Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre IX : Vicomté d’Adge – Sur les bords du Thau : Marseillan -

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MessageSujet: Chapitre IX : Vicomté d’Adge – Sur les bords du Thau : Marseillan -    Jeu 6 Déc - 13:18

Castelreng a écrit:
Citation :
Ce topic comme son titre l’indique est le domaine de Castelreng et sa famille. Il est donc demandé aux personnes souhaitant y poster d’en demander l’autorisation par MP à l’un des joueurs membre de la famille en question. A savoir :
Lj Joséphinedecordas, Lj Ambryen, Lj Heaveen, Lj Hélie et moi-même.
Des histoires risquant de se croiser, il sera donc important de commencer votre post par un titre, voir même une couleur afin que l’on puisse s’y retrouver.




    Fin novembre 1460 – Entre Montpellier et Narbonne il faut bien s’arrêter



Il n’avait pu faire à l’aller et fut donc heureux de pouvoir remédier au retour. En effet, sa fille désirant aller jusque Narbonne le lendemain, il avait donc été décidé qu’ils resteraient tous la nuit sur Béziers et plus précisément à Marseillan. Le seigneur des lieux était donc plus qu’enchanté de pouvoir faire visiter ce petit domaine à sa compagne.

Construit sur les bords de l’étang de Thau, le bourg ne manquait pas de charme. En effet, à cette époque de l’année, les flamands roses qui, en été donnent une belle touche rosée à l’ensemble, étaient à présent sur les cotes africaines pour y passer l’hiver. Les couleurs automnales faisaient oublier les tons pastel estivaux.

Au sortir de taverne où, une fois de plus il s’était accroché avec sa fille Joséphine, il prit sa belle par la taille et commença à lui décrire ses terres, le lac, la pèche qui en était la ressource principale et la plage non loin. Parvenu à l’écurie où deux chevaux leur furent sellés, il la regarda avec dans les yeux un air malicieux. Il l’aida à monter en selle, fit de même et c’est aux pas qu’ils traversèrent les rues de Béziers en direction du Vicomté d’Adge. Les remparts derrière eux, il fit accélérer le pas pour un petit galop. Champs et boisés furent traversés dans la bonne humeur. Castereng était parvenu à laissé de coté les ressentiments qu’il avait suite à sa dernière confrontation avec Joséphine. Le sourire qu’il avait retrouvé il le devait une fois de plus à sa compagne. Sa seule présence parvenait à l’apaiser, à transformer ses colères en soucis surmontables. Un miracle !

Après une chevauchée d’une heure, ils furent enfin en vu de Marseillan. Le jour commençait à tomber, aussi préféra t-il conduire de suite sa belle vers sa demeure. Demain ils prendraient le temps de faire le tour des terres avant de repartir sur Béziers. Quand ils parvinrent dans la cour, un palefrenier s’empressa de venir à eux pour prendre en charge les montures. Sautant de selle avec souplesse, Castelreng se hâta de porter aide à Alix pour faire de même, la prenant par la taille pour la faire glisser doucement afin qu’elle mette pieds à terre.


Nous y voilà mon Cœur… Bienvenue à Marssilhàn.

Il lui passa ensuite un bras autour de la taille et ajouta à son palefrenier donc il n’avait encore pas retenu le nom.

Donne leur une ration d’avoine de plus et un seau d’eau fraîche. Demain selle les en fin de matinée.

Le tout jeune homme qui avait déjà les rênes en mains acquiesça de la tête en ajoutant de sa voix fluette

Oui Messire.

C’était en effet encore un enfant. Âgé d’une dizaine d’années, ses cheveux blonds en bataille, un sourire ravi aux lèvres, il montrait bien qu’il aimait les chevaux et ne les craignait pas. A demi débraillé, des braies aux multiples reprises, ses pieds chaussés dans des sabots de bois trop grands, il affichait l’air d’être un garçon en bonne santé et heureux.

Mon Capitaine ne tardera pas à arriver, tu pourras te coucher une fois que son cheval sera soigné.

Merci Messire..

Cela dit, il reporta toute son attention à la jeune femme qu’il avait contre lui et, après lui avoir effleuré la tempe de ses lèvres lui dit avec joie et impatience mêlée.

Entrons vite Trésor que je vous fasse faire la visite des lieux comme promis.

Aussitôt dit, il l’entraina donc à l’intérieur….

Heaveen a écrit:
[Mende- Parce qu’elle n’a pas le choix, parce qu'il faut pardonner au passé, parce qu'il faut affronter l’avenir]

Ils étaient tous arrivés, tous sains et sauf. Même que le voyage s'était vu trop tranquille. Pas de brigands, pas de querelles, rien, nada ! Longue retraite cheminée de Limoges à leur destination Mende. Seul petit intermède fût à Rodez lorsque la timide protégée de l'ainée des Cougain fit une petite crise de connaissance. Il fallait remettre certains éléments dans leur case pour tout comprendre mais au final, il s'en était résulter un magnifique échange entre deux être gênés et incompris de la vie encore. Heaven avait eu la chance d'assister à cela et en était des plus ravie.

Elle n'était pas du genre à s'attacher aux gens, encore moins les laisser se lier à elle mais pour Aslynn, qu'elle avait pris sous son aile, c'était différent. Elle ressemblait beaucoup à Joséphine en beaucoup trop timide et frêle. C'est comme une sœur qu'aujourd'hui elle veillait sur elle. Mais s'il n'y avait eu qu'elle... Systemeur, qu'elle avait engagé quelques mois plutôt comme escorte avait su faire fondre les barrières de glaces une à une qu'elle érigeait en elle. Bien sûr, elle ne l'aurait jamais admis... jamais avouer tout ce qu'il faisait naitre. Déjà lui dire qu'elle l'aimait tombait sous le sens et n'était pas parole en l'air ou bien dites avec une régularité. Personne ne les voyait jamais ensemble véritablement et c'était parfait comme ça. Si passade il était, au revoir il serait. Voilà un adage qu'elle aimait tout particulièrement...

Mais tout cela s'était rapidement vu compliqué. Parce que chez les Cordas, c'était jamais simple mais chez les Cougain qui rejoignait cette lignée... c'était bien pire encore ! Pas de même mère, pas tout à fait la même base historique, des secrets enfouis et encore certains non-révélés. Un frère de plus, une mère mercenaire... Allez donc savoir ce qui se cachait dans les cachots du Domaine. Que de sombres poussières qui retombaient sur des lustres joyeux autrefois. Aujourd'hui cœur meurtri retrouvait vitalité et rougeoyante mais ... un problème à régler... peut-être même deux... qui en engendrait possiblement un troisième.


[rp]A vous Castelreng Dict. du Cougain, Senher de Cordas & Marseillan
De nous : Heaven Dict. du Cougain

Mon très cher Père,

Pardonnez mon silence depuis mon départ de Lodève il y a de cela plusieurs semaines. J'aurais aimé vous réécrire aussitôt la vostre reçue en retour mais j'ai préféré laisser du temps, au temps. Il y a des années qu'entre nous les différents s'opposent et un jour ne suffira pas à rebâtir ce que des années ont détruit. Cela dit, c'est en vostre compagnie que je tiens à ressembler chaque pierre de cet édifice qui est nostre, afin de la remanier en une forteresse épique.

Je suis en ce jour de retour en Languedoc. Il va de soi que j'espère sous peu vous voir car je dois m'entretenir avec vous. Nostre passé restera, de nos erreurs communes et personnelles nous nous devons d'apprendre mais c'est dans cet avenir qui sur moi se rejeté que je fonde tout espoir de vous voir me soutenir.

Jamais je ne vous ai demandé quoique ce soit depuis que vos terres j'ai quitté, le jour de cet horrible vente au marché. Je crois que vous vous souvenez fort bien de la honte sur nostre famille en ce jour. Sans le garde d'Exat à qui j'ai dû ma vertu longuement, elle aurait été bien pire. Mais aujourd'hui un nuage sombre encore plane sur nos têtes et ce n'est pas en fuyant que je veux l'effacer mais avec vostre soutient plutôt l'étancher. Il faut laisser cette tempête faire rage et peut-être qu'après viendra vraiment le beau temps... qui sait.

Je vous donne donc rendez-vous d'ici quelques jours, le temps de m'installer à Mende où je compte désormais résider et ensuite, je vous rendrais visite à Marseillan si vous acceptez de nous y recevoir.

Dans l'attente de vous lire,
Affectueusement

Vostre Princesse,
Heaven [/rp]

Elle cacheta et fit mandaté un jeune coursier pour se rendre au Domaine de son père. Espérant que le prévot si trouvait. Peut-être comprendrait-il certaine allusion, peut-être pourrait-il ainsi se préparer à la nouvelle... aux nouvelles qu'elle devait faire, ou pas. Sa jeune soeur lui avait dit leur père amoureux, peut-être comprendrait-il sont état. Sans quoi, elle devrait une fois de plus abandonné l'idée de renouer avec sa famille une fois pour toute. Seule leur discussion en tête à tête saurait réduire le doute qui grondait en elle. Et elle hésitait toujours... elle sollicitait le présence de Systemeur ou pas pour ce voyage ?... Elle avait encore un jour ou deux pour y penser fort heureusement parce que cette décision allait surement jouer un rôle crucial dans le déroulement de la confrontation père-fille

Alixane a écrit:
[D'un engrenage à l'autre - Au programme, visite de Marseillan]

Une longue hibernation hors saison lui avait évité de replonger dans les affres de la douleur, à défaut de l'avoir guérie complètement des dernières en date.
Un concours de circonstances avait sorti Alix de sa torpeur curative, puis les évènements s'étaient enchaînes. Vite... Trop vite?
Elle n'en n'était plus à y réfléchir tant lui paraissait naturelle la situation actuelle ; elle aurait pu Le connaître depuis toujours, c'est exactement l'impression qu'elle avait.
Une raison sans doute suffisante pour qu'elle agisse à l'inverse de son habitude.
D'ordinaire rétive jusqu'à l'obsession, rien n'aurait pu en effet indiquer, aussi peu de temps après sa réclusion quasi monacale, qu'il soit envisageable de la croiser au bras d'un homme.
Plus extraordinaire encore, Alix apprenait les concessions, ou à tout le moins à taire certaines aversions.

Le tout pour les doux yeux d'un Seigneur, qu'elle regrettait bien qu'il soit, au passage.
Parce que ce dernier point était l'un de ceux qui risquaient le plus d'assombrir un avenir à priori dénué de nuages.
Car la brunette, tout à sa joie de vivre retrouvée, avait occulté quelques points essentiels.
En premier lieu, son allergie aux histoires de famille ; sans plus aucune attache de ce genre depuis fort longtemps, elle avait pu à maintes reprises constater combien privilégiée elle pouvait être.
Nombreuses étaient les situations difficiles dont Alix avait été témoin, louant le destin de lui épargner d'être au centre d’imbroglios pareils.
Or l"évidence n'avait pas mis longtemps à émerger : elle était tombée en plein dedans.
Et bien que ça ne la concerne pas, il lui était difficile de rester indifférente au ressenti des uns et des autres quand l'état d'esprit de son Aimé en dépendait.

En second lieu, le libre-arbitre qui lui avait permis de toujours agir comme elle pensait devoir le faire.
Là encore, elle réalisait sauter à pieds joints dans un monde où obligations, convenances et étiquette laissaient peu de place à la fantaisie.
Alix en avait fait l'expérience assez rapidement : le franc parler n'était pas de mise lorsqu'il conduisait l'être qu'elle chérissait dans l'embarras ou à prendre sa défense comme il avait eu à le faire.

Bien sûr, elle avait appris à se bien comporter, à freiner ses pulsions, à respecter certaines règles, pendant sa charge de Diplomate. Ce que sa mission d'alors exigeait, elle l'avait respecté et mené à bien. A l'instar de toute tâche dont elle acceptait de se charger, elle ne prenait pas à la légère son devoir d'accomplissement.
Cela restait toutefois un travail, pas un mode de vie permanent.
Etre une Alix de Rien, elle l'assumait, voire le revendiquait pleinement.

Celui qui était devenu son compagnon l'avait acceptée comme telle.
Leur relation personnelle n'en souffrait pas et elle n'avait d'autre ambition que d'être heureuse et de lui apporter ce même bonheur.
Pourtant elle était consciente que son plus cher désir à Lui était de la voir partager sa vie en toute légitimité. Encore un point de détail susceptible de donner matière à moult débats. Certaines allusions, les touchantes attentions toujours renouvelées qu'il lui portait, la façon dont il la gâtait, jusqu'à sa spontanéité pour monter au créneau afin de la soutenir étaient autant de signes d'une réelle volonté d'engagement.
Le jeune femme n'avait, pour sa part, rien à offrir d'autre que son amour. Pour vrai qu'il soit, il ne suffisait pour autant pas à combler le fossé de leur condition respective au sein de la communauté.
Elle n'en avait cure, en toute honnêteté, et savait en outre que s'il voyait au delà pour elle, pour eux, c'était dans l'unique but de la chérir davantage, même si les moyens à mettre en oeuvre pour ce faire n'avaient jusqu'alors pas forcément reçu son agrément à elle.

Il n'avait donc de cesse de multiplier les occasions de lui être agréable et de lui procurer tous les petits plaisirs dont il jugeait important qu'elle puisse profiter.
Alix savait qu'il lui tardait de lui faire visiter enfin ce domaine dont il lui avait tant parlé.
Marseillan.
Autre lieu, autre personnel, autres noms à retenir, autres enfants à rencontrer, et si elle en croyait Joséphine pas forcément des moindres à gérer.
A considérer le caractère de la demoiselle, Alix se demandait bien quels rebondissements ce petit voyage pouvait encore lui réserver.
A titre personnel, elle n'avait pas eu à se plaindre de l'accueil qu'on lui avait fait, bien au contraire. En revanche le contentieux entre certains membres de la famille était loin d'être négligeable.
La brune pièce rapportée dans cet échiquier s'attendait donc au pire. D'une, parce que penser dans ce sens n'évite que les mauvaises surprises, de deux parce qu'une Alix cogiteuse avertie en vaut deux.



Le grand moment était donc arrivé de concrétiser ce projet qu'il avait eu de faire halte, avant leur retour à Narbonne, en ce fief qui ne représentait encore pour elle qu'un nom ajouté à d'autres dans la liste que constituait une présentation en règle.
La distance qui les séparait des terres familiales avait le mérite d'avoir vu l'irritation de son Brun s'estomper au profit d'un enthousiasme et d'une impatience non feints à l'idée de jouer les guides.
Avant même d'avoir le plaisir de chevaucher à ses côtés, elle l'avait écouté lui détailler par le menu tout ce qu'il aimait de ce petit bout de Languedoc.
Tandis qu'ils parcouraient la distance qui les séparaient de leur destination, elle pouvait se rendre compte combien il était fier de lui faire partager son amour pour ce domaine. Et combien il tenait à ce qu'elle s'y sente comme chez elle.
Et lorsque, les dernières lueurs du jour âbimées dans l'obscurité naissante, il lui signifia qu'ils étaient arrivés, elle réalisa qu'elle n'avait pas vu le temps passer.

Toujours prévenant, c'est avec douceur qu'il la cueillit sur sa selle pour la reposer à terre.
Le gratifiant d'un large sourire, prélude à un tendre baiser, elle se laisse capturer la taille tout en s'interrogeant sans vraiment attendre de réponse, sachant combien son temps lui appartenait peu :


Alors c'est ici que vous venez vous reposer quand vous en avez le loisir?

Puis le laissant à ses instructions au garçon, elle laisse errer son regard autour de la cour, essayant de deviner ce qui se cache derrière les murs imposants de la demeure, notant de son oreille qui traîne, au passage , qu'un certain blondinet va retarder le sommeil du pauvre palefrenier.
Le doux baiser qu'il lui porte alors interrompt le cours de ses interrogations
,

Entrons vite Trésor que je vous fasse faire la visite des lieux comme promis.

Bien volontiers mon Coeur. Que je puisse vérifier de mes yeux ce que vous m'en avez conté. Je meurs d'impatience de découvrir votr.. vos quartiers!

Insidieusement, le souvenir de son regard complice alors qu'ils prenaient possession de leurs montures, ce picotement qui lui parcourt l'échine à chaque frôlement de hanche, ont déclenchés en elle une soif à étancher bien plus grande que sa curiosité.
C'est à cet instant précis la sa seule urgence préoccupante.
Pour le reste, elle verrait bien. Les gens changent. Elle avait changé. Jusqu'à quel point, l'avenir le lui dirait.

Castelreng a écrit:
Quand la porte fut refermée derrière eux, au majordome il commanda bain et un repas froid accompagné d’une bouteille de vin doux, le tout à servir dans sa chambre.

Ils se trouvaient dans la grande salle du château. Un feu brûlait dans les deux âtres se faisant face. Encadrant celui du fond, une grande estrade agrémentée d’un lais, où, en premier plan était posée une lourde table encadrée par deux lourds fauteuils et des bancs. En second plan, d’autres fauteuils semblaient regarder les flammes léchant les grosses bûches. Sur le manteau de la cheminée, sculptée dans la pierre, dont on remarquait par sa blancheur qu’elle était là depuis peu, les armes seigneuriales. Pendues ça et là aux murs entre une large ouverture montrant des degrés, des tapisseries que Feue son épouse avait fait avec amour et patience. Sur le mur opposé, des fenêtres à meneau pas assez large pour faire entrer suffisamment la lumière. Sur le manteau de la seconde cheminée, le blason du Vicomté d’Adge, montrant l’appartenance des lieux. Au dessus, un crabe, symbole de Marseillan. Au centre même de la salle, de longues tables et leurs bancs. Le tout éclairé par les torchères flambantes.


Ne voulant pas entendre parler « affaire courante » il leva la main pour faire taire l’homme avant qu’il n’ouvre la bouche en ajoutant un


Nous verrons en matinée pour le reste Gaston, je compte m’attarder un peu cette fois ci.

Ce qui devrait réjouir le domestique vu le sourire satisfait qu’il afficha avant de se retirer. Castelreng cependant ne s’en aperçut même pas, toute son attention déjà se trouvant pour Alix dont il enlaçait toujours la taille. Un bref et doux baiser sur ses lèvres et le voilà qu’il l’entrainait vers les escaliers.

Nous profiterons de cette salle demain Amour, voyons ce que l’étage nous réserve...


Gravissant les degrés en colimaçon, éclairés ça et là par des torches, il la serra un peu plus contre lui en ajoutant.

Prenez garde mon Cœur, certaines marches sont traites.

S’arrêtant en plein milieu de leur ascension, il la plaqua doucement contre un mur et tout en commençant à la modeler de ses mains, s’empara de ses lèvres avec fougue. D’aucun les aurait surpris aurait pu penser que Castelreng n’était là qu’un jouvenceau découvrant les plaisirs de la chair et les trouvant somme toute fort à son gout. Il n’aurait tenu qu’à lui d’ailleurs, il lui aurait fait l’amour là sans se préoccuper qu’ils pourraient bien être surpris par la valetaille qui ne tarderait pas à monter les seaux pour leur bain. Il dut néanmoins se faire violence et remettre à plus tard le tendre moment qu’ils allaient partager, quitter les lèvres trop douces et assagir ses mains pour reprendre la montée.

Un couloir desservant plusieurs pièces les attendait. Il ouvrit donc la première porte, prit la torche qui ne semblait n’attendre qu’eux et invita sa belle à entrer. La lumière montra qu’il était dans la bibliothèque qui faisait aussi office de bureau. Des étagères emplies de parchemins roulés, des livres sur d’autres, une table de travail encombrée, quelques fauteuils ça et là, un feu crépitant chauffant agréablement la pièce et, couché au pied de l’âtre, une peau d’ours semblant les appeler. Refermant la porte, il glissa la torche dans l’anneau fixé au mur et fixa son regard sur Alix. Sans plus attendre, comme si c’était devenu vital, il s’empressa de rependre sa tendre et douce dans ses bras et s’empara de ses lèvres. Ils ne seraient pas dérangés là. Personne ne viendrait frapper à la porte ou l’ouvrir sans avertir. Ils étaient dans son antre. Le bain demandé aurait le temps d’être à température idéale, le repas ne risquait pas de refroidir et une belle peau d’ours n’attendait qu’eux.
Elle n’eut pas à attendre bien longtemps…

Quand ils se retrouvèrent de nouveau dans le couloir, un long moment plus tard, une toute autre faim les tenait. Aussi le maitre des lieux fit-il une visite des autres pièces sans plus s’attarder bien qu’il ne lui fit découvrir que des chambres. Une volée de marches plus haut, il lui expliqua qu’ils se trouvaient à l’étage réservé à la famille et la fit entrer dans sa chambre.

Un lit monumental trônait dans la grande pièce où, au pied de la cheminée ronflante, un grand baquet fumant les attendait. Sur une petite chaise non loin, une pile de serviettes de lin. Sous l’une des deux petites fenêtres, une table où le couvert éclairé par un gros chandelier d’où brûlaient des bougies de cire, était mis pour deux. Complétant l’ameublement de cette pièce, quelques lourds coffres posés contre les murs.

Il laissa sa belle examiner la chambre, cherchant sur son visage à savoir ce qu’elle en pensait, craignant tout de même qu’elle ne trouve sa chambre trop impressionnante.


Cela vous plait-il...
Commença t-il a dire d’une voix incertaine. Elle était la première à entrer dans sa chambre, dans ce domaine en fait si l’on mettait de coté bien entendu sa suzeraine. Son avis avait donc pour lui de l’importance sans pour autant chercher à savoir pourquoi. Lentement, il avança vers elle et, sans la quitter des yeux, l‘enferma dans ses bras. Déposant un doux baiser sur sa tempe, il lui dit à voix basse

Le bain nous attend.. que diriez vous de le partager avant de penser à manger ?


Au sourire qu’il reçu en retour il sentit le désir monter en flèche et s’appliqua à dévêtir sa Belle, avec une lenteur exaspérante, prenant le temps de dévoiler et laisser ses mains fureter sur chaque parcelle de peau qu’il découvrait. Il la laissa faire de même avec lui. L’emportant ensuite dans ses bras, il la fit glisser doucement dans le baquet avant de la rejoindre. L’eau parfumée grâce aux feuilles de menthe qui avait été jetées dedans était à la température idéale. Ils en profitèrent à leur façon, s’emballèrent d’une simple serviette pour passer à table avant d’aller poursuivre leur passion au lit....

Au petit matin il la quitta alors qu’elle dormait encore profondément. Ne voulant la réveiller, il avait refermé la porte de la chambre tout en douceur après avoir ranimer le feu. Il descendit, alla s’enfermer dans son bureau et se mit à traiter ses affaires en cours. Entre livres de comptes et courriers à lire et répondre, le temps passa sans qu’il ne s’en rendit vraiment compte. Ce n’est lorsque l’on frappa à la porte qu’il réalisa qu’il avait faim et ce depuis un moment. Il se plut cependant à penser que c’était Alix qui venait le sortir de là pour partager ensemble le premier repas, aussi ce fut d’une voix enjouée qu’il invita à entrer. Il ne put cacher sa déception en voyant Gaston en franchir le seuil avec dans une main le courrier et dans l’autre un plateau. Il le laissa poser son chargement sur un coin de sa table de travail et prit ensuite les plis qu’il lui tendit.


Ma compagne est-elle réveillée Gaston ?

Non Messire, la dame dort encore...

Bien faite lui savoir que je suis là quand elle montrera le bout de son nez et faites en sorte que ses demandes et désirs soient Gaston.

Bien entendu Messire.


Ne se préoccupant plus de son majordome, il regarda les différentes lettres qu’il avait en main et fut agréablement surpris en reconnaissant l’écriture de sa fille ainée. Enfin elle lui répondait. Un sourire éclaira son visage alors qu’il était à faire sauter la cire le scellant. Impatient d’avoir de ses nouvelles , il se plongea donc dans la lecture.

Aux premières phrases, il éprouva un grand soulagement. Enfin il allait pouvoir revoir sa fille. Enfin ils allaient pouvoir l’un l’autre reconstruire ce que le passé avait détruit. Il en aurait presque pleuré de joie tant il s’en trouvait heureux. Des années qu’il ne l’avait vu et deux lettres en tout est pour tout comme nouvelles s’il passait outre les dettes qu’elle lui avait laissé ça et là. elle était en Languedoc ! Ce n’était pas la première fois qu’elle y revenait mais la première qu’elle lui faisait part.
La suite de la lettre lui fit cependant froncer les sourcils et de là les pires craintes vinrent l’assaillir. Pour qu’Heaven en vienne à lui importer son soutien c’est qu’elle avait fait quelque chose de grave et connaissant sa fille, il ne pouvait qu’imaginer le pire.

S’adossant contre son fauteuil il laissa échapper un long soupir. Dans quoi s’était-elle fourrée ? ne cessait-il de se demander. Avait-elle des problème avec la justice ? Peu probable, il en aurait été averti. Avait-elle fait la rencontre de mauvaise compagnie qui à présent menaçait sa vie ? C’était une éventualité qu’il ne pouvait pas mettre de coté. Pourtant un doute planait. Elle était sur Limoges chez son demi-frère et avec Helie. Il ne pouvait donc rien lui arriver ? !

Que voulait-elle dire alors ?

Il avait beau se torturer les méninges dans tous les sens, une chose restait certaine. Quoi qu’elle est put faire il la soutiendrait, la défendrait bec et ongle. Car, quoi que fut leur différent elle n’en restait pas moins sa fille, sa princesse, celle née de son premier amour et à qui elle ressemble tant.

Oubliant sa faim, l’encas qu’on lui avait porté, les missives non lues, il se leva, la lettre d’ Heaven toujours en main et traversa la pièce à grand pas. Vivement il ouvrit la porte et avant même de la franchir hèla :

Gaston !!

….
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MessageSujet: Re: Chapitre IX : Vicomté d’Adge – Sur les bords du Thau : Marseillan -    Jeu 6 Déc - 13:24

Alixane a écrit:
Le joyeux crépitement des bûches dans l'âtre eurent raison de la torpeur dans laquelle baignait encore l'endormie, au matin de cette longue soirée de découvertes.

Sans tout à fait ouvrir les yeux, un sourire égaré sur ses lèvres closes, Alix laissa le flot des souvenirs de la veille envahir ses pensées, revivant ces moments où la félicité avait pris une large part.

Elle n'avait pas oublié pour autant l'aspect plus conventionnel de la soirée, si tant est qu'on puisse parler de conventions, des siennes en tous cas, devant l'immensité et le raffinement des lieux.
Jamais Alix n'avait vu pareille chose et son regard émerveillé s'était porté de toutes parts, tentant au mieux de cacher son intimidation sous les commentaires appréciateurs entrecoupés de "oooh" et de "haaa" que lui inspiraient ces splendeurs qu'il lui détaillait.

Elle revoyait l'anxiété de son tendre hôte, alors qu'il lui faisait les honneurs de chaque pièce de la demeure avec un soin tout particulier.
Une bouffée de tendresse mâtinée de gêne la submergea au rappel de celles qu'ils avaient baptisées, dans leur soif inextinguible de fusion, avec l'impression de sentir encore sur elle glisser l'eau parfumée aussi bien que les mains caressantes de son compagnon. Il lui semblait revivre ces corps à corps dont l'osmose ne lassait pas de l'éblouir.
D'humeur féline du coup, elle s'étira longuement avant de tâtonner du bout des doigts la place vide à ses côtés.

Une petite moue de dépit à l'idée qu'elle avait soit trop bien dormi, soit qu'elle avait été abandonnée à l'aube pour une urgence quelconque, elle se redressa enfin pour se repaître à nouveau du charme de la chambre.
Quelques vêtements épars, vestiges de leur enthousiasme vespéral, lui firent monter le fard aux joues.
Alix sauta aussitôt du lit pour en faire la cueillette au rythme des protestations d'un estomac qui commençait à crier famine. Elle espérait bien le contenter en galante compagnie, aussi tendait-elle l'oreille tout en se rendant présentable à la hâte.

La demeure paraissait aussi silencieuse que si elle avait été vide de tout personnel, à croire que celui-ci avait coutume ou ordre de s'affairer en toute discrétion.
Alors qu'elle commençait à désespérer qu'il subsiste une chance que le maître des lieux n'ait pas été appelé au Château, elle sursautant en entendant cette voix, qui savait lui susurrer si doux compliments, surgir du néant pour appeler d'un ton péremptoire :


Gaston !!

Sourcils froncés, elle se demandait ce qu'avait bien pu faire ce pauvre homme et à quel châtiment il devait s'attendre.
Partagée entre l'idée de cavaler jusqu'en bas pour se pendre au coup de son bien aimé et celle de rester prudemment en retrait dans l'attente d'un éventuel coup d'éclat, la jeune femme n'hésita qu'un court instant.
Si esclandre s'annonçait, elle avait la modeste prétention de pouvoir peut-être faire en sorte d'en freiner l'escalade.

Aussi, sans réfléchir plus avant pour ne pas risquer de reculer, elle descendit allègrement les marches , prenant soin de masquer sa perplexité sous un air enjoué de sa composition.
De là, elle se dirigea à l'instinct, jusqu'à voir son Brun dans l'encadrement d'une porte.


Bonjorn, Vous! Lui lança t-elle tout en pressant le pas pour aller l'enlacer.

J'avais peur qu'on vienne m'apprendre que vous aviez dû vous absenter déjà... Je vois qu'il n'en est rien et j'en suis fort aise. C'est l'habitude qui vous pousse hors de votre chambre sitôt le soleil levé?
La prochaine fois, réveillez-moi voulez-vous?.. J'ai un peu honte de m'être prélassée de la sorte.


Elle poursuivit dans un murmure soufflé à son oreille :

C'est le signe que j'ai excellemment bien dormi, ceci dit, et cela grâce à vous.

Les lèvres chavirèrent alors jusqu'aux siennes pour une petite dégustation matinale.
Et tandis que du bout des doigts elle lui taquinait gentiment la nuque, sa main libre chercha à envelopper la sienne.
C'est alors qu'elle se rendit compte qu'il ne l'avait pas libre, et s'écarta doucement pour sonder le céladon des prunelles qu'elle fixait désormais.


Tout va bien mon Coeur? J'arrive comme un cheveu dans le potage, peut-être?

Le cas échéant, elle préférait lui éviter de la congédier, et en prit donc l'initiative, tout en lui caressant tendrement la joue.

On se revoit plus tard ; j'aurais du penser que vous seriez occupé. Ne vous en faites pas pour moi, je vais trouver à m'occuper.

Un dernier sourire plus tard, elle s'apprêta donc à le laisser comme elle l'avait trouvé, missive en main dans l'attente de ce mystérieux Gaston.

Castelreng a écrit:
A peine avait-il mit un pied dans le couloir qu’il vit la plus jolie apparition qu’il soit. Un instant il en oublia ses soucis et afficha un franc sourire en faisant quelques pas pour raccourcir la distance qui les séparait encore.

Bonjorn mon Aimée.
Lui avait-il dit alors en retour.

Refermant le bras autour d’elle, il lui avait répondu ensuite.


Vous en prendrez l’habitude j’espère mon Cœur mais vous réveiller alors que vous dormiez si bien, je n’ai pu et ne pourrais. Vous aviez besoin de repos mais à l’avenir je vous laisserai un petit mot pour vous rassurer… .


Elle avait le don de faire qu’il se sente bien et plus ils passaient de temps ensemble plus il s’en trouvait attaché. Lui qui ne croyait plus que telle chose puisse encore lui arriver s’en trouvait encore par moment surpris. Comme à cet instant. Aussi c’est avec une tendresse débordante qu’il lui rendit ce premier baiser de la journée. Trop court à son gout, car la réalité et tout ce qui tourne autour refit surface.

Regardant la lettre qu’il avait toujours en main, il fronça les sourcils. Les questions concernant sa fille revenant le hanter.


J’espère que tout va bien mon Aimée… j’espère….


Lui prenant la main avant qu’elle ne tourne talons il ajouta.

Non ne vous sauvez pas Alix….Venez partager le déjeuner qui n’attend que nous dans mon bureau. .


Et l’entrainant vers son antre, vit enfin arriver Gaston. Poursuivant le peu qui les séparaient du bureau, il s’adressa au majordome.

Ha ! Gaston ! Et bien il ne faudrait pas qu’il y ait le feu céans ! Nous brûlerions tous….


Façon à lui de dire qu’il en avait mis un temps à arriver. Une fois dans la pièce, il fit assoir sa tendre et douce et poursuivit.

Damoiselle Heaven est pour arriver d’ici quelques jours. Faites lui préparer la chambre qui lui est réservée. Qu’elle ne manque de rien lorsqu’elle sera là …. Et faites nous apporter quelques fruits et autres douceurs.. Ce sera tout….


Oubliant Gaston il alla s’installer à coté d’Alix et lui en dit un peu plus tout en reposant la missive sur la table.

Ma Fille Heaven va donc être là d’ici quelques jours, elle se trouve à Mende actuellement Avec je pense son frère. Nous allons donc retarder notre retour à Narbonne si ça ne vous dérange pas mon Aimée.. Vous avez entendu parler d’elle avec Joséphine… Heaven n’a pas un caractère facile et depuis notre retour en Languedoc me fuyait comme la peste. Je vous conterais tout ça un jour. Mais pour l’heure c’est ce qu’elle m’écrit qui m’inquiète mon Aimée. .


Tout en parlant il la servit de ce repas qui attendait et fit de même pour lui.

Non que je ne sois content d’avoir de ses nouvelles et de savoir qu’enfin elle rentre mais… je sais pas… tout porte à croire qu’elle a de très gros ennuis… en fait mon Aimée, je crains le pire… Avec elle je m’attend à tout elle a tellement changé….


Toutes à ces pensées qu’il tentait d’exprimer à voix haute, il en avait oublié qu’il avait faim et l’assiette pleinement garnie qui l’attendait.

Je ne sais comment elle va réagir quand elle sera au fait pour vous et moi… comment elle va se comporter avec vous.

S’adossant à son siège, il ferma les yeux un instant tout en soupirant longuement….

--Heaven a écrit:
~~ Mende, chacun son point de vue, chacun borné sur ses décisions ~~

Elle n'avait pas réussi à prendre de décision. Elle partait seule pour Béziers ou pas ? Elle avait envie d'avoir son amoureux près d'elle mais trouvait la situation délicate. Il y avait tant d'années qu'elle n'avait pas eu son père devant elle. Les méandres du passé n'étaient pas réglés que d'autres s'ajouteraient au présent. Elle savait que Systemeur ne serait pas d'accord pour la laisser prendre la route seule, affronter son Senher de père également sans partenaire. Faire face à l'adversité ensemble. Voilà ce qu'ils s'étaient promis mais....

Besace prête, sur le pas de la porte, le lendemain de cette missive à Castelreng, elle discutait avec Systemeur de la mesure à prendre.


Je pars pour Marseillan, je ne serais pas longue et de retour dans quelques jours... tout au plus... je ne m'attarderais pas....

Hummmm... et tu comptes partir sans moi ?


Ses yeux ancrés dans les siens, elle soupira. Cela ne serait pas évident de le convaincre de rester ici. Elle savait ce combat perdu d'avance mais allait tout de même essayé. Pour son bien... pour celui de son père et le sien !


Je ne crois pas Systemeur que ce soit une bonne idée que tu m'accompagnes... Tu as déjà eu affaire à Père il y a quelques mois à Narbonne si j'ai bien compris...Tu sais que cette nouvelle ne sera pas très bien reçue...et tu as vu son caractère déjà....

Il hausse légèrement les épaules et plonge doucement son regard dans le sien

Oui mais ça je m'en fiche, je t'ai dit que je te soutiendrais quoi qu'il arrive et je suis prêts a affronter ton père pour lui prouver que je suis digne de toi.

Elle soupira doucement, attendrit par ses paroles mais....

Oui je sais bien... cela n'a rien à voir Syst... peu importe ce qu'il pense de toi... mais... je ne suis pas certaine que de le voir se jeter sur toi me rendra si heureuse tu comprends ...

Elle voyait déjà parfaitement la scène dans sa tête, son père se jetant sur son futur gendre, prêt à l'étrangler de fait sans même chercher à comprendre le dénouement de l'histoire, la vertu de sa fille envolée. Voilà ce qu'il retiendra et basta.

C'est moi qui vais devoir me retrouver entre vous deux et je ne suis pas certaine d'avoir envie...

Systemeur laissa un soupire s'échapper d'entre ses lèvres a son tour, reprenant de plus belle, n'ayant aucune intention de changer de position sur le sujet

Nan... c'est à moi de lui prouver que je mérite sa fille, et ça serait bien qu'il l'accepte simplement mais s'il faut en venir aux mains soit, ça ne me fait pas peur... Et ce n'est pas pour te faire du tort mon amour mais pour pouvoir vivre en paix, que ton père sache que tu n'as pas choisis à la va vite....

Il se laisse aller à un petit sourire. Quelque part, Heaven pensait que ça l'amusait, le divertissait cette situation. Ce qui était loin d'être son cas à elle hein !

Et je suis sure qu'une fois sa colère résorbée, il se rendra compte que finalement ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose

Elle le regarda horrifiée cette fois. Il était fou, il n'y comprenait rien ou il le faisait exprès ?

En venir aux mains ? Mais tu n'y penses pas... N'oublies pas mon amour que tu as affaire à un nobliau qui ne rigole pas sur l'étiquette.... Père est bien trop englobé dans sa petite prestance pour voir que tu ne veux que seulement mon bien. Le sien primera toujours, comprends le de suite. Ça nous évitera bien des problèmes éventuellement...

Elle soupire durement, commençant à perdre patience tranquillement.

Voilà pourquoi je trouve préférable que tu restes ici... j'irais sans toi... la discussion est close !

Il renchérit de plus belle, pas décidé à la laisser décider de ce qu'il allait faire

Bah il va falloir qu'il fasse une exception cette fois ci, les nobliaux ça me fait pas peur, je suis issu d'une telle famille alors je sais comment ça fonctionne et tu auras beau dire, je t'accompagnerais, d'une part pour assurer ta sécurité et d'autre pour rencontrer ton père car il le faut.

Il détourne légèrement le regard, gêné ou malaisément. Elle n'aurait su dire sur le coup.

Je ne veux pas que ton père pense que l'homme avec qui tu es est un couard qui a peur de l'affronter car c'est loin d'être le cas et on ne règle pas les problèmes dans la fuite...

Elle se met à grogner de suite, voyant qu'elle n'aura pas le dessus sur cette discussion bien que ses envies à lui soit louables également. En d'autres circonstances, elle aurait été sous le charme de voir celui qu'elle aime bravé le plus effroyable de tous les monstres la tête haute pour gagner son coeur. Mais le monstre en l’occurrence ici, elle y tenait !

Là n'était pas du tout la question Systemeur et tu le sais fort bien... mais soit, tu veux venir... vient mais je ne te laisserais m'accompagnez qu'à une seule condition

L'ébène le toisa durement du regard, plus sérieuse que jamais.

Peu importe ce qu'il dira ou fera, tu ne lèveras la main sur lui ni ne l'insultera... promets le moi.... Je ne veux pas voir l'homme que j'aime trainer devant les tribunaux pour avoir osé s'attarquer à un noble. Promet... sinon je ne bougerais pas d'ici... et toi non plus...

Elle le fixe, ne bronchera pas sur ce fait. Le compromis étant déjà lancé. A lui de saisir ou pas mais il savait fort bien qu'elle ne lui pardonnerait nul faux pas après une promesse puisque rarement ils s'en faisaient.

Il était content le brun, il se laissa aller a un léger sourire avant d'acquiescer d'un signe de tête. Il avait gagné cette bataille.


Oui bien entendu c'est d'accord... Je ne veux pas compromettre notre avenir ensemble sur un coup de tête donc je resterais calme quoi qu'il arrive, tu as ma parole mon amour !

Elle soupira mi- rassurée, mi- exaspérée, se laissant gagner par amour pour lui... elle qui jamais ne cédait rien... voilà qu'elle changeait, petit à petit.


Bien... va faire une besace et je t'attends à l'écurie, sellant les chevaux.

Il sourit un peu plus et glisse un léger baiser contre ses lèvres, ravi d'avoir trouvé un compromis sans qu'il y est trop de frictions vu leurs deux caractères bien trempés et s'exécute ensuite.

J'y vas de ce pas, je te rejoins vite !

Elle savoura tendrement ses lèvres, son cœur s'allégeant se disant que rien ne pourrait jamais leur arriver... l'utopie de l'amour bien en branle dans son petit cœur qui ne battait désormais qu'à l'unisson du sien.

Mouais... fait ...

Elle sourit à demi-amusée, tournant les talons après avoir pris son sac, gagnant l'écurie.


L'amour de sa jeune existence ne tarda pas à la rejoindre. A deux, ils finirent de seller les chevaux et prirent la direction de Béziers laissant le couple d'amis Aslynn et Yanael derrière eux cette fois. La brune lui manquerait. Elle était devenue plus qu'une simple protégée, sa meilleure amie désormais mais, il y a des combats qu'il faut mené seule. Et encore... un regard vers l'homme à ses côtés. Possiblement qu'elle ne serait plus jamais solitaire. A cette pensée, un doux sourire, plein, orna ses lèvres.

[hrp]Rp fait en 4 mains pour donner plus de crédibilité au débat engendré entre Heaven et Systemeur au départ. Posté ici avec l'accord de ce dernier. [/hrp]

Alixane a écrit:
[Marseillan - Quand l'appétit va... ou pas]


Quoi qu'il ait pu lui en dire, on le sentait contrarié. Pas ce genre de contrariété qui pouvait le faire exploser de colère, comme elle avait pu le voir déjà, non.
Ce genre de contrariété semblait relever plus d'anxiété que de de rage.
Son accueil, et la façon dont il avait eu de la rassurer excluant la possibilité qu'elle en soit la cause, force en était de conclure que sa lecture était la source de son tracas.

Elle lui fut d'autant plus reconnaissante de la convier à partagerson déjeuner, et si elle était intriguée, Alix fit en sorte de ne pas en faire montre.
Sans trop de difficulté, du reste, la faim qui la tenaillait à ce moment là ayant repris de la vigueur à la vue des victuailles, anesthésiant quelque peu les autres priorités.
A l'invitation de son hôte, elle prit donc place, sans manquer de noter les instructions données alors au majordome.

Devant son regard interrogateur, il prit le temps de développer le sujet. Tandis qu'un agréable fumet venait lui chatouiller les narines, elle l'écouta donc religieusement expliquer que bientot l'une de ses filles, qu'Alix ne connaissait pas encore, devait arriver.
Elle avait souvenir d'en avoir entendu parler par Joséphine, comme il le souligna en confirmant les craintes émises par cette dernière.
Ainsi donc, le temps était compté avant ce qu'on lui avait présenté, ce par deux fois, comme une épreuve délicate à franchir.
Une part de son avenir se matérialisait donc là, devant ses yeux qui contemplaient tour à tour la lettre et son destinataire. A considérer le mécanisme avec lequel ce dernier avait fait le service tout en poursuivant son récit, la brune auditrice pressentait qu'il était en proie à un certain tumulte intérieur.
Aussi, lorsque, l'air las, il laissa échapper un soupir à la suite de ses dernières parole, Alix avait l'estomac aussi noué que vide.
Délaissant les mets auquel lui-même ne semblait pas vouloir toucher, elle se leva prestement pour passer derrière le fauteuil de son Aimé. Les mains, posées en douceur sur ses épaules, entreprirent un léger massage tandis que penchée à son oreille elle lui soufflait :


Mon Coeur, cela m'attriste de vous voir aussi tourmenté. N'êtes-vous pas plus pessimiste qu'il conviendrait de l'être? Si vous laissiez vos inquiétudes patienter jusqu'au moment où vous saurez de quoi il retourne? Voyez le bon côté de la chose : si elle vous rend visite, c'est que votre fille, en premier lieu, se porte bien, non? N'est ce pas déjà rassurant?

Ses lèvres s'égarèrent ensuite le long de la peau tendre jusqu'à la naissance des épaules, avant qu'Alix ne vienne se percher sur ses genoux.
Une main pressée entre les deux siennes, elle déposa un baiser sur chacune des paupières closes avant de poursuivre sur sa lancée.


Pour ce qui est de s'attarder ici, bien sûr mon Ange ; c'est à vos côtés qu'il me plaît d'être, quelque soit le lieu où nous nous trouvons.
Quant à ces lignes qu'on vous a écrites... Votre fille... Heaven c'est ça? Vous dit-elle expressément qu'elle court un danger grave? Auquel cas il faudrait peut-être aller au devant d'elle..
Ou bien, à l'instar de Joé, aurait-elle cette fâcheuse habitude de vous faire sortir de vos gonds pour incompatibilité d'humeur ou de point de vue, ce que cette missive pourrait vous laisser à penser?
Dans tous les cas, l'appréciation qu'elle aura de notre relation n'est pas de grande importance dans l'immédiat... Du moins, je l'espère.


En fait, et elle s'en rendait compte en le disant, le moindre détail semblait d'importance dans cette famille, et par conséquent pouvait se transformer en grain de sable susceptible d'en enrayer inexorablement la mécanique.
Anxieuse patentée, Alix aurait menti si elle avait affirmé qu'elle voyait la suite des évènements avec sérénité.
Pourtant il fallait bien que l'un d'entre eux au moins fasse preuve d'un minimum d'optimisme. Sa méconnaissance du contentieux qui pouvait être, la désignait donc tout naturellement comme étant la mieux placée.
Laissant ses appréhensions de côté, elle l'incita donc à la plus élémentaire des nécessités.


Quoi qu'il en soit, il n'est pas indiqué de réfléchir ou d'agir le ventre vide, Messire mon Coeur.
Vous allez donc me faire le plaisir de faire honneur au déjeuner que d'aucuns se sont donnés du mal à préparer.
Ensuite seulement nous aviserons, ensemble si vous le voulez, de la manière d'appréhender cette venue.


En guise d'encouragement, Alix alla piocher dans une corbeille une brioche dorée à souhait, dans laquelle elle mordit avec toute l'apparence d'une affamée qui ne se serait pas rassasiée depuis des jours.
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Chapitre IX : Vicomté d’Adge – Sur les bords du Thau : Marseillan -
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