Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....

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castelreng
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MessageSujet: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Sam 3 Nov - 3:36

* Lazard * a écrit:
Le voyage avait été long pour lui.  Après avoir fini une mission dans la région de St Claude, un homme les contacta afin de les faire venir ici même, à Narbonne. Jolie bourgade d’ailleurs. De plus, le chemin avait été touristique. Certain inconscient avait même tenté de les brigander, les pauvres sont morts aujourd’hui. Plus de respect de nos jours. Il fallait mettre un terme à tous cela et si cela se passe dans un bain de sang ce ne peut être que meilleur.

Ils avaient voyagés de nuit afin que l’on ne les repère pas. Le voyage devait se faire incognito. Une mission de la plus haute importance valant son pesant de sacs d’or avait lieu. Caché par une bure noir qui le recouvrait entièrement sur son étalon, il s’approchait maintenant du village. Personne au alentour, pas de curieux ou d’autre indésirable qui aurait put annoncer leur arriver.

La mission était fort simple même sans aucune indication, il fallait la trouver. Elle se cachait là, dans cette bourgade surement, d’après les dires de l’homme rancunier qui les avait engagé. Il avait payé une partie rubis sur l’ongle, l’autre viendrait après la réussite de la mission. Modalité habituelle pour une telle mission.Un sourire malsain apparut sur son visage. Jetant un regard vers les portes de la ville.


*Pas encore… Nous reviendrons plus tard, Narbonnais et Narbonnaise. Profitez du calme et de la paix pendant que vous en avez encore l’occasion. Bientôt l’enfer sera dans vos chaumières.*

Il donna un coup de talon sur la croupe de son destrier et entra dans la forêt. Le voyage les avaient fatigués et il fallait tout d’abords se reposer avant de s’occuper de cette affaire. De plus, tous n’était pas encore arrivé. Lycia se trouvait à ses cotés comme à son habitude. Une fougue et une soif de sang inextinguible, voilà la brève description que l’on pouvait faire de sa sœur d’arme.

Allons préparez un campement pour l’arrivé des autres compagnons. Je propose cette forêt, sombre et terrifiante comme nous. Voilà bien un endroit qui nous correspond parfaitement je trouve.

Lycia aquiessait en souriant à la phrase qu’il venait de prononcer. Ce n’était pas des enfants de chœur en effet, plutôt le contraire même. Des enfants du malin seraient plus corrects. Impitoyables mercenaires parcourant le royaume, à la recherche de sac remplis d’écus et d’or qu’ils pouvaient gagner au fils des combats et diverses activités de leur profession, si passionnante, lorsque l’on sait rester en vie.

Ils arrivèrent dans une clairière au centre de la forêt. Personne ne pourrait les voir ici. Un endroit parfait pour se préparer.

*Le reste de la troupe ne devrait plus tarder maintenant.*

Il descendit de son cheval et commença les préparatifs pour le feu de joie, qui allait bientôt leur servir de poste avancé dans leur périlleuse mission. Autour les créatures de la nuit se faisaient entendre au loin. Ce qui n’était pas pour le déranger. Au moins, aucun lâche ne viendrait les importuner. Et si telle était le cas, il risquerait de repartir les pieds devant et de rejoindre le cimetière en un rien de temps.
Lycia a écrit:
Cela faisait près d'une semaine qu'ils voyageaient, ne s'arrêtant que le jour pour dormir un peu et fignoler leur plan. Plus les kilomètres défilaient sous les sabots de sa monture, plus sa mauvaise humeur augmentait. Ces longs voyages la fatiguaient, elle mourrait d'envie d'enlever toute cette crasse qui recouvrait ses cuisses nues!
Et puis sa longue robe noire la gênait. Elle l'avait remonté en haut des jambes. Machinalement elle passait une main sur l'une d'elle, vérifiant que sa lame était bien là.

Ils finirent par arriver dans le Languedoc. Elle observait Lazard de dos, chevauchant quelques mètres devant. Il prenait à coeur cette mission. Depuis la mort d'Enoriel, il était devenu froid, quasi insensible et sans remord. Elle l'aimait comme cela, son partenaire était fière et fort, plus séduisant que jamais. Elle se reprit, il fallait se concentrer sur la mission.

Une femme, à retrouver. Où? Ils n'en étaient pas surs, on les avait guidés jusqu'à Narbonne. Elle sourit, songeant au massacre qui pourrait avoir lieu. Depuis le temps qu'elle s'ennuyait dans sa ville, attendant qu'enfin les offres pleuvent. Combien d'heure avait-elle passé dans leur manoir, à affûter ses lames, et à s'entraîner?  Oui il était grand temps qu'ils s'amusent, et qu'elle rassasie sa soif....

Il fallait faire vite, ils avaient peu de temps. Arrivant dans une forêt non loin de la ville, ils purent enfin déposer sacs à terre. Ils devaient préparer un campement en attendant l'arrivée des autres. Lycia descendit de son cheval, remit sa longue robe moulante en place et alla attacher le cheval à un arbre.
Elle fit quelques pas, se dégourdissant les jambes, et sourit à Lazard qui tremblait d'impatience.
Oui ils allaient bien s'amuser, elle en était certaine...
~~Kali~~ a écrit:
Kali sorti de la demeure de Balian en pleine nuit. Elle était arrivée depuis un moment à Narbonne. Elle s'y plaisait assez bien, fait la rencontre de personne très gentilles en ces lieux. Quelle ironie ! Elle s'était fait baptisée dans cette même ville. Comme quoi il ne valait peut-être mieux ne pas faire de liens d'amitié avec personnes quand on fait le genre de boulot qu'elle pratiquait.... Si elle avait de la chance elle ne rencontrerait personne qu'elle connaissait.

C'était le bon soir, les ordres avaient dit qu'ils seraient à proximités en cette nuit même. Il ne lui restait plus que trouver où ils avaient établi le campement. Elle prit donc la route, traversant le village dans la nuit simplement éclairée par la lueur de la lune. Personne ne veillait au grain, tout était calme, tous dormaient paisiblement.

* Parfait, plus tranquille comme ça ! Bon me reste qu'à les retrouver maintenant ... Réfléchit ma belle, où peuvent ils se planquer ? Une auberge ? Trop de monde aux alentours, risqué ... A la sortie de la ville ? Les bois bien naturellement ...*

Un sourire gravit ses lèvres et elle repartie en direction des boisées ornant la ville à la rencontre de ses amis. Elle marcha un long moment avant de découvrir une légère lueur parmi les arbres et une petite fumée très mince impossible à voir de la ville. Ils étaient tout proche, c'était certain !

Elle s'avança prudemment, dague en main pour éviter de tomber sur ceux qui ne serait pas des siens. Elle avait entendu de drôle d'histoire concernant un clan qui prenait d'assaut à répétition en cette comté. Elle reconnu la femme qui était sa patronne dans une longue robe moulante noire. Très séduisante mais de fort caractère, une vrai peau de vache dirait certain... Ensuite un homme au regard froid se tenait devant le feu, plongé dans une mélancolie habituelle chez lui. Mais pour une fois, à son approche, elle lui trouva quelque chose de différent, une bizarre de luminosité dans les yeux, de l'excitation.

Bonsoir ... Rangez ça ce n'est que moi !


Elle soupira en voyant les armes blanches qui s'étaient levées automatiquement à l'approche de la belle.

Les autres sont en chemin ? Bien contente de vous revoir ...


Un sourire chaleureux ornant ses lèvres réellement ravie de les retrouver.
Faith* a écrit:
Faith avait chevauché pendant de longues heures, ne s'accordant qu'un seul repos dans une bourgade qui se trouvait déjà bien loin derrière elle. Au fil des galops de sa fidèle monture, elle vit se dresser le village de Narbonne au travers de la pénombre qui avait pris possession du paysage. Elle quitta la sombre route en direction du lac qu'elle voyait à l'horizon, où se reflétait une douce lumière argentée. Pour tout être humain « normal », ce paysage était d'une beauté resplendissante qui les aurait émerveillés tous, mais ce n'était pas le cas de la jeune femme. Elle ne trouvait aucun plaisir dans ce bas-monde, sauf dans la souffrance des autres qui s'avérait être une source d'amusement.

Arrivée près du lac, elle descendit de sa monture, la laissant paitre dans les environs. Continuer le voyage à pied serait beaucoup plus discret, car elle devait passer inaperçu. Elle n'avait pas parcouru tant de lieux par pur plaisir, mais dans le but d'accomplir de sombres dessins. Elle était venue dans ce village dans le but de retrouver ses compagnons qui devaient être dans les environs.

Elle se désaltéra puis prit son arme accrochée à la selle de son cheval. Elle la cacha dans ses vêtements à la hauteur de sa hanche. Sa dague lui serait bien utile si elle venait à faire-face à des pauvres malfrats qui lui offrirait une belle occasion de se divertir, ce qui arriverait tôt au tard dans la mission qu'ils devaient accomplir. Elle prit aussi sa tunique noire et s'en vêtit, discrétion oblige.

Elle suivie la berge du lac, ne sachant aucunement la direction à prendre pour trouver le point de ralliement. Elle soupira devant l'étendu du terrain devant elle : les collines, le lac, la forêt et ça sans compter tous les abris abandonnés situés aux abords des champs. Elle se rappela les paroles de Lazard :
« on se retrouve au campement à Narbonne » . Ces mots étaient les seuls qu'il avait prononcés au sujet de leur arrivée dans cette bourgade.

* C'est bien beau un campement à Narbonne, mais je suis supposée deviner où il est ? Un peu plus d'indications n'auraient pas été de refus ...*


Elle porta ensuite son regard au loin et vit une ombre disparaître dans la forêt. Peut-être était-ce l'un de ceux qu'elle devait rejoindre? Elle n'en était pas certaine et elle pourrait tomber sur des brigands, mais s'y dirigea tout de même, n'ayant rien à perdre. Elle entra dans la sombre forêt qui ne laissait pénétrer qu'une faible lumière, puis se fraya un chemin en tentant de modérer ses pas. Un craquement et elle pourrait être repérée par l'inconnu, ce qui n'était pas du tout dans ses plans.

Elle vit une source de lumière au loin et s'approcha de ce qui semblait être une clairière. Elle entendit une voix qu'elle crue reconnaître comme étant celle de Kali, celle qui était trop enjouée à son goût. Cette dernière venait seulement d'arriver, vu ses paroles et les lames pointées sur elle. Faith comprit que se devait être elle l'inconnu qu'elle avait aperçut hors de la forêt. Elle fut soulagée de l'avoir remarqué à temps. Elle avait passé à un doigt de ne pas l'avoir vu, encore occupée à râler, fidèle à son habitude.


Une de plus d'arrivée ..., répondit-elle à Kali tout en sortant de son buisson.

Les lames se tournèrent immédiatement vers elle, mais ne la firent pas broncher en aucune façon. Elle se contenta de les saluer sans plus de façon.
* Lazard * a écrit:
Alors qu’il discutait avec Lycia du plan qui avait avoir lieu pour la mission, un bruit se fit entendre derrière eux. Toutes armes dehors afin d’accueillir l’indésirable qui allait sûrement le regretter bientôt. Un sourire apparut sur leurs visages en reconnaissant Kali. Les lames reprirent leurs placent dans leurs fourreaux et l’invitèrent près du feu, afin de lui expliquer le plan pour retrouver leur cible.

Le feu crépitait, les flammes dansaient autour d’eux et lançaient des ombres sur les arbres environnants. Le petit groupe continuait les discussions sur leur mission en cour, quand un bruissement prêt des buissons  se fit entendre. A nouveau en position d’attaque, la tension était palpable dans la clairière et il fallait rester sur ses gardes. A nouveau les lames menaçante firent leurs sortie vers le danger.

Une femme se tenait devant eux, la vue des armes blanches ne semblait pas la gêner outre mesure. Un éclaircit dans le ciel permit de voir son visage grâce au reflet de la lune.

Faith... On attendait plus que toi.

Elle s’avança vers un eux un sourire aux lèvres. Tous étaient là et pouvaient maintenant mettre leur plan à exécution. La mission fort simple, la seule difficulté sera de trouver la cible dans ce village. Un seul nom et une vague description de la personne.


Nous allons nous séparer pour avoir plus de chance de la trouver. Elle se cache ici d’après notre employeur. Il s’agit d’une femme ne l’oubliez pas, vous connaissez le reste de son identité. Fouillez tout les recoins de ce village. Tuez, torturez peu m’importe, nous devons la trouver au plus vite. Une fois que chacun aura fait ses recherches, nous nous retrouverons ici. Et nous aviserons de la marche à suivre.


Lazard regarda un à un ses comparses et s’assura de la bonne compréhension des événements qui allaient avoir lui. Ils étaient tous impatient de réussir cette mission, qui allait s’avérer fort intéressante pour eux. Le prix de la prime était fort confortable et cela leur permettra de profiter pendant un temps de la vie faste des villes.


Kali, Je sais que tu connais parfaitement la ville, aussi je compte sur toi pour te servir de tes connaissances et relations afin de mieux faire progresser tes recherches.
Chacun un endroit clé de la ville, interrogez tout le monde que vous croisez. On se retrouve ici tout à l’heure.


Tous étaient maintenant prêt. Et ils abandonnèrent le poste avancé pour se diriger silencieusement vers le village. La lune blafarde aidera dans leur expédition afin de mieux se repérer dans les ruelles du village.
~~Kali~~ a écrit:
Kali avait bavarder avec Lazard et Lycia un moment des objectifs de la mission. Un nouveau bruissement non loin d'eux et déjà ses patrons sur le qui-vive.  Faith déambulait lentement pour les rejoindre.

* décidément cette femme n'a peur de rien *

Ils reprirent leurs discussions et Lazard lui demanda de bien vouloir se servir de ses relations pour trouver l'objectif.

Oui je veux bien essayée. Je trouverais bien quelqu'un qui la connais. Est ce que ce rejoint ici dans la nuit de demain ? Je voudrais essayer de passer encore un peu inaperçu si justement je veux tirer les vers du nez aux autres avant que ma couverture s'envole... Mais pour se faire je devrais rentrée avant que mon fiancé me fasse chercher par la garde armée....


Elle sourit aux autres, ils s'accordèrent de se retrouver le lendemain. Elle souhaita une bonne soirée aux autres, leurs laissa des vivres qu'elle avait apporter pour les subsister et reparti en direction de la demeure de Balian.

Le soleil ne tarderait plus à se lever, elle se hâta sur le chemin du retour espérant qu'il ne s'était pas réveillé pendant son absence. Cela la surprendrait puisque habituellement il dormait à point fermer et que rien n'arrivait à le réveiller... même pas elle !  Il n'était pas au courant de ces petites activités illicites et ne serait surement pas d'accord s'il l'apprenait. Elle verra ça le moment venu... d'ailleurs il ne tarderait surement pas ...

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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Sam 3 Nov - 3:43

Les recherches commencent.. au commissariat..


* Lazard * a écrit:
Chacun s’étaient séparés pour trouver plus facilement leur cible. Narbonne n’était pas un grand village et bientôt ils mettront la main dessus. Ils étaient descendu en groupe et s’étaient séparés à la place du village. Chacun suivant son instinct se dirigeait vers un lieux bien précis du village.

Quand à lui, plus que son instinct, il suivait son expérience qui l’emmena devant le poste de police. Un sourire narquois et moqueur aux lèvres. Venir ici pour rechercher des informations sur une future cible, voilà bien une idée arrogante et culottée. Tout son style en faite. Il se trouvait maintenant devant le poste de police qui semblait être désert. Pas encore de paysan venant porter plainte pour du grain volé par les volatiles.

Il allait devoir trouver un subterfuge pour se renseigner sans éveiller les soupçons de la maréchaussée, qui d’ordre générale était représentée par des barriques de bière dont l’intelligence ne dépassait pas celle d’une huître.Cela allait donc être très facile. Il jeta un dernier regard au alentour, pour s’assurer de la tranquillité des rues.


*Personnes. Si jamais un de ses pouilleux fait du zèle, je l’égorge*

Bien déterminé à aller jusqu’au bout, il poussa violemment la porte qui s’ouvrit en faisant un bruit fracassant, qui semblait avoir molesté les brigadiers, alors qu’ils effectuaient leur sieste permanente sur leur chaise, les pieds posés sur leur bureau. Son regard ténébreux sonda la pièce à la recherche d’éventuelle menace. Le poste semblait bien calme. Il se dirigea vers le bureau du responsable d’un pas lent et déterminer. Ses bottes résonnaient sur le sol et sa cuirasse de cuir émettait un bruit de frottement. Le responsable se réveillait doucement devant lui.

Il Arriva devant un bureau qui semblait être celui du lieutenant. Il avait l’air plus sobre que les autres. Quoique dans la maréchaussée l’alcoolisme était une qualité pour s’occuper d’un tel poste.

Il allait devoir mentir afin d’obtenir des informations. Son histoire était déjà toute prête. Il ne lui manquait plus qu’à se mettre en scène.

Messire !! Je viens vers vous pour une affaire de la plus haute importance. Ma sœur avec qui j’ai perdu tout contact se trouve dans votre village. Comment je le sais ? Et bien notre père, qui vient de mourir il y a tout juste une semaine et dont le deuil me met encore dans un état de mélancolie profonde m’a informé de cela.

Il prit le temps de respirer et de jouer les hommes triste et perdu. Troublé par le chagrin de la perte d’un être cher.


En effet messire, mon père mort… Pour qui ses dernières volontés étaient que je me réconcilie avec ma sœur, qui a en plus, pour raison de brouille familiale, décidée de ne pas assister à son enterrement. Notre père mort de chagrin ma fait promettre de me réconcilier avec ma sœur. Et c’est pourquoi je suis là, devant vous. Elle s’appelle Fleur de Lune et j’aimerai savoir dans quelle partie de la ville elle se trouve. J’ai hâte de pouvoir respecter les paroles d’un mourant.

Avec un visage des plus abattu, il lançait des regards de profonde tristesse sur celui qu’il venait de réveiller.

Pourrez vous accédez à ma requête ?


Les yeux remplient d’une fausse tristesse il jouait à perfection son rôle afin d’obtenir ce qu’il voulait de cet l’homme.
castelreng a écrit:
Castelreng avait passé la nuit au commissariat. Il y avait un bon moment que ça ne lui était pas arrivé.

Il était la veille en fin de journée passé par le cimetière. Le manque de son épouse, partie pour quelques temps se faisant trop sentir, il n’avait rien trouvé de mieux que d’aller sur la tombe de leur fille. Il y était resté , comme à chaque fois, longtemps, trop longtemps et, comme à chaque fois qu’il y revenait, était d’une humeur noire.

Sortant de ce lieux de recueillement, il était ensuite allé faire son tour de ville, comme il le faisait chaque soir, venant ainsi en aide aux vagabonds cherchant refuge pour la nuit, surveillant les allées et venues des tavernes, passant par la mairie, qui voyait désormais plus de monde en ses alentours avec l’ouverture du bordel, qui se trouvait en face. Ne voulant pas se retrouver seul dans cette chambre trop vide qu’était la sienne, il était revenu au commissariat pour finir quelques dossiers en attente.

Par amour pour sa belle et par devoir aussi, il avait, lors de la promotion au poste qu’il occupait, laissé la bière pour la tisane, s’accordant que rarement la fraîcheur du breuvage, ce qui avait fait de lui une peau de vache pour certain des villageois, car de ce fait ne laissait rien passer. Il n’en restait pas moins serviable pour qui avait besoin de conseil.

Un bruit de bottes le fit sortir d’un sommeil qui ne se voulait pas réparateur par manque de confort, et vit devant lui un homme qui ne devait pas être du coin. Ce dernier , jeune, était cuirassé ce qui à Narbonne n’était pas courant. Le lieutenant le regarda venir se planter devant lui, lui fit un salut de la tête, et tout en écoutant ses doléances, détaillait l’individu en finissant de se réveiller totalement.


*Dramatique histoire *

Fleur de Lune dites vous Messire…* réfléchissant et se redressant pour prendre une position plus correcte *
Le jeune homme avait l’air vraiment en peine de cette sœur trop longtemps perdue et castel, se levant pour aller chercher une tisane qu’il gardait toujours au chaud, invita le pauvre hère à prendre place sur la chaise faisant face à la sienne.


Asseyez vous Messire, une tisane ? Décrivez là moi Messire je vous prie, car ce nom ne me dit rien, dites moi .. depuis quand serait-elle parmis nous ? Comprenez que je ne puis connaître toutes les âmes vivantes de la ville, il nous en arrive tout les jours .

Il revint à sa chaise avec en main deux bols de tisane de menthe, la seule qu’il buvait, en déposa une devant l’inconnu et bu la sienne tranquillement en écoutant les reponses du jeune homme.
* Lazard * a écrit:
L’homme semblait avoir du mal à émerger de son sommeil. Les yeux creusés et rougit encore en plein dans son sommeil. Il devait sûrement cuvée une gueule de bois mémorable, pour s’endormir ainsi sur cette chaise qui paraissait fort inconfortable. Il écouta son récit avec toute l’attention limité que pouvait porter un maréchal à une telle histoire.

Il avait dans les yeux un air de pitié et de condescendance. Signe que son mensonge passait parfaitement auprès de l’homme. Il se leva subitement sûrement pour cherchez une bière, ou une liqueur frelatée, qu’il devait distiller lui-même. Quel ne fut pas son étonnement en voyant sortir une tisane.


*La soirée avait du être bien arrosée pour qu’il boive cette infection et en plus, il veut m’en proposer ? J’ai une tête à boire de la tisane ?*

Le responsable lui proposa poliment une tasse de tisane, qu’il refusa tout en essayant de ne pas lui jeter le bol à la figure, tant ce liquide verdâtre lui donnait des nausées.Tout en continuant à jouer son rôle de grand frère triste, mais déterminé, afin de se faire pardonner de son aimable sœur qui vivait dans ce bourg de pécheur.

Oui Messire, Fleur de Lune. Je ne sais hélas pas grand-chose d’elle. Je sais qu’elle est rousse et avait à l’époque un caractère de feu, d’où la raison de la brouille familiale. C’était aussi une fort belle demoiselle dans sa jeunesse. Elle avait de nombreux prétendants à l’époque. Mais comme on dit, pour certaine le poids des années peut être ravageur. Aussi je ne sais pas grand-chose de plus. Je n’ai aucune idée de la date de sa venue non plus. Mais c’est une femme qui tenait rarement en place. Je pense donc que son arriver doit être fort récente, mais je ne peux hélas confirmer mes dires. De simple supposition, voila tout.

Le maréchal but l’affreuse décoction et semblait pensif. Serait il possible qu’il ne la connaisse effectivement pas ? La cible ce trouvait elle encore ici au moins ? Rien n’était moins sur ou il pouvait tout aussi bien la protéger. Pourtant l’air condescendant de l’homme à la tisane semblait confirmer que son histoire avait pris.

Comprenez moi Messire, j’ai donné ma parole et mon âme serait damnée, si jamais je ne peux accéder au dernière volonté de mon cher père disparut.

Il sonda l’homme du regard qui se tenait en face de lui et attendait patiemment sa réponse. Les service de police sont toujours aussi incompétent semblait il. Il n’était même pas informé des personnes qui allaient et venaient dans la ville. Si un jour il voulait en piller une, son choix se porterait sur celle-ci. On peut y séjourner sans aucune crainte et avec un tel passif que le sien, cela serait un havre de paix que de vivre ici.
castelreng a écrit:
Le jeune avait refusé la tisane avec un tel dédain que Castel sans rien en laisser paraître en fut surprit et l'observa un peu plus. Pour quelqu'un dans une si grande peine, ses gestes de refus lui avait paru bien agressif, un début de méfiance arriva...

Il écoutait ses dire , il semblait avoir oublié beaucoup de choses le grand frère, il ne savait pas grand- choses d'elle disait-il Sans pour autant être trop méfiant par certain de ces propos, Castel,qui ,bien entendu savait qui entrait et sortait de la ville, n'avait pourtant pas l'intention d'en faire par au premier venu fusse même un frère larmoyant cherchant sa soeur.


Je comprends Messire que vous vouliez respecter les dernières volontés d'un mourant. Des rousses j'en vois arriver et partir tous les jours, il se peut que votre jeune soeur c'est bien cela ? Une jeune femme plus jeune que vous ? soit ici en effet


Par cette question le lieutenant cherchait à pousser un peu plus l'étranger dans sa description.

Comme il se peut qu'elle soit également déjà repartie ou même jamais arrivée. Vous savez Messire beaucoup de jeunes femmes cherchent en arrivant en ville à cacher leur véritable identité pour une raison ou pour une autre, votre soeur est peut -être de celles là, arrivée ici sous un nom d'emprunt.


Mais Messire, je peux sans doute me renseigner, sans pour autant vous promettre réussite, quel âge à t-elle dite moi et mis à part sa beauté et sa couleur de cheveux, ne pouvez vous me dire autre chose sur elle me permettant de là différencier des autres ?
* Lazard * a écrit:
Il dut faire un effort surhumain pour ne pas renverser ce qui lui servait de bureau sur le buveur de tisane. Il commençait à l’échauffer par son abstinence et sa mauvaise volonté. Il allait bientôt avoir de l’action. Faisant tout pour se maitriser et ne rien laissait paraitre, il n’en pensait pas moins.

*C’est pire que ce que je pensais. Je suis tombé sur le roi des ahuris, y en avait un dans ce village et c’est moi qui écope.*

Son regard noir tentait de déterminer s’il lui mentait à propos des vas et vient des personnes. Il savait pertinemment que pour entrée dans une ville, il fallait obligatoirement passer par les portes et les gardes surtout qui signale donc toute personne entrant ou sortant, il lui mentait tout simplement. Faisant preuve d’un calme olympien devant la mauvaise foi et les questions stupides du maréchal. Il lui répondit de sa voix chevrotante, s’étonnant lui-même de réussir à ne pas exploser et de régler le problème d’un coup de lame dans le gosier.

Sauf votre respect messire, je persiste à penser, que vous avez des listes des personnes qui entrent dans votre bourgade et si tel n’est pas le cas, je vous suggère dans informer le maire, car vous courrez un grave danger si vous ne savez pas qui rode au alentour. Moi-même j’ai du annoncer mon arriver. Alors cessez de me mentir.

Et je vous ai dit que nous sommes brouillés avec ma sœur, alors comment voulez vous que je sache à quoi elle ressemble. Son age ? Elle doit avoir une vingtaine d’années et non elle n’a aucun signe particulier qui puisse la différencier des autres. J’ai l’impression de passer un interrogatoire. Si vous continuez à me traiter de la sorte, je vais en informer le prévôt ainsi que le maire de vos méthodes de renseignement.

Alors je récapitule pour la deuxième fois. C’est une rousse, avec une vingtaine d’année, elle a les yeux de couleur verts avec un sale caractère. Et si vous aviez perdu de vue votre sœur depuis autant d’années que moi, croyez moi, vous ne sauriez pas non plus à quoi elle ressemble.

Il avait gardé une voie mélancolique, mais son regard n’était plus humide. Ce type commençait sérieusement à le mettre en colère s’il persistait dans cette voie. Il fit un effort et termina sa phrase par un regard implorant en direction de l’homme.

Alors excusez moi messire, mais j’ai besoin de la retrouver. Vous semblez mettre ma parole en doute. Et je suis déjà assez accablé comme cela, pour ne pas perdre de temps avec une personne, qui s’amuse du malheur d’autrui. Si vous n’êtes pas en mesure de m’aider et je crois que c’est le cas, alors je trouverais par moi même. Mais je n’ai pas à me faire questionner de la sorte.

Ses yeux avaient retrouvés une certaine brillance et sa voix des plus triste était larmoyante. C'était sa dernière tentative afin de trouver cette information, après cela il laissera l’ivrogne à sa tisane et repartirait de ce bureau d’incompétent.
castelreng a écrit:
Messire loin de moi l'idée de vous mentir !! il est bien évident que des listes existent mais elles n'en sont pas moins confidentielles, de plus elles se trouvent en douane et non ici à la maréchaussée.

Comme il ne sert à rien Messire de me menacer de la sorte, si il vous plait d'en informer le prevot ou même le maire libre à vous, ça ne fera pas avancer votre affaire .
Comment voulez vous que je sache si oui ou non je connais votre soeur, sans en avoir quelques renseignements.Si je vous pose ces quelques questions Messire c'est parce que forcément je n'est pas croisé ce nom sur l'une de ces listes m'arrivant de la douanes , sur lesquelles d'ailleur ne figure que les sujets dangereux, je pensais que vous l'auriez compris !!Cela vous rassurera donc de savoir que votre soeur n'en fait pas partie.

D'autre part ces questions qui semblent vous déranger ne sont faites que pour vous aider, mais je vois qu'elles vous agacent. Dites moi juste dans quel auberge je peux vous trouver, j'interrogerais mes brigadiers pour le cas ou ils viendraient eux à la connaitre, et vous le ferez savoir aussitôt, c'est Messire tout ce que je peux faire pour vous


Lui qui était de mauvaises humeurs depuis quelques temps déjà, se contenait pour ne pas le montrer. L'étranger larmoyant n'arrangeait rien en le prenant de haut comme il le faisait, il voulait bien rendre service.Mais s'entendre traiter de menteur et se faire menacer, quoi que le menace fut plus que légère, il n'en fallait pas plus pour que Castel fut remonté comme une pendule.


Dernière édition par le Sam 3 Nov - 3:46, édité 1 fois
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Sam 3 Nov - 3:45

* Lazard * a écrit:
Il avait finit par lui dire la vérité. Il tentait maintenant vainement de lui expliquer son comportement. D’après lui, il s’agissait de confidentialité. Lazard s’esclaffait intérieurement. Décidément, c’était pas cet homme qui allait pouvoir le renseigner sur cette femme.

Et le voilà en train de lui faire la morale sur sa façon de se sentir gêné avec ses questions stupides et incessantes, quand il lui suffit de lire un nom sur un registre.


*Il est vrai qu’il ne doit même pas savoir lire ni écrire, ce pauvre bougre.*

Et maintenant voilà qui lui posait des questions sur l’auberge dans lequel il se trouvait. Il se montrait vraiment trop curieux. Il décida de prendre congé de l’homme qui ne pouvait rien lui apporter de concret. Il ne trouvera pas ce qu’il cherche ici. Il se leva et plongea ses yeux noirs dans le regard du buveur de plante. L’envie de lui donner sa façon de penser sur son aide qu’il lui avait apportait, lui démangeait et il dut se ressaisir quelques secondes.

Il lui fit un simple signe de tête comme guise d’adieu et répondit à sa dernière question.


Je suis venu dans vos locaux directement, depuis mon entré dans votre village. Je n’ai pas encore trouvé d’auberge. Mais je n’ose vous demander de me conseiller un endroit où dormir. Vous risqueriez de me poser un tas de question, à nouveau inutile, avant de me renseigner. Merci bien, il fait un temps radieux, si vous me cherchez… Je serrai à l’extérieur, préfèrent dormir à la belle étoile.

Il se retourna et se dirigea vers la porte de sortie, puis sans se retourner ajouta à son attention.

Ne vous en faites pas pour ma sœur, je trouverai par mes propres moyens, j’interrogerai le village entier s’il le faut. Merci pour…. Votre aide…

*Incompétent*

Lazard sortie rapidement de ce lieu qui lui donnait des démangeaisons, tant il avait envie de brûler ce lieu qui venait de lui faire perdre un temps précieux. Il passa la porte d’entré sans la refermé derrière lui et disparu dans l’ombre des ruelles de Narbonne.

*La brigade alcoolique n’avait rien donnée, mieux valait essayer avec les autochtones de ce village d’attardés. J’espère que les autres on eu plus de chance que moi…*

Ses recherches n’avaient rien donnés pour l’instant. Il allait maintenant interroger chaque passant qu’il bousculerait en chemin pour avoir des informations plus simplement et sans se faire interrogé comme un vulgaire criminel.
castelreng a écrit:
Se levant a la suite des dire de l'étranger, Castel plus énervé par l'individu que jamais, resta planté derrière sa table de travail ne désirant aucunement raccompagner ce larmoyant.

Je suis venu dans vos locaux directement, depuis mon entré dans votre village. Je n’ai pas encore trouvé d’auberge. Mais je n’ose vous demander de me conseiller un endroit où dormir. Vous risqueriez de me poser un tas de question, à nouveau inutile, avant de me renseigner. Merci bien, il fait un temps radieux, si vous me cherchez… Je serrai à l’extérieur, préfèrent dormir à la belle étoile.

avait t-il dit, Le lieutenant avait préféré ne pas répondre à l'impertinence du jeune homme et s'était contenté de lui dire

Première rue à main droite troisième bâtisse vous en trouverez une si vos nuit à la belle étoile vous lasse.


Sa journée s'annonçait mauvaise.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Sam 3 Nov - 3:50

...Les recherces commencent...Chez Asté et Cendrilon..


~~Kali~~ a écrit:
Kali avait entendu par Balian que Cendri ne se portait pas très bien ces derniers temps du à sa grossesse. Des nausées régulièrement et beaucoup de fatigue. Elle avait passée la journée à cuisiner. Elle avait fait des tartes et décida qu'elle lui en apporterait une et s'inquièterait de la santé de la jeune femme par la même occasion.

Elle arriva donc chez Cendri et Asté, toqua doucement à la porte attendant sous le porche que quelqu'un vienne lui ouvrir. Elle profiterait de cette rencontre pour parler un peu avec eux. Elle n'en avait pas eu beaucoup la chance dans les dernières semaines. Elle les avaient vu que brièvement mais les trouvaient tout les deux très sympathiques. Un couple modèle en somme.

* Je me demande si j'arriverais aussi à apprendre quelque chose sur Fleur ...*

Elle avait besoin effectivement de renseignement, peut-être la connaissaient-ils. Elle trouverait surement une façon d'aborder la question une fois la conversation enclanchée.
Cendrilon66 a écrit:
Cendri avait entendu quelqu'un toquer a la porte,elle se dirigea donc dans l'entrée pour ouvrir.

Oh bonjour Kali!Comment vas-tu?Mais vas-y entre.

Cendri laissa passer Kali et lui indiqua le salon.

Installons-nous dans le salon nous y serons bien.Tu veux boire quelque chose?
~~Kali~~ a écrit:
Kali attendait toujours patiemment que quelqu'un vienne lui ouvrir lorsqu'elle vit Cendrillion lui ouvrir un sourire aux lèvres. Celui de l'ébène vient rapidement en voyant la jeune femme qui affichait tout de même une mine radieuse vu son état. Elle avait beau avoir des nausées, la lueur dans ses yeux ne trompait pas.

Bonjour Cendri, désolée de t'importuner. Je viens prendre de tes nouvelles. Tu vas mieux ?


L'hôte la fit passer au salon et lui offrit un brevage.

Oui une tisane s'il te plait je veux bien si cela ne t'incommode pas naturellement. Je t'ai apporter une tarte aux pommes fait de ma propre main. C'est pas grand chose mais t'auras cela de moins à prévoir pour la panse de ton homme. Et j'avoue que cela en fera moins pour Balian .... Je surveille sa ligne !

Elle éclata de rire et lui fit un clin d'oeil chaleureux, tout en lui présentant le plat recouvert d'un linge.

Alors comment te portes-tu ? La grossesse te fatigue ?


Elle posa des questions sur sa santé pour détendre l'atmosphère avant d'en venir lentement vers le sujet qui l'amenait réellement. Elle ne voulait pas la faire douter, et bien qu'elle est eu réellement envie de la voir, sa visite n'était pas que de courtoisie....
asterix29 a écrit:
asté descendit de l'etage et decouvrit que kali etait de passage ils rejoigna le sdeux dames

bonjour kali comment ça va je vois que cendri t'as bien acceuilli Smile

qu'est ce qui t'ammenes?
Cendrilon66 a écrit:
Cendri sourit a la vue de la tarte aux pommes...

Tu n'étais pas obligée de m'amener quelque chose Kali,mais je t'en remercie Asté sera certainement content d'en manger et je me ferai un plaisir d'y gouter aussi.

Cendri était maintenant dans la cuisine et revint au salon avec de la tisane pour donner à Kali.

Et bien je me porte bien même s'il est vrai que les nausées me fatiguent beaucoup mais cela ne m'empeche pas pour le moment de travailler et de faire tout ce que j'ai à faire.Je pense que le fait d'être maman me ravit tellement que ça me donne du courage pour supporter tout ce qu'il y a comme inconvénients à une grossesse...Mais je t'avoue qu'il me tarde que Eb revienne elle pourra vérifier que tout va bien et ça rassurera tout le monde...
Et toi?Comment tu vas?Ta grossesse aussi se passe bien?

Asté descendit de l'étage et se joignit à elle...
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Sam 3 Nov - 3:52

~~Kali~~ a écrit:
Kali sourit à sa nouvelle amie chaleureusement.

Ce n'est vraiment rien ma belle tu sais, je t'offre ce dessert avec plaisir.

Elle vit revenir la future maman avec une tisane bien chaude qu'elle s'empressa de prendre une fois tendu, souffla discrètement sur le liquide bouillant avant de le passer à ses lèvres pour boire. Cendrillon lui dit qu'elle allait bien et s'inquiéta de son propre état.

Je vais très bien, le stade des nausées est passé déjà et d'ailleurs je n'en ai pas réellement eu, à peine, j'ai eu de la chance. C'est plus la fatigue qui me guette. Mais comme toi, Balian aimerait bien que je vois quelqu'un pour s'assurer que tout est en ordre. Je suis sure que tout va bien....


A ce moment Asté arriva de l'étage tranquillement rejoignant la femme de sa vie. Kali les regardait tout les deux en souriant. Ils formaient réellement un très beau couple tout les deux.

Bonjour Asté, ravie de te voir. Hey oui... Ta femme est une divine créature fort accueillante qui m'a servi une tisane plus qu'excellente.

Elle porta la parole au geste en levant sa tasse avant de reprendre la parole sur ce qui l'amenait à la demande de son hôte.

Honnêtement, j'aimerais savoir si vous connaissez une jeune femme du nom de Fleur de Lune. Une vingtaine d'années et rousse. Je sais qu'elle est en ville mais je n'ai pas eu la chance de voir cette jeune femme depuis mon arriver. Et comme Balian était avec moi en voyage il ne l'a connait pas et n'a pu m'aider. Vous savez où je pourrais la trouver ?


Elle regarda les futurs parents, son sourire toujours demeurant pour la confiance de ses hôtes.
Cendrilon66 a écrit:
Cendri regardait Kali et répondit à sa question en toute confiance:

Et bien il me semble l'avoir croisée une fois seulement,apparament elle travaille au bordel pour Lolite,mais je ne pas eu l'occasion de discutailler avec elle...
~~Kali~~ a écrit:
Kali écouta attentivement son amie lui apporter l'information qu'elle attendait. La jeune femme était bien ici à Narbonne. Elle avait eu de la chance de ne pas devoir faire le tour de la ville et de quérir des informations partout. Ces amis n'avaient peut-être pas eu cette chance. Elle était localisée maintenant c'était l'essentiel dans le moment où elle se trouvait toujours là.

Lolite, oui, je connais je lui rendrais visite alors en autant qu'elle ne veule pas me garder sous sa coupe pour ses activités illicites.

Elle rit avec Cendrillon, la remercia pour son hospitalité.

Merci beaucoup pour la tisane ma belle. Je te laisse te reposer dans les bras de ton amoureux. Je ne veux pas t'épuiser d'avantage en te retenant. J'espère que j'aurais la chance de vous revoir bientôt.


Elle se dirigea vers la porte lentement accompagner de ses hôtes. Elle leurs fit la bise et leurs souhaita une excellente fin de journée avant de quitter leur demeure tranquillement,hésitant à retourner au campement ou directement vers ce bordel....
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 16:52

.....Les recherches commencent .... continuent.... au Bordel...



Lycia a écrit:
La mission avait commencé, tous s'était dispercé, laissant Lycia seule au coeur de Narbonne. Elle n'aimait pas les nouvelles villes: trop de gens, de visages inconnus, trop de menaces pour peu de bières dégustées en taverne. En mission, pas d'alcool, ou trop peu, telle était sa devise. Ainsi la soif en gorge, elle déambulait un peu partout, songeant à sa lame chaude, accrochée à sa cuisse.

Ses cheveux courts au vent, elle avançait confiante, un peu trop peut être, regardant de haut chaque personne croisée. Comme ces gens agaçants, qui se joue de vous, méprisante elle était. Seuls ses amis comptaient, enfin le peu qu'elle avait...

Elle traversa la ville un peu au hasard, se demandant où en était les autres. Une lanterne rouge apparaît au loin. Devant une mairie. Devant une mairie??

Bon Dieu, pensa Lycia, en voilà un proprio étrange.


Sa curiosité piquée à vif l'emporta, et elle s'approcha des lieux. Elle essaya tant bien que mal de regarder ce qui se passait à l'intérieur, mais les rideaux empêchaient toute vue. Elle sourit. Lycia dans un bordel, si son homme savait cela... Elle frappa à la porte, et attendit qu'on vienne lui ouvrir la porte.

Nerit l'Egyptienne a écrit:
Encore? Décidément, les braves gens n'avaient rien de mieux à faire après la messe... Nerit lâcha l'abricot, le colla dans la main de Bagerand avec un sourire taquin et fila ouvrir.

C'était une femme, brune, mince, un peu garçonne. L'Egyptienne l'oberva une seconde, se demandant si elle venait pour travailler, ou pour...consommer. Peu importait après tout : elle la fit entrer et la guida vers le salon


Venez Dame, entrrrez et soyez la bienvenue. Notrrrre hôtesse ne va aps tarrrrder. En l'attendant, vous prrrendrrrrez bien un peu de vin, et un frrruit pourrr vous rrrafrrrraîchirrr?

Elle lui indiqua le salon, et une lueur coquine s'installa dans son regard quand elle pensa à la réaction de Bagerand en voyant la nouvelle...

Lycia a écrit:
Elle attendait sur le seuil qu'on vienne lui ouvrir, et entendit des pas se rapprocher de l'entrée. L'on vînt à sa rencontre et quelle ne fut pas la surprise de Lycia de découvrir une somptueuse brune lui ouvrir la porte. Elle resta bloqué quelques secondes devant elle, puis se reprit bien vite. Ne rien laisser voir.

Venez Dame, entrrrez et soyez la bienvenue. Notrrrre hôtesse ne va pas tarrrrder. En l'attendant, vous prrrendrrrrez bien un peu de vin, et un frrruit pourrr vous rrrafrrrraîchirrr?

Elle haussa un sourcil: hôtesse? Ce lieu serait tenu par une femme? Elle salua d'un brève signe de tête les deux hommes dans la pièce, ne leur accordant que peu d'attention. Dans un bordel on laisse généralement les armes à l'entrée, et l'on ne vient que pour une chose... Rejoindre le plus possible le ciel... Elle sourit en songeant à cela, elle pouvait les y aider, mais d'une toute autre façon.

Je veux bien un verre de vin, merci bien! Dîtes moi, ce lieu est la propriété d'une femme? Savez vous quand je pourrais la voir, c'est que l'affaire est assez importante et délicate!

Acceptant le verre tendu, elle attendit tout en observant la pièce. Charmante, ni trop riche, ni trop pauvre, elle vous mettait de suite à l'aise, et vu l'apparence de la femme couleur or, elle faisait ça pour tous. Travaillait-elle là? Et ces deux hommes qui étaient-ce? Beaucoup de questions et très peu de temps, il fallait faire vite.

Bagerand a écrit:
"On dirait qu'elle ne vous laisse pas indifférent hein... lui dit Yalim

Hey!! avouez qu'elle est appétissante ne trouvez vous pas?

vous êtes donc client ici ? on peut dire ça comme ça l'ami, mais....... votre plaisir avant le mien Messire, vivant ici même, vous comprendrez que j'ai pour ma part tout mon temps si je puis dire répondit-il en souriant .

Mais déjà Nerit revenait avec une jeune femme cheveux courts. Bagerand la regarda pénétrer dans la pièce et profita de ce qu'elle regardait autour d'elle pour la regarder. Elle était jolie mais sans plus, les lèvres pulpeuses, les yeux clairs et froids, de taille moyenne, elle n'avait vraiment rien d'une fille de joie


Il constata par sa tenue et son maintient qu'elle n'était pas la pour offrir ou s'offrir un bon moment.Elle paraissait même assez pressée , *pourquoi était-elle donc ici* Elle prit le verre proposé et dit alors


Dîtes moi, ce lieu est la propriété d'une femme? Savez vous quand je pourrais la voir, c'est que l'affaire est assez importante et délicate!

Et que lui voulez vous exactement à la Dame ? je peux p'tete vous aider ?

Lycia a écrit:
Elle se promène dans la pièce le verre à la main, caressant un bibelot par ci, déplaçant un autre par là.

Et que lui voulez vous exactement à la Dame ? je peux p'tete vous aider ?

Lycia se tourna face à celui qui lui avait parlé. Elle sourit et s'approcha d'eux. Les yeux clairs, il était beau, bien moins que celui qui animait son coeur, mais pas mal tout de même. Elle prit place sur un coussin, replaçant machinalement sa robe noire et but quelques gouttes de vin.
Il avait les crocs presque à l'air, fidèle chien de garde surement, il l'amusait. Pensait-il l'impressionner avec ses muscles en veux tu en voilà? Ses mains fortes, ses larges épaules, que de la pacotille. Surement n'avait il jamais combattu, encore moins contre une femme et surement pas face à Lycia...
Elle glissa une main sur sa cuisse, le regardant droit dans les yeux, et remonta lentement vers l'intérieure, forme imprécise se distinguant sous le fin tissus ébène.


M'aider? Les hommes ne peuvent m'aider, je veux parler à la propriétaire d'urgence, et uniquement à elle. Si vous pouviez aller la chercher, je vous en serais reconnaissante.

Elle reposa son verre, d'un geste ferme, et attendit qu'il daigne se lever.

Bagerand a écrit:
M'aider? Les hommes ne peuvent m'aider, je veux parler à la propriétaire d'urgence, et uniquement à elle. Si vous pouviez aller la chercher, je vous en serais reconnaissante.

Pour qui se prenait-elle la fille!! Bagerand la regardait indifféremment visiter les lieux.Elle prétendait vouloir voir Lolite au plus vite, comme ça, sans vouloir même se présenter. Il la trouvait arrogante et trop sûr d'elle.

Elle venait de s'assoir , remettait en place sa robe noire qui épousait ses formes, buvant , posa une main sur sa cuisse en le regardant droit dans les yeux. elle le défiait ?Lui serait reconnaissante ? et comment donc ?

Bagerand se leva, cette fille ne lui plaisait vraiment pas, allez savoir pourquoi, il est des fois où, certaine personnes déplaisent à d'autre juste par leur façon d'être, c'est ce que ressentait Bage à l'égard de Lycia.

Il se dirigea vers la petite table ou Lolite quelque temps plus tôt avait déposé elle aussi un plateau et prit la grappe de raisin qui s'y trouvait.Croqua quelques grains et se retourna ensuite vers la nouvelle arrivante


Qui vous fait croire que l'on peut la déranger aussi facilement que ça
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 16:57

Nerit l'Egyptienne a écrit:
Nerit sentait le ton monter... La femme était exigeante, et Bagerand susceptible. Cela ne pouvait que mal finir et elle n'avait pas vraiment envie d'assister à une empoignade. Elle tenta de calmer le jeu, du mieux qu'elle pouvait. Elle tendit à la jeune femme le plateau de fruits, tout en disant :

La propriétaire est avec un client... Et je doute qu'elle apprécie d'être dérangée, et le client non plus. Mais bon... ça ne durera pas non plus des heures.

Elle sourit, un peu narquoise.

Dans un peu moins de l'heure habituelle pour ce genre de transactions, je monterai la prévenir que vous êtes là. D'ici là... Vous avez de quoi prendre votre mal en patience ici. Peut-être souhaitez vous prendre un bain? J'ai vu une baignoire en haut, non? Bagerand?
Sinon... Je peux vous proposer un massage pour vous détendre, ou encore simplement un lit, pour dormir un peu. Un repas plus substantiel aussi, il y a de quoi faire à la cuisine.

Elle se mordit la lèvre un peu embêtée... Et l'autre rousse qui choisissait justement ce moment là pour se faire la belle! Et flûte!

Yalim a écrit:
Yalim assistait à l'échange plutot musclé et provocant qu'il y avait entre la nouvelle venue, insistant lourdement pour voir la propriétaire que lui-même ne connaissait pas, et Bagerand qui semblait monter sur ses grands chevaux.
En attendant, l'invitation qu'il avait formulé semblait ne pas avoir été entendu et se faire ignorer, voilà une chose qui ne plaisait guère à Yalim.
Il s'installa un peu plus dans son coussin, voyant Bagerand se lever sans pour autant executer ce que la brune souhaitait qu'il fasse.

Il vit ensuite l'autre brune à la peeau dorée intervenir avec qu'il n'y ai plus d'eau de le gaz entre la nouvelle venue et Bagerand. Yalim pensa alors que plutot que rester spectateur de la scène il devrait plutot essayer de donner un coup de main à Nerit qui semblait quelque peu embêter vu sa situation.


"Eh bien, ne nous emballons pas voyons... c'est un endroit de détente pas un endroit pour se défouler. Bagerand calmez-vous quelque peu et Madame, comprenez-le à peine arriver vous exiger de voir la propriétaire. Elle sera bientôt de retour parmi nous... cependant je ne pourrais vous dire qui c'est ne l'ayant point vu moi-même." dit-il, cherchant à détendre un peu l'atmosphère.

Il faudrait espérer que cela soit suffisant pour calmer les choses. Débuter une soirée avec une telle tension voilà qui ne mettait pas de bonne humeur.

Fleur de Lune a écrit:
En ouvrant la porte, il sembla à Fleur que la tension était palpable dans la maisonnée.
Elle reconnut la voix de Bage, acerbe, et celle de la noiraude, mielleuse et d'une politesse qui ne lui était sûrement pas naturelle tant elle sonnait faux, puis deux autres voix qu'elle ne connaissait pas.

Elle hésita à se montrer en braies et chemise, ses cheveux encore humides grossièrement tressés... mais elle aperçut son reflet dans le miroir et se trouva ma foi plutôt... charmante dans cet accoutrement.

Elle entra dans le salon, saluant à la cantonnade.


-Messire, Dame, je vous souhaite le bonjour et la bienvenue au Voluptatès.

Nerit l'Egyptienne a écrit:
Voilà qu'elle avait un allié inattendu. Et que l'autre rousse revenait enfin. Elle allait pouvoir souffler! Elle s'approcha du maure, glissant un bras sous le sien, et sourit

Eh bien voilà... en attendant que la prrroprrriétairrre soit librrre, je vous prrrésente son...associée. Elle s'occuperrra de vous.


Elle était plus que soulagée de pouvoir refiler le bébé à la jeune femme, et décida de faire tourner Bagerand en bourrique un peu plus en s'intéressant de plus près à l'étranger. Elle leva le regard vers lui, et toujours souriante, lui murmura :

Merrrci de votre soutien Messirrre. Et, si je peux fairrre quelque-chose pourrr vous?

Lycia a écrit:
Le ton était monté d'un cran au Voluptatès, et les deux compères de son enquiquineur tentaient de les calmer.

Eh bien, ne nous emballons pas voyons... c'est un endroit de détente pas un endroit pour se défouler. Bagerand calmez-vous quelque peu et Madame, comprenez-le à peine arriver vous exiger de voir la propriétaire. Elle sera bientôt de retour parmi nous... cependant je ne pourrais vous dire qui c'est ne l'ayant point vu moi-même.

Se detournant de l'agaceur, elle sourit à l'inconnu, but à nouveau du vin et se leva. Elle avait besoin d'air. Lycia était une fille de la nature.
Se fondre dans la verdure, ne faisant qu'un avec la terre, grimpant sur les arbres, jouant avec son environnement. Elle aimait fouler le sol, pieds nus dans la terre, caressant les feuilles, vivre sous la pluie...

Une nouvelle arriva, rousse, mince et belle, qui de suite lui plût.


Messire, Dame, je vous souhaite le bonjour et la bienvenue au Voluptatès.

La belle egyptienne renchérit:

Eh bien voilà... en attendant que la prrroprrriétairrre soit librrre, je vous prrrésente son...associée. Elle s'occuperrra de vous.

Lycia vînt saluer la rouquine, s'attardant sur son regard vert limpide. Une beauté comme elle, elle en voyait que peu. La peau si blanche, cette chevelure aux beaux reflets d'automne. Cette femme si proche de la nature...
Elle se resaisit bien vite. Il fallait qu'elle parle à la patronne, peut importe par quel moyen.
Elle n'avait pas eu le temps de se changer de son voyage, et allait jouer cette carte.


Bonjour, je suis Lycia, j'aurais aimé parler à votre... associée? C'est assez urgent, je ne peux parler qu'à elle comprenez vous? On m'a dit qu'elle était occupée. Je vais attendre un peu dans ce cas. Pourrais-je prendre un bain en attendant? J'ai fais une longue route pour venir jusqu'ici.

-Bien entendu, vous trouverez des baignoires à l'étage.

Lycia sourit, et emprunta l'escalier. Montant les marches, elle entendait les gémissements étouffés qui s'échappaient d'une porte non loin de là. Elle se retourna, vérifiant qu'on ne la suivait pas, et s'approcha de la porte.
Tiens, cette voix ne m'est pas inconnue.
Elle ouvrit la porte en grand, et rougit devant le spectacle. Homme et femme nus, tout à leur plaisir, s'embrassaient entre deux... caresses.
L'homme se retourna.


Letho?


Dernière édition par le Mar 6 Nov - 18:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 17:05

Bagerand a écrit:
Nerit et Yalim essayait de calmer le jeu, Bagerand se contentait de finir sa grappe de raisin.

Bagerand... calmez-vous quelque peu
Je suis calme Messire je vous assure
lui répondit-il d'un ton des plus tranquille.

Nerit déja proposait bains et massages à l'étrangère pour détendre l'atmosphère
J'ai vu une baignoire en haut, non? Bagerand?

Fait Nerit comme bon te sembles lui avait-il répondu au moment ou Fleur fit son apparition dans un

"Messire, Dame, je vous souhaite le bonjour et la bienvenue au Voluptatès."

La donzelle prétentieuse se détournait de lui ce qui ne fut pas pour lui déplaire, pouvant ainsi la mater à loisir.

Bonjour, je suis Lycia, j'aurais aimé parler à votre... associée? C'est assez urgent, je ne peux parler qu'à elle comprenez vous? On m'a dit qu'elle était occupée. Je vais attendre un peu dans ce cas. Pourrais-je prendre un bain en attendant? J'ai fais une longue route pour venir jusqu'ici.


Bagerand toujours à l'écart observait et la vit partir en direction de l'étage.
Méfiant sans trop savoir pourquoi, après avoir jeter un regard à Nerit qui semblait s'interresser maintenant à Yalim,avance vers l'entrée de sorte de voir la montée d'escalier, fait un clin d'oeil à fleur tout en lui mettant une main aux fesses au passage.


Letho !! entendit il de son poste de surveillance. Sans chercher à comprendre, il monta quatre à quatre les escaliers et arrivé à l'étage découvre la belle vêtue de noire dans l'encadrement d'une porte qui n'était pas celle des bains.

Que faites vous ici!! lui dit il en arrivant lui attrapant le poignet.

Inquiet pour la belle tenancière il ajoute Lolite ça Va ?

letho l'inferno a écrit:
Letho est pris d'une envie sauvage quand la féline lui arrache sa chemise au vol, le griffant presque au passage ce qui eut don de l'exciter encore un peu plus. Lolite, à genoux devant lui, entreprend de lui defaire son pantalon tout en le maintenant à sa portée contre elle...

Il lui reprit ses lèvres sauvagement tandis qu'elle fit tomber ses braies. Il était bien décidé à prendre possession de cette proie offerte à lui... se penchant à nouveau sur elle tandis qu'il dévorait ses lèvres, sa masculinité mise à nu, se frottant contre elle.

Quand soudain, on ouvrit la porte d'un coup, laissant passer la lumière. Qui venait donc ainsi les déranger... Letho se retourna mais aveuglé ne vit qu'une silhouette feminine dans l'encadrement de la porte.



Letho ?

Il entendit son nom... Qui pouvait bien le connaitre par ici ? Peu à peu ses yeux s'habituère à nouveau à la lumière et il analysa la silhouette un peu mieux.

Lycia ? C'est toi ? Mais que fais tu ici ?

A peine eut il le temps de la distinguée que l'homme qu'il avait vu auparavent à son arrivée et qui semblait être le garde arriva en trombe, et aggripa le poignet de Lycia, inquiet pour la tenancière.

ALolite a écrit:
Ils étaient ensemble et bien tout les deux, tout à leurs pulsions, à leur plaisir.
La porte s'ouvrit d'un coups, illuminant la pièce. Elle jeta un regard derrière l'amant et distingua une silouhette fine se découpant dans la lumière.


Letho?

Lycia ? C'est toi ? Mais que fais tu ici ?

Lolite ça Va?

Elle regarda Letho, puis porta son regard sur Bagerand qui tenait par le bras l'inconnue. Elle repoussa lentement son compagnon, se leva et se dirigea vers l'entrée, suivit de Letho. Nue, elle posa un regard curieux sur la belle garçonne. De court cheveux noirs, une robe ébène, un peu trop mince, la mine furieuse. D'un geste vif, elle repoussa Bagerand:

Lâche moi gueux, la prochaine fois que tu me touches, tu ne t'en sortiras pas vivant.

Bagerand s'appretait à bondir sur elle, furieux. Lolite stoppa son geste et s'approcha d'elle. Elle regarda Letho puis s'adressa à la belle:

Lycia c'est ça? Je suis Lolite, la maîtresse de ces lieux. Je n'ai pas l'habitude d'être ainsi derangé en plein rendez-vous. J'espère que vous avez une bonne raison?
Lycia opina du chef.
Letho si j'ai bien compris, j'emprunte votre amie, nous avons à parler semblerait-il. Nous reprendrons notre affaire un peu plus tard. Quand à vous Lycia, suivez moi.

Lolite s'approcha de Bagerand, plongea son regard dans le sien, et s'approcha de lui pour l'embrasser, avant d'aller dans sa chambre, carressant une fesse de Letho au passage.

Lycia a écrit:
Lycia était enervée. Rien ne se passait comme elle l'avait prévu: cet idiot de letho qui s'amusait, ce chien galeux qui se méfiait trop d'elle, et toujours pas de fleur en vu... Cela s'annonçait mal, très mal... Elle suivit la propriétaire, qui impudique offrait sa nudité aux yeux de tous. Quelque peu jalouse par la beauté ainsi dévoilé, Lycia se renfrogna d'avantage: quelle idée avait-elle eu en venant ici?

Lolite la fit entrer dans une chambre, la sienne peut être, propre et rangée. Odeur sauvage et mentholé. Tandis que la fille de joie invitait Lycia à s'asseoir, elle prit une chemise et l'enfila, se regarda, se recoiffa et s'assit face à sa coiffeuse, observant l'étrangère:

Que me voulez vous?

Des renseignements. Je suis à la recherche d'une femme: Fleur de Lune semblerait-il. Elle est la soeur d'un ami à moi, nous sommes là pour la retrouver. Vous devez être plus au courant des faits et gestes de la population. La connaissez vous et savez vous où je pourrais la trouver?

Lolite haussa un sourcil, Fleur avait un frère? Pourquoi ne lui en avait-elle pas parlé? Méfiante elle lui demanda:

Et à quoi ressemblerait cette femme?

Voilà le problème, je n'en ai pas la moindre idée. Mon ami la perdue de vue très jeune, et n'a pas eu de ses nouvelles depuis... Je n'en sais pas plus.

Pourquoi diable après toutes ses années voudrait-il la retrouver?

Lycia en avait marre, elle était là pour recolter des informations et retrouver cette femme, pas pour le plaisir. Rien à boire dans ce bordel en plus, et cette soif qui la tenaillait: bière ou sang... Elle se contrôla et le plus naturellement du monde repondit:

Leur père est mort, l'héritage est à remettre en partie à Fleur, d'où notre présence ici.
Bon, la connaissez vous?


Fille de joie loin d'être stupide, Lolite réfléchit. Devait-elle lui faire confiance ou pas. Elle se leva, s'aprocha de Lycia et les lèvres contre les siennes lui murmura.... Oui.

Lycia la voyant faire n'avait qu'une envie, trancher cette fine gorge, contenter enfin ses pulsions. Se retînt de sortir sa lame...

Fleur est l'une de mes filles, la plus fidèle que j'ai, et une amie excellente... Vous devrez la trouver quelques part dans mon bordel.

Lycia remercie et sortit, la chasse reprenait....

letho l'inferno a écrit:
Tout s'était passé très vite... Lycia avait ouvert la porte, Bagerand l'avait suivie... Lolite s'en était allée avec Lycia dans une pièce à coté, laissant Letho et Bagerand un peu bête.

Abandonné nu sur le canapé, il était encore plus enervé qu'auparavent, non seulement il n'avait pu étancher sa soif, son désir que Lolite avait eu don d'accentuer mais en plus voilà que Lycia apparaissait ici au bordel l'empechant d'assouvir ses désirs. Il eut vite compris qu'il devrait en rester là pour ce soir, Lycia n'était surement pas ici par hasard...

Letho connaissait à peine Lycia que déja, elle l'énervait... elle semblait si fier et sur d'elle. De quel droit était elle montée et avait poussé cette porte, les dérangeant en pleine action... Il allait devoir se contrôler, ne voulant pas se la mettre à dos dès le départ.

Il regarda Bagerand qui semblait ne pas comprendre tout ce qui se passait, il n'avait pas quitté lolite des yeux et on pouvait lire sur son visage qu'il brulait de l'intérieur de ne pas savoir ce qu'il se passait entre les 2 femmes.

Letho en profita pour se rhabiller à regret et sorti dans le couloir, rejoignant Bagerand en attendant que les femmes resortent.

Bagerand a écrit:
Bagerand restait là comme collé devant la porte regardant Lolite qui venait d'intervenir, l'empêchant de mettre une gifle à la donzelle, après que cette dernière lui est dit

Lâche moi gueux, la prochaine fois que tu me touches, tu ne t'en sortiras pas vivant.

Le baiser que la brune lui avait donné l'avait quelque peu calmé, mais il restait là, regardant les deux femmes s'éloigner l'une couverte d'une longue robe noire, l'autre nue, ses longs cheveux d'ébène en cascade sur son dos. Il ne les quitte des yeux que lorsqu'elles pénètrent dans la chambre.

Il se tour enfin vers l'intérieur de la pièce sombre, Letho finissant de se rajuster. * pas de bol mon gars* se dit-il Il attendit que de le voir arriver dans le couloir et lui dit, l'instant en meme temps à descendre


Venez, allons boire un verre, je pense que nous en avons vous et moi grand besoin, vous plus que moi sans doute. Lolite viendra vous rechercher n'ayez crainte à ce sujet. Vous pourrez ainsi me dire qui est cette ....... donzelle enragée.

letho l'inferno a écrit:
Letho était bien décidé à attendre les 2 femmes de pied ferme quand il vit passer Nerit accompagné d'un étranger pour s'éclipser dans une piece. Bagerand quand à lui semblait vouloir se rincer le gosier en les attendant.

Venez, allons boire un verre, je pense que nous en avons vous et moi grand besoin, vous plus que moi sans doute. Lolite viendra vous rechercher n'ayez crainte à ce sujet. Vous pourrez ainsi me dire qui est cette ....... donzelle enragée.

Voilà qu'il l'invitait à aller boire un coup, en se moquant presque de sa situation, ou le réconfortant, letho ne savait pas trop mais quand il lui proposa de parler Lycia, letho soupira.

Pour qui se prenait il ? Comme s'ils étaient amis.. Letho n'aimait pas les gens qui posent trop de question et cet homme sans doute le garde se montrait trop curieux.

Letho s'apretait à le remettre à sa place quand Lycia réaparut.


Je n'ai pas soif et encore moins de compte à vous rendre... revoilà Lycia d'ailleurs

Bagerand a écrit:
L'homme visiblement semblait vexé d'être resté en plan, les braies en bas des jambes et qui plus et, devant trop de personnes.

Bagerand quand à lui n'en avait rien à faire, la situation dans lequel se trouvait le client le laissait vraiment indifférent. Seul pour lui comptait la sécurité de Lolite.

Manifestement , l'individu était plus que frustré et quand Bage l'entendit dire


Je n'ai pas soif et encore moins de compte à vous rendre... revoilà Lycia d'ailleurs

Il se tourna en direction de la porte de la chambre ou était entrée les deux femme et vit en effet la donzelle robe moulante sortir. Il se planta contre le mur et attendit de voir Lolite sortir à son tour. Pure précaution, une fois rassuré il redescendrait .Des remarques de Letho, il ne releva pas ne voulant pas énerver plus qu'il ne l'était déjà l'homme, il connaissait la fille et Bage avait hate de les voir tout les deux hors des lieux,sont instinct lui disant qu'ils n'étaient pas des enfants de coeur.

ALolite a écrit:
Lolite était agacée. Elle avait beaucoup de clients ce jour là, et trop peu de filles. Comment tous les satisfaires?
Elle avait bien commmencée avec ce Letho. Il était charmant, croquant à souhait, et la mise en bouche avait drôlement bien commencé jusqu'à ce que cette file arrive.
Et maintenant, en plus d'être agacée, la belle était aussi frustrée et curieuse.
Elle trouvait le comportement de l'inconnue trop suspect, mais après tout, elle ne connaissait fleur que depuis quelques années. La possibilité que sa douce lui ai caché un passé douloureux était grande: Lolite ne lui avait jamais parlé du sien.

Elle se leva, et sortit de la pièce à son tour. Elle vit Bagerand qui l'attendait et Letho en grande conversation agitée... Elle se tourna vers ce dernier en passant et lui dit:


On fini quand tu veux mon beau...

Puis a Bage:

Tout va bien... On va se boire un verre?

Elle lui prit la main, heureuse de le savoir près de lui. Sa présence la réconfortait. Elle descendit en sa compagnie mais d'invités elle ne vit point. Ni de Fleur. Ou diable étaient ils tous donc passés? Peu importe, Fleur devait s'en occuper. Cette journée était trop étrange pour qu'elle se pose encore des questions. Elle alla tout de même jeter un coup d'oeil dans l'entrée, voir si les affaires des clients étaient encore là. Oui.
Retournant dans le salon, elle prit Bagerand dans ses bras, et l'embrassa langoureusement.
Elle avait encore envie de lui. Toujours...
Cette soif s'arrerterait-elle un jour?
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 17:07

Lycia a écrit:
Lycia à peine sortie de la pièce avait foncée droit sur letho, sans même regarder Bagerand. Elle le prit par le bras et l'entraîna à l'écart.

Qu'est ce que tu fou là????? Tu sais qu'on est en mission, et tu va au bordel?

Mais je ne savais même pas que vous étiez là!

Normal, tu n'es pas au camp en train de nous attendre....

Encore faudrait-il que je saches où se trouve ce camps.

Lycia ne releva pas, et poursuivit:

Bon je t'explique, on nous a envoyé kidnapper Fleur de lune. Je viens d'apprendre qu'elle était ici, tu as du la voir.

Oui oui....

Elle est comment? Elle se laissera faire?

Je pense oui...

Bon ils sont combien au total? Je pense pas les avoirs tous vu.

Bagerand et l'egyptienne, Lolite et Fleur et nous deux. Mais il peut en avoir d'autres, le bordel est curieusement assez grand.

Bon on ne peut agir seul, il faut que l'un de nous deux aille prévenir les autres. Je suis trop suspecte. Je vais y aller, je te laisse seul ici. Tu crois que tu tiendras sans foirer notre plan? Sans aller te faire Lolite?

Il ne répondit pas, rougissant.
Elle sourit. Les hommes étaient décidement trop faibles. Elle le laissa sur sa faim et dévala les escaliers. Elle se dirigea discrètement dans l'entrée, en espérant qu'aucun ne l'ai vu.
Il était temps de retourner au campement.
letho l'inferno a écrit:
A peine sortie de la pièce que Lycia fonca droit sur lui pour le prendre par le bras et l'emmener à l'écart...

Bon on ne peut agir seul, il faut que l'un de nous deux aille prévenir les autres. Je suis trop suspecte. Je vais y aller, je te laisse seul ici. Tu crois que tu tiendras sans foirer notre plan? Sans aller te faire Lolite?

Il ne répondit pas, rougissant. Letho sentit la rage s'emparer de lui.. Décidément cette fille l'enervait comme s'il n'était pas capable de se tenir... de mener à bien une mission... Mais pas le temps de lui rétorquer quoi que ce soit et elle dévalait déja les escaliers.

Letho devrait rester seul à nouveau au bordel et se tenir pret pour l'arrivée de ses compagnons. Et ce Bagerrand qui restait sur ses gardes à tout surveiller... Il faudrait qu'il s'en charge, à moins que Lolite ne soit déja en train de le faire vu son empressement à descendre au salon avec lui. Letho alla rejoindre les autres en bas afin de ne pas attirer l'attention.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 18:24

..........De retour à la clairière.......


Faith* a écrit:
Faith était de retour au campement après sa petite recherche qui l’avait laissé bredouille. Les autres n’étaient pas encore là et elle espérait les voir revenir d’une quête beaucoup plus fructueuse que la sienne.

Elle s’assied près du feu, dague à la main dans le but de se protéger rapidement d’une arrivée importune. Son imprudence la gagna, perdant sa concentration pour penser à ce qui s’était déroulé chez Elfarranne quelques heures plus tôt, en plein milieu de la sombre nuit..

Elle s’était rendu dans cette maison qui lui était inconnu, et interroger la dame qui s’y trouvait. Elle avait le contrôle de la situation au départ. Ce ne prit pas beaucoup de temps qu’elle avait changé du tout au tout. Les deux femmes s’étaient jugées et au final, l’une s’était trahit par sa colère et l’autre par sa nervosité. Elle était en colère, oui, car la femme lui avait mentit. Elle le savait très bien que c’était du à son mauvais caractère. Son hôte avait été très méfiant. Il avait fallu de peu pour qU’elle applique leur droit à la torture, mais la bête présente dans la maison de l’apprenti-herboriste avait refroidi ses ardeurs, sinon cette dernière aurait vu la vraie nature de la bouillante Faith. Sa chance, elle l’avait ratée …

Perdue au plus profond de ses pensées, elle s’étendit au sol, espérant que ses compères ne tarderaient pas à montrer leur nez …

~~Kali~~ a écrit:
La nuit était tombée lorsque Kali ressorti de chez Cendrillon. Elle s'était demandée un moment si elle allait passer au bordel ou retourner chez elle voir si Balian était rentré de sa journée de travail mais en passant devant la taverne populaire de la ville, elle l'avait vu en bonne compagnie.

* Parfait petit ange... Prend ton temps pour rentrer... et ivre de préférence comme cela tu ne remarqueras pas trop mon absence....*

Elle avait continuer son chemin vers le campement finalement. A la lueur du clair de lune, elle discerna une jeune femme étendu dans l'herbe au lieu de rendez-vous. Cela aurait pu être Lycia mais Kali se rendit vite compte qu'il s'agissait de la sulfureuse Faith. Elle fit du bruit exprès pour ne pas voir cette sauvageonne lui sauter dessus au moindre son. Sa compagne était plutôt téméraire et assez coriace sans compter le trop impulsive.

Alors beauté, t'as eu ce que tu voulais ?

Elle s'était plantée de sa hauteur devant elle et la détailla longuement. La jeune femme sortait de sa torpeur lentement.

Les autres sont pas encore rentrés ? Mais qu'est ce qui foute m**** !

Elle tendit la main à Faith pour l'aider à se relever. Cette dernière hésita mais prit sa main finalement. Une fois debout elles se fixèrent longuement.

Je sais ou la Fleur germe. Si les autres ne se magne pas, on ira faire un petit tour de piste en reconnaissance. T'as envie de jouer les prostituées beauté ?


Le sourire qu'elle renvoya à son amie en disait long. Elle ne pouvait faire les provocatrices vu son état qui commençait à transparaitre mais l'illusion était parfaite. Personne ne se douterait qu'une future maman pouvait être aussi une parfaite machine à tuer ....

Lycia a écrit:
Elle était énervée. Ce mufle l'agaçait, et Letho venu ici pour une partie de plaisir, laissant le reste des Revenges faire tout le boulot. Elle ralait, marchant à grandes enjambées et se dirigeait vers la forêt.
A l'orée, elle se pencha, releva sa robe, récupera sa lame et bien en main, repartit en direction du campement. La prudence n'était jamais de trop dans ces cas là.

Elle entendit des voix. Deux femmes. Kali et Faith. Elle se montra:


Je sais ou elle est! Letho y est déjà ce batard!

Curieuse, les deux lui lancèrent un regard interrogateur.
Agacée, elle se prépara, retira sa robe beaucoup trop longue, aucune pudeur, nue devant Faith et Kali:


Il était en train de se faire la patronne!!! Il est au bordel, c'est là que travaille Fleur de lune.
A tout les coups il est encore dans son lit, ne surveillant pas notre cible...


Et gémissement étouffée sous la robe courte et noire qu'elle enfila.

Mmpuffff, raclure de Letho.

Bon et Lazard il est ou?


Pas plus au courant les unes que les autres, elles se regardèrent. Toutes pour le moins inconnues entre elles, elles ne savaient pas comment réagir.
Faith restait de glace, Kali orgueuilleuse et Lycia.... Lycia jouait avec sa lame, évacuant le stress sous les reflets de la lame tournant entre ses doigts.
Elle espérait que tout se passerait bien, elle n'avait pas confiance en elles, mais ne doutaient pas de leurs capacités, et avait hâte de les voir ensemble...

Elles attendirent Lazard.

~~Kali~~ a écrit:
Faith avait même pas répondu qu'une autre personne arriva.. la Patronne en personne, elle n'avait pas l'air de trop bonne humeur. Elle hurlait contre un dénommé Letho.

* Qui c'est celui là encore ? *

Elles regardaient Lycia sans comprendre de quoi elle parlait pendant que cette dernière se défaisait de ses vêtements. Kali souriait à l'audace de cette femme. Elle n'avait aucun scrupules décidément. Elle leur dit ensuite que Fleur travaillait au bordel.

Qui c'est ce Letho d'abord ? Et je sais pour la donzelle, j'ai eu le même renseignement. Donc les sources étaient bonnes .


Elle enfila une nouvelle robe, plus courte que la première en marmonnant. L'ébène haussa les sourcils et dissimulant un soupir.

Lazard j'en sais rien pas, vu encore, je viens d'arriver pour ma part. Et l'autre ici semble avoir eu quelques petits soucis.


Elle désigna d'un signe de tête la main de Faith, s'interrogeant silencieusement. Toutes les trois s'épiaient n'ayant pas confiance l'une envers l'autre. Elles allaient devoir pourtant apprendre à ce faire confiance si elles devaient travailler ensemble. Cela viendrait surement avec le temps.

L'autre tête dirigeante tardait à revenir et les filles s'impatientaient. Une mission leur avait été confiée et lui n'arrivait toujours pas. Et s'il avait rencontré des pépins ? Elle ne souhaitait pas cela pour Lazard mais s'il n'arrivait pas ils devraient partir à sa recherche ou s'en passer.

Faith* a écrit:
Elle était couchée depuis un long moment, les premières lueurs du soleil apparaissant doucement à l’horizon, lorsque Kali était arrivée au campement. Vu l’expression sur son visage, la chasse semblait avoir été bonne pour elle; Quoi de mieux pour renfrogner Faith un peu plus ! C’était du moins une bonne nouvelle pour l’avancement de leur mission.

Kali eut à peine le temps de lui proposer une séance de prostitution que la patronne arriva dans tous ses états. Faith resta de glace devant tant d’émoi, se contentant d’observer la scène du coin de l’œil. Les paroles marmonnées défilaient à une telle vitesse, presque incompréhensible.

Le bouilli de parole terminée, la conversation s’enchaina sur deux sujets : Lazard et le succès de leur recherche. Elle du se contraindre à parler, d’une voix empreinte d’une pointe d’irritation face à ce sujet délicat pour elle.


Lazard, il ne s’est pas pointé ici pendant que j’y étais. Quant à mes quelques difficultés, passons les détails. L’essentiel est que je n’ai rien appris au sujet de Fleur.


Le regard noir qu’elle leur lança était très évocateur quant à son humeur colérique du moment. Son manque, ou plutôt son absence totale d’une certaine forme de civilité envers ceux avec qui elle travaillait ne l’aiderait probablement pas à gagner un minimum de confiance de leur part. Trop sauvage parait-il …

Elles devaient attendre Lazard mais pour combien de temps? Attendre trop longtemps ne pouvait jouer qu’en leur défaveur.


Plus le temps passait, plus l’impatience semblait les gagner toute. Pour une, c’était seulement par simple agacement, pour les autres, causé par une inquiétude naissante. Peu importe la divergence de leur pensé face à la tête dirigeante manquante, elle était tous sous un même flambeau : celui de le voir revenir et pouvoir ainsi éliminer l’option futur sauvetage.

Alors on fait quoi pour Lazard? On attend encore bien longtemps ou on se bouge un peu ?


Elle repensa à ce Letho, l’homme qui avait été la cause de l’énervement de Lycia. Selon les dires de cette dernière, il semblait être des leurs et devait surveiller la cible, ce qui ne semblait pas être le cas. Elles pouvaient compter sur lui ou pas? Le doute était présent, n’ayant déjà pas confiance en celle avec qui elle avait déjà travaillé, Faith en avait encore moins envers un parfait inconnu.


On sait où elle se trouve, et il nous faudrait être certaine qu’elle y reste, on ne sait jamais si l’envie d’aller faire joujou ailleurs lui prendra. Surtout que ce Letho, qui s’y trouver déjà, ne donne pas l’impression de la surveiller de près, selon ce qu’on a pu comprendre tout à l’heure …


Son énervement commençait à transparaitre dans sa voix. Qu’allait-elle faire? …

* Lazard * a écrit:
Il ne voulait se l’avouer, mais elle lui manquait déjà. La peine toujours plus grande et une douleur lancinante ne lui laissant pas un instant de répit à ses pensées. Sa haine toujours autant grandissante envers n’importe qui. Son envie de vengeance, de mort, de destruction, continuait à le dominer. Son esprit ne pouvait revenir à la raison. Son âme détruite et le cœur en miette par cette femme pour qui il aurait tout donné et qui avait préféré s’en aller. L’abandonnant cruellement à son triste sort. Sa soif de sang n’était toujours pas rassasiée, malgré le massacre et les feux de l’enfer dans ce village, rien ne pouvaient le calmer. Une machine à tuer, impossible de raisonner. Tout cela pour la découverte de sentiment pour une femme. Lazard se serait tué, s’il se savait ainsi. Incapable de réfléchir, tant sa haine l’aveuglait. Noyé dans la colère.

Il arriva à l’orée de la forêt, de la fumée s’échappait au dessus des arbres… Sûrement des brigands ou des campeurs. La nuit allait se terminer en beauté. Sa petite escapade, l’avait transformé, le massacre, le brasier et la peine de cœur l’aveuglaient dans un mal jusque là inconnu. Jamais il ne pourra s’en remettre avant d’avoir décimé tous ceux qui se trouvent sur son chemin. Il traversa la forêt silencieusement et se rapprocha du bivouac. Des voix lui parvenaient des profondeurs de la forêt, peu accueillante d’ailleurs. Rien ne pouvait l’arrêter à présent. Des voix féminines en plus... Le génocide allait pouvoir continuer et ainsi partir de cette contrée qui n’avait rien de bon pour lui, mise à part cette histoire responsable de son état, qu’il ne pourra plus jamais oublier.

Des brides de son sourire lui revenaient de temps à autre. Sa décision, son départ… La douleur le perturbait, la sensation de ne plus vivre. Comment allait il pouvoir supporter cela ? Sans elle, la vie serait maintenant bien fade... Sans elle la vie ne valait d’être vécu et pourtant ne voulant se résigner, il devait tuer pour oublier. Rien d’autre ne pouvait le distraire de cela maintenant. Il allait perdre la raison s’il continuait ainsi. Il n’arriva pas à l’oublier. Chaque instant passer sans elle était comme une torture. Il la voyait partout, des hallucinations plus vraies que nature. Mais il savait qu’elle ne reviendra pas… Ses mains tremblaient ne sachant plus très bien ce qu’il faisait. Il s’adossa un moment contre un arbre. Des gouttes de sueur perlaient sur son front, sa respiration s’accélérait, des bouffées de chaleur le prirent d’assaut…


Tentant de reprendre son calme et son souffle, il tenta de se concentrer.Il ne devait pas perdre de vue son objectif de vengeance, de mort violente. Tous le monde devait payer, cela sera sa seul mission, son chemin de croix pour tenter d’effacer son souvenir qui le persécutait.


*Ivy…..*

Le camps se trouvait à porter de vu. Il devait se ressaisir et finir la soirée en beauté, ensuite il se reposera et disparaîtrait vers d’autre contré, pour semer le chaos autour de lui. Il se rapprocha lentement et discrètement du camp qui se situait dans une clairière au centre de la forêt. Trois femmes se trouvaient là.

*Etrange…Elles n’ont pas le genre de paysanne, armée de plus…
Elles ressemblaient à des mercenaires, toutes avec des armes blanches et semblaient de plus en colère.
Enfin des adversaires à ma mesure, quoique le fait de porter une arme ne veux strictement rien dire.*

Il devait attendre le bon moment. Que l’un d’elle se rapproche, il pourrait la tuer. La colère continuait à le ronger, l’alcool affectant ses capacités, il ne savait plus ce qu’il faisait. Poussé par cette soif de sang pour calmer les turpitudes de son âme qui semblait damnée à jamais.

La plus jeune s’approcha de sa position. Le moment rêvé. Il fondu sur elle en un éclaire, sa dague sortie de sa cache et la glissa sous la gorge de sa proie qu’il tenait maintenant fermement contre lui. Maintenant une pression telle, qu’un simple mouvement de sa part et elle allait arroser de sang ses deux comparses qui n’avaient pas remarquées la situation. Il lui souffla dans un murmure au creux de l’oreille.


Chuuut... Du calme, doucement ou tu risques de ne pas voire le soleil se lever. Je ne te veux aucun mal…

Un sourire sarcastique aux lèvres, il s’approcha du feu et des deux femmes qui venaient de découvrir sa présence. Les iris dilatée, on aurait pu le prendre pour fou un instant. Fou de peine et de colère. Il ne reconnaissait personne, seul sa lame contrôlait le jeu qui venait de commencer. Et bientôt trois pauvres femmes fragiles allaient bientôt se rajouter sur sa liste de mort, déjà bien fournit dans cette soirée où seule la douleur et l’alcool avait guidés ses pas dans cette foret sombre et reculée.

Vous avez la un très beau camp mesdames et je suis sur que la maréchaussée va mettre du temps à découvrir vos cadavres. Bouges pas toi…

Les lames étaient sortit devant lui, décidément des femmes de combat en plus. Il passa sa langue sur ses lèvres, se délectant de l’odeur du sang qui allait bientôt parfumer cet endroit. Ses yeux enflammés regardaient les deux femmes impuissantes. L’une, grande au cheveux noir, avec des formes provocante, l’autre plus petite, à la silhouette moins avantageuse, mais qui semblait doté d’un caractère de feu. Il se régalait de ses futures proies. Il jaugea rapidement la situation et malgré l’alcool qui embrumait son esprit, il se sentait d’une forme démoniaque. Son plan était prêt…

Il assomma du pommeau de sa dague la jeunette qui s’écroula à ses pieds du à l’impact qu’il venait de lui faire, sans le moindre ménagement pour la fragilité féminine bien connu. Avant qu’elle ne touche le sol, sa dague avait été envoyée vers la grande au cheveu noir visant sa cuisse.

Sans même se préoccuper de voir s’il avait atteint sa cible, il se précipita vers la femme au cheveu cour et à la silhouette disgracieuse, sortant son épée et frappant de toutes ses forces par une attaque haute…

La squelettique para son attaque et semblait ne pas comprendre ce qu’il lui arrivait, un étrange regard à son attention. Il se mit en garde et se prépara au combat. Elle ne devait sûrement pas s’attendre à se faire attaquer dans cette nuit, ce qui lui donnait l’avantage de la surprise.

Prépare toi à mourir !!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 18:33

Esme a écrit:
Chaque rue fut parcourue, aucune autre trace du passage de l’individu traqué.
La ville derrière eux, à travers champs et pinèdes, le groupe espérait prendre un raccourci pour rejoindre le chemin menant vers la ville voisine et ainsi retrouver l’incendiaire.
La pluie n'était pas arrivée jusqu'ici, une chance pour eux.

Une clairière se profilait derrière des pins et buissons.
Une fumée s’en échappait.
Murmurant à l’oreille de Motarde, Esme s’interrogeait. *Etrange, je n’ai pas eu connaissance de personnes campant par là. *


Sûrement un feu de camp !

Les chevaux furent arrêtés et chacun descendit de leurs montures qui furent attachées à un pin.
Esme, sa dague en main, s’approcha doucement en se baissant sans bruit, à peine une épine de pin crissant sous ses pas comme un animal qui passerait par là.
Elle guetta les campeurs et aperçut sa filleule en mauvaise posture. *Que fait-elle là ?*
Tentée de venir à son secours, son professionnalisme la retenait.
Elle resta accroupie sans bouger, attendant Dame Motarde et E_Newton.
Il fallait agir vite, l'homme était menaçant.
E_Newton a écrit:
Newton suivait Dames Esme et Motarde, et essayait tant que faire se peu d’être aussi discret qu’elles.
Il s’approcha, aussi furtivement qu’il le pouvait, scrutant les lieux.
C’est ainsi qu’il put constater qu’une femme gisait à terre, alors qu’une autre était en garde, épée levée face à un homme qui lui était inconnu.

Croisant le regard de Dame Esme, il lut dans ses pensées :
Il faut agir et vite !
Newton attendait les ordres, se préparant déjà à l’action en déposant un trait sur son arbalète.

Il était certain qu'il ne laisserait pas des femmes se faire agresser sans réagir, foi de Newton.
motarde.49 a écrit:
Ils s'etaient equipé, puis etaient allé chercher la jument avant de scruter toutes les rues de narbonne sans rien trouver. La decision fut prise de rejoindre la route en coupant par les bois. Motarde avait sorti sa dague, plus facile a manier rapidement qu'une lourde épée, sait on jamais qu'il faille reagir au plus vite.

Suivant la reflexion de Esme qui lui fit remarqué une fumée, ils attacherent les chevaux a bonne distance, avant de parcourir le reste du chemin a pied, prenant garde a se faire aussi discret que le doux mumure du vent dans les branchages.

Tapis dans l'herbe, ils regardaient la scene qui se jouait devant eux, comme plan macabre d'un fou. Le premier reflexe aurait ete de se jeter sur lui pour l'empecher de nuir a ces femmes sans defense, mais a bien y regarder, etaient elles vraiment sans defense ?

Que font trois jeunes femmes au beau milieu de la nuit seules dans une clairiere. Tout ceci ne dt rien qui vaille a la prefete qui etait d'une nature tres mefiante et qui avait apris a ne pas sous estimer son adversaire.

Sentant l'impatience, elle fit part de ses craintes a ses compagnons dans un mumure:


Vous ne trouvez pas etrange de voir trois jeunes femmes en reunion dans la foret en pleine nuit ? je serai d'avis d'attendre un peu et de voir la suite.
Ivy* a écrit:
Trois jeunes femmes avaient pris un sentier les menant dans les profondeurs des sous-bois. Encore un filet de fumée qui se dégageait des arbres. Cette fois il ne s'agissait pas d'un incendie mais plutôt d'un campement. Tout cela devenait curieux. Elle eut peur pour ces demoiselles. Elles ne savaient donc pas que de s'aventurer ainsi seules n'étaient pas bon pour leur vie. Elle aurait pu tomber sur un attroupement de la main noire étant leur repère le Languedoc. De pauvre folles. Elles les auraient bien laisser à leur propre sort mais elle voulait savoir qui était là. Ceux que Ivy redoutait ou autre.

Elle laissa son cheval à l'orée des bois et les suivi en silence faisant bien garde de ne pas éveiller sa présence. Les femmes se tapis dans les buissons observant les '' autres''. Le poison ne voyait pas très bien encore ce qui se passait au delà des courageuses devant elle. Elle s'avaça et fini par se montrer pour pouvoir mieux voir de quoi il s'agissait. Elle se pencha derrière elles, un sourire aux lèvres mais pas le moins du monde agressive.


Des soucis mesdemoiselles ? Qu'est ce qui se passe ?


Elles avaient chuchottée pour de pas attirer l'attentions sur les 4 femmes. Elle releva la tête pour voir un homme de dos qui venait d'asommer une femme. Deux autres en mauvaises postures. Que de rebondissements, heureusement il n'était pas une troupe entière. Pas ceux qui la cherchait, déjà ça....
Esme a écrit:
E_Newton et Motarde venait de la rejoindre, le brigadier armant déjà son arbalète quand le préfet des Vidames les enjoignit à la prudence.
Il est vrai que la situation était à observer et dans un souffle murmuré, acquiesça.


J’en conviens Dame Motarde, attendons donc un moment avant d’agir.

Sentant une présence, Esme retourna la tête vivement, la main sur sa dague, et observait la femme qui les rejoignit.
Son sourire sans agressivité retenait de pointer la dague qu’elle tenait devant elle.
Cette personne lui était inconnue, le lieutenant-adjoint restait sur ses gardes.

Esme regardait un sourire en coin, son brigadier quand l’étrangère leurs chuchotait en demandant si elles avaient des soucis.
Une question chuchotée fut la réponse d’Esme.


Puis-je savoir comment vous êtes arrivée ici ?

Intimant plus de discrétion, elle lui fit signe de se baisser, avant que celle-ci ne lui réponde.

Ivy* a écrit:
Le poison regarda la jeune femme quelque peu autoritaire. Elle avait une arme au point presque. Le sourire d'Ivy se fit plus vif. Si elle croyait qu'elle ne l'avait pas vu... Elle n'avait rien à voir avec les guignoles qui se bagarraient mais elle connaissait plutôt bien le métier.

La jeune femme lui fit signe de se pencher pour éviter d'être repérer, elle le fit sans se faire attendre pendant qu'elle passait à l'interrogatoire d'usage et de méfiance.


Comment je suis arrivée ? Je vous ai suivi... je cherche quelqu'un, un homme plus précisément. Je.. enfin je dois le retrouver et je suis passée devant une taverne en cendres, ensuite vous... et cette fumée de campement. J'avais espérée que celui que je cherchais serait ici... mais apparemment non !

Elle regarda de ses yeux bleus confiant que la femme croirait ce qu'elle venait de lui dire, d'ailleurs c'était la vérité pur et simple. Elle cherchait l'amour qu'elle avait rencontrée.. Le temps s'écoulait, elle désespérait de pouvoir le revoir pour lui avouer qu'elle ne pourrait vivre sans lui maintenant. Que l'amour qu'elle lui portait avait fait d'elle une femme totalement différente. Qui aurait cru ... le poison amoureux ! Impossible...
motarde.49 a écrit:
Dans le silence de la foret, une jeune feme aussi dicrete qu'eux les avaient rejoint. L'arme au poing en defense, Motarde l'avait regardé venir, mais Esme s'occupant de la recevoir, elle s'etait de nouveau tapis dans l'herbe pour ne plus quitter du regard l'homme qui se trouvait en face d'elle, tel un tigre pres a bondir sur sa proie. Ceci ne l'empecha pas de suivre d'une oreille distraite la conversation entre les deux jeunes femmes, trouvant qu'il y avait bien beaucoup de monde dans cet endroit. Allaient avoir droit a d'autre surprise de ce genre ?

Un peu inquiete, elle s'approcha en rampant du brigadier:


Il y a beaucoup de monde vous ne trouvez pas, on se croirait place de Narbonne un jour de marché. Peut etre serait il judicieux qu'un de nous se place legerement en arriere, on ne sait pas si l'autre la bas est seul ou pas, ca serai dommage de se faire prendre a revers.

En disant cela, elle proposait au jeune homme qu'il prenne position amont de la leur afin de proteger leurs arrieres
Esme a écrit:
Le sourire qui se faisait plus vif intriguait Esme et à écouter l’étrangère, sa méfiance s’accentua.
* Répondre sans demander à qui elle avait affaire était pour le peu assez étrange. Soit c’est une femme qui aimait à raconter sa vie, soit elle essaye de noyer le poisson…*
Pourquoi cette femme pensait le trouver ici, cela intriguait Esme. Elle devait savoir quelque chose qu’elle essayait de cacher.


Puis-je connaître le nom de la personne que vous rechercher, peut-être pourrais-je vous renseigner.

Dame Motarde avait bien fait de dire au brigadier de se mettre à l’arrière pour surveiller une éventuelle venue qui pourrait leurs être fatale.
Esme pouvait mieux à présent rester vigilante à la présence de la femme qui les avait rejointe, elle faisait confiance à dame Motarde, son expérience n’était plus à prouver.
A la moindre alerte, chacun était prêt à agir.
Ivy* a écrit:
Ivy regarda longuement la femme. Elle semblait se méfier à un point tel qu'elle n'arrêtait plus de poser des questions. La jeune ébène essaya de garder son calme. En temps normal cette petite gueuse aurait pas faire long feu. Elles ne savaient pas quelle genre de personne, elles avaient à faire. Des femmes de leurs genres, elles en torturait depuis des lustres . Elle l'examinait des pieds à la tête ne portant même plus attention aux deux autres avant de répondre d'un ton cinglant.

Et vous ? Que faites vous ici ? Non mais pas bientôt fini cet interrogatoire ? Pas besoin d'un coup de main ? Parfait j'me tire.... J'ai autre chose à faire ...

Elle n'avait pas susurrée cette fois commençant à en avoir plutôt marre de cette tête de moineau qui lui cherchait des poux. Cela lui apprendra à vouloir aider des pauvres paysans sans cervelles. Elle se releva lentement en regarda vers la dispute qui avait lieu un peu plus loin. Rien n'avait encore bougé, l'homme semblait aussi furieux. Caractère très bouillant celui là. Son clan aurait bien apprécié une valeur sur comme celle là ... Mais elle n'était pas là pour ça. D'ailleurs elle avait complètement déviée de sa mission pour les yeux obscures de Lazard... Mais où pouvait il bien être ....
Esme a écrit:
*Une question simple de vouloir aider la mettait dans cet état. Hum*
L’attitude de la femme confirmait sans nul doute sa conscience peu tranquille.
Une étrangère qui se permet de répondre d’un ton cinglant alors qu’un danger pouvait être non loin d’eux, était un comportement assez disproportionné si elle n’avait rien à se reprocher. Murmurant dans un souffle, espérant que la voix de la femme n’avait pas portée, Esme lui répondit encore.


Je vous posais une question simple pourtant, mais si vous le prenez sur ce ton, sachez que je suis lieutenant-adjoint de la maréchaussée.

Après un moment de silence court , elle désigna E_newton qui s'était positionné à l'arrière, d'un geste de la main .

Lui est brigadier.

Restant à l'affût, elle attendit un instant, pour continuer, afin de ne pas attirer l'attention.

La Dame ici présente est préfet des Vidames.

Une fois les présentation faites, Esme en attendait de même de la part de la femme.


Puis-je connaître votre nom ? Et pourquoi voudriez-vous nous aider ?

La femme se levait et semblait réfléchir, Esme commençait à se demander si la femme ne cherchait pas à les faire repérer et lui murmura.

Soit vous vous baisser, soit vous nous laisser en repartant comme vous êtes venu, sans bruit.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 18:42

Lycia a écrit:
Elle en avait marre. Tout lui pesait en ce moment. Plus de lui, plus de belle, et elle se retrouvait dans cette ville si loin de chez elle, dans un bois avec des filles qu'elle connaissait à peine. Des grognements sourds lui parvinrent de la forêt, elle eut à peine le temps de se retourner, qu'elle aperçut Lazard foncer sur Faith pour l'assommer. Les yeux rougeoyants, il la regardait semblant ne pas la voir.
Il se jeta sur elle, prêt à l'attaquer, mais plus rapide et moins alcoolisée, elle riposta:


Prépare toi à mourir !!!!!!!!!!

Mais qu'est ce que tu fou bordel??? Tu me reconnais pas?? C'est moi Lycia!

De l'écume aux lèvres, il semblait fulminer. Jamais encore elle ne l'avait vu comme ça. Elle savait qu'il allait mal, mais à ce point là? Pas le temps de réfléchir à ce changement de comportement, il est déjà sur elle. L'épée de Lazard blesse sa cuisse, et se relève vers elle, à nouveau prête à frapper. Lycia riposte, sa lame atteint le bras de Lazard qui enrage d'avantage, elle se précipite sur lui, les fait tomber à la renverse, désarmant l'homme. Ils roulent dans la poussière, chacun essayant de reprendre l'avantage, qu'il aura quelques temps plus tard.
Le poing levé vers son visage. Il la frappa, éclatant sa lèvre inférieure, un coup de la brune envoyé vers ses joyeuses. Il se replia, elle le poussa sur le côté et se releva, lançant son pied dans les côtes de Lazard.


Lazard reprends toi!

La main portée à son visage, elle grimaça contemplant le sang sur ses doigts. Il se releva péniblement, récupera son arme au sol qu'il pointa sur elle. Il voulait jouer? Elle allait s'en donner à coeur joie. Tellement de colère qu'elle ressentait depuis quelques temps. Reese qu'il la laisse tomber pour une chienne, la laissant seule, et Yllana qu'elle ne reverra plus jamais...
Lame en poing, elle se battrait contre son meilleur ami si il le voulait, espérait ne pas avoir à le regretter. La colère envahissait progressivement Lycia, elle savait que la folie n'était pas loin, elle pointait le bout de son nez régulièrement, elle devait prendre du temps pour se concentrer pour reprendre le dessus.
Cependant ce soir, elle n'avait plus le temps.
C'était son combat à lui comme à elle. Leur combat.
La lame de Laz déchira l'air, atteignit le bras de la brune qui serra les dents sous la douleur. La blessure semblait superficielle, elle ne s'attarda pas pour vérifier, il fallait qu'elle trouve un moyen de lui faire comprendre les choses.


Reprends toi! On a pas de temps à perdre!

Elle cherchait une épée du regard, sa lame ne ferait pas le poids. Elle apperçu Faith sur le sol, il fallait qu'elle s'empare de son arme...
~~Kali~~ a écrit:
Kali n'en revenait pas de ce qui venait de se dérouler sous ses yeux. Faith avait été projetée comme une poupée sans défense au sol, assommée par Lazard. Ce dernier semblait fou furieux. Il était quelqu'un de froid et dur mais jamais elle ne l'avait vu dans un état second de la sorte. Il ne les reconnaissait plus. Que lui était il arrivé ? On l'avait drogué ou bien il était devenu tout simplement fou , ou encore c'était son état normal mais qu'elle venait seulement de s'en apercevoir ne le connaissant pas beaucoup.

Il fonce ensuite sur Lycia... Ils étaient de très bons amis ces deux là, si quelqu'un pouvait le calmer, à ce qu'elle savait c'était bien elle. Mais la suite ne s'arrangea pas du tout. Les coups portaient et elle ne savait que trop faire.

Lorsqu'il éclata la lèvre de sa patronne elle s'avança vers Lazard pour mettre un '' stop '' a cette bagarre stupide avant que quelqu'un ne se fasse tuer. Elle mis sa main sur son épaule mais elle ne vu pas le bras de Lazard qui dévia et la projeta à son tour, par la force que l'enragé avait acquis et qui coulait dans ses veines colériques.

Kali fut projeter contre un arbre où des jeunes observatrices s'étaient camouflées. La douleur qu'elle ressenti irradia dans tout son corps. Elle avait mal, mais pas à la tête, son ventre ! Le bébé ... celui qu'elle tentait de dissimulé sous sa cape. Elle se pris le ventre à deux mains et hurla ....


HAAAAAA.... Nonnnnnn ..


Elle ne supporta pas du tout le choc, la douleur trop forte. Sans voir que sa marraine était dans les environs pourtant tournée dans cette direction, ses yeux embuées de larmes, elle ne voit qu'une ombre debout. Elle divague voyant le visage de Balian en colère s'il fallait qu'elle perde l'enfant de leur amour. Il ne savait rien de ces activités nocturnes tout comme ses amis, il ne supporterait jamais s'il savait que par sa faute leur bébé ne survivrait pas ... Elle perdi soudainement connaissance son corps se battant contre la douleur et la torture mental qu'excercait ce dernier évenèment.
motarde.49 a écrit:
Les choses avaient l'air de se gater devant eux, un dur combat s'engageait, les paroles de la jeune femmes lui parvinrent. Etrange, comme si ils se connaissaient, et le nom de l'homme "Lazar". etrange la aussi, ce nom ne lui etait pas inconnu, mais ou l'avait elle entendu.

Et d'un seul coup les choses s'accellererent, une des jeunes femmes, qu'elle reconnu pour etre la bonne amie de SirBalian et qui venait d'ere econduit violement par le denommé Lazar s'approcha de leur position. Motarde se tapi un peu plus dans l'herbe pour eviter d'etre vu, mais cette derniere perdi connaissance tout pres de leur position.

La prefete lanca un regard a Esme toujours en prise avec celle qui les avait suivi, et le plus discretement possible, tira le corps inaminé vers eux, bien a l'abris des regards, prenant le poul de la demoiselle. Elle devait etre seulement inconsciente. Prudente, elle palpa le corps pour retirer tout armes, quand elle glissa sur le ventre arrondi, grimacant:


Mais c'est pas possible......

Elle jeta de nouveau un regard a Esme.
E_Newton a écrit:
Newton commençait à s’impatienter. Lui d’un caractère si calme à l’accoutumé, distinguait avec peine le dénouement des événements.
Il avait été posté en retrait afin de protéger leurs arrières, juste après que l’inconnue ne les ait rejoints.
Celle-ci semblait s’entretenir avec Dame Esme, mais en l’état actuel des choses, de ce que pouvait en percevoir Newton au travers du regard de Dame Esme, cela ne se passait pas aussi bien qu’on aurait pu s’y attendre.

Dans la clairière la bataille semblait faire rage entre l’homme et l’inconnue.
C’est à cet instant qu’il entrevit un corps projeté vers eux, apparemment celui d’une autre femme qu’il n’avait pas distingué à leur arrivée. Elle s’effondra au pied d’un arbre, juste devant Dame Motarde, qui s’empressa de déplacer discrètement le corps afin de la placer à l’abri.

Newton, l’arbalète toujours armée, tourna son regard vers Dame Esme, attendant un ordre.
Esme a écrit:
Pendant qu’Esme attendait une réponse de l'étrangère, les événements s’enchaînaient.
Kali fut récupérée par Motarde et E_Newton la regardait semblant attendre son approbation pour intervenir.
Elle lui fit un léger signe négatif de la tête et jeta un œil à Kali inconsciente.
Restant vigilante à chaque geste fait dans son entourage, le lieutenant quittait à peine des yeux la femme qui semblait être mal à l'aise de cette situation.

Un nom résonnait à ses oreilles, Lazard. *Lasar ? Faudra que je me renseigne.*
Dame Motarde regardait Esme et le lieutenant-adjoint lui fit signe qu'elle avait entendu aussi.
Après que Motarde ait ausculté Kali et qu'elle se rendit compte de son état, Esme lui confirma.


Oui, elle attend un bébé.

Ne voyant qu’une solution pour être rassurer de l’état de sa filleule, comme sûrement devait le penser le préfet des vidames, Esme murmura à ses deux comparses.

Il serait peut-être bon de la ramener au village.
* Lazard * a écrit:
Elle le regardait d’une étrange façon. L’étonnement pouvait se lire dans son regard. L’incompréhension surtout. Elle disait s’appeler Lycia, peu lui importait les présentations et encore moins qu’elle connaissait son nom. Ce genre de détails lui paraissait d’ailleurs bien futile. Sa haine l’aveuglait, sa peine lui faisait endurer les pires tortures qu’un homme pouvait connaître. Elle devait mourir et ce ne sera bientôt qu’une question de temps. De plus, elle savait se battre à en juger par les blessures qu’elle venait de lui infliger. Entailles légères qui l’obligeait à être plus sur ses gardes contre un tel adversaire qui ne se laissera pas tuer aussi facilement.

Qu’essayait elle donc de faire ou de vouloir lui faire comprendre ? Il ne tombera pas dans un piège aussi grotesque. Cette femme pourrait dire ce qu’elle voudra pour tenter de se tirer de ce mauvais pas, rien n’y fera. La ruse féminine ne prendra pas et bientôt il humera son sang encore chaud se déversant sur l’herbe humide de la clairière.

Il ne remarqua même pas que l’autre femme venait de tenter de s’interposer. D’un geste naturel et sans en avoir conscience, il sentit un choc au bout de son bras et un râle tout au plus, sous les bruit que faisait les armes en s’entrechoquant. Il n’y prêta pas la moindre attention, trop occupé avec cette Lycia qui le défiait et qui ne semblait pas avoir peur. Bien au contraire, elle lui tenait tête avec un certain panache d’ailleurs. Peu importait le temps, seul comptait la fin et bientôt une fois, ses femmes éliminées, il pourra reprendre la route et partir de ce village maudit responsable de sa peine.

Les deux adversaires se tenaient face à face, un souffle rauque, une respiration saccadée. Le vent se levait doucement autour des combattants, faisant remuer les feuilles des arbres. Pendant l’ombre d’un instant, il crut déceler la senteur d’un songe. Un parfum qu’il connaissait depuis peu et pourtant inoubliable pour lui maintenant. Une naïade… Il reprit ses esprits, mettant cela sur le compte d’une divagation passagère. Alors qu’il toisait de mépris celle qui se tenait devant lui, une pensée encombra à nouveau son cerveau. Douce… Une étincelle dans ses iris noirs, qui disparut lorsqu’il se plongea fou de colère, à nouveau sur cette femme.

Les lames d’acier qui s'entrechoquaient, provoquaient des étincelles dans la nuit. La lune pour seul témoin du combat qui se déroulait à mort dans cette forêt. Personne au alentour ne pouvait voir la force des coups qui se donnait entre eux. Plusieurs attaques menées contre elle, qu’elle para avec brio. Elle lança une estoque rapide sur son cou, qui sans ce mouvement qu’il venait de faire aurait était transpercé. Une fine entaille pourtant, d’où coulait maintenant doucement quelques goûtes de sang.


Tu es une adversaire valeureuse, mais cela ne suffira pas !!!!

Donnant plusieurs coups de lame de chaque coté de son visage afin qu’elle reste sur une défense haute, il en attendit le bon moment pour se baiser, tournant sur lui-même, entaillant légèrement son abdomen de la pointe de son épée. Se jetant l’un sur l’autre, épée contre épée, visage contre visage, la tension était palpable. Elle tentait à nouveau de le raisonner, sans aucune chance de réussite. Il ne voulait rien entendre, surtout pas de cette femme qu’il ne connaissait pas.
Profitant de la proximité et de sa carrure face à elle, il la poussa en arrière et se jeta sur elle poing en avant, maintenant la garde de son épée et frappa de toute ses forces sur la joue de Lycia.

Le choc la contraint à se retrouver face contre terre, il en profita pour se rapprocher épée à la main, menaçant sa carotide de la pointe de sa rapière. Un sourire diabolique aux lèvres, prêt à tout pour enfin en finir avec elle. Un regard de haine au fond des iris. Un simple mouvement et s’en était fini d’elle. Les regards ancrés l’un dans l’autre, reprenant chacun sa respiration, la clairière retrouvait son calme pour quelque instant...
Ivy* a écrit:
Le poison s'était levée, prête à repartir laissant ces pauvres femmes ainsi que le gringalet qui les accompagnait se sauver eux même. C'était pas son combat et elle avait fort à faire ailleurs. Elle devait le retrouver. Son coeur se comprimait déjà sans lui. Elle avait si mal de sentir son absence qu'elle ne comprenait pas que un amour si fort puisse exister. Que un seul coup d'oeil sur une personne puisse faire de vous un être docile à l'amour.
Elle regardait la jeune femme toujours étendue dans les buissons avec mépris et soupira. Elle tourna les talons lorsqu'un prénom cité attira son attention.

Lazard reprends toi!

Elle se retourna vivement regarda le jeune homme colérique plus attentivement. Il était toujours de dos, elle ne le discernait pas bien. Pouvait il être ce Lazard qu'elle cherchait en vain ?

Une jeune femme aux cheveux aussi noir que la nuit s'approcha de l'homme en question pour s'interposer mais fut vite écartée se retrouvant aux pieds de la soit dites Lieutenant... Au moment où l'homme dans la clairière avait frappé la femme enceinte qui paraissait enceinte après examen, la lune avait éclairer son visage. Ivy était pétrifiée par ce qu'elle voyait. C'était lui, ce ne pouvait être que lui. Elle n'arrivait plus à bouger, morte de peur en le voyant agir ainsi. Mais que lui était il arrivée depuis qu'elle avait quittée quelques heures plutôt ?

Lazard se battait avec ferveur contre cette femme qui devait-elle l'avouer s'avérait être une excellente combattante également. Mais la force de l'homme eu finalement le dessus sur elle. Il maintenant sa vie entre ses mains prêt à la tuer d'un coup unique, lui tranchant la gorge où elle se viderait de son sang rapidement.

Ivy fini par avancer vers eux doucement, faisant le moins de bruit possible et s'arrêta derrière celui pour qui elle donnerait sa vie. La jeune femme garçonne semblait le connaitre mais pas lui. Il ne la reconnaissait pas apparemment. Quel drôle de situation. Il lui était arrivé quelque chose pour avoir se désordre psychologique mais quoi ? Là restait une question pour le moment sans réponse. Elle hésita à poser sa main sur son épaule pour attirer son attention mais eu peur de subir le même sors que la femme évanouie dans les buissons. D'ailleurs les autres semblaient opter pour la ramener en ville à son départ. Elle lui parla doucement, gardant une espace assez raisonnable entre eux pour parer un coup de cet homme qu'elle ne connaissait pas finalement.

Lazard ? Qu'est ce que tu fais ?

Sa voix était calme même si une légère vibration sonnait faux dedans. Elle trahissait l'inquiétude qui pouvait même se lire sur son visage. Elle attendait qu'il se retourne et la regarde. Son coeur battait à tout rompre. Qui était il vraiment ? Elle l'avait prit pour un simple paysan un peu impulsif au premier abord mais elle s'était définitivement trompée à le voir manier l'épée aussi facilement. Il ne venait pas de chez elle, elle l'aurait su malgré les jeunes recrues. Les questions la tourmentaient inlassablement, prise entre son amour pour lui et obtenir une réponse franche.

Elle avait espérée lui sauter au cou et le couvrir de ses baisers si merveilleux dont elle rêvait. Au lieu de cela, elle attendait à savoir s'il n'allait pas foncer sur elle et la poignarder ne la reconnaissant pas. Leur du point de non retour allait sonner. Bientôt elle serait fixée.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 19:09

E_Newton a écrit:
Il serait peut-être bon de la ramener au village.
Malgré la distance qui le séparait de Dame Esme, Newton avait lu sur ses lèvres et avait compris le sens de ses mots.

Elle s’était alors tourné vers Newton l’invitant à les rejoindre.
Il prit donc le parti de désarmer son arbalète et de s’approcher d’elle pour qu’elle lui glisse à l’oreille :

Newton, occupez vous de Kali, prenez ma jument et emportez la chez Dame Eb, à l’herboristerie, elle saura s’occuper d’elle.
Newton, veillez sur elle comme sur la prunelle de vos yeux.


Il venait de comprendre toute l’importance que Dame Esme portait à la femme étendue près d’eux.
Prenant toutes les précautions, il la souleva doucement, non seulement pour ne faire aucun bruit mais aussi pour ne pas aggraver son état.
Franchissant rapidement la distance qui les séparait des chevaux, il hissa le corps de Kali sur la selle de Séhanine et monta en croupe.
Faisant faire demi-tour à la jument, il lui intima de se mettre aux pas, puis quand il jugea la distance suffisante, il la fit se mettre au trot pour rejoindre la ville le plus rapidement possible, tout en prenant bien soin de maintenir Kali en selle.
Il ne fallait pas tarder, la situation était des plus périlleuses. Dames Esme et Motarde se retrouvaient désormais seules.

......... A l'herboristerie.........

Ethan en chemin avait rencontré Castelreng et Balian


E_Newton a écrit:
Les deux chevaux venaient de partir au trot, et Newton commença son exposé aux deux hommes :

Ben voilà, je venais de rentrer au commissariat pour y effectuer mon rapport journalier quand Dames Esme et Motarde entrèrent pour m’expliquer qu’elles étaient à la recherche d’un individu qui aurait mit le feu à la chapelle et chez le lieutenant, qu’il aurait peut-être tué une personne dans une taverne.

Ce sur quoi, elles m’ont demandé de me joindre à elles pour le retrouver. Dame Esme m’a armé et prêté Séhanine pour ce faire.
Après avoir parcouru toute la ville en vain, nous avons coupé à travers champs et pinèdes, espérant prendre un raccourci pour rejoindre le chemin menant vers la ville voisine et ainsi retrouver l’incendiaire.

Aux abords d’une clairière se profilant derrière des pins et des buissons nous avons vu s’échapper une fumée.
Dame Esme n’ayant pas eu connaissance de personnes campant par là, nous avons décidé de nous arrêter pour vérifier.

C’est là que nous avons pu assister cachés, qu’un homme apparemment nommé Lazard, s’en prenait à trois femmes.
Au moment où nous sommes arrivés, l’une d’entre elles gisait déjà au sol.
A cet instant, Dames Esme et Motarde n’ont pas jugé bon que nous intervenions.
Nous avons été rejoins par une inconnue qui doit encore être sur place.
C’est ce moment qu’a choisi le susnommé Lazard pour assommer Dame Kali que nous n’avions jusqu’alors pas reconnue.

Dame Motarde ayant pu subrepticement attirer Dame Kali inconsciente à nous, Dame Esme m’a donc mendé urgemment de l’emporter chez Dame Eb afin qu’elle lui porte secours.
Au moment où je vous parle, Lazard doit toujours être en train de bretter avec une des inconnues qui lui donnait du fil à retordre.
L’inconnue qui nous avait rejoint était sortie de l'ombre pour s'approcher de l'homme et semblait vouloir le calmer.
Quant à Dames Esme et Motarde j’espère qu’elles sont restées tapies à l’abri à les observer.


C’est juste à ce moment qu’ils atteignirent la demeure de Dame Eb.
Eb a écrit:
L'herboriste arrivait justement, elle avait profité d'un coin d'ombre pour enfiler sa robe par-dessus sa chemise de nuit, fort peu...visible.
Kementari pleurait de fatigue dans les bras de sa mère, qui tenait sa main droite éloignée de son corps.
Devant la porte de l'officine se tenait un groupe de trois hommes, montés sur deux chevaux.
Elle marqua un temps d'hésitation, vu le chaos qui regnait dans la ville, ce n'était peut-être pas le moment de se montrer... Et puis ils avaient l'air potentiellement dangereux ; un cheval était souvent accompagné d'une arme!

Je fais quoi moi?
Il fallait pourtant qu'elle se soigne! Comment les contourner sans attirer leur attention?
SirBalian a écrit:
Balian essayait de garder son calme du mieux qu'il pouvait mais il devenait fou de voir le corps inanimé de son aimée sur le cheval devant lui, plus rien ne comptait, il repensait à tous les bons moments qu'il avait vécu avec Kali, le temps passait si vite depuis qu'elle était entrée dans sa vie. De la voir ainsi inconsciente, pour la première fois il se rendait compte qu'il pouvait la perdre mais surtout qu'il ne pouvait vivre sans elle.

Newton profita du chemin pour leur raconter ce qu'il s'était passé, balian n'avait écouté que d'une oreille, il était trop inquiet pour sa fiancée que pour écouter quoi que ce soit, il n'avait qu'une envie, arriver au plus vite pour s'occuper d'elle.

A peine newton eut fini qu'ils arrivèrent devant l'herboristerie, Balian sauta bas du cheval de Castelreng et se précipita vers celui de Newton. Il prit Kali dans ses bras en prenant soin de la faire descendre du cheval le plus délicatement qu'il pouvait avec l'aide de Newton. Une fois Kali dans ses bras, il la regarda et la découvrit si frèle, si fragile pour la première fois, elle qui était toujours si forte, ce qui fit naître des larmes dans ses yeux.

Balian attendit que Newton et Castel descendent de leur monture, ayant kali dans ses bras il ne pouvait toquer lui meme à la porte mais il ne put s'empêcher de crier dores et déja apres Eb.


Ebbbb Ebbb !!! Tu es là ?? Ebbb vite c'est Kaliii !
castelreng a écrit:
Castel avait écouté les dires de Ethan, il ne comprenait pas pourquoi sa filleule se trouvait dans cette état, que faisait-elle là bas avec cette bande, tout était confus, pourquoi avoir voulu mettre le feu chez lui, qu'avait-il à voir dans tout ça. Derrière lui, il sentait Bali de plus en plus nerveux, ne voulant pas l'affoler plus, il se retint de poser certaines questions à Ethan en sa présence.

Enfin ils arrivaient, déjà Bali avait sauté de cheval et courrait prendre sa promise dans ses bras, aidé d'Ethan.


Ebbbb Ebbb !!! Tu es là ?? Ebbb vite c'est Kaliii !
criait Bali

Laisse moi faire Bali lui dit-il en sautant de cheval. il alla chercher la chef qui se trouvait toujours au même endroit et ouvrit grand la porte, alla allumer une chandelle et laissa Bali entrer avec Kali dans ses bras toujours inconsciente, elle avait l'air si mal, Castel en eut le coeur serré.

Pose là sur ce lit dit-il à Balian, en lui montant la couche au fond de la pièce.

Ethan , pendant ce temps,était aussi descendu de cheval et attendait Castelreng avec les rènes des deux chevaux en main.

Je vais jusqu'à la maison voir si Eb n'y est pas, ne t'inquiètes pas Bali je vais faire vite et te l'amener de suite

Sans attendre de réponses de la part de Bali, et inquiet lui aussi de voir sa filleule inconsciente, Castel couru vers sa monture et dit à Ethan

Je vais jusque chez moi chercher mon épouse et nous irons ensuite a la chasse à l'homme.

Ce disant, il sauta à nouveau sur son cheval et commença à avancer, pas très loin, il entendit un pleur, un pleur qu'il connaissait - Kementari - se dit-il en se dirigeant non pas vers sa demeure mais en direction des pleurs, il était certain d'entendre sa fille pleurer.

Il découvrit, se cachant derrière un buisson Eb dans la Robe qu'il lui avait offerte avant de partir pour le monastère avec dans ses bras sa Princesse qui ne cessait de pleurer. Ne voulant pas lui faire peur il dit afin qu'elle reconnaisse sa voix


C'est moi ma douce, tu n'as rien à craindre. Il sauta de sa monture et se dirigea vers elles. Eb le reconnu à son premier mot.

Nous avons besoin de toi Eb , Kali et dans ta boutique inconsciente, je t'expliquerais plus tard, mais toi que fais tu ici par une heure pareille?

Décidément, la ville était devenue comme folle, telle était l'impression de Castelreng à ce moment précis.

Il prit dans ses bras sa fille qui pleurait toujours et guida son épouse vers l'intérieur de l'herboristerie. Bali avait couché Kali sur le lit et étaoit resté à ses cotés, le pauvre faisait peine à voir, quelques minutes s'étaient écoulé, pourtant, sur son visage on aurait pu y voir des heures.Déjà Eb s'avançait vers le couple, Castel ne vit pas qu'elle aussi avait été blessé, il déposa la petite dans le lit qui y avait sur place pour elle, elle semblait calmée, elle ne pleurait plus, il revint ensuite vers Eb et lui dit


Je dois te laisser , il me faut aller retrouver Esmé et Dame Motarde qui sont peut-être elles aussi en danger, dis moi vite avant de partir que tu vas bien.

C'est à ce moment qu'il vit la main droite de sa femme. il la regarda et plongea ses yeux dans les siens avant d'ajouter

que t'es t-il arrivée Eb ?

Il ne pouvait pas partir sans savoir.
Eb a écrit:
En digne épouse d'un soldat du Roi, Eb s'était préparée à vendre chèrement sa peau au moment où elle avait vu une des ombres s'approcher d'elle.
Sa main était déjà dans son corsage, cherchant la dague qui s'y cachait, lorsqu'elle avait entendu SA voix.

Il l'avait conduite jusqu'à l'herboristerie, lui indiquant que Kali avait besoin de soin.


Je dois te laisser , il me faut aller retrouver Esmé et Dame Motarde qui sont peut-être elles aussi en danger, dis moi vite avant de partir que tu vas bien, avait-il ensuite ajouté.
Et avant que sa femme ne puisse lui répondre, il avait vu la main droite, brûlée.

Je... Un feu à la maison... La pluie l'a arrêté avant qu'il ne se propage, mais il a tout de même détruit la porte...

Totalement déboussolée, angoissée de voir Kali dans cet état, et Bali...Bali! Plus que l'ombre de lui-même, un fantôme somnambule n'agissant plus que par automatisme...
Il faudrait le sortir rapidement de cet état ou il risquerait d'y rester pour longtemps.

L'herboriste s'ébroua, et s'approcha de la pauvre Kali, étendue sur le lit. Elle la palpa, verifiant qu'elle n'avait pas de lésion interne, mais apparement de ce côté-là, tout était normal.


Bali! Fais-moi chauffer de l'eau, j'ai besoin de faire une infusion!
D'habitude elle ne secouait pas les proches mais là....
castelreng a écrit:
Je... Un feu à la maison... avait-elle dit

...elles étaient à la recherche d’un individu qui aurait mit le feu à la chapelle et chez le lieutenant... avait dit Ethan

Ces deux brides de phrases résonnaient et se mêlaient dans sa tête. Il sortit en trombe sans rien dire de plus. Arrivé dehors il sauta en selle et dit à Ethan en route vite conduis moi là bas que je l'égorge ce salaud.

[i]Sans plus attendre, il avait tiré sur les renes et avait reprit le chemin inverse à grand galop cette fois, Ethan suivait aux bottes à bottes.


Castelreng était dans une rage folle, il voulait la peau de cet homme coute que coute. Il s'en était prit à sa filleule et avait mit la vie de sa femme et sa fille en danger, c'en était plus qu'il ne pouvait en supporter. Le coupable devait payer de sa vie ce qu'il venait de faire, il ne pouvait en être autrement.

Castel, ne cessait de se remémorer les deux brides de phrases, ne cessait de voir Kali inconsciente sur le lit de l'herboristerie. plus il se remémorait, plus sa haine augmentait.

Les chevaux menaient grand galop, ils eurent vite fait de sortir de la ville, Ethan montrait le chemin qui allait les conduire vers les bosquets ou se trouvaient cachées Esmé et Motarde
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 19:16

E_Newton a écrit:
Ethan et Castel menaient bon train pour rallier la clairière et retrouver Dames Esme et Motarde.
Castel semblait en furie depuis qu’ils avaient quitté l’herboristerie. Ethan ne savait pas ce qu’il s’était passé en ces lieux, mais les mots que Castel avaient prononcé à sa sortie étaient sans équivoque :

En route vite, conduis moi là bas que je l'égorge ce salaud.

Ethan avait jugé bon de ne pas répliquer immédiatement, cependant la clairière approchant il se permit de lui dire :
Tu sais Castel, nous ne sommes pas certains que l’homme qui a assommé Dame Kali soit l’auteur des méfaits de cette nuit à Narbonne. Je comprends ton attitude vis-à-vis de ta filleule, mais je t’en prie, attends d’en savoir un peu plus avant de le juger coupable des autres faits. Il n’y a peut-être aucun lien.

Ethan ne savait pas si Castel l’avait entendu, ni même compris, tant il semblait dans un état second.
Arrivés aux abords de la clairière, ils ralentirent l’allure des chevaux afin de faire le moins de bruit possible, puis attachèrent leurs brides aux branches d’un pin.
Ethan fit alors signe à Castel de le suivre silencieusement pour rejoindre Dames Esme et Motarde.
A leur arrivée, ils purent constater qu’elles étaient toujours tapies dans l’ombre, attentives à la scène qui se déroulait devant elles.

C’est à cet instant précis qu’ils purent comprendre les paroles du fameux Lazard :

J’ai fait un atroce cauchemar Ivy, si tu savais… J’ai cru que tu étais partie… Que j’en devenais fou, que, que j’avais brûlé tout Narbonne et je crois que…
Dans mon cauchemar… Je me suis battu contre mes compagnons… J’allais tuer ma meilleure amie…Mais tu es là… J’ai du m’endormir auprès de toi… La bière frelatée du pouilleux sans doute qui m’as fait cela, j’en suis sur... Si je le revois, je m’occuperai personnellement de lui…
castelreng a écrit:
Le chemin séparant la ville de la clairière fut vite éffectué. Ethan descendit de cheval , Castel en fit autant.

Il avait à peine écouté ce que le brigadier lui avait dit chemin faisant, sa colère n'était pas retombée , loin de là.
Ils laissèrent les chevaux à l'abri de tout regards et allèrent en silence rejoindre Esmé et Motarde.
Elles étaient tapies dans l'ombre et écoutaient ce qu'il se disait


...J’ai fait un atroce cauchemar Ivy, si tu savais… J’ai cru que tu étais partie… Que j’en devenais fou, que, que j’avais brûlé tout Narbonne et je crois que…
Dans mon cauchemar… Je me suis battu contre mes compagnons… J’allais tuer ma meilleure amie…Mais tu es là… J’ai du m’endormir auprès de toi… La bière frelatée du pouilleux sans doute qui m’as fait cela, j’en suis sur... Si je le revois, je m’occuperai personnellement de lui…


Castel se plaça dans le plus grand silence entre Esmé et Motarde, les paroles qu'il venaient d'entendre le firent regarder un peu plus l'homme qu'il n'avait pas encore reconnu.Le feu de camps avait baissé et la lumière qu'il donnait également, pourtant, il était certain de connaitre cette silhouette.Une femme faisait face à l'individu et une autre semblait reprendre son souffle, elle portait en main une épée. le lieutenant en conclus qu'ils venaient de se battre.
Ivy* a écrit:
Il fini par se retourner. Il était blanc comme neige. Son teint si livide et dur. En quelques minutes il changea comme ayant vu un fantôme. Les couleurs qui ornaient ses joues sur leurs échanges de la place étaient loin mais au moins l'agressivité sembla s'évaporer. Il se rapprocha d'elle, Ivy resta sur ses gardes, il était armé et fou dangereux quelques instants auparavant. Ses yeux rivés dans les siens, elle lui sourit timidement. Il laisse tomber sa lame à ses pieds pour la prendre dans ses bras et la serrer si fort qu'elle manque d'étouffer. Le bonheur de le retrouver est immense mais elle ne comprend toujours pas sa réaction précédente. Milles questions afflux dans sa tête mais aucun son ne sort encore. Elle l'enlace pendant qu'il vient lui murmurer ses doutes, ses horreurs dont il a été témoin dans ses rêves. Elle comprend soudain. La joie de le sentir contre elle commence à s'estomper doucement.

Son regard se fige, elle est troublée. La taverne incendiée, le tavernier probablement mort, et ça maintenant ! C'était lui ? Pourquoi ? Il est perdu, tel un enfant que l'on a abandonné à son triste sort. Son regard divague dans le sien. Elle respire avant de prendre une voix qui, elle le sait, lui enfoncera un poignard dans le coeur une nouvelle fois. Elle se sentait comme l'oiseau de malheur avec lui, le corbeau qui annonce la mort de l'âme à chaque fois. Mais cette fois, elle serait là, prêt de lui pour l'aider à surmonter ce qu'il venait de faire. Si c'était la première fois qu'il perdait la tête comme cela, et qu'il tuait, elle avait peur que jamais il ne s'en remette.


Lazard... tu n'as pas rêvé... Nous ne sommes pas à la plage... Je suis partie mais je me suis rendu compte que j'avais besoin de toi et c'est une pure coïncidence que je te retrouve ici en ce moment... J'en suis forte heureuse mais ... que c'est il passé ? T'as eu des ennuis ? Explique moi je t'en prie... Qui, qui ...es ...tu ?


Elle avait presque bégayée ses derniers mots, redoutant soudainement d'entendre la vérité. Elle l'aimait et ferait n'importe quoi pour lui. Cela n'avait aucune importance finalement qui il était du moment qu'il serait à ses cotés. La seule chose qui ne devaient pas être était un de ceux qu'elle recherchait. Elle le regardait toujours, se sentant mal de lui avoir dit la vérité et en plus de poser des questions.
* Lazard * a écrit:
Ce qu’il avait redouté arriva malheureusement. C’est avec le regard trouble et après avoir prit une grande inspiration qu’elle commença à lui annoncer la dure réalité. Cela n’était pas un cauchemar. Triste et dure vérité sur cette soirée…

*Mais alors… Les bribes de souvenir que j’ai…*

Il tenta de refaire le cours de ses derniers événements. Il n’y avait que du brouillard dans ses pensées, tout étaient confus. Il se souvenait parfaitement de la nuit en sa compagnie, mais ensuite… Certaine scène lui revenait, mais que des souvenirs embrumés. Une image était pourtant gravée dans sa tête, un ciel rougeoyant, des flammes et une immense colère.

Mais alors ce cauchemar serait il donc vrai ? S’était il vraiment battu contre les siens ? Il n’en avait plus aucun souvenir pour le moment et pourtant il sentait tout à coup de légère blessure sur son corps. Avait il vraiment brûlé Narbonne ? Cette pensée le fit sourire intérieurement, cela, il en avait rien à faire. Tout le village aurait put même brûler, il s’en moquait. Par contre se battre contre ses propres compagnons était un acte bien plus grave… Il n’arrivait pas à se souvenir parfaitement de la soirée, il tenta de se concentrer pour retrouver le souvenir de cette nuit qu’il venait de passer.

Il regarda partout autour de lui. Faith était allongée au sol, il ne vit pas Kali…Et Lycia semblait être assise au sol. Avait il vraiment fait cela ? Comment avait il put et tout ça dans la colère. Jamais il n’avait été comme ça auparavant… La haine habite son cœur certes, mais il se souvient de ses actes d’ordre général. Etait ce parce qu’il avait perdu Ivy que son esprit de haine et de destruction avait prit le dessus sur lui, le contrôlant sans qu’il puisse faire la différence entre des compagnons et des lâches ?

Il la regardait, n’arrivant toujours pas à se souvenir, seul des détails lui revenaient, juste un vague souvenir dans son esprit embrumé.

Des ennuis ? Je ne crois pas non… Les seuls souvenirs qui me restent sont bien vagues… Un ciel de sang et du feu… Des bruits de lame s’entrechoquant un combat mais j’ai peur d’avoir perdu l’esprit un moment… Je… Je me suis battu contre les miens…

Il regardait Ivy qui ne semblait pas comprendre la situation. Il ne lui avait encore jamais dit ce qu’il faisait comme activité et justement elle semblait inquiète à ce sujet. Son regard semblait désireux de connaître cette réponse. Il se rapprocha d’elle posant ses mains sur se épaules sont regards ancrées dans le sien, appréhendant sa réaction à sa révélation. Pouvait il lui faire confiance ? Allez elle partir en courant l’abandonnant une deuxième fois ? Ou peut être le dénoncer…

Ivy, J’ai quelque chose d’important à te dire… Ce n’est pas facile et ce que je vais te dire, tu vas devoir le garder pour toi.

Il regarda autour de lui s’assurant que personne n’écoutait et se rapprocha de son oreille pour lui murmurer son identité.

Je ne suis pas qu’un simple voyageur. Je suis un mercenaire à la tête d’un clan et nous sommes en mission dans les alentours. Je ne suis pas là pour retrouver ma sœur… Et cette personne dont je te parle et ma plus grande amie, Lycia, c’est avec elle que nous dirigeons le clan. Et je crois, que je me suis battu avec elle, ce qui expliquerait mes égratignures. Je n’arrive pas à y croire… Je me souviens d’être partie de cette plage dans une colère noire à cause de mon chagrin et ma peine de t’avoir perdu. J’ai tout détruit sur mon passage, je ne sais plus qui et ou mais j’ai encore l’odeur du sang dans mes narines. Peu m’importe tout cela, le fait d’avoir attaqué mon clan est une lourde faute… Je...

Son regard alla vers ses compagnons qui ne semblaient pas bouger plus. Lycia semblait encore en vie. Elle avait l’air sur ses gardes en le regardant, un regard méfiant à son intention pleine d’incompréhension. Il devait aller voir comment elles allaient et Kali qu’il n’arrivait pas à trouver. Mais d’abords son regard se posa à nouveau sur Ivy attendant sa réaction…
Ivy* a écrit:
Ivy s'attarda sur les traits du visage de son unique amour. Il semblait tellement troublé, inquiet avec la confirmation qu'elle venait de lui fournir. Elle le sondait, l'épiait, elle aurait voulu atténuer son esprit tourmenté. Elle ne pouvait pourtant rien pour lui sauf l'épauler, ce qu'elle ferait puisqu'elle l'aimait. En temps normal elle en aurait eu cure des moeurs des autres, mais pas de lui. Son coeur qui battait au diapason du sien, son être qui ne faisait plus que fusionner à un seul contact de lui. Transit d'amour pour lui, elle le serra une nouvelle fois contre elle pour tenter de calmer les remouds qu'elle pouvait sentir, son corps tremblant contre le sien.

Elle ne comprenait pas pourquoi il réagissait ainsi. Il avait mis le feu à la ville, tuer un homme mais c'était chose courante pour elle, mais lui ? Elle ne savait rien de lui après tout. Un simple paysan n'agirait pas ainsi mais .... Avait elle pu se tromper à ce point sur quelqu'un ?

Il lui raconta ce qu'il se souvient pour ensuite prendre un air beaucoup plus sérieux. Ce qu'elle redoutait allait lui péter en plein visage.... Il lui raconta ce qu'il voulait bien lui dire, probablement de la méfiance puisqu'il chuchotait toujours dans son oreille. Ses paroles raisonnaient durement dans sa tête...

Un mercenaire ? Mission ? Chef de clan .... Tout ce bousculait, elle n'arrivait pas à y croire. Il l'avait trompé !! comment avait il réussi ce tour de passe-passe. Que lui cachait il d'autre ?Elle n'avait même pas saisi les derniers paroles qu'il avait dit. Que tout cela était arrivé parce qu'il croyait l'avoir perdu ...

Ce fut plus fort qu'elle. Il attendait sa réaction et elle ne tarda pas à venir ... Un coup s'élança, un direct droit dans la mâchoire. Elle même fut surpris ce sa force qu'elle avait employé. Sa main lui faisait mal mais la rage au ventre elle se mit à crier comme une dingue.


Quoi ? Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Tu m'as trompé ? Tout cela que pour m'avoir l'espace d'une nuit c'est ça ? Je ne suis pas celle que tu crois aussi Lazard .... Je peux te le faire payer très cher....


Elle tenait sa main meurtrie dans sa soeur et le dévisageait, la colère s'abreuvant de sa tristesse et inversement. Son monde avait basculé en un seul instant... quelques mots... Mais elle aussi l'avait trompée, simplement, le poison qu'elle était ne voyait pas la chose de la même façon. Elle empoisonnait les autres et pas le contraire. Personne ne s'était jouée d'elle de cette façon et à moins d'arriver à la calmer, le sang coulerait encore ce soir. La Lune haute dans le ciel prenait déjà la teinte rougeoyante. Ses yeux semblable aux cristaux se brisaient dans son regard haineux vis à vis de lui. Il ne comprenait pas sa réaction, elle , elle ne comprenait plus rien ....
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Mar 6 Nov - 19:32

* Lazard * a écrit:
Après lui avoir expliqué en quoi consistait ses activités, il eut pour comme réponse un coup de poing violant dans la mâchoire. Elle y avait mit tellement de force, qu’il se mit à saigner au coin de la lèvre. Il passa sa main dessus, son regard ne changea pas comme il l’aurait fait d’habitude, ni prit son épée pour en finir avec la personne qui venait d’oser de porter la main sur lui. Elle ne comprenait pas… Pourtant il était sur à son attitude et son armement qu’elle n’était sans doute pas une sainte, elle non plus. A moins qu’elle lui cachait quelque chose aussi. Mais dans ce cas pourquoi réagir de la sorte ? Pourquoi hurler qu’il lui a mentit, alors que si cela se trouve, elle a le même genre d’activité dangereuse et palpitante...

Elle était maintenant en colère et semblait lui en vouloir pour une chose qu’il ne comprenait pas. Juste pour avoir dit la vérité, ou pour autre chose ? Il ne saisissait pas tout dans son comportement en faite... La peine emplit ses yeux de savoir que celle pour qui il avait tant de sentiments, pour qui il avait perdu la raison, pour qui il était prêt à mourir, ne comprenait pas.


Comment tu peux dire ça !!! Je ne t’ai pas trompé et encore moins pour une nuit. A t’entendre cette soirée n’était rien pour toi... Je crois plutôt que c’est toi qui m’as manipulée dans ce cas. Je n’ai absolument pas triché, sur rien !! J’ai juste omis de te parler de ma profession. Tu serais sûrement partie en courant de toute façon et puis je n’en parle à personne en règle générale. Mais il faut croire que je me suis trompée sur toi…

Il se baissa ramassant son épée, la remettant en place dans son fourreau. Le cœur lourd et la gorge serrée. Lui lançant un regard déçu, plein d’incompréhension. Il pensait pourtant qu’elle aussi, avait ressenti quelque chose, il faut croire que ça n’était rien…


Après notre nuit, une fois que tu es partie… Je suis devenu comme fou. Ne pouvant supporter ton départ, mon cœur meurtrie c’est emplit de colère et de haine encore plus que jamais. Tant que j’en ai perdu la raison et que d’après mes vagues souvenir, plusieurs personnes sont mortes dans cette taverne où on c’est rencontrée et je crois avoir brûlé plusieurs bâtisse de Narbonne. Je ne me souviens malheureusement plus ou et qui… Peut être que j’ai fais plus… Tout ça pour essayer d’oublier ton départ… Alors si tu penses que je t’ai trompé et que je ne ressens rien… Pars d’ici et ne te retourne pas… Mon cœur est déjà mort de toute façon sans toi. Je t’ai perdu une fois et je crois que maintenant ce sera pour toujours…

Adieu…


A nouveau cette douleur dans l’estomac qui le prenait devant elle lui disant cela. Il avait tellement peur de la perdre à nouveau. Mais si elle pensait cela rien ne sera possible et il devra se faire à cette idée. Déjà le goût de vivre le quitte doucement devant cette réaction…

*Elle n’en a absolument rien à faire. Tout est perdue. Autant finir cette mission et disparaître de ce foutue village…*

Ses yeux dévoilaient sa tristesse et le mal être qui le rongeait. Cela faisait une éternité qu’il n’avait pas été comme ça. Il ne se doutait pas qu’il pouvait souffrir tant. Il allait devoir l’oublier. Cette idée le fit frémir…

Posant son regard de ténèbre dans l’azur de ses yeux qui montrait toute sa colère envers lui, essayant de recherche une ombre d’espoir après ses explications. Et pourtant elle était revenue… Etait ce pour mieux le détruire encore une fois ? En tout cas elle avait réussi lors de son premier départ. Il ne pouvait imaginer ce qui allait se passer maintenant. Il ne savait pas comment il pourrait devenir dans tel cas. Il pouvait être encore plus dangereux que ce qu’il était déjà... Un monstre, une machine à tuer incapable de discerner des compagnons des lâches… Si telle était le cas, il ferait mieux de partir lui aussi…

Il la regarda une dernière fois et se retourna doucement se dirigeant vers les siens ne voulant pas qu’elle voit la tristesse de son regard, le besoin d’être avec elle, sa faiblesse pour elle…
Ivy* a écrit:
Une détresse s'emparait d'elle. Elle qui était si dur, qui avait aimée et désirée si fortement avec lui retrouvait celle qu'elle avait toujours été... froide, rigide et sans aucune émotion. La colère se lisait dans son visage convulsée par la rage. Si elle ne l'avait pas autant aimée, il serait déjà, les tripes gisant sur le sol à coté de son corps. Elle lui aurait extirpée ses entrailles et les aurait donnée au loup probablement. Elle était perdu, son monde s'écroulait, celui là même qui lui avait démontré était en train de s'effondrer.

Il semblait ne pas comprendre, sa lèvre était fendu et un lisière de sang s'en échappait. Les yeux noirs de son amour sondait le poison incompris. Il reprit la parole tout en lui expliquant ce qu'elle avait manqué, emportée par la rage. Elle l'écouta, tout d'abord impatiente qu'il en arrive à la conclusion de ses menteries. Au fur et à mesure de son discours, le visage de la belle devient moins crispé, moins tendu. Elle se sentait présentement coupable, elle n'avait pas compris que tout cela était arrivé par sa faute. Elle s'en voulait et voilà maintenant qu'il la laissait ainsi... Lui disait adieu mais pourtant tout autant amoureux d'elle que elle de lui ...

Elle resta figée, ses jambes ne voulant plus lui obéir pendant qu'il se retournait pour cacher les émotions qu'elle aurait pu lire. Cependant elle les ressentaient tellement fortement en elle, un déchirement ... Le bruit de leurs coeurs séparés l'un de l'autre.


Lazard... non attend ....

Ses jambes répondirent enfin au cri du coeur qui ne veut plus mourir mais continuer à battre, à gouter à ce qui lui avait longuement été refusé. Elle voulait pouvoir sentir encore ses bras se refermer sur elle, gouter ses lèvres douces et merveilles contre les siennes, lire l'amour dans ses yeux qu'elle avait vu l'espace d'un instant, lui entendre dire que jamais plus il ne pourrait vivre sans elle... l'espoir d'un amour partagé sans aucun doute possible. Elle posa sa main sur son épaule pour le forcer à se retourner, ce qu'il fit sans tarder.

Regarde moi je t'en prie....

Il leva les yeux vers elle enfin, empli de tristesse. Elle le regarda longuement avant de reprendre, la parole chargée d'émotion.


Pardonne-moi d'avoir agit ainsi, je crois que j'ai mal compris tout simplement. Omis le fait que tout cela était ma faute en fait. Je ... je crois que je t'aime et que je n'arrive plus à me passer de toi. Une nuit ? Pour ma part cela n'était pas le cas... jamais je n'ai ressenti quoi que ce soit avec personne. Personne n'a jamais valu la peine Lazard mais toi si !


Elle reprit son souffle, ne regardant nul part ailleurs omis lui. Elle l'aimait et le savait. Elle lui avait cachée des choses aussi, elle devrait lui dire certaines d'entres elles mais le moment n'était pas propice à cela présentement. Le perdre , elle en mourait, sauver ce qu'elle pouvait de ce moment était primordial. Ensuite elle verrait ce qu'elle pourrait lui dire et les questions qu'elle pourrait lui poser sur ses activités....

Elle laissa ses doigts valsés sur sa lèvre qui enflait lourdement. Elle se sentait mal, elle voulait l'embrasser mais hésitait. Il l'avait cruellement jeté un instant avant. Elle venait de s'excuser mais cela allait il suffire pour effacer ce malentendu ?
Lycia a écrit:
Lycia ne comprenait plus rien.
Normal vu la situation.
Son meilleur ami qui se fait attendre, et la veuve qui s'enerve. Un bruissement dans les feuilles, des hurlements de colères et le voilà qui se précipite sur elles, le visage défiguré de colère.
Elle avait commencé à se battre contre lui, se demandant ou tout ça la conduirait, devrait-elle le tuer? Ou allait-il le faire? Dans tout les cas elle mourrait, et étrangement elle n'en avait strictement rien à faire. Elle avait déjà tout perdue, ne vivait plus que pour son ami. ALors sans lui...
Et entre en scène cette inconnue.
Banale.
Tout ce qu'il y a de plus banale, qui arrive et lui parle. Le visage de Laz qui reprends petit à petit des couleurs, tandis que Faith sur le sol gît assomée, et que Kali....Kali? Kali à disparut!
Lycia se masse doucement son visage endolorie, s'approchant de Faith pour essayer de la réveiller. Il est temps d'y aller. Ne pas tarder. La mission à finir.
Regard en direction des bois. La facheuse impression d'être épiée. Et Kali qui manque à l'appel. Aurait-elle fuit? Non elle en doute. Elle était trop mal en point pour faire quoi que ce soit.
Et lazard qu'elle ne reconnaît plus. Qui soudainement se met à avoir des sentiments.
Et qui l'oublie completement.
Lycia observe plus attentivement les traits de l'inconnue. Un visage à ne surtout pas oublier. Déjà elle ne l'aimait pas, et sentait que ça n'irait pas en s'arrangeant. Elle se lève, pose une main sur l'épaule de son ami, et feignant d'ignorer Ivy lui dit:


Kali n'est plus là Lazard, et on a du pain sur la planche. Si tu te reprenais qu'on puisse se mettre en route.

Attente de la réponse, Lycia regarde franchement la brune lui faisant face, jamais elle ne la laisserait faire du mal à son lézard, elle ne se priverait pas de la faire souffrir avant de l'oscire pour se venger... Non elle ne l'aimait pas.
castelreng a écrit:
Tout comme Esmé , Motarde et Ethan, Castelreng regardait la scène qui se déroulait sous leurs yeux. L’homme et la fille parlaient maintenant un ton plus haut et des brides de paroles parvenaient à leurs oreilles.

« Je peux te le faire payer très cher.... » disait la donzelle

« Comment tu peux dire ça !!!…/… Mais il faut croire que je me suis trompé sur toi… »

Tout portait à croire qu’ils se disputaient. Les trois officiers et la prèfet des vidames restaient tapis et essayaient d’en savoir plus. Castel vit que l’homme ramassa son épée qu’il remit au fourreau.

« Après notre nuit, une fois que tu es partie… Je suis devenu comme fou. Ne pouvant supporter ton départ, mon cœur meurtrie c’est emplit de colère et de haine encore plus que jamais. Tant que j’en ai perdu la raison et que d’après mes vagues souvenir, plusieurs personnes sont mortes dans cette taverne où on c’est rencontrée et je crois avoir brûlé plusieurs bâtisse de Narbonne. Je ne me souviens malheureusement plus ou et qui… Peut être que j’ai fais plus… Tout ça pour essayer d’oublier ton départ… Alors si tu penses que je t’ai trompé et que je ne ressens rien… Pars d’ici et ne te retourne pas… Mon cœur est déjà mort de toute façon sans toi. Je t’ai perdu une fois et je crois que maintenant ce sera pour toujours… » avoua t-il.

Le Lieutenant en saisit l’essentiel, compris qu’il s’agissait bien du truand qui avait mit le feu à la chapelle, à une taverne , tuant le tavernier, avant d’aller faire flamber la porte de chez lui, que c’était par sa faute que son épouse était blessée , et qui s’en était prit à sa filleule.

La luminosité de la lune avait remplacé celle du feu de camps mourant.Castel, rampa en reculant et alla se placer plus loin de sorte à voir le visage de cet homme.Il put enfin le reconnaitre, c'était bien le jeune blanc bec qui était venu lui casser les pieds un matin, il y a quelques jours déjà, au sujet d'une soeur qui ne semblait même pas connaitre.

Il lui fallait analyser la situation et vite avant de prendre la décision de montrer à ces gredins leur présence.
Aussi silencieux qu’une couleuvre, il se déplaça autour du camps, observant. Il vit un corps inerte de femme non loin d’une femme aux cheveux courts.


Il revint vers ses camarades et pu voir et entendre la petite blonde vêtues d’une robe noire dire en se relenvant pour aller vers le couple.

« Kali n'est plus là Lazard, et on a du pain sur la planche. Si tu te reprenais qu'on puisse se mettre en route. »

Kali ? elle avait dit Kali !!
que faisait-elle avec cette bande de gredin se demanda t-il*


Il se pencha vers Esmé à coté de qui il était et lui susurra à l’oreille


« Il nous faut les prendre par surprise tout de suite, le temps qu’ils sont là tout les trois en pleine discutions, avant qu’ils ne se décident à bouger. Nous sommes 4 eux 3. Préparons nous a y aller, préviens Motarde . »

Il se pencha vers Ethan et lui dit « prépare toi nous allons les surprendre » Esmé de son coté devait en dire autant à Motarde.

Il vérifia que Motarde avait reçu le message, qu’ils étaient prêts tous ,leur fit signe ,suite au quel ils se levèrent et sans faire de bruit avancèrent vers la bande de brigands, les encerclant à demi.

Castel dit alors avant que les trois individus ne réagissent,l’épée en main, la pointe proche du dos de l’homme.
« On ne bouge pas d’un pouce »La surprise pour eux fut énorme.
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:04

* Lazard * a écrit:
Alors qu’il pensait que tout espoir était perdu, une voix dans son dos résonna. Son nom prononcé dans la nuit par cette voix ensorcelante qu’il aimait tant. Allait elle lui dire adieu à son tour ? Allait elle se mettre en colère et partir d’ici à tout jamais ? Une main sur son épaule l’invitait à se retourner. Elle entama une discussion, lui, appréhendait ce qu’elle allait dire… Elle pouvait le faire ressusciter ou le tuer, d’un mot, d’un seul. Comme on peut se sentir en danger face à la seule personne qui compte à vos yeux. Face à celle qui peut vous détruire aussi facilement, si fragile, lui qui se croyait froid et dure comme le granit…

Elle prit la parole et entama des excuses, lui parlant de malentendu... La peine se transforma en un grand sourire, la tristesse disparut de ses yeux faisant place à un regard emplit de bonheur. Le voila à nouveau prêt à défier le monde entier grâce à elle.

*Elle… Elle m’aime…*

Douce sensation qui l’envahissait maintenant, une vague de bonheur le submergeait entendant ce simple mot, pourtant si chargé d’émotion dans sa bouche. Ses yeux azurés dans les siens, ils ne pouvaient plus les quitter dorénavant, se noyant avec joie dans ce bleu infini. Un frisson le parcourrait, un immense sourire aux lèvres, une joie incroyable, grâce à elle. Lui qui pensait que tous serait perdu…

Il s’avança doucement d’Ivy, la prenant dans ses bras, la serrant fort comme à leur première fois. Déposant un baisé passionné sur ses lèvres et se rapprochant de son oreille pour lui murmurer à elle et à elle seule ce qu’il ressentait.


Je t’aime Ivy… Je le crois pas, j’en suis sur maintenant… Mon état après ton départ, ma joie de t’entendre dire cela, je suis… Je suis, je crois pour la première fois depuis longtemps heureux, je ne pensais pas cela possible... Curieuse chose pour moi je peux te le dire mais… Je t’aime… Et plus jamais je ne te laisserai partir. Je te défendrai quoique tu fuies, je serai toujours là pour toi…

Une main vint se poser sur son épaule. Le tirant de son état de joie intense. Il se sentit rassuré voyant le visage de son amie.


Lycia!! Tu vas bien heureusement. Je crois que je te dois des excuses mon amie. Mais tout d’abord, je veux te présenter quelqu’un !

Elle s’appelle Ivy… Je l’ai rencontré dans une taverne, en faisant mes recherches sur notre cible. Je… Tu vas pas le croire mais, je crois que l’être le plus dur du royaume est épris de cette femme, extraordinaire à mes yeux.


Il remarqua le drôle de regard de son amie. A première vue, elle devait sûrement s’en méfier. Quoi de plus normale après cette nuit qu’ils venaient de vivre. Il allait devoir fournir beaucoup d’explication à tout cela et de plus, il semblait qu’une personne manquait. Faith toujours allongée plus loin. Ils allaient devoir la réveiller, une mission importante à finir.

Je suis prêt !! On peut y aller !! Je vous fournirai le pourquoi de mon état, mais tu dois savoir que je ne me rappel pas grand-chose en faite. A part que j’ai du sûrement incendier quelques bâtiments de ce village de pêcheurs dans ma colère et ma perte momentané de ma raison. Je vois que tu as quelques éraflures. Heureusement que tu sais te battre sinon tu serais déjà morte Lycia! On réveille Faith et on y va. La mission n’as que trop tardé!!

Alors qu’ils allaient commencer leurs préparatifs et regrouper le reste des compagnons, sans qu’il ne voit quoique ce soit arriver, une fine pointe de lame vint lui caresser le dos et une voix qu’il avait déjà entendu sans pouvoir se rappeler où, prononça un avertissement.

On ne bouge pas d’un pouce

Si la voix pensait pouvoir donner des ordres, elle se trompait lourdement. Il se sentait d’ailleurs en grande forme grâce à elle maintenant. Les souvenirs de certaine chose étaient encore confus, mais le plus important avait été réglé. Et maintenant place à la découverte de qui se cache sous cette voix masculine et autoritaire qui le sommait de ne pas bouger.

Peu lui importait qui pouvait bien le menacer de la sorte, il fallait qu’il inverse la situation au plus vite. Toutes ses armes étaient sur lui, ainsi que ses curieuse besaces qui pendaient de part et d’autre. Il ne manquait plus qu’à accueillir le fou qui osait le défier. Le dernier qui avait fait cela, reposait six pieds sous terre à l’heure actuelle.

Il n’y a qu’un lâche pour débarquer de dos chère voix inconnue. Et je méprise les lâches, je les vomis et je les tue d’ordre général. Voila mon avertissement.

Il plia les coudes, mains ouvertes à hauteur des épaules pour montrer qu’il était désarmé.

Je suis un innocent, comme l’agneau qui vient de naître !!

Un regard sur ses compagnons et décida que le moment était venu. La lame était sur son dos cela allait être très facile.
Il se retourna en un éclaire tout en contournant la lame pour se retrouver face à la mystérieuse voix, son poing se dirigeant de toute ses forces vers le visage de la voix qui lui indiquait son emplacement…
E_Newton a écrit:
Castel se pencha vers Ethan et lui dit :
Prépares toi nous allons les surprendre.

Ethan plaça donc un trait dans son arbalète, et profitant de l'obscurité, se déplaça silencieusement afin d'avoir le meilleur angle possible pour tenir en joue les protagonistes, tout en prenant bien soin de couvrir ses trois amis dans leur progression.

Ethan avait déjà le nommé Lazard en ligne de mire quand il entendit Castel prononcer ces paroles :

On ne bouge pas d’un pouce. Son épée était pointée dans le dos de Lazard.

Il n’y a qu’un lâche pour débarquer de dos chère voix inconnue. Et je méprise les lâches, je les vomis et je les tue d’ordre général. Voila mon avertissement.
Le ton de Lazard était méprisant, et pourtant, il poursuivit d'un air ironique : Je suis un innocent, comme l’agneau qui vient de naître !!

L'air semblait se charger d'électricité. Tous les sens d'Ethan étaient en alerte, il était prêt !
Faucalor a écrit:
L'air embaumais de l'odeur noséabonde de cadavre près d'Ethan, lui qui avais les sens en éveil, eu un haut de coeur énorme tant que la pestiférente odeur envahissait ses fausses nasales.

Il était tellement concentré sur les 3 personnes près de son ami, a tenter de se trouver un angle de tir, qu'il ne s'était pas appercus que ce n'était pas une racine qui était sous son pied, mais bien un bras humain.

Il regarda par terre et découvrit avec stuppeur que c'était un reste humain qui était la, démembré et a demi mangé. Il se releva la tête pour tenter de chassé cette vision d'horreur qu'il venait de voir.


Une ombre tapis dans l'ombre regardant la scène éclata de rire. HA HA HA HAHA...! Un rire que personne ne s'attendais, qui glacais le sang et qui résonnait dans le boisé.

Il est dans ma vieille nourriture, ce fils de chien galleu, j'aimerais bien le goutter, mais je vais que regarder, car le Maitre n'aimerais pas que je me présente comme cela, sans m'avoir invité a table. Se dit la bête dans son intérieur. Ummm que l'odeur de la peur m'excite... Ca serais si bon.... De la bonne chaire fraiche et chaude....Non, le Maitre vas me punir si je part vers lui... Restons ici tapis dans la nuit... reston ici encore... De toute facon le Maitre n'a nul besoin de moi... Je n'ai qu'a le suivre de loin et rester cacher dans la nuit noire en attendant que le Maitre daigne me donné pittance

La bête resta immobile loin de toute cette nourriture si délectable soit elle, il ne s'avisera pas a défier l'autoritée de son Maitre, ni même entravé son travail, tapis dans l'ombre de la nuit il ne fait que regarder la nourriture s'exitée.
Esme a écrit:
Après qu’Ethan ait emmené Kali chez Eb, suivant son souhait, Esme resta silencieuse a observer la clairière.
L’étrangère intriguait plus encore Esme quand celle-ci avait rejoint la clairière sans prendre la peine de lui répondre. Elle semblait connaître l’individu.
Une discussion s’engagea entre eux quand revint E_Newton en compagnie de Castelreng.
Après un moment de guet, Castelreng décida qu’il était temps d’agir et après quelques recommandations et ordres, ils finirent par encercler le groupe.

Le lieutenant pointait son épée dans le dos de l’homme qui ne se laissa pas faire, et envoya un coup de poing qui fit saigner les lèvres de Castel.
Ethan se tenait prêt en visant de son arbalète bandée d’une flèche l’homme qui se disait innocent comme l’agneau qui venait de naître.

Quant à Esme, tenant sa dague avec fermeté et assurance, elle s’approcha du groupe au même moment que ses compagnons.
Elle se mit non loin de Lycia et se tenait sur ses gardes, regardant du coin de l’œil, Castelreng voir si il allait bien quand un cri résonna dans la clairière.
Esme scruta la clairière sans voir d’où le rire venait. Elle restait à l’affût malgré tout et se tenait prête à agir.
castelreng a écrit:
Le blanc bec ,que Castel avait finit par reconnaitre ,fut d’une rapidité déconcertante, le Lieutenant se prit un poing dans les dents, laissant sa lèvres inférieur en sang. Par la force du coup, il eut un mouvement de recule.

Quelques secondes seulement lui firent perdre sa position, il eut vite fait de se reprendre, ne laissant pas le temps au vaurien de sortir son arme.

Le truand lui faisait face à présent mais avait l’épée au fourreau. Il ne fallait pas qu’il ait le temps de la sortir, Castel releva la sienne, menaçante. Les choses se déroulaient vite, la pointe de l’épée du Lieutenant se tenait légèrement enfoncée dans le cou du brigand, laissant perler un goutte de sang, Castel ne le quittait pas des yeux.
De son autre main, il prit la dague qu’il avait à sa ceinture, coté senestre, et s'avançant d’un pouce, alla chercher l’épée de son adversaire , alors que sa lame s'enfonçait elle un peu plus dans le cou du truand, le tenant ainsi en respect.Avec la pointe de la dague, il la fit sortir de son fourreau et l'éjecta hors de portée. Le jeune blanc bec semblait être à sa merci.

Esmé, elle de son coté surveillait Lycia, Ethan tenait en joue son arbalète, prêt à tirer, le moment sera venu.

D’une rage folle il était. La haine qu’il avait se lisait dans ses yeux. Il avait devant lui l’homme qui était venu lui demander des renseignements sur une soi disant sœur, , et, si il avait bien comprit c’est lui aussi qui avait allumé des feux , dont un chez lui. Son épouse en gardait une brulure à la main, par chance le feu n’avait que noircit la porte et fait chauffer sa poignée, mais peu importait, sa femme et sa fille avaient été en danger, il fallait que cet homme paie.


. HA HA HA HAHA...!

Un rire dans la nuit................ étrange……… inquiétant presque…
E_Newton a écrit:
Mais qu'est-ce que c'est que cette odeur ? pensait Ethan en cherchant à se positionner du mieux possible pour couvrir ses amis.

Baissant un instant son regard, il put découvrir qu'il s'agissait d'un membre humain, un bras pour être exact. Il en fallait plus pour l'affoler, des morts, il en avait croisé bon nombre au cours de ses voyages et il en croiserait encore. La mort, quelle qu'en soit son origine, était malheureusement chose commune en ces temps.

Lazard choisit ce moment d'inattention d'Ethan pour frapper Castel. Heureusement, ce dernier était aguéri, il se reprit immédiatement et lui pointa son épée sur le cou.

Ethan, faisant fi de l'odeur et de la vision du bras, avait maintenant adopté la meilleure position. Il avait tous les protagonistes en vue. Le prochain qui bougerait en serait probablement pour ses frais.

C'est à cet instant que résonna un rire dans l'ombre :
HA HA HA HAHA...!

Ethan sentit un frisson lui parcourir le dos. Se pouvait-il que quelqu'un d'autre soit présent en ces lieux? Sans détourner son regard, il mit tous ses sens en alerte. Il était hors de question de se faire surprendre par un complice.
Lycia a écrit:
Décidément. Cette soirée avait mal commencée. Si il n'y avait que la soirée. Tout le séjour était mal partis. Pas de nouvelles de Letho, l'attente de son ami, qui arrive plus fou que jamais, l'attaquant, elle, Lycia sa meilleure amie.
Qu'il ai trop bu, pourquoi pas. ELle pourrait l'accepter. Mais jamais elle ne l'avait vu comme ça. Tout ça à cause d'une bougresse au visage commun. L'amour! Toujours l'amour! Pour ce que ça servait! A part détruire les coeurs.
Elle en savait quelque chose, elle avait récemment perdue le sien. Et soudainement, il revit comprenant que... Qu'elle l'aime???
Lycia ne comprend plus rien, le coup reçu par Laz avait dû être plus fort que prévu.
Un homme sort des bois!
A ne plus rien comprendre. Suivit d'une femme et d'un autre homme. Le premier semble connaître Laz, et sans qu'elle ne comprenne quoi que ce soit (décidement ça va devenir une habitude) le voilà désarmé face à l'inconnu. Encore mieux, la dame vient quant elle tenir en jouc Lycia avec... une dague?
Lycia explose de rire, la situation est d'un comique!
Un autre vient se joindre au sien. Glacial. Froid. Elle ne reconnait pas ce son, serait il de chez eux? Vu leur regard, il semblerait que non.
Un sourire se dessine sur les lèvres, froid.
Elle n'a rien à perdre, n'a qu'une envie c'est de faire couler le sang de ces bouseux qui viennent compromettre sa mission.
Comme si elle n'avait pas assez perdu de temps et de patience.


Bon. Faudrait songé à m'expliquer là? Pas que j'ai pas que ça à faire, mais bordel, j'ai des choses à faire!

Elle serra le manche de son arme, de son pouce caressa l'acier froid de sa lame. Si ils voulaient lui faire perdre du temps, elle allait leur en donner pour leurs écus. Trop de haine accumulée en elle ces jours ci, de douleur... Il fallait qu'elle se calme. Et la bourgeoise qui pensait faire le poid lui serait utile. Elle ne serait que l'encas...
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:07

Ivy* a écrit:
Ivy avait profité des lèvres de celui qui avait conquit sont coeur. Enlacée tendrement dans ses bras, elle était restée un moment. Ensuite la garçonne c'était relevée et montrée son mécontentement en la regardant.... plutôt la tuant sur place du regard. Pas le moins du monde impressionnée par cette petite ''greluche'', elle ne fit que lui sourire. Compensation pour son regard hargneux. Personne ne pourrait assombrir ce moment. Elle venait de découvrir que l'amour existait et rien d'autre n'avait d'importance pour elle.

Ils allaient se mettre en route quand sorti un homme qui pointa instantanément son arme sur celui qui était ses jours et ses nuits maintenant. Une petit nuage venait de se pointer sur son petit monde ensoleillé.... Elle regarda Lazard en haussa un sourcil, toujours devant lui. Il lui sourit, profita de l'occasion et se retourna faire face à son assaillant. Elle demeura derrière lui, il lui servait de bouclier malgré son intention surement.

Un autre homme les mit en joue de son arbalète. Une jeune femme, assez mignonne sorti des buissons également. Elle les reconnu rapidement. Ces deux là étaient de ceux qu'elle avait rencontrée à son arrivée. Ils n'avaient pas l'air trop malins, de plus c'était que une lieutenant ... pas de quoi trembler ! Un bruit, plutôt un genre de rire bizarre s'éleva, à vous glacer le sang mais elle était habituée à ce genre de supercherie avec le patron. Cela ne l'inquiéta aucunement. Elle haussa tout bonnement les épaules.

Une bataille semblait se préparer, elle en avait l'habitude maintenant. Partout où elle allait, quelqu'un lui cherchait des poux. Rien de très nouveau. Après un soupir de lassitude, elle sorti deux de ses gentils jouets qu'elle affectionnait particulièrement. Elle examina la situation rapidement. L'homme brun devant son tendre amour, il s'arrangerait facilement avec ce qu'elle avait pu voir auparavant. Elle garderait tout de même un oeil sur lui... au cas où .... La mignonette semblait trouver chaussure à son pied par la mégère de service qui s'avérait être la meilleure amie de son bien-aimé. Lui restait que le gringalet qui essayait de ne pas trembler. A défaut d'autre chose....

Elle s'écarta, il ne l'avait pas dans le point de mire puisqu'elle était couverte par son garde du corps en ce moment. Un pas à gauche... juste assez pour lui envoyer une de ses dagues dans sa direction avant qu'il ne puisse riposter. Elle le toucherait probablement mais où ? L'angle n'avait pas été très bonne et elle était meilleure au corps à corps que pour les projectiles. Elle attendit le cri pour voir si cela avait fait son effet.....
* Lazard * a écrit:
Après avoir porté son poing dans la figure de la voix, la lune lui permit de reconnaître l’incompétent de la maréchaussée, qui l’avait tant énervé par ses questions aussi nombreuses qu’inutiles. Il ne put s’empêcher d’afficher un sourire satisfait voyant la lèvre en sang du soit disant bras de la justice. Le buveur de plante venait d’essuyer un vilain coup, mais se reprit très vite et ne lui laissa pas le temps de sortir son arme. Le buveur de tisane tenait la pointe de sa lame tout contre son cou, si près, qu’il entailla légèrement sa peau laissant couler une fine goutte de sang.

En voila une surprise, toi ici. Je ne m’attendais pas à cela, je vais enfin pouvoir t’infliger la correction que tu mérites.


Son regard noir transperçait celui du lâche qui attaquait dans le dos, un sourire malsain en coin, le regardant faire avec un certain amusement quand il le désarma. Il prit beaucoup de précaution est c’est avec le bout des doigts qu’il lui retira son épée et sa dague qui était sur son baudrier. Il les envoya un peu plus loin, se croyant en sécurité après cette manoeuvre.


*S’il croit qu’il me tiens, il se trompe lourdement…*

Me voila désarmé monsieur l’illettré qui sait pas retrouver un nom sur une liste. Je suis à ta merci, pitié je suis innocent !! C’est une terrible erreur judiciaire !!!

Narguant le représentant de la loi, se délectant de chaque moment avec lui, en voila un qui allait se souvenir de lui. Ses compagnes dissimulées ne pouvaient être vu, surtout dans cette pénombre. Il semblait satisfait de lui-même et pensait sûrement qu’il allait pouvoir se venger, quelle faute. Il ne pouvait laisser passer une telle occasion, pouvoir lui montrer de quoi il était capable à ces bouseux. Soudain, un rire démoniaque et familier résonna dans la clairière. Il connaissait ce rire, à moins qu’il se trompait... La forêt était pleine de créature aussi dangereuse l’une que l’autre.

Il profita de ce moment pour regarder où se trouvait Ivy, étrangement il avait le besoin de se sentir rassuré. Elle semblait engagée le combat contre un arbalétrier qui allait vite regretter de l’avoir pour adversaire. Son regard revint sur son adversaire prêt à lui faire payer sa bêtise qui se voyait dans son regard de bovin. Il devait user de stratège afin de ne pas éveiller de soupçon.

Je me rends messire le brigadier, regarde je mets les mains derrière le dos pour que tu me passes les menottes, aller fais ton boulot…

Joignant le geste à la parole, il mit ses mains derrière son dos, faisant glisser doucement les lames dissimulées sous sa cuirasse au niveau des avants bras. Impatient de voir la réaction de surprise, dans le regard de l’ahurie qui se tenait devant lui. Si hargneux et imbue de sa personne qu’il pensait réussir, là où tant d’autre avaient échoués. L’incompétent ne pouvait rien voir de la manoeuvre. Les lames en mains, il recula légèrement la tête de sa lame menaçante et frappa son épée avec ses deux dagues croisées profitant de la surprise.

Un bruit métallique ainsi que des étincelles jaillirent au contact de l’acier. Chacun cherchant à avoir le dessus sur son adversaire. Les dagues lui permettaient une plus grande puissance sur l’épée du brigadier et d’un geste, lui fit perdre le contrôle de sa lame. L’obligeant à suivre le mouvement vers le haut que décrivait maintenant son arme. Lazard profita de la distance faible qui les séparaient, et de sa garde inexistante, pour lui assainir un coup de botte violant dans l’estomac et ainsi lui faire perdre l’équilibre. Toisant de méprit cet individu qui allait regretter d’avoir croisé son chemin.
castelreng a écrit:
Le baudrier avait valsé à quelques pas des deux hommes. Le jour commençait à poindre, Ils pouvaient s’observer, Castel pu voir le sourire niais qu’affichait la vermine quand elle lui dit

Me voila désarmé monsieur l’illettré qui sait pas retrouver un nom sur une liste. Je suis à ta merci, pitié je suis innocent !! C’est une terrible erreur judiciaire !!!


Il se foutait de lui ouvertement, cherchant certainement à mettre l’officier à bout. Castel pourtant vert de rage contre ce vaurien ne broncha pas.Il ne voulait pas lui faire plaisir en fonçant tête baissé, il savait que c'était la façon de réagir pour les gouapes de son genre


Je me rends messire le brigadier, regarde je mets les mains derrière le dos pour que tu me passes les menottes, aller fais ton boulot…


Le félon était trop calme quand il prononça ces paroles, Castel savait que ce n’étaient pas des paroles d’honnête homme. Honnête, mot qui ne faisait pas parti du vocabulaire de ce rustre. Le sourire vicelard qu’il affichait donnait presque des envies de meurtre au Lieutenant. Plus qu’une rage, une haine contre ce gredin de bas étage, tout juste bon à cirer ses bottes, l’avait envahit.

Pourtant le blanc bec sembla capituler, mettant les mains derrière le dos.
Tout ensuite s’accéléra.

Deux dagues surgirent et virent cogner l’épée du Lieutenant de Brigade. La force était telle que l’on pu voir jaillirent des étincelles. Les deux lames du vaurien emmenèrent l’épée de Castel vers le haut, le laissant sans garde un cours instant.

Le truand profita de l’ouverture pour lui asséner un coup de botte dans l’estomac qui lui fit perdre l’équilibre. Il ne tomba pas, recula de deux pas, se pliant . Il s’était fait avoir comme un débutant. Ses yeux auraient pu lancer des éclairs .Il lui fonça dessus, tête baisser, tel un bélier voulant défoncer une porte .

La force qu’il mit fit reculer et tomber le brigand sur le cul, qui en lâcha une dague .La fille, qui se trouvait caché derrière le maigrelet perdit elle aussi l’équilibre. S’en suivit un combat au corps à corps.
Dans sa rage, Castel, l’épée dans une main, la dague dans l’autre, n’avait pas attendu et lui avait aussitôt envoyer sa botte dans la tronche le laissant ainsi quelque peu sonné.
Esme a écrit:
La rebelle qui se tenait près d’Esme, voulait des explications. Un sourire en coin, Esme l’ignora. *Je rêve, elle veut des explications !*
Tenant sa dague, la jeune femme détailla Lycia.

Avec ses cheveux courts, celle-ci n’avait rien de féminin.
Elle n’avait sûrement aucun charme sur les hommes. Esme la plaignait presque, mais là n’était pas le problème, il lui fallait agir au plus vite, elle la trouvait trop sûre d’elle à caresser sa lame comme pour en apprécier le tranchant du fil.
Elle était affublée d’une robe moulante qui ne devait pas lui permettre beaucoup de mouvements * Un avantage pour moi *

Au moment où Castelreng et lazard commençaient à en venir aux mains, sachant Lycia complice de l’homme, Esme profita d’un moment d’inattention pour envoyer un coup de pied dans la main que Lycia tenait un peu trop contre son corps.

Profitant de l’instant de surprise, Esme attrapa le poignet de son adversaire pour lui faire lâcher l’arme qui tomba au sol.
Tout en tenant toujours le poignet de Lycia de sa main droite, elle donna un coup du tranchant de sa gauche qui maintenait fermement sa dague.
Sa senestre et sa dague ne faisant qu'une. Le bout du manche de la dague dépassant, accentua le coup porté.

Pointant sa dague vers Lycia, menaçante, le regard foudroyant, Esme la prévint de ne pas essayer une riposte quelconque.


Tu bouges, je te saigne !
E_Newton a écrit:
Les évènements se précipitaient à une vitesse surprenante
Ethan perçut un éclair jaillissant de la droite de Castel, provenant de derrière le fameux Lazard qu’il tenait en respect.
Ethan n’eut que le temps de se baisser, il ressentit néanmoins une vive douleur à l’épaule gauche, signe qu’il avait échappé de justesse à une blessure bien plus grave. C’est alors qu’il entendit une sorte de couinement étouffé plus loin derrière lui, probablement un animal qui avait fait les frais du projectile qu’il venait d’éviter.

Par les cornes du diable, pensa t’il intérieurement. une chemise toute neuve !

Se redressant, il put constater que les choses n’en étaient pas restées là. Castel avait propulsé son adversaire au sol, ainsi que la fameuse Ivy qui se tenait derrière lui.
Ethan pensa qu’elle était probablement l’auteur du lancer de projectile qui l’avait blessé.

Pendant ce temps, Esme en avait apparemment profité pour maîtriser son adversaire.

Ayant rapidement analysé la situation, Ethan se dit qu’il était grand temps de porter assistance à ses amis.
Il se rapprocha donc de la scène et mit la dénommée Ivy encore à terre en joue et en lui proférant d’un ton acerbe :

Si tu bouges un seul cheveu, je te cloue au sol comme un parchemin sur le panneau d’affichage !
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:10

Ivy* a écrit:
Malheureusement pour elle, le cri qu'elle avait souhaitée et entendu ne fut pas celui espérée. La lame qui avait volée n'avait savourée que partiellement la chair de l'épaule du blondinet, ne laissant qu'une fine trainée de sang sur sa chemise. Ivy rageait littéralement. La haine et le mécontentement lui transgressait le visage. Elle allait devoir le tuer au corps à corps, de toute façon elle était meilleure comme cela.

Elle allait s'évader de derrière celui pour qui son coeur s'était empli maintenant quand au première nouvelle elle se retrouva les fesses épousant le sol et son amour la heurtant. Elle comprit rapidement se qui venait de se produire. Celui qui avait prit Lazard en aversion l'avait poussé emportant la belle derrière lui. Elle vient pour se lever, son compagnon en faisant de même lorsqu'une voix se fit entendre.

Si tu bouges un seul cheveu, je te cloue au sol comme un parchemin sur le panneau d’affichage !

Elle leva les yeux pour voir l'arbalète de cet imbécile devant son visage, centré sur elle. Elle ne pu s'empêcher éclater de rire. Il était là, la visant, parant à toute éventualité du poison. Et puis quoi encore. Il aurait pas du s'approcher si près....

Elle bougea rapidement, levant la jambe qui alla s'enrouler sur la mollet du blondinet, le déstabilisant lorsqu'elle ramena sa jambe d'un coup sec. Il tomba rudement au sol, tenant toujours son jouet. Elle se jeta sur lui, maintenant la main qui contenait son arme plaqué au sol lorsque sa dague vient s'appuyer sur sa carotide prête à lui ôter tout espoir de vivre encore quelques minutes....

On rectifie ... Si tu bouges, j'te saigne trésor....
Lycia a écrit:
Décidement, cette soirée était pleine de surprise!
Voilà la bougresse qui osait lui faire front!
Un coup bien porté et voilà Lycia sans arme, tenu par le poignet, et menacé par la lame de l'inconnue.


Tu bouges je te saigne.

Et Lycia qui rapidement fait un état des lieux. Bon elle la tient certe, et tous sont occupés. Elle pourrait juste attendre là, tranquillement que les combats cesse, puisque son clan allait l'emporter. Même Ivy semblait se défendre pas mal...
La veuve noire dissimula un léger sourire, elle aurait grand plaisir de jouer avec elle...
Une grimace, l'autre lui tord le poignet. Non décidement elle ne pourrait attendre. Sa main libre attrapa la main menaçante, l'attira violement à elle, la regarda droit dans les yeux:


Comme si tu pouvais me faire le moindre mal....

L'autre ne la lacha pas pour autant, un coup de jambe de Lyss partit sur sa jambe et atteint son genoux, permettant à Lycia de se dégager. Elle bondit sur le sol, attrapa sa précieuse lame et se dirigea vers l'autre.
Quelques secondes.
Pas plus, un rien de temps avait suffit à la brune de reprendre l'avantage, elle revint vers elle, lança un coup de poingt en direction de sa machoire, la tête de l'inconnue vola en arrière qui jura contre la maigre veuve.


Tu as voulu jouer ma belle... Tu vas avoir de quoi faire...

Petit regard lancé à la va-vite, Lazard s'en sortait assez mal. Il ne fallait pas qu'il lui arrive quoi que ce soit.

Faith réveilles toi!

Lycia se concentra à nouveau sur l'ennemie, ne pas se laisser avoir une seconde fois.
Sourire carnassier. Elle avait drôlement faim.
Esme a écrit:
La femme grimaçante réagissait rapidement lui prenant le poignet gauche de la main qui la tenait en joug avec sa dague.
Esme surprise, fut attirée violemment vers son adversaire.
Malgré ce geste brusque Esme ne lâcha prise. L’étrangère semblait hargneuse, le coup de jambe au genou qu’elle lui assena fit perdre un instant la stabilité d’Esme qui permit à Lycia de se dégager et reprendre sa lame sans qu’Esme ait eu le temps de reprendre son équilibre.

Le coup de poing atteignit la mâchoire avec force, Esme vola en arrière et tomba lourdement au sol.
Maugréant contre la vilaine en jouant de ses maxillaires comme si elle voulait la remettre en place, Esme bien qu’un peu sonnée se releva et rua dans les brancards de son agresseur pendant que celle-ci se retournait vers elle.

L'adrénaline, décupla sa force qui fit reculer son obstacle humain très proche d’ Yvi qui s'en prenait à Ethan.
Dans un mouvement de rage, elle lui assena une droite sur le bas de la mâchoire.
Le coup surprit la veuve qui perdit l'équilibre et s'étala à moitié sur le poison qui les avait suivis plus tôt dans la forêt lors de la recherche de l’incendiaire.
Esme recula un peu pour jauger la situation et reprit sa dague bien en main, prête à recevoir la garçonne.
E_Newton a écrit:
Ethan n’en revenait pas !
Lui, qui il y a encore un instant pensait bien en avoir fini avec la vie, retrouvait soudain le poison qui l’agressait étalée lamentablement sous la veuve.
Si la situation n’avait pas été aussi dangereuse, il se serait certainement surpris à rire de la situation grotesque dans laquelle se retrouvaient les deux assaillantes …

Il n’attendit pas plus longtemps pour se redresser d’un formidable coup de reins qui le remit sur ses pieds.
A peine debout, et malgré la retenue compulsive qu’il avait à frapper les femmes, il en profita néanmoins pour décocher un fabuleux coup de botte dans les gencives du poison.
Cela la refroidirait certainement pour quelques temps.
* Lazard * a écrit:
Le pauvre lieutenant titubait maintenant après son contact avec sa botte, se tenant l’estomac, plié de douleur. Il ne semblait pas avoir apprécié ce traitement. Son regard se voulait haineux, le pauvre débutait encore dans ce domaine et laissa peut à peu la colère l’envahir. Dans un combat, le calme est vital. Son sourire méprisant aux coins des lèvres, il toisait le misérable qui se préparait à charger sur lui comme un taureau en furie. Sa rage fut elle qu’il le propulsa au sol. Percutant Ivy derrière lui, l’entraînant dans sa chute et lâchant une dague qui tomba tout près de lui. Le lâche en profita pour lui assener un coup de chausse dans la mâchoire, un filet de sang coula de sa lèvre, un instant d’égarement, il venait de réussir un jolie coup… Passant sa main gantée sur la lèvre pour enlever la fine trace de sang.

*Bien joué le bâtard…*

Malheureusement pour lui, le dernier sûrement. Un regard assassin passa sur ses yeux, il allait le faire souffrir, lui faire comprendre son erreur comme tant d’autre qui croyait être capable de se mesurer à lui. Le buveur de plante se tenait tout près de lui. Grave erreur… Après avoir ramassé sa deuxième dague Lazard en profita pour lever sa main armée pour la plonger avec force dans la cuisse de son adversaire, tournant la lame dans la plaie afin que celle-ci soit plus importante et ne se referme pas de sitôt. Quand il ressortit la lame du sang coulait sur le métal.

Un cri horrible de douleurs se fit entendre dans la clairière. Profitant de cette instant pour se relever et lui assenant un coup de poing dans la mâchoire alors qu’il se relevait. Se remettant face au brigadier, ne pouvant s’empêcher de sourire voyant sa blessure à la cuisse et la douleurs qui semblait le tirailler au menton.


Un petit souvenir de moi !!! Mais ne t’inquiètes pas, étant donné que tu vas mourir, tu ne vas pas souffrir, enfin du moins pas longtemps, je serai bref avec toi. Nous avons d’autre chose à faire.

Il assena plusieurs coups de dagues qui furent parées malgré la blessure, il semblait pouvoir encore réussir à se mouvoir et à se défendre. Bientôt il ne sera plus qu’un cadavre, servant de nourriture aux vers de terre qui raffolent des charognes d’en son genre. Les bruits de bagarre se faisaient entendre tout autour de lui, il était trop occupé pour regarder en arrière, les lâches attaque toujours en traître et celui-ci, il ne fallait pas le quitter des yeux un instant. Il pourrait le tuer lâchement et essayer d’en tirer une certaine gloire…

Lazard reculait maintenant doucement pour se mettre hors de porter de son épée, s’il y arrivait, il pourra récupérer son arme et lui donner une bonne leçon avec sa lame favorite. Quoiqu’un combat avec des poignards et fort stimulant et il aurait bientôt l’avantage. Le buveur de mauvaise herbe semblait le détester, il avait un regard qui ne trompait pas. Il pouvait sentir la haine qui le rongeait de l’intérieur, celle là même qu’il le nourrit lui même, mise à part un léger détail qui divergeait… Sa rage était contre tout le royaume entier. Tous ses lâches incapables de se défendre, tous ses paysans, ce village tout entier, lui donnait envie de vomir les exterminer un après l’autre… Surtout les buveurs de boissons sans alcool encore plus s’ils sont brigadier. Il se préparait à contrer sa prochaine attaque, son regard brillait de mille feux, telle les flammes de l’enfer qui reflétaient dans ces yeux sa soif de mort, de sang, toujours plus grande et insatiable. Et cet homme qui se tenait devant lui allait en faire les frais...
Ivy* a écrit:
Ivy garde sa lame sur la gorge du puceau entre ses mains. Elle frémit de savoir que dans quelques minutes sa vie sa s'envoler grâce à ses bons soins. Une sourire sadique, une bousculade derrière elle. Un poids contre son dos et pas léger. Elle tombe complètement sur le garçonnet et Lycia sur elle.

Elle perd le visuel de son vis à vis une minutes pour s'extirper de cette situation qui commence à bien faire. Cela fait deux fois qu'ont lui tombait dessus... L'autre n'est plus là ? Comment il a fait pour se sortir de là lui ? Elle comprend rapidement que Lycia dans sa chute l'a entrainée plus loin. Sale garce ! Elle lui payera son inattention ça c'est certain. Elle lui assène un coup dans les côtes pour qu'elle magne ses fesses à se bouger un peu.

Elle réussi à se dégager, se remet sur ses genoux au moment où une sifflement lui parvient à sa droite. Elle se retourne pour voir si ce n'est pas un carreau mais reçoit une botte en pleine mâchoire. Le coup est porté par le jeunot qui vient de réussi un coup de maitre. Son visage n'encaisse pas le choc. Le gout du sang va se rependre dans sa cavité buccale. Il lui a décrochée la mâchoire. Elle a mal mais n'arrive même pas a crier par la force des choses. Seul ses yeux se remplissent d'eau tellement la douleur est cuisante. Elle ne pleure pas, simplement le mal irradie son être. Elle est assommée mais ne perd pas conscience. Elle en a vu d'autre...Sa tête est lourde. Elle ne mangera pas avant un moment surement, heureusement c'est pas un problème pour elle. Elle vivra d'amour et d'eau fraiche ... Enfin si la douleur s'égare un peu ...

Après un moment elle se remet debout, toisa le gamin qui n'avait toujours pas bougé. Elle n'avait plus qu'une envie, qu'une rage meurtrière, lui faire regretter amèrement ce qu'il venait de lui faire subir. Elle reprit le poignard qu'elle avait laissée par l'impact et lui sourit du mieux qu'elle pu par l'enflure qui déjà marquait ses traits si fin habituellement. Lui avait l'air de porter attention ailleurs. Il aurait du l'achever pendant qu'il en avait eu l'opportunité. De plus il ne se reculait jamais...

* Crétin tu connais vraiment rien toi ! Tu te bat comme une fille...*

A ces propres pensées elle lui empoigna les bijoux de famille fermement d'une main avant de les lui broyer littéralement.


Tu voulais pas d'enfants j'espère parce que l'as t'en aurais plus jamais sois en assuré ....


Elle appuya plus fermement et joua du poignet pour le faire souffrir d'avantage. Finalement elle avait confirmation... c'était pas une fille mais une mauviette tout simplement. Pendant qu'il essaya de se débattre, elle recula la tête pour éviter qu'il lui porte un nouveau coup à la tête et empire sa situation. Elle ne prit pas de chance et lui enfonça sa dague dans le flan et fini par le repousser brutalement, le maintenant hors d'elle. Il alla s'écraser plus loin.
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:15

castelreng a écrit:
Le combat autour de lui faisait rage, Esmé venait de donner un violent coup à la veuve qui s’en alla s’étaler sur le Poison, qui elle, tenait Ethan en respect, sa dague appuyé sur la carotide du jeune brigadier. Ethan avait put profiter du déséquilibre du venin pour se relever et lui envoyer un coup de botte lui décrochant la mâchoire.

La vermine essuya sa lèvre ensanglantée, Castel aurait du en profiter pour lui balancer un autre coup mais n’en eut pas le temps. Déjà le blanc bec ramassait sa dague et la planta avec rage dans la cuisse droite du lieutenant, lui faisant faire un quart de tour avant de la retirer.


HAAAAAAAAAAAAAAARGGGGGGGG !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Castel lâcha un cri de douleur. Une chaleur humide, une douleur intense s’en suivirent, il sert les dents, ses mâchoires se contractent. Le tuer débarrasser la terre de cette miasme.

« Un petit souvenir de moi !!! Mais ne t’inquiètes pas, étant donné que tu vas mourir, tu ne vas pas souffrir, enfin du moins pas longtemps, je serai bref avec toi. Nous avons d’autre chose à faire. »

Tes jours sont comptés tiens toi le pour dit vermine.

Il parât les coups de dague avec son épée, sa jambe le martelait, sa patte de braie était trempée du sang qu’il perdait, la blessure était profonde , mais Castel n’était plus lui même et passait outre la douleur lui planter sa lame dans le buffet se disait –il à chaque coup d’épée. Le félon reculait, Castel avançait, laissant traîner sa jambe droite, mais parvenait à avancer. Il avait l’avantage de la lame, il fallait qu’il le garde. Il redoubla ses coups, les tripla hurlant de rage en même temps qu’il les fournissait. Si vivement que dans une tornade, Lazard, reculant toujours, il toucha le bras droit. La lame du lieutenant rencontra la chair de son ennemi par le tranchant. Il en lâcha la dague qu’il tenait et dans sa surprise cessa de reculer. Castel put voir avec plaisir le blanc bec pâlir de douleur et de rage certainement aussi. Le sang de la vermine coulait aussi

Dague contre épée. Epée contre dague le combat n’en était pas amoindri, le brigand semblait se servir aussi bien de sa senestre que de sa dextre, ce qui ne surprit pas Castel. Ce genre de vermine ne vivaient que les armes à la mains. Le combat ne semblait vouloir cesser….
E_Newton a écrit:
Ethan espérait bien en avoir fini avec son adversaire. Il pensait avoir frappé suffisamment fort pour l’estourbir quelques instants. Il ne put que regretter son aversion à frapper les femmes, teigneuse la ténébreuse ...
Insuffisamment sur ses gardes, et trop près de la diablesse, celle-ci en profita tout d’abord par lui saisir ce à quoi il tenait le plus. Il n’aurait su résister longtemps au supplice qu’elle lui prodiguait. Ethan eut une pensée compatissante pour les amants de la mante religieuse, leur prodiguait-elle les mêmes caresses ?
Elle se permit même de le narguer :
Tu voulais pas d'enfants j'espère parce que l'as t'en aurais plus jamais sois en assuré ....

Ethan eut beau essayer de se soustraire à l’étreinte de l’endiablée, rien n’y fit, et alors qu’il sentait ses yeux se remplir sous la douleur qui émanait de son entrejambe, l’enragée en profita pour lui planter sa dague dans le flanc et l’envoyer valdinguer au pied d’un arbre.

Il s’étala comme une baudruche dégonflée. La pression sur ses parties intimes ayant disparue, il put enfin respirer. Il prit alors conscience d’une nouvelle douleur ; celle de la blessure occasionnée par la dague de la furieuse. Il prit le temps de constater l’ampleur des dégâts. Décidément, sa nouvelle chemise ne lui portait pas chance !
La dague l’avait transpercé de part en part sur son flanc gauche. Le sang ruisselait et la douleur irriguait tout son être, mais heureusement, aucun organe vital n’avait apparemment été affecté.

C’en était trop, femme ou pas, elle allait goûter à sa colère. Il lui fallait s’armer urgemment afin de lui exprimer son ressentiment. Parcourant rapidement de son regard le champ de bataille, il découvrit avec effroi qu’il était une fois encore allongé à proximité d’un membre humain. Une jambe ! Décidément, cette clairière n’avait rien d’accueillant.

S’il n’eut été en si mauvaise position, Ethan aurait certainement eut quelque remords pour sa décision.
Mais il n’en fut rien, il se saisit du membre décharné, se releva aussi vite qu’il le put, et envoya de toutes ses forces la jambe en direction de l’impie. A croiser son regard au moment du choc, il constata avec une certaine jubilation qu’il l’avait atteinte à l’endroit le plus sensible de la poitrine chez une femme, si tant est qu’elle en fut une ...

Ethan eut une pensée sadique :
Cela lui apprendra à jouer avec mon entrejambe !

Il était maintenant temps d’en finir. Ethan savait pertinemment qu’il bénéficiait désormais du laps de temps nécessaire pour parcourir la distance qui le séparait de son adversaire. Bien que désarmé, il mit en application une des techniques employées au jeu de Soule et qui consistait ni plus ni moins qu’à charger son adversaire tête baissée et de le percuter au niveau de l’estomac.
Ivy* a écrit:
Ivy observait un peu partout lorsqu'elle revient à sa cible initiale. Il reprenait du poil de la bête.... Impossible ! Un flan transpercé et ce salaud lui envoya quelque chose dans sa direction.

Elle n'eut pas le temps ni le réflexe pour l'éviter. Elle se prit cette chose en pleine poitrine. La douleur lui fit manquer de souffle. La respiration qu'elle essayait de récupérer lui brulait la trachée. Elle fini par retrouver un semblait d'air. Elle se penchant pour regarder ce qu'il lui avant fait aussi mal... surement un rondin. Elle vu ce que c'était. Elle défaillait.... une jambe arrachée et en putréfaction. Elle eu envie de vomir, un haut le coeur incontrôlable. Elle toussa et releva la tête au moment où elle vit le taureau foncé sur elle....

Il arrivait si vite.. l'adrénaline surement puisque impossible d'agir comme cela en ce vidant de son sang. Si elle restait là ... elle ne se relèverait pas là c'était certain ! Elle devait agir et vite. Elle se pencha et se propulsa dans ses jambes. Il passa par dessus elle en faisant un vol plané se répercutant dans l'arbre... assommé....

Elle se releva et regarda l'homme, gisant inconscient pour le moment du moins. Enfin elle aurait au moins le temps de respirer calmement cette fois. Il avait tout essayé, fallait lui donner ça... Il avait des couilles ! Elle sourit à sa propre réflexion et alla rejoindre les autres laissant son '' ami '' au sol. Elle avait pas eu besoin de le tuer...
E_Newton a écrit:
Ses forces le quittaient, sa douleur s’amplifiait … A cet instant, seule sa conscience le guidait, avec cette volonté intérieure qui lui murmurait : Tu ne mourras pas comme un lâche ! Il se savait perdu, c’était un combat sans issue.
Son adversaire était trop forte, bien trop forte pour lui.
Qu’à cela ne tienne, jusqu’au bout il perdurerait. Tant qu’il lui resterait un souffle de vie, il combattrait.
Il sentait les battements de son cœur résonner dans ses tempes.

Il était lancé, tête baissée, tel un taureau furieux ; la distance qui le séparait de son adversaire était relativement courte, elle lui parut néanmoins être à des années lumières.
Toute notion avait disparu, comme si le temps s’était soudainement arrêté, cet instant lui parut durer une éternité …
Fermant un instant les yeux, il attendait le choc, celui dont il espérait qu’il mettrait un terme à ce combat !

Mais au moment ou il espérait enfin percuter son adversaire, il se sentit soulevé dans les airs …
Ouvrant les yeux, il constata avec effroi qu’elle avait profité de son inattention pour le propulser, tel un fétu de paille !

Ethan n’avait pas peur, il se savait perdu, il n’aurait pas une seconde chance, il flottait dans les airs sentant son souffle léger sur son visage, il l’observait, elle, celle qu’il avait combattue, celle qui l’avait vaincu …

Et puis soudain, le choc, et plus rien ...

Plus rien, si ce n’est cette petite voix intérieure qui lui murmura : De la bataille, tu ne te souviendras pas - Seul son nom, en mémoire, tu conserveras - Elle s’appelle Ivy, et ta vie elle épargna - Sache la reconnaître, le jour où elle reviendra. Ses pensées à jamais tu as envahies - C’est pourquoi, en ce jour, elle te laissa en vie - Ne la considère jamais comme une ennemie - Car elle pourrait être bien plus qu’une simple amie. Saches l’attendre, jeune combattant - Pour comprendre, il te faudra du temps - Mais désormais, ô combien tu le sais - En son amour, tu pourras escompter.
Lycia a écrit:
Lentement, montait en elle la rage.
Le souffle court, les cheveux maculés de sueur, l’eau perlant à son front, Lycia se démenait du mieux qu’elle pouvait face à la soldat.
Coup contre sa mâchoire, elle se mord la langue violemment sous le coup, le sang empli sa bouche, goût métallique, grimace de dégoût sur son visage. Elle hurle de rage, surtout lorsqu’elle se retrouve contre l’autre gueuse.
La colère explose alors en elle, et tandis que le poison la repousse, elle se lève, sa lame bien en main, et se jette contre son adversaire.
Aucun respect pour les convenances, rien à faire de la souffrance qu’elle va lui infligé. Au contraire, elle en saliverait davantage si le sang n’avait pas déjà emplis sa bouche.
Se jetant sur elle, Lycia lance un coup de poing dans le ventre de la belle, lui coupant le souffle instantanément.
Les mains fusent, les coups aussi, le souffle de l’inconnue devient gémissement de douleur, celui de Lycia devient rauque, la folie commence enfin à l’envahir. Depuis le temps qu’elle la retenait !
Sa lame vole et rencontre la joue, l’entaillant profondément, s’occupe ensuite de la main venant à la rencontre de la blessure.
Elle sourit des plaies qu’elle cause, enfin elle tient sa revanche. Pense-t-elle à la pauvre femme face à elle ?
Non.
Nullement.
Son visage. A lui, elle le voit, elle ne voit que lui, tenant dans ses bras cette garce voleuse de cœur. La douleur la broie tandis qu’elle brise d’un violent coup de genoux, le tibia de son adversaire.
Les larmes coulent sur ses joues, elle hurle de rage, elle hurle à la mort, donnant coups, griffes, gifles, martelant la belle de plus belle.
Esméralda.
Elle ne la connaît pas, ne sait rien d’elle, n’a aucune raison de la faire souffrir, pourtant c’est bien elle à ses pieds qui se tord de douleur.
Elle a tenté de se défendre, la repousser, mais la violence de Lycia était telle que rien ne pouvait la retenir.
La veuve noire lâcha sa lame, se jetta sur elle, l’enjamba et aveuglement frappa sur son visage, son cou, ses épaules.
La veuve noire avait cessé d’exister, Lycia n’était plus qu’un corps sans âme, un corps que la douleur maintenait en vie, et qui se vengeait de cette longue vie douloureuse….
Les larmes roulaient sur ses joues, comme le sang sur les joues de sa proie.
Elle se pencha vers elle et lui dit :


La veuve noire te salut … Salue les enfers pour moi.

Elle se redresse sur le corps inerte, reprenant son souffle, les mains pendantes sur le sol. Petit à petit reprends ses esprits. Et contemple le massacre.
Son visage tuméfié de toute part est ouvert à la joue, aux lèvres, au front, tout enflé, écarlate, elle semble avoir perdu vie.
Regret instantané l’envahit. L’envie de mourir aussi. Qu’avait-elle fait ? Qu’était-elle devenue ? Elle se penche vers elle, elle respire encore. Tant mieux. Elle se relève, titube en arrière, terrifiée… La veuve noire a peur… D’elle-même.
Esme a écrit:
Un corps à corps s’engagea, des coups volaient de part et d’autre. Une douleur au ventre lui coupa le souffle, mais bien vite sans avoir le temps de réagir la lame de la veuve noire entailla la joue d’Esme.
Sa main instinctivement se porta à sa joue et en subit le même sort.

Le sang coulait le long de son bras. La joue ouverte laissait son flot de vie s’en aller le long de son, de son torse, suivant un chemin vers un destin improbable.
Sa rage ne pouvait plus grand-chose contre son tibia brisé.
Esme sentait la fin approchée à grand pas, elle s’affaiblissait à chaque instant sous la ruée de coups, elle se débattait tant qu’elle pouvait mais rien n’y faisait, la femme semblait déterminée.
Ses hurlements amplifiait la clairière tels un combats de louves.

Esme se retrouva au sol, de plus en plus faible, sentant les coups redoublés sur son visage entaillé. Un cri semblant venir des ténèbres suivaient de peu les hurlements de la veuve.
Sa fin arrivait, elle se sentait partir doucement et dans une étrange atmosphère semblait deviner quelques mots qui s’éloignèrent.


La veuve noire te salut Salue les enfers pour moi.

Un léger souffle la retenait à la vie mais une tranquillité d’âme le combattait. Esme sombra doucement dans un coma.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:18

Faucalor a écrit:
Voyant toute cette viande s'exitée, une belle piece de viande lancé sa nourriture a autruis, foncer dans un arbre tête baisée et s'effondant au sol.

Nul doute, son envie d'aller règler son cas devin plus qu'urgent. Mais qu'est ce que le Maitre dirait? Dirait-il, a table ou il laisserait encore une fois refroidir ce repas tant délectable au sol?

Voyant le gaspillage encore se produire, Faucalor hurla a pleine force de sa voie a peine ressemblante a celle des hommes, brisant le bruit du combat en cours:


MAITREEE....J'AI....FAIMMMM.....

Voulant se raprocher de sa proie encore très chaude, ne la quittant pas du regard, il s'écria de nouveau:

MAITREEEEEE...........

Faucalor resta tapis dans l'ombre, attendant les ordres de son Maitre, dans l'espoir qu'il pourras enfin gouter un repas très savoureux au palais, qu'est un corps inanimé.
* Lazard * a écrit:
Malgré sa blessure le brigadier se défendait comme un beau diable. Prêt à tout pour ne pas mourir dans cette forêt sombre de Narbonne. Les deux adversaires se regardaient parés à toute éventualité. Le buveur de plante se lança à l’assaut. Il traînait sa patte blessée alors qu’il tentait d’avancer avec difficulté. Cette image plaisait à Lazard, l’homme prêt à tout pour le vaincre y compris y laisser sa propre vie. Bien qu’il faisait preuve d’un certain courage suicidaire, il le méprisait toujours de son sourire sur les lèvres, de son regard méprisant pour cette vermine qui allait bientôt trépasser.

Le buveur de mauvaise herbe continuait ses attaques sur lui, réussissant même à le toucher, lui faisant lâcher sa dague au sol. Blessé au bras droit. Une douleur aiguë, cette sensation de chaleur et ce liquide épais et visqueux qui se met à couler sur sa cuirasse. Les dents serrées il évaluait la blessure qu’il venait d’essuyer par son adversaire qui semblait sourire.


*De mieux en mieux…*

Espèce de bâtard, je vais t’apprendre à te servir de ta lame, tu vas regretter de ne pas m’avoir couper le bras, je te le garantis !!!!


Sa dague en main, il était prêt à faire face au brigadier qui allait traverser le Styx et rejoindre la créature sans nom dans les plus bref délai. La dernière attaque allait être lancée, il ne s’en sortira pas. Poussant un cri de rage, il courra vers le titubant, la pointe de sa dague dirigée vers son corps. Lazard feinta une attaque frontale, le bâtard malgré sa blessure, l’esquiva facilement, pensant avoir réussi là un grand mouvement, la manoeuvre étant volontairement grossière…Par contre il ne vit pas venir le véritable coup… alors qu’il venait de le dépasser, et qu’ils se trouvaient dos à dos, il le frappa par un violent coup aveugle en retrait, lui entaillant largement le flanc droit.

Il se retourna doucement pour voir son adversaire tomber au sol. Un valeureux combattant, malheureusement pour lui, la mort avait fait son choix. Il resta un instant le regardant, dague en main prêt à réagir au cas où le brigadier serait possédé par le démon et se relèverait. Si ce n’est pas sa lame qui le tuera, se sera la perte de tout son sang. Le moment était délectable, le sang couvrait une partie de l’herbe de la clairière, l’odeur épaisse lui comblait les narines, se réjouissant de ce spectacle morbide.

Autour, les bruits de combat finissaient, ses compagnons avaient eux aussi fini avec la vermine narbonnaise. Désormais cet endroit portait leur marque, celle de la mort. Il jeta un coup d’œil rapide autour de lui. Les combattants avaient réussi, leurs adversaires gisant au sol. Ivy et Lycia avaient réussi contre leurs ennemis.

C’est à ce moment qu’une voix sinistre se fit entendre au loin. Une voix familière à ses oreilles. Son ange gardien de la mort qui veillait, tapis dans l’ombre prêt à dévorer de belle dent la chair humaine qui oserait le mettre à mort. Faucalor… Bête immonde sans pitié qu’il avait un jour recueillit dans une forêt sombre et qui lui dévouait maintenant une loyauté sans faille. Il la rejoindrait après s’être assuré que plus aucun danger ne roderait dans cet endroit maudit par leur passage.

Narbonne se souviendrait à jamais de leur visite. La mission devait reprendre au plus vite. Ils n’avaient que trop tardé dans cette clairière. Ensuite une longue route les attendrait pour livrer le colis à son destinataire. Il n’était pas encore le moment de crier victoire.
Ivy* a écrit:
Les combats s'étaient tous terminés pour la plus part d'entre eux sans trop de blessures. La mégère furieuse comme dix encore reprenait son souffle, Lazard venait d'en finir avec le brun musclé. Du gâchis à son avis, il était pas mal... était est le terme convenable. Là ne restait que des débris du pauvre. Lycia se dirigea vers une jeune femme inconsciente au sol, une des leurs probablement . Sa femme le pleurait mais elle n'en avait que faire .

Ivy regarda plutôt celui pour qui elle aurait tout donné maintenant. Il saignait abondamment. Elle alla à sa rencontre, ils se préparaient à partir à ce qu'elle pouvait voir. Elle arriva près de lui, il regardait de ses yeux éteints le carnage qu'ils venaient de faire.

Lazard.... Laisse moi voir ta blessure tu veux bien ?

Il leva enfin les yeux vers elle, elle eut même droit à un sourire lorsqu'il vit celle qui lui apportait son aide. Il aurait besoin de soin plus que primaire, des points de raccordements seraient essentiel mais,malheureusement elle n'avait que vu faire cela et n'avait jamais opter à vouloir apprendre. C'est aujourd'hui que cela aurait pu lui être utile... quelle sotte....

Elle l'entraina un peu plus à l'écart, le faisant assoir sur une souche morte. Ses yeux cherchant les siens régulièrement lorsqu'elle arracha une partie de sa jupe pour en faire un garrot. Elle hésitait à poser les questions qui lui brulaient la langue. De voir l'homme qui avait été son vis à vis elle avait comprit qu'il n'était vraiment pas un homme peu commun. Et les autres avec lui... un clan... mais lequel ? Surement un ennemi mais de où ? Elle se lança après avoir soupirée, elle redoutait terriblement les réponses.


Mon. Amo.. Lazard... je dois savoir...Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Je.. écoute j'ai vraiment peur de ce que tu vas me dire mais je dois savoir la vérité.


Ses yeux le sondaient maintenant. Elle avait voulu le prendre dans ses bras mais n'en avait pas la force. Elle ne pouvait se résigner que s'il était un des pires ennemis de ses amis elle devrait le tuer. Elle espérait qu'il lui dirait n'être que des brigands de grands chemins. Elle en doutait mais cela n'était que son seul et unique souhait.

Elle fit son bandage sans un mot, attendant qu'il veuille bien lui expliquer. Elle serra d'un coup sec et releva les yeux vers lui. Son regard d'eau maintenant se fixait dans le sien. Son corps tremblait. Pour la première fois de sa vie elle venait de découvrir la peur en même temps que l'amour....
castelreng a écrit:
Le combat entre les deux hommes faisait rage , estoc contre tranchant, le bruit des fers résonnants dans la clairière. un combat à mort .

Le lieutenant ne put voir que ses deux camarades étaient à présent gisant sur le sol. Sa concentration n’était que pour ce vaurien. Il commençait à faiblir mais était parvenu à toucher au bras la vermine qui lui faisait face. Les coups , épée contre dague cinglaient de plus belle. Le combat final avait commencé.


Espèce de bâtard, je vais t’apprendre à te servir de ta lame, tu vas regretter de ne pas m’avoir couper le bras, je te le garantis !!!!

Sale fils de chien

Le félon après ces mots poussa un cri de rage et se rua sur l’officier qui n’eut que le temps d’esquiver, échappant de peu au coup mortel que voulait lui assener son ennemi. Tout se passait vite, Castel, l’épée trop haute, pour éviter ce coup, ne put parer le suivant. Dos à dos, il ne put se retourner, sa jambe l’handicapant dans ses mouvements. Il n’avait pas l’avantage. Il fut frappé violemment au flan droit. Une entaille large et profonde.

Ses jambes cessèrent alors de le porter.
Il s’effondra.
Impossible de bouger il était lourd trop lourd.
Une buche !! comme paralyser.
La douleur le gardant conscient, mais les yeux clos.
Une pensée torturante qu’être à la merci de ce cancrelat .
Sentir le regard vainqueur de son ennemi, mais n’être plus qu’un corps meurtrit.
N’être plus qu’une chose sans défense.
Sentir ses forces s’amenuiser .
La douleur disparaît
Surtout ne pas sombrer dans ce sommeil qui appelle…. Apaisant…..
Rester conscient
Ne pas dormir……

Des bruits à ses oreilles, des voix, il a les yeux fermés, comme soudés. Plus de bruits de combat. Ou se trouve Esmé et Ethan…. Sont-ils parvenus à maitriser ces vermines ?
Un doute……… Une inquiètude…….. Surtout ne pas sombrer, surtout ne pas dormir.
La faiblesse grandissante…….. moment de bien être.
Porter son attention sur les bruits. Rester attentif…… pour rester vivant.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:23

E_Newton a écrit:
Ethan se sentait bien.
Il ne ressentait plus la douleur qui irriguait son corps il y a encore un instant.
Sa vie s’échappait lentement au fil du sang qui s’écoulait de la blessure qu’il avait reçu au flanc.
Il se sentait léger, et malgré l’obscurité qui l’entourait, la torpeur s’évanouissait.
Des évènements passés il ne se souvenait plus, il savait seulement qu’il était perdu.
Il avait les yeux fermés et pourtant il voyait …
Il percevait une lueur au loin, qui lentement se rapprochait. Elle était paisible et semblait l’appeler …
Il comprit que sa fin approchait. Il se laissa aller, comme porté par le néant

Alors qu’il tendait la main pour enfin la toucher, une voix douce et réconfortante se fit entendre à ses côtés :
Ethan, il n’est point temps pour toi de me quitter. …

Il tourna la tête dans sa direction. Il distingua une silhouette un peu floue. Cette dernière se rapprocha et lui prit la main. Il reconnut son visage. C’était elle, et elle le retenait.
Ethan, viens, reste avec moi. je t'aime …
Elle se baissa pour déposer un baiser sur ses lèvres, et lui murmura son prénom.

Ethan constata que la lueur doucement s’éloignait. Il se fit le serment que cette femme il la retrouverait.
Éris a écrit:
[Narbonne, aux portes de la villes]

L’entraînement aurait déjà dû commencer. Les ordres étaient clairs : rassemblement dans la cour, à l’aube ! Normalement une absence ne l’aurait pas inquiétée outre mesure, mais là c’était trois soldats qui lui manquaient d’un coup, et ses anciens. Pas normal. Un passage au bureau de la maréchaussée ne lui avait rien appris, sauf que les armes avaient toutes été sorties. Encore plus inquiétant.

"Tu sais ce qui se passe, toi ?", murmura-t-elle en se penchant sur l’encolure de Requiem.

Les routes étaient assez tranquilles à cette heure, les marchands commençaient à se diriger tranquillement vers le marché pour la journée. Ils n’avaient rien vu, bien sûr. C’est un garde qui, finalement, pu lui fournir un peu plus d’informations, après l’avoir reconnue comme Lieutenant de l’Ost. Il y avait eu beaucoup de circulation, semblait-il. Une femme blessée aurait été ramenée par un brigadier en ville la veille au soir puis, peu de temps après, ce brigadier serait ressorti avec le lieutenant de police. Depuis, aucune nouvelle, si ce n’était la religieuse de la chapelle qui, selon le garde, était rentrée en ville en faisant une drôle de mine, comme paniquée. Il n’avait pas été voir ce qui se passait, bien sûr….. c’était pas son boulot….

Le Lieutenant s’abstint de tout commentaire et, avec un petit coup de talon, franchit les portes de la ville pour s’avancer dans la forêt, tirant son épée doucement. Elle tira un petit cor de chasse de son sac et, le portant à ses lèvres, souffla un bon coup.

S’ils étaient dans les environs, ses soldats l’entendraient certainement.
Galimor a écrit:
[Narbonne, aux portes de la villes]

Enfin Galimor partait de Narbonne. L'aube pointait à peine son nez, mais la journée serait à peine assez longue pour arriver à Carca.

L'allure vive même si sa tête était toute à ses soucis et ses regrets, il faisait un petit récapitulatif. Son départ... Enfin, pas tout à fait vu que de Carca il repasserait ensuite ici, à Narbonne, pour prendre la route le menant à la suite de sa vie. Sa cape de voyage drapée autour de lui pour parer la fraicheur de ce matin automnal, l'épée au coté pour parer à rencontre inamicales, le baluchon à l'épaule pour parer aux manquements divers, Galimor tournait une page de sa vie.

L'homme marchait, tout à ses pensées, lorsqu'un cor retentit...
* Lazard * a écrit:
Le brigadier était étalé au sol et semblait ne plus être capable de se relever. D’un coup de pied il mit hors de portée ses armes, toujours méfiant envers ce genre de vermine capable de vous frapper dans le dos. La clairière retrouvait son calme et il allait enfin pouvoir partir de cet endroit. Tous ses compagnons étaient semble t’il tous entier, à part Faith qui ne s’était toujours pas réveillée. Il commença à récupérer ses affaires que le buveur de plante lui avait retirées. Jetant un regard sur Lycia qui semblait satisfaite, malgré un regard interrogateur envers lui, sûrement dut à son comportement de toute à l’heure. Détournant ses yeux vers celle qu’il aimait, la voyant s’approcher. Elle semblait s’inquiéter pour lui et demandait à voir sa blessure. Il ne put s’empêcher de lui sourire peu habitué à une telle attention. Il avait beau le mépriser, le brigadier s’était bien défendu, dommage pour lui qu’il gisait au sol près à mourir bientôt.

Ivy l’entraîna un peu à l’écart. Assit sur une souche il la regardait faire. Elle déchira sa robe pour lui faire un garrot sur sa blessure au bras. Serrant d’un coup sec, son regard ne l’avait pas quitté un seul instant pendant qu’elle s’occupait de lui. Lui qui pensait l’avoir perdu la voila maintenant devant lui. Elle avait fait demi tour pour le rejoindre… Il n’arrivait pas à y croire. Pourquoi cela ? Avait elle autant de sentiments qu’il en avait pour elle ? Son cœur battait à ses cotés. Pas de haine pour elle, un sentiment tout autre d’ailleurs. Une envie de la prendre dans ses bras de se noyer dans son regard azuré qui l’avait tant manqué. Il avait été jusqu'à brûler Narbonne pour elle, avait perdu la raison… Il ne devrait plus jamais la perdre, bien qu’il ne savait pas grand-chose sur elle en faite. Son instinct ne l’avait pas trompé, elle savait se défendre. Assassin ou mercenaire… Une femme dangereuse en tout cas. Mais que son cœur semblait avoir choisi.

Elle semblait songeuse elle aussi et après un léger soupir commença à lui parler, elle avait un curieux regard comme si ce qu’il allait répondre allait jouer dans leur avenir. Pourquoi ses questions ? Que voulait elle savoir. Elle avait dans les yeux une sorte d’appréhension. Souhaitant la rassurer un peu il passa sa main sur son bras, un sourire sur les lèvres.


La vérité…


Un regard circulaire aux alentour afin de s’assurer qu’ils étaient assez loin de toute personne susceptible d’entendre ce qu’il allait lui dire. Peu de personne connaissait la vérité à part son amie. Il ne savait pourquoi, mais il voulait lui faire confiance, vouloir croire en elle. Il assumerait les conséquences si cela changera quelque chose entre eux. Pourrait il supporter de la perdre à nouveau à cause de son passé… Son regard sombre dans le sien, il commença son histoire au moins dans les grandes lignes, ne pouvant tout révéler sans être sur d’elle.


Cela fait bien longtemps que je n’ai pas parlé de cela à quelqu’un… Je me nomme Lazard, leader actuel des Revenge, clan de mercenaire sans pitié qui a vu le jour près de Mayenne dans le Maine. Nous sévissons un peu partout dans le royaume à la recherche de bien des choses, à la fortune pour certain ou de vengeance pour d’autre… Mon amie Lycia et moi-même avons fondés ce clan suite à la mort de notre ancien compagnon d’arme, Enoriel, fondateur du Crépuscule Sanglant, qui…

Sa respiration devenait difficile, son cœur battant et ses pupilles fixées le vide, comme si un horrible souvenir le revenait en tête.

Le Crépuscule a été décimé par un clan adverse lors d’une nuit de pleine lune. Notre leader a fini égorgé juste devant mes yeux… Son sang couvrait entièrement mon visage…Je vois encore son regard … J’en fait des cauchemars certain soir… Depuis ce jour je ne vie que pour me venger de son assassin. Nous sommes là pour ça. Nous avons tous quelque chose à faire pour pouvoir reposer en paix un jour… Les Revenge sont né d’une vengeance…

Il reprenait peu à peu ses esprits, cette histoire le mettait toujours dans un état second, depuis tant d’années déjà il pourchassait son ennemi juré… Il avait faillit le tuer plusieurs fois, mais… un adversaire redoutable…un jour il l’aura et son frère d’arme sera vengé… Ses yeux reprirent leur éclat et repris conscience devant celui de Ivy qui semblait consternée et un regard étrange sur son visage.

C’est à ce moment qu’un cor se fit entendre au loin dans la forêt. Se levant d’un bond regardant au alentour. Un cor militaire, sans aucun doute. Il fallait ne pas rester là, trop faible encore et une mission à accomplir. Une pensée pour son ange gardien, il le suivra tapis dans l’ombre comme à son habitude, à moins qu’il veuille se délecter des corps sans vie des brigadiers…


L’armée !! Ivy suis moi nous devons partir…


Il courut vers la clairière rejoindre les autres. Son amie était prête pour le départ.

Lycia, occupe toi de Faith nous partons !! Dépose la dans la maison forestière à l’ouest de Narbonne à la sortie de la ville en direction de Carcassonne, notre point de repli. Je t’y rejoindrais.


Il monta en selle et se dirigea vers Ivy, elle semblait étrange. Il lui tendit la main pour la faire monter avec lui.

Tu m’accompagnes ?

Un moment de silence se fut. Elle semblait pensif, était ce qu’il venait de lui dire ? Qui était elle pour réagir de la sorte ? Il avait parlé sans savoir, ses sentiments l’aveuglait et peut que elle aussi fasse partie d’un clan… Cela pouvait s’avérait dangereux surtout en région languedocienne. Un seul clan cheville ici… Il se souvenait de celui la d’ailleurs, il avait combattu contre eux… Un doute l’envahit, son regard sur impatient de voir si elle allait le suivre.
Lycia a écrit:
Lycia s'était avancée vers Lazard, voyant ses blessures quand soudain, elle franchit la distance. Elle. Encore elle. Bouffée de haine envahit la veuve noire, une envie de l'égorgée de suite, sentir son sang se répandre sur ses doigts.
Folie! Si elle la tuait, elle le perdait aussi. Son seul point fixe, la dernière lueur éclairant sa route. Elle ne vivait plus que pour lui. Sûrement n'en avait-il pas conscience d'ailleurs, mais il représentait bien plus pour elle qu'il ne pouvait se l'imaginer. Son frère d'arme, son frère.
Sa mâchoire se crispa, elle serra les doigts, ses ongles déposèrent de profondes entailles sur ses paumes.
Elle récupéra sa lame, qu'elle essuya sur sa robe jais et la rangea, tout contre sa cuisse.

Un cor raisonna au loin, Laz et sa... enfin l'autre s'étaient absentés, laissant Lycia seule avec Faith. Elle commençait décidément à détester Narbonne...
Ils arrivèrent, Lazard visiblement affaibli entraîna Ivy à sa suite, la laissant s'occuper du corps inerte de Faith.

Mais bon Dieu, et voilà!
J'me r'trouve avec cette inconnue, à devoir sauver ma peau, et la sienne de surcroît pendant qu'il joue le beau rôle auprès de... de cette... banalité!!!


Pestant, injuriant à tout va, elle tenta tant bien que mal de ranimer l'inconsciente.
Une gifle résonna dans les bois silencieux. Une autre suivit, frémissement de paupières, gémissement s'échappant de sa bouche.
Lycia était énervée, elle fit mine de ne rien voir, poursuivit avec une troisième rougissante, puis une quatrième.
Finalement, elle se mordit les joues pour se calmer, ravivant la blessure ouverte par le coups de la semi morte.
Prenant le bras de Faith, elle la souleva du mieux qu'elle pouvait et la prit contre elle.
Traînant une Faith mi assommée mi abasourdie, elle se dirigea dans les profondeurs des bois...

Elle avait hâte de rejoindre Lazard, de lui donner une bonne claque, qu'il comprenne ici qu'il n'était pas le seul à tenir les reines, et qu'elle n'avait aucun ordre à recevoir de lui! Et si il avait quelque chose à redire, il aurait affaire à elle.
Lycia repensa à Letho, ce jeune a trop grande gueule attendant patiemment au Voluptatès, elle aurait un bon amuse gueule à se mettre sous la dent!
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:29

Ivy* a écrit:
Le poison, concentrée sur les profondeurs des secrets qui se dévoilaient en cet instant. Elle buvait chacune des paroles de celui à qui un moment auparavant dans cette même clairière venait de lui offrir son bien le plus précieux, son coeur. Celui là même que la majorité des gens pensaient inexistant. Ces les yeux dans les siens, lui perdu dans ses souvenirs de son chef mort au combat qu'elle le sondait. Ses mains avaient rejoint les siennes pour le supporter moralement à lui raconter ce qu'elle avait exigée de lui.

Lorsque le mot du Crépuscule Sanglant jaillit de ses lèvres elle blêmit. Elle avait l'impression de nager en plein cauchemar présentement. Elle fut prise de vertiges qu'elle tenta de dissimuler tout en essayant de continuer à l'écouter.

** Non c'est pas possible... pas lui !!! **

Il continuait à relater le passée pendant que la belle le dévisageait curieusement. Elle savait que la vérité qu'il venait de lui dévoiler aller changer le cours de leur histoire maintenant. Lui... son ennemi, celui là même qu'elle traquait, elle en était amoureuse. C'est pas possible de s'embarquer dans une telle galère.

Elle n'avait pas ouvert la bouche, lui ayant terminé, il la dévisageait devant ce silence incompréhensible pour lui. Elle ne savait pas quoi lui dire. Qu'aurait elle pu lui dire d'ailleurs ? '' Salut je suis là aussi pour exaucer aussi une vengeance, celle de te crucifier. '' Non elle ne pouvait pas, même pas songer à cela. Elle fut sauvée par un cor qui retenti. L'expression sauvée par le son de la cloche était véritable ici.

Il l'a guida rejoignant sa soeur d'arme, qui lui afficha immédiatement son air de mécontentement, la traitant même de banalité.

** Toi la saleté c'est pas le moment de me chercher.... Tu devais être là ce soir là toi aussi... Et toi j'aurais pas de difficulté à te faire pendre la langue dans un trou de ta si jolie gorge. **

Elle se désintéressa d'elle rapidement lorsque Lazard lui tendit la main pour le prendre avec lui sur sa selle. Le moment de vérité ! Sachant qui il était maintenant elle devait faire un choix. Suivre cette amour inédit, pour qui elle donnerait tout. Payer le fruit de son infidélité à son clan si elle le faisait. Traitée de traîtresse et de fugitive. Valait il seulement le sacrifice qu'elle ferait si elle le suivait ? Personne n'avait jamais valu la peine. Ce temps était il révolu ? Allait elle s'enfermer dans une nouvelle prison, fuir tout le temps ceux qui la traqueraient sans relâche....

Elle ne bougeait toujours pas, réfléchissant à toute vitesse. Le coeur ou la raison ? Elle avança la main vers la sienne, ses yeux rempli de diamants. Il la regardait sans comprendre son hésitation. Elle était figée, sa main presque arrivée à la sienne. Elle hocha la tête, elle ne pouvait faire cela. Elle devrait le tuer... Elle n'avait pas le choix. Elle ne pouvait pas s'y résigner. Comment tuer le seul être que vous avez appris à aimer. Ce monde est ignoble.

Il agrippa sa main comme elle allait laisser tomber et la tira vers lui d'un coup sec. S
Il se refusant à la perdre une fois de plus. Elle en fut conquise. Sans pensée à plus son coeur gagna. Elle monta derrière lui, passant ses bras à sa taille,venant murmurer son amour dans son cou pourtant le coeur déchiré.

Elle savait qu'à partir de ce jour, leur vie serait en danger et elle devrait lui dire ce qu'il adviendrait d'eux. Lui pardonnerait il de ne pas lui avoir dit qui elle était ? Le sort ferait quoi de leur amour ? Prête à tout sacrifier même sa vie pour lui à présent. Elle le suivrait peut importe où. Aussitôt qu'il serait fixés et en sécurité elle enverrait le faucon à Seam.
Galimor a écrit:
[ Narbonne, aux portes de la Ville ]

Le vagissement du cor avait duré de longues secondes avant de se s'éteindre, étouffé par la forêt. Galimor se remit lentement en marche sur le chemin, l'esprit perturbé. Ce cor lui disait quelque chose. Il le connaissait, il en mettrait sa main au feu. Mais il n'arrivait as à mettre le doigt sur l'endroit d'où il connaissait ce son.

Cette inconnue trottant dans sa tête, l'homme marchait à pas lents, tout à sa réflexion. Il ne trouvait pas, et cela l'énervait au plus haut point. Comme si ce qu'il cherchait se cachait juste derrière un repli de ses méninges, à peine hors de portée de sa pensée qui fouillait ses souvenirs. Il ne pensait plus qu'à cela, ses pieds avançant mécaniquement.

Puis, d'un coup, la lumière se fit dans sa tête, violente, évidente. La pêche. C'était là la pêche qu'il avait entendu ce son, un jour de forte brume. Un pêcheur, surement fatigué, ou bien trahis par les courants qu’il connaissait bien, avait fini sur un écueil. Il avait soufflé dans le cor pour appeler à l'aide. Galimor n'avait pas percuté et avait continué son chemin, tout à sa concentration pour éviter de s'échouer lui même. Mais un vieux avait comprit lui, et été allé chercher le malchanceux.

Mais qui pouvais bien utiliser un cor en pleine forêt? Quel intérêt? C'était tout de même étrange...

Mais ces interrogations quittèrent bien vite l'esprit de Galimor qui, satisfait d'avoir retrouvé la réponse qu'il cherchait dans ses souvenirs, repartait d'un bon pas. Avant de ralentir... Tout cela était tout de même étrange, surtout si on l'ajoutait au cri de douleur qu'il lui avait semblé entendre à peine quelques minutes auparavant.

Galimor réfléchissait... Il tentait d'imaginer les scénarios mettant en scène une corne de brume et un homme blessé violement, mais rien de ce qui se montait dans son esprit n'était crédible. A nouveau, l'homme plongé dans ses réflexions avait ralenti le rythme. Oui, cela lui revenait en mémoire maintenant... Il n'y avait pas pensé de suite car il n'avait jamais participé à cette manifestation, mais il se souvenait maintenant. Les nobles qui chassaient dans la forêt, montés sur leurs chevaux, soutenus par leurs valets tenant en laisse des meutes de chiens surexcités, aidés de roturiers comme lui, usaient d'une sorte de corne. Oui... Oui, et couplé au cri de douleur, cela devenait possible... Un participant d'une de ces chasses, esseulé, avait dut se blessé, peut être même par l'animal qu'il coursait, et donnait du cor pour signaler sa présence.

Mais alors, pourquoi n'entendait-il pas les chiens? Pourquoi aucune autre corne n'avait-elle répondu à celle de l'homme blessé?

Ne sachant quelle conduite tenir, Galimor, s'arrêta totalement, tendu, les sens en alerte, tentant de capter un indice qui l'aiderait à y voir clair...
castelreng a écrit:
Le jour se levait, l'humidité tombait. Castelreng, inerte sur le sol errait entre la vie et la mort

La faiblesse....... de plus en plus grande
Dormir.......... pour ne plus avoir froid
Au loin le son d'un cor.........
Des voix... des bruits de pas.....que ce passe t-il ?
Impossible de voir paupières trop lourdes
Surtout rester attentif, surtout ne pas sombrer.....
Le sommeil.......... Il ne faut pas sombrer.
Le temps s'est arreté.....
Ecouter....Porter son attention sur chaque bruit........
Des bruits de sabots.........Qui part.... ? Les brigands ? Esmé Ethan ?
Abandonné ici ? Pourquoi ?
Des flashs.... le passé..... Sa femme...... la naissance des jumelles......Les larmes..... Qu'a t-il fait !!!!
Se laisser aller......... Dormir pour ne plus se rappeler pour ne plus s'en vouloir.
Le froid......... grandissant.

Hennissements de chevaux....... le sien... et un autre.... Ils sont là.......à quelques mètres..... mais tellement loin..
Éris a écrit:
Le Lieutenant avait attendu, en silence, une réaction à son appel. Quelques oiseaux avaient été dérangés et avaient pris leur vol. Non. Elle se concentra à nouveau. Un bruit, comme le hennissement d’un cheval. Puis des bruits de déplacements, plus loin dans la forêt, et d’autres oiseaux qui prennent leur vol. Hm. Ceux-là n’avaient pas été dérangés par l’appel initial du cor. Quelque chose d’autre les avait effrayés, dans les bois.

Pensive, Éris quitta la route, s’avançant en direction des arbres. La voie à suivre semblait claire.

Un peu à l’écart du chemin, dissimulés à la vue de celui qui aurait simplement suivi la route, avaient été attachés deux chevaux. À leur mine, ils attendaient déjà depuis un bon moment le retour de leurs cavaliers. Elle allait descendre de selle pour examiner de plus près leur équipement (ils semblaient bien être des chevaux de la garnison) lorsqu’un bruit sur la route la fit se retourner. Une figure venait d’apparaître au détour du chemin, drapée dans un manteau de voyage. Éris se mit sur ses gardes, levant son épée, lorsqu’elle reconnut Galimor.


"Oh, c’est vous…"

Il avait probablement entendu le hennissement des chevaux, lui aussi. Elle baissa son arme, observant la route derrière lui. Visiblement, Esme n’était pas avec lui… au moins elle ne semble pas avoir déserté pour lui. Malheureusement, ça veut aussi dire que sa soldate est encore, pour le moment, introuvable, tout comme les deux autres. Inquiète, elle se tourna à nouveau vers la forêt, notant mentalement le lieu d’où elle avait vu les oiseaux s’envoler et commençant à s'avancer...
Galimor a écrit:
Des hennissements de chevaux maintenant...

Galimor, au milieu du sentier, ne bougeait plus. Des hennissements de chevaux, mais rien d'autre, si ce n'était les habituels bruits de la fraîche forêt matinale. L'homme blessé devait être en piteux état pour ne pas redonner du cor, cor que ses compagnons n'avaient visiblement pas entendus si l'on en jugeait par le calme du sous bois.

Galimor, tapotant des doigts le pommeau de son épée n'hésita qu'un instant avant de faire demi tour pour se diriger en direction des piaffements qu'il venait d'entendre. Mais, rendu méfiant par cette situation qu'il n'arrivait pas à s'expliquer totalement, il marchait prudemment, à pas mesurés. Les feuilles bruissaient sous ses pas, mais il ne pouvait rien y faire et ne s'en souciait de toute façon pas. Le danger potentiel ne lui paraissait pas du tout suffisant pour déployer un maximum de précautions, et il se contentait donc de fouiller la futaie des yeux tout en marchant un peu moins vite que d'habitude. Quelque chose le retint pourtant de crier afin de prévenir l'homme blessé qu'il arrivait.

En fait, Galimor cherchait surtout à savoir quel animal aurait put blesser ainsi un cavalier. Il ne voyait que le sanglier... Où peut être une bande de chiens errants et faméliques? La saison n'était tout de même pas assez avancée pour que les carnivores manquent de gibier au point de s'en prendre aux hommes... Non, ce ne pouvait être des carnivores, surement un sanglier.

Galimor aperçu le cavalier trop tard, celui ci venait de se retourner en sortant son épée, permettant ainsi à l'homme de l'identifier. La Lieutenant Eris, son ancienne supérieure. Celle ci dit quelques mots, en baissant son arme, sans qu'il en comprenne le sens. Elle se parlait visiblement à elle même. Mais le fait qu'elle soit là, en arme et vigilante du moindre mouvement lui indiqua que quelque chose n'allait pas. Pas du tout. S'avançant vers la femme jusqu'a la rejoindre, il tira lui aussi son arme, ne sachant plus à quoi s'attendre, rabattant sa cape de voyage sur ses épaules pour pouvoir se mouvoir plus librement. Après un instant de réflexion, il la dénoua même de son cou et la posa sur la selle de la monture du lieutenant, attachée à un arbre, à proximité de deux autres que Galimor n'avait pas remarqué à l'aller.

Eris quittait le sentier, entrant dans la forêt dans une direction semblant réfléchie, visiblement à la recherche de quelque chose. Galimor, sur ses gardes, se mit à la suivre à quelques pas de distance, tout en réfléchissant à toute vitesse sur ce qui pouvait se passer...
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:37

Éris a écrit:
Galimor semblait avoir décidé de le suivre, même sans savoir de quoi il retournait. Il devait se douter que quelque chose n’allait pas. Il fallait admettre qu’il n’était pas dans ses habitudes de se balader comme ça dans les bois, arme tirée. Continuant à avancer, elle commença donc à lui expliquer ce qu’elle savait :

Ce matin, il me manque trois soldats en caserne. Ils ne sont pas en ville, ils ne sont pas au commissariat… même qu’ils sont partis avec les armes du commissariat. Les gardes les ont vu sortir hier soir, mais pas rentrer. Il paraît que la fille de la chapelle, la cureton ou je sais pas trop, est rentrée en ville après être sortie en leur compagnie…seule. Les gardes lui ont trouvé l’air paniquée, mais elle n’a rien dit.

On peut espérer que si mes soldats avaient été en réel danger, elle aurait prévenu quelqu’un avant de se planquer dans sa chapelle. Elle a dû se faire peur elle-même avec des superstitions stupides…

Elle haussa les épaules, avançant toujours.

Faudrait être une véritable raclure pour … pour

Elle s’interrompit, bouche bée. La clairière s’ouvrait devant elle, ses soldats au sol, grièvement blessés. Elle hésita un instant, analysant la scène rapidement, presque froide. Lequel était dans l’état le plus critique ? Elle se précipita aux côtés de Castelreng, compressant sa blessure d’une main en tirant du matériel de son sac.

Assurez-vous que ceux qui ont fait ça ne sont plus dans les parages !, lança-t-elle d’un ton autoritaire, en espérant qu’ils auraient filé en les entendant arriver. Vu l’état dans lequel ils avaient laissé ses soldats…
castelreng a écrit:
Depuis combien de temps il était là , le froid du sol le glaçant. Une éternité ...
Il errait entre conscience et inconscience,luttant toujours pour ne pas sombrer. Le silence avait fait place aux bruits de pas et de sabots.
Les dernières paroles qu'il avait pu comprendre étaient :


Dépose la dans la maison forestière à l’ouest de Narbonne à la sortie de la ville en direction de Carcassonne, notre point de repli. Je t’y rejoindrais.

Des pas à nouveau........ Revenaient-ils s'assurer qu'il était bien mort ? Esmé ? Ethan ? Etaient- ce eux qui avaient fini par le trouver ? Non ! impossible puisqu'ils étaient tous ensemble........ à se battre eux aussi et avait vu Esmé tomber.

Se concentrer et écouter.... Une voix.....des pas se rapprochant et cette voix ....pas inconnue....
Il sent une présence près de lui , une main s'appuie fermement sur son flanc.


Assurez-vous que ceux qui ont fait ça ne sont plus dans les parages !

Le lieutenant! ! ce ne pouvait être qu'elle...cette voix ...Elle l'avait trouvé... mais pourquoi elle ? C'est à Ethan qu'elle s'adressait forcément. Il avait du aller là chercher...
Resister surtout... Lutter pour ouvrir les paupières....pour faire le rapport.
Il fallait qu'elle sache ce qu'il s'était passé.

Il parvint à ouvrir les paupières, reconnu Le lieutenant Eris qui lui compressait le flanc, mais ne parvint pas à voir à qui elle s'adressait. Il avait perdu beaucoup de sang, avait terriblement froid, mais ne sentait plus la douleur de sa jambe droite.


Mon....Lieu..t'nant... réussit-il a dire.
Galimor a écrit:
Que pouvait-il bien s'être passé? La lieutenant en arme, seule, cherchant visiblement quelque chose. Un homme avait crié de douleur, et avait sonné de la corne. Peut-être Eris le cherchait-elle? Les chevaux qui piaffaient et avaient hennit étaient par contre sans aucun doute ceux près des quels la femme avait laissé le sien. Comment est-ce que ces pièces là pouvaient former un ensemble cohérent... C'était plus que sur en tout cas que la thèse du sanglier était erronée car la lieutenant n'était absolument pas équipée pour la chasse, surtout pas celle au sanglier, qui nécessitait de grandes et lourdes lances.

Mais la femme coupa court à ses réflexions, lui livrant de nouvelles informations. Galimor l'écoutait, intégrant les informations au fur et à mesure, marchant au cotés d'Eris qui semblait aller vers un endroit bien ciblé. Trois soldats manquants... Aussitôt, il pensa à Esmé. Quelles étaient les chances pour qu'elle soit parmi ces trois là? Assez faibles, il y avait du monde à la caserne. Mais cela ne suffit pas à rassurer l'homme qui marcha un peu plus vite. La fille de la chapelle... Qui cela pouvait être... Il n'en voyait qu'une de potentielle, Motarde, mais cela l'étonnait. Qu'aurait fait une noble accompagnée de soldats, en pleine nuit, dans la forêt. Et puis il ne semblait pas à Galimor que Motarde soit du genre à paniquer. Il avait entendu des rumeurs selon lesquelles elle aurait un passé militaire... Cela devait être une fille, une enfant de coeur peut-être? Et puis de toute façon, le lieutenant avait raison, s'il y avait eu du danger, la femme, qui qu’elle soit, aurait prévenu les autorités, ou les gardes au moins.

Les deux silhouettes sombres en cette froide aube dépassèrent le bosquet en même temps, découvrant en même temps le spectacle qui étouffa les mots dans la gorge de la lieutenant, pourtant aguerrie. Mais celle-ci se reprit vite, courant aux coté du corps de Cast, alors que Galimor, immobile comme une statue, fixait celui d'Esmé. Des éclaboussures sanglantes au niveau de la tête dont il ne voyait que les cheveux, des blessures multiples plus ou moins graves, suintantes de sang, et la jambe pliée dans un angle abominable. Récupérant son aptitude à se déplacer dans la seconde, l'homme couru vers la masse inanimée qui gisait dans son propre sang, et se jeta à ses coté, à genou dans un mélange de terre et de fluide vital.

-Esmé, Esmé... chuchottat-il en lui prenant délicatement le visage entre les main, tournant la face vers lui tout en en écartant les cheveux. Esmé, répond moi s'il te plait... Une entaille lacérait la joue de la femme. Se détournant du visage, il laissa son regard horrifié errer sur la jambe tordue, avant de redétourner les yeux dans un frisson mêlant douleur physique et sentimentale.

Tournant la tête vers la lieutenant, il criât, trop choqué pour écouter ce qu'elle même lui disait:

-Venez vite, elle va mourir!! Dépêchez vous bordel!!!!!

Se repenchant sur le visage de la jeune femme, Galimor lui saisit la main avant de la lâcher avec horreur. Baisant les yeux, il vit la chair à vif, imbibée de sang de la main qu'il venait de saisir. Réprimant un hoquet accompagné de sanglot, l'homme restait ainsi, prostré, caressant les cheveux de la femme tout en murmurant son nom, les yeux fixés sur son visage lacéré.
Esme a écrit:
Une voix… Gali ? Impossible …
Souvenir de Castelreng et Ethan …
Pourquoi la voix de Gali ? Elle confondait sans doute…
Il était loin… d’ici… de sa vie…

Douce plénitude… Partir… Plus de souffrance…
Une caresse… souvenirs…. Les mots… les maux…. Oubli…
Esme luttait entre l’espoir et la paix…

Agonie du corps, blessures de cœur, sa vie lui importait peu…
La soldate voulait survivre, la femme voulait baisser les bras.
La détresse à jamais ou l’oubli ?
Sa famille de l’ost ou la solitude éternelle ?

Dilemme insupportable…. Gémissements inconscients…
Éris a écrit:
Éris pinça les lèvres en entendant le cri de Galimor, sans lever les yeux de son travail. Une personne à la fois, elle ne pouvait pas faire mieux. Esme s’en sortirait : les blessures physiques qu’elle avait reçu n’étaient pas les plus graves. Celles qui l’inquiétaient le plus, c’étaient les blessures causées par Galimor lui-même… Celles-là n’étaient pas visibles, mais … souvent c’était les pires. Elles s’infectaient plus souvent que toutes les autres, et ensuite pourrissaient tout.

Ouais, bon…. Votre sollicitude est touchante…, marmonna-t-elle en complétant rapidement un bandage de fortune sur la jambe de Castelreng.

Valait mieux parer au plus urgent et partir rapidement. Si ceux qui leur avaient fait ça étaient encore dans les parages, ils auraient certainement entendu l’exclamation de Galimor… et se douteraient maintenant qu’ils n’étaient personne de bien dangereux. Tapotant l’épaule de Castelreng d’un geste rassurant, elle se leva et se dirigea vers Esme, s’agenouillant à nouveau.


Bougez-vous, j’ai besoin de place, grommela-t-elle à l’endroit de Galimor en commençant à s’occuper de la jeune soldate.
Galimor a écrit:
Le temps semblait comme en pause dans l'esprit de l'homme agenouillé. Les rayons de l'aurore solaire traversaient les branchages feuillus des arbres et des buissons agités par le souffle matinal, dessinant des flaques de lumière mouvantes dans l'ombre naissante, éclairant les feuilles en décomposition de l'humus frais, les brindilles et quelques rares carapaces chitineuse qui lançaient des éclairs bleus, verts et jaunâtres. L'humidité du sol et de gouttes de rosée matinale, si belles et scintillantes sur les plantes non déflorées par une quelconque bousculade, pénétraient le tissu au niveau des genoux, qui avaient creusés leur cavité dans le sol meuble en tombant brutalement dessus. Quelques oiseaux à peine reprenaient leurs trilles pleines de vie pour saluer le soleil, après que le cri de l'homme, les ayant effrayés, les poussent à fare silence, reflexe pour leur survie.

Ses yeux étaient fixés sur le carnage qu’il ne voyait plus, sa main caressant les cheveux poisseux de sang. Mais il revenait progressivement à la réalité, intégrant et enregistrant tout ce que ses yeux venaient de découvrir dans la clairière. Il baissa la tête un peu plus, premier mouvement conscient et signe de retour à la réalité. Eris s'agenouilla à ses cotés, lui marmonnant quelques mots:

-Bougez-vous, j’ai besoin de place.

Galimor, reposant délicatement la tête d'Esmé sur le sol, se releva et se décala pour laisser la place au médecin, qui s'affairait déjà. Secouant la tête pour se remettre à réfléchir, mais sans parvenir à chasser l'image du visage labouré de devant ses yeux, il jeta un coup d'oeil pour embrasser la clairière et apprécier la situation. Castel était toujours allongé à terre, mais quelque peu rafistolé si l'on en jugeait les bandages sommaires mais propres et net qui l'enserraient. Par contre, Ethan, à quelque mètres de là, était allongé au pied d'un arbre, dans une position peu naturelle, le flan rougeâtre. Galimor se précipita.

Saisissant le soldat par une épaule, il le fit basculer sur le do, découvrant ainsi une entaille à la tête, et un flan collant de sang. D'un coup de dague, il ouvrit le tissu visqueux, découvrant la plaie qui semblait traverser le coté de par en par. Une image d'Esmé vint se calquer sur sa vision, et il dut fermer les yeux quelques secondes pour les chasser. Jetant un coup d'oeil à la blessure de la tête, qu'il jugeât moins grave que celle du flan, Galimor se reconcentra sur celle-ci en compressa les lèvres pour stopper le saignement diffus, attendant que le lieutenant arrive pour savoir quoi faire.

-Ici aussi y a besoin de vous Lieutenant. lança-t-il, la voix terne.
Éris a écrit:
Éris leva les yeux, finissant le bandage à la main d’Esme mécaniquement. Galimor avait retourné Newton, dévoilant une large plaie au flanc.

"J’avais pas vu ça…", soupira-t-elle.

Essuyant ses mains sur le devant de son pantalon, elle rejoignit Galimor auprès du soldat. La jambe d’Esme avait encore besoin d’être replacée, mais elle ne mourrait pas d’une jambe cassée. Elle baissa les yeux vers Newton, pour ne pas avoir à regarder la soldate, et repris son travail. Elle avait beau savoir ce qu’elle avait à faire, et avoir la certitude d’agir au mieux, ça ne rendait pas la chose plus facile. Ils étaient ses soldats. Sa responsabilité. La jeune lieutenante inspira profondément, se ressaisissant, et reprit :

"Seriez-vous capable de faire un brancart, Galimor ? Nous avons trois chevaux mais dans leur état, ce serait de la folie d’essayer de les mettre en selle. Ça ne ferait qu’aggraver leur état.
Vous pouvez vous servir de bandages, je peux vous expliquer la démarche à suivre. Assez large pour les allonger tous les trois, fait pour être tiré par un cheval.
Pouvez-vous faire ça rapidement ? Ça doit juste tenir jusqu'à la ville, pas plus."
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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:43

Galimor a écrit:
Une nouvelle fois, Galimor se pousse pour laisser la place à la lieutenant. Maintenant que l'urgence est passée, il la sent sans entrain, comme vidée. Il faut dire que lui même ne se sens pas au mieux de sa forme non plus... La vision des coprs, la peur et l'état d'Esmé en particulier ont brulés son énergie d'une façon impressionnate. Il s'applique d'ailleurs à ne pas lever les yeux vers elle ou Castel qui gémit un peu, mettant toute son attention à cette tâche, comme si sa vie en dépendait. Conciencieusement, il observe les mains expertes de la femme qui s'affaire sur le blessé, comme s'il était un éleve en apprentissage. Mains expertes, mais froides, neutres, où ne trahissent aucune émotion, si ce n'est une sorte de lassitude.

Mais elle prends la parole, pratique et terre à terre, totalement professionnelle en comparaison de Galimor qui ne peut s'empêcher de revoir encore et encore le visage mutile, la jambe tordue, la main déchiquetée, comme autant de parasites à sa pensée.

-Seriez-vous capable de faire un brancart, Galimor ? Nous avons trois chevaux mais dans leur état, ce serait de la folie d'essayer de les mettre en selle. Ça ne ferait qu'aggraver leur état... Vous pouvez vous servir de bandages, je peux vous expliquer la démarche à suivre. Assez large pour les allonger tous les trois, fait pour être tiré par un cheval.
Pouvez-vous faire ça rapidement ? Ça doit juste tenir jusqu'à la ville, pas plus.


Ramené à la réalité par la voix, Galimor, après un petit sursaut, obtempère sans répondre, se retournant pour scruter la foret à la recherche de ses matériaux.

Avisant un bosquet de noisetier poussant en bosquet, il s'y dirige, estimant la résistance des arbres. Ne voyant rien de mieux aux alentours, Il s'attaque donc à sa tâche, se servant de son épée come d'une hache, au risque de l'abimer certes, mais il n'a pas vraiment le choix. Le travail physique lui fait du bien, détournant ses pensées et défoulant son corps. Il faut dire qu'il met du coeur à l'ouvrage, et bientot il ne sens même plus la fraicheur du matin, en nage dans sa simple chemise. Méthodiquement, il coupe arbrisseau après arbrisseau, leur otant branches et feuilles au fur et à mesure qu'il les coupe. Il ne s'arrete que lorsqu'il à à coté de lui deux long jeunes arbres, d'environs quatre mètres chacun, un grosse branche de deux bon mètres et une multitude de branchages plus petits et plus fins.

derrière lui, à une dizaine de mètres, il entant Eris qui continue de s'activer au chevet de ses blessés.

Le travailleur s'éloigne alors pour revenir quelques instants plus tard avec la monture du lieutenant au bout du bras. Il attache cette dernière à une branche à proximité de son lieu de travail et se remet à l'ouvrage. Attrapant les deux plus longs morceau, il les croise au niveau de leur extémité la plus fine, avant de se demander avec quoi il allait lier tout cela... Mais la solution s'impose bientot, et même si cela le chagrine un peu de sacrifier ainsi sa chemise, il la découpe tout de même en plusieurs bandes, obtenant ainsi quelques liens. Deux vont directement attacher entre eux les piliers du futur brancard. Deux autres servent ensuite à fixer la grosse branche aux autres extrémités du brancard, laissant une trentaine de centimétres jusqu'au bout et permettant ainsi d'avoir un écartement fixe. Satisfait de son armature, il la soulève et dépose le haut sur la selle de la jument pour en tester l'efficacité. La croupe un peu large écarte les barches, mais cela ferait l'affaire. Pour ne pas blesser la bête, il étendrais sa cape sur les points de frottement afin de les aténuer au maximum. A nouveau satisfait, Galimor ote la charpente de sur la monture pour y rajouter des traverses horizontales. Il ne peut en mettre que quattre, ne disposant ensuite plus de liens. Pas grave, ça suffirait. Rapidement, il y cale des branchages grace à accros laissés par les branches qu'il à coupé. L'ensemble à l'air praticable se dit-il en se reculant un peu. Il retourne tout de même couper quelques petites branches feullues pour achever de boucher les plus gros trou, ce serais bête qu'un des blesser se retourve le cul battant les cailloux de la route...

Rapidement, l'homme vas chercher sa cape qu'il à déposée par terre en prenant la monture, l'étale sur la croupe de cette dernière et pose son oeuvre sur la selle. Tout semble tenir...

-Ca me parait bon lieutenant...
Éris a écrit:
Le lieutenant leva la tête, appréciant la célérité avec laquelle il avait travaillé. Curieux qu’il ait préféré sacrifier sa chemise plutôt qu’utiliser les bandages qu’elle lui offrait, mais il était nerveux, il n’avait peut-être pas porté attention à son offre. Le brancard était fait, c’était l’essentiel. Elle hocha la tête en guise d’approbation, simplement.

"Vous pouvez m’aider à le porter ?"

Elle leva la tête vers Galimor en posant la question, le fixant de son regard gris. Il lui tardait d’être à la caserne, dans sa salle de soins. Là elle avait tout ce qu’il lui fallait pour les soigner convenablement ; des draps propres, des l’eau chaude, un bon feu. Des lits où ses soldats pourraient être plus confortables et récupérer… Elle se pencha à nouveau sur le blessé, glissant ses mains dans son dos en attendant l’aide de Galimor pour le soulever.

"On rentre à la caserne, d’accord soldat ? Ça va bien aller…"
Faucalor a écrit:
Comme il avais arriver près de son maitre, il disparrut dans la noire nuit en poussant un cris qui déchire le silence fesant probablement un effet de glacer le sang des malheureux qui se trouvais encore a porter de voie.

MAITREEEE, J'AI PAS ENCORE MANGERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR...! ARRRRRRRRGGGGG...! MAITREEEEEEEE, ATTENDEZZZZZ MOIIIIIIII...!

La rage au coeur de n'avoir pus assouvir sa faim et d'avoir laisser d'aussi beau et gouteux repas trainer au sol, le fit rendre encore plus violent et jura que la prochaine victime allais y goutée et ca, de la manière la plus violente et sauvage qu'il connaisse.

Il disparrut dans la foret épaisse ne laissant que des membres humains un peut partout la ou il se tenait depuis des jours dans l'attente de pouvoir enfin manger chaud comme seul preuve de son passage en ce lieu.
E_Newton a écrit:
La douleur ... tout d'abord lancinante ... puis irradiante.
Cette douleur ! Que lui arrivait il donc ?
On le touchait, on le retournait ...
Mais que se passait-il donc ?
Sa tête, il avait l'impression qu'elle allait éclater !
Son flanc gauche, cette douleur ! Aaaaahhhhh !!! Qui lui appuyait ainsi dessus ?
Il n'avait même pas la force d'ouvrir les yeux.
Des voix ! Il percevait des voix ! Il ne comprenait pas ce qu'elles disaient.
Il ne se souvenait plus ...
Il essayait en vain de chercher au fond de sa mémoire.
Pourquoi ? Comment ? Qui ?
Il se sentait si faible. Seule la douleur semblait le retenir face à cette réalité pourtant si futile.
...
Et puis quelques mots, une voix réconfortante :

"On rentre à la caserne, d’accord soldat ? Ça va bien aller…"
Galimor a écrit:
La femme n'avait même pas répondu lorsqu'il lui avait annoncé que le brancard était terminé, elle avait simplement hoché de la tête. Mais il ne s'attendait de toute façon pas à une réponse. Le silence lui allait parfaitement, il n'avait pas du tout envie d'ouvrir la bouche plus que nécessaire. Pragmatique, il ne lui restait que cela pour ne plus penser, il avança la monture harnachée vers le lieutenant et Ethan qui gisait au sol, le ventre bandé.

-Vous pouvez m'aider à le porter ?

Il ne répondit pas, ni à ses paroles, ni à son regard, en gardant ostensiblement la tête tournée vers on ne sait où. Il se contenta de faire le tour du corps, pour l'attraper par les pieds alors que la femme s'arqueboutait au dessus du torse, en prévision de l'effort. Ensemble, ils soulevèrent, pour déposer délicatement Ethan sur les branchages entrecroisés. Galimor se détourna pour aller chercher Esmé en s'appliquant à ne pas la regarder, laissant Eris gérer sa monture et son chargement, lorsqu'un cri déchira l'air.

Galimor releva immédiatement la tête, comme sorti d'un rêve.

-Merde, ils sont encore là ces salauds!!! Et pas bien loin on dirais! Faut qu'on déguerpisse au plus vite!!
Esme a écrit:
Une plainte diabolique déchirant le calme relatif, résonnait dans la tête de la soldate, la ramenant à peine à un soupçon de réalité.
*Maître ? ... Manger ? ...*

Ses blessures commençaient à lui réveiller sa souffrance physique, elle revenait doucement à la vie laissant derrière elle l'espoir de paix de l'âme.

La voix... *Gali... Il est là ? ... Est-ce-lui le maître ?*
Esme ne comprenait plus rien, elle gémissait inconsciemment.
Elle reprenait surface petit à petit, se souvenant du départ de Galimor. La rage motivait sa conscience.

Une douleur lancinante irradiait sa jambe, la soldate grimaça en une plainte imperceptible.
Elle porta sa main blessée qui la lançait, à son visage.
Etrange sensation de vide, elle sentit un liquide poisseux et ouvrit les yeux, le sang de sa joue ouverte avait coulé sur ses paupières, elle ne voyait pratiquement rien à travers un voile rougeâtre.
Elle crut voir une silhouette familière mais ne croyait pas à sa vision.
*Je divague...*

Faible, elle laissa tomber sa main blessée qui lui fit pousser un petit cri de douleur.

Sa respiration s'accéléra, elle essaya de bouger mais sa jambe fracturée l'en empêchait. *Que m'arrive-t-il ?*
Éris a écrit:
Un rire étrange avait déchiré l’air…

Aucun autre bruit dans les bois, pourtant. Comme s’ils attendaient, immobiles dans la broussaille, en riant comme des déments. Ils avaient peut-être peur ? Où ils avaient simplement perdu l’esprit… Son regard rencontra le bras putréfié qui traînait au milieu de la clairière. Juste un bras, rien d’autre. Ils devaient l’avoir avec eux en arrivant. Ceux qui avaient fait ça étaient fous, de toute évidence. Mieux valait ne pas traîner là. Les gardes seraient prévenus de surveiller les entrées et sorties de la ville plus attentivement...

Avec l’aide de Galimor, elle porte Castelreng jusqu’au brancard et l’installe aux côtés des deux autres :


"Pouvez-vous mener Requiem ? Je vais rester derrière pour m’assurer qu’on ne perd personne en route… et qu’on ne gagne pas de passager non invité…"

Le médecin se pencha vers Esme, qui s’agitait, essuyant avec sa manche un peu du sang qui lui maculait le visage :

"Restez calme, nous rentrons en caserne… N’essayez pas de bouger."
Galimor a écrit:
Esmé gémit et remua quand il la déplaça sur le brancard. Galimor serra les dents pour ne rien dire, rester impassible, et amena ensuite le cheval et son chargement à coté de Cast où s'affairait Eris, et chargeât ce dernier avec son aide. Ils travaillaient en silence, efficaces et le plus rapide possible pour fuir cet endroit au plus vite. D'abord parce que les blessé avaient besoin de soin et ensuite parce qu'ils avaient peur. Galimor en tout cas avait peur. Le cri lui avait glacé les sangs, et il avait ensuite aperçu une jambe en décomposition sur un bord de la clairière, dépassant de sous un fourré. Son regard n'avait pas put soutenir cette vue, mais son imagination faisait le reste, et elle le faisait bien...

-Pouvez-vous mener Requiem ? Je vais rester derrière pour m'assurer qu'on ne perd personne en route… et qu'on ne gagne pas de passager non invité…

Galimor acquiesça d'un hochement de tête, avant de reprendre les rênes de la monture pour la mener là où les deux autres chevaux avaient été laissés, la lietenant suivant le brancard en scrutant le sous bois tout en réconfortant les soldats gémissants. En arrivant aux animaux, Galimor eu une réflexion, il se demanda pourquoi il n'y avait là que deux chevaux alors que les soldats étaient trois. Etaient-ils venus à deux sur une monture? L'une d'elle s'était-elle enfuie? Avait-elle était volée?... Ou peut être que l'un des trois blessé été venu à pied... Ces reflexions occupaient l'esprit de Galimor qui montait sur l'une des deux juments de la caserne en jetant des coup d'oeil aux alentours. Rien ne bougeait mis à part Eris qui grimpa rapidement sur le dernier cheval libre.

Pas calmé pour autant, Galimor fit partir sa monture au pas, tenant les rênes de Requiem d'une main, afin de regagner le chemin sans trop secouer les blessés. Ils ne pouvaient guère aller plus vite avec des personnes inconscientes sur un brancard bancal dans un chemin forestier...
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....   Jeu 8 Nov - 18:45

castelreng a écrit:
Un cri .........un plainte... déchira l'air.
Castel voguait toujours entre conscience et inconscience.
Les soins qu'il avait reçu : Réalité ou espoir ?
La voix du Lieutenant : Réalité ou songe
Il était faible, très faible, avait perdu beaucoup de sang.
La douleur avait disparue faisant place à une sensation de bien être.

Soudain, il ne sentit plus le froid du sol, on le soulevait et le déposa sur un truc fort peu confortable.
Des plaintes, des gémissements à ses cotés : Qui cela pouvait il être.
Cahotant à present, il errait entre inconscience et conscience.......
Esme a écrit:
Dans les bras de l'homme qui la portait, Esme semblait reconnaître Galimor, elle en frissonna, ses pensées étaient encore à lui.
Elle ouvrit péniblement les yeux sous la souffrance du déplacement, elle le discernait si près d'elle derrière son voile. *Gali ?* Non, ce n'est pas lui, je rêve encore.*

Elle se sentit déposer sur un tissu, près d'un corps et tenta de deviner à qui il appartenait, se tourna vers lui et crut reconnaître Ethan. Elle ne comprenait plus rien.
Quelques instant plus tard, un autre corps vint les rejoindre et il lui semblait qu'il appartenait à Castel.
Esme voulut se débattre encore, elle voulait partir. *Un charnier ? Non, je ne laisserais pas faire ! *
La souffrance l'aidait à revenir à la réalité. Elle se souvenait.*le combat, le Maitre... Faut que je réagisse.*

Un tissu essuyait son visage, la soldate en fut surprise. Une voix qu'elle semblait reconnaître lui demandait de rester calme. Esme ouvrit les yeux et reconnu le Lieutenant Eris. *Rentrer à la caserne ?*
la soldate soupira de soulagement. *La caserne, havre de paix... oui*
Elle tenta un sourire en regardant le Lieutenant et se calma.


Rentrer ? Oui... rentrer...

Esme se tourna à la recherche du Maitre, craignant une attaque et reconnu enfin Galimor qui se préparait à prendre le départ avec l'attelage improvisé.
Elle le regardait faire un instant, étonnée de sa présence, sans un mot. Le convoi commençait à avancer et les secousses dues au chemin inégal, lui ravivait ses douleurs. Il lui tardait qu'ils arrivent à destination.
Éris a écrit:
Le trajet du retour avait semblé durer une éternité pour la jeune lieutenant, qui avait l’impression de sentir dans sa propre chair les souffrances de ses soldats. Il vaudrait mieux pour ceux qui leur avaient fait ça de ne pas tomber sur elle, ou elle le leur ferait regretter amèrement. Est-ce que c’était sa faute ? Elle ne les avait peut-être pas assez formés, mal préparés aux réalités des combats qui n’étaient que rarement loyaux… C’étaient encore de jeunes recrues, elle n’avait pas eu beaucoup de temps… mais peut-être aurait-elle pu faire plus, et prévenir ce qui était arrivé ?

Les mains serrées sur les rennes à s’en blanchir les jointures, elle se força malgré tout à garder une expression neutre, concentrant son attention alternativement sur chacun de ses soldats puis sur les environs. Pour le moment, il n’y avait aucun signe des criminels.

Elle accéléra en vue des portes, rejoignant les gardes pour leur donner ses consignes :


"- À partir de maintenant, personne n’entre ou ne sort de la ville sans que vous connaissiez son nom et sa destination. Vous êtes des gardes, pas des portiers ! Vous allez noter quand, qui, et de quoi il a l’air. Ceux qui sortent, je veux savoir où ils vont, et quand ils pensent rentrer… Si une telle chose devait arriver encore, ça m’évitera au moins de chercher !

...Est-ce bien clair ?!"

"- Oui, m’dam…remarquant le regard foudroyant.. L….Lieutenant."

Ils s’écartèrent pour laisser passer le sombre cortège, pâlissant en voyant l’état des trois soldats qu’ils avaient vu en pleine forme quelques heures plus tôt à peine et s’inquiétant soudainement du danger qui pouvait les menacer, eux, s’ils croisaient ceux qui étaient responsables pour ça.

La caserne, heureusement, n’était pas très loin de la porte. Longeant les murs pour rencontrer le moins de gens possible, ils atteignirent enfin leur destination. En quelques minutes des soldats et des pages étaient venus chercher les blessés avec des brancards légers pour les porter à la salle de soins, le garde avait été envoyé chercher un chemise pour Galimor et tout le monde était au courant que trois des leurs avaient été blessés.


"- Merci pour votre assistance, Galimor."

Elle lui plaça la chemise apportée dans les mains, sans trop savoir quoi ajouter. Il savait comme elle que les civils n’avaient pas accès à la caserne, et il était redevenu civil sur sa propre décision.

"- … soyez prudent sur les routes."
Galimor a écrit:
L'homme torse nu frissonna dans la fraîcheur du matin, sa peau se hérissant maintenant que la sueur du travail avait séchée, collant poussière, brindilles et saletés volatiles sur son corps. Et la chair de poule qui faisait dresser ses poils était aussi due à un soupçon de peur... Le cri inhumain avait donné tout son réalisme à l'état de ses ex-compagnons d'armes et surtout à l'existence d'agresseurs qui n'avaient aucun scrupule à frapper pour tuer... Ses yeux fouillaient le moindre coin qu'ils dégottaient, sa raison ne pouvant convaincre son esprit que les attaquants n'avaient aucune raison de s'en prendre à eux.

Mais chaque pas de la jument le rapprochait de la sécurité des murs de la ville, et son estomac se desserrait progressivement, bien que la grosse demie heure que leur prit le trajet du retour lui sembla durer des heures.

Puis ils atteignirent les murs, enfin, et passèrent sous la porte, que Galimor n'avait jamais été si content de franchir de sa vie. Eris, qui l'avait dépassé, enguirlandait les gardes dont le regard s'écarquilla devant l'horreur de l'état des soldats sur le brancard. Soulagé, et plus à l'aise sur la poussière foulée et tassée de la ruelle, Galimor fit un peu accéler l'attelage afin d'arriver le plus vite possible à la caserne où Esmé, Castel et Ethan pourraient recevoir des soins qui diraient si ils se remettraient ou pas.

Au passage du coin d'une maison, le mur puis la porte de la caserne se dévoilèrent enfin au regard du soldat qui ne les attendait plus. Et qui le firent revenir à la réalité lorsque, une fois les blessés pris en charge par le personnel compétent de la caserne, Eris se tourna vers lui.

- Merci pour votre assistance, Galimor.

L'homme ne comprit pas tout de suite, se contentant de saisir la chemise propre que la femme lui tendait.

- … soyez prudent sur les routes. ajoutât-elle, lui permettant de comprendre le sens de ses paroles.

Effectivement, Ce n'était qu'une aide qu'il venait d'apporter, et maintenant que la situation était calmée, les gens compétents et autorisés étaient les seuls à pouvoir se charger de ce qu'il fallait faire... Lui même devait déjà en avoir trop vu pour un civil...

Décrochant son regard de la porte dans laquelle avaient pénétrés les brancardiers portant Esmé, Galimor regarda Eris d'un air vide et fit demi-tour, partant en direction de chez lui. Plus question de partir aujourd'hui...
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Chapitre 3 - septembre 1455 - dans une clairière ....
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