Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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  Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres

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MessageSujet: Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres   Lun 19 Mar - 11:20

Skip_lo_casalier a écrit:
[hrp]Bonjour! Je me permet ce petit HRP pour informer le lecteur que le RP qui suit se passe dans un temps futur encore indéterminé, mais proche. Les événements décrit se passe en une journée, sauf pour la final qui pourra alors suivre le temps normal. Les indications de temps viendrons alors et seront précisé pour le bonheur de tous.

Ce RP est ouvert à tous dans la mesure qu'il s'agit d'un événement en plein air et que les curieux ne seront pas repousser par une armée! Vous pouvez encourager l'adversaire de votre choix comme bon vous semble!

Bon jeu à tous![/hrp]

[Comment Jardiner dans les Ténèbres!]

[Demeure Casalièr, le matin]

Le vieux Jardinier se réveille!

Aujourd'hui est le jour du "duel"! Entendons ici plutôt un entrainement amical entre deux hommes qui n'ont aucun intérêt à ce blesser mutuellement, sauf l'orgueil, bien entendu!

Voilà peut-être un jour ou deux qu'ils en parlent et ce jour est venu enfin! Voici les modalités: Combat à pied, en armure légère, aucun bouclier, aucune arme de point, une épée longue à la lame émoussé. Le lieux: Un champ boueux où des moutons se promènent.

Rien de bien compliqué en fait!

Le vieux Jardinier se réveille donc et pense à tout ça! Son épouse dort, épuisé qu'elle est! Elle n'assistera peut-être pas au duel. Faut dire que le moment si prête guerre! Vous saurez pourquoi bien assez tôt! Il ne veux pas la réveiller et sort donc sans faire de bruit. En fait, toute la maisonnée dort encore! Sauf Tacitus qui, lui aussi, c'est levé tôt! Il attend déjà son patron dans le laboratoire. Avec le printemps qui approche, les préparatif presque fini, il faut maintenant établir la liste des plants qu'ils devrons soit cultiver, soit cueillir et à quel moment! Surtout la saule! Et les Tête-de-Violons, appelé ainsi pour la forme que la jeune pousse de fougère prend quand elle sort de terre! L'ail sauvage aussi pourra être ramassé avant qu'elle ne monte en fleur. Bref, tout ce que devra faire le Jardinier et son assistant pour les jours à suivre.

Ils ne perdent pas trop de temps sur l'établissement de cette liste puisqu'elle ne diffère pas vraiment d'une année à l'autre et passe donc à l'élaboration du plan pour la journée.

Entrainement! Voilà le plan!

Une journée à patauger dans la vase encore froide à peine dégelé.

Une journée à recevoir et donner! Comme dans le temps où il était Lieutenant de l'Ost et qu'il s'entrainait soit avec ses soldats, soit avec un taureau, soit seul avec un pantin! Voilà bien longtemps qu'il ne s'est pas entrainé avec un adversaire de chaire. Bien sur il y a la joute à laquelle il a participé durant l'hiver, mais ce n'est pas vraiment un entrainement! C'est surtout d'être capable de porter une armure lourde et de réussir a porter un coup d'épée! Dans ce genre de duel, c'est surtout la chance qui dirige! Là ce sera différent. Ce sera la technique qui décidera du vainqueur et en terme d'adversaire, Skip aura pas choisi le moins bon de tous!

Castelreng avait accepté de défier le vieil homme en un duel amical. Il n'avait pas eu à travailler fort pour le convaincre, ce qui en aurait surpris plusieurs. Pas qu'ils auraient pensé qu'il ait peur du vieux, ou inversement, mais surtout qu'il ait accepté aussi vite de se battre contre un ami! La raison profonde est tout simplement parce que ce sont des amis justement et qu'il est toujours plaisant de jauger ses habiletés face à ses amis pour ensuite s'enorgueillir de sa propre force et railler la faiblesse des-dits amis! Ceci dit avec respect et humilité!

Le soleil était enfin levé et le combat était pour dans très peu de temps. Il n'avait que peu de temps pour se préparer et faire un échauffement.

Il enfila donc sa vieille armure de cuire clouté, ses bottes de cuire élimé, son gant de cuire aux jointures enforcis pour la main gauche, celle portant l'épée et contenant un petit crochet qui lui permet de garder l'épée en main malgré les coups les plus rude! Tacitus avait entretenue l'uniforme toute ses années, retirant les galons de Lieutenant pour mettre ceux de Maréchal. Retirant le blason du Languedoc pour y mettre celui d'Exat et de Counozouls côte à côte. Huilant l'armure pour que le cuire reste souple et que les quelques pièces de métal ne rouille pas!

Aujourd'hui, il se bat dans son armure préféré!

Et pour l'épée, bien que la lame soit émoussé, elle n'en porte pas moins la devise du vieil homme, gravé sur tout le long de la lame. Son épée de combat restera à la maison. Celle qui porte la Croix du Languedoc ainsi que sa devise sous celle du Languedoc. Occitania Per Totjorn et S'Escrimir Ta La Vivença! Voilà ce qui décrit le mieux le vieux jardinier!

Occitania Per Totjorn! Occitanie pour toujours, quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, toujours se battre pour sa patrie d'adoption!
S'Escrimir Ta La Vivença! Se battre pour la vie! Ce battre toujours, ne jamais baisser les bras! Ce battre pour défendre la vie, pas pour la détruire! La devise a plusieurs signification et il serait trop long de toutes les nommer!

Le voilà donc fin prêt!

Un tour à l'écurie pour chevaucher jusqu'au lieu-dit. Tacitus suit, pas loin derrière, sur son propre cheval, tirant une petite charrette contenant ce qu'il faut pour prodiguer les soins nécessaire à tout bon entrainement!!! Car bien que les lames soit émoussés, il faut quand même s'attendre à des blessures! Et le temps frais risque aussi d'affaiblir un peu les deux hommes, donc faudra pouvoir faire un petit feu et préparer le thé pendant que les deux hommes se battrons!


[Un champ près de Narbonne, appartenant à Castelreng]

Skip arrive enfin... Et il est le premier! Il aura donc l'avantage du terrain, mais Castel aura l'avantage de la parole. Car tout bon duel commence par un séance d'intimidation! Mais tout bon duel se gagne par l'avantage du terrain! C'est bien connu!

Il en parcours donc l’étendue. Il observe les cailloux, les rochers, les herbes qui commence déjà à sortir. Il persiste encore quelque zone plus froide et boueuse. L'eau n'a pas eu le temps de se résorber encore et le champ est carrément vaseux. Sous ses bottes, une épaisse couche, lourde et visqueuse, s'accumule, alourdissant son pas. Il faudra donc s'assurer que le tout ne soit pas trop épais en frottant régulièrement les pieds au sol, comme le ferait un bœuf qui se prépare à charger! Il regarde aussi le ciel. Lumineux et sans aucune trace de nuage, il fera donc chaud sous le soleil qui fera durcir la couche superficiel de terre, mais cachera, par le fait même, des plaque glissante. Le terrain sera miné et il faudra donc jouer de prudence. Pas de mouvement trop brusque, sinon c'est la glissade assuré! Et avec les rochers qu'il y a un peu partout! Ce ne sont pas là des terres qui sont labourée régulièrement. Normal, ce sont des moutons qui y paissent! Il l'est juste assez pour permettre aux herbes de pousser hautes et ferme rapidement. Une fois tous les deux ans c'est bien suffisant! En déplaçant le troupeaux, on augmente même la qualité de l'herbes qui peut alors profiter tout son soul de l'engrais laissé derrière l'élevage ovin!

Voilà donc ce qui ressort de toute l'observation: Un terrain plein de rocher, labouré de l'année précédente, couvert de boue et de touffe d'herbes éparpillé. Terre collante et froide! Un soleil qui ne tardera pas à réchauffer les armures et assécher le champs. Plaque de glaise durcis agissant comme autant de toboggan sur la neige!

Meilleur moyen pour se préparer à tous ça? Gelé de menthe! Un peu dans le cou et hop, la chaleur du soleil sera déjà moins accablante et cela préviendra les coup de froid dû à la fraicheur du sol!

Pour la terre collante, aucun moyen, non plus pour les plaques de glaise et encore moins pour les rochers, sauf la prudence et les mouvements lents et assuré.

En définitive, ce sera un beau moment!

Un combat dans un environnement difficile sera plus éprouvant quand sur de la terre battu, mais offrira de meilleurs retournements de situations et donc, de plus jolies passes d'armes!

Skip s'installe donc sur la charrette et prend une tasse de thé, le sourire aux lèvres, en attendant son adversaire!

Castelreng a écrit:
    Demeure de Castelreng au petit matin.



Enfin une matinée où il n’aurait pas une certaine brune pucelle en tête. Voila bien ce que Castelreng s’était dit en sortant de son lit. Il l’oublierait quelques heures et s’en trouvait soulagé d’une certaine façon. Son esprit torturé par cette jolie ensorceleuse allait pouvoir prendre du repos.

L’air froid de la pièce où le feu était mort depuis des heures le fit quelque peu frissonner. Il prit cependant le temps de se passer le visage à l’eau froide, d’attacher ses trop longs cheveux d’un lien de cuir. Il enfila ensuite des braies de cuir souple, une simple chemise et ses bottes les plus souples. Cela suffirait l’armure légère complèterait.

Car oui, il allait enfiler une armure ce matin – enfin armure, plutôt une protection - et jouer de l’épée. Se dirigeant vers le coffre où se trouvait cet attirail, il repensa à la façon dont son ami Skip lui avait parlé de cette envie qu’il avait de vouloir croiser le fer. Le débat qu’ils avaient eut juste avant au sujet des armes et techniques, discussion des plus prenantes avait fini par l’acceptation de ce petit combat pour la forme, quand la suggestion lui avait été faite. Comment refuser à un ami ? Pour le Ténébreux, Skip malgré son âge avait encore de quoi se défendre et attaquer, ces quelques heures à croiser le fer se promettaient donc fort intéressantes. De plus, un petit entrainement ne pouvait lui faire de mal non plus.

Il enfila son gilet de cuir, son baudrier, prit ses gants et sortit. Son cheval sellé d’avance, il n’eut plus qu’à l’enfourcher et… Direction la forge.

La matinée venait tout juste de commencer, l’air à cette heure, si elle n’était plus froide restait encore relativement fraiche. Mais dans quelques heures il ferait bon, à n’en point douter. N’est-on pas dans le sud ? !

C’était l’occasion pour lui de tester la lame qu’il avait fait forgé pour remettre au pommeau de l’épée qu’il lui avait été offerte par le Comté en son jeune temps et qu’il avait brisé lors de la bataille de Limoges. Pour l’occasion, il avait bien entendu demandé à son forgeron qu’il l’émousse, ne voulant que pouvoir juger de son équilibre et son poids, surtout pas blesser son ami.

Il était heureux. Oui oui, faut pas croire, de temps en temps ça lui arrive quand même ! Heureux de pouvoir à nouveau, avoir ce pommeau en main. La lame était certes neuve mais avait été reforgée à l’identique, la croix du Languedoc et sa devise y avait été frappées.



    De la forge à la pâture...



En quittant la forge, il avait demandé à ce qu’on lui envoie son jeune page, si ce dròle venait à montrer le bout de son nez. Le gamin, depuis leur retour, sentant qu’il y avait du relâchement, avait pris l’habitude de s’éclipser aux aurores et jusque là, Castelreng n’avait encore voulu le remettre aux pas. Tout portait à croire qu’il n’avait aucune emprise sur les enfants, que ce soit les siens ou ce petit Adrien ! Bref ! Il espérait tout de même le voir arriver avant la fin de la matinée ! C’était un bon gamin qu’il avait récupéré en Touraine alors qu’il crevait de faim et devait voler pour survivre. Il n’avait jamais eut de reproche à lui faire si ce n’est à présent.

Le parc était enfin là. Il sauta bas de sa monture pour finir le trajet à pied. Les bêtes semblaient avoir été menées dans le parc voisin, comme il avait demandé, parfait ! Constatant que Skip était déjà présent, il se demanda si son ami était là depuis longtemps, s’il n’avait pas trop tardé à la forge. Il se hâta donc d’aller le rejoindre alors qu’il était assis dans une charrette à savourer un breuvage. Qu’était-il encore en train d’avaler se demanda t-il une fois arrivé et tout en attachant son cheval au charriot.


Qu’es tu donc à boire là ? Un breuvage de ton cru ? Tu sais qu’on n’est pas là pour faire salon de thé en plein air et encore moins pour regarder l’herbe pousser !

Skip_lo_casalier a écrit:
Un bruit mat de sabot labourant la terre sort Skip de ses réflexions.

Plus encore, les paroles du Ténébreux sorte le Jardinier de sa contemplation!

Comme dit précédemment, Castel avait l'avantage de la parole. Ainsi le duel pouvait alors, ou plutôt, enfin commencer! C'est qu'il aura quand même eu le temps de se prendre deux tasses de thé avant qu'il ne daigne arriver!


Tant qu'à attendre, je me suis dit que je pouvais bien prendre le thé! Je pensais pas que j'aurais le temps de vider la théière par contre! Et si l'herbe prenait autant de temps à pousser que toi à venir ici, nous n'en aurions pas encore en octobre!

Voilà! C'est lancé! Skip dépose sa tasse et se lève.

Voici un autre instant important! Jauger son adversaire! Tout en s'approchant de l'homme, Skip le détail. Pas qu'il n'ait jamais eu le temps de le faire avant aujourd'hui, mais il n'avait jamais eu à le faire pour un combat. Il faut donc détailler pour arriver à avoir une idée du potentiel. Voilà donc un homme fier! Droit! Visiblement musclé et probablement très actif... le contraire aurait été surprenant si on se fit à la réputation de l'homme! Quoi qu'il en soit, ce ne sera pas un combat facile. Le Ténébreux n'est plus de la première jeunesse, mais lui même pourrait être son père.

La beauté sera que Skip possède un bagage d'expérience non négligeable! Et si l'on considère tout ce que Skip à fait, même avant d'être soldat de l'Ost, les coups bas et les ruses louches, nous pouvons nous attendre à quelque chose de pas trop mal!

Le voilà donc face à son ami et, tout sourire, lui tend le bras pour une bonne poigne!


Je présume que tu ne voudra pas un peu de thé avant de commencer? Peut-être te faudrait-il quelque chose d'un peu plus fort pour te donner du courage? Je comprendrait que tu en ais besoin! Il t'en faudra beaucoup pour arriver à me terrasser!

Castelreng a écrit:
La joute verbale avait commencé et on peut dire que là le Ténébreux était loin d’avoir l’avantage. Un sourire se dessina sur le coin des lèvres et lui laissa ce premier point, en ne répliquant pas sur le temps qu’il avait pris pour venir.

Il le regarde le détailler des pieds à la tête tout en faisant de même de manière plus discrète. La prestance qui se dégageait de cet homme portait au respect. Pour son âge canonique, Castelreng ne doutait pas qu’il pouvait encore en montrer à beaucoup. S’il ne l’avait pensé il n’aurait pas accepté cette confrontation aussi amicale soit-elle.

Il fit un tour sur lui-même comme l’aurait fait une donzelle voulant faire admirer sa dernière robe, sans pour tant en avoir l'allure. Et, ensuite, tout en répondant à son bras tendu qu’il empoigne avec force, prit un ton dégagé pour répliquer.

Pas trop déçu de constater que je sais me maintenir en forme ? Cherche pas Skip… y’a pas un yotta de graisse ...Corps ferme et musclé… ce qui ne doit plus être ton cas ! Pour ce qui est du thé… c’est pour les donzelles ou les grands-pères… je comprends que tu apprécies ce breuvage. Quand à boire autre chose de plus fort, non je risquerais d’oublier de ménager mes forces et face à toi ce serait mal venu.

Il marqua un temps pour regarder son adversaire, car c’était bien le mot à présent et ajouta d’un ton trainant Sachant fort bien qu’il n’apprécierait pas du tout l’allusion.

Je ne voudrais pas faire de ta femme une veuve, il me faudrait la consoler et tu sais comment ça risquerait de finir...

La colère lui monterait peut-être et il était un fait que lors des duels, elle était très mauvaise conseillère. Il était prêt à répliquer pour le cas où son ami viendrait à sortir le fer pour effacer ses paroles. Sa main droite caressait le pommeau trop longtemps absent et il se retrouvait à avoir hâte de tester cette nouvelle lame

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip éclata de rire à la dernière parole! Ho oui, il savait trop comment tout cela pouvait ce terminer s'il advenait qu'il devait tenter de la consoler de cette façon! Le pauvre ne doit pas savoir à quoi s'attendre pour simplement avoir une telle idée, même hypothétique! Son rire n'était pas fini qu'il remarqua le mouvement vers le pommeau, ce qui élargie encore, si c'est possible, le sourire du vieil homme.

Il ne faudrait pas que tu sous-estime la valeur de l'amour! Quoi que je puisse comprendre que tu n'en sache rien! Il te faut combien de temps pour courtiser une dame? Je ne parle pas d'une donzelle de fond de ruelle, mais d'une vrai dame! Probablement autant que pour venir à un rendez-vous!

Un autre rire le secoua! Il n'avait pas encore porté la main à son épée! Signe qu'il était en parfaite confiance de lui! C'était le moment de revenir sur les premières paroles! Là aussi il trouvera bien quelque chose à redire!

Je ne suis plus aussi ferme que je l'étais à ton âge en effet, mais je suis toujours aussi rapide et j'ai l'avantage de l'expérience! Tu pense que j'ai fait venir cette charrette pourquoi? C'est pour pouvoir te soigner quand tu criera grâce!

La poigne précédente et malgré l'attitude de certitude, il faut bien avouer que Skip à quand même un petit pincement au cœur. L'image de lui s'effondrant, abandonnant encore son épouse avec un enfant... non deux... Mais cela n'arrivera pas! Il est encore en forme! Plus aussi ferme qu'il l'était, mais toujours aussi vif et efficace! Il n'est pas dit qu'un vieillard ne peut pas donner une raclée à un "jeunot". Car, bien que Castelreng ne soit plus jeune, aux yeux de Skip, la différence est quand même majeur! En fait... elle le serait avec presque tout le monde dans le Languedoc, si ce n'est tout le monde!!! Il estime son âge a 60 ans, mais qui sait? Il en a peut-être 65? 70? Il n'a jamais fêter son anniversaire, sauf à quelque reprise!

C'est donc dire qu'on à ici un jeune homme contre un vieillard! C'est à ce demander si Castel n'a pas accepter le duel par pitié, pour faire plaisir au vieil homme d'arme... Un dernier duel avant de ranger son épée... C'est un peu ce que Skip prévoit faire! Personne ne le sait encore, mais Skip veux gagner un dernier combat avant d'accrocher son épée. Olivièr en héritera quand il sera assez grand! Une épée de vainqueur!

Mais d'abord, finir se duel! Pour le raconter à Olivièr plus tard! Une anecdote supplémentaire!


Dernière édition par Admin le Lun 19 Mar - 11:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres   Lun 19 Mar - 11:22

Castelreng a écrit:
Bien ! Espérons que la seconde partie du duel sera un peu plus favorable se dit Castelreng en regardant son ami rire. Lui qui pensait voir dans ses prunelles une once de jalousie, on peut dire qu’il en était pour ses frais une fois de plus. Il n’avait été pris au sérieux et pire encore Skip en remettait une couche en insinuant qu’il lui fallait des mois pour faire tourner la tête d’une belle. Le fait que là aussi il n’eut pas tort ne fit que grandir son exaspération loin d’être petite en cet instant. Lui qui était certain en se levant ce matin que la brunette ensorcelante ne viendrait pas lui troubler l’esprit, voilà que Skip volontairement ou involontairement venait de rouvrir cette porte qu’il croyait avoir bien cadenassée.

Rétorquer... vite !


Hum vu le temps qu’il t’a fallu pour trouver UNE épouse je doute que là mon ami tu sois bien placer pour parler temps. J’en suis quand même à 3 épouses enfin deux devant le très haut, la troisième ayant rejoint le paradis solaire avant de pouvoir dire oui…. Et puis… je ne courtise personne...

Voulut-il se convaincre là.


De sa main droite, il se frotta un instant le bouc, regardant son adversaire et la charrette non loin. Un sourire ironique au fond des yeux.

Je te savais prévenant mais je m’étais pensé que tu avais pris cette charrette pour t’épargner de la fatigue. A pied ça te faisait trop long et à cheval tu serais arrivé fourbu. Mais t’en fais pas va… je saurais me ménager pour que tu puisses voir le soleil se lever demain.

Il le regarda ensuite comme s’il le voyait pour la première fois et ajouta d’un air faussement surpris.

Mais où est ta canne ? Tu ne parviendras pas à rester debout bien longtemps sans elle et… les pointes d’épées aiment pas trop se retrouver en terre tu sais… Mais je comprendrais que tu es besoin… et promis je te la ferais refiler pour rien !

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip s'amusait! Il y avait longtemps qu'il n'avait pas fait une telle joute avant un duel! Les dernier combats qu'il avait fait était face à des soldats ennemies. Pas trop le temps de palabrer avec eux! C'est plutôt, frappe avant qu'il ne te frappe! Et pas de fioriture! Un coup efficace vaux parfois plusieurs vies sauvés! Pour le jour, il n'est pas question de vie, mais d'honneur et de plaisir! Pour l'instant, les deux était présent et il faut croire que Skip prend doucement l'avantage!

C'est donc presque du tac au tac que le vieil apothicaire lui envoie sa médecine!!!


Il m'aura fallu du temps pour en trouver une, mais avoue que j'en ai trouvé une qui te fait envie! Et je ne cumule pas les mariages comme des trophées de chasse! Je prend le temps de bien choisir, ce qui m'épargne bien des difficultés. C'est ce qu'on appel la "sagesse"! Un mot exempt de ton vocabulaire je pense!

Sans trop discontinuer, il indique les deux chevaux... dont un porte une selle et non le harnais de travail pour la charrette.

Loin de moi l'idée de mettre en doute ton sens de l'observation, mais je vois là un bel étalon fièrement harnaché à mes couleurs. Pour ce qui est d'une hypothétique canne: Il n'est pas venu le jour où j'en aurai besoin d'une! Et quand j'en aurai une, gare à toi! Tu pourrais te retrouver à en recevoir quelque coups avant même d'avoir eu le temps de dire "ouf"!

Doucement, presque imperceptiblement, Skip fit un pas de reculons. Il est conscient que ça pouvait être un signe pour l'autre, mais la main était encore loin du pommeau! Doucement, imperceptiblement, Skip se préparait. Le soleil, déjà, commençait à chauffer malgré qu'il soit encore tôt. Encore un peu de joute verbal et le Ténébreux se laisserait surement envahir par la noirceur de la colère.

Il sera alors temps de montrer la précision et la patience du Jardinier, en opposition à la fougue du Ténébreux!

Castelreng a écrit:
Un pas de coté comme voulant lui tourner autour, Castelreng ne voulait pas finir cette joute par une défaite totale.

Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que ton épouse a tout ce qu’il faut où il faut !

Laissant entendre par là qu’il ne s’était pas gêné pour la détailler plus qu’il ne faut.


Et ses mains…. Dieu qu’elles sont douces…

Il n’en dit plus, laissant à Skip le soin de s’imaginer ce qu’il voudrait, lui se remémorant simplement le jour où elle lui avait fit un point de suture à la tempe.

La sagesse… hum oui… la sagesse me fera m’arrêter là en ce qui concerne ta trop délicieuse épouse… Mais il me tarde de la revoir…

S’il était un fait certain cependant c’est que jamais au grand jamais il ne se permettrait quoi que ce soit vis-à-vis de l’épouse de son ami. Mais lui faire croire tout autre chose était plus que permis là.
Il regarda ensuite l’étalon qui était à se partager le peu d’herbe avec le sien et sourit largement à cette vision.


Sans vouloir mettre ta parole en doute… je ne t’ai pas vu arriver donc …

Il ne put terminer sa phrase et partit d’un grand rire quand il fut question de futurs coups de cannes.

Tu ne courras plus assez vite pour pouvoir me tanner les reins.

Il était encore loin d’être tendu, cette joute verbale était certes à sa défaveur mais jusque là l’amusait plus qu’elle ne l’aggaçait. Il ne fut pas sans remarquer le pas de recul de son ami mais ne s’en formalisa pas outre mesure. Il se savait suffisamment vif pour pouvoir contrer si besoin était.

Merer a écrit:
[ On parie que vous allez gagner ? ]

Poussière, poussière, tu me chatouilles le nez.
Ca me gratte, ça me chatouille, mais pourquoi tant de haine.


Il va arriver !
Non d’un chien !


Merer est sur le perron, l’air ambiant du hall est frais mais la saison touche à sa fin, une chance et le soleil, lui, n’est pas en reste, il chasse les dernières douleurs hivernales, c’est un fin limier, le domaine retrouvera enfin des couleurs.

Ca chatouille toujours.


Non d’un chien, le v’là !

Le fidèle ami réajuste sa tunique et relève le menton, un léger frisson parcoure son échine, il relève le col pour aller au devant du cavalier qui s’avance fièrement dans l’allée. La haie d’honneur offerte par les cyprès accompagne le pas léger de sa monture.
Le maître de maison, le Seigneur de Cordas, arrive des faubourgs de Narbonne, fier comme un paon.


Rhaaaaa !!! Ca gratte trop !!!!

« Snif et soupir »

Dans un geste vif et dirigé, le Capitaine chasse enfin la perle qui s’est formée progressivement à l’entrée de la grotte qui fait office de narine. Il ne voulait pas craquer pourtant.
Non.


Tenir morbleu, tu fais ta fillette maintenant, décidément, tout se perd !
Castelreng, c’est plus vraiment un boss !!!


De toute manière, c’est pas qu’il soit fauché le Seigneur, c’est pas l’genre à s’mettre sur la paille en frelatant des odes à l’amour en taverne, non bien sûr, c’est pas pour dire non plus que l’pépère crache sur la participation pécuniaire, de toute façon le blond est entretenu aux frais de la princesse mais une petite piécette pour service rendu, ça mange pas d’pain .

Aller, le v’la qui se décharge de sa monture d’une façon tout à fait élégante, a croire qu’un grand jour se prépare…oui, le repas dominical.




[ Une bonne semaine plus tard…]

Chasse gardée, chasse ouverte ou chat gris, la meilleure façon de trouver un peu de blé pas trop cher est de voyager à travers le comté.
Il le sait pourtant, rien ne sert de courir, un bourrin vaut tout aussi bien. Oui et là, le gars Merer est en veine, la matière première tant convoité pend le long des flancs de son cheval. Les beaux sacs de toile bien rebondis se balancent d’avant en arrière au gré d’un rythme soutenu.
Voilà plusieurs jours que le cavalier parcourait les fermes du coin à la recherche du meilleur produit pour son moulin et c’est le sourire aux lèvres qu’il revient. Non content d’avoir flairer la bonne affaire, il sait pertinemment que la farine qu’il vendra sur les étales de Narbonne, produira du pain à bon marché.

Le vent fouette les joues rosies de l’homme, la petite brise marine qui balaye la plaine le conduisant au petit port, l’accompagne dans sa chevauchée.
Apercevant enfin les premières fumerolles blanches s’échappant des cheminées des bâtisses, il peu enfin relâcher la pression et terminer sa course au pas, son corps meurtri par tant de chemins parcouru aura eut raison sur sa détermination.
D’ordinaire, le chemin le plus court pour aller jusque son moulin sans détours malicieux par la maisonnée ou l’attend avec impatience sa belle, est la grand rue qui traverse de part en part la petite cité pleine de vie.
Mais pour une fois, et vous conviendrez que pour la garde personnelle de Cordas, traverser les terres du noble qui l’a embauché pour vérifier que tout est en ordre depuis son absence n’est pas du tout opportun, le blondinet fait un détour par les terres qu’il connaît parfaitement sur le bout des doigts et il sait qu’il en tirera avantage.


Au moins, j’aurais de quoi raconter, pis un excès de zèle ça ne fait de mal à personne !

Marmonnant seul sur le chemin escarpé qui le fait traverser un petit bosquet, il en ressort tout aussi pensif.
Que va-t-il pouvoir rapporter à sa belle ce soir qui lui fasse plaisir et lui donne droit à tous les honneurs.
Fleurs sauvages, coquillages, bons présages, une petite chine dans les échoppes pour trouver son bonheur et le tour sera joué…

…Le paysage sauvage de la côte languedocienne se dessine loin dans son dos à présent, la verdure des prairies a gagnée sur le bleu méditerranéen et la robe grasse que revêt ce paysage n’en est pas moins agréable. La feutrine émeraude que tapisse le terroir se laisse crever par la déformation de son environnement. Les bois hirsute qui se dressent sur les collines rendent à la nature toute la puissance dont elle à besoin pour se protéger de l’homme.

Ca lui va si bien.

N’empêche que chacun est content de trouver dans sa remise quelques fagot de bois pour se réchauffer, quelques bonnes planches pour construire tout un tas de truc plus ou moins utile dans sa vie quotidienne mais bon je m’égard et de toute façon, en face de lui, dans une plaine parfaitement dégagée, deux hommes se font face comme deux coqs de basse court, trouvant que l’un d’entre eux est bien de trop. Ceci étant dit, le Merer, lui n’est pas au fait de la situation dans laquelle ils se sont mis mais va venir au devant afin de juger par lui même s’il doit ou non se mêler dans la conversation.
Non, il ne peu pas se dire ça non plus puisqu’il ne sait absolument rien du pourquoi les deux nobles sont ainsi réunis dans un champs au beau milieu de rien.

Donc ;

Merer éperonne d’un coup sec tire d'un côté les lanières de cuir et prend naturelement la direction de la noblesse languedocienne, qu’il peu juger à présent à se toiser singulièrement.


Vache, vont pas se bouffer le bec ces maudits-là !

Il reconnaît largement le vieux d’Exat et son bougre de Castelreng, arrivé à leur auteur il ne prend pas la peine de descendre de son animal mais prend bien soin de les saluer tout deux.

Holà les deux compères, comment allez vous par ce temps ?

Petite familiarité qu'il s'octroie, depuis l'temps, chacun sait à qui il à affaire...

Ariana_anthea a écrit:
[rp][Demeure Casalièr, Narbonne, le même jour]


Ce n’est pas la caresse d’un Ange qui l’éveille ce matin mais la chaleur d’un rayon de Soleil. Elle ouvre lentement les yeux et découvre, non pas le sourire de son époux la couvant des yeux, mais bien son fils blottit contre elle. Il a du la sentir bouger, il relève la tête et la regarde.

Elle lui sourit, et l’embrasse. Il a du profiter de l’absence de son père du lit conjugal pour s’y glisser et ainsi espérer quelques cajoleries de sa mère. Elle sait qu’elle devrait le tancer, il n’a pas autorisation de venir ici et encore moins de la déranger, ordre de son père ! Mais lorsqu’elle le regarde, son cœur fond de tendresse et elle n’a aucune envie de le rabrouer. Elle sait fort bien qu’il s’inquiète. D’ailleurs, il vient de prendre son pouce dans sa bouche et se tient bien sage…lui qui a tendance à ne pas tenir en place depuis qu’il marche, il est depuis une semaine bien calme.
Elle soupire, non elle n’appellera pas Tiberge pour qu’elle vienne le chercher elle le gardera près d’elle. Elle se redresse sur les carreaux et lui tend les bras pour qu’il vienne s’y lover. Elle voit bien qu’il hésite aussi prend elle la parole.


Viens mon Soleil, n’aie pas peur.

Elle ajoute sur le ton de la confidence…


Personne ne saura que tu es venu et si on te gronde…je dirai que c’est moi qui suis allée te chercher.

Il se décide et se cale contre sa mère. Il n’a pas souri, ni parlé enfin parlé est un grand mot…Elle passe sa main dans la chevelure d’ébène et reprend.

Qu’as-tu mon Soleil ? Je ne veux pas que tu sois triste. Je sais que tu t’inquiètes, mais je vais bien. Je suis juste très fatiguée, c’est pour cela qu’on te demande de ne pas venir me voir.

Elle ne sait s’il comprendra, il est encore si petit…Elle le serre contre elle, le cajolant et l’embrassant puis reprend.

Tu sais, nous allons descendre manger quelque chose à la cuisine, ensuite nous nous préparerons et après je t’emmène au jardin !

Elle voit qu’il bouge, un sourire illumine timidement son visage, elle sait qu’elle a gagné, il est heureux lui qui aime tant sortir et arpenter les parterres de fleurs et de simples de son père.

Son père…elle regarde par la fenêtre un instant et essaye de savoir l’heure qu’il peut être…il doit être déjà avec Cordas, ils avaient rendez-vous tôt ce matin. Ce duel…ou plutôt cette sorte d’entrainement c’est ainsi qu’il lui a présenté. Elle aurait aimé être là…enfin quoi que …qu’aurait-elle fait là bas, avec deux hommes réunis pour mesurer leur virilité. Parce qu’au final ça ressemble bien à ça..Ah, les hommes….

Elle soupire à cet enfantillage. Elle sait les armes émoussées et que rien de mortel ne peut, en théorie, arriver, alors soit que son époux s’amuse. Elle serait bien ingrate de lui demander de rester sagement près d’elle, lui qui la choie tant.

Olivièr la sort de sa rêverie en tirant sur sa chemise. Elle sourit et enchaine après un dernier baiser…


Allons y mon Soleil ! Lève toi, je te rejoins.[/rp]
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MessageSujet: Re: Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres   Lun 19 Mar - 11:24

Skip_lo_casalier a écrit:
Skip allait lui répondre quelque chose du genre: "Bien sur! Si tu te sauve comme un pleutre, je n'aurai pas le temps de te rattraper!" Mais il n'a pas le temps, car un fou arrive et interrompt la tirade! En fait de fou, il s'agit du Garde du Corps de Castel. Ce qui le fait sourire! Il ne semble pas au courant du duel et cela offre à Skip une chance de relancé le Seigneur de Cordas sur une autre ligne.

Tiens, Castel! Voici ton chien de garde! Ça te fera du renfort pour quand tu sera trop épuisé pour combattre seul!

Le vieux Jardinier éclate de rire! Il tourne ensuite la tête vers Merer!

Il est heureux que tu soit là! Tu pourra m'aider à transporter ton maître quand il ne sera plus capable de marcher!

L'apothicaire eu quand même un peu pitié pour Merer! Le pauvre arrive, tout bonnement, sans rien demander autre que s'ils vont bien et voilà qu'il se retrouve à être insulté pour le bénéfice d'une joute verbal dont il n'est pas, normalement, impliqué. Quoi que, le Merer aurait pus remarquer que les deux hommes s’apprêtait à combattre. S'immiscer ainsi dans une joute, c'est prendre un risque non négligeable!

Quoi qu'il en soit, il n'est pas question pour Skip de laisser passer l'avantage! Il est arrivé au bon moment pour aider Skip... Sans le savoir Merer venait d'ouvrir une porte et Skip l'avait défoncé avant même qu'elle soit complètement ouverte!

Castelreng a écrit:
La tête qui se tourne vivement au fou rire de Skip et à la voix de Merer. Les yeux qui lancent des éclairs à son trainard de capitaine. La colère qui monte un cran en somme. Il avait bien choisi son moment pour réapparaitre le blondinet ! Vraiment bien choisi ! Et connaissant l’impudent, pour sûr qu’il n’allait pas s’écarter comme ça, sans rien en ajouter !

Mordiou Merer ! Cracha t-il avant qu’il n’est le temps de l’ouvrir pour en rajouter. Il ne voulait pas savoir ce qu’il faisait là, ce qu’il avait fait. Rien. Juste le voir aller se pendre ailleurs ! Va donc voir ailleurs si on y est !! Et voilà que Skip profitait de l’aubaine, il aurait fait de même à sa place et cette ouverture le fit rager d’autant plus. Faisant face à Skip qui prenait grand plaisir à se gausser, il lui répliqua d’un ton plus bourru.

Si ton rêve se réalise Skip il est certain que tes vieux os n’arriveront jamais à me porter ! L’espoir fait vivre dit-on et vu ton grand âge… je vais peut-être me permettre d’y croire également !

Ne plus se laisser distraire par un Merer toujours en selle qui devait bien se demander ce qu’ils étaient à faire tous les deux à s’envoyer de telles politesses. Nul doute qu’il avait compris qu’ils étaient prêts à tirer l’épée mais la raison devait lui triturer les méninges. Pas de temps à perdre à lui expliquer le pourquoi et Cordas estimait qu’il n’avait certes pas à le faire.

Va donc retrouver la plante en pot la bas au charriot maraud que tu es. Nommant ainsi Tacitus qui n’avait bougé de la charrette.

Voilà ! Il était à présent temps d'oublier l'importun, ou tout du moins essayer. Toujours bougonnant, il ajouta à Skip.

L'intermède est clos, revenons à ce qui nous occupe ce jour... a moins que tu n'aies besoin de t'assoir un peu.... ce que je puis comprendre...

Skip_lo_casalier a écrit:
C'est ainsi que la colère fit enfin son apparition!

Et c'est Castel qui aura succombé le premier! Ce qui n'est pas pour surprendre le soldat en lui. Surtout vu son expérience d'officier! Ce faire déranger par un subordonné, malgré toutes les bonnes intentions, à toujours de quoi faire rager. Il semblerait seulement que Merer ait un don particulier pour faire bouillir le sang du Ténébreux en un temps record! D'ailleurs, le Ténébreux en question répond sur un ton plutôt sec, ce qui n'aide pas à faire diminuer le sourire plaqué au visage du Jardinier.

La plante en pot elle, Tacitus pour ceux qui n'ont pas suivit, le fidèle et silencieux assistant, sans un mot ni aucun sourire, fait une place pour Merer et lui coule même un verre d'eau de vie! Fabrication maison. Tout ce qu'il y a de meilleurs en fait! Et en plus, c'est offert sans cérémonie, comme si la chose était naturel.

Skip n'écouta qu'a moitié Cordas, mais capta les dernières paroles.


Il semblerait plutôt que ce soit toi qui ait besoin de te reposer! Tu est sur que tu arrivera à tenir ton épée sans trembler? Tu a les lèvres blanches de colère!

Merer a écrit:
Le fossile semblât avoir un avantage considérable sur son benjamin, du moins, c’est ce que pu constater le blond lorsque ce dernier lui proposa de prendre place aux côtés de Castelreng pour lui prêter main forte si celui-ci en ressentait le besoin.

Non de diousss !!!

Allons, allons, rien ne sert de brûler les étapes, d’autant que Merer semblât bien remarquer que les deux protagonistes s’apprêtaient à tricoter avec leurs lames aux bouts arrondis, même une mouche se risquerait à y poser ses attributs, tellement l’assise inconfortable de ces instruments de pacotille, rebutait.
Cependant, comme tout bon maître de maison, les deux nobliaux invitèrent le beau gosse à prendre place sur le chariot à côté d’un truc innommable, le fidèle de Skip et l’invitation, résultante simpliste que s’attribua le Capitaine pour garder sa bonne humeur, n'était certainement pas à esquiver.
Et la sagesse fut, qu'il ne se fit pas prier deux fois.
Merer rit tout de même à plein poumon puis retira ses pieds des étriers pour se mettre à hauteur d’homme afin d’apprécier au mieux le spectacle qui allait s’offrir à lui. Passant les reines par dessus l’encolure, il pris soin de les coincer sous une belle roche près de l’attelage de l’ancêtre, ainsi le bourrin et le blé serait bien gardés.

Cette bonne tête de benêt rubiconde croisée au gré de ses innombrables allées et venues à travers Narbonne, le rebuta légèrement d'autant que le peu d’intérêt porter à l’époque n’inspirait guère plus de sympathie aujourd'hui mais ne voulant froisser les esprit échaudés, il s’exécuta sans broncher et se hissa tant bien que mal à la chariote.

Une journée ordinaire, pour un gentilhomme peu ordinaire grimpé sur une branlante à côté d’un arsouille préoccupé par l’exactitude d’un niveau alcoolique suffisant.
Tu parles d’une blague.
Une joute verbale suivit d’un duel…et ce blé qui va prendre l'humidité.

Soit, espérant pour Skip, que Messire Castelreng se soit laisser au repos pendant l’absence de son maître d’arme, auquel cas, ils jouiraient tous d’une paire d’osselets de ce qui resterait de sa pauvre carcasse…

Murmurant à l’oreille de Tacitus sans que qui que ce soit d’autre ne puisse entendre:


Une chance pour lui, que ce ne soit qu’une joute, auquel cas, je donnerais peu cher de la peau de ton employeur !!!

Si vous le permettez, lança t-il, avec une dangereuse insolence, aux deux rois de la filoche, je compterai les touches si vous le désirez !!!

Il aurait bien vérifier que la cuirasse de Cordas ne se dérobe pas au premier choc et qu’elle ne se risque pas à perdre de son efficacité en se faufilant à la vue des premiers coups.
Il y aurait aussi certainement encore du tissage à reprendre mais bon comme on dit, ça fait marcher le commerce….

Le Tacitus lui versa une bonne rasade de liqueur, tord boyau au fumet délicat mais certainement aussi corrosif qu’une chaux vive gavée en guise de torture et sans vouloir faire grimace, il affichât un sourire on ne peu plus équivoque quand au plaisir qu’il partagerait avec son voisin de banc.
Une consolation, oui, une, encourager silencieusement son employeur mais il éviterait de critiquer la technique de Cordas.
Quelle mouche avait piquer ces deux là, pour qu’ils se retrouvent par un beau matin, à labourer de leur grands sabots la terre paisible de Castelreng.
L’ennui très certainement et le plaisir de se mesurer l’un contre l’autre avant de terminer la journée aux petit soins de leur infirmières respectives.

Ajoutant toujours silencieusement à son voisin.


Pourvu qu’y s’blessent pas, manquerait plus qu’on aillent pointer dans une aut’maison!!

A peine mouillées ses lèvres, que les moqueries et autres politesses en tout genre fusaient à nouveau et c’est sans conteste, que Merer se frottait les mains, c’était de bon goût, chacun y allant de sa plus belle verve en espérant moucher l’autre. Quel plaisir, dommage que ces festivités ne soient pas mieux exploitées, auquel cas, on verrait l’élite du royaume festoyer en Languedoc.
Bon alors, c’est quoi la suite ?

--Tacitus a écrit:
L'homme de la charrette, la plante en pot évoqué un peu plus tôt, tourna un regard méprisant vers son voisin. Non mais! Pour qui il se prend pour oser parler ainsi des capacités de son patron? Si seulement il savait ce que lui sait de celui qui l'embauche depuis plus de 20 ans, il ne parlerait pas aussi légèrement et serait un peu plus inquiet pour son maître que lui ne l'est pour son patron! Le vieux bougre n'en a peut-être plus les apparences, mais il est encore redoutable!!! Comment en douter? C'est donc seulement en pensé qu'il répondit à son voisin. Pas qu'il ne veux pas le choquer ou le diminuer, ça non, simplement parce qu'il n'éprouve pas la nécessité de gaspiller sa salive pour un jeune freluquet qui ne connait rien d'un combat comme l'entend son patron!

Pour le faire taire un peu, il lui versa ce qu'il avait de plus fort dans un petit godet. Il ne s'oublia pas et s'en versa aussi, mais dans un broque cette fois! Largement plus grand et gros que le godet. Ceci dans l'objectif de lui montrer qu'il ne l'estime pas suffisamment pour croire qu'il sera capable de boire comme lui le sait! À goûter tout ce que son patron fait, le vieil assistant à fini par développer une certaine résistance.

S'ils en viennent à ce blesser, il y a plus de chance que ce soit toi, pauvre idiot, qui doivent trouver un autre toit pour y vivre! Pensa-t-il donc. Et c'est encore là qu'une version abrégé de ce que peut penser Tacitus.

Il regarda ensuite son patron et, plein de la confiance acquise avec le temps, pris une longue gorgé du liquide brulant sans même broncher.

Ne l'abimez pas trop, patron! Je ne veux pas avoir à courir! Je suis déjà assez épuisé comme ça! Ajouta-t-il pour lui même, toujours en pensé et de façon tout aussi abrégé. S'il fallait exprimer chacune des pensés, nous n'en aurions pas encore terminé que le combat serait fini depuis belle lurette!

Castelreng a écrit:
Nous avons donc un Castelreng qui est légèrement irrité par l’arrivée impromptue de son soit disant garde du corps et quelque peu également par cette joute verbale en sa défaveur. Connaissant la facilité de l’homme à garder son calme, on imagine fort bien un bonhomme un tant soit peu en rogne.

Les dernières paroles de Merer eurent pour effet de le mettre un peu plus à cran et il ne put retenir un


Silence maraud !

Avant de reporter toute son attention sur le vieillard pétant la forme.

Bon ! Assez plaisanté Skip !

Lança t-il alors qu’il était encore en rogne contre son capitaine. D’un geste leste, il sortit son épée du fourreau en ajoutant.

Montre-moi donc de quoi ton grand âge est encore capable si tout fois tu arrives à sortir ta lame du fourreau sans trop de mal. Prend ton temps surtout... Je n’ai pas l’intention de m’esquiver.

Le moment était à présent venu de savoir qui des deux hommes allait remporter ce duel. Oublié la charrette, la plante en pot et son infernal capitaine, le Ténébreux ne voyait plus que Skip
L’arme placée devant son corps, pointe levée, le balafré, les pieds bien encrés était prêt pour ce petit combat amical....

--Auguste. a écrit:
L’Auguste il avait la gueule en vrac ce matin. Sa Gertrude lui avait fait la vie dure la veille, lui reprochant le manque d’argent, les gosses à nourrir – Comptons en 8 sans celui à venir – le manque de place et la belle-mère devenue impotente. Autant dire que notre bon Auguste avait claqué la porte sur la voix criarde de sa femme pour aller dépenser le peu gagné dans la taverne du coin. Il avait bu jusqu’à plus soif et était rentré une fois tous le monde endormi.

Mais ce matin c’était dur ! Des marteaux lui broyaient le crane et en plus pour se venger sa Gertrude lui avait pas fait son gruau. Il avait donc en l’estomac grouillant et en plus était pas en avance.

Bref, voilà pour l’état de l’homme.

Il est berger de son état l’Auguste. Il garde comme il peut les moutons d’un seigneur dont il ne parvient à retenir le nom. En fait tout ce qui lui importe c’est les quelques que deniers que cela lui rapporte chaque fin de semaine, reste après l’Auguste il s’en cogne le coquillard ! D’autant qu’il passe plus de temps à roupiller qu’à autre chose, les moutons c’est connu ça se garde tout seul et ça il le sait de son père qui le savait de son père qui le savait du sien etc etc… Alors autant dire que là, la conviction en ce qui concerne le gardiennage des moutons est encrée bien profond !

Parvenu où il avait l’habitude de retrouver son troupeau, il se figea en voyant qu’à défaut de ces bèlants il y avait là une charriote, deux drôles d’énergumènes dedans, des canassons paissant et deux nobles se faisant face dont le plus jeune avait l’épée en main. L’Auguste, croyant là à un reste de sa beuverie de la veille se frotta les deux yeux de ses poings pour constater ensuite que bah… rien avait changé ma foi !!

Quoi c’est-y qui font là tous ? Pis d’où qui sont mes moutons hein ?
Il se retourna brusquement pour voir si par hasard il ne se serait pas trompé de pâture, tourna encore, regardant tel un fou ce qui l’entourait sans y voir la moindre trace de bêtes, constatant avec frayeur qu’il n’y avait là que ces hommes…. Dans son parc…. Sans ses bêtes…. Mortecouille ! La Gertrude va m’en faire voir des drôles si j’retouve po mes moutons j’va perde mon travail ça c’est sûr !! Mais d’où qui sont ces satanées bestioles ? L’est a quand même pas fait zingouiller sans rien m’dire l’maître…. L’aurait quand même dit… oui….. Oui… l’aurait dit… Mais d’où qui sont alors….

Dans sa panique, notre brave homme n’avait pas reconnu son employeur. Il restait là, figé…

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MessageSujet: Re: Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres   Lun 19 Mar - 11:28

Skip_lo_casalier a écrit:
Le sourire de Skip se fit un peu plus dur! C'était l'instant fatidique et le vieux soldats n'entendait plus à rire! Pas que ce ne serait pas amusant, mais surtout que ça devenait sérieux et qu'il aurait besoin de toute sa concentration pour arriver à vaincre le Ténébreux. Celui-ci profita de l'instant pour une dernière pique en sortant son épée, ce que ne releva pas le Jardinier. Ce n'étais plus nécessaire, car la colère était peinte sur le visage sombre, ce qui lui donnait un second avantage!

Ce fût donc d'un geste lent et confiant qu'il sorti son épée, ce qui permis au soleil de s'accrocher sur la lame et lancer un éclat sur le torse du Ténébreux, le rendant, l'instant d'un éclaire, brillant comme une luciole par une nuit sans lune! Par contre, plutôt que de tenir son arme pointant le ciel, comme un signe, il tenait la pointe vers le sol... Le reste de la pose était l'exacte miroir du seigneur de Cordas. Même port de tête, même posture des pieds et, comme un reflet, c'est la même main qui tient l'épée.


J'espère que tu saura tenir le coup face à ton reflet!

Castelreng a écrit:
La lenteur avec laquelle Skip sortit son épée eut le don de faire sourire Castelreng. Il savait cependant qu'il avait face à lui un homme qui, en ses jeunes années, maniait l'épée avec art. Il était donc conscient que ce geste, aussi lent fut-il, n'était pas du au poids trop important de son arme par rapport à son grand âge et sa force déclinante. Cependant, il ne put se retenir de lui lancer d'un ton moqueur.

Et bien.... j'ai bien cru là qu'il me faudrait t'aider !

Leur face à face aurait pu en troubler plus d'un et la remarque que l'ancien lui fit le désarçonner d'autant plus, pourtant, il n'en fut rien. Ou alors ne le montra t-il pas ! Si jusque là il n'avait caché ses émotions lors de cette joute verbale, à présent, le sérieux qu'il affichait ne laissait plus rien transparaitre qu'en à son humeur. Sans doute Skip continuerait-il à penser qu'il avait gardé en lui la rogne qu'il avait montrée plus tôt. Hors, il n'en était rien. Dès l'instant où le chant bien spécifique des lames sortant de leur fourreau s'était fait entendre, le ténébreux était parvenu à refouler au loin son ire débordante. Les mois passés à se battre dans le nord du royaume lui avait appris que garder son sang froid était la garance de rester en vie.

Ses yeux clairs plongés dans ceux de son vis-à-vis, Castelreng était bien décidé à laisser Skip faire le premier geste. Aussi, étant prêt à toute éventualité, il ne bougea d’un pouce, se contentant de répliquer.

Mon reflet…. Tu te flattes là …

Skip_lo_casalier a écrit:
Aucun sourire sur le vieux visage. Il ne veux pas donner le premier coup? Alors soit! Ce sera le vieillard qui lancera la danse et il lui apprendra qu'il ne faut pas sous-estimer son adversaire! C'est donc sans dire un mot qu'il fit le pas décisif. Sa main droite, ganté de cuire aux phalanges renforcé de minuscule plaque d'acier et à la paume recouverte d'écaille de métal, s'éleva en même temps que son épée.

Le grand arc que décrivit la pointe de l'arme fut à peine visible tant il était rapide. Le coup, porté sur le côté gauche de son adversaire le décalait un peu, mais ainsi lui ouvrait la possibilité d'attraper l'épée de celui-ci s'il lui prenait l'envie de lui frapper le flanc à découvert. Ce coup, donc, fut si rapide que rien n'aurait pus l'intercepté et fit mouche dans un bruit mat!


"PLOCK"

Le plat de la lame s'était abattue avec force contre l'épaule gauche du Ténébreux!

Et là? C'était encore trop lent?

Castelreng a écrit:
Si la première touche le surpris – tant par la vitesse à laquelle elle fut faite que par l’agilité de Skip – il n’en montra rien, se contentant d’un sourire en coin alors que sa lame venait s’abattre sur l’autre, l’écartant un peu plus. On pourrait dire qu’il s’agit là d’un geste de pur reflexe par le fait de se voir toucher aussi vite sans pouvoir esquiver. Un peu, sans doute…

Le silence aurait put être pesant, nul bruit ne venait le troubler si ce n’est celui des lames qui n’allaient pas tarder à s’entre choquer. Castelreng avait fait abstraction de tout ce qui n’était pas Skip.

La mine redevenue sérieuse, il n’avait pas manqué cette main droite qui s’était levée et savait qu’il lui fallait s’en méfier. Peut-être pour ça qu’il n’avait pas vu le coup venir ! Elle n’était pas là juste pour assurer l’équilibre du grabataire, il en était quasiment certain vue la vitesse avec laquelle il était parvenu à le toucher !

Faisant un pas de coté sur sa droite, son bras armé fit alors un arc de cercle pour aller toucher la hanche gauche du grand-père..

Skip_lo_casalier a écrit:
Légèrement décalé, un peu trop peut-être, Skip ne pus attraper l'épée du Ténébreux. Le coup porté à la hanche lui faisait croiser les bras et lui donnait alors une posture des plus malhabile! Il en aurait fallu de peu, pourtant, pour que le vieux attrape la lame au vol. Mais ce n'est que du bout des doigts qu'il put toucher la lame qui, elle, continua son chemin en frappant le Jardinier!

Coup pour coup!

C'était équitable!

Mais comme ceci ne dure qu'un seul instant*, le coup suivant de Skip suis le mouvement de rebond. La lame poursuit donc le mouvement qui l'éloigne du corps du Seigneur de Cordas pour passer rapidement au dessus de la tête blanche et se diriger, comme pour équilibrer le choc précédent, vers l'épaule gauche de celui-ci. Ainsi positionné, la réplique de Castel ne serait pas aussi facile! En effet, pour bloquer le coup, il lui faudra passer la main droite, maintenant en position adéquate pour attraper la lame, et l'épée du vieillard, facilement déplaçable pour la descendre le long du bras du plus jeune des deux!

Il est à rappeler ici que les ouvertures pour un droitier qui combat un gaucher sont rarement évidente à saisir et que Skip ne connait, à ce jour, que deux personnes qui ont su en prendre avantage! L'un était un ami devenu un ennemie, l'autre un ennemie devenu un ami! Si le présent adversaire sait profiter des quelques failles, ce sera le premier cas d'un ami qui reste un ami!

Et en ce jour du vendredi 6 avril 1460, rien de plus normal que deux amis s'affrontant ne devienne rien d'autre que deux amis dégustant une liqueur en taverne après la messe du Vendredi Saint! Car oui! Nous somme ce jour le jour de Pâques! Ce jours où Christos fût transpercé de la lance, alors qu'il était sur la croix pour faire pardonner nos pêchés!

*un peu moins de 3 secondes

Castelreng a écrit:
Il n’était plus question, là, de s’envoyer quelques flèches que ce soit. La parole n’avait plus place. Les deux hommes n’étaient plus qu’à leur combat, cherchant la meilleure attaque pour déstabiliser l’autre. Si pour le moment ils étaient à égalité de touches, il en serait forcement autrement à un moment ou un autre. Leur face à face armé ne faisait que commencer !

Son coup avait porté ! Une fraction de seconde il avait cru que la main libre du gaucher (donc sa droite^^) parviendrait à empoigner sa lame. Il lui faudrait être encore plus vigilent face à cette menace. L’échange de coups est rapide, l’ancien réplique aussitôt et avec habilité pour son grand âge et vient de nouveau toucher l’épaule gauche de Castelreng. Vue la position, si le jeune ne prend pas garde là, il perdra l’avantage. Sans plus réfléchir, il profite de ce bras levé vers son épaule pour assener un bon coup de pommeau dans le coude de son adversaire. Il compte sur l’effet de surprise, la douleur du coup porté, pour déséquilibrer le Senher de Counozouls et fait remonter sa lame pour venir placer le plat de sa lame sur l’intérieur du bras gauche non loin de son aisselle.

En cette matinée de Pâques, alors que tous étaient à cette heure à se rendre à la messe, nos deux Seigneurs avaient délaissé les bancs de l’église pour s’octroyer ce petit intermède qui pourrait fort bien venir s’ajouter à une liste peut-être conséquente de leurs pêchés non encore confessés ! Pour le moment, il va sans dire qu’ils étaient tout les deux loin, très loin d’avoir une pensée quelconque de ce genre ……..

Arthwena a écrit:
Le doux son des lames qui s'entrechoquent avait attiré la Belle.
Marchant lentement elle avait pris soin d'attacher sa crinière qui cascadait en son dos et se rapprochait lentement de la joute.
Il faut avouer que les douces paroles échangées juste avant l'avaient aidé à comprendre qu'il ne s'agissait pas là d'un combat ordinaire, où deux mâles dans un élan de fierté mal placée battraient le fer pour l'amour d'une donzelle qui, la pauvre, n'aurait d'autre choix que d'épouser le vainqueur.

Sur son visage se dessine un sourire alors qu'elle reconnait deux des protagonistes, Castelreng en train de jouer de l'épée et Merer en train de regarder - étonnant non?-.

Les talons claquent rapidement sur le sol et Wena accélère le pas pour rejoindre le blond, murmurant à son oreille



On ne sera pas trop de deux pour panser Castel quand il aura pris sa dérouillée non?


Non pas qu'elle soit mauvaise langue, mais le souvenir d'un Seigneur de Cordas en triste état pendant la guerre du Limousin ne jouait pas en sa faveur.

Merer a écrit:
Une kermesse, j’vous jure, v’la qu’les paysans du coin commençaient à affluer, autant dire que ça n’allait pas être de tout repos. Pour sûr que les nobliaux allaient donner du cœur à l’ouvrage avec autant de spectateur et que celui qui oserait s’avouer vaincu aurait comme témoin une belle assemblée. On sait combien le commérage fait des ravages de nos jours surtout venant du petit peuple. Ca bave en taverne, ça coule jusqu’aux oreilles de la maréchaussée, puis ça glisse au château et parfois même ça termine sa course à la courre Royale sur une feuille de choux de l'AAp.
C’te honte…

Que de belles réjouissances en perspectives.
Merer pouvait également compter sur l’enthousiasme de son voisin qui ne cessait de se noyer dans son alcool frelaté.
Aller encore une rincette, cette fois encore il ne faillit pas et bien sûr, c’était ce qui se faisait de mieux chez le Casalier.
Un jardinier, il se disait jardinier, moi j’veux bien mais il doit faire dans le houblon car son goûteur privilégié doit souvent se coucher sous la barrique pour sucer le robinet. A ce rythme, la fleur en pot va tourner raisin ou pire il pourrait bien servir de base pour une boite en sapin.
L’avenir sera seul juge.
D’ailleurs en parlant de juge, le capitaine revint sur l’idée première.


Dites, vous ne voulez vraiment pas que je compte les points, ça pourrait être utile, il est facile de gagner sur un KO mais en cas d’égalité ça permettrait de vous départager, enfin moi c’que j’en dis…

Replongeant le nez dans le gorgeon au combien ragoûtant, non pas qu’il daigne se brûler l’estomac, mais il grimace, plisse les yeux et préfère discrètement verser le contenu au sol, décidément, c’était imbuvable.
Comment pouvait-on s’enivrer avec un tel tord-boyaux ? Seul l’intéressé semblait le savoir et il était hors de question de lui faire offense, le caractère de Tacitus semblait déteindre sur son maître et son engouement à avaler cet acide l'en dissuada.



[ Enfin...]


Cette fois, ça y est, le vieux dégaine et vient taquiner Castelreng, PLOCK, le chêne ne rompt pas, il remue ses épaules et laisse échapper un petit rictus. Au moins ça le réveil, si le ténébreux n’était convaincu de l’agilité de Skip, au moins, il aura goûter en premier de son panache, si on peu vraiment évoquer le terme de panache tant l’épée du jardinier à traîner à sortir de son fourreau.
Faut qu’il se ressaisisse le bougre, il n’est plus à tailler ses rosiers.
Voilà quelques instants que les duellistes se tournent autour à qui frappera l’autre le plus fort pour plier son adversaire, quand la belle Arthwena fait son apparition.
Drôle de coïncidence que de trouver cette beauté sauvageonne arquée sur la pointe des pieds, ses lèvres près de son visage et la voix suave lui miaulant quelques bons souvenirs à l'oreille.
S’étant elle même hisser à la hauteur de Merer, exposant le galbe de sa silhouette à l'innocence de la nature, elle lui glissa quelques mots qui eut pour effet de le sortir de sa trépidante concentration.
La surprise dissipée, le blond lui sourit amicalement puis l’invita, sans demander l’avis de qui que ce soit, à prendre de la hauteur et se coller à ses côtés.
Pour s’assurer que la place suffirait à trois personnes, il donne un bon coup de rein qui relègue son voisin à l’extrémité du banc laissant une place de choix à la nouvelle venue.

L’aidant à grimper en lui offrant sa main comme appui, il lui adresse tout sourire quelques mots en retour.


Tu arrives à point nommé mignonnette, ils commencent juste à se mettre sur la tronche et l’avantage est à Cordas. Je ne pense pas qu’il nous faille le secourir, je le sens suffisamment en forme pour déplacer une montagne mais on ne sait jamais. Ceci dit, ce n’est pas la guerre, là, mais juste un jeu.

Filant son regard à travers les perles de son interlocutrice, il invite la belle à prendre place à ses côtés et ajoute sur un ton charmeur mais sans plus.

Ton installation à Carcassonne semble te réussir, il semblerait que malgré l’hiver, ta peau ai pris quelques couleurs et ce n’est pas pour me déplaire.
Que fais tu si loin de ta cité ?
Viendrais-tu à ma rencontre pour soulager ma dette ?


Il lui lâchât un sourire puis jeta en retour un œil sur les deux chevaliers pour ne pas gâcher son plaisir. La charrette devenant tribune devant une esplanade improvisée, le spectacle continuait avec la même fougue de départ.
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MessageSujet: Re: Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres   Lun 19 Mar - 11:30

Arthwena a écrit:
Le pauvre voisin n'avait rien demandé, et rien vu venir non plus sinon il est bien entendu qu'il aurait cédé sa place non? De toute façon on ne saura jamais puisque Merer l'envoie bouler un peu plus loin, et le tout sans grognements.

Un sourire à Merer et voilà la Belle qui " s'envole" et se pose à ses côtés, saisissant la main offerte et lui offrant un sourire quelque peu charmeur - c'était Merer quand même !- , assise à ses côtés mais pas trop loin non plus, c'est que vous comprenez, une charette c'est pas non plus Versailles, y a de la place pour deux séants et demi - le demi étant celui du voisin catapulté- mais pas un de plus.

Un éclat de rire foudroie l'air alors que le voisin de la brune se vante de la force du Seigneur de Cordas, il est vrai qu'il avait pour le moment l'avantage mais tout le monde connait l'histoire du lièvre et de la tortue... Notre tortue allait peut être se réveiller, ou notre lièvre avoir un regain d'humanité, laissant " gagner" le vieux.


Les prunelles émeraudes fixant celles de son interlocuteur, la belle prend la parole, envoyant valser une mêche rebelle



Merer, Merer, toujours cet homme charmeur hein, t'as pas changé... Ma cité devenait juste invivable, et la disparition de mon blond m'a donné des envies de voyage. Mais faut croire que ton cheval va plus vite que le mien parce que je n't'ai jamais rattrapé, et j'suis tombée sur Ada, c'n'est sûrement pas Carca qui me réussit, juste lui...
Pour ce qui est de... soulager ta dette... Il me semble surtout que c'était TOI qui m'étais redevable, aurais-tu la mémoire courte?



Le sourire est malicieux et le regard de l'homme quitté pour se poser sur les jouteurs, feindre l'intérêt pour juste savourer la présence d'anciennes connaissances, doux souvenirs de ce passé qui ne demande qu'à refaire surface.
La belle profite que Merer fasse de même pour poser la tête sur son épaule - en tout bien tout honneur-, laissant s'échapper d'entre ses lèvres un léger soupir, ajoutant plus doucement



Mais je vais devoir y retourner, mon champs est vendu, la bicoque aussi, j'passe le bonjour à Thoros de votre part ? à Kartouche peut être ?


Mais non, elle n'est pas mauvaise... Juste que quand même, une guerre c'est une ambiance particulière, avec des rencontres... savoureuses bien qu'éphémères, épicées bien que fugaces, et puis... il y a simplement les gens qui nous marque, et les autres.

--Tacitus a écrit:
Poussé sur le côté, voir expulsé de "sa" charrette, le vieux Tacitus hausse les épaules et laisse volontiers la place aux deux jeunes marmots qui trouve rien de mieux à faire que de roucouler et de jacasser. Parlant d'oiseau, cela lui donne envie de casser la croûte. Bien sur le repas qu'il avait entassé parmi les autres chose de la charrette était normalement réservé aux deux nobles en pleine bataille, mais son patron ne lui en voudra pas, surtout s'il ose ne pas partager! Et il ne se gênera pas!

Pendant que la discution évolue, il découvre que ce ne sont que des amis et, en silence, il déballe un morceau de poitrine de poulet et se casse un morceau généreux de pain. C'est donc en dégustant ouvertement son pain et son poulet qu'il écoute la conversation et regarde le combat! Connaissant son employeur, ça risque d'être long!!! Plus la viande est coriace, plus il faut frapper avant de faire cuire à feu élevé. Là il y a du nerf, mais rien n'est impossible! Son vieux maître apothicaire saura attendrir cette mauvaise viande, aussi pleine de nerf soit-elle!

Skip_lo_casalier a écrit:
Touché! Et au coude et dans les aisselles!

La réaction est quasi instinctive!

Aussitôt la douleur au coude parvenu dans le bulbe rachidien, le signal ce transforme en une secousse et un demi pas de recule, ce qui n'est pas suffisant pour éviter la pointe de la lame qui laisse une rayure sur le cuire puis vient chatouiller le tissus sous l'armure à l'endroit même où il n'y a plus de protection. Le coup n'est toute fois pas assez fort pour blesser, ou même causer une douleur quelconque.

Le mouvement suivant est légèrement plus réfléchis...

Utilisant le demi pas de recul, le vieillard lève le genoux et, posant le pied contre le ventre de son adversaire, pousse d'un grand coup!

Voilà!

En un éclaire, presque aussi rapide que celui qui avait parcouru le bras du vieil homme, le plus jeune se retrouvait présentement assis dans la fange!

Il n'y a pas à dire, Skip à beau être vieux, voir très vieux même, il est encore rapide et la force ne semble pas vouloir manquer! Ce qui manque un peu, c'est l'habitude... Ce qui explique qu'il compte déjà 3 coup contre 1 à l'avantage de Castelreng. Ce qui manque aussi, c'est la concentration!

Il y a tout juste une semaine, son épouse à eu une altercation avec leur suzerain, le petit gosse de riche malpoli et pathologiquement détraqué du nom de Jehan-Djahen. Si la voix de la sagesse ne l'avait pas retrouvé à temps, c'est contre ce morveux qu'il aurait levé l'épée. Et là il n'y aurait eu aucun moment de "palabre" avant l'assaut! Le petit aurait eu le temps de voir l'éclat métalique foncer sur sa tronche et puis, plus rien! Un cadavre de plus dans la famille Shaggash, tous mort de mort violente... Mais voilà! Le souvenir, le respect pour le nom et pour la famille, il ne l'a pas fait! Mais bon Dieu que ça le démange!

Jetant un regard haineux vers la silhouette au sol, il élance le bras tenant l'épée vers la tête de celui-ci. Il y a trop de force, trop de rage dans ce mouvement, même si aucun son ne sort... La lame va vite! Trop vite!

...
...
...


...
...
...

Et arrête!

Il n'y a de la place que pour passer un doigt entre le tranchant et le crâne du Seigneur de Cordas.

Skip est comme figé... Il ferme les yeux un instant et soupire enfin. Reculant d'un pas, il mets l'épée de côté et tend le bras vers l'homme au sol.


Nous conviendrons, mon ami, que j'ai gagné la première manche! Je te concède un avantage par contre! Tu est plus rapide que je ne l'aurais cru!

Il termine sur un sourire et insiste d'un mouvement de bras pour l'aider à se relever.

Castelreng a écrit:
Il avait fait le vide autour de lui, ne se concentrant que sur le combat, faisant abstraction d’un Merer arrivé comme un cheveu sur la soupe. Mais c’était sans compter sur cet infernal bavard qui, que de les laisser à leur duel et leurs concentrations n’en balança pas moins une fois encore un : « … vous ne voulez vraiment pas que je compte les points, ça pourrait être utile… » et de répliquer pour Castelreng alors que le pommeau de son épée venait « câliner » le coude de l’ancien, un tonitruant

La ferme Merer !!


Il lui faudrait penser à lui frotter les oreilles à ce bougre pour lui apprendre qu’on ne dérange pas la noblesse quand elle est à jouer et qui plus est avec des armes ! Elle pourrait se blesser bon sang !!

Le vieux roc avait fini par reculer, mais la fin de ce petit exercice était encore loin d’être terminé, le jeu ne faisait que commencer. Pensant avoir regagné le calme olympien demandé si gentiment, Cordas pensait bien être retourné toute à sa récréation. Le regard de son adversaire s’était fait mauvais, Skip était-il enfin à perdre son sang froid et le grand calme qui l’habitait jusque là était il à s’évanouir ? Le Ténébreux n’eut le temps d’en avoir satisfaction car, un éclat de rire – féminin, Féminin ? - eut pour effet un détournement du regard vers la charrette le sortant durant une fraction de seconde de la bulle dans laquelle il pensait s’être remis. Le coup arriva sans qu’il ne puisse réagir….

Sur le cul !

Maudite femelle !
Que n’était-elle, chez elle, à ravauder ses jupons, éplucher ses raves où dieu sait quoi d’autre comme occupation digne d’une femme à cette heure de la journée ! Qu’était-elle venue fiche ici et comment avait-elle sut que dans cette pâture du monde se trouverait ?

Maudit Merer !!!
Il l’avait sans doute ramené avec lui … Ce n’était pas que les oreilles qu’il allait lui frotter !!

Sur le cul donc….

Non ! Allongé de tout son long dans une belle flaque de gadoue !

Le temps de redresser le buste, les cheveux dégoulinants de bouillasse, il se retrouva sous la menace de l’épée prête à lui pourfendre le crane.

Maudit Merer et ses bavardages intempestifs, ses idées loufoques et tout le reste !!

Voilà, c’était dit, c’était un fait, il venait donc de perdre la première manche. La rage brillait dans les yeux du Ténébreux, non parce qu’il était pour le moment plus perdant qu’autre chose mais très remonté - contre lui-même en fait – de s’être laissé si facilement déconcentré. De se retrouver ainsi le cul dans la fange avait quelque peu froissé sa dignité !

Il prit donc la main que lui tendait Skip et, profitant que ce dernier se soit légèrement penché vers lui pour l’aider à se relever, prit appui sur une jambe alors que l’autre s’en allait faucher celle de l’ancien.

Pas de jaloux ! Chacun son bain de boue !

Remit sur ses pieds alors que Skip était à son tour affalé dans la bouillasse, Cordas se fit le plaisir de poser la pointe de sa lame sur le torse de son ami et, avec le sourire lui accorda cette victoire.


La première manche est à toi mon ami…..


Il recula ensuite de trois pas, se mettant hors d’atteinte de l’ancien et, contrairement à lui, le laissa se relever tout seul….

Merer a écrit:
Ma chère, si je te suis redevable, c’est bien qu’il me faille soulager ma dette et si je soulage ma dette, nous seront donc quitte.

Prenant largement ses aises, la voyageuse pose sa tête sur son épaule comme si l’amitié durait depuis toujours. Faut dire que leur rencontre ne fût pas des plus banales. Les tavernes offrent parfois des échanges improbables. Pourtant y en à un à qui la présence et l’encouragement ne fait plaisir et il ne s’en cache pas et lâche entre deux pas chassés, quelques paroles désarçonnantes.

Houla, j’vais me taire, pas de problème, je sais tenir ma langue quand il le faut, z’inquiétez pas !


Et pendant ce temps, plock screetch plock, pendant que le blond est à se demander s'il ne ferait pas mieux d'aller encourager les vaches qui repaissent paisiblement un peu plus loin, l'avantage tourne définitivement au plus jeune.

Cette fois il est debout et euphorique, manquant de faire peur aux chevaux et de les lancer dans une cavalcade effrénée, Merer exulte face à la double touche consécutive. Un prêté pour un rendu, le plaisir change de main.
Skip en grimace et Cast se dandine comme un coq, sa joie est palpable quand au vieux, il a pris cher et semble soucieux, voir un peu vexé. Quand il retire son masque, dévoilant sa face cachée, c’est le souffle du dragon qui jaillit de part la vallée verdoyante, le jardinier se rebiffe, trouve un second souffle et contre attaque violement, abatant sur le chêne jusqu’à le rompre, sa lame rondement émoussée. Il taille, débite du p’tit bois, cherchant sous l’écorce, la veine injectée de sève qui une fois coupée, l’entraînera dans une chute inexorable.
La montagne s’ébranle, s’effrite, le colosse aurait-il le pied argileux ?
S’étalant de tout son long, le Ténébreux perd soudain de sa superbe, si bien que même sa culotte en est toute souillée.
Mal tombé le pauvre.


Rhaaa, c’est une farce ??? S’écrie le Capitaine.

Merer présente maintenant une mine et une posture plus défaitiste. Ses bras lui en tombe et s’il n’à pas le moral au fond des bottes, c’est juste parce que ce n’est que la première manche, comme le souligne si bien Skip. Reprenant le fil de la conversation entamée avec Arthwena, il lui adresse quelques mots dans une désinvolture totale.

Si tu as besoin d’une escorte, je veux bien faire parti du voyage, ainsi, je saluerai mois même nos amis, s’ils ont encore un soupçon de souvenir de moi.

Se retournant vers la prairie ou chacun reprend sa place, le blond rajoute sur un ton énergique avec une détermination appuyée, mais uniquement à lui-même.

M’enfin de qui se moque-t-on ? Des heures à tricoter entre quatre yeux pour aider Cordas à être le meilleur et quoi, on termine les quatre fers en l’air ? Manquerait plus qu’il nous lâche une larmichette pour compléter le tableau !!!

Imaginant un instant Socrate, peintre émérite de Narbonne, couchant sur une toile notre noble déchut et présentant cette œuvre en galerie Montpelliéraine, il soupire et laisse ses yeux rouler dans une totale incompréhension.

Aller là, du nerf morbleu !!!

Se tournant vers Tacitus, le fervent supporter lui demande poliment de lui pleurer quelques larmes dans son godet afin de l’offrir à la dame, des fois qu’elle prenne plaisir à se triturer les boyaux. Pis faut prouver l’excellente hospitalité Languedocienne, montrer comme ses habitants son généreux et serviable.

Et tu comptes venir t’installer définitivement à Carcassonne ?

Merer ne se détache pas de la sauvageonne, il ne saurait dire si c’est la journée qui est d’une magnifique douceur printanière ou bien simplement la chaleur féminine qui attendrit les mœurs mais toujours est-il, qu’il se sent pousser des ailes. Elle est là, pour qui, pourquoi, à ses côtés, peut être même à supporter le camp Cordas.
Pour autant que sa mémoire ne lui fasse défaut, sa seule préoccupation qui l’a mener icelieu, ou rien ne le prédestinait à attendre le bouquet final dans une « standing ovation », c’est de savoir son blé à fermenter dans la jutte. La toile n’étant pas aérée, à par tourner en jus nauséabond, il risque fort de perdre sa maigre récolte.
Certes, cette joute ne durera pas dans l’éternel mais sa meule risque fort de trouver le temps long à attendre à ne rien faire et si en plus il n’à que le loisir de remplir une barrique de blé frelaté…

…stupéfaction, alors que la situation semblait bloquée, Cast retourne à son avantage la main salvatrice. Non content d’être propre comme un sous neuf, le Skip fait un roulé boulé et va lui aussi patauger dans la gadoue.
Ca c’est du spectacle, le duel n’en ai qu’à son tour de chauffe, cette fois les dés sont jetés, et il va y avoir du sport, c’est garanti.
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MessageSujet: Re: Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres   Lun 19 Mar - 11:30

Skip_lo_casalier a écrit:
Le voilà assis, épée à la main, dans la fange herbeuse, une épée pointé sur le torse.

Il est d'abord stupéfié! Il tend une main amical et salvatrice et se retrouve ainsi humilié... puis...
Un grand rire le secoue pendant que son ami s'éloigne.

Le vieux bougre au visage hilare profite de cet instant de répit pour remettre ses idées en place et recentrer son esprit. De l'extérieur, on voit là, assit au sol, un homme serin, au visage encore souriant, mais en lui c'est un flot d'image qui l'assaille. Il repense à la passe d'arme et se rappel ses premiers compagnons d'arme... qu'il a tous tué, un par un, en les empoisonnants. Il les avait avertie, pourtant, de ne pas rire de lui et de sa quête. Il revoit Castelreng assit dans la boue, encore étonné et se souvient de pire encore! Des crânes ouvert? Des boyaux? Du Sang? Du sang... Le voile rouge...

Tout bon combattant à déjà entendu parler de quelque chose qui ressemble à ce que lui nomme le voile rouge! Cette sorte d'état second atteint quand le combat deviens sérieux. Un état dans lequel Skip c'était retrouvé souvent! Et parfois même sans avoir à combattre! Une victime facile! Un sujet "d'étude" intéressant! Une tombe la nuit... C'est boueux et il pleut dans son souvenir! Le sol est à peine plus boueux que celui sur lequel il est présentement. Le voile rouge...

Revenant à lui, son sourire s'agrandit encore un peu et, secouant la tête pour chasser les images, arrive, par un acte miraculeux, à ce relever avec grâce et agilité. Il chasse le dernier soubresaut de souvenir et se promet de ne pas laisser le voile l'envahir à nouveau. Au même moment une migraine le prend. Le sourire se fige une fraction de seconde avant de reprendre son élasticité originel.

Il fait maintenant face au jeune coq et il se mets en position.


Honneur au perdant! Je te laisse commencer!
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Chapitre III : Comment jardiner dans les ténèbres
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