Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre I Début Février : Dans le campement d'une Armée

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MessageSujet: Chapitre I Début Février : Dans le campement d'une Armée   Sam 6 Avr - 10:07

Castelreng a écrit:



    Aux portes Sud de la Capitale - Février 1461



L’armée, depuis quelques jours, était aux portes de la capitale. Aux pieds des remparts un petit village de toiles était donc apparu. Hommes et femmes s'étant engagés pour protéger le comté étaient ici rassemblés donc quelques un ne faisant pas partis des effectifs de l'Ost. Ces derniers cependant avaient une grande connaissance de la vie militaire pour l'avoir côtoyé des années durant.

Campement bien en ordre où feux brulaient, chauffant pour certain la pitance à venir et plus d’autre à simplement réchauffer les hommes stationnés là.

En attente ils étaient pour le moment, pour mission : Sécuriser la capitale.

Aussi chaque soir, à la nuit tombée, partaient-ils tous en patrouille autour des remparts de la ville. De temps à autres ils pouvaient croiser des personnes connues d’autres leur étant inconnues mais pas pour autant suspects. Voyageurs d'un jour où plus, marchants ambulants venus tenter fortune en capitale, tous se mélangeaient et se pressaient devant la herse de la ville où douanier et gardes maréchaux les surveillaient de près. Dans l’ensemble,pour l'armée, on pouvait donc dire que les nuits étaient assez calmes.

Au petit matin, le campement les voyait rentrer pour quelques heures de repos avant de repartir pour des tâches journalières. Une certaine routine s’était donc installée.

Première tâche : le rapport.

Tous se rassemblaient donc dans la tente du capitaine et ils commentaient et notaient le nombre de personnes arrivées, mettant d’un coté celles qu’ils avaient pu reconnaitre et qui les avaient au passage salué et ceux qui leurs étaient inconnues.

La seconde tâche consistait au paiement de la solde, à ce qu’il le serait nécessaire pour la tambouille et l’envoie en les murs de la ville du jeune garçon à tout faire du capitaine à aller acheter.

Ensuite venaient l’entretien de leurs montures, entrainement car il ne fallait pas rouiller et, entretien soigné des armes et armures.

Après seulement venait le peu de détente où parties de cartes ou de dés n’étaient absentes...

Maxiuszedeus a écrit:
Il y avait bien longtemps que l'ancienne Sénéchal des Armées Toulousaines n'avait sorti les armes pour autre chose que pour son entrainement quotidien. Elle avait gardé cette hygiène de vie qui lui conférait souplesse, santé et bien être et l'aidait à conserver une musculature de jeune femme dans la force de l'age.

Elle maniait l'épée longue, les armes de poing, la hallebarde, la sape, le fléau, la pique, l'arbalète et l'arc...Elle maitrisait le combat monté et avait eu le loisir d'expérimenter des armes de siège telles que la Catapulte et le Trébuchet.
Aujourd'hui elle conservait son aisance à l'épée, aux armes de poing facilement dissimulables sous une robe de Baronne, et les armes de jet, commodes pour tenir l'ennemi à distance. C'était une ancienne militaire aguerrie qui avait renoncé aux engagements de l'armée pour vivre de ses rentes gagnées au combat, en défendant son ancien Comté.
Mais quand son ami le Capitaine, lui avait proposé de venir "se dérouiller" un peu, elle avait pris cela comme un défi et avait décidé de lui montrer qu'elle valait toujours autant que ses bons soldats.
Elle avait préparé ses armes et son armure légère, avait ressorti son uniforme dont elle avait fait ôter les galons et les insignes par sa suivante Clarysse qui était aussi couturière. Elle avait demandé au cuisinier de Saint gilles de lui préparer des provisions pour quelques jours et avait donné ses instructions aux gens de maison pour qu'on vienne la quérir si le Comte la demandait.
Elle avait pris son paquetage et avait rejoint son ami, lui aussi noble Toulousain et actuel Capitaine du Languedoc pour la surveillance du Comté.
En journée, lorsque les autres jouaient aux dés ou aux cartes après l'entrainement, elle rejoignait le château pour s'enquérir des procès, de leur avancement et entendre les requérants. Puis le soir venu, elle rejoignait à nouveau le Camp, partageant un repas frugal avec les soldats, autour du feu de camps avant de prendre son quart.

Ces journées étaient bien remplies, mais elle en profitait tant que son adjoint la remplaçait au port pour se rendre utile où elle le pouvait, ravie d'aider son comté.

Maxiuszedeus a écrit:
Cette journée semblait interminable à la jeune Baronne. Après avoir monté la garde avec l'armée régulière du Languedoc et après avoir échangé avec le Capitaine sur la suite des opérations, il l'avait accompagnée au château, siège de changements sans fin ce jour là.
Un nouveau Procureur était nommé, le Comte s'était retiré et les remplaçants du 12ème conseiller se succédaient depuis quelques heures, démissionnant à tour de rôle. Elle avait hâte qu'enfin l'un deux accepte sa charge comme il s'y était engagé en signant sur une liste comtale...

C'est donc un peu fatiguée qu'elle retrouva le camps pour aider à la préparation du repas. elle n'avait pas souhaité être privilégiée et partageait les corvées avec la soldatesque régulière. Elle aurait besoin de concentration ou d'un reconstituant bien corsé pour tenir bon toute la nuit sur les remparts.

Mais elle était là, Pour le Languedoc, et pour son Capitaine, son Ami.

Gerscorp a écrit:
La soirée commençait, l'heure pour Gers de rentrer au campement et de quitter cette nature morte et inerte. Quand la lassitude le gagnait, il aimait patrouiller aux alentours du campement, regardant le paysage qui s'étendait devant lui, un paysage morose menacé par les pluies de l'horizon.
Malgré l'atmosphère humide qui régnait en maitre en ses lieu, le Blond ramassa sur le sol boueux quelques bouts de bois destinés au feu, avant de rentrer.
Il déposa le bois prés du feu et s'en retourna dans la tente des hommes. Quelque chose le gênait, qui pouvait être cette femme qu'il avait aperçut aider a la préparation du repas ? Une catin venue prêter main forte au Capitaine ? .... Non, elle aurait mieux a faire que de préparer le souper...Peut être une civil venue prendre part au combat ? C'était plus plausible. M'enfin, il n'en savait rien, juste une idée qui lui traversa l'esprit et l'heure n'était pas aux questions, il s'était décidé, il devait rédiger un courrier.
La situation était délicate, l'armée levée ça ne devait pas être pour rien et, inscrire leur position clairement sur un vélin ne semblait pas être une bonne idée pour le Blond, d'autant plus qu'une civil devait lires ses mots.

Il n'avait jamais fait ça avant, et l'heure tournait, le coursier devait partir a la nuit. Alors pressé par le temps et son inexpérience il laissa courir sa plume sur le bout de parchemin :


Citation :
Ma chere, l’envie de vous revoir m’étreint
Or, je ne peux vous conter mes aventures
Ni vous décrire l’horizon de demain
Temps qu’il y aura cette maudite censure.
Par chance si vous éprouvez les même envies
Eternelles a en croire notre vie
Laissez-vous donc porter et je vous le dis
Leurre et ruse seront nos meilleurs amis.
Ici je vous attends et je vous dresse
En forme de pilier mon adresse
Regardez et lisez bien, le début de chaque point.

Il en avait mis du temps pour écrire cette lettre mais il y était enfin arrivé. Il posa la plume, plia le bout de parchemin qu'il glissa dans son gantelet gauche et partit a la rencontre du messager.
Cela faisait dejà un bon nombre de jours qu'ils avaient établis le campement et mis a par le froid et la pluie, ils n'eurent guère de confort. Alors apres s'être suffisamment approché du messager pour lui parler a voix basse il lui dit...
Si par chance tu passe par Bézier...peux tu porter ce pli a une dénommée Feo ? Elle vit dans une cabane de pêcheur...Voyant alors le regard du coursier changer il ajouta...Oh mais ne t'en fais pas, ce ne sont là que des mots doux. ...Un regard échangé avec l'homme, et il lui tendit la main attendant de recevoir le vélin que Gers ne tarda pas a lui donner. Une main reconnaissante sur l'épaule du coursier il inclina la tête pour le remercier et lui dit pour conclure....Je te remercies. Prends soin de toi et de ce pli.

Le bout de parchemin entre de bonne mains, le Blond regagna ses camarades pour les aider un peu....parce que oui...A m'en'donné faut bien !

--Vieil_homme a écrit:
Un messager usé par le temps, vint au petit matin sur ce qui ressemblait à un campement.
Sa vue était faible mais les indices pour retrouver le destinataire avait été clair...
"Sieur le borgne, veuillez remettre ce parchemin en main propre à messire Gers. Point besoin d'une bonne vue, il est blond et porte un habit de métal, brillant au clair de lune...il est de forte carrure et l'accent du sud, celui des montagnes!
Ne trainez pas, ce message est de grande importance..."

Le vieil homme avait suivi le chemin indiqué par la dame sans sourire

Citation :
Je suis très émue de vous dire que j'ai bien compris l'autre soir que vous aviez une envie folle de me revoir.
Vient à moi le souvenir de votre tendresse et d'avoir été tant aimée de vous.
A mon affection toute désintéressée et sans calcul j'offrirai à nos retrouvailles
Vous irez à votre tour, au début de chaque point que j'ai tissé pour ce bon plaisir qu'est le notre.
Prochainement nous causerons mon bon ami et prouverai que je suis toujours la femme sincère, capable de vous offrir l'affection dont vous manquez cruellement

Castelreng a écrit:
Une nuit de plus à faire le tour des remparts de la capitale. Une de plus où rien de spécial n'était arrivé si ce n'est la pluie mal menée par un vent capricieux. Ce n'est qu'aux premiers feux de l'aurore qui étaient à colorer le ciel d'or de gris et de rose, révélant le sombre des remparts que l’armée avançant en silence, retrouva son campement.

Femmes et hommes étaient fourbus ne demandant qu'à aller prendre un repos bien mérité. Cependant, il fallait tout de même que soit gardé le camp. Aussi, comme à chaque retour de patrouille le Capitaine désigna celui qui aurait la malchance de devoir veiller encore jusqu'au levé de la troupe.


Soldat Gerscorp vous garder le camp et serez relevé dans 2 heures. Gardez l’œil, personne n'entre.


Tandis que tous les autres se dirigeaient donc vers les tentes, Castelreng accompagna Maxi vers sa toile qui se trouvait en fait voisine de la sienne. Une fois arrivés, il prit la main de son amie et la lui baisa courtoisement.

Repose toi bien ma douce amie et à plus tard pour les rapports.


Lui dit-il avant d'aller à son tour rejoindre ses quartiers...

Nane94140 a écrit:
Une blonde attelée à une charrette vous avez déjà vu ?
Et bien c’est ce qui avance cahin caha sur la route de Bézier à Montpellier. Une blonde échevelée à force de tirer sa lourde charrette plus haute qu’elle, soufflant comme un bœuf et rouge comme une écrevisse bien cuite à force d’effort.


Rha la la qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour un frère ! bougonne t'elle selon son habitude

Hors d’haleine elle arrive enfin devant une forêt de tentes multicolores. Des hommes en arme se déplacent au sein de cette forêt. Ce doit être le lieu qu’elle cherche ! D’un coup de rein ou l’on descelle une grande habitude elle stoppe sa charrette en bordure du champ ou campe l’armée. Quelques objets en tombent dans un bruit de ferraille. Elle lâche les brancards et se rue pour ramasser son matériel. Rien de grave juste un chaudron qui a chût. Elle se baisse et c’est le moment que choisit la sentinelle pour se pointer.
Juste au moment où elle présente à la postérité un postérieur rebondi et bien tendu.

Maxiuszedeus a écrit:
Après une nuit bien trop longue, bien trop froide, bien trop pluvieuse à son goût, elle se laisse raccompagner à sa tente par le Capitaine.
Un baise main? Même en Campagne il reste charmant...

Elle rougit et lui sourit avant de disparaître pour quelques heures.

Gerscorp a écrit:
Cette nuit là il avait plut comme vache qui pisse et Gers sur le chemin du retour s'en souvenais encore. Une nuit de garde aux remparts de la ville a veiller les alentours, immobile durant de longue minutes alors qu'on y voyait pas a cent mètres, tellement les nuages s'imposaient sur la lune. Mais l'aurore stoppa l'averse et le retour au campement se fit dans la boue dont seuls le bruits des soldats martelant le sol venait fendre le silence. La nuit n'avait pas était facile et le Capitaine lui ordonna de monter la garde deux heures de plus. C'est sûr qu'il n'aurait pas craché sur l'occasion de regagner sa paillasse mais le Capitaine en avait décidé ainsi, alors, il inclina légèrement la tête dissimulant un léger sourire et répondit....Bien, a tout à l'heure alors.

Tandis que les soldats regagnaient leurs tentes Gers partit faire le piquet d'incendie a l'entrée du campement. Ramenant le baudrier de son épée devant lui pour y venir reposer ses mains il aperçut un vieillard marcher dans sa direction. Sans avoir le temps de comprendre le vieil homme s'approcha de lui et lui tendit un pli. Immobile le Blond le regardait intrigué il fronça légèrement les sourcils avant de se décider et de le prendre. Jouant de ses doigts il le déplia et y jeta un oeil. C'était la réponse qu'il attendait ! Si vite ? Un sourire alors naquit du coin de ses lèvres pensant qu'elle ne devait pas être loin sans se soucier du comment. S'apprêtant alors a remercier l'inconnu du service rendu il se dit que ses paroles ne lui suffirait certainement pas...Pas de bol il n'avait pas sa bourse sur lui...Jetant alors un oeil vers les tentes en soupirant il se risqua a regagner la tente des hommes et fouilla dans ses affaires. Portant encore sa cotte de maille il ne devait pas être très discret mais d'après ce qu'il avait put voir, les soldats semblaient bien endormis.


Alors qu'il revenait payer l'homme il aperçut une femme....Du moins une partie d'elle, sûrement la tête devait se trouver de l'autre coté, du moins il l'espérer pour elle.
Profitant qu'elle est le dos tourné il s'empressa de déposer discrètement trois écus dans la main du messager.
La pression descendait peu a peu et le Blond croisa ses bras et posa son regard, sourire au lèvres sur cette femme. Amusé par la situation il décida de l'interpeler
Dites moi ma p'tite dame....Qu'est ce que vous v'nez faire ici ?

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MessageSujet: Re: Chapitre I Début Février : Dans le campement d'une Armée   Sam 6 Avr - 10:08

Nane94140 a écrit:
Une voix l'interpelle et c'est rouge comme une pivoine d'avoir été surprise dans cette position que la blonde se redresse. Dans sa hâte elle laisse a nouveau échapper le chaudron qui roule un peu plus loin.

rhoooo zut ! La voila à courir après ce fichu chaudron qui roule comme s'il ne voulait plus jamais s’arrêter.

Dans l'affolement elle ne s'est même pas rendu compte de qui lui parle. Elle a juste vu une boite de conserve ambulante qui fait bien plus de bruit que tout son attirail d'ailleurs.

Enfin elle parvient a rattraper ce bon sang de chaudron et le rapporte presque triomphalement à la charrette. Ce n'est que la qu'elle se rend compte de qui l'a apostrophé.


Gers ? Mais qu'est ce que tu fais la ? C'est bien une question de blonde ça a poser a un militaire en arme qui plus est ! Et naturellement fallait que ce soit elle qui la pose.

Je suis venue voir Cast ! et j'ai apporté quelques petites chose qui je pense réjouiront les estomacs de tous. Elle montre sa charrette lourdement chargée.

D'ailleurs si tu étais galant tu m'aiderais a la pousser jusqu'a la tente de Cast que je puisse me reposer un peu c'est que la route est longue dans cet équipage depuis Narbonne !

Gerscorp a écrit:
Nane ?? ....Arf ! La soeur du Capitaine, que faisait elle ici ?..."Gers ? Mais qu'est ce que tu fais la ?"...Que faisait il, trempé comme un canard a l'entrée du camp au petit marin ? Il secoua alors légèrement la tête en souriant avant de l'entendre poursuivre...."Je suis venue voir Cast ! et j'ai apporté quelques petites chose qui je pense réjouiront les estomacs de tous. "...AHAH ! Voilà une nouvelle qu'elle était bonne ! Jetant alors un oeil sur la charrette il écoutait le fil de la conversation.."D'ailleurs si tu étais galant tu m'aiderais a la pousser jusqu'a la tente de cast que je puisse me reposer un peu c'est que la route est longue dans cet équipage depuis Narbonne !"...C'est qu'elle avait de sacrés arguments....Quelle charrette ! Alors après avoir décroisé ses bras, il s'avança vers elle en lui disant...Héhé, ravi de ta visite Nane ! La tente du Capitaine est là bas....Se tournant alors en direction du vieil homme il lui fit signe d'attendre.

Fichue boue qui rendait le sol instable et glissant, et eux en train de tirer la charrette au travers le camp jusqu'à la tente du Capitaine qu'il avait regagnée peu de temps avant. Se tournant alors vers Nane il lui dit tout en marchant, rythmé par l'effort...
Qui t’envoie chargée comme une mule si loin de Narbonne ?! J'espère que ton voyage c'est bien passé... ici c'est calme...Peut être même un peu trop...M'enfin ! Si ca doit cogner... c'est l'moment ! Je ne suis pas sûr que ton frangin sache recoudre quelqu'un...Si ça peut nous éviter le fer chaud...Héhé c'pas plus mal !
Arrivée alors devant la tente du Cap il frotta ses mains l'une contre l'autre avant de reprendre...Voilà, tu le trouvera dans cette tente...Posant a nouveau son regard sur la charrette il lui demanda....Hé Nane, t'aurais pas quelqu'chose a bec'ter ?...Essayant alors de charmer celle envoyée a leur secours leurs porter ripailles, le Blond lui offrit un sourire innocent dans l'espoir de ne pas rester le ventre vide jusqu'à la relève.

Nane94140 a écrit:
Coup de chance ce n’était pas un inconnu le Gers, même s’il avait probablement reçu consigne de ne laisser entrer aucun civil dans le campement, elle n’avait pas eu à argumenter beaucoup. D’ailleurs sa charrette était elle-même un laisser passer pour toutes le portes de campement militaire du monde.... ou presque ! ^^

Du coup, dans la petite tète de blonde germe un plan des plus intéressant. La charrette elle se l’est traînée toute la route, elle l’a chargée toute seule, maintenant faut la décharger et c’est que ça pèse tout ce qu’elle s’est trimbalé. Aussi la Question de Gerscorp vient à point.

Quelque chose à manger ? Heuuuu !!! Oui, je dois avoir ça, mais si je me souviens bien de la manière dont j’ai chargé ce monstre Elle désigne la charrette du doigt J’ai dû coller ce qui est immédiatement comestible tout en dessous ! d’un sourire elle s’excuse de sa blonditude avancée. Dans la tête de la blonde tournicote l’idée que le Gers, il va bien se taper le déchargement déjà par galanterie mais aussi à cause de sa gourmandise.

Mais elle n’oublie pas cependant de répondre aux autres questions du jeune homme.

Qui m’envoie ? Mais personne voyons ! J’ai juste eu une envie irrésistible de voir mon frère ! Ça fait trop longtemps que je ne l’ai pas vu et puis j’ai pensé, comme je suis ancienne aubergiste, que je pourrais faire des heureux en m’improvisant cantinière.

Mon voyage il s’est fort bien passé c’est gentil de t’en enquérir. Par contre, pas sure qu’il soit ravi de me voir sur le coup… après il en verra les avantage mais à mon avis il risque de se mettre en rogne. Et je suppose que tu l’as déjà vu en colère….

Nane éclate de rire !
Mais comme je ne suis pas une de ses recrues tout ce que je risque c’est de me voir réexpédiée à la maison avec armes et bagages après avoir essuyé une engueulade maison. un sourire malicieux au lèvres elle ajoute : Du coup, je pense qu’il serait judicieux d’avoir son accord pour que je reste, avant de décharger la charrette… sourire un peu gêné en direction de Gers sinon tu risquerais d’avoir à la recharger aussi sec

Castelreng a écrit:
Le repos avait été une fois de plus de courte durée. Chose tout à fait normale cela dit, il n'était pas là, dans cette armée, pour dormir son comptant ou bailler aux corneilles. Cependant ce matin, il fut écourté par des bruits de ferrailles inhabituels. D'ordinaire sa petite troupe ne revêtait pas l'armure si tôt le matin, ne le faisait qu'une fois le rapport terminé pour l'entrainement qui terminait la matinée.

Qu'était donc alors ces bruits si proches de sa tente ?

Sortit de son lit de camp avec perte et fracas, il sauta dans ses braies et, sans prendre le temps d'enfiler ses bottes, ramassa son épée et se rua hors de sa tente.


Son humeur qui n'était déjà pas au beau fixe, loin de là, était alors des plus sombres pensant par ces bruits qui n'auraient dut être qu'il y avait là danger.S'ajoutant à cela, la grande lassitude et l'acharnement qu'avaient certains conseillers à son encontre à disséquer ces moindres faits et gestes, les erreurs de certain honteusement mis à son compte le laissait de jour en jour plus sombre que la veille et les nerfs à vifs. Sa seule sa consolation, deux yeux azurs se posant sur lui avec la plus belle des tendresses mais qui pour l'heure n'étaient pas là.

C'est donc un Castelreng complètement débraillé ou plus exactement torse et pieds nus, cheveux en batailles et épée en main qui se retrouva face à un spectacle des plus inattendu.

Là, devant lui, ne se trouvaient autre que Gerscorp en grande discussion avec sa soeur Nane autour d'une charrette emplie de gamelles et autres accessoires de cuisine... Sa soeur Nane..... et ses gamelles !!!


Crénom d'un chien Nane !! Que fiches tu ici ? !!

Et sans attendre de réponse regarda froidement le jeune soldat et rageant un

Que veut dire personne n'entre soldat ? !


Son regard se posait sur eux tour à tour, regard des mauvais jours qui n'annonçait rien de bon pour celui ou celle qui connait un tant soit peu le bonhomme. Aussi ne fut-il pas étonnant de l'entendre ajouter


Pas un mot Nane... surtout pas.... Soldat raccompagnez ma soeur à la sortie du campement..IMMEDIATEMENT !!
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MessageSujet: Re: Chapitre I Début Février : Dans le campement d'une Armée   Sam 6 Avr - 10:11

Nane94140 a écrit:
Ça y est ! Il fallait bien s’en douter que le frangin sortirait comme un diable de sa boite en entendant la douce voix de sa sœur chérie. Le voilà qui déboule torse et pieds nus les cheveux complètement ébouriffés et d’une humeur de dogue hargneux. Il devait franchement bien dormir le Cast et sur ses deux oreilles encore !

Elle n’a même pas le temps de le saluer qu’il commence à rugir mais ça n’est pas pour la perturber plus que ça elle s’y attendait.

Pas un mot Nane... surtout pas.... Soldat raccompagnez ma sœur à la sortie du campement… IMMEDIATEMENT !!

Imperturbable la petite blonde rétorque sans se préoccuper de l’interdiction de parler de son frère. Pour tout autre qu’elle sa réaction s’apparenterait a une entrée dans une fausse aux lions avec une simple badine pour se défendre mais elle n’a aucune crainte de son frère leurs disputes sont parfois… musclées mais jamais elles ne se terminent mal.

1/ Bonjour mon frère moi aussi je suis ravie de te revoir depuis tout ce temps. Elle se paye même le luxe d’aller lui poser un tendre baiser sur la joue
2/ Je ne suis pas un de tes soldats et tu ne me mettras pas dehors comme ça.
3/ Si tu me vire manu militari tu perds le bénéfice potentiel d’un médecin chevronné ce qui n’est pas inutile dans une campagne militaire et d’une cuisinière hors pair
4/ Si tu me vire je rembarque mon matériel avec moi et tu risques de te retrouver avec une révolte de tes soldats sur les bras.


Elle sourit discrètement et sans attendre la réaction à ses propos poursuit sans lui laisser le temps d’en placer une.
Ne puni pas Gers. Certes je suis une civile au milieu d’une armée mais toi comme moi avons vécu des choses bien plus étranges que cela. Et puis Gers je t’avoue que je l’ai manipulé un peu pour qu’il me laisse entrer.
Un sourire d’excuse envers le Narbonnais qui semble dire « ce n’est pas vrai mais je veux qu’il le croit pour prendre la faute sur moi. »

Maxiuszedeus a écrit:
Elle venait de fermer les yeux pour 4 ou 5 heures de repos suite à la nuit froide et humide, quand elle fut réveillée par un bruit de casseroles et des éclats de voix. Elle se lève et réajuste sa tenue pour être présentable et sort de la tente d'humeur bougonne.
Elle se place devant ce joli petit monde, le visage pas souriant pour une fois, et elle croise les bras sur le torse.


"C'est pas bientôt fini ce raffut?? Y a des gens qui ont patrouillé toute la nuit, dont ce n'est plus le métier et qui ont donc besoin d'un peu de repos avant de repartir pour leurs activités "normales"."


S'avisant que c'est sa vieille amie Nane qui est l'objet de tout ce ramdam, elle pointe un index sur Cast.
"Elle a beau être ta soeur, ça reste une Dame...
Bonjour Nane! Tu m'excusera sans doute ma mauvaise humeur...je dors peu ces derniers temps...N'est ce pas Castounet?

Si cela ne vous dérange pas, Nane va faire ce pourquoi elle est venue sous la tente de Cast qu'on transforme en cantinière.
Vous déplacez le lit de Cast sous ma tente...comme je dors en uniforme, la bienséance ne semble pas corrompue par cette proximité...et il y aura les coffres entre les 2 lits.
Ainsi, nous pourrons prendre quelques heures de repos tandis que Nanette se fera une joie de nous préparer de quoi ravir nos palais et nous donner des forces. Cela redonnera le moral aux troupes amoindries par le mauvais temps qui nous harcèle.
Cela convient à tout le monde ou je me fâche??!!"

--vieil_homme a écrit:
Le vieil homme était resté adossé contre un chêne, triturant les deniers au fond de sa poche.
Il regardait discrètement le manège des gens de ce drôle de camp.
Le messire qui brillait de plus en plus avec le levé du grand jour... et il se demandait ce que la dame brune sans sourire pouvait bien lui trouver.

Non pas qu'il s'ennuyait à participer à ce spectacle mais il voulait savoir, s'il devait retourner un parchemin... à moins que le blond sache comment envoyer un hibou à dame Féo.

Alors en attendant....l'homme usé par le temps profitait de l'arrogante jeunesse qu'offrait les damoiselles du campement... mais de là où il était, il n'aurai pas su dire s'il s'agissait de femme de joie ou de simple visiteuse.


yep....pssiiit messire!!!

Gerscorp a écrit:
"Du coup, je pense qu’il serait judicieux d’avoir son accord pour que je reste, avant de décharger la charrette...Elle avait bien raison la Narbonnaise ! Et il répondit donc...Ce sont là de sages paroles ! Ec..Pas le temps de finir sa phrase que le Capitaine déboula dehors épée a la main arborant un air pas commode. Et pas le temps pour Gers de réfléchir que le Brun commença a beugler rappelant au Soldat sa bourde. Il était colère le Capitaine et Gers écoutait amusé, bien qu'il s'appliquait a le cacher, la réponse de Nane. Un visage neutre pour seule réponse a son sourire, lui qui était prêt a assumer les conséquences de ses actes, il aperçut du coin de l'oeil cette inconnue qui participait aux gardes. A l'entendre parler elle semblait proche du chef et aucun grades sur son uniforme, mouarf ! Surement une civile...Et une civile qui n'avait pas sa langue dans sa poche. Déjà que le fait qu'elle soit ici le dérangeait elle semblait lui donner des ordres. Sans compter que pendant ce temps là le pauvre vieux attendait toujours a l'entrée du Camp. Alors s'accordant a l'atmosphère qui régnait il se risqua de lui répondre...D'la meerde ! J'suis soldat ! J'suis pas là pour déplacer des meubles ! Alors si elle veut le lit du Cap'taine dans sa tente elle s'bouge les miches !

Sans attendre il se tourna vers le Capitaine et ajouta...
Si vous m'permettez Capitaine...Je retourne faire mon travail. Quelqu'un attend a l'entrée du camp. ...Sans attendre de réponse il opéra un salut militaire et tourna les talons les laissant régler leur problème entre eux et s'en retourna prêt du vieillard...Dis a la Brune qu'elle se face discrète a son arrivée...Regardant du coin de l'oeil les protagonistes devant les tentes il reprit...Dis lui....hmm...Plissant légèrement les yeux il regardait autour de lui avant de se pencher vers le bonhomme et de lui montrer discrètement....Tu vois ce rocher là bas, dis lui qu'elle y dépose une pierre dessus pour me prévenir de son arrivée....Tu as bien compris ?

Castelreng a écrit:
S’il avait cru ne serait-ce qu’un instant que sa sœur allait obéir c’est soit qu’il était encore à dormir et en train de rêver, soit alors on lui avait changé sa frangine contre une douce agnelle de 4 jours. Hors, il n’était pas à dormir et s’était bien sa Nane qui lui faisait face.

Oui ! C’était bel et bien Nane ! Nane qui se tapait en plus le toupet de lui faire la bise ! En d’autres circonstances ça aurait eu l’effet de le radoucir un peu. Là ce fut le contraire. En réponse elle eut droit à un grognement et un regard incendiaire qui en aurait intimidé plus d’un. ... sauf elle bien sur ! Elle qui en prime se permettait d’imposer ses conditions !

Fulminant d’autant plus il s’apprêtait à lui répliquer quelques remarques bien senties, l’humeur plus mauvaise que jamais et s’en trouva privé par l’arrivée de Maxi. Si avait trouvé ses premiers mots justes, il en fut tout autre lorsqu’elle lui fit remarque que sa sœur était une dame car pour le moment c’était une bourrique qu’il voyait lui. Il se radoucit légèrement ensuite quand il fut question de sommeil trop court et se rembruma quand elle annonça que sa tente… SA TENTE !! Serait transformée en cantine !! EN CANTINE !!!

Haaaaaaaaaaaaaaaa ! Les femmes !!

Pourquoi n’avait-elle pas le sommeil plus lourd que ça la jolie blonde ? C’est bien là question qui lui vint à l’esprit alors qu’il connaissait la réponse. N’avait-elle pas été Sénéchal des Armées toulousaines des années auparavant ? Bien sur que si idiot !! Alors le sommeil lourd hein…

Bref !

S’il n’y avait eut que lui, il lui aurait répondu :

1) Pas moi ! pas ici !!!
2) Justement ! tu n’es pas un de mes soldats donc tu n’as rien à faire ici !!
3) Si notre tante en avait eu on l’aurait appelé oncle ! Pas de chantage Nane ! Le Comté n’est pas en guerre nul besoin de médecin ! chevronné ou non ! Nul besoin d’une cuisinière non plus ! On n’est pas en vacances là Nane ! On n’a pas besoin de bon petits plats Tudieu !!
4) Tu rembarques ton matériel et fissa et si mes hommes osent ne serait-ce qu’un mot à ce sujet c’est qu’ils n’ont pas l’âme d’être soldats ! Que crois-tu donc petite sœur ? Qu’on est là pour passer des heures à table à se régaler de tourtes pâtés et tartes et autres mets délicieux ? Non ! On est là à bouffer du pain dur et des bouillies de maïs froides sans gout ou même brûlées parce que notre temps est consacré à autre chose qu’à notre petite personne et à notre estomac. On est là pour que tous ici prennent conscience qu’en cas de guerre ce n’est pas la vie douce et tranquille, ce n’est pas « je joue avec mon épée une heure ou deux et ensuite j’irai m’emplir le ventre de mets succulents »
5) Ils sont là pour en chier ! pas pour qu’on les dorlote Tudieu !!


Mais tout ça, il le garda pour lui bien entendu se demandant d’ailleurs quand il pourrait en placer une. Car une fois de plus on lui coupa le sifflet et de quelle manière et par une recrue ! Mais qu’avait-il donc fait pour avoir a gérer un bordel pareil !! Où une simple recrue se permettait l’impensable !

Scotché il fut sur l’instant et pas qu’un peu car quand il retrouva ses moyens, la recrue était à tailler la bavette un peu plus bas avec dieu savait qui encore. Sa fille peut-être ? Après la sœur la fille qui aurait-il d’étonnant là ? Rien ne pourrait l’étonner.

En attendant il était toujours aussi furax, voir plus encore et ce n’est pas un regard doux qui se posa sur Maxi et encore moins sur Nane. Quand à Gerscorp, et bien il allait devoir supporter la mauvaise humeur du bonhomme, car, ne pouvant s’en prendre au femmes là , il ne lui restait plus que la recrue au Capitaine.


RECRUE GEEERSCOOOP !!!!! AU RAPPORT TOUT DE SUITE !!!

[/hrp]

--Vieil_homme a écrit:
Le vieux fit un signe de tête d'approbation au jeune soldat blond et se recula entre les arbres.
Un cri fort fit s'envoler les oiseaux de la foret....

RECRUE GEEERSCOOOP !!!!! AU RAPPORT TOUT DE SUITE !!!


Le dos courbé par les années, le vieil homme ne put s'empêcher de sursauter et de trouver les ressources nécessaire pour tenter de prendre ses jambes à son cou à travers bois.
Un ultime message à délivrer à la dame sa voisine... mais pour sur, on l'y reprendrai plus à crapahuter aux abord d'un camp militaire!
Sa vie resterai dorénavant près du port....
_________________
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MessageSujet: Re: Chapitre I Début Février : Dans le campement d'une Armée   Sam 6 Avr - 10:13

Nane94140 a écrit:
C’est en masquant sa joie de la revoir que Nane voit arriver… Maxi cette amie de longue date qu’elle n’a pas vue depuis tellement longtemps.

Et quelle surprise de l’entendre prendre son parti contre le beau brun qu’elle a pour frère. Cela promet des moments mouvementés.


Bien sûr que je te pardonne ma toute belle non seulement au nom de notre amitié mais aussi … parce que tu es beaucoup plus pratique que mon cher et « tendre » frère. Mais vois-tu je n’ai pas besoin d’une tente pour ma popote j’ai tout ce qu’il faut au milieu de mon fourbi, la, derrière.

Les grandes perches sur les coté servent à installer le les marmites et les plaques suspendues au-dessus du feu c’est tout ce dont j’ai besoin et il ne pleut plus donc aucun soucis laissons sa tente à mon cher frère.
Il en grognera peut être un peu moins. Qui sait ?


Pendant qu’ils papotent Gers en a profité pour partir quelque peu perturbé par cette scène de lavage de linge sale en public à tel point qu’il ose rétorquer à un Cast en colère que la blonde peut aller se faire voir ? C’est de l’inconscience totale ça ! Elle n’a plus qu’une vague pensée pour le jeune homme mais se promet de se faire pardonner de lui dès qu’elle le pourra pour l’avoir quelque peu « utilisé ».
La blonde certes a deux jours de marches dans les jambes mais elle s’est promis qu’elle n’était pas là pour se faire dorloter. Sans attendre elle tire la charrette quelques mètres plus loin dans un coin du campement et installe sa cuisine de campagne. Le déchargement de sa charrette ne prend que quelques instants mais qui lui paraissent bien longs pour ses bras épuisés à force de tirer.
Deux poteaux solides de chaque côté, bien fermement plantés en terre, une bonne traverse à laquelle elle accroche les crémaillères

et pendant que le feu qu’elle allume immédiatement commence à ronfler, elle commence à se mettre à la pluche pour un ragout dont elle a le secret. Certes ce n’est pas la cuisine fine qu’elle servait jadis à l’auberge mais c’est chaud, c’est copieux et c’est nourrissant. Pas de four pour faire du pain et bien ce seront des galettes qui accompagneront le ragout.

La charrette fait un plan de travail qui convient parfaitement elle pose une grande jatte qu’elle remplit de farine jette dedans quelques miettes de lards ajoute un peu d’eau et un pâton qu’elle a conservé d’une précédente fournée de pain et qui fera monter la pâte. Elle pose le chaudron contenant les légumes précédemment épluchés panais carottes quelques choux qu’elle a récupéré dans son jardin avant de venir, des herbes pour donner du gout et deux boisseaux de blé concasse qu’elle ajoute à un bon morceau de bœuf certes un peu dur mais qui donnera du gout au ragout.

Ce n’est qu’une fois sa cuisine en route qu’elle s’accorde une pose, juste histoire de retrouver figure humaine. Un peu d’eau froide sur le visage un coup de doigt dans ses cheveux emmêlés, un frottement de sa robe pour en chasser un peu de poussière qui la macule et a défaut de pimpante la voilà un peu plus présentable.

Les jambes molles comme des chiffes elle s’assied enfin quelques instant.
Elle ne peut se permettre de s’endormir elle doit encore mettre les galettes à cuire et il en faut pour tout un bataillon.
Le repas est bientôt prêt et commence à embaumer le campement dans son entier. Il ne lui reste plus qu’à patienter jusqu’à l’arrivée des premiers affamés. En attendant elle fera une revue de son matériel médical. Certes il n’y a pas de malades ni de blessés suite à des échauffourées mais dans une grande concentration humaine comme celle-là il y a toujours un furoncle à inciser, une coupure à soigner, une ampoule à badigeonner de baume. Ce n’est pas grand-chose mais il vaut mieux le faire avant que l’armée se mette en route. Non seulement une troupe est plus vaillante en bonne santé et le ventre plein mais en plus qui sait, cela peut donner un avantage même infime lors d’un combat.

La fatigue la rattrape pourtant, elle rajoute une grande bolée d’eau dans le chaudron, quelques buches dans le feu et s’assied quelques instants pour un repos bien mérité.


Ne pas dormir… surtout ne pas dorm….. ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

Gerscorp a écrit:
RECRUE GEEERSCOOOP !!!!! AU RAPPORT TOUT DE SUITE !!!...Ah ! Le bourreau l'appelait ! Il allait en prendre pour son grade, quoi que, si il le pensait encore recrue il serait capable d'être plus sévère...Allez savoir. Tant pis, il n'allait pas rentrer en courant jusqu'à Narbonne pour éviter la colère du Capitaine, il fit tout le contraire et c'est en trottinant qu'il s'approchait de son supérieur et de cette mystérieuse femme.
Ah cette pute de manie de prendre des civils dans les rangs...Gers avait un avis bien tranché sur la question et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il lui répondit si sèchement. Peut être ne s'adressait elle pas a lui tout compte fait, mais bon, l'idée était la même, c'était une civile venue déguster les bons moments de la vie de soldats servis sur un plateau. Mais pour l'heure il devait faire un rapport, ainsi l'avait ordonné le Capitaine...
J'suis là Mon Capitaine ! Au sujet de cet homme ? Rien de plus qu'un vieillard trop curieux..Il fallait bien qu'il garde la vraie histoire pour lui, déjà que le Brun était furax...imaginez les supplices qu'il auraient put lui faire endurer.
Puis se tenant devant le Chef, sa main gauche sur le pommeau de son épée il attendait la suite droit dans ses bottes.

Castelreng a écrit:
Alors que la recrue Gerscorp était à revenir vers lui, il grinça des dents en voyant que sa sœur était à installer tout son fatras, bien résolue à faire ce pour quoi elle était venue et ce, sous l’œil bienveillant de Maxi. Loin de se dissiper, son ire n'avait donc fait que grandir. D'aucun aurait pu penser qu'il aurait put être consolé par le fait que finalement il garderait sa tente. Ors, il n'en était rien.

Aussi, quand le soldat fut enfin face à lui, déversa t-il sa colère. Du vieillard en question, il ne rétorqua rien, un coup d’œil lui suffit pour constater qu’en effet ce dernier était à s’éloigner.

Regard froid annonçant la semonce se posa sur le jeune homme alors que sa main montrait Maxi.


Voyez cette Donà Recue Gerscorp et saluez là comme il se doit ! Garde à vous Recrue Gerscorp devant la Baronne de Pennes d’Albigeois ! Donà de Cunault ! Ex Sénéchal des Armées toulousaine !
Votre respect Recrue Gerscorp devant cette Donà qui possède à elle seule plus d’expérience militaire que vous n’en aurez jamais ! Dont les faits d’armes ne sont plus à démontrer !



Il laissa un court silence s’installer, le temps de bien faire comprendre au jeune soldat la lourde bourde qu’il avait fait par son manque de respect à une Noble Dame qui avait de quoi lui en apprendre sur le combat et la vie militaire en son ensemble. Pas une seule fois il ne posa son regard sur son amie, ne sachant que trop bien qu’en le faisant il la mettrait dans une gène encore plus grande que celle dans laquelle elle devait déjà se trouver là.

A présent Soldat ! Si tel est le bon vouloir de la Baronne de voir sa tente avec un lit de plus, trouvez le lui et installer le, quitte à lui céder le votre s’il n’y en a d’autre ! Si tel était son bon vouloir que de désirer un bain vous lui trouverez un baquet ferez chauffer l’eau et l’emplirez ! Si tel est son bon vouloir que de vous voir faire faire des pompes avec votre armure complète sur le dos pompes vous ferez ! Suis-je assez clair Soldat ? !! Une fois ce lit installé pour la cantinière
Il lui fut là impossible de prononcer le mot « sœur », sa rancune à son encontre étant encore trop vive vous irez méditer à tout ça en astiquant mon armure et celle de la Baronne.

Gerscorp a écrit:
Il était pas content le Capitaine, ça pouvait se lire sur ses yeux. Alors quand il déversa ses paroles emplies de colère Gers se mit au garde a vous dans un bruit métallique...Fallait bien obéir aux ordres, enfins, aux vrais, enfin...je me comprends.
Apparemment ce n'était pas une catin venue prêter main forte au Capitaine mais une Noble guerrière. 'fin ça, il n'en savait rien, il écoutait simplement les paroles du brun en face de lui...
Et beh c'est chose...Pensa t il le regard posait sans but devant lui. Elle restait une civile dans les rangs, et malgré les questions qu'il avait envie de poser il ne disait mots.

Un bref instant de silence pour laisser souffler cette nature qui les portait depuis quelques jours déjà et reposer les esgourdes du jeune homme...Mais, le répit de courte durée le braillard repris...
"A présent Soldat ! Si tel est le bon vouloir de la Baronne de voir sa tente avec un lit de plus, trouvez le lui et installer le, quitte à lui céder le votre s’il n’y en a d’autre ! Si tel était son bon vouloir que de désirer un bain vous lui trouverez un baquet ferez chauffer l’eau et l’emplirez ! Si tel est son bon vouloir que de vous voir faire faire des pompes avec votre armure complète sur le dos pompes vous ferez ! Suis-je assez clair Soldat ? !!"...Ah ca...Où allait il trouver un lit de camp ? la Caserne de Montpellier était déserte depuis le déménagement, mais avec un peu de chance..."Une fois ce lit installé pour la cantinière [...] vous irez méditer à tout ça en astiquant mon armure et celle de la Baronne."...Ma foi, il s'en sortait pas trop mal et répondit sans se faire attendre, fallait pas qu'il change d'avis...A vos ordres Capitaine !

Voilà qui allait pouvoir le tirer de ce campement un instant n'ayant pas a subir de plus la mauvaise humeur du Capitaine. S'apprêtant a partir il se garda de faire une légère courbette, des fois que...et partit direction la ville et peut être en profiter pour faire discrètement un tour en taverne.

--La_sorciere a écrit:
Malgré son oeil borgne et le capuchon qui dissimulait son visage..., la dame en noir saurai retrouver rien qu'à l'odeur le destinataire de sa missive.
Bien des fois elle l'avait croisé en foret, bien des fois il s'était perdu à la cueillette aux champignons et bien des fois elle avait eu l'occasion du lui botter l'arrière train.
Elle marchait bon an, mal an jusqu'à la destination que sa vieille amie lui avait indiqué...
Le sourire biaiseux, elle aperçut la silhouette du terrible gamin se dessiner sur le sentier de caillou blanc.
Elle hâta le pas pour le rencontrer...

Messire le Gers... vous ici...
Quel bien bel apparat que voilà!


plissant les yeux pour mieux le regarder puis en faisant le tour de sa personne et secouant un bout de chemise

Vous êtes fort loin des forets Poitevine... avez-vous trouvé dans ces contrées les meilleurs pousses d'orties?
Vos rêves de gloire sont-ils toujours intacts? Ou bien l'amour de votre vie aurai changé ses couleurs...???


sans le quitter du regard, elle sortie de sa poche un bout de parchemin pour le moins étrange et lui tendit

Voilà messire, un message de qui vous savez... la dame me vous fait dire que vous trouverez la clef en vous adressant à César au n°13


Citation :

WR IBHF FBHUNVGR YR OBAWBHE GERF PURE NZV. ZR IBVPV N ZBAGCRYYVRE QRCHVF 3 WBHEF ZNVF WR AR IBHF NV CBVAG IH RA PRF YVRHK. W'RFCRER DHR IBHF NYYRM GBHWBHEF RA NHFFV TENAQR SBEZR, QNAF YR PNF PBAGENVER W'NV RA ZN ORFNPR DHRYDHRF CBGVBAF. OVRA N IBHF SRBQBEBJXN QUI VOUS GARDE DANS SON COEUR


Elle a rajouté que vous ne l'en aimerai que davantage
Voulez vous faire chemin en ma compagnie jusque dans les murs de la ville?

Gerscorp a écrit:
Un bon nombre de pas le séparaient du Campement quand une femme, semble t il, l'interpela..."Messire le Gers... vous ici...Quel bien bel apparat que voilà!"...Qu'est ce qu'elle lui voulait celle là ? Il plissa alors légèrement les sourcils quand elle se mit a lui tourner autour et tâter la qualité de ses vêtements..."Vous êtes fort loin des forets Poitevine... avez-vous trouvé dans ces contrées les meilleurs pousses d'orties? Vos rêves de gloire sont-ils toujours intacts? Ou bien l'amour de votre vie aurai changé ses couleurs...???"...Con...C'est qu'elle lui en posait des questions ! Evoquant même des détails de son ancienne vie, ce qui bouffait peu à peu la patience du bonhomme qui venait de se faire reprendre bien comme il faut par le Capitaine. Agacé, il lui attrapa la main pour qu'elle le lâche et alors qu'il s’apprêtait de lui dire de foutre le camp, elle lui tendit un bout de parchemin en ajoutant..."Voilà messire, un message de qui vous savez... la dame me vous fait dire que vous trouverez la clef en vous adressant à César au n°13"...C'était donc elle que la Brune envoya ? Amusé par l'affaire il se calma et lâcha la bonne femme avant se gratter nerveusement la tête et de lui répondre....Héhé...Veuillez m'excuser, je croyais avoir a faire a une de ses voyante qui parcours les routes...Il attrapa donc le parchemin et y jeta un coup d'oeil en l'écoutant parler. Sans rien comprendre au premier regard il le rangea et reporta son attention sur cette mystérieuse femme...Pourquoi pas ?! Je m'y rendait justement...Et emboitant le pas il poursuivit la conversation...Donc c'est vous l'envoyée de la Brune ? Comment va t elle ?...Mais au fond il était plus intéressé par ce personnage qui marchait a ses cotés. Elle était des plus mystérieuse, il ne pouvait voir son visage et ne connaissait son nom mais a l'entendre, elle en savait plus que lui. Voulant des réponses aux questions qu'il se posait il lui demanda...Pardonnez moi si je me trompe mais...Nous nous sommes déjà rencontré ? Je vous ai écouté parler et vous avez l'air d'en savoir un bon paquet a mon sujet ! La Brune aurait elle parlée ?...Et souriant d'amusement il continua sa route.
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MessageSujet: Re: Chapitre I Début Février : Dans le campement d'une Armée   Sam 6 Avr - 10:18

Maxiuszedeus a écrit:
Quelques jours plus tard, en rase campagne, la Blonde Baronne décide de mettre à profit son temps libre pour une promenade à cheval. Elle se débarasse de son épée et de son bouclier, glisse tout de même une daque à sa ceinture....ah nan pas celle là...celle offerte par le Comte et qui regagne le fond de la malle. Elle emprunte un poignard au Capitaine de la Garde. L'arme est légère et équilibrée, aussi bonne au lancer qu'à la frappe...adoptée et glissée dans la botte!

Elle noue ses cheveux en catogan pas trop serré, et en selle. Elle sort du campement au petit trot.



Une fois assez éloignée, elle lance sa monture au galop. Un bel Alezan Blanc, solide mais élégant. Elle se grise du vent sur son visage, ses cheveux à peine retenus flottent au vent comme une crinière sauvage. La Blonde chevauche en toute liberté...oui Libre! Elle se sent si légère depuis quelques jours...comme si elle avait déposé de ses épaules une veste trop lourde pour elle. La lettre avait été très difficile à écrire, elle se souvenait de l'avoir recommencée plusieurs fois tant sa main tremblait. Mais au final, elle n'était plus la Blonde du Gaucher. Il avait promis en réponse de décapiter quiconque le remplacerait....mais aujourd'hui, elle se sentait libre!

Elle allait pouvoir refaire sa vie, la prendre en mains et chercher un vrai mari qui l'épouserait pour elle et lui ferait un héritier. La Blonde et vierge Baronne rêvait de devenir une épouse aimante et aimée ainsi qu'une mère exemplaire.
Elle avait déjà reçu quelques marques d'affections d'un certain Seigneur et ça avait réveillé son coeur endormi depuis 6 ans...enfin presque...

Castelreng a écrit:
Il l’avait cherché avant que son capitaine vienne lui dire qu’il l’avait vu partir seule vers les champs au petit trot. Bien entendu il avait posé mille questions :

Quand :
- A peine une demi heure

Vers où :
- Au sud par ces champs

Etait-elle partie armée ?
- Ni bouclier ni épée, pas de casque.

Et tu l’as laissé aller seule ? !!!
- Elle était déjà loin quand je l’ai aperçu..

Que n’es-tu venu m’avertir ?

- Vous étiez introuvable…

Crénom de nom !!!
- Je m’en allais la retrouvé… perdu du temps à chercher ma dague… pas pu remettre la main dessus

Tudieu Merer !!
- Votre cheval est sellé aussi Monseignôôôr….


Un regard vers la droite lui confirma qu’en effet deux montures étaient prêtes et continuant à grogner, il prit l’épée de son capitaine s’empressa de rejoindre sa monture. Sautant en selle il marmonna

Reste là, si dans deux heures nous ne sommes pas de retour, prend deux hommes et viens à notre rencontre. Pas de réponse à attendre, il talonna les flans de son cheval et partit au galop traversant les champs que la blonde Baronne venait de passer.

Pourquoi était-elle partie sans en avertir quiconque ? Ça ne lui ressemblait pas ! Que lui était-il passé par la tête pour partir ainsi et sans arme ? Moult questions fusaient lorsque tout à coup, une vint s’imposer comme une évidence. Cela n’expliquait cependant pas le fait qu’elle soit partie sans même son épée mais…

Sans doute n’apprécierait-elle pas qu’il l’ait prise en chasse et quand bien même il lui ferait comprendre que sa sécurité passait avant le reste. Forçant encore plus l’allure, il n’en demeurait pas moins contrarié, se demandant s’il avait à ce point pu se tromper, ne parvenant d’ailleurs pas à y croire. Pourtant ce pouvait être une éventualité lui soufflait une mauvaise voix alors que tout son être ne voulait y croire.
Bataille entre raison et doute…

Scrutant les environs il en aurait hurlé de frustration. Après quelques champs, il se retrouva sur une petite route, franchit un pont, et bifurqua de nouveau à travers champs sous l’œil mauvais des paysans qui étaient à faire leurs semences. Il leur faudrait refaire après son passage mais de ça le Cordas n’en avait cure ayant bien autre chose en tête en cet instant.

Non décida t-il et tant pis s’il était dans l’erreur. Non elle ne pouvait être partie seule pour se rendre à un rendez-vous galant !

Il avait l’impression d’avoir parcouru des lieues et des lieues quand enfin il l’aperçut au sommet d’une petite colline. Poussa sa monture dans ses derniers retranchements, il la lui fit gravir, pas assez vite à son gout et, craignant que Maxi ne reparte au grand galop, laissa échapper ses craintes pas ces quelques mots loin d’être galants.


Bon sang Femme ! Arrêtez-vous !

Oublié ses craintes qu’elle ne soit partie retrouver quelqu’un. Lui l’avait retrouvé et c’était bien tout ce qui lui importait….

Maxiuszedeus a écrit:
Elle galopait, cheveux au vent, souriante, légère...elle avait presque l'impression de voler. Elle fendait les herbes folles et filait tel un faucon qui fend les nuages, se grisant de sa liberté. Il y avait si longtemps...
Elle ne se doutait pas de l'émoi que son escapade pouvait bien causer.
Elle venait de gravir une colline et s'était arrêtée pour savourer le spectacle du village en contre-bas baignant dans le soleil de cette timide mais agréable journée de printemps.
Elle allait repartir quand elle entendit un galop derrière elle et se retourna au moment ou Cast l'invectivait :


Citation :
Bon sang Femme ! Arrêtez-vous !

Elle lève un sourcil sans le quitter des yeux, lui trouve la mine inquiète. Son visage n'était pas celui dont elle avait l'habitude et elle pressentait bien qu'elle n'y était pas étrangère. Elle n'osa lui sourire.

"Pardon Mon Ami, je ne pensais pas que ma ballade vous contrarierait autant...il y a si longtemps que je n'ai put profiter d'une bonne chevauchée sur une monture qui aime cela autant que moi...

Castelreng a écrit:
Tout ce qu’il pensait lui dire en la retrouvant s’évanoui instantanément quand le doux timbre de sa voix vint chatouiller ses oreilles. Quand ses yeux se posèrent sur son visage rosi par la chevauchée, il la trouva tellement éblouissante qu’il en perdit un instant la parole. Puis, leurs regards se croisèrent, alors il s’en voulu de voir dans le sien l’inquiétude. Ils n’auraient jamais du être autrement que pétillant de joie, ivre de bonheur, certainement pas comme en cet instant, troublés de la sorte.

Elle s’excusait, il devrait faire de même pour l’avoir en quelque sorte peiné. Il se sentit alors mal à l’aise, s’en voulant d’avoir pu imaginer tant de choses sur son escapade alors qu’elle n’avait qu’éprouvé qu’un simple besoin de liberté. Comment avait-il pu être aussi borné dans ses appréhensions ? La contrariété de la savoir partie seule demeurait cependant.

Avançant sa monture pour se mettre aux bottes à bottes, il lui prit la main tendrement et d’une voix douce lui fit alors part de ce qu’il avait craint quand on lui avait annoncé qu’elle était partie seule et sans arme.


J’ai crains le pire Ma Mie lorsque Merer m’a appris que vous étiez partie seule et sans arme qui plus est…

Serrant légèrement ses doigts, il ajouta


Ne partez plus jamais seule s’il vous plait, faites m’en part je vous accompagnerais … et d’ailleurs je compte que vous ayez toujours des gardes avec vous, on ne sait jamais…

Puis, lui souriant, poursuivit


Et il n’est là nulle offense à votre savoir sur l’art du combat mais uniquement le besoin de vous savoir en sécurité.


Sans doute le trouverait-elle trop protecteur, mais cela ne lui effleura nullement l’esprit. Qui le connaissait bien savait qu’il ne pouvait être autrement. Ses enfants et même sa sœur lui en faisaient reproche très souvent, il était devenu ainsi depuis la naissance de ses jumeaux, 17 ans plus tôt lorsqu’ils avaient été menacés de mort avec la même souffrance qu’avait subi leur pauvre mère. N’ayant rien pu faire pour elle, il s’était alors juré que jamais plus on ne toucherait à sa famille et ses proches.

Leurs montures étaient à se remettre de cette chevauchée et profitaient des jeunes pousses d’herbes, prémices d’un printemps bientôt là. Un vent encore frais soufflait légèrement, et en contre bas de la colline où ils se trouvaient, le petit village grouillait de vie. Attentifs, ils auraient pu entendre un chien aboyer et d’autres lui répondre, les cris de joie des enfants jouant devant les chaumières. Le Ténébreux pour sa part n’entendit rien de tout ça, préoccupé à voir renaitre un sourire sur le visage de sa compagne.

Il lui rendit sa main et lui sourit légèrement comme voulant s’excuser de lui avoir fait perdre le sien. Il espérait qu’elle comprenne la raison de sa réaction première….

Maxiuszedeus a écrit:
Alors que leurs regards se croisaient, elle vit l'émotion changer dans la lueur de ses yeux. Elle le vit passer de l'inquiétude au soulagement, puis à la culpabilité...qu'avait il bien put imaginer sur son escapade?
Elle descendit de sa monture qu'elle laissa tranquillement brouter les jeunes pousses printanières. Elle savait l'animal docile, et n'avait pas à s'inquiéter qu'il s'éloigne trop. Elle se mit à contempler le village en contrebas et entendit que Cast la rejoignait, abandonnant lui aussi sa monture.


"Que vous êtes vous donc imaginé mon Ami? Que j'avais changé d'avis et que je repartais vers ma cage dorée? Vous avez cru m'avoir perdue?"

Elle lui fit face, plongeant ses saphirs dans ses émeraudes. Un sourire mutin naquit sur ses lèvres.


"Vous ne pensiez tout de même pas vous débarrasser si vite de moi mon Ami?
Comme je vous l'ai déjà confié, quand j'aime je m'attache...et une fois attachée...
Je vous ai donné l'autorisation de me courtiser, je m'attends donc à vous voir mettre votre cœur à mes pieds Seigneur...pour finir d'acquérir le mien. Aujourd'hui je vous découvre protecteur...et jaloux. On est jaloux que de ce que l'on aime, en ça je ne vous blâmerais pas tant que vous ne m'étouffez pas. Je vous préviens moi même être d'une grande jalousie...jalousie longtemps refoulée et prête à s'enflammer s'il le fallait."


Son sourire se fit plus doux, plus mielleux.

"Je vous avouerais que votre Court, m'est véritablement agréable, plus même, elle est le printemps sur ma vie. Soyez rassuré, je souhaite poursuivre notre relation et...j'accepte, maintenant que je suis sure de vos émotions, que votre court soit officielle et plus "sérieuse"...qu'en dites vous?"

Castelreng a écrit:
En la voyant descendre de sa monture pour faire quelques pas, il fit de même. Visiblement elle l’attendait, car à peine à ses cotés prenait-elle la parole. Et, mains croisées dans le dos, il ne se voyait pas lui avouer la bêtise de l’avoir cru partie à un rendez-vous galant. Aussi ne put-il se trouver plus idiot encore de se l’entendre dire.

Lorsqu’elle lui fit face, il lui adressa un sourire contrit qui ne démentait pas ses mots. Mais quand elle lui demanda s’il pensait s’être débarrassé d’elle, le mot impossible fut sa seule pensée. Son sourire se fit plus tendre quand à l’évocation de son autorisation à la courtiser. Il n’avait eut de cesse de le faire depuis ce jour et ne se souvenait plus avoir pris plus grand plaisir que celui-ci. Il lui faudrait cependant être plus encore ingénieux pour qu’elle voit enfin que son cœur elle le lui avait déjà ravi. Cette pensée lui plut au plus haut point et se faisait promesse de s’y atteler dès à présent car nul doute qu’il voulait le sien en retour.

La savoir aussi voir plus jalouse qu’il ne peut l’être lui plaisait énormément, se rendait-elle compte là qu’elle était simplement à lui faire une déclaration ? Il pensait que non, qu’elle était surtout à le rassurer sur son escapade sans se rendre vraiment compte qu’elle était à mettre à nus ses sentiments.

Tour à tour ses yeux allaient de ses yeux à ses lèvres qu’il avait de plus en plus envie de gouter. Il les imaginait d’une douceur sans pareille ce qui ne faisait qu’attiser son désir. Alors, avant même qu’il ne dise quoi que ce soit, sa main vint prendre la sienne et il fit un pas en avant, diminuant ainsi le peu de distance qui était à les séparer. Il la plaça sur son cœur après l’avoir baisé et de son autre main alla encadrer son doux minois. Son visage se rapprocha alors du sien, leur souffle se mélangea et enfin ses lèvres furent sur les siennes.

Lentement il en savoura leur douceur et leur souplesse. C’était encore plus merveilleux que ce qu’il avait pensé, c’était divin. Ça incitait à en vouloir plus encore et il était bien incapable de s’arrêter là.

C’était leur premier baiser et il voulait que ce soit un moment mémorable, sa main glissa vers sa nuque, l’incitant à pencher un peu plus la tête en arrière. Du bout de la langue il les redessina, prenant tout son temps, attendant s’enivrant qu’elle les entrouvre pour ensuite explorer sa bouche, mêler sa langue à la sienne.

Cet instant magique ne tarda pas et ce fut alors le paradis sur terre lorsqu’enfin leurs langues se mêlèrent en une danse sensuelle. Il lâcha alors sa main pour l’enlacer, la serrer contre lui. Le temps semblait s’être arrêté alors que ce premier baiser ne voyait de fin. Mordillant ses lèvres, les léchant ensuite avant de replonger dans ses profondeurs, il la sentait fondre dans ses bras, aurait pu pousser plus loin les hommages qu’il rêvait de lui rendre. Mais le lieu ne s’y prêtait certes pas et sa douce Baronne était femme à respecter hautement.

Aussi ce fut-il à regret qu’il quitta ses pulpeuses se promettant cependant de les savourer de nouveau fort bientôt. La gardant dans ses bras, il posa son front sur le sien et lui murmura plus qu’il ne parla.


Dieu Ma Mie vous m’avez ensorcelé, pour mon bonheur gardez moi dans vos filets.

Quand il aurait repris ses esprits il pourrait alors lui en dire plus. Pour le moment il en était bien incapable. Ce baiser qui, pour certain n’aurait été rien de plus qu’un baiser, l’avait mis dans tout ses états.

Maxiuszedeus a écrit:
Il resta silencieux, mais son visage, ses expressions, son sourire...tout parlait pour lui. Pas besoin de mots dans ces cas la. Elle lisait une grande émotion dans ses yeux.

Quand il emprisonna sa main pour y déposer un baiser, puis pour la poser sur son coeur, elle comprit que son coeur lui appartenait déjà. Elle en sentit les battements passionnés à travers son uniforme. Dieu que c'était bon de sentir qu'on faisait battre le coeur d'un homme aussi fortement!

De son autre main, sur son visage une caresse, il cueille son visage alors qu'enfin, enfin, ils laissent leurs lèvres se rencontrer, se découvrir...
Quelle explosion en sa poitrine! Est ce son coeur qui cogne si fort qu'elle ne s'est jamais sentit plus vivante? Elle ne soupçonnait pas leur douceur et leur gourmandise, leur habileté et leur sensualité...Sa main s'assure une meilleure prise et aide la Blonde à prendre la bonne position pour poursuivre.

Magique instant qui en sa mémoire se gravait, leur premier baiser!
Elle sentit sa langue venir quémander d'avantage, et ne sut lui refuser. Elle donna, elle accepta, elle reçut, elle chérit...Délicieuse danse qu'entament leurs langues, elles font connaissance et déjà s'amourachent autant que leurs propriétaires. De fait, elle ne veulent plus se quitter, et n'ont de cesse que de prouver à l'autre qu'elle la désire, qu'elle la réclame, qu'elle l'aime...
Chimie ou alchimie des sens, la jeune baronne sent son corps bouillir sous sa tenue de chasse, elle fond littéralement entre les bras du beau ténébreux aux yeux d’émeraude. Leur étreinte commence à s'affoler quand le désormais Seigneur de son Coeur se contraint à ralentir et doucement mettre fin à leur baiser.

Leurs fronts, tendrement joints en lieu et place de leurs lèvres, alors qu'il lui susurre du miel d'or aux oreilles...


"Que votre voeux soit exaucé Mon Seigneur, Désormais et à jamais vous serez mien!"

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Chapitre I Début Février : Dans le campement d'une Armée
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