?

Castelreng a écrit:
Il s'était assis face à son ami, faisant tourner doucement la mirabelle dans son verre et fronçait les sourcils. Toute son attention était portée sur les paroles du médicastre.
Savoir que son épouse était en pleine forme malgré sa perte de poids, soulagea quelque peu Cordas. Il ferait prévenir en cuisine pour que sa femme est ce qu'il y a de meilleur !
Il commença à se détendre sérieusement en apprenant que sa perte de mémoire ne serait que temporaire, un sourire dans les yeux, il but une petite gorgée d'alcool, appréciant la brûlure que celle ci lui donna.
Il s'adossa complètement a son siège et étendit les jambes.

Un sourire aux lèvres en réponse à celui que lui donna Skip, et, le temps d'un battement de cœur, imagina son épouse docile...

Finit l'investissement faramineux en vaisselle...
Terminé les lancés d'assiettes dont elle excellait...
Oublié les menaces de se voir aller dormir dans l'écurie ou la niche du chien...
Le bonheur !!!
Non ! l'ennui !! assurément !!

Son sourire à peine entier se figea et Castelreng se redressa vivement.

Comment ça il allait être à sa merci ???
Non que cette idée large lui déplaisait mais il sentait arriver quelques problèmes à cette annonce. Les sourcils de nouveau froncés, c'est avec une légère anxiété qu'il écouta la suite ...

Bon la patience ça, c'était pas un problème, pour elle il en aurait à revendre.
Ne pas être entreprenant serait sans doute légèrement plus compliqué, il devait bien se l'avouer mais se promettait néanmoins de mettre sa galanterie de coté puisque c'était là pour le bien de sa belle.
Ses désires seront des ordres là dessus il ne pourrait en être autrement et avait d'ailleurs déjà fait en sorte qu'il en soit ainsi.
Quand à la boisson, il comptait bien ne plus avoir justement à en abuser, d'ailleurs son retour l'avait déjà sevrer.

Tout allait donc se passer au mieux se pensa t-il. Les conseils de Skip n'étaient pas complexes à suivre.
Il en était ravi !!!
Et se réjouit trop vite....

Refuser ses avances .... Voilà bien chose qui serait difficile. Crénom d'un chien ! après près de deux ans à vivre comme un moine il allait devoir continuer encore. Dépité, il en grimaça mais regarda Skip interrogatif lorsqu'il lui dit qu'elle risquerait de se trouver dans des crises incontrôlable.
Qu'entendait-il par incontrôlable ? Que seraient donc ces crises ?
Tudieu !! Combien de temps cela pourrait-il durer ?

Il en vida son verre d'un seul trait et chercha même du regard la bouteille qui, hélas, n'était pas à sa portée.
Son attention revient sur Skip lorsque ce dernier lui tendit un flacon qu'il prit avec curiosité.

Un remontant ?
Non !! Même pas !!
Un poison qui allait faire de lui un moine ...
Dans une tisane....
A prendre lorsque.... Ô misère....
Pas dangereux... pas dangereux !!!
Non qu'il ne faisait confiance au médicastre, il ne s'en posait pas moins la question. Nom d'une piper en bois !! Sa virilité en prenait un sérieux coup là !! Ne pas pouvoir ..... Par Aristote !! c'était tout simplement inhumain !!!
Un verre vite !! Non deux !!! Mieux ! la bouteille !!!
Sacrebleu !!! Même ce réconfort lui était à présent interdit !!

Complètement dépité, il plongea un regard hébété, déprimé, dans celui de Skip qui demandait, le plus normalement qu'il soit, si il avait des questions.

Des questions ? !

Il en avait tellement qui s'entremêlaient dans sa cervelle qu'il ne parvenait pas à en sortir une sur le coup. Il déglutit douloureusement, ne parvenant pas encore à croire ce qu'il allait devoir faire et c'est d'une voix trop calme qui parvient à demander...


Combien de temps durera ton absence ? ...
Skip... C'est pas sérieux ? Refuser ses avances.... me faire... moine ! avec ça...
Agitant le flacon sous le nez de son ami. C'est tout bonnement impensable !
Et qu'est-ce que ces éventuelles crises incontrôlables ?

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip avait parlé sans trop suivre les expressions de Castel... Il aurait dû! à défaut de changer son discourt, ça lui aurait permis de rire un bon coup!!!

Mais le coup de grâce vient de tomber! Le regard, l'expression des yeux, le tremblement dans la voix de l'un des coureurs de jupons, pas qu'il les ait tous levés, mais courtisé, pour sur, qu'il connaisse était pour Skip le moment le plus drôle qu'il ait eu à vivre depuis des lustres! Ça n'a pas de prix, pour tout le reste... m'enfin! Il devait se retenir de rire, mais il en est bien incapable! C'est donc avec un très large sourire qu'il répondit à Castel.


Mon absence durera le temps que je jugerai nécessaire qu'elle dure...
Je suis parfaitement sérieux...
C'est parfaitement pensable, je ne t'en donne pas le choix!
Et les crises sont d'un genre que tu ne peut pas même imaginer dans tes pires cauchemars de querelle avec ton épouse! Tu trouvera le contacte d'un creuset de terre cuite doux sur ton crâne comparé à la morsure de la crise...


Le sourire de Skip avait graduellement diminué pour ce transformer en la pire des menace qu'un homme puisse faire! Mais il ne les connait que trop bien ce genre de crise! À chaque changement qu'il a effectué, la crise avait été là!!! Il se doute bien que ce sera surement moins pire avec Oriabel, mais Skip ne veux pas prendre de change.

En gros mon ami, aucune émotion forte d'aucun genre! Tu peut offrir une fleur de temps en temps, une promenade dans un parc ou en forêt, mais pas de terreur, pas de colère, et pas de devoir conjugaux. Pas de politique non plus pour elle, d'aucune forme.

J'ai déjà donné une dose d'un des deux remède à ton épouse! Elle devrait être un peu plus mielleuse, mais son tempérament général ne changera pas. De ce que j'ai compris, elle a du te "repousser". Crois moi, elle te repoussera encore... et encore... et j'ai bien peur que lorsque ça mémoire reviendra et que les ragots du village afflueront enfin à la maison ce ne soit encore pire pour toi!!!

Du coup, mon pauvre ami, soit tu prend ce petit élixir qui te permettra de ne pas souffrir le manque, soit tu subit et tu souffre le manque. De plus, ça va te mettre dans les bonne grâce de ton épouse et tu ne pourra que mieux en profiter le moment venu. Malheureusement, il n'y a que moi qui pourrai dire lorsque le moment sera venu...


La menace est palpable, mais cela signifie aussi que Skip ce fait maître de la vie d'Oriabel et d'une parti de celle de Castel.

Je suis sévère, je le sais! Mais Oriabel est ma patiente! Et si tu veux qu'elle guérisse vite, il faut suivre mes indications à la lettre ou t'en remettre à Dieu dès maintenant pour que je reparte avec mon matériel et vous laisse souffrir pour quelque chose que Dieu m'a permis de soigner...

À toi de voir...

A-tu "d'autre" question?
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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 12:02

Castelreng a écrit:
Alors qu'il était au bord du désespoir par ce qu'il lui faudrait faire pour le bien de son épouse, Cordas vit dans les yeux de Skip une courte lueur d'amusement et en aurait bien hurlé de rage. Il n'eut cependant pas d'autre choix que de l'écouter donner réponses à ses questions.

Gné..... c'était drôlement précis ça comme réponse ; absent le temps qu'il le jugerait nécessaire..
Quelques semaines ? des mois ?? des années ???
Il l'aurait bien étranglé, ses doigts le démangeaient, les uns serrant de plus en plus fort le verre d'étain et les autres se crispant sur l'accotoir du fauteuil. L'idée seule d'imaginer ses deux mains se resserrant autour du coup de son ami lui apporta un semblant de soulagement.

Soulagement qui parti en fumée par la suite des dires de Skip...

Au ton que ce dernier employait, Castelreng, dans son fond intérieur comprenait bien la gravité de la situation, mais, plus en surface, la révolte de l'injustice faisait place.
Une chance d'ailleurs qu'il fut déjà assit car pour sûr qu'il en serait tombé tant tout cela lui semblait irréel.
Crénom d'un chien galeux !! Il allait devoir cohabiter avec la femme la plus belle qui soit à ses yeux, celle qui lui mettait, par sa seule présence, le corps, le coeur et l'âme en émoi et il ne pourrait pas même porter à ses lèvres le bout de ses doigts délicats, devrait rester distant, sans un tendre regard, rien ! que dalle !
Ajouté à cela, il lui faudrait en permanence avaler la mixture contenu dans le flacon dans des tisanes.... des tisanes, pas même dans un bon verre de vin non ! dans des tisanes ou... de l'eau chaude...
Combien de fois pourrait-il d'ailleurs prendre de ce poison transformant un homme en moine ? Question à poser IM-PE-RA-TI-VE-MENT !! se dit il
parce que... vu la taille du petit flacon, pour sûr ! il n'irait pas loin avec ça quand bien même une goutte suffisait !!

Ouvrant la bouche pour justement demander la quantité journalière de sa potion, il ne put couper la parole au savant et se laissa mollement retomber contre le dossier de son siège suite à la réflexion entendue.

Bonté Divine !!!! Il avait totalement oublié qu'il avait été à deux doigts de fauter !!! Ôôôô...punaise.... Si par malheur Bel en avait vent avant qu'il ne puisse faire amende honorable.. Misère... il finirait en pâté pour chat !!!!

Il avala une boule de salive, réalisant que sur le coup, Skip, finalement, pourrait bien avoir raison. Se passant une main nerveuse dans les cheveux, il réalisa qu'il se trouvait là devant un fait accompli et qu'il n'aurait d'autre choix que de bien suivre les conseils du médicastre.Dieu que cela allait être difficile !!!! Si c'était là punition du Trés Haut, certain qu'il n'aurait pu trouver pire que ce qui était pour Cordas un châtiment.

Posant son verre sur la petite table, il fixa un long moment Skip sans parvenir à prendre la parole alors que ce dernier était ouvert à d'autres questions. Il avait la désagréable impression de se trouver dans un équilibre précaire qu'un moindre vent léger suffirait à le faire choir. Pour faire court, Castelreng était vraiment, mais vraiment mal-alaise...

Il ferma un instant les yeux, espérant ainsi se reprendre, se passa les mains sur le visage, comme voulant en chasser toutes expressions, se renfonça dans le fond de son fauteuil et lâcha dans un souffle...


Combien de gouttes par jour....

Voyant avec dégout le début de sa vie monastique...

Un flacon suffira pas.....

Ne sachant pourtant pas encore la quantité à prendre.

Procure moi une plante à ajouter à la menthe de ma pipe pour les soirs difficiles puisque même l'alccol il me faut oublier pour l'instant...

Puis, fronçant les sourcils, ajouta d'un ton bourru.

Et sois pas absent trop longtemps.....

Skip_lo_casalier a écrit:
Une goûte par jour devrait amplement suffire. Et je ne serai pas parti indéfiniment. Le flacon suffira pour sa part plus qu'il ne parait. N'en prend pas trop non plus! Mais tu va vite remarqué que l'effet est assez efficace, tu n'aura pas le temps de souffrir vraiment.

Skip regarda son ami qui avait maintenant pris un air résigné. Il plongea la main dans son sac et sortie une petite poche de tissu fin.

Tient! Tu pourra ajouter ça à ta menthe ou dans tes tisane. Ce n'est pas très médical, mais ça va t'aider je pense. Mais attention pour ne pas en abuser. Je t'avertit...

Il se leva et observa son ami une dernière fois.

Je vais devoir aller m'occuper des dernières choses pour le remède de ton épouse. Je laisserai le tout à ton valet... Moi je vais avoir de la route a faire très bientôt! Tu m'accompagne ou tu veux rester ici seul un peu?

Castelreng a écrit:
Il doutait qu'une seule petite goutte de cette potion ne suffise à le rendre "sage" mais s'abstint néanmoins de tout commentaire. D'autant que Skip lui recommanda de ne pas abuser ce qui voulait bien dire que plusieurs gouttes pouvaient être prises et il ne s'en priverait pas si besoin était.
Rassuré, oui.... non il ne l'était pas, enfin pour l'instant. Il souffrirait, pour lui il ne pouvait en être autrement. La potion allait faire quoi ? l'empêcher de se retrouver au garde à vous, mais son esprit lui continuerait bien à bouillonner ! Il finirait fou, il n'avait plus de doute la dessus !!

Il prit le sachet et le glissa dans sa poche tout en continuant à écouter Skip et cette fois prit ses recommandations très au sérieux se doutant que ces herbes là venaient très certainement de la consommation personnelle de son ami et connaissant le lascar....

Lorsque Skip se leva pour prendre congé, il n'eut pas la force de faire de même. Ce n'était pas dans ses habitudes de rester comme ça, prostré, l'esprit embrouillé par tout ce que le médicastre lui avait dit, tout ce qu'il croyait qu'il serait et tout ce qu'il craignait.


Je préfère rester seul Skip... excuse moi... je suis incapable de bouger pour le moment... c'est beaucoup à assimiler....

Oriabel a écrit:
[rp]La belle évaluait toujours la maison du haut de l’escalier, pas très certaine d’où elle allait. Elle imaginait que l’escalier du haut menait au grenier, surement rien de très intéressant… quoiqu’elle en savait rien finalement. Elle haussa les épaules et prit l’escalier du haut à l’assaut. Elle arriva bien dans un grenier divisé en deux parties bien distinctes. D’un coté se trouvait des vielles malles, des meubles recouvert de housse et un bazar monstres cependant assez rangé tout de même. De l’autre coté, la pièce était presque vide, un atelier y résidait. Curieuse, elle s’avança vers le chevalet où une toile ornait le bois croisé. Un portrait à moitié commencé y résidait, le Seigneur de Cordas, son mari. Il n’était pas dur pour elle de savoir pour elle à qui il ressemblait et étrangement, à sa vue, elle se radoucit de tous les prémices qui l’avait envahit plutôt à son égard. Elle l’observait longuement, détaillait chaque trait de ce visage inanimé. L’artiste avait beaucoup de talent, il était très ressemblant. Elle se demanda qui pouvait en être l’auteur. Elle imagina qu’elle le saurait bien assez tôt…

Après avoir épié un long moment les lieux, elle reprit son chemin initiale pour redescendre, allant jusqu’à son palier indécis que cette fois, elle cheminant vers le bas. Elle vit son médicastre à ce moment même entrer dans une grande pièce. Elle se cacha derrière une grande plante. Elle n’avait pas été vu, fort heureusement. Skip venait d’entrer dans la bibliothèque et Oriabel entendait son mari l’accueil. La curiosité la titillait, elle restait et écoutait aux portes ? Nan… elle ne pouvait pas faire cela quand même ! Elle secoua doucement la tête et se rendit dans l’aile inverse, trouvant un grand salon somptueux, une salle à manger et la cuisine. Elle fit connaissance avec la moitié du personnel de cuisine, quelques soubrettes et se fit offrir un petit encas qu’elle accepta. Elle grignota un peu avant de le repousser. Elle n’avait pas très faim pour le moment.

Elle salua tout le monde et partie vers l’aile de la bibliothèque. Un boudoir résidait juste avant, un grand bureau et cette fameuse bibliothèque où même si la porte était fermée, elle entendait quelques brides de conversation….

Entre la voix sérieuse de son médicastre et la voix plutôt peinée de son mari, elle ne savait pas comment tout replacer les mots qui lui parvenaient. Elle ne sut pas combien de temps elle était à, écoutant plus ou moins ce qui se disait, la porte close n’étant pas trop à bien comprendre. Elle savait que écouter aux portes n’étaient pas bien mais, la voix triste de Castel, tourmentée l’avait saisit. Était-elle plus malade que Sieur Skip avait bien voulu le lui dire ? A en croire l’état de son mari en ce moment… c’était une possibilité. Elle fit demi-tour, prête à regagner sa chambre lorsqu’une énorme… mais énorme boule de poil lui sauta dessus à la renverser….

Elle se retrouva sur les fesses, un gros chien tout blanc de plusieurs années, plus très jeunes branlait la queue très content et lui administra une grande léchouille sur le visage. Elle éclata de rire, le caressant tout en se levant. La porte de la bibliothèque s’ouvrait sur Skip qui quittait apparemment. Elle défripa délicatement sa robe et sourit au médicastre qui s’apprêtait à sortir dans la cour apparemment.

Elle le salua doucement, le laissant passer malgré ses recommandations de se reposer auxquelles elle acquiesça et toqua doucement à la chambranle de la porte toujours ouverte de la salle aux livres. Elle était magnifique cette pièce d’ailleurs. Mais son regard se concentra sur l’homme atterré assis dans un siège.

Pardonnez-moi de vous dérangez mais… j’ai trouvé… ce… poney… enfin ce chien qui semblait plutôt me connaitre, cela vous dit-il quelque chose ?

Un sourire radieux ornait les lèvres de la belle tout en pénétrant dans la pièce emplie de lumière qui se reflétait dans ses cheveux blonds, le chien ne la quittant pas d’une semelle.
[/rp]

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MessageSujet: Re: Chap V:sept 58 Passé.Présent..Y aura t-il un Futur   Mar 14 Déc - 12:05

Castelreng a écrit:
[hrp]Ce post est un 4 mains. Posté bien entendu avec l'accord de ljd Oriabel[/hrp]

Castelreng était toujours dans son fauteuil, les deux coudes sur les genoux se tenant la tête entre les mains. On pouvait dire à cet instant qu’il avait peur. Il avait peur des jours à venir, peur de ne pas parvenir à faire ce qu'il se devait, peur également de se voir transformer sous peu en un moine. Sa virilité en prenait un coup et il avait beau se dire et redire que c'était pour le bien de son épouse, il n'en restait pas moins qu'il n'arrivait pas à digérer la pilule. Il se redressa cependant, regarda le verre à peine touché de Skip, se disant que cela aussi lui était à présent interdit et de cette pensée, se rappela soudainement du sachet que Skip lui avait donné. Il glissa alors sa main dans sa poche, sortit la petite toile et, tendant le bras, prit sa pipe qui dormait dans son coffret sur la petite table à ses cotés. Fumer une pipe lui ferait sans doute penser à autre chose qu’à ces déboires. Il ne savait bien entendu pas ce que ces herbes feraient lorsqu'il les inhalerait et n'y songea même pas à dire vrai. Il bourra donc sa pipe, allait l'allumer lorsqu'il entendit frapper à la porte. Se tournant vers celle ci, il vit : La plus belle femme qui puisse y avoir sur cette terre... son épouse. Aussitôt son cœur s'emballa comme à chaque fois depuis qu'il l'avait enfin retrouvé. Il en posa sa pipe et se leva, se sentant aussi hardi qu'un enfant venant de se faire prendre à manger du miel avec les doigts. Un sourire un peu idiot aux lèvres, il se força à la quitter des yeux pour regarder le berger des Pyrénées.
Ce poney qui n'est autre qu'un chien en effet est Gamin Ma Dame... votre chien... celui là même que je vous ai offert un jour où nous étions à nous balader sur le marché à Albi. Ce même jour où à l'auberge chez ma soeur Nane, je vous ai demandé votre main...

Il ne savait si il devait s'avancer vers elle ou rester planter là comme un navet. En s'avançant, il craignait de devoir la toucher, lui prendre au moins la main pour de ses lèvres en sentir la douceur. En restant là, il lui paraitrait sans doute impoli, voir froid mais n'en serait pas moins en sécurité finalement. Aussi opta t-il pour la seconde solution et resta debout sans bouger, essayant tant bien que mal d'éviter son regard...

Oriabel avait changé complètement d'humeur sans même sans rendre compte. Se promener dans la maison lui avait changé les idées mais avait donné aussi le temps à la médication de Skip de faire son effet. Elle était beaucoup plus détendue... un peu trop même... Enfin, sur ses traits rayonnait un sourire charmant, les boucles blondes encadrait son visage d'ange lorsqu'elle avança gracieusement dans la pièce où Castel s'était levée précipitamment mais n'avait pas bougé depuis. Le chien ayant retrouvé sa maitresse ne la lâchait pas d'une semelle suivant au pas chacun de ses mouvements

Ah... je vois... je comprends mieux pourquoi ce gros bétail de toutou m'a presque renversé en me voyant alors... il est adorable cela dit....
Elle caressa le chien du bout des doigts tout en continuant d'avancer vers lui, remarqua la pipe sur la table à coté du fauteuil où il avait été assis plutôt
Oh... vous fumez également ? Ce n'est pas très bon pour la santé à ce que j'en sais.... vous devriez peut-être vous abstenir... enfin, cela ne me regarde pas trop non plus... mais bon...

La jeune femme était loin de se douter que c'était elle même qui lui avait offert cette pipe des années auparavant. Elle s'assied dans le fauteuil face à lui, le chien se couchant aussitôt à ses pieds. Elle n'avait pas été invité à le faire mais en avait décidé ainsi, étrangement, elle se sentait assez comme chez elle et non comme une étrangère depuis ... depuis… depuis que Skip était venu la voir... hum...

Castelreng la regardant avancer, il ne savait comment se comporter, tout en lui le poussait à la prendre dans ses bras, à la couvrir de baisers, à l'envahir de caresses de plus en plus audacieuses alors que dans son esprit une petite voix lui rappelait les conseils de Skip. Que n'avait-il pas avalé une de ses gouttes mélangée à une infusion de menthe ? !! Il l'aurait voulu qu'il n'en aurait d'ailleurs pas eut le temps !! Il sourit cependant lorsqu'elle lui dit l'accueil que lui avait réservé Gamin. Ce chien n'avait jamais écouté qu'elle et il en avait encore la preuve là en le voyant rester à coté de sa maitresse et se coucher à ses pieds lorsque celle ci s'installa dans le fauteuil que Skip occupait peu de temps avant. Chamboulé par tout ce qui fusait dans sa tête, il l'était encore plus en réalisant que sa femme semblait beaucoup plus calme, aimable, cherchant même apparemment la discution et sa compagnie.

Gamin n'a toujours écouté que vous Ma Dame et les enfants je dois dire. Je vous conterais si vous souhaitez, la fois où Joséphine a décidé d'en faire son poney...
La pipe !! Elle la lui avait fait oublier que par le fait de sa présence devant la porte. Il tourna la tête pour la regarder, cette pipe qu'elle lui avait offerte pour noël 2 ans plus tôt.
Effectivement... j'allais m'allumer une pipe, pensant que vous étiez à vous reposer dans vos appartements..
Elle n'en supportait pas l'odeur et la fumée, il se voyait donc mal l'allumer en sa présence ! Comme il ne se voyait pas commander des infusions et mettre dans la sienne une goutte de la potion qui était à même de le calmer là, maintenant. Jamais il ne pourrait avouer à son épouse qu'il se devait avaler des potions afin qu'elle puisse guérir. Il se retrouvait donc dans une situation délicate. Il reprit cependant place dans son fauteuil, allongea ses longues jambes qu'il croisa aux chevilles.
Votre chambre vous plait-elle ? y a t'il quelques chose que vous souhaiteriez avoir ? Tout ce que vous désirez Oriabel, il faudra le demander sans hésiter...

Oriabel avait posé ses grands yeux bleus sur lui qui miroitaient d'une lueur indéfinissable pour elle mais peut-être que pour Castel, ce serait différent puisqu'il la connaissait mieux qu'elle ne se connaissait maintenant. Mais tout comme avec le portrait dans le grenier, elle le détaillait du regard comme scruter à la loupe, chaque fossette, chaque battement de cil, chaque petite ride la faisait sourire. Et lorsqu'il lui parla d'un souvenir et de sa pipe, elle ne put que sourire d'avantage.

Oui... j'aimerais beaucoup que vous me racontiez... apparemment, vous allez être mon mentor pour retrouver mes souvenirs. Donc si vous avez du temps... aussi bien commencer maintenant
Elle laissa tomber son dernier commentaire, toujours fixé à lui. Elle n'avait besoin de rien pour le moment et la maison était sans conteste magnifique alors comment pourrait-elle s'en plaindre ? Elle croisa délicatement ses jambes, le pan de sa robe tombant en arc sur le coté dévoilant une partie de sa jambe dénudée sans qu'elle sourcille, elle toujours très envouté par ce visage qu'elle exploitait visuellement...

Castelreng ne savait que faire pour éviter son regard qu'il sentait sans cesse sur lui. Il avait l'impression qu'elle était à le dépouiller minutieusement. Si seulement il pouvait avaler cette satanée potion. Elle voulait qu'il lui conte ce souvenir. Pourquoi donc le lui avait-il proposé ? Ne pouvait-il attendre d'avoir mis en berne sa nature amoureuse avant de vouloir se lancer dans des récits qui pouvaient durer des heures ? Crénom d'un chien sa seule présence le rendait fou. Lorsqu'elle croisa les jambes en dénudant une par ce geste, il se tortilla dans son fauteuil et avala une lourde boude de salive. Comment pouvait-il s'en sortir avant qu'il n'en vienne à lui clamer en proses sa beauté et l'amour qui était à l'étouffer ? Devait-il commander des infusions et tenter discrètement d'ajouter dans la sienne la potion apaisante ? 5 minutes lui avait dit Skip avant qu'elle n'agisse. 5 minutes, il tiendrait mais des heures il finirait totalement fou. La pipe alors, il pourrait l'allumer. Avec un peu de chance elle ne se rappellerait plus que la fumée la dérangeais, peut-être même qu'elle aimerait ? !! Oui c'était là sans doute la meilleure solution. Mais voilà, il ne savait l'effet que lui ferait les herbes alors que la potion, elle, serait à même de le calmer. Il prit cependant la pipe entre ses doigts et regarda son épouse.

Cela vous dérangerait-il si tout en vous contant je fume ma pipe ?


Oriabel le sentait un peu nerveux et légèrement tendu. Sa présence le dérangeait-il à ce point ? Peut-être aurait-elle mieux fait de lui demander la permission avant de s'inviter dans la pièce ou il figurait, mais n'avait-il pas dit qu'elle pouvait avoir tout ce qu'elle désirait ? Elle ce qu'elle voulait maintenant, c'est retrouvé ses souvenirs, du moins essayer et il était la personne idéale pour ce faire. Lorsqu'elle le vit prendre sa pipe, elle plissa délicatement le nez.

Hum... je préférais pas mais si cela vous détend... j'imagine que je peux m'en accommoder pour cette fois...
Elle soupira doucement, n'ayant pas besoin de ses souvenirs pour savoir que ce genre de chose ne fait que faire de la fumée, parfois donné un parfum agréable mais que très rarement tout de même ... mais il était chez lui, comment pouvait-elle le lui refuser après tout ?

Castelreng reposa sa pipe en tentant de ne pas montrer son désarrois, sa dernière chance de pouvoir se " détendre" venait de s'envoler. Ne lui avait-on pas dit que ses désirs devaient être des ordres ? Si ! Et lui même le voulait ainsi d'ailleurs. Mais qu'est-ce qu'il lui fut difficile cependant de reposer cette pipe. Il ne restait plus que trouver en vitesse une manière de boire une infusion pimenter de potion et le tout dans le plus grand anonymat !!! Il lui fit un sourire engageant, croisa les bras autour de sa poitrine.

Vos désires sont des ordres Ma Dame... Je passerais le temps qu'il vous plaira à vous relater nos souvenirs. Mais il serait sans doute judicieux de demander qu'on nous serve quelques amuses bouche et une infusion. Que diriez-vous de boire un tilleul, une camomille ou une menthe ou même autre chose ? De parler va me donner grand soif et pour ma part un pot de menthe serait le bienvenu...

Oriabel grimaça à l'annonce d'une tisane, elle arrivait des cuisines et n'en avait pas du tout envie. Elle déclina son offre, posant son regard circulairement sur la pièce durant un court instant.
Non merci... j'arrive des cuisines et je n'ai envie de rien mais faites si vous avez soif...
Disant cela, elle posa subitement son regard sur le verre en étain posé non loin de sa pipe
Vous n'avez pas déjà quelque chose à boire ?

Il n'allait pas s'en sortir et le sentait gros comme sa demeure. Il ne se voyait pas commander une infusion si elle même n'en prenait pas ! Il tourna la tête vers la tablette où étaient posés sa pipe et le verre, grommela en lui même que Simon ne soit pas venu débarrasser.
De l'eau de vie de mirabelle Ma Dame... mais je n'ai aucune envie d'alcool pour le moment ....
Il n'allait pas lui dire que ce verre n'était pas sien qu'aurait-elle pensé alors ? Il lui sourit de nouveau, chassa au tréfond de son esprit tout ce qu'il rêvait de lui faire et ajouta...
Et bien... puisque vous ne désirez rien... je vais vous relater ce souvenir...

La jeune femme hocha doucement la tête en signe d'accord, qu'elle comprenait qu'il ne veuille plus de cet alcool mais c'était tout de même dommage de gaspiller. A l'annonce qu'il allait enfin lui raconter son souvenir, elle s'installa confortablement dans son fauteuil, le sourire retrouvant le chemin de ses lèvres de nouveau en bonne condition. Elle posa ses mains contre ses cuisses, ses yeux rivés sur lui

Castelreng espérait que le fait de raconter lui ferait oublier le désir qui lui brûlait les reins. Il se leva pour aller remettre une bûche dans l'âtre, souhaitant que par ce geste ses ardeurs s'éloigneraient, resta un moment à regarder les flammes et commença à conter....


Bien... je vous suis tout ouïe...
Elle le laissa raconter le souvenir en question, une énorme bouffée de chaleur monta à le regarder ... le mater plutôt même sans le vouloir mais ressentant rapidement ce malaise, elle se mit à jouer avec ses cheveux pour se rafraichir le visage

Avant même de retourner s'assoir, Castelreng commença son récit......

C'était en début de printemps, nous venions d'emménager à Montpensier dans une très jolie maison. C'est peu de temps avant la naissance de Tristan et avant mon anoblissement. Hélie et Heaven venaient d'avoir leurs poneys et apprenaient à monter, et de mon coté j'étais à vous construire une niche pour votre Chien. Joséphine, voyant ses frère et sœur sur les poneys voulu faire de même et ne trouva pas mieux que de monter sur le dos de Gamin...
Tout en contant, il reprit place dans son fauteuil. De parler lui avait permis de mettre de coté ses désirs et il se sentait un peu plus détendu puisque il avait reporté son regard sur le chien en question.
Il me semble que les jumeaux avait du comploter de leur coté car ils semblaient plus qu'amusés de voir leur petite soeur sur le dos du chien criant à tue tête " huuu gamin huuu..." J'avoue que moi même sur le coup de la voir si décider a faire avancer le chien pour qu'il suive les poneys, m'amusa un peu. La pauvre enfant en fut cependant pour ses frais. Gamin vint vers moi avec une lenteur stupéfiante. et lorsqu'il me fallut alléger la pauvre bête notre fille ne l'entendit pas de cette oreille. Il me fallut lui dire je ne sais plus quel mensonge pour qu'elle court vous retrouver

La jeune femme avait écouté son récit, un sourire proéminent aux lèvres, son regard allant de son mari au chien en question qui dormait paisiblement mais la tête dans sa direction, attendant le moindre geste de sa maitresse pour aussitôt sortir de sa torpeur. Il semblait être une bête calme et sereine bien qu'elle se doutait qu'il n'avait surement pas toujours été ainsi
Je vois...
Elle reposa ses yeux sur lui cette fois, le dévorant carrément du regard jusqu'à ce qu'une nouvelle bouffée de chaleur l’assaillisse . Elle se demanda bien pourquoi il faisait si chaud ici et desserra doucement un peu son corsage réveillant la naissance de ses seins sans pour autant les faire retomber non plus, maintenue bien en place par la cloison de la robe
Ce chien semble adorable, il m'aidera surement à me rappeler certaine chose aussi j'imagine... C'est moi où il fait très chaud ici ?

Il ne la regardait encore pas lorsqu'il lui répondit...
Maintenant qu'il vous a retrouvé il ne voudra plus vous quitter, il va vouloir vous suivre jusque dans votre chambre Ma Dame....
… et c'est à ce moment là qu'il releva la tête.... Devant le spectacle qu'elle était à lui faire, il déglutit avec peine et se leva trop rapidement. Lui aussi commençait à avoir chaud. Il se dirigea à pas trop rapide vers la fenêtre...
Il fait chaud.... je vais ouvrir cette fenêtre ....

Abasourdit par son intervention rapide, elle le regarda aller à la fenêtre précipitamment
Wow... vous m'avez dit que mes désirs étaient tous réalisable mais aussi rapidement ?
Oriabel était subjuguée de le voir acquiescer à ses moindres caprices et sourit, du moins, croyait-elle que c'était de cela qu'il s'agissait

Il fut comme soulagé quand il comprit qu'elle avait vu sa fuite comme étant l'exécution de ses désirs et il n'avait certainement pas l'intention de la contre dire ! L'air frais de cette soirée automnale lui fit un bien fou, lui remettant quelques peu les idées en place. Lorsqu'il avait posé son regard sur elle, il avait bien cru qu'il allait tout bonnement lui sauter dessus ! Il inspira profondément l'air frais en fermant les yeux pour chasser les images lascives qui lui venait encore en tête et se retourna vers son épouse. Il le fallait bien, il n'allait pas rester là planter devant la fenêtre sans rien dire. Bon sang.... qu'il appréhendait cependant de devoir aller retrouver son fauteuil. Il fallait qu'il s'échappe, qu'il trouve une raison pour la faire sortir, il ne pourrait plus endurer sa présence bien longtemps, surtout avec son haut de robe trop largement échancré. Elle avait chaud avait-elle dit. En ouvrant toutes les fenêtres, sans doute aurait-elle froid et demanderait même un châle ? !! L'idée était merveilleuse se dit-il en se dirigeant vers la fenêtre suivante pour l'ouvrir en grand.

En effet Ma dame, Tout vos désirs sont des ordres, vous avez chaud.... je me dois donc de vous rafraîchir un peu....

Oriabel sourit ne voyant autre chose à faire et même plutôt ravie de se voir traiter ainsi. Qui aurait été contre ?
Merci, c'est très gentil à vous. C'est beaucoup mieux...
Le fait de ne plus l'avoir devant elle étanchait sa chaleur beaucoup plus que l'air frais du soir mais ça, elle en avait pas encore conscience. Elle se détendit, restant là, attendant qu'il vienne reprendre place devant elle. Elle tortillait une mèche de ses cheveux contre son index, attendant sagement

Il devait bien retourner s'assoir puisqu'à présent les 4 fenêtres étaient largement ouvertes. Il se retourna donc pour retourner à son fauteuil, se forçant à regarder un point au dessus de sa femme car il ne voulait surtout pas de nouveau poser les yeux sur elle, de l'avoir vu à demi dévêtue avait été une trop grande torture. Si seulement il pouvait absorber une goutte de cette maudite potion. Potion qui se trouvait sur la tablette à coté du verre et de sa pipe. Impossible de prendre le flacon à son insu. Il soupira en silence, parvint à revenir sur son siège et regarda Gamin dormir....

De quoi voudriez vous que je vous parle ? peut-être avez vous besoin d'aller vous reposer avant l'heure du diner ? ou de vous refaire une beauté ? Voulez vous que j'appelle pour qu'on vous reconduise ? Dites moi Oriabel ce qui vous ferez plaisir ....

Oriabel voyait bien lorsque son mari vient se rasseoir qu'il évitait de la regarder. Elle l'observa longuement, n'écoutant même pas ses paroles bien qu'elle aurait su très bien quoi dire pour combler ce qui lui ferait plaisir en ce moment même... plutôt étrange certes mais ce qui l'avait mis en fureur plutôt là... la rendait toute... chose... cette position de l'un contre l'autre sur la monture... juste à y penser cette fois ce n'était pas une furie mais un grand désir d'envie qui germa en elle. Elle chassa rapidement cette image de sa tête et mielleusement lui parla
Est-ce que je vous intimide Seigneur de Cordas ?

Lui qui avait espérait l’entendre dire qu'elle était fatiguée, qu'elle souhaitait monter, il en fut tout autrement ! Intimidé ? ! Non il ne l'était certes pas intimidé, il était bridé, frustré, oppressé, et pis encore mais loin d'être intimidé. Était-ce donc ainsi qu'elle était à le voir ? Que pouvait-il donc répondre à ça ? il ne se voyait certes pas lui dire : "du tout mon amour, en fait je me retiens pour ne pas te sauter dessus, ne pas te prendre là sur le tapis. tu vois bien que je suis loin d'être intimidé ! " Il plongea néanmoins ses yeux dans les siens. Erreur, grave erreur que celle là où il se noya dans ses deux ciels d'été. Il fallait cependant qu'il réponde, il ne pouvait pas rester silencieux tel un benêt .
Intimidé dites vous ?..... Certes non..... désirez vous que je referme les fenêtres...
ajouta t-il pour changer de sujet et surtout avoir une raison de se lever..

La Belle imprima son regard dans le sien longuement avant de répondre, cessant subitement de jouer avec sa mèche de cheveux qui retourna sombrer contre sa poitrine.

Non... je n'ai pas froid... je vous remercie... Contente dans ce cas de ne pas vous intimidez...
Dit-elle dans un souffle, respirant de plus en plus difficilement....

Castelreng ne savait pas comment s'en sortir, il aurait bien eut besoin d'un bon verre d'alcool là et encore doutait que ça lui suffise pour se retenir. Il ne parvenait pour le moment à détourner le regard, ses yeux semblaient soudés aux siens et dieu qu'il aimait s'y perdre !! Mais misère que cela devait dangereux !! Il inspira un grand coup et laissa le silence s'installer. Il ne savait que dire, et se voyait à se perdre dans son imagination trop débordante quand il s'agissait d'elle. Il fut cependant sauvé lorsque se fit entendre le miaulement du chaton qui dormait dans son panier sur un fauteuil un peu plus loin. Gamin redressa la tête....

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip sortie de la bibliothèque et croisa Oriabel. Après de vaine remontrance, plus douce que sévère, il la laissa et s'en alla dans la cours finir sa préparation! Il devait encore préparer son voyage!!! Le départ était pour bientôt et il devait faire vite!

Il descendit donc dans la cours en accrochant un valet qu'il entraina avec lui.


Vous allez me tenir compagnie et faire porter les flacon que je vous donnerai en cuisine! Ils devrons rester au frais. Il y aura aussi un petit parchemin et un mesureur que vous devrez remettre au maître de la maison.

Arrivé dans la cours, Skip vérifia la puissance du feu et la quantité de liquide obtenu. Tout était parfait. Encore deux minutes...

Quand ce fut prêt, Skip étouffa les flammes, jeta le tas de cendre et de paille à moitié brulé dans un tas qu'il laissa pour qu'un jardinier vienne les prendre et les mettre aux fleurs, puis récupéra le liquide qui avait fini de condensé dans la petite fiole.

Il intégra le liquide a ce qu'il avait déjà préparé et mélangea bien le tout! Voilà que tout était prêt!!!

Il prit donc deux bouteilles qu'il donna au valet. L'une de couleur brunâtre, l'autre plutôt rosé. Il donna aussi un parchemin* et un petit mesureur gradué*.


Le tout doit rester au frai et le parchemin ainsi que le mesureur donné au maître de la maison... va pendant que je désassemble mon matériel.

Le laissant partir les bras chargés, Skip désassembla son alambic et jeta l'eau usé dans la cours. Il plia sa petite table portative et rangea le tout dans son chariot puis parti sans dire quoi que ce soit d'autre.

__________________________________
*Parchemin: Voici les dosages et comment reconnaître tel ou tel remèdes.
Vous avez en votre possession un mesureur gradué de 3 lignes.
Le premier remède à prendre une fois par jours est de la couleur brunâtre.
Le dosage est de 1 oz, soit 3 lignes du mesureur. À prendre le matin avec le repas. Il peut être mélanger avec la tisane ou le lait. Le goût est pas trop mauvais malgré la couleur. Il aidera à l'humeur et au retour de la mémoire. Il n'est pas suggérer de prendre de l'alcool durant le traitement, mais à de faible quantité, soit un verre de vin ou deux choppe de bière, ce sera parfaitement toléré. L'abus est absolument à éviter!!! Les effets pourrait être dévastateur1.
Le deuxième remède est de couleur rosé. À prendre à chaque repas, comprit le matin.
Le dosage est de ¼ oz, soit une ligne du mesureur. Le goût étant plutôt âcre et désagréable, je le suggère mélangé dans du miel ou dans le repas lui-même afin d'en dissimuler la saveur. Il aidera surtout au retour de la mémoire et aussi a reprendre les forces nécessaire ainsi que le poids perdu durant les longs mois de régime et de prostration.
Je recommande aussi l'abstinence pour le couple. Mais suggère que des discutions de famille et de couple soit mise en œuvre afin d'aider Donà Oriabel à recouvrer la mémoire.
De plus, la fiole rouge que je t'ai donné contient un liquide très puissant à ne surtout pas prendre à la légère! Une goûte par jour et pas plus!!! De grave conséquence2 pourrait en résulter!

*Mesureur: Il est gradué de la sorte, première ligne ¼ oz; deuxième ligne ½ oz; troisième ligne 1 oz.

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[hrp]HRP:
1: Les effets dévastateur consiste en la même chose que de prendre de la morphine avec de l'alcool!!! Des réactions, donc, équivalente a des crises psychotiques. Accès de rages violente, inhibition de la douleur et de tout sentiment hormis celui de toute puissance et d'invulnérabilité. Vue que c'est une femme, l'impuissance est invisible, mais sa enlève toute libido si mélangé avec de l'alcool en grande quantité. Le médicament en soit régularise les émotions. C'est grosso-modo un antidépresseur à base de pavot (ont fait la codéine, la cocaïne, l'opium et la morphine synthétique avec ça!) avec d'autre psychotrope plutôt fort et relativement dévastateur. De nos jour un tel produit serait absolument interdit!!! Ou prescrit sous plusieurs réserve!, mais Skip est un cinglé qui prend quotidiennement de la drogue!!! Il n'a plus toute sa tête! Bref... Bien suivre les recommandations! Si vous décidez de ne pas les suivre, écrivez-moi pour que je puisse vous aider à diriger votre RP en condition!
JE RAPPEL QUE LA DROGUE N'EST JAMAIS UNE SOLUTION, MAIS PLUTÔT UN PROBLÈME!!!
Si vous suivez la vie de Skip, mon personnage, vous comprendrez que la drogue lui a apportez plus de problème que quoi que ce soit d'autre!
Voilà!

2: Petit message pour LJD Castel. C'est un inhibiteur de libido! Une seule goûte et 10 minutes plus tard il n'aura plus aucune envie sexuelle de quelque forme que ce soit!!! Que ce soit dans sa tête ou dans son corps!!! Une goute est suffisante pour lui enlever toute forme d'envie que ce soit... Il n'aura plus envie de ce battre, de draguer, ou tout ce qui est typiquement masculin!!! De plus, il risque d'avoir des envie plutôt féminine!!! Des douleurs aux mamelons ainsi qu'un rasage moins fréquent! S'il y a abus, ça peut être pire!!! Grosso-modo c'est de l'œstrogène d'origine végétal mais très très très très concentré!!! Je l'ai déjà dit! Skip est un fou!!!

Bon jeu![/hrp]

Valet de Cordas, incarné par Castelreng a écrit:
Le jeune garçon qui était resté près du médicastre depuis que celui ci s'en était retourné s'affairer autour de son alambic, n'avait rien perdu des gestes du savant.

Oui Senhèr....

C'est donc avec la plus grande attention qu'il écouta les conseils de Skip. Il prit comme un précieux trésor les deux flacons, le mesureur et le parchemin, salua et fila prestement en cuisine pour mettre la médecine au frais.

Parvenu dans la grande pièce, il n'eut d'autre choix que de devoir confier les flacon à la cuisinière qui, telle une reine, faisait sa loi en ce lieu. La femme, forte de caractère et de sa personne, ronchonna de devoir mettre avec ses précieuses denrées, des flacons de médecine mais obtempéra cependant. Rassuré, notre jeune valet s'en retourna donc non s'en avoir avant chipé une pomme, apporter le mesureur et le parchemin à son maître. Trouvant qu'il n'y avait plus tellement urgence, il prit le temps de manger sa pomme, avançant en rêvassant jusqu'à ce qu'il soit enfin devant la porte de la bibliothèque.

Celle ci était ouverte et le valet pouvait entendre ce qui se disait dans la pièce. Le seigneur n'était pas seul, son épouse était présente. Aussi, durant quelques secondes, se demanda t-il si il lui fallait ou non déranger le couple. Il ne connaissait pas la Dame, ne travaillant là que depuis peu et ne l'avait pas encore vu. Curieux, comme tout enfant d'une douzaine d'années, il ne put que tendre le cou afin de voir un peu à quoi ressemble la Donà de Cordas. De là où il se trouvait, entre le chambranle de la porte et celle ci, il ne voyait que le dos de la tête de son maître et un morceau de la robe de la dame.

Déçu de ne pouvoir la voir vraiment et honteux d'espionner de la sorte, il fit par faire remarquer sa présence en s'avançant de quelques pas et en toussotant...

Oriabel a écrit:
[rp]Cet homme... qui était-il finalement ? Un homme sans plus, des plus séduisants cependant. Elle voulait bien à elle-même se l’avouer malgré qu’elle n’ait cessé de le repousser depuis la veille. Quelques années plus âgée qu’elle mais ce petit coté de maturité ressortant chez le Seigneur de Cordas avait tout pour susciter en elle des envies que pourtant elle avait depuis refoulé. Pourquoi ce changement soudain ? Le fait qu’il était marié ? Surement une des raisons, la curiosité la poussait à vouloir lui laisser une chance, à le connaitre… plus en profondeur, intimement. Mais l’élixir du Mestre Skip n’y était pas étranger. Plus calme, elle était plus propice aux rapprochements.

Confortablement installée dans son fauteuil qu’avec précédemment occupée le médicastre, elle dévisageait, voir dévorait son mari des yeux. Elle en appelait à sa mémoire les souvenirs mais elle marquait également dans son esprit chaque trait de son visage pour pouvoir mieux y rêvasser lorsqu’elle serait seule. Plus elle le regardait… plus cette chaleur volcanique se consumait en elle. Son cœur se mit étrangement à battre la chamade…. Elle se mordit la lèvre tout en tâchant de résorber de nouveau ce désir brulant. Elle voyait ses lèvres se muer aux siennes langoureusement… ses mains la façonner comme un artiste sculpteur d’argile…. A un moment elle fut si troublée qu’elle en serra crispement les jambes. Confuse, désireuse, envieuse elle l’était tout à la fois.

Il s’en fallu de peu pour qu’elle se rue sur lui pour l’embrasser jusqu’à lui couper le souffle. Autre chose attira son attention… mais pas qu’à elle seule et il ne s’agissait pas là de son mari. Un petit miaulement, une petite boule de poil qui s’étirait paisiblement dans un panier avait aussi attiré l’attention de l’énorme chien à ses pieds. Gamin avait redressé la tête, figé et prêt à bondir. Il n’était peut-être plus en âge de jouer mais ce genre d’animation dans la maison semblait rare et hors de question de laisser sa place à un intrus. La Dame du Cougain se leva d’un bon avant que son chien n’est pu seulement se redresse.

Gamin… Non… couché !

L’énorme nuage blanc la regarda avec son air dépiter mais se recoucha aussitôt sous les ordres de sa maitresse, une petite lamentation avant de nicher sa tête entre ses pattes résignée.

Je crois Sieur Castelreng que notre entretien va s’achever ici pour aujourd’hui je ne le crains… il vaudrait mieux pour ce chaton que je regagne ma chambre avec Gamin. Je vous remercie tout de même de cette entrevue. J’espère que cela fera ressurgir des souvenirs …

Elle lui sourit tendrement, de façon très franche et sincère. Loin de se douter à qui était désigné ce petit animal de compagnie sous son toit, elle lui adressa un regard admiratif. Tout lové en boule, il venait de s'assoupir de nouveau comme si de rien n’était… un profond sommeil le gagnant.

Nous nous retrouverons sans doute pour le repas du soir…

Comme elle allait partir, un toussotement dans la porte, Castel en train de se redresser pour la raccompagner tout aussi surpris qu’elle. Elle mira ses grands yeux bleus sur l’intrus. Elle lui sourit doucement, l’invitant à entrer du même fait.

Entrez … j’allais quitter si vous aviez à vous entretenir avec le Maistre de maison.

Employé ou pas, elle n’en savait rien et avait préféré l’appeler ainsi étant certaine de ne pas faire offense au garçon. Castel lui sembla le reconnaitre puisqu’il le regardait avec un air plutôt familier, elle s’attarda donc seulement un peu sur le pas de la porte, pour voir de quoi il en retournait… très curieuse la blondinette tout de même…

Gamin… tu viens…. ?

Le chien pris tout se temps à se lever, pas étonnant vu la grosseur quand y’a pas de chat pour nous titiller ! Elle sourit de nouveau à la voir faire, un air angélique et épanouie sur le visage…. Mais toujours aussi troublée de la présence de cet homme qui la rendait inconfortable et envieuse.
[/rp]

--Castelreng a écrit:


Sauvé par le gong….

Sauvé par le miaulement d’un chaton oublié…

Sauvé de ses pulsions qu’il avait mal à retenir au fur et à mesure que le temps coulait. Tel un venin puissant s’infiltrant petit à petit pour se propager vicieusement dans chacune de ses veines, le désir était proche de gagner son esprit. Un combat inégal faisait rage en lui, ses défenses tombaient les unes après les autres, fondant comme neige au soleil par un simple regard azuré, un sourire timide mais unique, une voix douce et cependant ensorcelante, un visage d’une beauté époustouflante, un corps à damner un Saint. Autant d’assaillants qui ne pouvaient que le laisser vulnérable.

Sauvé par les reflex encore vifs du vieux chien...

Non qu’il ne voulait plus avoir la présence de son épouse, au contraire ! Mais son état imposait qu’il se retrouve seul pour se reprendre et surtout tester l’efficacité de la médecine de Skip. Devoir prendre potion pour endormir ce qui fait de lui un homme ne lui plaisait certes pas, mais après cet intermède, il se rendait bien compte qu’il n’aurait pas le choix que d’endormir la passion que sa femme lui offrait par sa simple présence.

Debout, elle était à présent à regarder le chaton retourner à ses songes, le sourire attendri de son épouse pour cette jolie boule de poils n’échappa pas à Castelreng. Rien ne lui échappait la concernant, sans vraiment le savoir, il disséquait ses moindres faits et gestes, s’en délectant comme on le ferait à gouter au plus savoureux des mets. Il en aurait d’ailleurs bien fait un festin de sa belle épouse !

Non ! Surtout ne pas penser à ce qui pourrait être mais se concentrer sur ce qu’il devait être !! La dame de Cordas venait de lui signifier qu’elle allait se retirer dans ses appartements pour la sécurité du chaton, lui ne voyait là qu’un départ pour sa sécurité à elle, car tel le loup affamé devant sa proie, il était à deux doigts de se ruer sur elle pour la dévorer toute crue.


Ce fut un plaisir Ma Dame que de passer un moment en votre compagnie…

Une torture que de me retenir à t’enlacer et à prendre d’assaut tes lèvres … ajouta t-il pour lui-même.

J’aurais grand plaisir à vous retrouver au souper mon épouse… Acheva t-il en se redressant pour la raccompagner à la porte.

Un toussotement discret, Cordas tourna la tête vers la porte. Avant même qu’il ne puisse intervenir, il écouta sa fragile épouse faire son devoir de maîtresse de maison et en son fort intérieur en fut heureux. De l’entendre s’adresser au jeune valet le rassura sur le fait qu’elle se sentait à l’aise dans la demeure et la couva d’un regard empli de fierté. Le valet s’avança donc après avoir laisser le passage à la dame et tendit ce qu’il avait en main à son maitre en lui expliquant en quelques mots qu’il s’agissait là du mesureur et d’une notice concernant la médication qu’avait laissé Skip. Castelreng prit donc ustensile et parchemin, renvoya d’un mouvement de tête le garçon et s’empressa de lire le vélin, fronçant les sourcils devant le sérieux qui le prenait à chaque ligne qu’il parcourait. Il rangea ensuite le parchemin dans l’un des tiroirs de son bureau, alla jusqu’en cuisine afin de voir les fioles en question et donna les instructions strictes à la cuisinière concernant le régime spécial de son épouse, lui confia le mesureur en lui disant que cela devait commencer dès le prochain repas. Chose faite, il était maintenant grand temps d’aller rendre visite à sa fille ainée et pour ce faire, retourna chercher le panier où dormait le jeune chat et se dirigea vers la chambre de la damoiselle…

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