Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord

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MessageSujet: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   Jeu 13 Oct - 12:12

Nane94140 a écrit:

[HRP : Nous demandons que les personnes qui souhaitent intervenir nous joignent a l’avance par mp soit à moi-même soit à Castelreng en nous expliquant en quelques mots le pourquoi et attendent notre accord pour poster. Merci d’avance]


[Quelque part dans une taverne entre Mimizan et Albi]

La blonde pleurait comme une madeleine assise devant sa chopine. Bon, la chopine, normal pour une pochtronne mais pleurer … Pourquoi pleurait-elle d’abord ? Elle essayait tout simplement d’assimiler les derniers évènements qui étaient survenus dans sa vie mais n’y parvenait pas. Tout tournait dans sa tête…. elle se rappelait.

Depuis plus de 6 mois Marcj dormait de plus en plus, il était atteint d’une maladie de langueur que malgré toute sa science de médicastre Nane n’arrivait pas à soigner. Marcj s’endormait n’importe quand et n’ importe où et malgré ce sommeil quasi permanent, ses forces allaient en s’amenuisant. Elle avait épuisé également la plus part des préparations composées pour elle pas ses amis Garriguette Eric et Fregouille Maitres herboriste à la guilde du même nom, rien n’y avait fait. Elle avait même, dans le plus grand secret consulté une femme qu’on disait sorcière, pour s’assurer qu’un mauvais sort n’avait pas été jeté à son époux bienaimé

Même pendant le trajet qui les a menés jusque Mimizan la blonde a conduit tout le trajet alors que son époux tentait de refaire ses forces à l’arrière de la charrette confortablement installé sur les piles de marchandises. C’est donc épuisée qu’elle est arrivée à bon port. Comme de juste pendant qu’elle faisait connaissance avec les habitants de Mimizan, son tendre dormait encore.

Pendant la noce de son filleul elle a la surprise de voir son mari qu’elle avait laissé épuisé a l’auberge entrer dans l’église d’un pas plus gaillard que depuis bien longtemps. Serais ce le miracle qu’ils espéraient ?


Marcj a écrit:

[dans une chambre à Mimizan …]


Il se réveilla alors que le jour était levé depuis fort longtemps.
Comme a son habitude, il débuta sa journée par une petite toilette, mais en se penchant sur la vasque remplie d’eau, l’image que la surface lui renvoyait était loin de ce qu’il espérait y voir…

Il dormait pourtant plus que de nécessaire, mais la fatigue ne le quittait pas, il se reposait, mais ces forces ne revenaient pas. C’est comme s’il mangeait mais qu’il se sente toujours affamé.

A voir son reflet dans le baquet, il avait du mal à se reconnaitre.
Certes il n’était plus du plus jeune âge, et la vie ne l’avait pas épargnée, mais le visage qu’il apercevait n’était pas des plus glorieux.
Il soufrait d’on ne sait quel mal. Sa douce le nommait « la maladie de langueur », et lui faisait boire toutes sortes de soupes et potions, aux gouts fort divers allant du pire, a l’acceptable, mais toutes avaient le même résultat : Rien n’y changeait, la fatigue le gagnait toujours.
Jamais il n’avait connu une telle condition.
Il avait toujours été de nature vigoureuse, et jamais le travail ne lui avait fait peur, mais ces derniers temps plus rien n’allait.
A contempler son reflet, il ne reconnaissait pas l’homme qu’il y voyait, mais plus son grand oncle Erwin.
L’un de ces oncles, qui, aussi loin qu’il s’en souvienne avait toujours ressemblé a un vieillard, jusqu'à ce que le très haut l’appel a lui.
A ce voir ainsi, il ne put retenir les larmes qui coulèrent de ces yeux…
Il se reprit et, d’un revers de main, effaça les larmes de ces joues.
Demain, le mariage de Satolas et sa promise doit avoir lieu…… il n’est point temps de s’apitoyer sur soi-même ….
Puisqu’il devait se rendre en l’église demain, il serait peut être l’heure d’y faire une prière ……



[Au mariage de Satolas et Nini …]


Fatigué , vouté et marchant comme un vieillard, il était arrivé en retard au mariage, et en fort mauvaise forme. Il donna le change en se redressant au mieux, faisant attention d’assurer ses pas, afin qu’aucun de se doute de son mal. La plus difficile à berner serait certainement sa douce …
A la fin de la cérémonie, il fit, comme il se l’était promis la veille, une prière.
Il s’agenouilla, ferma les yeux et récita de nouveau son crédo :



Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyre pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.


Auquel il ajouta :

Je crois aussi que l’Action Divine peut me venir en aide
et que si c’est le souhait de dieu, mon état peut s’améliorer...

S’il en est ainsi, je m’engage à rentrer au monastère
A y passer l’ensemble de mon temps dans la prière
Et à servir la parole de Christo, et les écrits d’ Aristote...

Mais s’il est de ma condition de finir ma vie ainsi
Je l’accepterai...

...Amen
.


Il se releva péniblement et quitta l’église.

Sur le chemin du retour, alors qu’il avait quitté l’église exténué, a sa grande surprise, il s'aperçu que sa démarche se faisait plus ample et plus légère…

Nane94140 a écrit:

Dans l'église de Mimizan réminiscences du passé

L’église, moment fort de recueillement, les cœurs et les âmes s’élèvent vers le très haut. Tout en priant pour le bonheur de son filleul et de sa belle épouse, la blonde ne peut s’empêcher de glisser une pensée pour son cher et tendre.


Toi la haut qui nous écoute !
Je ne te demande pas souvent grand-chose et jamais pour moi.
Cette fois ne fait pas exception.
Je t’en supplie Toi qui, dis t’on, nous aime tous tel que nous somme !
Toi qui veille à notre bonheur, à notre bienêtre !
Toi qu’on dit la miséricorde en personne !
Fais que mon ange recouvre la santé fait qu’il redevienne l’homme fort et plein d’allant qu’il était il n’y a pas si longtemps encore !
Ma science de médicastre a été impuissante à le soigner ta volonté a surement pris le pas dessus.
Je donnerais tout pour qu’il redevienne l’homme que j’aimais tant, qui riait avec moi, qui me serrait dans ses bras, qui me portait le soir au retour de la taverne lorsque j’étais trop éméchés pour rentrer, l’homme qui m’a donné deux magnifique petits que j’aime de tout mon cœur.
Aie pitié de mon cœur meurtri !
Rend le moi je t’en supplie !


C’est à genoux sur son bac de prière que la blonde achève d’implorer le très haut, son visage est ravagé de larmes. Elle se relève difficilement à la fin de sa supplique.
Elle ne manque pas de constater le changement qui semble intervenir dans l’attitude de son époux bien aimé, ses épaules qui se redressent peu à peu, son regard qui se fait plus vif, son pas plus assuré lorsque la noce s’achève et qu’il disparait lentement sur le parvis, en directions de leur chambre d’auberge.


Marcj a écrit:

[De bon matin, le lendemain de la noce ....]

Cette nuit là, celle qui suivit la noce, il dormi du sommeil du juste ….
Il se réveilla au petit matin, juste au levé du soleil. Il regarda à ces cotés, sa douce dormait encore.
A sa grande surprise, il ne ressentait aucune fatigue, aucune lassitude, il sentait sont esprit vif et réveillé comme il ne l’avait senti depuis longtemps.

Il se dirigea vers la fenêtre, regarda le ciel qui prenait une couleur orangé éclairci par de fines lamelles de blanches que faisaient les nuages.
Devant la splendeur de la création divine, son serment de la veille lui revient.


Mon dieu, tu m’as entendu ….. Merci …merci…..

En se retournant vers sa femme, son regard s’était embué de larmes.
Il se dirigea vers le lit et s’assit sur le bord, du coté ou dormait encore sa tendre épouse.
Il la contempla.
Son cœur se serra, il l’aimait mais il fallait maintenant qu’il lui annonce la teneur du vœu qu’il avait fait et qui avait été entendu ….

Nane94140 a écrit:

Elle avait rejoins son époux au cours de la nuit, s'était glissé tout contre lui comme a son habitude afin de savourer sa chaleur et la douceur de sa peau.

Elle se retourne en le cherchant du bras lorsqu'il quitte le lit lui laissant une sensation de vide dès qu'il s'écarte un peu.

Encore à demi endormi elle tourne dans le lit en entendant ses pas et ses murmures dans la petite chambre de l'auberge de Mimizan ou ils sont accueillis le temps de la noce. Elle ouvre un œil embrumé encore par le rêve ou elle se complait et murmure

revenez vous coucher mon cœur le soleil n'est même pas encore levé.

D'un geste machinal depuis le début de leur union, elle lui tend ses bras blanc, doux comme la plus fine soie.

Elle n'a pas encore réalisé que le voir debout est une surprise de taille les derniers mois ont été si durs. Ce sommeil quasi permanent était une telle désespérance. Il revient s'assoir a ses cotés sur la paillasse d'herbe fraiche recouverte d'un beau drap de lin bien blanc. C'est a cet instant qu'elle réalise enfin l'inimaginable et ses bras retombent sur la paillasse alors qu'un sourire de pur bonheur entaché cependant d'incrédulité, illumine son visage


Mais... mais.... vous êtes déjà... debout ? pourquoi faites vous donc si sombre visage mon ange ? vous devriez vous réjouir au contraire !


Marcj a écrit:



[Au pied lit, la vie ....]


Marcj passa une main sur la joue de sa douce.
Oui je suis debout ….. et je me sent … merveilleusement bien.
En pleine vie, comme je ne me suis pas senti depuis fort longtemps.

Il sourit, du moins, c’est ce qu’il essaya de faire, mais cela ressembla plus à une grimace.

Vous savez ma douce… hier , juste après le mariage …dans l’église… j’ai prié le très haut, et je crois qu’il m’a entendu ….


Elle regarde son époux les yeux brillants d'espoirs

Est- ce vrai ? Vous êtes guéri ? Mais c'est merveilleux !
Je priais pour vous moi aussi pendant la noce savez vous ?


Doucement elle lui tend à nouveau les bras comme pour l'y attirer et s'assurer qu'il est bien en pleine forme comme il le dit si bien
Marcj se penche vers sa douce, et l’embrasse tendrement.
Il sent ses bras se serrer autour de son cou et sent son cœur qui se serre.

[color=blue]Ma douce il faut pourtant que je vous dise …

Me dire quoi ? Que notre vie va recommencer comme avant ? Plus belle qu'avant même peut être ?

Non ma douce …. J’ai promis ….. promis de ….


La blonde blêmit elle connait le poids et le prix des Serments c'est d'"une toute petite voix qu'elle demande :
Promis quoi ?

le visage de marcj s'empourpra
j'ai promis que si le très haut me faisait grâce de sa bienveillance, je ....
je .... .


Elle reste muette en attendant, le souffle court, la suite de ses paroles

je rentrerai au monastère .

Nane reste sans vois un moment sous le coup de la stupeur


Comment ça entrer au monastère ?
Pour quelques jours j'espère uniquement je sais combien vous détestez ce monde feutré et morne

l'Albigeoise en bafouille presque tant sa stupeur est marquée


vous savez que je ne porte pas les moines dans mon cœur, mais j'ai promis de servir la parole de christo et de la partager avec les autres ... et ce le temps qu'il faudra .

NOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNN

Je ne veux pas vous perdre mon cœur alors que je vous retrouve tout juste !


Mais ma douce ....
si je suis ainsi ... c'est bien grâce au très haut


Vous ne pouvez avoir promis cette contrepartie au Très haut .
C'est impossible !!!


La panique l'envahit, la plus abjecte des peur aussi, celle de le perdre a jamais, lui, son cœur, sa vie !


Mais il ne peut pas exiger ça de vous, de nous , je ne peux pas vivre sans vous sans vous je ne suis rien !
Ses dernières paroles s'achèvent dans un long sanglot déchirant !


Je sais bien que la contre partie est grande
mais il devenait invivable de continuer ainsi

ses yeux se brouillent

Ayez confiance en la bonté du très haut ....
mon sort est désormais entre ses mains et lui seul, pourra décidé de me libérer ou si tel lui plait de me garder a son service …i


La femme le regarde de ses yeux verts de sorcière plus flamboyants encore d'être trempés de larmes.


Alors si vous êtes entre ses mains pour vous en libérer je tenterais d'obtenir un miracle de sa volonté.
Qu'il vous rende a moi !
j'irais le prier la haut a Parisi


A Paris ?!? mais que diantre allez vous y faire ?
vous savez que dieu est partout , il n'y a point besoin d'etre a paris pour le prier !


les larmes coulaient de ses yeux, mais dans ceci on pouvait lire désormais de la peur
Je sais que des gens fort pieux construisent la bas la plus belle cathédrale du monde


Mais vous ne pouvez y aller seule !
La route y est trop longue et trop dangereuse !!

Cela fait maintenant plusieurs années.au pied de cette cathédrale ont lieu des miracles. d'ailleurs certains on nommé le site qui jouxte la cathédrale en mémoire de ces miracles "La cours des miracles"
Je veux conserver l'espoir de vous retrouver un jour alors j'irais y prier
J’irais en pèlerin seule sans argent sans nourriture en mendiant s'il le faut, mais je veux que le très haut voit combien je vous aime, et combien j'ai besoin de vous

Vous savez que je vous aime aussi et que mon amour pour vous et plus important pour moi que tout le reste …. mais cette promesse je doit la tenir, pour moi mais aussi pour vous , c'est mon seul espoir de "revivre" enfin vraiment avec vous !
A vos coté, tel que nous le faisions au début de notre rencontre !

Je veux aussi qu'il comprenne le mal qu'il me fait a nouveau en vous enlevant a ma tendresse !
s'il n'accède pas a ma requête alors que je vais le trouver en humble suppliante je pense que je ne vous retrouverais que le jour ou vos enfants aurons déjà eux même des enfants adultes

Le monastère, me privera certainement de la chaleur de votre corps, mais il ne pourra vous retirer de mon cœur.


Devant ces mots Marcj s'effondra et les larmes coulèrent de plus belle sur ses joues.
La blonde a glissé a terre elle enserre les genoux de son époux dans ses bras et a posé sa tête sur ses genoux, a travers ses larmes en hoquetant de chagrins, elle l'interroge :


Et quand voulez vous vous enterrez vif ?


Elle ne peut retenir un ressentiment intense dans ses propos autant que dans le ton de sa voix.
Avec une grande difficulté, déglutissant à plusieurs reprises, il chuchota :

Dés notre retour a Albi


Rageuse maintenant, car elle sait combien elle a raison dans son refus de ce vœux, elle continue avec une ironie grinçante, méchante même, sa peur de le perdre et la douleur la dirigent seules.

Dès notre retour a Albi ? Voyez vous ca ! et je suppose qu'il faut que nous partions toute suite maintenant !
Car vous avez hâte de vous cacher aux regards des hommes et aux miens !

Il releva sa tendre et la serra contre lui, il passa une main dans son dos et de l'autre il caressa ses cheveux

Ma douce ne vous laissez pas emporter par la rage ….
Je connais bien ce que cela peut entrainer

elle le repousse avec violence.
Marcj la regarde incrédule


la rage me permet de supporter de ne pas devenir folle


Mais Nannnnne , enfinnnn .... vous savez bien que ....


je sais que vous m'aimez mais je ne peux pas accepter ce voeux qui vous arrache a tout ce que vous aimez
comment croyez vous qu'Ogier et Aelys vont réagir ?


Comment réagissent- ils déjà en voyant leur père dormir a toutes heures ?


j'irais a paris puisque vous tenez a l'accomplir mais si le Très haut ne vous libere pas ....
Je vais préparer les bagages…

Elle tourne les talons et enfourne sans distinctions les habits qui trainent un peu partout dans la pièce dans le grand coffre de voyage.

Marcj reste ainsi , aux pieds du lit , les bras ballant, regardant sa femme pleine de rage , se démener en tout sens….


Vous dormez certes mais vous êtes là, et ils le savent !

Maintenant je serai moins là , mais ils me verront éveillé et tel que je suis, non comme le vieil homme fatigué que j'étai

Nous partirons demain puisqu'il en est ainsi autant que cela ne dure que le moins possible

Quand a nos enfants vous n'aurez plus guère le droit de les voir
a part a travers une grille au parloir du monastère

La blonde continue à s'affairer déchargeant sa fureur sur les malheureux vêtements qui n'y sont absolument pour rien


Vous vous en doutez bien ?

Mais non ma douce, je n'y serai pas enfermé ... il me sera possible de sortir, comme pourrai je rependre l parole d'Aristote si je ne sort point ?
je passerai vous voir tous, a chaque fois que le divin voudra bien m'accorder un peu de liberté.


Vous ne parviendrez jamais à me convaincre que ce vœux est un bien fait qui vous dit que ce ne sont pas MES prières plutôt que les vôtres que le Très haut a écouté ?

Il attrapa sa douce au vol , alors qu'elle ruait en tous sens dans la petite chambre. il la bloqua dans ces bras avec sa d'autrefois enfin retrouvé ;

je ne saurai le dire , peut être avez vous raison .... et si c'est le cas, mon séjour ne devrait donc point durer

Nane, plaquée contre le mur immobile la poitrine palpitante, à peine vêtue puisqu'elle sort du lit elle s'apaise peu a peu en sentant la douce chaleur du corps tant aimé.

L'homme desserre doucement son étreinte, puis pose ses lèvres sur les siennes et l'enlace d'un des baisés les plus passionnés qu'il ne lui avait donné depuis très longtemps.

Si son esprit tente encore de se rebeller, le corps de la blonde si longtemps privé de celui de son aimé réagit immédiatement a ce baiser, elle lui rend son baiser ses bras s'enroule passionnément autour de lui passion du désespoir sans doute

Ils se laissent tomber sur le lit, là ou tout avait commencé, et dans les bras l'un de l'autre, entament de se montrer l'un l'autre la grandeur de leur amour…





Citation :
Nota bene : D’une telle grandeur, d’une telle ardeur, ami lecteur, la description ne sera point faite.
Non point pour préserver les plus chastes oreilles, mais plus pour respecter, grand bien leur fasse, les derniers instants volés des deux amants …


~~~~Fait à 4 mains et posté avec l'accord de ljd Nane~~~~
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MessageSujet: Re: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   Jeu 13 Oct - 13:09

Nane94140 a écrit:

Quelques jours plus tard lors d’une halte entre Mimizan et Albi


Dans une Taverne la blonde a entrepris d’épancher son chagrin dans une missive. Qui mieux que son frère dont l’épouse, de santé fragile, fait de fréquents séjours au couvent peut comprendre sa peur de la solitude le déchirement que représente l’absence de l’être que l’on aime plus que tout. Elle sort de son inépuisable besace le nécessaire pour rédiger une missive.

Citation :
Bonjour mon frère,

Je viens vers toi pour trouver un peu de réconfort je sais que tu comprendras sans peine la situation ou je me trouve pour la vivre toi même.
Je suis actuellement à Mimizan pour les noces de mon filleul.

Marcj vient de me révéler une terrible nouvelle, il a décidé de devenir moine.

Je vais donc après les noces de mon filleul Satolas le raccompagner à Albi afin qu'il entre au monastère et se consacre à la prière et après prendre la route. Pour ou je ne le sais pas encore mais j'ai besoin de me reconstruire et de lécher mes plaies. Quand je dis je ne sais pas, je mens, je pense partir pour Paris ou les bâtisseurs de cathédrale sont à l’œuvre. Je pense que dans la plus belle cathédrale du monde aristocélien, le Très haut entendra mieux ma supplique.

Si tu savais combien je me sens triste et abandonnée suite à cette décision.....

Peut être mes voyages me permettront ils de retrouver un compagnon sinon, la cours des miracles, qui accueille toutes les détresses me recueillera bien.

Je t'aime mon frère
Ta seurette préférée.


La fin de la lettre est à peine lisible à causes des larmes qui ont délayé les dernières lignes par endroit. Mais Nane n’a pas le courage de recopier. Elle roule le parchemin le plus finement possible.

Un coup de sifflet appuyé fait apparaitre un vieux pigeon blanc le pauvre volatile commence à se déplumer depuis le temps qu’il accompagne sa maitresse dans tous ses voyages. On se demande même comment il parvient encore parvenir à voler tant on voit la chair par endroit. Mais la blonde a confiance dans l’endurance et l’intelligence de son vieux compagnon de galères. Le temps que mettra la lettre à arriver sera plus long et alors ? Qu’est ce que cela pourra bien changer.


Elle accroche le parchemin à la patte du pigeon et le fait s’envoler par la fenêtre en lui murmurant

Trouve Cast il doit être à Narbonne.

Elle regarde l’oiseau s’envoler en perdant quelques plumes au passage
.

Citation :

Castelreng




    Une paire de jours plus tard – Dans le fin fond du Languedoc – Narbonne.



Encore une journée qui ressemblerait à l’identique à celle de la veille, l’avant-veille, l’avant avant-veille etc. etc. Voilà bien ce que se pensa le Ténébreux ce matin là au réveil. Il faut bien le dire, l’ennui le gagnait petit à petit comme une gangrène rognant au départ un orteil pour ensuite monter traitreusement à la jambe. Il se trouvait dans cet état depuis qu’il lui avait fallu aller récupérer le corps de son amie Sélola à Carcassonne suite au naufrage de son navire le Monaco. Il s’extirpa néanmoins de son lit, se rafraichit le corps et le visage à l’eau fraîche, se vêtit ; bas, braies, chemise, bottes. Accrocha son épée, prit sa toque rageusement et sortit de sa chambre.

Encore une journée à voir Castelreng d’une humeur de chien.

Si l’ennui le rongeait, il n’avait pas perdu l’appétit. Une fois parvenu dans la pièce que nous nommerons « salle à manger », il jeta au hasard sa toque, s’installa sur une lourde chaise devant la grande table sur laquelle attendait un assortiments de mets et prit le temps d’engloutir quelques pâtés, une belle portion de fromage, quelques tranches de jambon accompagnées de pain et les trois quarts d’une tarte aux pommes saupoudrée de cannelle. Le tout bien entendu arrosé d’une paire de gobelet d’eau de vie. Tout en avalant son « encas », il se demandait ce qu’il allait bien pouvoir faire de sa matinée.


Se rendre à la forge pour vérifier que son forgeron n’est pas à lambiner ; Le bruit du marteau sur le fer, la chaleur étouffante du feu ronflant ne l’en encourageait pas.

Aller aux abords de ses champs ; Rien à voir en cette saison. Ses paysans restaient au chaud dans leurs bicoques et profitaient de l’hiver pour restaurer leurs outils afin d’être opérationnels le printemps arrivant.

Tout ceci ne lui donnait même pas l’envie de sortir de chez lui et passer la matinée à regarder des bûches flamber dans une cheminée ne l’attirait pas plus. Il pourrait certes, passer du temps avec ses jeunes enfants, se mettre à la recherche de son épouse qui avait le don de rester trop discrète ces derniers temps. Il avait également le choix de pouvoir aller croiser le fer avec Merer ou son fils ainé. Un bon moyen de se défouler et de laisser au loin sa « mélancolie ».Mais non, rien de tous cela ne le tentait.

Une fois l’estomac bien lesté, il se leva, sortit de la pièce à grand pas, en oublia sa toque et hâla le premier domestique qu’il croisa.


Qu’on fasse seller Espoir sur le champ !! Tonna t-il plus qu’autre chose Et qu’on m’apporte chapeau et mantel !

Il irait finalement vers la plage, profiter de cette grande étendue pour faire galoper son fidèle palefroi, s’enivrerait de l’instant et qui sait, si son humeur revenait un peu vers le beau fixe, ferait-il un détour en taverne.

Il ne s’amusa même pas de voir le domestique détaler comme un lapin pour satisfaire au plus vite sa demande mais reporta son attention sur un courrier qui était à attendre lecture. A la vue du sceau qui était apposé sur le parchemin, il sut d’avance de quoi il en retournait. Son renouvellement d’allégeance à faire, Toulouse venait d’élire un nouveau Comte. Sa lecture faite, il reposa le vélin sur la sellette où il l’avait trouvée, se dirigea ensuite vers la porte qui lui avait été ouverte et se retrouva dans la cour. Valdy Comte de Toulouse … Il ferait à n’en pas douter de bonne chose... Se pensa t-il. Là, l’attendait Espoir, tenu en bride par le palefrenier et piaffant d’impatience. Cordas ne perdit pas de temps pour se mettre en selle, et c’est aux pas que sa monture l’emporta afin dans les rues de la ville qui le conduirait ensuite sur la plage.

La rue du Roy, artère principale de la ville, était à cette heure bondée de monde. Voyageurs et autres marchants ambulants se pressaient pour gagner le cœur de la cité. Mendiants et vagabonds grelottaient dans leurs loques cherchant pour certains un recoin pour s’abriter du mieux possible. Ce début de journée hivernale annonçait par son ciel gris et triste des pluies qui finiraient par avoir raison de la neige restant encore ci et là. Quand bien même Castelreng aurait voulu mettre sa monture au trot que cela lui aurait été impossible tant la foule était présente. C’était à croire qu’ils s’étaient tous donnés rendez-vous pour qu’il ne puisse aller à sa guise. Il n’en était rien, bien entendu. Chaque jour, la rue du Roy était infestée de monde. Le dos d’un chien errant n’avait pas autant de puces que pouvait avoir cette artère de gens allant et venant. Il fallut donc un certain temps avant que le Ténébreux parvienne à la sortie de la ville où il put prendre au trot la direction de la plage.

Au fur et à mesure de son avancée, l’air salin venait emplir ses narines, le chant des mouettes à l’approche du port se faisait de plus en plus entêtant. Lorsque les sabots d’Espoir foulèrent enfin le sable fin, Castelreng le talonna, relâchant légèrement les rênes et laissa son fidèle compagnon partir dans un grand galop. Un long moment s’écoula avant qu’il ne reprenne le contrôle de sa monture pour la remettre aux pas avant de la faire stopper face à la grande étendue bleue. Regardant s’en vraiment voir cette surface limpide, il ne prit pas garde qu’un volatile fonçait droit sur lui. Prit d’une soudaine crise d’arthrose aiguë, le pigeon, car c’était bien là un pigeon, s’écrasa mollement sur le torse du Ténébreux avant de glisser lentement pour finir sa course entre ses jambes, laissant ce dernier on ne peut plus surpris. Un sourcil relevé, Cordas regarda un instant la volaille avant de la prendre et de constater que (1) elle venait de rendre l’âme, que (2) à sa patte était accroché un message et que (3) l’emplumé, si on peut encore lui donner ce nom, n’était autre que Fenlabise, le seul, l’unique pigeon de sa sœur Nane. Il s’empressa donc de décrocher le message afin d’en prendre connaissance, jetant au loin le volatile sans vie. Ce qu’il parvint à lire ne fut pas pour le rassurer. Il fourra le morceau de vélin dans sa poche, reprit les rênes et partit au grand trot en direction de sa demeure. Bien qu’il y eut encore foule dans la rue, il ne ralentit cette fois pas l’allure, forçant de ce fait les gens, grognant parfois, à s’écarter prestement au risque de se voir piétiner.

Une fois parvenu dans la cour, il sauta avant même que sa monture ne soit arrêter et fondit en direction de la porte d’entrée comme s’il avait le diable aux fesses. Nane, sa blonde de sœur, avait en tête de prendre la route pour Paris. La connaissant au mieux, reconnaissant aussi l’état de détresse dans lequel elle se trouvait, Castelreng ne doutait pas un instant qu’elle ne prendrait pas certaines dispositions raisonnables pour faire cet insensé voyage. Une fois enfermé dans sa bibliothèque qui lui faisait aussi office de bureau, il s’installa à sa table de travail, prit son écritoire et se mit à rédiger la missive suivante.



Citation :
A toi ma sœur,


La missive que je viens de lire n’est point pour me rassurer. Je suis de tout cœur avec toi et comprends fort bien la peine et le désespoir dans lesquels tu te débats en ce moment. Mais je t’implore de ne pas faire la folie de te rendre à Paris. Je n’ai hélas pas pu comprendre tes dernières lignes mais tout cela n’inaugure rien de bon, j’en suis plus que persuadé. Aussi je te demande de ne point bouger d’Albi et d’attendre mon arrivée. Je compte donc sur toi pour me faire savoir le jour de ton retour en ta demeure afin que je puisse prendre les dispositions nécessaires afin de te rejoindre au plus vite. Tu comprendras j’en suis certain que j’attends de toi obéissance.


Ton Fenlabise n’ayant pas survécu au voyage, je t’envoie donc Chronopost, qui, comme tu le sais, est d’une rapidité sans égale.


Avec toute ma tendresse,

Ton frère.




Une fois sa signature apposée, il roula le fin vélin, le glissa dans un minuscule tube qui n’était autre qu’un morceau de roseau, alla à grand pas jusqu’à sa volière, prit le pigeon susnommé auquel il fixa son message et le fit partir. Le regard soucieux, il ne le quitta des yeux qu’une fois devenu un minuscule point….

Citation :



Nane94140




La blonde guide l’équipage à travers la campagne. Son étalon blanc avance d’un pas encore vaillant bien que fatigué. Les pensées moroses tournent dans sa tête.

Pourquoi mais pourquoi son époux a-t-il promis cela au très haut ? Il aurait pu lui proposer autre chose par exemple un don a l’église de la paroisse, de financer la tour de guet d’Albi que sais je mais pourquoi s’enfermer au monastère ?

Puis elle pense à son propre vœu qui découle de celui de son époux. Partir prier pour qu’un miracle le relève de son vœu. Elle s’imagine partant d’Albi simplement munie de sonbâton de pèlerin, marchant chaque jour de ville en ville, travaillant pour manger ou mendiant même si besoin.

Splatch !! Une grosse tache blanchâtre vient s’écraser sur son buste.


Elle lève les yeux et découvre très haut dans le ciel un pigeon au quelelle doit sans doute le merveilleux cadeau qui trône fièrement sur sachemise de voyage. D’un coup le volatile plonge en piqué et se pose surla tête de Nane.


Non d’une jambe de bois en voila un sans gène. Elle choppe le bétail et lui tord le cou.

Ben voila d’un qui lui apprendra la politesse et de deux qui fera un petit diner sympa pour ce soir.

OUPPPPPSSSSSSS
en tâtant la bestiole elle a sentit l’étui à parchemin.

je crois que j’ai encore fais une bourde moi.

Elle récupère le message et le déplie elle sourit en voyant la signature. Cependant son sourire s’efface peu à peu quand elle déchiffre les pattes de mouches de son frère. Si le début est tout à fait ce qu’elle souhaitait la suite
n’augure rien de bon.


Jamais j’aurais du écrire il va encore vouloir m’empêcher de partir.
Heureusement finalement que j’ai pleuré en écrivant parce que s’il avait lu que je voulais aller à la cours des miracles, il m’aurait même attaché pour m’empêcher de partir. Mais que puis je lui répondre qui ne lui mette pas la puce à l’oreille ?


La ville se profile à l’horizon elle remet à plus tard la rédaction de sa réponse à son casse pied adoré de frangin


Quelques heures plus tard dans une auberge d’Auch

Elle suçote sa plume d’un air d’intense concentration.



Citation :
Mon frère chéri

note t’elle fort sérieusement bon ça je peux l’écrire y a pas de soucis il va pas monter au créneau en le lisant.

Citation :
Mon retour sur Albi se passe à merveille. Je crois qu’en dehors du soir ou il m’a annoncé la nouvelle Marcj a déjà décidé de respecter les règles monacales

Ouf je crois que j’ai négocié le début dans la douceur la !

re-suçotement de plume, elle crachote quelques barbes de la plume qui lui sont restées coincées entre
les dents. Puis la plume reprends sa danse agile sur le parchemin.


Citation :
Je sais que mes projets t’inquiètent toujours. Cependant cette fois tu souffriras que je ne t’obéisse point.


Heu la je sais pas si j’ai une bonne idée de lui marquer ca j’ai bien peur que ca le fasse bondir. Enfin faut bien que je le lui dise.

Elle continue ca missive alternant écriture et marmonnements

Citation :
dans ma précédente missive je t’ai dis le résultat mais, je t’ai pas dis pourquoi. Marcj comme tu le savais était atteint d’une maladie de langueur que je ne parvenais pas à soigner, pendant la noce il a fait un marché avec le Très Haut s’il retrouvait la santé il entrait au monastère. Si je suis contente que Marcj soit à nouveau lui-même, je lui en veux terriblement d’avoir fais un vœu qui au final ne concerne pas que lui mais sa famille au grand complet. Cependant tu sais combien je l’aime j’ai donc cherché un moyen de le libérer de son vœux mais… ce vœux je dois l’accomplir en solitaire…

ho punaise ! Qu’est ce que j’ai été écrire la sure qu’il va sauter sur Espoir et rappliquer à bride abattue. Mais bon a moi de lui échapper jesuis pas trop stupide je devrais y parvenir.

Elle relit la tout ce qu’elle a écrit corrige quelques fautes en grimaçant il va m’écharper… elle poursuit tout de même sa rédaction en s’appliquant.

Citation :
Et par le Très Haut auquel je l’ai promis, je te jure que je l’accomplirais seule.

La bourrique qui sommeille en permanence chez la blonde ressort nettement dans ces quelques mots.

Citation :
Ne crois pas que je sous estimes ta protection et ta tendresses, j’aimerais d’ailleurs teconfier tes neveux, le temps de ce pèlerinage.

Ahhhhhhh!! Ça c’est bon, ça va détourner son attention, il va penser à ces pauvres petits abandonnés et oublier de me courir après du moins de me surveiller à tout bout de champs.

Citation :
Ah au fait j’oubliais de te dire heuuuu... ton pigeon il s’est annoncé en me crottant dessus… et en se perchant sur ma tête. Je n’ai vu qu’après qu’il portait un message… après lui avoir tordu le cou pour le diner,
j’en suis désolée. Mais pour répondre à ta demande, non, je ne t’attendrais pas à Albi, je viendrais au devant de toi à Castel, je te laisserais les enfants et je poursuivrais ma route… Seule.

Épuisée de cet effort hautement intellectuel pour un cerveau de blonde, Nane sort de la taverne en toute hâte et va au pigeonnier municipal attraper un quelconque pigeon. Elle attache a sa patte la petite missive et l’envoie en lui murmurant Castelreng à Narbonne.


Elle s’émerveille chaque fois autant de l’intelligence de ces bestioles, capable grâce à un simple nom de trouver le destinataire de n’importe quelle missive à n’importe quel endroit du royaume.
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MessageSujet: Re: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   Jeu 13 Oct - 13:36

Citation :

Marcj



Sa femme aimait les rencontres, elle aimait les gens.

Lui, ce n’était pas qu’il n’aimait pas la compagnie, lorsqu’elle était bonne, il l’appréciait forcement, mais il avait le contact moi facile que sa douce. Il était du genre, comme l’on dit, pas très causant.

Une fois a Mont de Marsan , il avait donc laissé sa tendre épouse partir seule pour la ville alors que lui avait préféré s’octroyer une promenade aux portes de la ville.Bien sûr, il la rejoindrait dans la soirée, dans l’une des tavernes de la ville, mais pour l’instant il devait faire le vide ….

En sortant des artères principales de la ville, il se retrouva a la croisée de chemins qui lui étaient totalement inconnu.
L’une des trois voies qui s’offrait a lui.

La première, tournait a droite , pouvait mener à une clairière bucolique, ou un petit ruisseau, dont le clapotis agréable aurait été propice a la réflexion, mais elle pouvait tout aussi bien mener a la mine du pays.

La seconde chaussée en ses bords de pierres brune de la région, ne l’inspirait guère. Bien que large et dégagée de tout buisson pouvant cacher on ne sait quel gueux attendant qu’une bourse, même moitié vide , passe a sa portée, il n’en aimait pas l’allure.

Sur trois pas de chaque coté, aucun arbre, aucune broussaille, elle traçait une ligne infinie qui semblait se perdre dans l’horizon. Rien de ce coté pour une promenade telle qu’il la concevait.
Sur sa gauche, par contre, un petit chemin creux et sinueux qui semblait s’enfoncer dans un bosquet. Il n’était pas sans lui rappeler les chemins qu’il parcourait enfant. Les chemins de sa Bretagne natale. Il décidé donc de s’y aventurer.

Bien sûr, aucun genet, aucune fougère, ne venait satisfaire son regard, et pourtant, au bout de quelques temps, a l’un des tournant du chemin il cru, oui, juste un instant, mais il cru revenir longtemps en arrière... Derrière le grand chêne, puis le peuplier, allait il reconnaitre la ferme du père Gouzig ?

Si tel était le cas il ne lui faudrait plus que parcourir une centaine de mètres pour distinguer sa maison…

Sur le bord du chemin, un massif de genêt, a la couleur jaune coté droite, donnant de la luminosité a l’endroit le plus sombre, et sur la gauche, coté soleil, les hortensias, d’un bleu vif chatoyant. Au dernier virage, il découvrirait enfin la maisonnette, semblant plantée là, entre les rocher, depuis toujours. Nul besoin de barrière ou de mur pour clôturer la propriété, chacun savait, dans le village, ou s’arrêtait sa terre.

C'était une maison typique de la région, aux murs de cailloux aux reflets étincelants, et au toit de pierres bleues et grises. Sur la façade, simplement trois ouvertures, deux petites fenêtres et une porte surmontée d’une pierre voûtée, le bois en chêne fermant l’ouverture, foncé par le temps. Le perron, fait d'un seul rocher de granit rose, de cinq pieds de long et de trois de large….

Il activa le pas …. Mais, point de ferme du père Gouzig … point de genet…. Il s’arrêta là, déçu de ne pas avoir trouvé l’introuvable….

Le tronc d’un freine mort, allongé sur le bas du talus, lui servi a posé son séant. Il soupira, posa les coudes sur ses cuisses et, les mains croisées, réfléchit au temps écoulé depuis son départ de Bretagne…. Sa longue traversée, qui avait faillit le mener a la folie, sa rencontre avec celle qui deviendrait, non aisément, sa femme, de tout ceux qui avait compté pour lui depuis on arrivé a Albi. Mais il ne manquerait pas d’occasions, sur le chemin du retour, et sa rentrée au monastère, de trouver des moments pour repenser a tout cela.

Pour l’instant il était temps pour lui de retrouver sa femme, et de tenter de la dissuader de partir seule pour Paris .

Citation :

Castelreng




    Narbonne – Un jour comme les autres… ou pas…


C’est dans une taverne, la plus huppée de la ville, que nous retrouvons Castelreng, attablé et en bonne compagnie, quelques jours après l’envoi de son pigeon favori, son rapide Chronopost.

La conversation allait bon train et tournait autour des élections comtales qui auraient lieu dans quelques jours. Chacun y allait de bon cœur, défendant la liste qu’ils trouvaient la plus apte. Participant à ce débat, Castelreng restait néanmoins soucieux. Il ne parvenait pas à s’ôter de la tête les projets fous de sa sœur Nane. Il ne doutait pas qu’elle se trouvait dans le plus grand désespoir mais ne parvenait pas à imaginer sa provençale de sœur dans la capitale. Ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi elle s’était mise en tête de se rendre là bas.

Enfoncé dans ses pensées, il en perdit le fil de la conversation, n’entendant plus que des bourdonnements de voix. Comme toujours, il finit par se faire « secoué » et ne voulant pas montrer qu’il ne suivait plus répondit un « Certes, il ne peut en être autrement » à une question qui demandait une toute autre réponse. Ce qui fit s’esclaffer la compagnie à laquelle il ne put répondre que pas un haussement d’épaules et une tournée générale.

Alors que la tavernière était à emplir les chopes, la porte s’ouvrit en grand, un homme entra, suivi de près par un pigeon. Pigeon affolé, il faut le dire, de se retrouver avec en guise de ciel, des poutres et un plafond de bois. Comme les autres, Cordas regardait en riant le volatile se cogner contre les fenêtres, s’esclaffait d’autant plus que la tavernière, non contente de voir ce « client » étrange se percher n’importe où, ronchonnait crument.


Attrapons-le ! Clama t-il Faisons le boire et voyons comment il se comporte ensuite.

Sitôt dit, sitôt fait, tous s’étaient levés pour choper l’oiseau. Ce qui ne fut d’ailleurs pas une mince affaire. Dans l’empressement de vouloir être celui qui attraperait la volaille, des chaises furent renversées dans un grand fracas effrayant encore plus l’intrus, faisant crier la tavernière comme une poissonnière, malade de voir sa salle sans dessus dessous, impuissante et consternée de voir les hommes aussi bien grimper sur les tables que sur le comptoir, tombant pour certain, cassant chaises et chopes. Il va s’en dire que le volatile finit par se faire empoigner et de grandes exclamations de satisfactions fusèrent. Alors qu’ils étaient à plonger le bec du ramier dans la chope de Castelreng, l’un des comparses s’exclama.

Hey ! Mais il a un message !!

Sans doute un jeune loup voulant conter fleurette à sa belle !! En déduisit à voix haute le Ténébreux en tendant la main afin d’avoir la missive. Je vois déjà ce que ce vélin va nous apprendre…

Billet en main, il porta celle-ci sur son cœur et clama :

Ôôô Jolie fleur Toi qui me mets en émois ….
Viens après vêpres me retrouver …
Dans la grange à foin du père Cochon ….
Je t’apprendrais combien je suis doué…
Pour te relever les jupons…


Tous partis d’un grand rire, Castelreng déroula tout de même le vélin et lu…

Crénom d’un chien ! lâcha t-il alors que les autres étaient encore à rire. Lui ne riait plus. Il affichait à présent une mine sombre.

Nane !! Elle a fait cuire mon pigeon… elle a fait de MON pigeon son repas !!

Non que cela fut le plus dramatique mais il n’en revenait pas. Il avait tout juste compris le sens de la missive et n’avait pour l’instant retenu que ce fait. Il refit donc une seconde lecture et cette fois disséqua le contenu de cette lettre. Autour de lui le silence s’était fait. Tous le regardaient comme s’il venait de lui pousser un deuxième nez sur le visage. Il se leva, se mit à faire les cent pas devant la cheminée, ruminant avec rage le mot de sa sœur.


Elle n’obéirait point, elle partirait seule ….
Bourrique !! Laissa t-il échapper. Elle espère que je fasse la nounou en prime…. Tudieu ! Ai-je la tête d’une nounou ? !!! Hurla t-il alors que son fils ainé venait de franchir le seuil de la taverne, talonné de près par son ami Pierric.


D’une nounou j’en doute Père… d’un ours enragé très certainement… Rétorqua Hélie à son père en guise de salut. Castelreng fusilla son fils du regard et levant haut le morceau de parchemin qu’il avait en main dit rageusement.


Ta tante Nane s’apprête à faire sa plus grande bourde ! Elle s’est mise en tête de partir seule à Paris et espère que je lui ficherais la paix en me collant ses enfants !! Sacrebleu !! Ça ne se passera pas comme ça !! Trouves moi Nolanna et cours prévenir ta mère qu’il me faut me rendre à Castelnaudary au plus vite. Si tu croises Merer avertis le aussi...Pendant ce temps je vais lui répondre..

Tavernière de quoi écrire je vous prie et un pigeon... celui là
Montrant le volatile à moitié occis par un trop de bière a un problème digestif...


Une fois que le nécessaire pour écrire lui fut apporté, il s’installa et griffonna...



Citation :
Nane,

J’espère que d’avoir bouloté mon plus rapide pigeon te rendra suffisamment malade pour que tu ne puisses entreprendre ce voyage insensé.

Néanmoins, connaissant ton horrible entêtement, je serais à t’attendre à Castelnaudary d’ici quelques jours. Crois-moi, chère sœur, que notre discussion risque d’être des plus houleuses si tu ne reviens pas à la sagesse. Il ne sera pas dit que la sœur de Cordas a perdu la raison en partant seule pour le pays d’Oil et sa capitale en lui laissant ses enfants ! Tiens-toi le pour dit !!

A te revoir sous peu,

Ton Frère





Sa gribouille terminée, il l’accrocha à la patte du pigeon que la tavernière venait de lui fournir, laissa celle-ci se charger de le faire partir et commanda un godet d’eau de vie pour se remettre de ses émotions. Il ne remarqua même pas que ses compagnons avaient entre temps tous pris la poudre d'escampette et qu'il se retrouvait seul devant son verre de gniole.

Restait plus qu’à attendre l’arrivée de la brune Nolanna qui, il ne doutait pas, qu’avec elle il trouverait à saper le plan foireux de Nane…


Citation :


Nolanna



[Narbonne ….]

En famille, ou presque, puisque tous sont dispersés dans un coin ou l'autre de leur nouvelle maison, afin d'en finir l'installation.

La brunette entendant que l'on cogne à la grand porte, étant la plus proche de celle-ci, elle l'ouvre pensant voir l'un de ses nouveaux voisins venus se présenter ou un messager venu leur porter nouvelle de leur amis resté en Albi, qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle ouvrit la porte, de voir devant elle le fils ainé de son ami Castelreng, Helie porteur d'un bien étrange messageDame Nolanna Père vous demande, il est à la taverne, C'est Urgent … Rien que la phrase du jeune homme était en soi alarmante Le beau brun ne lui avait jamais demandé de la rejoindre, bien qu'ami de longue date, et proche du fait qu'ils aiment tout deux tendrement la même personne, leur rencontre ici ou là était toujours fortuite mais pleine d'une complicité qui leur était propre .

Elle remercia le jeune Helie et parti sur le champ sans prendre le temps d'avertir la maisonnée ou même de se vêtir plus chaudement ; c'est une femme essoufflé et transie de froid qui entra en taverne, celle ci était vide à l'exception de Castel qui l'attendait, de la patronne qui semblait concentré sur le nettoyage de ses chopes et d'un volatile, plus mort que vif abandonné sur la table.

Cheveux hirsute et œil hagard le seigneur de Cordas avait perdu de sa nonchalance tranquille pour laisser place à un homme que l'on qualifierai de furieux et énervé .Sa tête des mauvais jours quoi !

Il ne semblait pas prêt à la taquinerie mais plutôt à en découdre avec le premier qui lui chercherait noise .

Le beau jour beau brun, Helie est venu me dire que tu avais besoin de moi. Que ce passe t'il ? dit elle en guise de salut tout en parlant elle se dirige vers lui et l'embrasse, c'est à se moment qu'il lui jette un regard noir et qu'elle aperçoit le parchemin qu'il tient et qui est tout froissé, elle attend qu'il crache le morceau en commençant à s'inquiéter, il n'est pas dans ses habitudes qu'il reste silencieux, à fortiori encore moins alors qu'il avait fait chercher expressément son vis-à-vis,

Mais parle bon sang !!..C'est-ce qu'elle aurait envie de lui crié en le secouant, mais elle s'abstient et commande à la place deux alcools forts à la tavernière qui les apporte expressément. Vidant le sien d'un trait, elle ne peutqu'attendre qu'il se décide à cesser de marmonné au sujet d'une bourrique … qui hormis elle-même ne peux être quesa sœur Nane ; de nounou et garde d'enfant …

Décidément tout ceci était loin d'être claire pour la brunette ( à croire qu'elle était devenu blonde à nouveau) S'il ne se décide pas a parler,il se pourrait bien qu'elle vide une chope sur la tête du beau brun histoire de lui remettre les idées en place ….

Citation :
Nane94140



La missive de son frère adoré, qui cependant commence à lui courir sur le haricot avec son protectionnisme aiguë, la touche au moment ou elle arrive à Muret. La touche, c’est vraiment le mot, car le pigeon la percute en pleine face pendant qu’il effectuait un magnifique piqué fort peu maitrisé afin d' échapper à un faucon, alors que Galopain avançait d’un petit trot, soutenu cependant.

Arf ! Je parie que c’est la réponse de Cast on la lira plus tard…. La blonde libère le pigeon, range la missive dans sa besace et continue à se concentrer sur sa conduite cependant elle est préoccupée que va donc lui avoir écrit son frère.

Quelques heures plus tard, après avoir installé Galopain confortablement dans une écurie de louage, l’avoir bouchonné et pansé, avoir loué une chambre pour son époux et elle-même afin de récupérer un peu du voyage la blonde s’installe sur le lit pendant que son époux disparait à nouveau en ville à ses affaire. Elle commence à déchiffrer la missive de son frère. Elle commence sa lecture relativement calmement et même en souriant à la première phrase de Cordas, comme il aime se faire appeler. Mais c’est particulièrement en rogne qu’elle achève sa lecture. Elle saute au bas du lit et fait les cents pas dans la minuscule pièce miteuse, peu à peu sa colère monte.

Non mais il n’est pas mon père pour m’interdire de partir... et puis c’est ma peau après tout… je fais ce que je veux… ce n’est pas son problème…. La mauvaise fois de la blonde est manifeste puisque c’est elle qui l’a appelé à son secours, c’est elle qui est allé chercher auprès de lui tendresse et réconfort. En même temps elle connait son frère buté et fonceur comme un taureau. Sa rogne s’atténue quelque peu quand ses réflexions inconscientes tout d’abord, deviennent plus nettes et parviennent à percer la barrière de sa colère. Elle fouille sa besace et en sort son nécessaire à écrire, un coin de table pour se poser aisément est tout ce qui lui manque aussi descend elle dans la salle de l’auberge. Sa plume agile griffe le parchemin,

Citation :
Mon frère adoré,

Merci tout d’abord de t’inquiéter de ma santé mais je t’en remercie elle va à merveille je te confirme que ton pigeon était le meilleur… que j’ai dégusté depuis longtemps…Marcj en a cependant dégusté la plus grande partie. Tu parles dans ta missive de mon entêtement ! As-tu pris le tiens en compte ? Tu sais que je ne suis pas ta sœur pour rien à ce niveau ?

Quand à revenir a la sagesse comme tu le dis si bien, il me semble fort sage de suivre la parole donnée au Très Haut ! Toi, un noble, sensé défendre les valeurs de notre église, devrait plus qu’un autre le savoir. Un vœu fait au Très haut est sacré et doit être accompli. Ce n’est pas le premier que je fais ni le premier que je tiens !

Je serais comme convenu a Castelnaudary d’ici quelques jours je compte cependant prendre le temps d’aider Marcj à s’installer au monastère avant de reprendre ma route. Tu souffriras donc que je n’arrive à Castel qu’aux alentours de la St Arnaud. Car il me faudra également le temps de préparer les bagages des enfants. Je ne te confierais que les trois plus jeunes Nadège et Agnès tiendront l’auberge en mon absence à 19 ans elles sont en âge de me remplacer.

Quand à ta réputation … Elle ne craint rien

Ne crois tu pas qu’une sœur qui respecte sa parole soit un atout pour TA réputation plutôtNe croit tu pas que je suis assez grande pour risquer ma vie si je le souhaite ? Ne crois tu pas que mon devoir est de tout tenter pour récupérer au plus vite mon époux ?Nous en discuterons plus posément lorsque nous nous verrons !Pour l’heure il me faut quitter la plume pour dormir un peu avant de reprendre la route.

Je t’embrasse tout de même… Papa poule
Et je t’aime malgré ton caractère de cochon enragé

Ce qu’elle ne dit pas dans sa lettre c’est qu’elle ne s’alimente qu’à peine depuis plusieurs jours, que dès qu’elle est seule, elle tombe dans une morosité insondable, mais cela il s’en rendra compte lui-même… Si elle ne parvient pas à le masquer. Elle sèche sa missive d’un peu de sable et la roule avant de se rendre au pigeonnier municipal. Elle saisit un pigeon qui ne lui semble pas trop miteux et le libère, porteur du message.
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MessageSujet: Re: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   Jeu 13 Oct - 14:41

Citation :

Castelreng



    Narbonne – Dans une taverne où même les pigeons picolent….


On ne saurait dire combien de temps Castelreng resta à attendre la venue de Nolanna. Plongé dans ses sombres pensées, il ne cessait de marmonner à voix haute qu’il n’était pas une nounou, que plus bourrique que sa sœur on ne pouvait trouver tout ceci entre deux gorgées d’eau de vie. L’alcool ingurgité n’était pas pour le calmer, bien au contraire. Aussi, lorsque la brunette arriva dans un grand « Le beau jour beau brun, Helie est venu me dire que tu avais besoin de moi. Que ce passe t'il ?» Suivi d’une bise, ne put-il s’empêcher de lui lancer un regard noir. Elle n’y était pour rien la pauvre, bien au contraire ! Il l’avait fait mander pour justement qu’elle l’aide à trouver une parade afin de contrer les projets de Nane. Amies depuis des lustres, Nolanna était la personne qui, mise à part lui, connaissait le mieux la blonde-bourrique. Il l’a laissa s’installer face à lui, serrant et desserrant les doigts qui tenaient la missive, ignorant que le silence qui les entourait devenait de plus en plus pesant. Ce ne fut que lorsque la tavernière vint leur déposer des verres que Castelreng sortit de son mutisme. Il raconta par le menu ce qui était arrivée à Nane, ce qu’elle avait la folie de vouloir faire, les inquiétudes qu’il en avait tout en sirotant son godet. Le front soucieux, les sourcils froncés, il lui tendit le pli qu’il avait en main et qu’il avait plus que largement froissé pour qu’elle en fasse lecture.

Tiens… lis son dernier message….

Citation :
Mon frère chéri

Mon retour sur Albi se passe à merveille. Je crois qu’en dehors du soir ou il m’a annoncé la nouvelle Marcj a déjà décidé de respecter les règles monacales. Je sais que mes projets t’inquiètent toujours. Cependant cette fois tu souffriras que je ne t’obéisse point.

Dans ma précédente missive je t’ai dis le résultat mais, je t’ai pas dis pourquoi. Marcj comme tu le savais était atteint d’une maladie de langueur que je ne parvenais pas à soigner, pendant la noce il a fait un marché avec le Très Haut s’il retrouvait la santé il entrait au monastère. Si je suis contente que Marcj soit à nouveau lui-même, je lui en veux terriblement d’avoir fais un vœu qui au final ne concerne pas que lui mais sa famille au grand complet.

Cependant tu sais combien je l’aime j’ai donc cherché un moyen de le libérer de son vœux mais… ce vœux je dois l’accomplir en solitaire…Et par le Très Haut auquel je l’ai promis, je te jure que je l’accomplirais seule. Ne crois pas que je sous estimes ta protection et ta tendresses, j’aimerais d’ailleurs te confier tes neveux, le temps de ce pèlerinage.

Ah au fait j’oubliais de te dire heuuuu... ton pigeon il s’est annoncé en me crottant dessus… et en se perchant sur ma tête. Je n’ai vu qu’après qu’il portait un message… après lui avoir tordu le cou pour le diner, j’en suis désolée. Mais pour répondre à ta demande, non, je ne t’attendrais pas à Albi, je viendrais au devant de toi à Castel, je te laisserais les enfants et je poursuivrais ma route… Seule.

Le temps que Nolanna prenait connaissance de la missive, Castelreng fit signe à la tavernière de remplir leurs verres et une fois cette dernière retournée derrière son comptoir, il s’adossa à son siège, les yeux rivés sur la brunette.

Que s’est-elle mis en tête d’après toi ? Pourquoi tient-elle à monter à Paris ? Sa première missive était tellement tachée que je n'ai pu déchiffrer la fin. Et elle a les idées tellement tordues que vraiment je crains le pire... On ne peut pas la laisser faire ! Nolanna… J’ai besoin que tu m’aides pour l’empêcher de faire cette folie. Je n’ai pas l’intention de lui servir de garde d’enfants contrairement à ce qu’elle espère.

Un sourire machiavélique éclaira ses pupilles et vint retrousser le coin de ses lèvres lorsqu'il ajouta

En fait j'ai bien l'intention de la contraindre à suivre ses enfants... quitte à la ligoter à la bâillonner même ! Et qu'elle le veuille ou pas Nane restera ici à Narbonne le temps qu'elle reprenne ses esprits.. Qu'elle comprenne qu'elle ne peut en aucun cas prendre la route seule !

Castelreng ne doutait cependant pas que la tâche qu'il comptait accomplir ne serait pas une mince affaire. Il espérait que Nolanna pourrait l'épauler danscette mission qu'était de remettre en place l'esprit perturbé de la blonde. Nane avait, lui avait-elle écrit, fait un serment qu'elle se devait de tenir, Cordas s'en faisait un autre : Celui de choisir entre rester à Narbonne ou de partir dûment escorter, c'est à dire avec lui .

Pendant ce temps, le pigeon qu'il avait fait partir peu de temps avant l'arrivée de Nolanna, volait à tire d'ailes vers les frontières Toulousaines ...

Citation :
Merer


[Le ventre creux…]

Petite balade champêtre. Enfin, petite balade, surtout un dégourdissement des guiboles coincées dans des bottes trempées par la rosée matinale d’un hivers persistant. Regard tourné et fixé sur un petit bosquet dans lequel, quelques instants auparavant, un petit renard s’y engouffrait précipitamment. La dame de Cordas ronflait comme pas deux, Messire le Seignôôôôrrrr, lui, jurait des bons dieux en veux tu en voila depuis quelques semaines, bref, pas envi de perdre son temps à sucer un pain de sel, Merer s’était retirer discrètement dans les bois du domaine, en ayant, au préalable, donner quelques ordres à sa garnison, avant de gagner les bois par le petit parc bordant la propriété. Le calme de mère nature relaxait notre homme, depuis le triste retour de Carcassonne, il avait investi dans un petit moulin afin d’augmenter ses rentes car Cordas avait bien du mal à s’entretenir lui-même, alors de là à lui verser sa solde…Bast…il travaillait depuis toujours pour le plaisir et rendre un service au quotidien ne le dérangeait nullement et moudre un peu de farine devenait rentable à long terme, même quelques sacs de temps à autre. Seulement, le peu qu’il travaillait, il le faisait la nuit dans un barouf insupportable et attendait depuis l’aube, de pouvoir "s’échapper".

Comme toute bonne chose à une fin, la faim vint troubler son recueillement. Trouver la direction de la seignerie ou sans nul doute, il y trouverait à chiner quelques charcuteries dans la cuisine pour se repaître. Les cloches sonnèrent onze coups ce qui lui permit de penser que les cuisines seraient en effervescences mais lui laisserait quand même l’opportunité de chaparder quelques mets sans avoir à se retrouver autour de la table du grognon. Les marches furent avalées quatre à quatre, ouverture de la porte principale de la majestueuse battisse, puis dans un élan précipité, le Capitaine prend la direction de la tambouille. Ne lui restant plus que quelques enjambées, salivant déjà sur ce qu’il trouverait de bon à "goûter" une main tout aussi dirigée vint se poser sur son épaule.


Messire Merer ?

Oups. Si près du but. Grimace dévisageant le visage du beau blond, il se prépare une excuse…

Mouiiii…. !

Je vous cherchais justement !

Les yeux globuleux, presque soulager, Merer se retourne pour faire face à son interlocuteur qu’il à bien reconnu au son de sa voix puis enchaîne, comme pour imposer le simple fait que lui-même est dans une situation similaire.

Haaaaaa, et bien moi également figure toi !Saches que je viens de parcourir le domaine pour te donner un nouveau cours d’escrime !
Il me semble te trouver depuis quelques temps un peu mollasson et le caractère de ton père ces derniers jours n’y est certainement pas étranger !


La formule plutôt bien amenée il ne lui restait plus qu’à donner le coup de grâce et en profiter pour terminer ce pourquoi il était là.

Je vais nous chercher de quoi nous sustenter et nous commencerons par quelques exer….

Messire Merer ! Interrompis le jeune Hélie.

Mon père vous demande et cela semble urgent !

Réponse médusée du capitaine qui se sent une larme lui monter au nez comme un grain de poivre coincé dans la gorge.

Ha!

Oui, il veut se rendre à Castelnaudary dans les plus bref délais et compte sur votre présence à ses côtés pour ce voyage, je file prévenir Mère qui va être encore folle de rage !

Vous le trouverez dans une taverne en ville et ne traînez point en chemin, je puis vous assuré que son caractère est pire que d’habitude.


Fichtre. Espoir envolé, cochonnaille restera pendu au plafond, il se frappe les poings de déception et se résigne une fois de plus à jeûner et reprendre du service. Le jeune garçon à disparu en courant dans les couloirs et Merer se prend le visage à deux mains pour marmonner une question.

Et dans quelle taverne est il ?

Toujours obliger d’improviser, de toute façon les habitudes du ténébreux reste les mêmes et heureusement qu’il connaît bien son "maître" auquel cas il aurait certainement chercher longtemps…

…Quelques coups d’étrier plus loin, un estomac famélique, il ouvre la porte d’une taverne bien connue des Narbonnais puis d’un ton tout à fait solennel il s’exclame.


Messire Castelreng, vous m’avez fait chercher, l’on m’a trouver et me voilà !

Le beau blond claque la porte derrière lui pour imposer sa rigueur "militaire", s’avance pour saluer l’assemblée et attend les ordres qui ne tarderaient certainement pas à lui claquer à la figure.

Citation :

Castelreng



    Narbonne - Toujours dans la taverne...


Les seuls bruits qui s’étaient fait entendre, furent la remise en place des chaises et l’entrechoquement des chopes que la tenancière ramassa en maugréant. La salle petit à petit avait repris son accueillante présentation. Installés à la table la plus proche de la cheminée qui, par ses bûches flambantes, apportait une douce chaleur, Castelreng et Nolanna ne pipaient mots, plongés tous les deux dans leurs réflexions. Agissait-il bien en voulant contraindre sa sœur à renoncer à ses aventures hasardeuses ? Il était conscient que vouloir diriger la vie de Nane n’était pas chose à faire. De quel droit d’ailleurs se permettait-il de vouloir imposer son bon vouloir ? Cependant, pour rien au monde il ne voulait qu’il lui arrive quoi que ce soit. Tout ce qu’il voulait n’était en fait que légitime finalement ; la soutenir dans cette épreuve et surtout, surtout, que rien ne lui arrive. Plus il réfléchissait, plus il se disait donc qu’il avait plus que grandement raison de vouloir interférer dans les projets de la blonde.

Il en était donc là dans sa méditation lorsque la voix tonitruante de son capitaine se fit entendre, le sortant de ce fait de ses pensées. Tournant la tête vers l’arrivant, d’un signe de la main, il lui fit signe de prendre place à la tablée.


Nous allons devoir nous rendre sous peu à Castelnaudary. Je veux une bonne escorte. Hélie et Pierric seront aussi du voyage… ils pourront nous être utiles à distraire Nane des projets que j’ai en tête pour elle… enfin… je l’espère…

Pour sûr que Merer devait se demander de quoi était à lui parler Cordas, ce dernier n’ayant jusque là pas pris la peine de lui expliquer quoi que ce soit. Voyant que son capitaine affichait une drôle de mine, le Ténébreux eut vite fait d’en déduire que Merer avait, comme à son habitude, la gorge sèche. Aussi fit-il signe à la tenancière d’apporter de quoi se rafraichir le gosier. Chopes ambrées et mousseuses furent déposées sur la table contre quelques écus. Alors qu’il portait ses lèvres à sa pinte de bière, regardant par-dessus le récipient, ses deux vis-à-vis, restés pour le moment silencieux, il réalisa enfin que Merer ne devait pas comprendre de quoi il en retournait. Dans un soupir de résignation, Castelreng posa son godet sur table et en quelques phrases dites sur un ton grognon, le mit au fait des turpitudes de sa sœur. Le fait de reprendre de nouveau ce récit, aussi court fut-il cette fois ci, replongea notre homme dans une étouffante colère.

Il faut absolument qu’elle vienne ici ! Il n’est pas question qu’elle s’aventure sur les routes toute seule comme elle compte le faire !! Crénom d’un chien !!! Elle est devenue complètement folle !!

De rage il donna un violant coup de poing sur la table, faisant trembler dangereusement les chopes s’y trouvant et reprit d’une voix meurtrière.

Qu’il s’y cache longtemps dans son monastère Marcj !! Car croyez-moi !! Le jour il en sortira il va savoir comment je m’appelle !!! Beau-frère ou pas je vais en faire de la pâtée pour cochon !! C’est moi qui vous le dis !! Satané breton !! Abandonner femme et enfants de la sorte !! Qu’il prie ! Qu’il s’en use les genoux à n’en plus pouvoir se relever !

Le regard en lame de couteaux, il regarda tour à tour Nolanna et Merer, s’imaginant ses mains se resserrant sur le cou de son breton de beau-frère alors qu’il était à serrer sa chope à s’en blanchir les jointures. Il vida sa bière d’un grand trait comme voulant refroidir un tant soit peu la rage qui était à le faire bouillir, claqua ensuite l’étain contre le bois en maugréant.

S’il arrivait quoi que ce soit à Nane il en serait le seul responsable…. Comme si je n’avais déjà pas assez à faire avec ma femme et mes enfants !!

Il savait à l’avance que son épouse ne serait pas ravie de le voir une fois encore quitter Narbonne même si il ne doutait pas qu’elle se ferait elle aussi du soucis pour Nane. Se voyant que trop rarement depuis un certain temps, elle, prise pas sa passion nouvelle de l’élevage porcin, lui pris par… bin par ses obligations dirons nous, cette séparation ne serait pas pour lui plaire. Réalisant ce fait, il redoutait déjà les retrouvailles avec sa tendre moitié. Non qu’il la craignait, loin de là, mais il se voyaitd’avance baisser la tête pour éviter les projectiles qu’elle ferait voler. Se perdant quelque peu dans ses pensées qui étaient à voguer vers son épouse adorée, Il l’imaginait à faire les cent pas rageusement dans son boudoir après qu’Hélie l’ eut informé de ses projets. Secouant la tête pour revenir au présent et laisser pour le moment sa prochaine scène de ménage qui lui tira tout de même un sourire, Cordas s’accouda en bord de table.

Bien ! À présent s’il vous vient des idées pour parvenir à trainer Nane jusqu’ici… je vous écoute… Il nous reste je pense, du temps pour établir une bonne stratégie. Dans quelques heures elle aura mon pigeon et je suis certain qu’elle ne manquera pas d’y répondre.

Citation :

Merer


Castelreng invita son Capitaine à prendre place en compagnie de Nolanna et de quelques chopes puis sans demander plus de nouvelles, l’assomma assez rapidement.

Nous allons devoir nous rendre sous peu à Castelnaudary. Je veux une bonne escorte. Hélie et Pierric seront aussi du voyage… ils pourront nous être utiles à distraire Nane des projets que j’ai en tête pour elle… enfin… je l’espère…

Nane, ou Nanou pour les intimes, voila la raison de sa venue dans cette taverne. Le blondinet en resta les yeux grand écarquillés. Le Castelreng était sacrément remonter. Les premiers souvenirs de cette charmante personne remontaient à Carcassonne ou cette dernière avait ouvert une école pour permettre au plus jeunes mais également aux plus vieux de s’instruire. Merer ne s’était pas fait prier, jouer de la plume pour manier les mots un peu mieux qu’il ne savait s’en servir lui fût d’un grand bénéfice. Toutes les fortunes du monde ne valaient rien par rapport à cet enrichissement culturel. Bref, Albi d’un côté, Narbonne de l’autre et un retour aux sources lui valait d’avoir laisser cette femme dans un endroit bien cacher de sa mémoire. La belle avait du chien, un peu comme le frangin du reste mais le Capitaine se reteint d’imaginer le meilleur du pire en vagabondant sur cette silhouette féminine et resta concentrer sur les dires du Seigneur de Cordas. Pour l’avoir fait demander par Hélie, pour sûr que ce devait être d’une urgence capitale. Une maladie peut être, encore un mariage, une fête extraordinaire à organiser…..un enterrement, encore. Son visage se transformais à chacune de ses interrogations mais quand on lui apporta de quoi se désaltéré, il devint plus réceptif encore à son grand regret car la narration aussi banale qu’une petite virée à Paris mis son interlocuteur dans une rage folle.


Il faut absolument qu’elle vienne ici ! Il n’est pas question qu’elle s’aventure sur les routes toute seule comme elle compte le faire !! Crénom d’un chien !!! Elle est devenue complètement folle !!

La suite du récit ne fût pas plus glorieuse, la haine en Castelreng se palpait même à distance, électrisant une atmosphère devenue soudainement pesante pour lui et pour Nolanna, qui elle, semblait chercher un trou de souris pour s’y glisser. En même temps c’était compréhensible, le regard de boucher qu’affichait le ténébreux n’était pas pour le rassurer, à l’entendre et pour qui ne le connaîtrait pas, on lui aurait donné une boucherie sans concession. Il rejetait la faute sur un homme dont il connaissait actuellement que le nom et même dans la pire des situations, il n’aurait voulu se trouver à sa place si toute fois il arrivait quelques chose à la « frangine ».

Après un long monologue énergique, les oreilles de Castelreng se baissèrent en arrière, ses yeux de chien battu roulèrent vers la table tandis qu’il posait le menton sur ses pattes de devant dans un long soupire. Il semblait perdu, pourtant, une petite phrase s’échappa de sa bouche, comme l’appel au secours d’un fossoyeur tombé dans le trou d’un caveau fraîchement creusé.


Bien ! À présent s’il vous vient des idées pour parvenir à traîner Nane jusqu’ici… je vous écoute… Il nous reste je pense, du temps pour établir une bonne stratégie. Dans quelques heures elle aura mon pigeon et je suis certain qu’elle ne manquera pas d’y répondre.

Des idées pour faire venir Nane à Narbonne, Merer en aurait plein, mais delà à ce quelle se fasse attendrir, il y aurait de l’eau à couler sous les ponts. Le capitaine n’avait pas pipé mots depuis son arrivée, Cast ne le lui avait pas permis et il ne fallait pas se rater. Il approuva donc d’un signe de tête sa bonne compréhension de la question puis se mit en quête d’une idée viable. Des idées farfelues lui trottaient dans la caboche. Il Saisit sa choppe avala une bonne rasade puis lâchât simplement avec un petit rictus aux bords des commissures.

Agitons des carottes sur le haut des remparts de la ville, si le vent est porteur, elle se laissera peut être guider comme un mulet!

Levant les yeux au ciel, il retourna dans ses réflexions dans un sifflement ironique et moqueur. Ca paraissait tellement simple de faire venir quelqu’un à soit que là, il ne trouvait aucune solution plausible. Il jouait de ses mimiques faciales, grimaçant parfois quand un petit grelot ventral, lui rappelait que son ventre criait famine. Puis une idée lumineuse fit briller ses yeux…


Dit ?J’ai entendu dire que les rues parisiennes regorgeaient de vermines et de maladies en tout genre et que les rats vont bientôt supplanter la présence de l’homme !

La population fuirait déjà dans les campagnes environnantes !
Seul Skip peu l’immunisée ! D’ailleurs, à bien y réfléchir, je crois qu’il développe un remède contre l’exode rurale, et quelle pourrait prendre un échantillon avec elle pour l’expérimenté !

Qu’en dis tu ?


Le blondinet paraissait tout à fait serein de sa trouvaille et jeta un regard à la petite souris des fois qu’elle trouverait une meilleure idée. En attendant il interpella le tavernier et le somma de lui apporter de quoi se sustenter.

Citation :

Nolanna



[dans la taverne toujours ]

sur le cul ! ni plus ni moins ,voilà l'état d'esprit de Nolanna après avoir lu la lettre que Castelreng lui a tendu .elle n'a pas réagit lorsque la chope est venu rejoindre celle qui perd sa mousse onctueuse déjà depuis un moment devant elle .Ni même lorsque le beau Capitaine Merer est entré à son tour , rien pas même un seau d'eau n'aurait réussi à perturber la brunette après ce choc sa sœur , sa confidente , qu'es ce qui lui prenait d'écrire ce genre de chose , . A plusieurs lieu de là déjà par la pensée la "bourrique en chef " cherche comment aider son amie et comment la faire changer d'avis qu'en à ce projet insensé quelques idée farfelus de Merer volère dans la taverne ..elles volèrent même plus bas que le pigeon ivres qui essaye tant bien que mal de reprendre la route

Castelreng , je crois que j'ai une idée. Il faut faire venir cette bourrique ici , mais la ! ca va être dure avec cette promesse idiote de ne plus remettre les pieds en Languedoc qu'elle c'est faite , il va falloir ruser , parce que tout comme toi ou moi , lorsqu'elle fait une promesse , même à elle-même il n'est pas facile de la faire changer d'avis

après un petit temps de silence pour être sur que le beau brun et son capitaine l'écoutent , et elle poursuit après avoir vider la chope d'un coup

sans une bonne , que dis je une excellente raison , Nane ne viendra pas ici , a moins de l'enlevé sur
a route , mais ce serait quand même éprouvant pour les enfants , voir dangereux si les plus grand décidaient de protéger leur mère . par contre , pour une amie très malade voir mourante ,elle viendrait ..elle risquerait fort de tué elle-même la dites amie une fois qu'elle se rendra compte de la supercherie ...mais en attendant elle serait à Narbonne et tu pourras essayé de la raisonné , qu'en dites vous ?


Elle regarde les deux hommes leur laissant le temps de digérer son idée

Citation :

Castelreng



Il lui sembla que des heures avaient coulées avant qu’enfin l’un ou l’autre de ses deux acolytes, ou alcooliques c’est au choix, prennent enfin la parole. Pourtant il ne se passa que le temps d’une bière, à peine. Il s’attendait à ce qu’ils lui soumettent la solution idéale pour parvenir à arrêter Nane dans sa folie. Après tout ne réfléchissons nous pas mieux à plusieurs que tout seul ? Deux cervelles valent mieux qu’une alors trois !!

Aussi que ne fut pas sa déconvenue lorsque Merer énonça sa fabuleuse idée d’aller agiter des carottes sur le haut des remparts de la ville. Il en resta sur le moment sans pouvoir rien dire et, pour se remettre, vida d’un grand trait sa pinte. D’un coup sec il claqua sa chope sur la table, montrant l’humeur dans laquelle cette savante suggestion le mettait. Castelreng ne sut répondre que par un grognement. Certes sa sœur était bourrique, certes plus tête de mule on ne pouvait trouver dans les sud du royaume mais tout de même !! De là à imaginer que l’odeur de carottes fraîches la ferait venir dare-dare, fallait quand même pas pousser ! Un regard vers Merer, il comprit quand même que ce n’était là qu’une plaisanterie mais était loin d’en sourire. Pas le temps de répliquer d’une remarque bien sentie que notre Merer reprenait la parole pour cette fois soumettre une idée totalement folle pour ne pas dire débile. Néanmoins, à sa plus grande surprise, Castelreng l’écouta jusqu’au bout et sans rien dire.

Des rats... à foison qui plus est ! Même si ce n’était là qu’une rumeur sortie d’on ne sait où pour parvenir aux oreilles de Merer, dans l’état où se trouvait Castelreng, ce dernier ne put que s’imaginer les rues de la capitale grouillantes de vermines, les parisiens prendre la fuite, les femmes portant sous leurs bras leurs progénitures comme voulant les protéger de cette infection. Il voyait déjà sa sœur encerclée par cette armée peu ragoutante. Il en frissonna, puis s’étonna lorsque Merer dit que Skip, médicastre fort reconnu en Languedoc, pouvait, grâce à son savoir, immuniser Nane. Mieux ! Sauver Paris de l’exode !!

Qu’en pensait-il…. Qu’en pensait-il ???? Arrivait-il encore à penser après avoir entendu pareil ineptie ?? On se le demande !! Lui aussi d’ailleurs !


Franchement Merer….. Franchement….

Il marqua un temps, regardant son capitaine d’un air soupçonneux et reprit.

Franchement… c’est soit tu as fumé mes herbes, soit tu es en manque de jupons…. Je préfère opter pour le manque de jupon...

Ne voulant pas aller plus loin dans cette discussion stérile, il se tourna vers Nolanna. La brunette jusque là était restée silencieuse, trop même et quand le regard du Ténébreux se posa sur son visage, il ne comprit que trop bien qu’elle aussi s’en faisait pour la blonde-bourrique. Il ne dit mots, lui laissant un moment pour se remettre. Durant ce laps de temps, le pigeon ivre, car n’oublions pas le volatile, tentait une remise sur pattes avant un essai de décollage. De son coté, la tenancière semblait avoir oublié tout ce petit monde et s’échinait à faire reluire quelques gobelets d’étain. Pour sûr qu’elle serait ravie de voir la volaille reprendre son envole dans son établissement et pour le peu que la bestiole se relâche ce serait l’apothéose !! Mais revenons à nos moutons ! Non, à nos trois compères.

Dès l’instant où la Brunette ouvrit la bouche, Cordas porta toute son attention à ses mots. Faire venir ici la bourrique était pour lui aussi la meilleure des solutions. Mais lorsqu’elle fit référence à la promesse faite par Nane de ne plus jamais remettre ses chausses en Languedoc, il eut un moment de doute. Kidnapper la blonde, ça aussi ça lui avait bien traversé l’esprit, mais il se rendit compte qu’il n’avait pas pensé à ses neveux et nièces qui seraient avec leur mère. Il en était à désespérer, ne voyant plus comment faire, lorsque Nola, poursuivant son idée, fit naitre sur les lèvres de l’homme, un sourire éclatant.


Nola !!! Ton idée est splendide !!! Prend-en de la graine Merer !!

Il leva d’un bond, l’humeur au beau fixe revenu et annonça d’une voix joyeuse.

Allons à la maison mettre tout ça sur pied devant un repas…

Les hurlements de l’estomac de Merer n’étaient pas passé inaperçus finalement. Aussi les entraîna t-il tous chez lui. Durant le chemin, ils restèrent tous plongés dans leurs pensées. Si celles de Castelreng étaient tournées vers Nane, on peut se demander quelles étaient celles de Merer et Nolanna.

Ils avaient à peine franchi le seuil de la demeure qu’un valet lui tendait un message arrivé par pigeon. Tout en le déroulant, il poursuivit son chemin vers la grande salle demandant qu’on leur apporte de quoi se sustenter. D’un geste de la main il invita ses convives à prendre place et fit de même. Il parcourut alors la missive des yeux et leur ensuite lecture.


Citation :
Mon frère adoré,

Merci tout d’abord de t’inquiéter de ma santé mais je t’en remercie elle va à merveille je te confirme que ton pigeon était le meilleur… que j’ai dégusté depuis longtemps…Marcj en a cependant dégusté la plus grande partie.Tu parles dans ta missive de mon entêtement ! As-tu pris le tiens en compte ? Tu sais que je ne suis pas ta sœur pour rien à ce niveau ?

Quand à revenir a la sagesse comme tu le dis si bien, il me semble fort sage de suivre la parole donnée au Très Haut ! Toi, un noble, sensé défendre les valeurs de notre église, devrait plus qu’un autre le savoir. Un vœu fait au Très haut est sacré et doit être accompli. Ce n’est pas le premier que je fais ni le premier que je tiens !

Je serais comme convenu a Castelnaudary d’ici quelques jours je compte cependant prendre le temps d’aider Marcj à s’installer au monastère avant de reprendre ma route. Tu souffriras donc que je n’arrive à Castel qu’aux alentours de la St Arnaud. Car il me faudra également le temps de préparer les bagages des enfants. Je ne te confierais que les trois plus jeunes Nadège et Agnès tiendront l’auberge en mon absence à 19 ans elles sont en âge de me remplacer.

Quand à ta réputation … Elle ne craint rien

Ne crois tu pas qu’une sœur qui respecte sa parole soit un atout pour TA réputation plutôt
Ne croit tu pas que je suis assez grande pour risquer ma vie si je le souhaite ?
Ne crois tu pas que mon devoir est de tout tenter pour récupérer au plus vite mon époux ?

Nous en discuterons plus posément lorsque nous nous verrons !Pour l’heure il me faut quitter la plume pour dormir un peu avant de reprendre la route.

Je t’embrasse tout de même… Papa poule

Et je t’aime malgré ton caractère de cochon enragé


Relevant le regard sur Nolanna et Merer, sans avoir lu les deux dernières phrases et tandis qu’on déposait des victuailles sur large table, Castelreng en était à se demander quand pouvait bien être cette fameuse Saint Arnaud. Il lui faudrait donc se renseigner à ce sujet se promit-il. Pourquoi ne posait-il pas la question à présent ? Tout simplement parce qu’il avait du mal à digérer le fait que sa bourrique de sœur ait apprécié de boulotter son Chronopost et il en fit d’ailleurs la remarque à ses convives.

Crénom de nom !! En plus elle a trouvé mon pigeon excellent !!

Cet état de fait eut sur lui la surprise de lui couper l’appétit. Il y avait pourtant sur la table ; Pâtés divers, tourtes, viandes froides, fromage et pain, sans oublier fruits et autres sucreries comme divers tartes. Il se contenta de se verser une belle rasade d’eau de vie et laissa les mets pour Merer et Nolanna.

Durant tout le temps qu’ils restèrent à table, le plan se montait doucement…


Résumons… Toi Nola tu resteras donc ici, j’annoncerai à Nane que suite à une chute dans le lac tu as pris froid et ne parviens pas à t’en remettre, qu’aucun remède n’y fait et que tu es au plus mal.Merer bien sur tu m’accompagneras ainsi qu’Hélie ; ça lui fera pas de mal à lui de bouger un peu…

Il se leva de table, posa ses deux mains sur son rebord et ajouta

Bien !! Finissez tranquillement votre repas et pardonnez-moi si je vous abandonne. Il me faut aller régler quelques affaires.

Quittant la table pour se rendre dans sa bibliothèque où quelques paperasses en souffrances l’attendaient, il les salua sur un dernier…

A plus tard…. !

Et gagna la porte. Parvenu dans la bibliothèque, son intendant était à l’attendre. La porte refermée derrière lui, Cordas regarda un instant l’homme penché sur les livres de comptes en fronçant les sourcils.

Simon ! La Saint Arnaud à lieu quand ?

Relèvement de tête du scribouilleur qui répondit aussitôt.

Ahh ! la Saint Arnaud ! C’est pas avant 3 semaines Messire !!

Trois semaines, Castelreng en fut étonné.

Hum….C’est si loin ?

Certes Messire ! N’en doutez point !!! C’est toujours à la Saint Arnaud qu’ ma Pétronille change le bourrage de not’ mat’las. Elle dit comme ça : A la Saint Arnaud faut faire nos mat’las beaux pour éviter les maux. Et pas plus tard qu’hier elle me demandait si la fougère était sèche. Y’a pas à s’trompez Messire avec ma Pétronille ! Elle s’y connait coté Saint !!! Elle dit même qu’à la Saint….

Ça ira Simon… ça ira….


Castelreng se gratta la tête, se demandant bien pourquoi il faudrait
tant de temps à sa sœur pour gagner Castelnaudary avant d’en conclure que préparer les enfants au départ en était sans doute la raison. Affaire classée donc, il avait 3 semaines de répit avant l’affrontement et en trouvait là un soulagement certain ...
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MessageSujet: Re: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   Jeu 13 Oct - 14:54

Citation :

Nane94140



D’Albi à Castelnaudary


La blonde était partie d’Albi avec son chargement de moutards et de marchandises.

Mais revenons un peu en arrière depuis qu’elle a rédigé sa lettre à sa tête de mule de frère.

C’est le cœur en berne qu’elle avait accompagné son homme au moutier. De ce jour les larmes et la peine ne l’ont plus quitté. Elle a préparé ses enfants pour le long séjour chez leur oncle mais cela finalement avait été assez rapide. Les hardes avaient été glissées en vrac dans les grands coffres de voyage. Ce qui avait finalement pris le plus de temps était le temps de préparatif des deux grandes, Agnès et Nadège avaient finalement décidé de faire parti de la charrette elles aussi. Leur choix vestimentaire étant fort peu limité grâce à la prodigalité et l’aisance relative de leurs parents ainsi que par le métier de tisserand de leur beau père il faut bien le dire. Les deux coquettes avaient passé des heures à choisir les tenues pour impressionner leurs oncles et tantes ainsi que leurs cousins. Elles avaient aussi pris le temps de choisir pour chacun une pièce de somptueux vêtement en cadeau un magnifique châle brodé de leurs blanches mains pour Oriabel, un mantel confortable et ample pour castel afin comme le disait régulièrement Nane pour se moquer de ce frère qu’elle adorait, de masquer ses rondeurs naissantes. Et pour chacun de leurs cousins et cousine une jolie chemise de fin drap d’un blanc immaculé.


Pour les enfants ce séjour annoncé représentait une fête, les petits car il s’agissait la d’une aventure mémorable et les deux grande la possibilité de rencontrer de nouveaux visages et qui sait peut être un mari à leur gré.

Seule leur mère n’était pas à la fête pourtant une étrange fébrilité la tenait. Empressement d’agir, d’essayer, de partir faire ce pèlerinage dont elle espérait tant. Et en même temps pertes d’espoir : pourquoi le Très haut l’écouterait il ? Elle ? A qui il ne s’intéresse que pour balancer des bâtons dans les roues de sa vie heureuse ! Combien de fois déjà lui a-t-il pris ceux qu’elle aime ?

Besace le père de ses premiers jumeaux puis nombres d’amis comme la blonde Zagelle, d’autres encore qu’elle aimait Rekia partie bien trop jeune Alchimiste, sa fille adoptive mère de Nadège, morte comme elle avait vécu en défendant la veuve et l’orphelin, Quentin ce compagnon d’exception mort dans des circonstances tellement atroce que les larmes lui montent aux yeux rien que d’y penser, Grand-Laurent le père de son petit Landry et tants d’autres encore qui lui manquent tous chacun à leur manière.

Enfin le convoi s'ébranle, car c’en est quasiment un maintenant, Agnès à cheval sur l’étalon de sa mère, le gros percheron qu’elle a acquis voila peu pour remplacer au travail de trait l’étalon vieillissant, attelé à la carriole qui porte la mère et les trois autres enfants, le chien boiteux trois pattes fidèle entre les fidèles qui trottine joyeusement autour de l’attelage, et au dessus d’eux Volauvent le hibou blanc qui semble fort en peine de son compagnon pigeonnesque Fendlabise, mort en mission pour les beaux yeux de sa maitresse. Tout ce petit monde hennit, aboie, hulule et jacasse fort peu discrètement pendant toute la traversée de la ville. Certains la salut au passage un profond regret sur le visage comme Garri, Éric et Chrystelle. Jalna elle aussi s’est déplacée pour la saluer et c’est avec émotion que les deux femmes amies même si elles n’étaient pas toujours d’accord se sont séparées au bord du chemin.


La route.... elle défile sous les pas des chevaux il n’y a rien à faire si ce n’est à réfléchir. Comment la blonde pourra t’elle survivre sans l’amour de son époux comment pourra t’elle vivre loin de lui elle n’en a pas la moindre idée. Déjà depuis l’entrée de Marcj au monastère elle sent un changement dans son corps ses habits flottent de plus en plus autour d’elle comme une enfant qui aurait enfilé les vêtement bien trop grand de sa mère. Il faut dire que depuis ce jour maudit entre tous la blonde n’a guère mangé ni bu ni même dormi minée qu’elle est par le chagrin. Ses mains, quand elle les sort de ses manches, sont si fines qu’on pourrait presque voir à travers, d’ailleurs on voit sous la peau la toile de veines bleutées qui cours et palpite. Son visage s’est émacié ses yeux sont profondément enfoncés dans ses orbites lui donnant un air maladif et hagard.

Castres. La ville est la ! Elle y passe la journée, rencontre quelques personnes en taverne qui lui souhaitent bonne chance une fois qu’elle leur explique le but de son voyage. Certains essayent même de l’en dissuader lui disant que la cours des miracles est un lieu de perdition, que seuls les voleurs les filles de joie et les assassins s’y retrouvent. Elle se refuse à croire à ces sornettes. Sa décision est prise et bien prise quel qu’en soient les risques et quels que soient les avertissements qu’on lui donne elle ira. Faut dire que la D’Esterraza est plutôt têtue. Doux euphémisme d’ailleurs que de dire cela, mais c’est de famille il faut croire, ce n’est pas pour rien que le blason familiale porte une mule cabrée ! Une figue et trois olives sont vite avalés et constituent son repas du jour qui repart aussitôt dans la nature tant son estomac est actuellement rebelle à toute nourriture.

Le voyage reprend rapidement Castelnaudary se profile à l’horizon.
Ça tombe bien, pense la blonde, ainsi je pourrais vite commencer mon voyage je suis juste à temps, la St Arnault est demain. Elle se laisse conduire par Agnès qui a été relayée par Nadège sur le dos de Galopain l’étalon. De toutes les manières ses mains tremblent tellement qu’elles ne sont même plus capables de guider même une simple chèvre alors un percheron…. La belle Agnès vivant portrait de sa mère au même âge, installe un campement provisoire pour la journée. Cast devrait être arrivé, elles n’auront donc pas trop à attendre. C’est une femme fébrile qui parcourt les tavernes de Castel en demandant des nouvelles du beau brun. Mais il faut ce rendre à l’évidence de beau brun point pas plus que de beurre en branche. Elle refait une tournée des tavernes histoire de vérifier si personne d’autre n’a demandé après elle ! Non rien ! Il faut se rendre a l’évidence soit il va arriver demain soit il a oublié la date le bougre d’âne. Elle cherche un petit travail pour la journée puis nourrit la famille et tout le monde au lit sagement. Les enfants bien au chaud sous la peau d’ours qu’elle-même a si souvent partager avec Marcj lors de leurs voyages et qu’elle ne se résout pas à utiliser sans lui. Et elle assise ou plutôt recroquevillée pour conserver le peu de chaleur de son corps amaigri à l’extrême, les yeux plongés dans le feu qui crépite joyeusement ne dispensant cependant qu’une maigre flamme fumante.

Le lendemain dès l’aube après une nouvelle nuit sans sommeil, la blonde retourne faire la tournée des tavernes. Oh ne vous inquiétez pas amis lecteurs, elle ne risque pas d’être ivre, l’alcool sous toutes ses formes ressort, comme la nourriture... aussi vite qu’il est entré.

Nouvelle tournée, nouvelle déconvenue toujours pas de Castelreng ou de quiconque mandaté par lui pour prendre en charge ses neveux et nièces. Le sang de la blonde commence à bouillir la St Arnault c’est aujourd’hui ! Elle marmonne :
je lui laisse encore une chance… si demain il n’est pas la….

Citation :

Castelreng


    Quelques jours plus tard… ou après la saint Arnaud….



Pas inquiet le Castelreng en ce qui concerne son voyage vers Castelnaudary. Pas inquiet du tout puisque son intendant lui a affirmé que la saint Arnaud n’était pas pour toute suite. Il avait donc repris son train-train quotidien, c’est à dire, ne rien faire et s’ennuyer ferme. Cependant tout était prêt pour le départ. L’escorte qui devait les accompagner n’attendait qu’un ordre pour partir. Le palefrenier et les garçons d’écurie n’attendaient qu’un mot pour apprêter les montures.

Ce matin là, Notre homme s’était décidé pour une promenade en compagnie du petit chien de son épouse, le bien nommé Gamin. Ils avaient traversé le parc entourant la maison et se retrouvaient avec devant eux les maisonnettes des employés de la demeure. Avisant de la fumée sur sa droite, Castelreng fronça les sourcils, craignant là l’incendie d’une des maisons. Il hâta donc le pas afin de savoir ce qu’il en était vraiment, faisant déjà le plan de ce que devrait être le secours à apporter pour pouvoir sauver le plus possible de la chaumière. Il éprouva un grand soulagement quand il constata qu’il ne s’agissait d’un grand feu de broussailles. Près de ce feu se tenait la femme de son intendant, fourche en main, rattroupant vers les flammes de sèches brindilles.


Ahhh ! Pétronille ! Que brûlez- vous donc là ? J’ai bien cru que votre chaumière était en feu !!!

Ohh Messire… Ce n’est que la vieille fougère de nos mat’las qu’j’ai changé y’a trois jours comme je fais à chaque St Arnaud ! Parc’que ma grand-mère disait toujours qu’à la St Arn….

C’était hier ??? !!!
Sans attendre réponse, il fit demi tour,laissant une Pétronille pour le moins surprise de voir son seigneur courant presque. Crénom d’un chien !! Je vais le tuer !! Faisant référence à son intendant. Je vais en faire de la charpie !!!! Trois semaines !!! trois semaines qu'il avait dit !!!

Il lui fallait partir sur le champ. Aristote seul savait où pouvait bien se trouver sa frangine à cette heure. Lui, l’imaginait déjà sur les routes remontant vers le nord avec toute sa marmaille et sa rage pour lui avoir fait faux bon. Il ne lui fallut pas longtemps pour se retrouver dans sa cour et hurler ses ordres

Faites seller les chevaux on part sur le champ !! Trouvez-moi Merer et Hélie ! Toi ! Préviens mon épouse !

Le palefrenier s’empressa d’aller à l’écurie alors que le valet resta là en se dandinant d’un pied à l’autre, exaspérant un peu plus un Castel de nouveau sur les nerfs

Bouge-toi triple buse !!

Mais… c’est que… Merer et Hélie….

Quoi Merer et Hélie !!

Ils… ils sont…

Ils sont quoi !! Crache Tudieu !!!

Ils sont pas là….

Ils sont où Morbleu !!!

Sont partis…. En ville….
Ajouta t-il avant de déguerpir.

Avisant que le garçon d’écurie était à sortir avec un Espoir piaffant et tout sellé, Castelreng se rua presque sur le gamin, lui arrachant les rênes des mains et enfourcha sa monture. Bouillonnant de rage de ne pouvoir partir sur le champ, il talonna son palefroi et parti donc à la recherche de son fils et de son capitaine. Il avait bien entendu une vague idée de là où il trouverait les deux lascars. Pas de doute la dessus, ils ne pouvaient être que là où se trouve jupons. Non, non, pas dans l’une de ses boutiques à la mode où les dames aiment à ruiner leurs époux mais bel et bien dans l’une ou l’autre des tavernes de la ville. Le tout était de trouver dans laquelle les deux jeunes hommes étaient à prendre du bon temps pendant que lui, l’enragé, était à perdre le sien.

Après quelques portes ouvertes et refermées brutalement, quelques injures bien crues dues à une perte de patience, Cordas franchit le seuil d’une énième taverne espérant bien trouver là, cette fois, les deux gaillards et se retrouva figé lorsqu’il découvrit que…….

Citation :

Nane94140




De Castelnaudary aux « retrouvailles » Narbonnaises



Nous avons laissé la blonde fulminant à Castelnaudary le jour de la St Arnauld.

Le lendemain matin, Nane, épuisée, maintenue uniquement par sa colère, refait à nouveau la tournée des tavernes. Pas plus de Castelreng que de beurre en branche….. Ni une ni deux, la blonde sur un coupde sang, fait grimper tout son petit monde dans la carriole et démarre au grand galop à travers les rues de la ville, aspergeant copieusement de la boue nauséabonde des rues de la ville, les passant ébahis de voir cet attelage piaillant plein de femmes et d’enfant rouler ainsi à font de train.

La blonde échevelée et rouge de fureur se tient debout pendant toute la route qui mène à Carcassonne sans même avoir besoin de fouetter son étalon qui connais sur le bout des sabots les humeurs de sa maitresse. L’animal freine des quatre fers devant la taverne municipale devant la quelle il a tant poireauté naguère. Nane ne l’oublions pas a vécu de longues années dans cette ville....Ce dont elle se rappelle quand l’animal stoppe net, la faisant dinguer par-dessus sa croupe fumante.

Elle se rappelle cette même mare de boue ou elle s’est étalée lors de la mémorable course au cochon. Un sourire fugitif vient alors éclairer ses traits rendus austères par la peine. Mais bien vite la colère redouble quand les souvenirs affluent, lourd contentieux à mettre à l’actif de Cast.

Du fait de son absence il lui a fait rompre la parole qu’elle s’était donnée de ne jamais remettre les pieds en Languedoc. Son regarde se fait flou elle se rappelle, le départ pour Albi en catastrophe chargée de marchandises appartenant à la mairie de Carcassonne, marchandises acquises de ses propres deniers, le message de la mairesse de l’époque lui laissant tout loisir de revenir à son gré sans se presser la route entre Castelnaudary et Carcassonne bloquée pendant plusieurs semaines par une cru imprévue, son retour à Carcassonne chargée comme une mule pour le plus grand bien de la mairie, sa taverne Carcassonnaise encore pleine de marchandises qu’elle venait brader pour la fermer, le procès inique qu’elle avait subit pour n’avoir pas fermé sa taverne le jour même de son déménagement, et enfin son serment de pas remettre les pieds dans ce comté tant que son honneur de femme intègre ne serait pas lavé…. Voila la promesse que Cast lui avait fait rompre, voila la raison principale de sa colère actuelle, outre l'absence de son frère au rendez-vous fixé.

Elle entre en furie dans chacune des tavernes, clamant à grands cris à qui veut l’entendre qu’elle est à la recherche de son pendard de frère…. Sans le moindre résultat hélas….

Elle reprend donc après quelques heures de repos sa cavalcade effrénée, effrayant quelque peu les petits. Réjouissant Landry fasciné par cette course folle.

Narbonne, enfin c’est une famille épuisée qui y arrive. Hébétée par la fatigue Nane monte un campement succinct pour installer provisoirement son petit monde, dort une petite heure, puis laissant les deux grandes surveiller le repos des plus jeune, fonce en taverne guetter l’arrivée de son frère .

Elle s’installe dans la Taverne de Klan qu’elle connait de si longue date et patiente de moins en moins sereinement jusqu'à l’instant précis ou la porte s’ouvre enfin sur le beau brun qui occupe toutes ses pensées depuis plusieurs semaines.


Bonjour mon frère ! Son sourire et son ton doucereux devraient alerter le Seigneur de Cordas mais n’attendons pas d’un homme qu’il soit intuitif mesdames, vous savez comme moi que tant qu’on ne leur met pas les points sur les « i » et les barres aux « t » ils ne savent plus rien.

Dis moi mon frère as-tu négligé ta formation religieuse ?

La phrase sibylline n’est pas achevée que la blonde se lève et balance sa chopine encore pleine sur le beau brun. Elle hurle désormais

LA ST ARNAULD EST PASSÉE DEPUIS 3 JOURS ! 3 JOURS TU ENTENDS ? 3 JOURS QUE JE ME FAIS UN SANG D’ENCRE A ME DEMANDER SI TU N’AS PAS EU DES ENNUIS EN ROUTES !
ET TU ARRIVES LA, LA BOUCHE EN CŒUR EN TAVERNE COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT ?


La blonde se rue en pleurant de rage sur son frère et le bourre de coups de poings. Elle frappe, frappe jusqu'à épuisement sur un Castel qui n’y comprend pas grand-chose vu l’air bovin qu’il affiche. Puis d’un coup cesse et s’évanouit d’épuisement ne laissant à son frère martyr que le temps de l’attraper rapidement en la sentant s’amollir contre lui.

Citation :

Castelreng




    En taverne où l'on découvre ce qu'on ne pensait voir...


Les pieds comme collés au sol, la main encore sur la poignée de la porte, si l’on pouvait constater une chose c’était bien de voir un Castelreng complètement, totalement, remarquablement, [url=http://etablissements.ac-amiens.fr/0800046r/ancien20072008/mots_rencontre/visage surpris.png]surpris.[/url]

Que dis-je ?

Il était stupéfié, sidéré, sur le cul - non dans ses bottes et statufié !! - par ce qu’il avait devant les yeux.

Il était à faire le tour des tavernes et autres lupanars pour récupérer son capitaine et son fils et voilà qu’arrivé chez Klan il découvrait sa sœur !! Il y a quand même de quoi en rester bouche bée !! D’autant plus que la blonde bourrique ressemblait plus à un clou qu’à la femme bien en chair qu’il avait toujours vu. Tout pour traumatiser le pauvre Castelreng et tout ça par la faute de son intendant, son fils, son capitaine et son satané beau-frère !

Ben quoi ? Il était lui aussi une victime du sort dans toute cette histoire non ?

Si. Si. Siiii !

Il était toujours sans voix lorsque Nane lui dit un trop doux bonjour et crut bien la perdre à tout jamais quand elle lui demanda si il avait négligé sa formation religieuse. A cette question, d’ailleurs, sa cervelle se mit à travailler sans relâche, se demandant où Nane avait bien pu percher une telle idée. Jamais au grand jamais il n’avait parlé ou même envisager entamer des études religieuses et il se demandait bien quel imbécile avait pu lui mettre de pareilles inepties dans la tête. Ses lèvres formèrent un rond pour sortir un mot voir deux qui restèrent coincés quand elle se mit à hurler un fait incontestable. La St Arnaud avait bien eut lieu trois jours plus tôt, ça, il le savait à présent.

Satané Simon qui ne savait pas que trois jours ce n’étaient pas trois semaines ! Satanée Pétronille avec ses proverbes de grand-mère à la noix, ses fougères et ses matelas ! Satané Merer qui dévergondait son fils et satané Helie qui ne demandait que ça !!! Et lui, ben lui, il se faisait hurler dessus comme si il était le seul responsable et comble du comble, il était loin d’avoir la bouche en cœur, il avait plus la tête d’un poisson hors de l’eau qu’autre chose, mais bon il n’allait quand même pas la contrarier, elle paraissait l’être suffisamment.

Pas de doute, contrariée elle l’était la soeurette ! Et Castelreng s’en rendit un peu plus compte lorsqu’elle se rua sur lui pour le bourrer de coups de poings.

Que faire ? Ben rien. Enfin si ! Lâcher quand même la poignée de porte et la refermer du talon. Ce qu’il fit. Laisser Nane à son entrainement de boxe et surtout, surtout ne pas broncher.

Que dire ? Ben rien non plus. Ce n’était peut-être pas le bon moment pour parler là.
Quoi que … Mais bon, encore fallait-il retrouver ses mots et notre punching-ball était encore trop abasourdi pour les trouver.

Elle frappa, frappa encore. Il encaissa, encaissa encore. On ne saurait d’ailleurs dire combien de temps il fallut à la blonde avant de se retrouver K.O sans même avoir pris un coup. Toujours est-il que Castelreng n’eut que le temps de refermer ses bras sur elle avant qu’elle n’aille embrasser le sol.


Manquait plus que ça !!! Ne trouva t-il qu’à dire sur le coup.

Nous voilà donc avec un Castelreng qui en plus d’avoir retrouvé sa voix, a, à présent, une blonde toute maigre et toute évanouie dans les bras. Un regard circulaire dans la salle. Constatation : Personne ! Bien sa chance ça !

Pourquoi lorsque l’on a besoin de quelqu’un on ne trouve jamais personne ? Question qu’il était à se poser à lui-même et il le valait mieux, car si Nane avait repris ses esprits à ce moment là c’est certain qu’elle lui aurait répondu un truc du genre : Ha ben ça !! Bien fait pour toi frangin ! Au moins tu as un échantillon de ce que peut être un secours !! Tu paniques j’espère ? Que ça te fasse au moins les pieds !!

Hésitant sur ce qu’il lui fallait faire, il se contenta sur l’instant de s’installer avec son fardeau sur le siège le plus confortable de la taverne. Plusieurs solutions s’offraient à lui se pensait-il en regardant sa sœurette.

    1) Lui coller une bonne paire de claques pour lui faire retrouver ses esprits, au risque de la mettre encore plus en colère ou de lui faire mal.


    2) Attendre bien tranquillement qu’elle revienne à elle d’elle-même, ce qui lui permettait d’apprécier le calme avant la prochaine tempête.


    3) La déposer sur le fauteuil et aller chercher de l’aide pour elle et se remettre à la chasse de Merer et Hélie, mais ça ce n’était pas forcement la bonne solution bien que…


Un soupire…. Le temps de se décider sur la décision à prendre et qui n’était pas évidente du tout pour le Ténébreux qui aurait bien opté pour la dernière solution tout en sachant qu’il récupèrerait non plus une tempête mais un ouragan.

Un autre soupire et il se décida pour l’attente et le calme. Après tout, il ne voulait pas aggraver son cas, se rendait-il compte et il ne doutait pas que Nane finirait par ouvrir les yeux...
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MessageSujet: Re: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   Jeu 13 Oct - 15:14

Citation :

Merer

Vous êtes seul.

Vous n’avez pas peur, non, mais y à comme un petit truc qui tortille vos boyaux…

Et c’est justement là, quand on se croit isolé face à la nature verdoyante que l’on parle dans le vide, essayant de décortiquer une situation, d’anticiper un instant, une éventuelle confrontation avec son supérieur ou la seule envie de ce dernier est de vous sortir les tripes des entrailles d’une manière ou d’une autre.

Face à un arbre, certes au combien majestueux, car il ne faudrait pas oublier que la propriété du Seigneur de Corda n’est pas le lopin de terre du premier paysan venu, que Merer, oui oui, Merer, s’entraîne à reprendre les choses en main. Alors il s’entraîne, évidement, il tente tant bien que mal de recadrer son jeune Padawan, celui qui reprendra un jour, si Aristote le désire réellement, les reines de la famille.

Mais, écoutons-le plutôt, ça sera plus parlant, parce que ça fait un moment que ça dure et à vous expliquer la situation dans laquelle se trouve notre beau Capitaine, on risquerait de perdre le fil de la conversation et dans ce parc, il pourrait disparaître et nous raterions le meilleur…



…et si tu crois que ton père va faire de toi un Seigneur en deux trois coups de cuillère à pot tu vas droit dans le mur.
Arrête toute de suite ta cavalcade.

N’oublies pas que le patriarche c’est encore lui et que le respect s’apprend pas en lorgnant sur les donzelles à moitiés dévêtues qui se pavanent sur quatre planches pendant un concours de beauté, hein.

Et ne nie pas, je t’y ai vu comme je te vois, te cachant comme un voleur derrière ton arbre, vicieux va.

COCHON !!!!

J’admets tout à fait que tu bouillonnes intérieurement que tu es l’entrejambe en effervescence mais ce n’est pas ce que je suis censé t’apprendre.

Ton charisme est loin d’être forgé.

Avant qu’il ne soit aussi trempé que celui de Castelreng, mon petit, tu devras encore travailler longuement et sans relâche.

Et sans relâche, j’ai dis.

Vois-tu, si je t’apprend à en imposer, alors tes ennemis, comme tes amis d’ailleurs, te craindrons et te respecterons.

Vois-tu, sans ton père et moi-même, il est à parier que Narbonne serait tombée aux mains du félon.

Mais nous avons réussi, nous, une poignée de valeureux, à faire trembler une dizaine d’armées, et je soupèse largement mes mots, hein. Parce que stationnées en la pauvre ville de Béziers, ils attendaient que nous nous endormions pour nous surprendre dans la nuit et nous saigner comme des cochons.

Comme des cochons te dis-je et te redis-je.
Notre courage et notre détermination ont suffit à mettre en déroute de braves soldats.
Mais toi, regarde-toi, des bras et des cuisses de poulet sur un tronc de je ne sais pas quoi.

J’aimerais que pour une fois tu arrêtes de faire ton « marquis » et que tu te conduises en adulte responsable.

J’ai remarqué depuis plusieurs jours que le seigneur surveillait nos entrevues et je n’aime pas du tout que l’on remette en cause ma façon de travailler et encore moins me soupçonner de te dévergonder.

Alors à partir de demain et ce jusqu’à nouvel ordre de ma part, tu m’obéis au doit et à l’œil.

Et ne t’avises pas d’aller pleurer dans les jupons d’ta mère parce que contrairement à ce que tu penses, ton père pourrait te renvoyer dans un internat cureton et moi, à côté d’eux, je passerais pour une none…


Coup de pied à la base de l’arbre qui lui sert d’interlocuteur, sans doute pour simulé un bon coup de pied au cul, enfin c’est ce que moi j’aurais fait, pas vous ?

Ha bon…


…alors dès lundi, et pas à la Saint glinglin, on reprend une discipline militaire.

Au champs du coq on se lève, puis on enchaînera sur un réveil musculaire et quand j’en aurais décider tu pourras enfiler deux trois miches de pain tartinées de gras…

Ensuite on reprendra l’entraînement à l’épée afin de se préparer au grand tournoi languedocien. Nous t’y présenterons, j’ai déjà pris contact avec quelques bons duellistes et tu as intérêt à te montrer digne de tes armoiries…

Suuuuuuufit !!!!! Je ne veux plus t’entendre…


Là, à ce moment précis, on peu imaginer que les deux compères se tienne à une distance respectable l’un de l’autre, Hélie, légèrement en retrait de Merer, consommant sa rage, ou bien la mine honteuse d’avoir mouillé sa culotte qu’il cherche d’une manière ou d’une autre à dissimulé, bref, on pourrait imaginer ce que l’on veut mais voilà, le gars Merer, comme je l’ai dit plus haut, est seul devant son arbre…

…et que croyez vous qu’il faisait devant cet arbre, majestueux, je le rappel ?

Et bien quand vous allez entendre la suite, je pense que comme moi, vous allez être surpris, ben oui, n’allez pas imaginer des choses. Je découvre ce tronçon d’histoire en même temps que vous et ça me fout les boules, j’vous jure, j’en ai la coulante, du suspense, de l’intrigue et j’espère un peu de franche rigolade, mais bon, il semblerait que l’interlude soit passée et que Merer reprenne la conversation donc je me tais et vous laisse découvrir la suite…



Chuuuuut , chut, chuuut, ça reprend…

…..Bon ça fait bien deux fois que la cloche sonne, donc une demi heure de passée, rhooolalalal, mais c’est pas possible ça.

Hélie ? Hélie ? Non d’un chien. HELIE ???? On ne va pas coucher là.

A chaque fois que je décide de lui apprendre la chasse par la ruse, il me fausse compagnie…Raz le bol.

Mare de faire la garderie.C’était pas ça le contrat…. Une fois de plus je me suis fait avoir par les belles paroles du ténébreux…
Hélie??? Non de non, si tu fais l’idiot on ne pourra pas aller se rincer le gosier en taverne et reluquer le derrière des petites qui seront à chercher la joie de nos bras.

Allons gamin, faut arrêter de me prendre pour un idiot, tu à la vessie plus petite que les yeux d’une souris…C’est Pisstroisgoutes que l’on aurait dû t’appeler….


Donc là, c’est pas la peine de vous faire un dessin, autant vous dire que le petit jeune à pris une secouée par le Capitaine, qu’il s’est fait traiter de tous les noms, pourtant la journée avait bien commencer, juste avant le repas du midi, pensez, le poupon à encore dû mal à sortir de son lit avant le déjeuner, alors imaginez, quand Merer le prend par la main, je dis la main mais j’imagine aisément même si c’est pas explicité, qu’il tire le pauvre Hélie par la peau du c….des fesses, pour rester poli, hein, et que l’après midi n’à pas été une vraie partie de plaisir…

D’autant que Merer à un secret bien à lui pour chasser le gibier par la ruse, et oui, un secret bien à lui, transmis de génération en génération, en même temps, tu m’diras qu’à cette époque là, pour certain, ils n’ont que ça à se transmettre, m’enfin le jeune Hélie se serait bien passé de se faire recouvrir le corps d’Ortie macérées pendant des semaines pour dissimuler son odeur corporelle, seul façon à lui de pouvoir faire une virée avec le blondinet dans les tavernes du village en contre bas de la propriété. La suite étant une narration, sommes toute assez classique, je vous demanderais donc de ne pas trop en vouloir au metteur en scène.

Après une chasse ou le gibier ne fût pas au rendez vous, tout simplement parce que le seul plaisir que Merer retirait de ce genre d’exercice était de voir le jeune noble ramper à travers les herbes folles, se fondre parmi les feuilles séchées et humides jonchant le sol dans lesquelles et sous les injonctions de l’instructeur, Hélie se roulait avec une vraie conviction. Bref, après cet entraînement aux techniques de camouflage, Merer avait décidé d’emmener son jeune apprenti en ville pour le récompenser de son travail.

Petite trempette dans un baquet pour décrassage pour l’un, et lustrage de l’uniforme pour l’autre et avant que la fin d’après midi annonce l’heure du souper, les deux couillons prennent la directions du bourg. Ne sachant rien à ce moment précis de l’histoire au sujet de la Saint Arnaud, si ce n’est que comme d’autre, ils savent que la date est passée depuis un moment, ils se rendent dans un pas quasi militaire, Aux Feux perdu des Vestales, taverne au combien émérite dont on parle à travers tous le royaume, à ce qu’il parait.

Et là, me croirez-vous ou non, mais alors qu’ils rigolaient, hein, mais qu’ils rigolaient à en perdre la mâchoire sur une plaisanterie sarcastique de Merer, comme d’habitude, les deux hommes restèrent décontenancés de trouver Castelreng là et de surcroît, penché en avant sur une femme autre qu’Oriabel.

Yeux écarquillés mais toujours paré à l’imprévu, Merer rebondit sur la situation se doutant bien qu’il se passe quelque chose d’anormal.


Bonjour mon Seignôôôrrrrr !Un problème ? Besoin de moi ?

Citation :

--Helie






Il est des jours où l’on donnerait tout pour pouvoir passer son temps et ce, du matin au soir, au lit et tant qu’à faire, délicieusement accompagné.

Il est des jours où on aimerait être autre chose que le fils de son père.
Il est des jours où, pour un fils de noble, on en vient à envier le fils du roturier.
Il est des jours en fait où s’appeler Hélie Dict du Cougain c’est vraiment pas le pied.

Voilà l’état d’esprit du jeune homme lorsqu’il était revenu de la partie de chasse où pour tout gibier il n’avait croisé que des vers de terres et autres insectes vivants sous les feuilles mortes et à moitié pourries. Il empestait le purin, était couvert de boue, avait bien du mal à faire disparaitre cette horrible odeur d’orties macérées et devait encore supporter les braillements de Merer lui disant de se presser.

Assis dans son baquet d’eau tiède fortement parfumée, le jeune homme se frottait le lard en maugréant dans ses dents un :

Je voudrais bien t’y voir à ma place ! Pas toi qui empeste le purin !! Tu t’es bien gardé de t’en asperger ! Et je t’avais bien dit que ça ferait sauver le gibier !! Journée de meeerdeuuuu !!!

Avant d’hurler un :


J’arrive ! J’arrive !!!

Une dernière immersion dans le baquet et Hélie finit par en sortir et se sécher. Depuis ce premier jour où le capitaine lui avait fait le coup du purin, le jeune homme avait trouvé la lotion adéquate pour faire disparaitre les reliquats d’odeur après le trempage. Un parfum fortement musqué qu’il avait acheté à un marchand d’Orient venu accoster au port de Narbonne. Il s’en aspergea donc largement et s’empressa de s’habiller avant que le capitaine ne change d’avis et annule la virée au bourg.

Une fois fin prêt et beau comme un écu neuf, le voilà donc parti pour une fin de journée et une longue soirée de plaisir. Rien de tel pour oublier les mauvais traitements que Merer se plaisait à lui infliger sous le mauvais prétexte que son père voulait faire de lui un homme. Plus d’une fois il aurait bien rétorqué qu’il en avait plus dans la cervelle qui ne voulait bien le montrer mais s’en était toujours abstenu pour le simple plaisir de voir râler le capitaine.

Le chemin vers les tavernes se fit dans le rire et la bonne humeur, Hélie racontant à son ainé ses dernières frasques. Comme à l’habitude, c’est au « Feu des Vestales » que nos deux fêtards atterrirent, le rire encore à la gorge par la dernière plaisanterie de Merer. Le jeune suivant le vieux de près à tel point qu’il le heurta quand celui-ci stoppa net à l’entrée.


Bon sang Merer ne bouche pas l’entrée que je puisse voir les donz….

Le Bonjour mon Seignôôôrrrrr ! Lui coupant la parole. Manquait plus que le paternel pour la journée soit définitivement perdue. Terminé les chopes fraiches et mousseuses. Oublié les donzelles et la drague et bonjour les sermons et autres remontrances. Un long très long soupir s’échappa dans le dos du Capitaine qui était à demander si son aide était requise.

Au mot problème, Hélie en mit de coté sa déconvenue pour voir de plus près ce qu’il se passait à l’intérieur et comprendre en quoi son père pourrait avoir besoin d’aide. Il poussa donc Merer afin d’entrer dans la salle et là, une fois que ses yeux se posèrent sur son géniteur et la blonde qu’il avait dans les bras, son sang ne fit qu’un tour et de blanc il passa au rouge colère. Il venait sans aucun doute de surprendre son père en plein adultère !!!

Il faut savoir afin de mieux comprendre ce que va être la réaction du jeune homme, qu’il aime sa mère plus que tout. Elle n’est cependant pas sa mère biologique, mais pour l’avoir aimé et élevé comme si elle l’était, il n’a d’ailleurs connu qu’elle, et lui garde de ce fait un très grand respect. A cela s’ajoute qu’il a toujours vu ses parents comme ayant une relation passionnelle et de ce fait a toujours pensé à une fidélité sans faille du couple. De voir donc son père enlacer une autre femme ne pouvait donc que le faire sortir de ses gonds.

Il vint alors se planter devant le seigneur de Cordas, le toisa froidement et lâcha amèrement


Et bien père votre gout pour les femmes a baissé… Je ne vous savez pas friand des squelettes… Je me demande ce que mère dirait de tout ça…. Et vous ? y avez-vous songé ? Vu comment vous la tenez votre….donzelle…. j’en doute….

Il avait utilisé le vouvoiement pour ajouter un peu plus de dédain à ses paroles et une fois qu’il eut dit ce qui lui semblait juste, se détourna de son géniteur pour ajouter à Merer cette fois...

Allons ailleurs Capitaine, je crains que là, nous soyons à déranger les plaisirs du Seigneur de Cordas…

Citation :

Castelreng



On ne pourrait dire s’il se passa une heure ou juste quelques minutes avant que la porte de la taverne ne s’ouvre. Toujours est-il que pendant ce temps, Castelreng se contenta de regarder sa soeurette qui ne revenait toujours pas à elle. Inquiet ? Oui, il commençait quand même à l’être un peu. D’autant qu’il ne savait que faire. Enfin là, si ; Attendre. Mais ensuite ? Quand elle serait revenue à elle il se doutait bien qu’elle lui demanderait encore pourquoi il n’avait pas été à Castelnaudary comme prévu. Il savait aussi que la bourrique-blonde n’accepterait pas facilement ses explications, aussi bonnes soient-elles !!

Le bonjour de son capitaine apporta à Castelreng un départ de soulagement. Lorsqu’il demanda si il y avait un problème, le Ténébreux eut cependant envie de lui rétorquer que non, que tout allait bien dans le meilleurs des mondes. Pour lui, c’était d’une telle évidence qu’il y avait un problème que de s’entendre poser la question lui parut absurde.

Il n’eut cependant pas l’occasion d’ouvrir la bouche mais lâcha un long soupir lorsque la voix de son fils se fit entendre.

Et voilà, il les avait cherché un peu partout, n’avait trouvé qu’une blonde-bourrique folle de rage qui était à présent dans ses bras inconsciente et les deux zigotos arrivaient là, la bouche en cœur, comme lui avait sorti Nane, comme si il était normal qu’ils se trouvent ici en ce moment. Mais Crénom d’un chien pourquoi n’avait-il pas une vie normal ? Pourquoi n’avait-il pas le droit comme beaucoup, beaucoup de monde à la compassion du dieu Bisounours ? De temps en temps juste… juste dans des moments pareils par exemple…

Parce que bon sang ! Si il n’avait pas eut à les chercher partout et s’ils étaient restés au domaine comme il se doit, à cette heure, ils seraient tous en route pour Castelnaudary et lui, il ne serait pas avec une Nane dans les pommes sur les bras !! Il ne serait même pas en attente d’une de ses colères là !! Mieux ! Il aurait fait son aller-retour Castelnaudary et aurait pu ronchonner sur le fait qu’elle ne l’avait pas attendu !

Quoi il n’aurait quand même pas osé faire une chose pareille ? Ooohhhh mais que si !!!

Soupir…. Très long soupir quand Hélie vint se planter face à lui et qu’il le vit changer de couleur. Qu’était-il en train de s’imaginer ce jeune coq ? Il n’eut pas longtemps à attendre avant de le savoir et de constater que son andouille de fils n’avait pas reconnu sa tante. Un instant, Castelreng fut bien tenté de le laisser dans son erreur mais se ravisa tout de même. La journée ayant était assez pénible comme ça et Aristote seul savait ce qu’aurait pu faire l’Intrépide si on ne lui mettait pas les vérités en face. A sa grande consternation il se rendit compte qu’il ne parvenait même pas à se mettre en rogne contre son rejeton. Pourtant il le méritait. Mais il constata que d’entendre son garçon défendre l’honneur de sa mère n’était pas pour lui déplaire.

Alors que le jeune homme était à dire à Merer qu’il valait mieux qu’ils partent, Castelreng se décida à remettre les pendules à l’heure.


Bon sang Helie !! Tu ne vois donc rien ? !!! Ouvre les yeux Crénom d’un chien tu vois bien que c’est…

Ce que je vois père c’est que non content de tromper ma mère vous en arrivez à faire pâmer vos maitresses !!


Mais c’est qu’il ne pouvait même pas finir sa phrase !

Il suffit Helie !!

Non père Cette fois vous dépassez les bornes ! Mère ne mérite pas ça !!

Foutredieu Helie !! Regarde là !!

Je n’ai que faire de voir quelle tête a votre dulcinée !!!

Coquefredouille !!! La dulcinée….


Il leva une main, voyant que son fils allait encore lui couper la parole et poursuivit en criant pour couvrir la voix du blanc-bec.

…. C’est ta tante Nane ! Chapon maubec *!!

De voir la tête que fit son fils à cette révélation valait son pesant d’or. Tournant la tête vers son capitaine, il ajouta.

Merer va donc me quérir un seau d’eau froide qu’on la réveille.

Citation :

Nane94140



Dans les pommes puis dans la panade

Elle était bien, elle ne sentait plus rien sauf une sensation fort douce de protection, de chaleur aussi.

Sans doute étais-ce du au fait que Cast la cramponnait comme un perdu pour lui éviter de s’étaler au sol … mais elle n’en avait pas la moindre conscience.

Pourtant, peu à peu, des bribes lui parviennent au fond de son inconscience.
Une voix froide d’abord… jeune.


Père…. Femme…. Squelettes… donzelle…. Bizarre cet assortiment de mots… elle essaye decomprendre mais sans succès…. Capitaine… Cordas…. ?

Parlerait-on de son frère la ? Mais Cordas est en toulousain elle était pourtant persuadée de ne plus y être d’en avoir franchi la frontière.

Sans doute elle ne connait pas d’autre Cordas. La femme émaciée s’agite légèrement entre les bras qui la maintiennent.

Une seconde voix se joint à la première étonnamment elle n’a pas son timbre habituel car la blonde est sure elle la connait bien cette seconde voix. Les mots se font moins hachés les phrases plus complète elle saisit mieux les propos. Il faut dire que le ton monte de plus en plus.


Bon sang Hélie !!... vois bien que c’est… [color=green] …dépassez les bornes ! Mère ne… Foutredieu Hélie !! Regarde là !! Nane ! Chapon maubec *!!


La blonde se redresse d’un coup et se retrouve assise sur une paire de genoux qu’elle ne définit pas encore. Est-ce la mention du seau d’eau, les cris, les jurons, la mention de son nom, qui la fait quasiment bondir ainsi ? Ça, qui peut le dire ? Toujours est-il que la méthode est efficace puisqu’elle la sort de son évanouissement.

Lorsque sa sœurette se redressa, Castelreng eut l'impression d'être plus léger. Non pas que la blonde fut lourde, pensez donc, un clou ... Mais il en ressentit un bien être qu'on ne peut omettre. Par contre il fronça les sourcils tout en s'enfonçant un peu plus dans le moelleux du fauteuil en se disant : Et voilà la tempête est là... tous aux abris ça va souffler...

Nane il n'est pas question de toi là mais de ton idiot de neveu

Quand elle a parlé, elle n'a pas ouvert les yeux et donc pas vu les personnes présentes dans la salle de la taverne.

C'est donc avec stupeur qu'elle découvre à peu de distance son neveu et qu'elle se rend compte que les bras si confortables ou elle se trouvait, n’étaient autre que ceux de son "adorable" frère.

Le temps de reprendre ses esprits elle se rappelle qu'elle est en colère et en pleine dispute avec Cast. Elle se redresse donc tel un coq de combat en étouffant dans l'œuf un sourire en voyant le visage de Cast.



Qu'est ce qui s'est passé ? On en était ou de notre "discussion" dis-moi ? J'ai un trou de mémoire là !

Il profita du fait qu'elle venait de se lever tel un ressort pour croiser négligemment les jambes. Posa nonchalamment les bras sur les accoudoirs du fauteuil et lui rétorqua d'une voix calme. C'est connu, quand la tempête souffle faut toujours garder son calme car en cas contraire on se retrouve vite sous un ouragan avec projectiles non identifiés volant en rase motte ou au ras des oreilles. Et notre Castelreng est un habitué de ce genre de situation . Avec son épouse, ces calmes la se transforment en ouragan ou la vaisselle fuse en tout sens. Avec Nane ce serait sans doute l'inverse, espérait-il.


Il s'est passé ma chérie que tu as voulu boxer et que tu en es tombée dans les pommes et ce, sans prendre un coup. Faudra que je te donne quelques cours... T'es pas très douée en la matière ma douce...

Quoi ? Il cherchait la castagne ? Mais non !! Il est calme là, ne l'oublions pas

La blonde s’étouffe à demi de fureur, s’il avait pu croire à un apaisement, il s’est fourré le doigt dans l’œil… et jusqu’au coude encore, le frangin . le teint de la blonde devient rouge écarlate. Lentement très lentement, d’une voix si douce que personne ne pourrait imaginer l’explosion qui risque de suivre, la blonde lui demande :

J’avais une excellente raison de te boxer ! Tu vois la mémoire me revient déjà ! J’attends toujours tes explications à propos de ton inadmissible absence à Castelnaudary ! Et puis d’abord tu as plus le droit de m’appeler ma chérie ! Tu parles d’une chérie que tu plantes comme un vieux Sac de farine moisie dans une ville ou elle t’attendait désespérément.

Le ton de la blonde monte d’un cran dans la seconde partie de sa diatribe.

Hum... Ravi ma douce que tu n'aies pas de pertes grave de mémoire et quand à ces explications que tu attends... Comment as tu dit ? Il fait mine de réfléchir Toujours, oui voilà c'est ça .. que tu attends toujours... et bien ma douce... si tu n'étais pas tombée dans les pommes comme tu as fait tu les aurais entendu ces explications.

Il leva une main pour l'avertir qu'il n'en avait pas fini et poursuivit

Tu sais combien j'ai horreur de devoir me répéter ma douce et tu remarqueras que pour ne pas te mettre sur les nerfs je ne t'appelle plus ma chérie même si tu l'es toujours...

Sans un mot la blonde le regarde droit dans les yeux ! Puis se détourne et prend la direction de la porte.

Après tout s'il cherche à détourner le sujet et bien il n'entendra pas ses explications à Elle ! Son pas décidé l'amène très vite devant Merer qui finalement n'a pas bougé d'un pouce.


Laisse moi le pas mon ami, cet âne bâté n'est pas décidé, mais moi oui ! Les enfants sont au campement à la sortie de la ville il ira les récupérer quand il sera décidé moi je pars à Paris !
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MessageSujet: Re: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   Jeu 13 Oct - 15:28

Citation :

Castelreng



N'allons pas croire que Castelreng se fichait comme d'une guigne d'avoir raté le rendez vous, loin de là. En fait il en voulait à la terre entière. Entière peut-être pas, mais pour sur qu’il allait garder un chien de sa chienne à son intendant. Aussi quand il vit que Nane était pour prendre la poudre d'escampette, il daigna bouger un peu, c'est à dire, se pencha légèrement sur l’accoudoir et la rappela en ces termes ...

Nane.... je ne te le dirais pas deux fois mais je te conseille fortement de venir là et t'assoir... Si tu comptes monter à Paris ... faut qu'on en parle il me semble...

Le ton était doux mais cependant ferme et n'appelait donc aucun refus. Mais il va sans dire que pour la blonde-bourrique il en irait sans doute tout autrement et Castelreng en était plus que conscient. Une des raisons pour laquelle il restait là, tranquillement installé dans son confortable fauteuil. Paraitre calme et détaché face à la mauvaise idée de sa sœur lui semblait sur l’instant le mieux à faire.

En l'entendant la bourrique se retourne et le toise :


Il n'y a rien a dire si je t'ai appelé c'est pour mettre mes enfants en sécurité le temps de ce voyage. Quand Marcj a retrouvé la santé et m'a annoncé la bonne nouvelle de son enfermement définitif... j'ai fait un vœu moi aussi, celui de lui faire rendre sa parole par le très haut en allant prier à Paris, dans la nouvelle cathédrale. C’est donc ce que je vais faire et le plus vite possible.... Et personne ne m'empêchera de tenir ma parole.

On vit alors Castelreng étouffer un soupir, avalant avec bien du mal les mots qui lui venaient aux bords des lèvres concernant son breton-crétin de beau-frère et inspira un bon coup. Là, il aurait donné n'importe quoi pour avoir l'époux de sa sœur sous les yeux. Il se voyait déjà à resserrer ses mains autour du cou de cet abruti de mari, qui plaisait plus à dormir sur une couche dure d'un monastère que dans une moelleuse avec son épouse. A cette simple et merveilleuse pensée, ses doigts se serrèrent sur les accoudoirs du siège et l'on pouvait voir blanchir ses jointures. Que n'était-il donc pas là ce Marcj !!!! Un regard à une Nane décidée dans sa folie, un moment où le silence se fit pesant. Il fallait rétorquer et vite, la déstabiliser, trouver les bons mots pour ce faire. Pas évident cependant.

Tes enfants seront en sécurité... c'est un fait...

Il se tournant vers Hélie qui, jusque là ne pipait mot - faut dire qu'il ne pouvait faire autre chose que de compter les points - et ajouta toujours calmement

Hélie... trouve ce campement et emmènes tout ce beau monde à la maison. Merer peut si il le souhaite t'accompagner….. Ou garder cette porte…. Ne traine pas en route surtout car cette fois tu aurais à en répondre !

Pas de réplique du jeune homme qui, après un bref salut s'empressa bien vite de sortir de ce lieux où l'orage n'allait pas tarder à éclater. Cordas lui, une fois sa demande faite, reporta toute son attention sur sa chère et tendre sœur.

Nane.... je sais que tu as fait un vœu.... je sais que tu veux le voir aboutir.... mais je sais aussi que ce ne sera pas ce soir ni demain que tu te mettras en route pour cette folie douce. Alors ma chérie tu vas me faire le plaisir de poser ton maigre céans sur une chaise et toute suite... Comprends-tu ?

Elle était loin déjà, bien loin, oh pas physiquement mais dans à tête. Elle était déjà sur les routes s’imaginant à marcher comme une bête de somme. Aussi le calme fort inhabituel de Cast en ces circonstances ne lui faisait ni chaud ni froid, elle s’en fichait comme de ses premiers haillons. Mais bien sur, connaissant son frère, ce ne pouvait être que le calme qui précède la tempête. Quand il expédie Hélie à la recherche de ses cousins, elle se doute bien que la température risque de monter fortement dans la taverne et gare à qui se trouvera dedans à cet instant !
Le ton doucereux de Cast quand il lui intime l'ordre de poser ses fesses sur une chaise alimente encore sa rébellion naturelle.


Premièrement, tu ne me donnes pas d'ordres ! Est-ce que je t'en donne moi ?
Secundo, je suis une femme adulte et je fais ce que bon me semble pour mener ma vie au mieux.
Donc je m'assiérais si j'en ai envie et je reprendrais la route quand bon me semblera !

Le très haut sait combien je t'aime mon frère mais la c'est de l'ingérence ! Ne peux tu jamais accepter les choses sans tenter de les transformer a ta guise ? Laisser autrui vivre sa vie comme il l'entend ? Par autrui j’entends ma modeste personne !


Il balaya d'un revers de la main ses paroles, comme si ce qu'elle était à dire n'avait aucune importance pour lui. Cela en avait-il au fait ? Et bien non pas vraiment. Elle pouvait bien dire ce qu'elle voulait, lui faire un roman sur les serments fait et qu'il faut tenir, lui expliquer par le menu que la Cathédrale Notre Dame était la seule, l'unique qui lui permettrait de voir Dieu en personne, Castelreng n'en avait vraiment que faire. De son coté il avait décidé qu'elle ne reprendrait pas la route le soir même et encore moins les jours suivant et n'avait certes pas l'intention que ce soit autrement.

Bien... il me semble que tu n'as pas bien compris finalement ma douce.... Je n’aime pas me répéter, tu le sais bien, mais je vais quand même le faire... pour toi... Viens t'assoir. Ce n'est pas un ordre, mais un conseil.... Car tu n'iras nul part et je vais te dire pourquoi... une fois que tu auras les fesses sur une chaise !!

Bien que d'apparence calme, le Ténébreux commençait quand même à avoir la moutarde qui lui montait au nez. Il s'était d'ailleurs redressé sur un coude, ne gardait plus cette position nonchalante et se tenait droit comme un I, le visage fermé et les yeux braqué sur sa sœur.

Mais je m’en fiche de ta chaise !!! D’ailleurs voila ce que j’en fais…

La blonde portée par sa colère attrape la lourde chaise en bois et la balance sur le mur ou elle s’éclate.

Il n'y a plus de chaise pour m’assoir alors tu vas me laisser tranquille avec mon postérieur maigre ou pas peu importe. Je suis très bien debout.

La bourrique commence un va et viens agaçant dans la grande pièce, ayant pour le moment renoncé à en sortir. Elle n’est pas sans remarquer le changement de position de son frère. D’aucuns s’en méfieraient mais pas elle. Elle, elle sait que jamais il ne lui fera volontairement du mal, du moins physiquement. Moralement c’est autre chose, en voulant bien faire il la fait parfois souffrir mais comme on dit ; la demeure du sans nom est pavée de bonnes intentions.

Puisque toi tu ne m'écoutes pas, je vais t'écouter. Je t'accorde le temps de me faire une tisane et de la boire pour me dire ce que tu as à dire.

Le ton de la voix est glacial, la blonde est coupante comme ses scalpels. Elle regarde son frère et se retourne ensuite pour se préparer une tisane. Elle sait bien que la boisson ne restera pas dans son estomac mais au moins elle aura essayé.

Et une chaise en moins Une !!! Notre homme avait regardé sa soeurette faire valser une chaise, se disant que, mine de rien, la blondinette maigre comme un clou en avait encore dans les bras. Bon, il n'allait pas l'énerver totalement, pas toute suite ne tout cas, il ne fallait pas non plus que toutes les chaises y passent. Le Comte de Minerve serait très très "Minervé" en constatant les dégâts, là déjà.... il ne serait pas content.

Alors qu'elle fait les cents pas dans la salle, Castelreng lui, reprend un pose plus relaxe. Il se ré-adosse donc, la regarde aller et venir, se dit qu'elle n'en a pas encore terminé, qu'elle va rajouter un truc, forcément, si non elle serait déjà à se diriger vers la porte. Et, Bingo ! Elle en rajoute et en plus la v'la qui parle de tisane. Sur le coup de la surprise - parce que oui c'est une surprise pour lui de l'entendre enfin dire qu'elle va l'écouter - il en comprit que lui, devait se charger de faire chauffer de l'eau. A cette simple idée, il ne peut retenir une grimace. Faire de la tisane.... quelle horreur !!! Un regard échangé, Cordas souhaite bien qu'elle ne l'aie vu faire la tronche et lâche un soupir de soulagement lorsqu’elle se retourne pour se charger de la besogne.


Bonne initiative sœurette !! Fais-moi donc un grog... je sens que sous peu je vais avoir la gorge irritée...

Ce gain de temps était tout a fait pour arranger ce qu'il avait mijoté. A ce moment, Hélie devait être à conduire ses cousins chez lui et il pourrait sous peu lancer la carte qui lui réservait.

La blonde-bourrique ignore totalement les paroles de son frère et prépare de l’eau pour elle seule.

Je suis pas sa bonne après tout ! il a une foultitude de serviteurs et de servantes ! il n’a pas besoin de moi pour ça !


Son impatience grandit, elle sent bien qu’il fait trainer la discussion aussi se hâte t-elle de chauffer son eau pendant qu’elle jette dans sa tasse plusieurs pincées de poudre de plantes réduites en poudre.

Citation :

Nane94140



L’eau pour sa tisane chauffait doucement. Le beau brun n’avait pas prononcé un mot, le silence s’appesantissait dans la pièce. Silence troublé par le bouillonnement de l’eau uniquement. Quelques bruits de vaisselle remuée quand elle remplit sa choppe puis y jette ses plantes et la blonde bourrique se plante devant son noble frère.

Si tu dois parler c’est maintenant une fois cette tisane bue je pars que tu sois d’accord ou non !

Elle pose la chopine pleine de tisane tire sa chaise, troublant de nouveau le silence devenu pesant.

Alors qu’elle est à faire de la tisane, Castelreng, lui, est à se frotter les mains. L’idée de boire un bon grog n’est pas pour lui déplaire, au contraire. Il sait qu’une fois qu’il lui aura dit ce qu’il avait à lui dire, le ton montera et sa gorge en serait belle et bien irritée. Lorsqu’elle vint se planter devant lui et qu’il constata qu’il aurait mal à la gorge avant la fin de la soirée, il fronça les sourcils. Le temps n’était plus à la taquiner, elle attendait qu’il lâche le morceau. Aussi, la regarda t-il droit dans les yeux avec le plus grand sérieux et cassa ce silence pesant.


C'est simple Nane, tu vas oublier pour ce soir et.... les prochains jours ta folie de te rendre en Oil pour les simples est bonnes raisons que

1) Tu n'es pas en état de poursuivre et que
2) si tu ne le fais pas tes enfants, demain, je les conduis direct à l'orphelinat


La blonde se lève comme une furie. Elle en bafouille.

Quoi ??? Comment ??? Je ne te demande jamais rien !!! Et toi … toi…. Tu oses me menacer … de me prendre mes enfants… de les mettre à l’orphelinat… pour le compte, j’aurais mieux fait de rien te dire…. De les laisser à Albi…. sous la garde des deux grandes….. tu n’en aurais jamais rien su….

Au fil des mots le ton monte, son désespoir est patent, sa fureur, qu’elle était parvenue à juguler, remonte en flèche. La tisane qu’elle tient à la main, toute brulante qu’elle est, part directement en direction du noble tyran pendant que la blonde tourne les talons et se dirige à grands pas rageurs vers la porte.

Je vais récupérer mes enfants Hélie n’a pas encore du vider le campement avec tout ce qu’il y avait je n’aurais plus qu’à charger et partir. Tu m’as rendu service du coup Hélie va avoir fait tout le boulot.

Il se leva à son tour, tout tranquillement par contre, croisa les bras tout en gardant ses yeux posés sur la blonde-bourrique. Il savait bien qu'elle ne serait pas contente, mais pas contente du tout, quand il lui ferait part de ses projets. Mais ce n'était après tout que pour son bien et si pour la ramener à la raison, il devait en passer par cette ignoble menace, il ne se gênerait pas. C'était d'ailleurs chose faite ! Il la laissa donc cracher sa rage, regarda Merer qui, lui, en était resté planté, bouche bée, devant la porte d'entrée, et eut un sursaut lorsqu'il se prit la boisson plus que chaude, archi bouillante même, sur le torse. D'instinct il recula, portant ses mains à sa chemise qui s'était transformée en braisons, laissa échapper un grognement de douleur et se démena comme un fou pour ôter au plus vite ce feu ardent

Haaaaaaaaaaaaa ! Crénom d'un chien ..... !!!

Sa chemise finissant par valser au centre de la pièce, il lui restait un fort échauffement sur la poitrine qu’il se força à oublier suite aux dernières paroles de sa folle de sœur. A l'heure qu'il est tes enfants sont tous chez moi Nane et je te préviens que si tu ne reviens pas à la raison tu ne seras pas de les revoir !! Alors maintenant tu cesses toute suite dans ta folie, tu restes là ! Tu te reposes ! Et on en reparle !!

La blonde perd le sens à entendre les paroles si cruelles de son frère. Se reposer ? Elle n’en a pas le temps ! Elle est entrain de mourir à petit feu lui semble t’il, depuis qu’elle a appris l’incroyable nouvelle.

Elle se jette sur lui armée de sa seule fureur. Un coup de pied dans les tibias, puis une grêle de coups s’abattent sur l’homme.

Elle frappe, frappe sans pouvoir s’arrêter, déchargeant sa colère, sa déception et sa douleur surtout.

Combien de temps cela dure t’il ?

Elle n’en sait rien ! Seul l’épuisement l’interrompt.


Jamais, tu entends ! Jamais, tu ne me prendras mes enfants !

La blonde a le visage ruisselant de larmes elle s’effondre au sol en sanglotant à fendre l’âme.

Il aurait du s'y attendre pourtant quand le premier impact le frappa au tibia. Il laissa échapper un " ouch", grimaça ensuite lorsqu'une averse de coup lui tomba dessus. La surprise revenue, il aurait pu la faire cesser, il aurait suffit de l'attraper par les poignets et ça en aurait été terminé. Il la laissa faire cependant, grimaçant quand un poing l'atteignait à des endroits sensibles. Des minutes, longues, il faut bien le dire, passèrent avant qu'elle ne commence à taper moins fortement. Quand elle s'effondra en larmes, il se mit à sa hauteur et l'entoura de ses bras.


Ma douce.... commença t-il d'une voix redevenue douce. Le Ténébreux se sentait coupable de sa cruauté là, même si une part de lui même lui disait qu'il agissait là au mieux.

C'est pour ton bien tu devrais t'en rendre compte... 3 jours Nane, je te demande 3 jours pour que tu reprennes des forces... ensuite... tu pourras partir vers Paris.

A cela il n'ajouta pas qu'il avait à présent bien l'intention de l'y conduire. Ça, ce serait pour plus tard...

Nane, sans force se laissait bercer par la voix que son frère savait rendre apaisante et séductrice lorsqu’il le voulait.


3 jours ??? Tu sais ce que c’est trois jours, quand on meurt un peu chacun d'entre eux de douleur et de chagrin ?

Je sais très bien au fond de moi que jamais tu n’abandonneras tes neveux et nièces !

Je ne peux pas attendre 3 jours... je pars ce soir… tant pis si je crève en route d’épuisement… ou attaquée par des brigands… au moins je serais restée fidèle à ma parole et à mes principes…


Levant une main, elle ajoute et puis... si je ne reviens pas...avec toi... un noble... ils auront un meilleur avenir qu’avec moi, simple tavernière que tes semblables peuvent bastonner si l’envie leur en prend.

Lourdement, la blonde se relève, ayant perdu toute force pour se battre. Pourtant, elle trouve encore le courage de marcher vers la porte, d’un air buté et décidé... malgré sa fatigue.

Il en resta un moment sans pouvoir répliquer tant ce qu'elle venait de dire lui parut au-delà de toute mesure. La voyant qui voulait cette fois mettre en œuvre ses paroles, il se releva vivement et en trois pas fut sur elle. Agrippant la ceinture de sa jupe, il lui lança froidement :



Mère indigne ! Franchis cette porte et tu pourras dire adieux à tes enfants !!


La bourrique se retourne d’un bloc et son bras vient malencontreusement cogner le nez de son frère lors du geste de défense qu’elle esquisse quand il la retient.

Le sang coule de l’appendice nasale martyrisé au grand désarroi de la blonde.

Elle se précipite pour étancher l’écoulement sanglant, désolée que leur dispute soit allée aussi loin... cette fois.


Ooooohhhhhh !!! Cast, je suis navrée, je ne voulais pas te blesser !

Elle retrousse largement son jupon pour en déchirer un morceau et l’appliquer sur le nez qui enfle et se colore.

C’est bon je t’accorde tes trois jours à mon grand désespoir mais je ne peux pas faire moins. Pour me faire pardonner.

Citation :

Castelreng




    Quand l'homme parle .... la femme se tait !



Trois jours, elle lui avait accordé trois jours avant de repartir tête baissée dans la folie de son "pèlerinage".
Trois jours donc pour remettre sur pied non pas une femme mais une ombre de femme.
Trois jours à tenter de remplumer la dinde... non la blonde-bourrique
Trois jours pour lui faire entrer dans le crane qu'elle n'aurait d'autre choix que celui de se mettre sous son escorte.
En somme..... trois jours de galère infernale mais.... pour avoir gain de cause !!!

C'est donc par un matin fort frais, alors que le soleil pointait à peine que Narbonne vit partir un groupe bien armé, étendard au vent, en direction de Lodève. A leur tête chevauchait le Seigneur de Cordas, pas peu fier d'être parvenu à ses fins. Non sans mal d'ailleurs ... son nez portait encore la marque de sa rencontre malencontreuse avec le poing de son clou de sœur lors de leur dernière "discussion". Il avait laissé à l'intention de son épouse, un court message lui rappelant ce départ, missive froide et impersonnel, comme l'était leur relation depuis un temps. Il espérait que cet éloignement lui fasse réaliser certaines choses.

En tête donc, il franchit les portes de la ville au pas de sa monture. Juste derrière lui, venait Nolanna, qu'ils avaient fini par décider à les accompagner, faisant fi de ce que son prétentieux époux en dirait. Merer qui, sans nul doute, passerait son temps à loucher sur le déhanchement de la brune. Une jeune femme que Castelreng était allé chercher à Carcassonne à la demande de son Capitaine et qu'ils se plaisaient tous deux à surnommer leur fantôme. Et, fermant la marche, car était là, la seule concession qu'elle était parvenue à obtenir de son frère, notre blonde-bourrique, Nane.

Les jours passaient, voyant cette lance avancer ou installer son campement pour la nuit.

De Lodève où ils avaient pris une heure ou deux de leur temps pour se délasser en taverne, où, d'ailleurs, les deux hommes s'étaient amusés à faire croire à la mairesse fraîchement élue, qu'ils étaient là afin de s'emparer des coffres de la mairie, on les vit ensuite à Aurillac. Juste le temps de faire un détour sur le marché pour emplir leurs besaces et ils étaient repartis. Trajet pas franchement direct pour se rendre en Paris, mais tant que Nane ne s'en rendait pas compte, tout allait franchement bien pour Castelreng. Ce dernier d'ailleurs, n'avait aucune intention de la conduire jusqu'à la capitale. Il avait en fait profiter de l'aubaine qu'est la folie de sa sœur pour exécuter les dernières volontés d'une de ses connaissances et qui étaient de se rendre à Tulle pour prendre sous son aile un jeune homme et le conduire en Champagne. Le Duché de Champagne ou la Capitale, pour le Ténébreux c'était du pareil au même et il ne doutait pas de le faire avaler à sa tendre sœurette ! Il comptait bien lui faire gober qu'elle était arrivée à Paris dès qu'ils auraient devant eux une Cathédrale !


Parvenu à Tulle, ils installèrent leur campement proches des remparts de la ville et Castelreng put partir à la recherche de ce garçon qu'il lui fallait mener à Sainte Menéhould. Ses recherches restant vaines la première journée, ils s'y attardèrent donc, ce qui permis à Nane de prendre un repos plus que mériter. La blonde-bourrique ne voulait rien entendre et s'entêtait à aller à pied alors qu'elle avait de quoi faire le trajet à cheval.

Maudit soit les femmes et leur entêtement ne cessait de jurer Cordas, après lui avoir fait une centième demande de se mettre en selle. Tout ceci n'empêcha pas qu'il trouva Tulle, ville fort accueillante et finit, on s'en doute, par trouver le jeune homme qu'il cherchait. Ils firent connaissance, lui alloua une épée sortant de sa forge et un bouclier. Ainsi paré, ils purent tous repartir...

Limoge... Ville de porcelaine...

Depuis leur départ, chaque jour la colombe de son épouse était à l'attendre à sa prochaine étape. Il n'en fut pas autrement arrivé à Limoge et il y répondait avec empressement. Elle désirait de lui une cour par missive, il prenait donc grand plaisir à satisfaire ce souhait qu'il trouvait des plus charmant.

A la demande de la diaconesse Neti, dont ils avaient tous fait connaissance à Tulle, ils prolongèrent leur arrêt dans la capitale afin de permettre à une jeune femme, Virbule, de faire route avec eux. Castelreng profita de cette pose pour faire achat de porcelaines de toute sorte qu'il réservait en présent à sa tendre épouse. Assiettes aux multiples décors principalement, virent emplir une charrette. La Dame de Cordas, aurait, à leur revoir, de quoi faire ses lancés pour les prochaines scènes de ménage...

Gueret.... Bourganeuf, ne les virent que passer. Montluçon... Nolanna n'était plus avec eux. D'humeur chagrine par le silence de son époux, elle avait profité d'un croisement pour s'éclipser..Inquiétude pour tous de la savoir seule sur les routes, ils se virent néanmoins contraint de poursuivre leur périple. Ils remontèrent sur Cosne.... La colombe de la dame de Cordas n'était plus à attendre depuis quelques jours ce qui mettait Castelreng dans une humeur des plus sombre.

Tonnerre... Leur dame fantôme s'était à son tour égarée. Nane fatiguait, ne voulant toujours pas entendre parler de se mettre en selle. Merer et Old.Joe étaient bien les seuls à rester satisfaits.

Un arrêt pour la nuit en rase campagne, la colombe tant espérée fit son apparition suivit de près par un pigeon de la dame fantôme demandant de les attendre afin qu'elle puisse les rejoindre. Moment d'hésitation pour Castelreng avant de se décider à poursuivre. Ils n'étaient plus qu'à une journée de leur but : Sainte Menéhould, et Nane avait plus que besoin d'un repos autre qu'au milieu de nul part.

Le temps que le Capitaine Merer et le jeune Old.Joe étaient à se charger de démonter leur campement, Cordas avait fait réponse à ses courriers reçus. La route fut donc reprise et le lendemain ils étaient tous, ou presque, à Sainte Menéhould où ils y resteraient quelques jours...
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MessageSujet: Re: Février 1459 : Quand une blonde perd le Nord   

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