Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461

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MessageSujet: Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461   Ven 28 Juin - 10:35

Enduril a écrit:
Deux guerriers ont couru l'un sur l'autre, leurs armes
Ont éclaboussé l'air de lueurs et de sang.
Ces jeux, ces cliquetis du fer sont les vacarmes
D'une jeunesse en proie à l'amour vagissant.


Narbonne la venteuse. La citée grecque est fidèle à sa renommée. Il est encore tôt, le soleil se lève à peine dans un ciel encore bleu pastel qui pâlira sous les assauts brûlants de l'astre du jour au sommet de sa gloire.

Pour l'instant, le fond de l'air est frais. Pour les gens du nord, il est pareil à la plupart de leurs belles après midi d'été, mais pour les languedociens, c'est un temps à ne pas trop se découvrir.

Ainsi, Languedoc arrive enveloppée dans une cape de laine, sur le champ, un peu en dehors de la ville, où l'honneur devra ce jour être lavé.

L'herbe est encore courte dans la prairie après la fenaison, ce qui permettra à l'honneur de pouvoir se mouvoir sans entrave.

Aujourd'hui, deux hommes allaient se battre pour l'honneur, pour la plus digne et la plus haute des raisons pouvant pousser deux hommes au combat, pour une femme.

Pour une femme, ils se lanceraient l'un contre l'autre, cherchant à transpercer l'adversaire, comme deux taureaux lancés l'un contre l'autre à pleine vitesse, comme deux cerfs majestueux à l'époque du brame. Les épées vont s'entrechoquer, les fers se croiser, s'embrasser comme les andouillers.

Elle parcours le champ, vérifiant une ultime fois que le terrain ne recèle aucun piège. Tout est normal. Il ne manque que les protagonistes, leurs témoins et peut être les belles trop angoissées pour attendre chez elle qu'on leur apprenne une blessure ou pire encore. Peut être que celle à l'origine de la querelle sera là. Et quelle sera son attitude ? Angoisse ? Remords d'être à l'origine de tout ça ? Et pour qui son coeur battra le plus fort ? Pour l'ancien fiancé éconduit ? Pour son si prochain époux ? Tant de conséquences possibles. La violence, la peur, le danger, exacerbés, ils faisaient ressortir au grand jour ce qu'on tentait de cacher à tous, même à soi-même.

Son regard se perd sur les monts de Corbières, sur les vignobles. Elle respire à pleins poumons le parfum de l'herbe fraiche écrasée sous ses pas, mêlé à l'odeur iodée de la Méditerranée qui monte jusqu'à elle. Elle n'aura pas à attendre longtemps.

--Castelreng. a écrit:
[hrp]Posté en PS puisque mon perso ne pouvait se déplacer IG[/hrp]





Profitant d’une trêve, ils étaient partis quelques jours plus tôt et avaient épuisé leur monture, en changeant à chaque relais afin d’arriver en Languedoc avant l’aube du 26 juin. Une fois encore il contraignait sa Promise à voyager dans des mauvaises conditions, mais pour rien, il ne l’aurait laissé derrière lui et pour rien au monde Elle ne l’aurait voulu !
Ils ne se quittaient plus, cela depuis des mois. Ça avait commencé quand elle était venue grossir les rangs de l’armée qu’il tenait pour le Comté mais s’était renforcé plus encore depuis la fin de Mars où ils s’étaient officiellement promis l’un à l’autre avec pour témoins famille et amis proches.

Ils avaient traversé moult champs pour prendre au plus court, traversé boisés et cour d’eau, n’échangeant que quelques mots lorsqu’ils étaient contraint de s’arrêter pour quelques heures de repos nécessaire. Nul besoin de long discours entre eux, ils se comprennent d’un seul regard.

Lorsque, en capitainerie, ils s’étaient recroisés après des années, ils avaient pris plaisir à parler amicalement comme ils l’avaient toujours fait. Et si la Blonde Baronne avait toujours le sourire, elle ne pouvait cacher cette profonde tristesse qu’il voyait au fond de ses yeux. Prenant plaisir à se rencontrer et poursuivre cette vieille amitié, ils se retrouvaient quelque fois dans une taverne de la Capitale, où, là encore il fut surpris d’apprendre qu’alors qu’elle y vivait depuis près de deux ans, elle ne connaissait personne. Belle, douce mais tellement seule….

Lui qui pensait ne jamais refaire sa vie, avait trouvé son idéal et plus encore. Il s’était mis à la courtiser après avoir appris qu’elle avait rompu avec San Geli qu’elle fréquentait depuis des années et dont elle ne supportait plus la vie morne et esseulée qu’il lui faisait vivre. Beaucoup les croyaient d’ailleurs mariés et il avait été le premier surpris que pas même des fiançailles n’avaient été célébrées entre eux, juste une promesse de mariage vieille de près de deux ans. Lui, n’avait pas compris qu’on puisse faire attendre ainsi une si belle et douce femme.


Ils arrivèrent à Narbonne alors que la nuit en était à sa moitié. En sa demeure, tous avaient été avertis de le court passage, aussi purent-ils, chacun dans une chambre, prendre un repos qui ne serait pas de trop.

Bien avant que le soleil ne pointe, ils étaient levés et prêt à se rendre au lieu de rendez vous. Il avait revêtis pour l’occasion une chemise de lin sur des braies de peau fine. Son baudrier où pendait son épée dont seul le pommeau à présent rappelait le présent reçu bien des années avant par le Comté en remerciement de ses œuvres. La lame en avait été replacée par deux fois suite aux combats qu’il avait menés contre le ponant. Ses bottes les plus souples et un mantel pour se protéger de la fraicheur matinale.

Ce 26 juin de l’an 1461, Il avait rendez vous sur le pré pour rencontrer le Comte de San Geli qui n’acceptait pas que Maxi puisse vouloir faire sa vie avec autre que lui. C’était toute fois comme ça qu’il voyait l’affaire. Il l’avait d’ailleurs trouvé ridicule puisque, jusqu’à l’annonce de leurs épousailles, le Comte n’avait rien fait mise à part une menace en réponse à la lettre de rupture. Il ne se sentait pas fautif d’avoir courtisé la jeune femme et d’avoir gagné son cœur et si, le dernier courrier du Gaucher n’avait été insultant pour la Blonde Baronne, il n’aurait fait ce voyage pour se retrouver face au Comte. C’était donc bien pour l’honneur de SA Promise qu’il allait croiser le fer et non pour autre chose. Pour témoin, il avait fait demande à son ami Roderick de Vandimion et au tout nouveau vassal de Maxi, Guitail, seigneur de Laval-près-Puycelci.

Quelque soit le dénouement de ce duel, s’il était certain d’une chose, c’est que cela ne changerait en rien l’amour que lui porte Maxi et à leurs épousailles à venir.

Leurs chevaux avaient été sellés et tout naturellement Castelreng avait aidé sa Tendre à se mettre en selle. Un baiser sur le bout de ses doigts qui se voulait rassurant et ils se mirent en route pour rejoindre le lieu du duel. Ils n’avaient échangé aucunes paroles, lui déjà l’esprit pris par le combat qui allait avoir lieu, elle ne cachant pas son inquiétude. Il aurait préféré de loin qu’elle reste loin de ce duel et il n’avait d’ailleurs pas manqué de le lui dire et, après un long débat à ce sujet, n’avait pu que comprendre ses raisons de vouloir être présente.

A cette heure où tous encore était à dormir, la fraîcheur était présente. Le jour était à vouloir chasser la nuit et le ciel, dégagé de tous nuages annonçant une chaude et lumineuse journée, déployait ses plus belles couleurs. Ils auraient pu s‘en extasier s’ils n’avaient été perdus l’un l’autre dans leurs pensées. Castelreng n’y fit pas même attention.

Le trajet entre chez lui et le pré n’était pas bien long et quand ils arrivèrent, il vit que déjà le héraut était présente. Il sauta bas sa monture, aida Maxi à faire de même la prenant par la taille et la laissant doucement glisser contre lui pour lui faire poser pieds à terre, un chaste baiser sur ses lèvres et en un murmure
: Reste près des chevaux mon Cœur. Puis se dirigea vers Enduril pour la saluer.

Ses témoins ne tarderaient pas, il n’en doutait pas, quant aux autres ….

Le visage impassible, il salua donc celle qui serait arbitre pour ce duel…


Bonjorn Comtessa ….

Peut-être là aurait-il du la saluer en tant que Héraut, mais l’habitude étant, ce fut son titre qui vint. Regardant ensuite le terrain sur lequel il allait se battre, il ajouta.

Navré que notre revoir se fasse dans de telles circonstances..


______________________

Skip_lo_casalier a écrit:
Il y a quelque jours, une demande assez particulière était venu le rejoindre alors qu'il travaillait dans son Jardin. Ce n'est, habituellement, pas le genre de demande qu'on souhaite recevoir. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus réjouissant comme réunion quand il est question de deux personne qui sont, aux yeux de Skip, d'égal honneur et dans leur droit chacun.

Il avait pris du temps avant de donner une réponse affirmative pour ce qui lui était demandé, être le témoin d'un des deux. Le témoin de l'aîné des deux. Un homme en qui Skip a toujours eu confiance, un homme en qui Skip a toujours eu du respect. Il est seulement dommage que cela se produise contre un adversaire qui est lié à la famille Casalièr. Car, il ne faut pas oublier certain détail, Castelreng est un ami proche et le parrain de sa propre fille. Constance Elyse Del Casalièr porte ce nom par la volonté de cet homme contre qui celui dont il est le témoin doit se battre.

Il est de ce genre de tragédie qu'il est impossible d'éviter, mais il est toutefois possible d'en faire des incidents malheureux sans conséquence vraiment grave. Ce que Skip se promet d'essayer de faire.

Et pour y arriver, ce n'est pas les mains vide qu'il approche du lieu où, déjà, se dresse Castelreng et Enduril.

Tout irait bien si ce n'était du fait que plus il approche, plus il reconnait l'endroit. Un lieu déjà visité il y a quatre ans, alors que Constance, justement, n'avais tout juste une semaine de vie. Une époque où il avait encore le parfait usage de son bras droit, ainsi que la force et l'équilibre dans sa jambe droit. Une époque qui a précédé un événement l'ayant conduit aux portes de l'Enfer Lunaire, lui faisant visiter les limbes pendant trois jours et trois nuits.

Un duel qui l'aura amené à passer pour mort aux yeux de tous pendant c'est trois jours... Mort, il est revenu a la vie, mais pas sans séquelle. Un schisme avait fini d'aboutir, un côté entier était devenu inutilisable et il avait dû apprendre a marcher à nouveau, nourrit à la cuillère de bouillons insipides. Mais au final, le revoilà! Serte avec une canne! Et avec l'esprit divisé en deux, mais ça, au contraire de la canne, personne n'en avait conscience.

Définitivement, le champ était le même! La seule différence était qu'aujourd'hui, l'herbe avait eu le temps de pousser, laissant place a un sol beaucoup plus ferme que lorsqu'il avait combattu il y a tant de temps déjà.

Accompagné de sa charrette, comme la première fois, monté sur le banc, tiré par son étalon, il avait dans sa main faible celle de son épouse. Derrière lui, tout ce qu'il faut en cas d'accident. Pommade, onguent, eau claire, vin, pain et bœuf grillé. Il y avait sa trousse. Celle contenant tous les outils nécessaire pour palier à tous les besoins: ficelles, aiguille courbe en os, couteaux de différentes tailles, pinces courtes et longues. Dans un coffre de petite taille, sur le côté de la charrette, il y avait les potions, élixirs, poudres et tout ce qu'il faut pour soigner ou réduire la douleur. La préparation de tout ça n'aura pas pris trop de temps, il suffisait d'embarquer le tout, d'atteler le cheval et de partir.

Arrivé enfin devant les deux présents, il regarde son épouse et lui embrasse la main avant de descendre et d'attraper sa canne. Il s'approche de Castelreng en premier et lui tend son bras.


Mon ami!

Le vieil homme cherche un instant quelque chose d'autre à dire... Quoi dire en de telles circonstances? Surtout que la dernière fois qu'ils se sont vu, le premier allait se battre contre des frères occitans, alors que le second montait sur les remparts pour défendre contre les invasion de la Reine...

Que le Très-Haut prenne garde pour toi, mon ami....

Il se tourne ensuite vers Enduril.

Lengadoc. Je viens en tant que témoin. Je prierai le Très-Haut pour que Sa justice parle. Et s'il advenait un malheur, mon épouse et moi nous occuperons de soigner au mieux de nos capacités, avec l'aide de Dieu.

Il regarde Castelreng un instant, tenant toujours le bras de son ami.

Je serai témoin de Senher Geoker de Loxley, Coms de Sant Gèli...

En lui, il priait pour que son ami ne lui en veuille pas.

--Maxiuszedeus. a écrit:



Ils avaient voyagé à bride abattue, ne prenant que très peu de repos pour pouvoir arriver la veille. La Blonde tenait absolument à ce que son fiancé puisse dormir au moins 6 heures avant le duel pour récupérer de leur folle chevauchée. Aussi avait elle donné des indications au personnel pour que lui soit servit un bon repas chaud qui ne lui alourdirait pas l'estomac, que les étuves soient préparées pour qu'il puisse détendre ses muscles endoloris par les heures passées sur sa monture au galop, et qu'un lit confortable dans une chambre la plus isolée possible du bruit extérieur lui soit réservée. Elle tenait à ce qu'il soit en plene possession de ses moyens pour ce jour.

Elle connaissait la valeur des deux combattants, elle connaissait leurs campagnes, leurs guerres, leurs médailles mais aussi leurs blessures. Elle connaissait le Garde d'Argent, ancienne élite du Languedoc, militaire de carrière de longues années, romput au maniement de bien des armes et qui avait vu bien des mares de sang...

Mais elle connaissait aussi l'ex-Garde Royal, médaillé de la guerre du Ponnant entre autres et lui aussi guerrier depuis ses jeunes années, ayant vécu bien des batailles et occis bien des ennemis...

Elle ne pouvait savoir d'avance qui des deux guerriers aurait le dessus sur son adversaire. Elle espérait bien que son Promis saurait prendre l'avantage, elle avait prié une partie de la nuit en ce sens, finissant par tomber de fatigue à genoux devant son lit.
Elle ne voulait pas la mort du Gaucher pour autant. La vie les avait reunis, ils s'étaient construits ensemble pendant plus de six ans...ils s'étaient aimés...du moins elle l'avait aimé. S'il l'avait fallut, elle serait morte pour lui. Mais il n'avait pas sut cueillir cette fleur qui à cette époque ne se destinait qu'à lui. Il en avait butiné d'autres, et jamais n'avait tenu sa promesse envers elle...en 6 ans il ne l'avait prise pour femme. Elle s'était lassée de cette vie de promesses non tenues. Au bout de six ans, elle avait perdu sa joie de vivre et son envie d'avancer, elle avait perdu jusqu'à son coeur...

Elle avait essayé de prendre sur elle, de se dire que son avenir valait bien des sacrifices...mais les semaines avançaient, et la fleur s'étiolait. Alors elle s'était mise à penser à ce que sa vie pourrait être si elle avait fait d'autres choix. Elle s'était mise à entrapercevoir une vie plus joyeuse, une vie où son Amour recevait en paiement l'Amour de son Âme soeur, une vie où le sourire et le bonheur sont seules monnaies. Chemin faisant dans son esprit, ces idées, ces images, ce bonheur qu'elle voyait chez les autres lui faisaient penser qu'elle y avait droit aussi et que si le Comte se refusait de lui donner cette joie, c'est que son Âme soeur était en fait ailleurs de part le monde.

Elle en avait pourtant éconduit des prétendants, et des sérieux, Comtes, Ducs, Barons...l'un deux avait même promis en échange de ses faveurs de rendre le Comté franc et d'y instaurer des lois orientales pour faire d'elle sa Seconde femme...quelle insulte! Pour Elle, et pour la première femme qui ignorait tout de cette proposition tendancieuse et offensante...
Mais elle s'était décidée, et l'avait quitté. Elle avait mis toute une nuit à rédiger sa lettre de rupture. Aucun prétendant ne la pressait alors, elle en avait trop découragé, plus un ne s'y essayait désormais...Elle avait espéré un geste, une tentative de lui pour la garder...mais au lieu de ça, il lui avait répondu de faire ce que bon lui semblait, menaçant seulement d'occire son remplaçant. Puis en trois moi, plus rien, pas une nouvelle, pas un geste.

Alors un prétendant auquel elle ne s'attendait pas, un ami de Toujours, un homme bon et droit, tendre en amitié et protecteur avec les siens, avait finit par trouver le chemin de son coeur et lui faire espérer un monde meilleur. Elle avait retrouvé le sourire à son contact et l'avait laissé la courtiser...il lui avait finalement demandé sa main, et, puisqu'elle partageait ses sentiments, qu'elle se sentait à nouveau aimée et amoureuse, elle avait accepté.

Tout ceci, les conduit ici, sur le pré en ce matin prometteur et chaud. Plus ils s'en étaient approchés et plus elle avait senti le noeud se faire en son ventre. Elle avait catégoriquement refusé d'être tenue à l'écart, promettant toutefois de ne pas le géner ou le déconcentrer...
Un chaste baiser, et la voila seule avec son angoisse, sa peur de le perdre....


______________________

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MessageSujet: Re: Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461   Ven 28 Juin - 10:39

Guitail a écrit:
Ouh que le réveil était dur. Se lever après avoir veiller tard, il fallait vraiment qu'il arrête. Bon, maintenant, se préparer rapidement pour aller être le témoin de Cast dans son duel face au Gaucher. Hop, on enfile rapidement sa tenue habituelle, on n'oublie pas son épée et on se met en route vers le lieu de rendez-vous.

Deux hommes d'honneur allaient s'affronter. Deux nobles dans le coeur. Même s'il n'aimait pas particulièrement le Gaucher, il le considérait comme un véritable noble tout de même. Mais cette histoire de coeur inquiétait Guitail. Il savait que ces deux hommes respecterait les règles fixées pour le duel, mais dans le feu de l'action, il avait peur que l'un des deux ne se maitrise plus.

Mais il serait là pour empêcher cela.

Enfin, il arriva en vu du lieu du duel. Quelques personnes étaient déjà présentes, dont Cast justement. Mais pas encore de signe du Gaucher. Au moins, il n'était pas en retard. Il s'approcha et salua les personnes présentes avant de se diriger vers Cast. Il lui fit une accolade amicale et lui glissa à l'oreille.


Ne fais pas de bêtises et sors de ce duel sain et sauf.

Puis il se présenta à l'assemblée.

Bonjour, je suis Guitail, seigneur de Laval-près-Puycelci. Je suis également le témoin de Castelreng, senher de Cordas.

Il s'écarta ensuite, laissant Cast se concentrer. Et il observa l'ensemble de la scène et analysant comme à son habitude tout ce qui se passait autour de lui.

Celtic_de_vandimion a écrit:
Un cavalier qui surgit...
Non ça c'est une autre vie.

Une missive qui arrive et un Celt qui fronce les sourcils

Mais qu'est ce qu'il est allé faire dans cette galère...
Ca c'est une autre histoire, de fourberie, de non dit mais pas d'honneur.


Roderick ne souriait pas car c'est bien d'honneur qu'il s'agissait à ce moment, celui d'un qui se sentait trahi et qui se devait de laver son honneur dans le sang et celui de l'amoureux qui pour rien au monde n'aurait refusé de ramasser le gant lancé.


Le Celt n'avait jamais eu a affronter pareille situation mais il se reconnaissait dans la démarche des deux.
Il ralentit sa monture en passant les limites du champ d'honneur et c'est au trot lourd de son shire qu'il approchât du groupe.
Sautant à bas du grand cheval il lâcha les rênes et fit une légère révérence envers le héraut.


Adissiatz Lengadoc, le temps est parfait pour une rencontre champêtre, ni trop chaud, ni trop froid mais malheureusement ce n'est pas le propos.
Il regarda en direction de la Baronne qui restait à l'écart et se dirigeât vers elle pour lui présenter ses hommages.
Bonjorn Barona, une légère révérence, j'aurais préféré vous revoir en d'autres circonstances, je tiens une escorte a votre disposition pour vous reconduire en Tolosa à la fin de cette rencontre, soyez assurée de mon soutien quelque soit l'issue.

Il se rendit auprès de Cast.
Salut à toi mon ami, je vois a ta posture que tu es prêt, du moins autant qu'on puisse l’être, Senher Skip, content de vous voir, je suppose en voyant votre train que vous avez ce qu'il faut pour pallier a toute éventualité.

Roderick saluât d'un signe de tête l'homme qui se tenait auprès de Castel puis revint vers Cordas, l'air plus sérieux et le regard plus froid.
Qu'il te protège et guide ton bras, ne flanches pas car c'est a moi que tu auras affaire... Et je peux être pire que Naude.
Il lui fit une accolade.

Lengadoc! Pouvez vous noter que je suis témoin du Senher de Cordas e Massilhàn
Le décor était planté, la pièce commencerait bientôt.

Geoker a écrit:
Narbonne. Geoker se souvint d'une des premières fois où il s'était rendu dans cette cité : il faisait la tournée des villes pour motiver les gens à former une équipe de soule, pour le Trophée Henael. Il avait alors utilisé toute sa verve pour piquer au vif les narbonnais, faire le méchant biterrois contre qui ils devaient s'unir pour lui couper le sifflet. Klan formait alors la première équipe de soule à Narbonne, parce que lui, Geoker, avait revêtu le costume du méchant.

C'était aussi comme ça que beaucoup le considéraient, réputation d'homme à femmes sans vraiment faire attention si celles-ci étaient nonnes ou mariées, on lui prêtait de nombreuses conquêtes dont seule une partie était vraie.

Dans ses maitresses régulières, il y avait Maxi, sa tavernière, à qui il donna son coeur lors d'une quête croisée, lui en apprenant à devenir un "homme à marier", elle, en devenant noble dans le sens premier du terme.

Elle connaissait Geoker, il ne l'a pas forcée à quoi que ce soit, ne lui a jamais rien caché et ils s'étaient liés, tous les deux, lui, en la demandant en mariage et en ne touchant alors plus aucune femme, elle, en disant oui. Et pourtant, alors qu'il cherchait la manière pour rendre le plus beau jour de leur vie, un jour parfaitement romantique, à la mesure de ce qu'il ressentait pour elle, dans un délai qu'elle lui avait imposé, il reçoit, en sortant d'une convalescence chez les moines, une lettre lui reprochant toutes les fautes d'avant sa demande en mariage et l'attente pour le mariage.
Elle sortait, avait même le temps d'être entourée de prétendants divers, lui se morfondait, seul, sur la disparition de Voda, de Docfusion ou les honneurs accordés à des crapules comme Namaycush ou Natale.

Sa vie ne valait alors plus rien. Pire deux semaines après sa lettre, elle annonçait ses fiançailles au milieu de personnes qu'il avait pu appeler amis lorsqu'il n'était pas tout à fait misanthrope. Elle avait douté de lui alors que jamais il n'avait failli à sa parole. Que valait sa parole donc aujourd'hui ? L'avait-elle alors seulement aimé ?

Aujourd'hui, donc, c'était lui l'odieux personnage, l'infâme croqueur de femmes qui imposait à un couple amoureux une ultime épreuve.

Mais, il y avait aussi une autre histoire avec celle-là, cette histoire annonciatrice d'un espoir pour le Gaucher. Dans son malheur il devient une caricature de ce qu'on lui reproche, boire, "rire" avec les femmes, et, dans un moment de sobriété, une femme blasée, revêche, peu aimable, acide le sort de là. Ils sont tous les deux blessés, elle plus que lui, oui, c'est possible ! Derrière cette carapace, ce personnage antipathique, se cache de la tendresse, de la douceur, un coeur emprisonné dans la glace. Ensemble ils domptent leurs démons. Ensemble ils se donnent confiance, ensemble ils transforment leurs faiblesses en force.

Tout à l'heure, il croiserait le fer et il le faisait pour... lui, vraiment ? La paratge, surtout. Pour la dernière fois, peut-être.

« Cherchez en vous cette force que déploie la haine. C'est elle qui m'a permis de me tenir debout dans les instants les plus noirs de mon existence. Vous devez renverser ce qui vous a fait du mal, le proscrire. Votre sérénité exige du sang pour tribut. Concentrez-vous, ne laisser rien vous distraire de votre seul et unique but. Je veux vous voir revenir avec fierté. Pensez à tout ce que l'avenir vous offrira lorsque vous aurez vaincu... Ne laissez jamais rien s'interposer entre vous et vos ambitions, vos envies. Ni femme ni homme. »

Elle avait gagné, sur ses encouragements, il devait faire de même.

Tout ce parcours pour être là, aujourd'hui, dans ce champ, pour se battre pour l'honneur, pour tester sa foi dans les valeurs occitanes.

Il salue Skip, respectueusement, retrouve Enduril.

Bonjorn Lengadoc ! Nous sommes prêts à suivre vos instructions pour ce combat.

Ulrika.von.stern a écrit:
Ulrika s’était penchée sur son journal. Le soleil était couché depuis peu. Elle avait trois chandelles pour l’éclairer. Seul le bruit du grattement de sa plume sur le vélin se faisait entendre dans la pièce. Demain serait le jour. Geoker n’était pas encore là. La blonde arborait un air grave. Elle écrivait à propos de son amant :

Citation :
Je m’en veux d’avoir posé les yeux sur toi, ce jour de grande de tristesse et d’ivresse. Comment oses-tu toucher maintenant ce cœur que nul ne pouvait percer? Comment oses-tu ne pas t’en emparer maintenant qu’il ne sait répondre qu’à ton nom? Tu m’as poussé à l’encontre de ma vertu, à goûter aux Paradis artificiels qu’offre la luxure en me forçant, tout à la fois, de regarder Dieu en face. Je danse avec le Sans Nom sans savoir comment me défaire de son emprise. Tu m’as extrait d’une tristesse qui me tuait seulement pour m’envelopper dans une tourmente douce-amère. Chaque détournement de ton regard est un coup de poignard supplémentaire. J’ai refusé que l’on m’épouse, renié mon père, abdiquée à la liberté en tremblant de ne savoir qu’en faire. J’avais la constance de ma douleur, je la connaissais par cœur. Tu as bouleversé ma vie, tu as tout défait de mes habitudes pour me laisser dans l’incertitude de mon avenir. Tu as mis mon âme et mon corps à nu pour mieux t’en repaître. Tu m’as repoussé dans cette sensation révoltante de faiblesse. Tu me condamnes chaque jour à la douleur de ta simple affection alors que je veux découvrir les arcanes, les couleurs de ton amour. Comment peux-tu être aussi indifférent devant la conquête de mon cœur que je refusais à tous depuis mon veuvage? Est-ce là pour toi un si petit exploit que de me savoir prisonnière des sentiments violents qui déferlent dans mes veines au contact de tes doigts? Es-tu satisfait du pouvoir que j’ai parfois la faiblesse de te laisser avoir sur moi?

Je t’aime et te hais tout autant pour les tortures dont tu m’affliges sans aucune forme de remord. Tu me dis : « Je te veux auprès de moi », mais dès que je m’approche trop, tu redessines le fossé entre nos deux statuts me réduisant à poussière d’un revers de main. Tu me fais traiter comme ton égal en ta demeure, mais me soumet au silence si le sujet ne te convient plus. Tu m’attires avec ce que je veux entendre, mais me repousse en arguant le contraire. Mon doux, mon cruel ami, tu causeras ma perte si tu t’entêtes ainsi à toujours me soumettre à tes écueils. Lorsque je serai brisée, plus rien ne pourra me sauver. Je voudrais fuir, tu sais? Mais l’amour me rend sotte et je ne peux me résoudre à vivre sans toi… Qu’importe les autres, ceux qui ont été éconduits, les nobles de mon Saint-Empire adoré qui souhaitent prendre ma main, les fourbes qui m’ont accusé des pires atrocités pour les avoir repoussé, ceux qui m’écrivent encore dans plusieurs langues dans l’espoir de me voir assez déçue de toi pour que je leur accorde quelques égards…Tant que toi tu sais que les titres qu’ils me donnent –sorcière, meurtrière, briseuse de ménage, catin, agente du Sans-Nom- ne sont que des illusions nées de leurs orgueils écorchés. Peu importe que les autres ne soient pas d’accord, soient contre mes sentiments pour toi. Mon cœur t’est consacré même si j’ai honte de n’être qu’une maîtresse.

Elle se relut et ferma les yeux avec un soupir. La porte s’ouvrit. Le cahier se clos. Demain serait le jour tant attendu.

________________________________

Ulrika avait aidé le Comte à se préparer pour le duel. Depuis des jours elle lui refaisait encore et encore des discours de motivation. Elle avait réussi à lui faire entendre raison. Il n’avait cédé à aucun excès depuis plusieurs jours, pas même à ses péchés favoris. La dévote blonde avait jeûné depuis la veille et c’est avec une froide détermination qu’elle avait récité toutes ses prières la nuit durant. Ses genoux avaient été douloureux les premières heures, mais à la fin, elle avait atteint une forme de contemplation qui engourdissait tout ses sens sans affecter sa concentration. Peu avant l’aube, elle s’était signée. Il était temps. Une dernière tirade pour son amant et elle le laissa partir avant de se préparer elle-même. Au début, elle avait pensé envoyer un agent pour ne pas risquer de le déconcentrer, mais s’était ravisée. Elle saurait se faire discrète d’autant plus qu’elle avait subtilement répandu la nouvelle d’un duel ce qui attirerait des badauds parmi lesquels elle pourrait se cacher. Ulrika enfila des vêtements assez modestes et noir pour célébrer le deuil qu’elle portait toujours. Certains auraient cru que c’était pour le Roy, mais elle exécrait cet impie qui avait bafoué la Très Sainte Église Aristotélicienne Romaine. C’était plutôt pour sa sœur cadette qu’elle pleurait. La dernière Von Stern hésita un moment à attacher ses cheveux. Elle se souvenait de son serment et voulait l’honorer, mais le platine de sa chevelure ne manquait jamais d’attirer l’attention dans cette contrée où tout dans son apparence criait son statut d’étrangère. La veuve élucida le problème et enfila une crépine noire ce qui atténuerait l’éclat de sa crinière. Aucun bijou ne vint orner sa tenue. Elle était prête.

Heureusement, il y avait déjà du monde lorsqu’elle arriva. Quelques curieux étaient venus assister comme elle s’y était attendue. La Teutonne goûta la douceur de la température matinale, heureuse de ne pas avoir à subir le soleil brûlant. Sa peau diaphane n’en supportait pas le contact ni l’accablante chaleur de ses rayons ardents. Malgré le modeste attroupement, Ulrika resta beaucoup plus en retrait. Elle reconnaissait quelques silhouettes seulement parce qu’elle connaissait à l’avance leurs identités. Elle espérait ainsi ne pas attirer l’attention sur elle. Ses mains se joignirent en une dernière prière silencieuse. Si son amant perdait ce duel, elle devrait se montrer forte pour eux deux. Elle devrait recommencer à zéro la reconstruction qui s’était si bien amorcée, mais qui menaçait de s’écrouler sous un seul coup d’épée.


« Gott schütze ihn. Schade. Gib ihm die Kraft, um für uns beide zu überwinden.

Elle était prête à observer le combat prochain, comme une ombre presque menaçante. Elle, l'Autre Histoire.

Ariana_anthea a écrit:
La journée s'annonçait belle et ç'aurait pu être une simple promenade entre deux épris. Las, ce n'était le cas. Là où ils se rendaient, le sang aurait coulé avant la fin de cette journée prometteuse.

C'est elle qui lui avait remis le pli reçu quelques jours plus tôt, c'est elle qui avait lu le désarroi dans son regard couleur d'eau claire, et c'est à elle qu'il s'était ouvert sur son incompréhension concernant ce qui était arrivé. Non qu'il n'ait compris la nécessite de défendre l'honneur bafoué, c'était plutôt le fait de retrouver dans cette triste affaire un homme qu'ils considéraient comme de leur sang puisque parrain de leur propre fille. Comment Cordas avait-il pu se retrouver dans cette situation ?

Ils n'avaient su que des bribes de l'histoire mais ç'en était sans doute déjà assez. Pour elle, tout du moins...

Ils approchaient donc, dans cette charrette qui aurait pu les mener vers le délice mais qui ne les conduirait qu'au supplice, encore fallait-il savoir de qui...Elle serrait sa main dans la sienne, le regardant du coin de l’œil, essayant de savoir quelles étaient ses pensées à cette instant présent. Mais déjà ils arrivaient, elle avisa Lengadòc et Cordas qui étaient les premiers, puis chercha du regard celle par qui tout était arrivé. Elle était là, à quelques pas. Elle reporta les yeux sur son époux, accepta son baiser et retint ses doigts dans les siens un moment de plus, puis elle le laissa aller tenir son rôle et remplir son devoir.

Elle descendit, seule de la charrette, et salua d'un signe de tête poli ceux qui étaient là. Non, elle ne s'approcherait pas, c'était histoire d'hommes, et elle n'en était pas un. Elle s'approcha de Beau, l'étalon de son époux, et glissa sa main dans son encolure chaude et douce. Il pencha la tête vers elle, sentant sans doute son trouble et elle pose un instant la tête contre celle de l'animal. Elle aimait par dessus tout ce contact apaisant cependant elle ne le prolongea pas. Son regard enveloppa le paysage, et son esprit parti loin de là. Elle savait que c'était ici que tout était arrivé, c'était un autre jour, pour une raison différente, pourtant le sang appelait souvent le sang et elle craignait que ce fut encore le cas.

Ce jour là, elle avait vu partir un homme fort, un soldat, un homme qu'on aurait hésité à défier malgré son âge de peur de finir à genoux devant lui. Mais ce jour là, cet homme était mort...Celui qui lui était revenu n'avait eu la vie sauve que par l'intervention de son fidèle serviteur qui affirmait que sa vie n'avait pas fui son corps, et que peut-être il reviendrait de ce royaume du sommeil où il avait sombré. Cela avait mis trois jours entiers, trois jours où elle ne l'avait pas quitté, trois jours où elle avait cru mourir de chagrin. Elle avait éloigné tout le monde, ne gardant que Tacitus près d'elle. Elle avait prié aussi, et enfin le miracle était advenu. Il s'était éveillé mais celui qui était revenu n'était plus l'homme qu'elle avait connu. Il lui avait fallu tout réapprendre, endurer l'aide qu'on lui donnait, mais accepter surtout que rien ne serait désormais plus pareil. Oui, c'était ici, dans ce champ que tout était arrivé...

Caressant toujours Beau, elle regarde cette fois vers cette nouvelle Hélène et elle s'interroge. Si une telle chose arrivait, que ferait cette femme ? Elle avait abandonné un homme auquel elle avait donné sa foi pour un autre, changerait-elle à nouveau d'avis si celui, sur qui elle avait jeté son dévolu, sortait diminué à tout jamais de ce combat ?

Contrairement à ce qu'on pense parfois, l'honneur n'est pas l'apanage des hommes. Les femmes aussi en sont pourvu, mais cette femme, savait-elle au moins ce que signifiait ce mot paraissant si simple ?

Elle secoue la tête un bref instant, et réalise que pendant son errance tout semble s'être mis en place. Le Sènher de Vandimion est arrivé et se place près de Cordas, un autre homme inconnu en fait autant. Le Coms de Sant Gèli est présent lui aussi, le décor est en place, le spectacle peut débuter...



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MessageSujet: Re: Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461   Ven 28 Juin - 10:41

Skip_lo_casalier a écrit:
Il avait donné sa prière à son ami. Il devait maintenant aller soutenir son vieux compagnons d'arme, son frère de la Garde d'Argent, cette unité d'élite tomber dans l'oublie pour beaucoup, sinon tout le monde. Les gens n'en parle plus, aujourd'hui, que comme une chose ayant à peine existé, un corps militaire n'ayant eu d'existence que dans l'imaginaire des "anciens".

Skip s'approche donc de ce frère d'arme, Geoker de Loxley, et, doucement, lui glisse quelques mot à l'oreille:


Souvient toi des entraînements. Des taureaux que nous devions jeter à terre à mains nus. Souvient toi des campagnes et tout ira bien!

Il va en suite s'installer un peu à l'écart, à un endroit où il pourra tout voir, y compris son épouse sur le visage de laquelle il peut lire certaines de ses pensées. Il attend enfin le début de ce combat de non-dit. Un combat qui est mené par le souvenir du passé et qui brisera, à jamais, cette ligne dans le temps pour conduire vers quelque chose d'autre que le vieux soldat à la retraite souhaite être meilleur.

Il y a même, en lui, l'espoir que tout ceci pourrait être oublié et qu'ensuite, les deux homme aujourd'hui adversaire, alors qu'hier ils était allié, puisse devenir amis à nouveau. Souvent, il n'y a rien de mieux qu'un bon petit duel pour souder encore plus deux personnes. Il ne reste plus qu'à voir si son espoir pourra se réaliser. Quitte à offrir le vin et le repas de l'Amitié par la suite! Il pourra même demander l'aide de son épouse pour ce faire. Il a, de toute façon, tout ce qu'il faut pour ça!

--Castelreng. a écrit:


Il ne s‘était attendu à ne voir venir que les témoins et fut sur le coup surpris de l’arrivée de Skip et son épouse. Sur le coup, il se dit ensuite qu’il était sans doute là en tant que médecin et se chargerait donc de panser les blessures ou au mieux faire en sorte de faire reculer le trépas à un autre jour.
Il répondit donc chaleureusement au bras tendu, ajoutant à la prière de Skip.

Le Très Haut fera le choix qu’Il voudra…

Lorsqu’il comprit le pourquoi de la présence de son vieil ami, il ressentit au départ un pincement, puis, ne voulant faire analyse de rien. S’il devait sortir en lambeaux de cette rencontre, il savait que Skip agirait au mieux.

L’arrivée de ses deux témoins annonçait que sous peu l’heure serait là. Ne manquait encore que l’adversaire qui ne tarderait sans doute plus. Il salua Guitail comme il avait fait avec Skip et répondit à son murmure par un simple haussement d’épaule. Qui pouvait savoir comment il s’en sortirait ? Il connaissait la valeur du Comte, se souvenait que trop bien de ses années passées à la garde d’argent, lui à l’époque n’étant qu’un simple soldat. Il se rappelait l’admiration qu’il avait pour ces hommes d’exception mai il ne se sentait pas pour autant inférieur, il avait mené ses expériences et acquit son savoir ailleurs. Les gardes royaux n’étaient pas manchots.

Voir que Roderick prit la peine d’aller dire quelques mots à Maxi restée sagement à l’écart lui apporta un apaisement qu’il ne chercha pas à comprendre. Il l’en remercia d’un regard et s’adressa à ses deux témoins. Il évita cependant de regarder dans sa direction, ne voulant voir son doux visage décomposé par la crainte. Il ne fallait pas pour le moment que son esprit aille ailleurs que vers ce combat.


Merci à vous deux d’être là…

Puis à Roderick ajouta.

Pire que Naude… est-ce possible… ?

Il n’en dit plus. Le gaucher venait d’arriver. Le « spectacle » allait pourvoir commencer. Déjà il ôtait son mantel et l’envoyait sur le coté.

Quand vous voudrez Lengadoc.

Se contenta t-il de dire.

________________________________

Maxiuszedeus. a écrit:



Elle vit arriver Skip et son épouse lourdement équipés. Des gens qu'elle respectait au plus haut point. Elle les connaissait peu mais les savait gens de valeur. Elle fut rassurée de les savoir sur place. Elle les aurait volontiers salués, mais elle avait promis à Cast de ne pas s'approcher, de ne pas risquer de le gêner ou d'être prise à partie ce qui le déconcentrerait.
Elle vit arriver Guitail, son Ami de toujours et son désormais Vassal. Elle sourit et fut rassurée de le savoir aux côtés de Cast.

Arrive Roderick, le premier à s'apercevoir de sa présence sembla t'il et à venir la saluer. Il avait compris son retrait et ne la prenait pas pour une impolie.

Petite révérence à son intention.


"Bonjorn Vicoms, j'eusse aussi préféré vous revoir en meilleur occasion, mais il est agréable de vous voir en grande forme. Votre amitié m'est précieuse et je vous remercie pour vos bienfaits. Soyez assuré pouvoir aussi compter sur moi si besoin dans l'avenir.

Et merci d'être aux côtés de mon Futur Epoux."


Et arrive enfin le second duelliste, celui qui n'a pas accepté de la perdre et demandait aujourd'hui réparation...mais réparation de quoi au juste? Ce n'était pas comme si on avait privé le Comte d'un bien qui lui aurait permis de faire un bénéfice...à moins qu'on voit la Baronne comme un objet dont la dot peut enrichir un peu plus un homme qui ne se contente pas d'une douce épouse aimante et dévouée...
Ce n'etait pas comme si elle avait commis un délit ou un crime qui réclame d'être punit...à moins que d'avoir perdu la force de son amour usé par un trop long temps d'attente en soit un qui mérite châtiment...
Ce n'était pas comme si elle l'avait trompé et qu'elle attendait un enfant illégitime d'un autre que lui...n'inversons point les rôles...

Elle avait toujours pardonné ses écarts de conduite, mais après 6 ans, elle ne l'aimait plus assez pour poursuivre sa route à ses côtés voila tout. Qu'aurait elle dut faire alors? Se forcer à rester en espérant des jours meilleurs et qu'il se décide à faire renaître le flamboyant bûcher qu'il avait allumé jadis en son coeur? Elle avait aimé cet homme à en crever et aurait tout fait pour lui, tout sans exception...s'il avait continué à alimenter le feu qui faisait battre son coeur...

Un petit attroupement arrivait d'on ne sait où...des badauds venaient assister au duel?! Mais où va le monde ?! Et pourquoi pas des joutes dans l’arène pour cette cause ?! Parmi ces gens, elle reconnut une femme blonde..cette femme d'ailleurs...elle l'avait déjà rencontrée. La Blonde à l'accent des pays du Nord qui avait été très désagréable en taverne à Narbonne alors qu'elle n'avaient même pas été présentées... Il lui avait semblé qu'elle avait reçu une éducation car ses manières avaient un certain raffinement. Mais sa froideur et son ton hautement désagréable n'avait pas rendu la Baronne encline à se présenter à elle. Elle ne connaissait pas son nom, mais la propriétaire de la taverne et deux habitués lui avaient parlé d'elle. Il n'avait pas tardé à la remplacer...mais...qui demandait réparation aujourd'hui ? Que voulait il de la Baronne si déjà une autre femme avait pris la place qu'elle occupait jadis? Quelle pouvait bien être sa motivation? Voulait il la faire souffrir en blessant son fiancé ? Espérait-il quelque chose de plus de ce duel ? Si c'était le cas, il n'aurait pas amené cette femme sur le pré.

Elle ne voulait pas de mal à Geoker. Elle avait bien trop partagé avec cet homme pour en arriver à ce genre de ressentiments. Cependant, ces dernières semaines, il aurait bien mérité une gifle pour les insultes dont il la couvrait. Non pas une gifle de haine ou de mépris, mais de celles qu'on donne à un égaré pour le remettre dans le droit chemin. Une sonnante et claquante, Unique et qui avait le pouvoir rendre la raison. Cast lui avait demandé de le laisser régler ces choses là. De par son acceptation de ce duel, il voulait laver l'honneur salit de SA Baronne. Elle n'aimait pas l'idée de ce duel. elle avait peur de perdre son Fiancé, elle avait peur un peu aussi pour Geoker.

Non elle ne l'aimait plus, plus comme une femme aime un homme, il ne faudrait pas se méprendre...mais à part envers Namaycush, la Blonde n'avait jamais sut nourrir de haine. Elle avait connu la colère parfois, mais jamais assez pour que le venin haineux n'atteigne son coeur, hormis à la mort de sa chère Amie Myrtilla...

Tous les protagonistes semblaient désormais arrivés, la respiration de la Blonde Baronne se fit plus courte, plus angoissée...le pauvre mouchoir qu'elle tenait en mains ne survivrait pas aux duellistes.


____________________

Geoker a écrit:
Le Gaucher sourit à Skip. L'espace d'un instant il se remémorait les épreuves et entrainements incroyables que leur avait imposé Fauchart. Une certaine nostalgie de cette époque.
D'une certaine manière cela achevait toute forme de tension qu'il pouvait avoir. Il imita Castelreng, se débarrassa de son mantel.
Vestimentairement parlant, il était tout en noir avec quelques ornements de rouge. C'était, parait-il une manière de détourner l'attendtion de son adversaire sur d'autres choses.
Si on était assez près de lui, ou si on savait où chercher on pouvait voir sortir de sa manche un petit ruban bleu, brodé en fil doré. Seules les lettres c et k pouvaient être lues, fin de mot, ou de phrase inscrite.
Il détacha son épée, la proposa à l'arbitre et aux éventuels témoins curieux, qu'ils valident l'arme. Cette épée n'était pas ordinaire, elle avait été offerte par la Baronne, avec amour, à l'époque.
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MessageSujet: Re: Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461   Sam 27 Juil - 10:13

Naudeas a écrit:
Tiens, une animation qui changeait un peu. C'est avec son bon vieux équidé que Naude sortit du château de Montpellier, ou des couloirs inquisitoriaux, m'enfin un lieu. Elle avait été prévenue par son époux, que ca allait commencer, voilà qui allait changer du train train quotidien. Elle descendit de cheval, elle ne serait pas témoin, spectatrice du duel. Le Hareng avait décidément le don de se mettre dans des situations assez cocasses. Ca n'aurait pas été Geoker, il aurait prit une bonne paire de baffes ce Hareng.

Elle posa pied à terre, retrouvant ses bons vieux cuirs noircis, Jordan était avec sa nourrice, elle avait aussi retrouvé sa cape inquisitoriale, blanche avec une croix malte noire et un liseré doré. Elle avait aussi retrouvé le sourire, voilà qui manquait à sa vie au final. Elle n'était plus Préfet, elle s'en foutait royalement, c'était quand on connaissait le travail qu'on se rendait compte des liens, euh non des boulets qui la dirigeaient.

Elle regarda qui était présent, une blonde, surement celle pour qui le Hareng défendait l'honneur. T'parles d'un honneur, mais elle serra le poing pour ne rien dire. Le Hareng qui semblait faussement serein, avec son doux époux, ils semblaient s'amuser tous les deux. Quoi mais ca n'est pas le moment de rigoler. Enduril, elle était là en tant que quoi ? Elle n'avait jamais assisté à des duels du bas de son existence. Préférant les routes à la noblesse. L'autre dueliste, son nom était revenu à ses oreilles, il semblait redoutable. Le Hareng avait pas forcément de chance. Les Casalier, elle ne les remercierait jamais assez pour l'avoir aidé à être délivrée du mini Vandimion, d'ailleurs, elle devrait les voir pour autres choses. Et enfin son époux, il était donc bien le témoin du Hareng.

Elle alla donc les rejoindre après avoir salué d'un signe de la tête Geoker et Enduril, ca ne l'empêche pas d'être polie. Elle regarda le futur dueliste, déposant une bise sur la joue de son époux.


T'as intérêt de sauver tes fesses, sinon je t'égorge !! Dit-elle à l'attention du Hareng. Pas que je veuille aller à ton mariage n'aimant pas ça, mais sinon je devrais trouver un autre Hareng, et ca j'aimerai pas. Elle le regarda, dans son regard, c'était plutot de la froideur qu'on pouvait y lire, plus que des encouragements.

Elle finit par rejoindre Ariana, laissant les hommes à faire les paons. En lui souriant.


Ma soeur, bien le bonjour, une fois que ses messieurs auront fait leurs petits affaires, j'aimerais qu'on s'entretienne, le temps du changement est venu.
Ariana_anthea a écrit:
Elle ne quittait pas Beau comme si elle cherchait réconfort dans sa chaleur. Sa main glissant de l'encolure au flanc, le flattant, grattant sa crinière des doigts, ne perdant rien cependant de ce qui s'annonçait comme imminent, le duel était sur le point de débuter.

C'est alors qu'elle vit entrer un cavalier dans son champ de vision. Un cavalier dont la tenue la fit frémir, un cavalier qu'elle reconnut dès lors qu'il posa pied à terre. L'inquisition arrivait donc ?

Elle lève un sourcil intrigué qui se transforme en sourire lorsque sœur Naudeas la rejoint. Elle ne venait donc que comme spectatrice. L'étonnement la reprend pourtant. L'invitation à un entretien est cordiale mais la raison lui échappe...Enfin, ce n'est ni le moment, ni le lieu pour se lancer dans une demande d'explications. Elle salue donc sa sœur de la tête, souriant toujours.


Ma Sœur, je suis ravie de vous revoir même si les conditions ne sont pas de celles qu'on peut dire agréables.


Elle lance un regard désolé vers les futurs combattants et laisse échapper un soupire attristé. Elle reprend...


C'est avec plaisir que je vous écouterai, ma Sœur. Je serai à votre disposition dès que vous le jugerez bon.

Un instant de flottement et elle ose...

Puis je me permettre de vous demander des nouvelles de votre si bel enfant ?

Les enfants...épine cruelle qui ne cesserait plus, désormais, de lacérer son cœur de mère infertile...
Geoker a écrit:
Une fois les détails réglés, le duel pouvait commencer.

Il commence par un salut, pour la forme. Le regard du Comte est noir et dur, il est déterminé. Mais son regard était aussi observateur : GeoKeR jaugeait son adversaire. Physiquement ils étaient très semblables. Il ne se sentait pas particulièrement plus fort ou plus faible que son adversaire.

GeoKeR avait brillé militairement, mais cela remontait à quelques temps derrière. Ce n'était pas quelque chose que l'on pouvait oublier, mais, s'il avait confiance en sa science du combat, il pouvait douter sur la réalisation. Peut-être que physiquement il aurait du mal sur la longueur, il n'était plus aussi endurant, faute de pratique régulière et intensive. Mais, avant tout, il avait un avantage important : il était gaucher.

En combat la perception du temps est différente. La moindre attente semble d'une longueur infinie et souvent, par la suite, l'instinct prenait le pas sur l'analyse. Geoker était mu d'une colère froide et déterminé.

Premiers mouvements, il se met en garde, fait quelques pas à distance respectable de Castelreng. Comme une chorégraphie répétée il juge les réactions de son adversaire en se déplaçant, puis, persuadé d'avoir vu une faille, attaque avec une étonnante vitesse d'exécution, dans le but de tailler le flanc de son adversaire.
--Castelreng. a écrit:



Alors qu’on attendait plus que les recommandations de Lengadoc avant que le fer ne se croise, Castelreng, tout comme Geoker, présenta son arme aux témoins. Il n’avait pas été sans remarquer qu’un groupe de curieux était arrivé. Il s’en demanda le pourquoi, pensant que cette affaire, comme tout duel, n’était pas chose qui s’affichait surtout à cette heure si matinale où la plus part des gens étaient encore dans le chaud de leur couche. Ces gueux de toute sorte avaient du être rétribués pour être là. Si c’était bel et bien le cas, ça en était écœurant et mieux valait ne pas savoir qui avait fait venir ces personnes. Le court regard qu’il porta à ce troupeau ne fut pas plus long qu’un battement de cœur avant de se porter vers ce qui l’avait mené là.

Surprise. Enfin si on pouvait appeler ça une surprise ! L’épouse de Roderick venait d’arriver… Que n’était-elle restée auprès de leur enfançon ? Quelques mots échangés où il lui rétorqua juste que Hareng elle ne l’aurait encore pas séché et qu’elle n’en trouverait pas d’autre et les choses sérieuses se mirent en place.

Les témoins se mirent de coté et les deux protagonistes, face à face, épée en main. Réponse au salut de pour forme fut rendu, regard froid et déterminé échangé. Le fait d’avoir affaire à un gaucher ne le gênait pas plus que ça, ce n’était pas le premier avec qui il croiserait le fer. On pouvait dire que ces derniers jours il avait eut quelques entrainement avec la levée de ban dont il faisait parti et où il se devrait de retourner, quelque soit son état, sitôt fini ici.

Pour l’heure, il ne pensait pas à tout ça, il était concentré sur l’échange imminent. Il n’avait qu’une hâte, en finir avec ça. Aussi quand ils furent en garde, il ne fut pas surpris de la première attaque du gaucher et se contenta de défendre. On entendait plus que les épées qui s’entrechoquaient. On ne ressentait plus que la haine des deux hommes. Le Comte avait voulu ce duel pour son honneur, avait pour se faire été jusqu’à insulter par écris Maxi pour être certain d’avoir réponse. Le petit Seigneur ne voulait plus qu’une chose, pouvoir vivre en paix avec l’être aimée.

Il ne para pas assez fortement pour éviter à l’épée adverse de venir toucher son flan. La blessure n’avait rien de grave, son épée avait relativement bien ralenti l’attaque. Il recula d’un pas avant de avant de passer à l’offensive. Mais déjà il sentait le chaud liquide pourpre couler. Sa chemise bien que lâche ne tarderait plus à se teinter. Dès que ce serait vu le combat arrêterait, il le savait. En attendant il pouvait toujours tenter de rendre la pareille. Sa Promise ne serait certes pas vengée comme il l’aurait souhaité mais ils en auraient fini avec le Gaucher et le Comté et finalement c’était bien tout ce qui importait. Qu’ils puissent l’un l’autre oublier, préparer leurs noces enfin et vivre normalement.


________________________________________
Enduril a écrit:
Volent et virevoltent
Manches des chemises comme des ailes blanches
Tourbillonnent et s’entrechoquent
Etincelantes épées aux lames si blanches


Chacun était là, à sa place et le ballet mortel pouvait se jouer, accompagné de la musique du fer qui se croise, tel un staccato et du chant des guerriers donnant de la puissance à leurs coups, tandis que le cœur des spectateurs et acteurs passif rythme la mélodie des respirations en sourdine.

Ils avaient reçus les consignes. Le combat s’arrêterait au premier sang. Aller au-delà ne serait plus considéré comme règlement d’une question d’honneur, mais comme tentative d’homicide, dans le meilleur des cas, et soumis à la justice.

Des hommes qui se battent et vont donner leur sang pour l’honneur. Honneur bafoué pour l’un par une femme distinguée et aimée entre toute, pour qui il avait retrouvé l’envie de revenir au monde et lui organiser le mariage dont il avait toujours rêvé pour eux. Pour l’autre, honneur bafoué de la femme qu’il avait appris à aimer et qui allait devenir sienne. Pour Enduril, des maladresses qui auraient pu être évitées. Oh, elle ne jetait la pierre ni aux uns, ni aux autres. Maxi avait attendu longtemps avant de trancher dans le vif, mais pourquoi avoir attendu que le Gaucher lance les préparatifs de leurs épousailles ? Peut-être n’y croyait-elle plus ? Mais quelle maladresse d’avoir choisi de rendre un nouvel amour public avant que l’ancien éconduit ait eu le temps de panser ses plaies. Quelle maladresse d’avoir choisi de se marier à la même époque que le mariage annulé. Quelle maladresse de ne pas avoir pensé que le délaissé trouverait là source de son malheur. Conspiration entre deux amants à qui il avait donné sa confiance et l’avaient trahis. Oui, tant de maladresses qu’un peu de patience auraient pu éviter…

Son regard s’accroche aux duellistes. Celui de la femme qui a mené une carrière militaire et sait la beauté et la difficulté de certaines passes d’armes. Celui du héraut qui est là pour servir de témoin héraldique. Vérifier que les règles soit respectées et l’honneur lavé. Que le Très Haut guide le bras de celui qui serait dans son droit !

Le Gaucher tente une attaque, mais la position des combattants à ce moment précis ne lui permet pas de voir si Cordas a été touché. Elle se décale un peu, veillant à rester assez éloignée pour ne pas interférer. Mais Castelreng continue le combat, signe que tout va bien.

Elle ignore les autres acteurs et spectateur. Elle observe, concentrée. Les deux hommes sont sa seule préoccupation. Elle est hors du monde, elle n’existe même plus, elle n’est que des yeux qui observe deux hommes qu’elle apprécie en découdre et régler leurs différends dans une violence codifiée et orchestrée. Le soleil monte lentement dans le ciel, mais la chaleur monte encore plus vite. Les vêtements qui étaient confortables dans la fraîcheur de l’aube combinés à la tension deviennent étuve et déjà un filet de transpiration coule le long de son dos. Elle retient son souffle, prend une longue inspiration, expire et le retient, vide ses poumons au rythme du duel qui se joue, prête à y mettre fin à tout moment.
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MessageSujet: Re: Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461   Sam 27 Juil - 10:15

Guitail a écrit:
Tout le monde arrivait, progressivement, témoins, simples spectateurs, et aussi le second duelliste. Le Gaucher impressionnait toujours, par son allure et par son expérience dans le combat. Mais Cast n'avait rien à envier à Geoker. Le duel s'annonçait difficile, aussi bien pour l'un que pour l'autre.

Il était temps pour eux de s'affronter. Guitail aurait préféré qu'ils puissent éviter cela, mais bon, il en était ainsi. Et maintenant, il allait remplir son rôle de témoin comme il fallait. Il se plaça assez proche et en même temps assez loin des deux duellistes, et se concentra que sur ces deux personnes. Instinctivement, dès que le combat commença, il porta sa main sur son épée, cachant tout de même ce geste de son mantel.

Il connaissait les deux protagonistes, et les savait tout deux nobles dans l'âme. Ils respecteraient donc les règles du duel, du premier sang. Mais dans le feu de l'action, l'un comme l'autre pouvait transgresser ces règles, et dans ce cas, Guitail se tenait prêt à intervenir, quitte à se mettre en danger lui même, surtout pour protéger son ami d'une blessure supplémentaire, ou d'un déshonneur, selon dans quel sens allait le duel.

Mais dans tous les cas, il se tenait prêt, tout en restant discret.
Skip_lo_casalier a écrit:
Skip observait...

Il y a bien des chose qui, avec l'âge, on perdu beaucoup de leurs capacités d'autre fois. Il est certaines choses qui ont même cessé de fonctionner, d'autre qui ont été grandement affaiblie par la maladie et les excès de toutes sortes. Mais s'il y a encore une chose qui fonctionne à plein régime, ce sont ses sens. La vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher et le goût. Rien n'a changé, rien n'a faibli.

Il entend les murmures des gens. Il vois le vol de l'oiseau dans le ciel éclatant. Il sent la sueur qui se dégage du corps des gens. Il goûte le sel de sa propre sueur. La brise caresse le bout de ses doigts. Rien ne lui échappe.

Il a vu les muscles du Comte se tendre dans son cou, le regard de celui-ci indiquant l'endroit où le coup sera porté, le son du cuire de la garde qu'on ressert sous la main. Castelreng n'avait aucune chance. Le coup s'annonçait rapide et précis et le fût! C'est la plus grande faiblesse de son ami, un peu trop lent à réagir.

Celui-ci, bien qu'habitué à ce genre de combat singulier, eu beaucoup de difficulté à parer le coup porté contre son flanc, si bien que ce coup, justement, porta ses fruits.

Touché! Castelreng est touché!! Skip à un mouvement pour lui venir en aide, mais il se souvient que le combat est au sang, et non à la touche! Dommage, le combat aurait pus s'arrêter là et chacun serait reparti, en santé, Castelreng aurait pus continuer à aimer Maxi et Geoker aurait pus aller retrouver, victorieux, sa douce qui l'attend un peu plus loin, mais non!

Il en est autrement. Si ce n'était de la chemise que porte Cordas, le sang aurait paru aussitôt, mais l'air chaud, la douce brise et la nature du tissu font que la légèreté de celui-ci ne se colle pas encore à la peau ruisselante du combattant, camouflant ainsi, temporairement, le sang qui coule.

Sachant son ami touché, Skip ne se laisse plus distraire et concentre son attention sur la suite du combat, en espérant presque de voir le sang couler rapidement afin d'arrêter ce combat qui à déjà duré trop longtemps.

Que sera l'issue de ce duel? Personne ne le sait encore!!
Geoker a écrit:
L'attaque du Gaucher a été suffisamment rapide pour que son adversaire ne puisse pas esquiver, son attaque est suffisamment placée pour rendre compliquée la parade, il touche, mais visiblement ce n'est pas encore ce qu'il faut.

Deux pas rapides en arrière pour se remettre à distance de Castelreng et reprendre le temps d'analyser la situation. Bon, il fallait innover dans son attaque. Bien que sûr d'avoir touché il sait que la blessure est légère et ce n'est certainement un petit filet de sang qu'il veut voir couler à ce moment-là. Mobile, Geoker conserve la distance de son adversaire, essaie de lire ses mouvements. Il prend le pari sur le déplacement du Seigneur, pour pouvoir le surprendre. Pas de côté, il pivote ensuite sur la jambe droite prêt à "cueillir" une jambe, ou de nouveau l'abdomen de l'autre côté. Pari raté, tout comme l'attaque...

--Castelreng. a écrit:



On n’entendait plus que les épées s’entrechoquant avec force. Il ne voyait que son adversaire. L’attaque suivante se fit plus rapide, plus vicieuse aussi sans doute. Il ne s’était pas attendu à une telle réaction qui le déstabilisa légèrement. Sa lame vint alors à la rencontre de celle du gaucher et d’un mouvement circulaire, il poussa en avant avec l’intention de faire reculer le Gaucher, évitant le coup menaçant sa jambe.

Les épées grincèrent avant de se séparer quelques secondes. Les deux hommes se retrouvaient très proches l’un de l’autre. Aussi Castelreng tenta t-il d’assener du pommeau de son arme un coup dans le menton du Comte. Dans son mouvement, sa chemise vint se coller à sa peau absorbant alors le sang de la légère blessure qu’il avait reçu juste avant.



____________
Enduril a écrit:
On s’aligna. Ce fut l’affaire d’un instant.
En méthode d’escrime, est bien fou qui s’obstine
A mettre la lombarde avant la florentine.
Le marquis, par un coup terriblement sournois,
Fut digne de son maître, Astolfo le Siennois.
Le vicomte, percé d’une longueur de lame,
Tomba, fit un sursaut ou deux, et rendit l’âme.
Alors, en rajustant au vainqueur son pourpoint,
L’un des soldats lui dit : « Vous le haïssiez ? — Point.
— Peut-on vous demander la cause de l’affaire ?
— La couleur des cheveux qu’il convient qu’on préfère.
Il était pour les noirs, moi je suis pour les blonds.
— Vous avez été vif, mon gentilhomme… Allons !
Pour cheveux blonds ou noirs faut-il qu’on se courrouce ?
— C’est vrai, dit le bretteur, car ma maîtresse est rousse.


Extrait de « Duel de raffiné » de François Coppée


Et dansent avec le Sans Nom, Belial et Léviathan, les deux hommes et leurs lames mortelles.

Le Très Haut a parlé, mais les princes démons sont à l’œuvre. Ils susurrent à l’oreille des combattants sous le regard satisfait de leur maître. Ainsi, Castelreng ignore la blessure que le Très Haut a envoyé pour mettre fin à cette querelle vite et au moindre mal et Geoker feint de ne pas avoir touché. Belial à une oreille, Léviathan à l’autre, l’orgueil souffle d’un côté, la colère de l’autre et l’homme continue la danse mortelle. Et les archanges s’en mêlent et le combat devient onirique et Divin. Belial virevolte, mais l’orgueil est déjoué par celui qui de sa mère a partagé le sein et qui est à la fois son double et son contraire. Les armes crissent, puis Léviathan tente une charge, entrainant un poing vengeur prêt à fracasser le visage à ce moment haïs.

Sans doute le Très Haut trouvât ’il que cela avait suffi. Etais-ce sa volonté, l’action d’un Archange, le souffle du vent par lui envoyé. La chemise immaculée se plaque sur le corps de Castelreng et sur le linge blanc fleurit un coquelicot écarlate. Le premier sang est versé, la justice divine a parlé. Le regard vif du héraut a noté et sa voix s’élève mettant fin au combat.


« CESSEZ LE COMBAT ! LE SANG A COULE ET A PARLE ! »

Le combat cesse immédiatement et Languedoc reprend d’une voix moins forte, mais tout aussi claire.

Le vainqueur est Sa Grandeur de Sant Gèli

Il ne lui reste plus qu’à acter sa présence et le résultat du duel. Un duel parfait entre deux gentilshommes. Nul débordement, pas de couardise, il n’aurait su en être autrement de ces deux-là d’ailleurs. Peut-être un peu plus de passes auraient t’elles eurent l’avantage d’épuiser un peu plus leurs ardeurs, mais les voies du Très Haut sont impénétrables et il en avait décidé ainsi.

Elle s’écarte vers quelques gros rochers qui bordent la prairie. L’un d’entre eux a la taille idéale pour y poser son écritoire et en terminer avec tout ça. Elle n’en a que pour quelques minutes et laisse donc ce petit monde à ses réactions.
Geoker a écrit:
Mouvement raté, mais très vite les deux hommes sont très proches. Castelreng manque de toucher Geoker du pommeau de son épée car ce dernier a pu le repousser et faire un mouvement en arrière, reprendre de la distance, analyser et chercher comment attaquer.

La chemise se colore, le Comte a gagné, Enduril leur rappelle leurs engagements sur le duel, au premier sang.

Sur le moment, Geoker ressentit une grande frustration : ils venaient à peine de commencer, et surtout ils étaient tous les deux en état de combattre. Cette frustration s'accumula avec celle de ne pas avoir eu de réelle confrontation avec celle qui l'avait trahi. Toute cette colère se concentra en un coup d'épée, celui qu'il donna, à deux mains, contre une anonyme pierre. Cette pierre se vengea contre contre la lame agressive, qui, probablement fragilisée, se brisa.

Véritable catharsis pour Saint-Gilles, purification de ses rancoeurs vis-à-vis du couple désormais déshonoré. La douleur du choc dans ses bras ne se ressentira que plus tard. Il réalise, il vient de gagner, de confirmer son honneur. Il restera défenseur de la paratge.

Il salue de manière plus protocolaire les personnes impliquées dans ce duel et vite rejoint Skip.


Merci camarade. Je... Nous parlerons plus tard, taverne municipale après déjeuner. Tu dois...
Il désigne Cast du regard.
et je dois voir celle à cause de qui tout ce monde s'est levé tôt ce matin.
Regard rapide vers Maxiuszedeus

Il en profite pour sourire vers Ariana. Il voulait s'étendre sur ce qu'il a entendu sur son dévouement auprès de Skip, mais le temps était à l'action pour le médecin et sa femme, non à la parole.


En allant vers Maxiuszedeus, GeoKeR soupesa le morceau d'épée resté dans sa main. L'espace d'un instant, la revoir lui donna un regard triste et doux, mais son esprit lui rappela immédiatement les moments de souffrance qu'elle avait choisi de causer. Le regard devint alors sombre et dur, avant de devenir neutre et indifférent, car, c'était fini.


Il faut croire que vous vous méritez.

Il jette un regard vers la blessure de Castelreng, symbole de leur défaite. Il lui montre simplement le pommeau du cadavre d'épée resté dans sa main :

Cette épée, vous la reconnaissez. Elle fut votre dernier cadeau à votre ancien fiancé. C'est aujourd'hui notre cadeau pour votre mariage avec votre nouveau fiancé, à l'image de votre honneur, brisé.
Mais, il n'appartient qu'à vous la possibilité de la reforger.


Puis il parlait tout bas alors qu'il posait l'épée brisée à ses côtés.

Mon fils n'est pas une honte, mais il n'appartient qu'à moi de parler de lui à un tiers, pas à toi ou à Nolanna. Seules 1000Dread, morte, et toi étiez dans le secret. Alors que je n'ai rien dévoilé de la vérité sur... la consommation répétée de notre... désir mutuel. Elle est restée entre nous. Seuls 1000Dread, morte, toi et moi savons réellement ce qu'il en est.

Il voulait tout déballer, sa solitude, les raisons de son attente, le coup de poignard en plein coeur de la lettre de reproches quand il rassemblait son énergie à reprendre goût à la fête pour organiser celle qui devait être la plus belle, les ténébres qu'il avait visitées. Mais tout ça ne signifiait plus rien à ce moment-là. Il tournait la page dans le sens que l'issue du duel l'indiquait, tout comme il allait tourner les talons. Mais, avant, il conclut.

Redevenez cette femme de valeur que vous étiez.

Voilà, c'était terminé. Il était libre de son passé, il lui tournait le dos, et, maintenant, il pouvait passer à son avenir.

Son avenir. Il y deux mois il n'en avait aucun, aujourd'hui cet avenir pouvait être Ulrika. Il se remémora une scène avec elle, celle où elle lui avait donné une mixture pour le sortir d'une de ses crises d'angoisse, elle l'avait regardé inquiète et tendre derrière une fausse dureté... La suggestion de son esprit était telle qu'il avait l'impression de la voir en vrai, le même regard, alors que les badauds bougons d'un si court spectacle commençaient à partir.

Non, son esprit ne jouait pas de tours : elle était là, à quelques mètres. Il lisait son inquiétude, il lui répondit par un sourire radieux, lui montra qu'il allait bien : simplement il releva sa manche et lui montra le ruban avec un clin d’œil. Puis, il lui montra Enduril, les témoins et lui fit signe qu'il arriverait juste après, mais...
Ulrika.von.stern a écrit:
Elle ne devait pas crier, elle devait rester tranquille et à l’écart de cette sordide histoire qui ne la concernait que par association. La Teutonne se rappelait avoir eu cette même rigidité, cette retenue remplie de frayeur quelques années auparavant. Chacun de ses jours en avait été remplis et tout cela à cause de son époux, le monstre qui l’avait souillé en déchargeant ses ténèbres dans le cristal étincelant de son innocence. Qui avait écorché son nom des insultes les plus inhumaines. Qui avait abjuré les vœux de leurs noces tout en l’enfermant dans la prison de sa demeure. Dieu qu’elle avait cherché à adoucir son caractère, à se faire aimer de lui! Comme elle l’avait aimé d’ailleurs, et avec une grande folie! Heinrich, son tout premier amour, aimait la sentir fragile et fébrile. Il entretenait avec soin une ambiguïté sur son attitude ; on ne savait jamais s’il allait frapper ou rire. C’était terrifiant, surtout pour la toute jeune fille d’à peine quatorze ans qu’elle était à l’époque. La mort même n’avait pas mis fin à ses tourments ; son testament était révoltant! Il ne laissait rien à sa veuve, pas un sou, sauf un mari. Il s’était permis, le fourbe, de léguer sa femme à un autre homme. Comme s’il s’agissait de bétail. Alors, Ulrika s’était révoltée pour la première fois de sa vie. Avec Lena, sa petite sœur adorée, elles s’étaient enfuies sous le couvert de la nuit et avaient semé leurs poursuivants en changeant de nom et de route.

La jeune femme se concentra sur les premiers pas des duellistes, en retenant tant bien que mal les battements violents de son cœur. Ses doigts se serrèrent sur le tissu de sa robe pour tenter d’endiguer le flot d’angoisse qui lui glaçait le sang. Un éclat d’argent lui fit retenir son souffle. Des images fugaces traversèrent son esprit comme autant de coups de couteaux précis. Lena s’était interposée. Manfred n’avait pu arrêté la course de la lame. Elle avait traversé le corps délicat, presque enfantin de la cadette et s’était enfoncée dans la chair de l’autre. Ses bras s’étaient refermés sur Lena et leurs corps avaient chuté ensemble sur l’herbe quand la lame se retira. La mort était tombée. Rapide et fulgurante. Elles n’avaient pas eu le temps de prononcer les milles mots que leurs yeux s’étaient partagés avant que les anges cueillent l’âme de la plus jeune Von Stern. Ulrika repoussa vivement ce souvenir.

Voilà que le duel achevait déjà sur ordre d’Enduril qui avait vu le sang. Qui? La blonde des montagnes s’avança d’un pas, le cœur battant d’une nouvelle inquiétude. Puis un autre pas, et encore un autre jusqu’à ce qu’elle se retrouve à se mouvoir vraiment d’une démarche souple et lente vers le lieu du duel. Les badauds s’écartaient. Elle entendit vaguement un sifflement : « bruèissa ». Ce seul mot, elle l’avait entendu une fois à Narbonne par un voyageur qui avait menacé de faire appel à l’inquisition parce qu’elle lui avait supposément jeté un maléfice. Le pauvre fou ne se doutait pas qu’elle comptait une panoplie de gardes épiscopaux et de Ritters teutoniques parmi ses connaissances et amis. C’était la seule fois qu’Herector, son aîné qui la haïssait autant qu’elle le détestait, l’avait défendu. Il avait menacé l’infect individu des pires atrocités s’il ne retirait pas ses viles accusations sur-le-champ. Il était parti sans demander son reste et sans provoquer les émois inquisitoriaux dont il avait brandit le nom. Cela n’empêchait pas les mauvaises langues de s’agiter et de spéculer tout de même.

La Teutonne observait le Gaucher discuter avec son ancienne flamme. Elle n’entendait pas ce qui se disait, mais ne pouvait s’empêcher un pincement au cœur. Heureusement, elle était trop préoccupée par la santé du Comte pour s’empêtrée de sa lourde jalousie. Son regard incarnait simplement cette tendre inquiétude, un peu comme celle qui habite les yeux des femmes qui regardent revenir les soldats de la guerre en cherchant leurs époux parmi les visages. Ses prunelles océanes avisèrent la lame brisée avec un léger froncement de sourcil momentané. Le sourire qu’il lui offrit cependant la fit sourire à son tour, mais avec beaucoup plus de modération. Lorsqu’il indiqua le ruban qu’elle avait brodé point par point pour lui, elle acquiesça. Le message qu’elle y avait inscrit avait été prophétique. Tant mieux. Il se détourna vers les autres et Ulrika resta plus ou moins sur place. Elle soupira avec un peu d’agacement sous cette chaleur qui s’intensifiait à chaque iota supplémentaire que franchissait le soleil sur sa trajectoire. Il ne restait plus qu’à attendre que tout soit terminé. À moins que…
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MessageSujet: Re: Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461   Sam 27 Juil - 10:18

Enduril a écrit:
Anar
Nányë Andúril i né Narsil
i macil Elendilo
Lercuvanten i móli Mordórëo
Isil *

Voici Andùril,
La flamme de l'ouest,
reforgée des éclats de Narsil...




La fatalité, ou bien la volonté divine ? Qui décide de ce qu’il advient ? Peut-être Léviathan qui cherche sa revanche pour la perte de cette chair fraîche et de cette âme qu’il espérait.

Enduril avait sorti plume, vélin et encrier. Elle trempait sa plume après en avoir taillé la pointe lorsqu’elle vit Saint Gilles, dans un mouvement de colère ou de frustration, peut être les deux mêlées, tenter de les purger en frappant de son arme l’une des pierres à côté de celle lui servant d’appui. L’épée se brise et des fragments volent. Mais déjà, il se dirige vers Maxi et elle replonge son nez sur son ouvrage.

Elle commence à rédiger. Déjà son nom et sa qualité. Elle sent un vertige la saisir et pose la main qui tenait la plume sur la pierre, l’écrasant.

Un frisson. Puis un autre. Ses dents se mettent à claquer et elle sent une transpiration glacée couvrir son front puis se répandre sur tout son corps.

Mais paradoxalement, elle sent une chaleur qui s’intensifie dans sa cuisse gauche. Son regard se pose sur sa jambe. La robe de deuil a perdu sa couleur immaculée au profit de l’écarlate.

Léviathan a eu sa revanche. Léviathan a eu sa victime. Celle qui l'a frustré en arrêtant le combat. Deux morceaux de métal ensanglantés, plantés dans la cuisse, sortent de la robe, vestige de l'épée brisée.

Les yeux d’Enduril s’écarquillent. Son incompréhension est totale. Son regard passe des éclats de la lame à Saint Gilles qui s’approche d’une jeune femme blonde. Sa bouche s’ouvre, pour appeler. Qui ? Nul ne le saura jamais. Elle prend une inspiration et son corps s’écroule sur le pré alors qu’elle sombre dans l’inconscience. Un suaire noir qui l’enferme dans une froide étreinte, tandis que de son sang elle commence à irriguer la terre languedocienne.


[hrp] * Soleil
je suis Andúril qui fut Narsil
l'épée d'Elendil
Qu'ils me fuient, les esclaves du Mordor
Lune[/hrp]
--Skip_lo_casalier_ a écrit:
Une tache rouge!

Le vieil homme, habitué de voir le sang, reconnaissant sa couleur et son éclat parmi tout ce que le Très-Haut avait pus créé, vît la tâche en même temps que Enduril. Il s'apprêtait à stopper le combat, afin que plus personne ne puisse être blessé, mais le Héraut fût plus rapide que lui. Le résultat était le même pourtant. Saint Gilles a gagné, Castelreng est blessé.

Alors qu'il se penche pour prendre sa petite trousse, l'éclat de lumière qui se brise dans tous les sens le surprend. Les éclats de métal et de lumières vont dans tous les sens et il lui est impossible de tout suivre. Il n'en a pas le temps non plus que le Comte vient le voir, balbutiant, heureux d'avoir gagné, troublé d'avoir gagné, frustré que ce soit terminé. Mais conscient du rôle qu'il doit maintenant jouer auprès de son plus jeune ami.

Il va donc, en même temps que lui, vers Castelreng.


Retire ta chemise, mon ami! Que je puisse voir l'état de ta blessure.

Déjà Skip est en train de sortir de sa trousse ce qu'il faut. Il entend les paroles de Saint-Gilles, mais se concentre sur Cordas. Il aura toujours l'occasion de dire à Geoker qu'il était nullement nécessaire de dire ce genre de parole, le sang et l'épée ayant mieux dit que toutes les paroles.

Il regarde Castelreng et attend que la chemise soit retiré....

Mais une chose, une incongruité, fini par faire son chemin dans son esprit. Un son qu'il a entendu, l'affalement d'un corps sur la terre.

Il tourne la tête, cherchant ce qu'est ce son, cette incongruité qui perturbe son esprit et le déconcentre de son ouvrage.

Il trouve enfin, mais peine à y croire. Non... c'est impossible, elle n'était pas du combat, comment peut-elle être au sol?

Chassant l'image de sa tête, il se reconcentre sur Castelreng, mais une impression d'urgence lui vrille le crâne! Ce n'est pas normal! Et c'est alors, seulement, qu'il se rappel les éclats de lumière et de métal. L'épée brisé de Geoker!

Il tourne la tête vers Enduril et puis vers Ariana.


Ma douce! Prend de l'eau dans la charrette! Je pense qu'on va en avoir besoin!

Il se tourne vers Castelreng.

Pardonne-moi mon ami! Je reviens a toi aussi vite que possible!

Et Skip de s'éloigner pour aller voir ce qu'il se passe avec Enduril. Arrivé là, il voit le sang... Le sang aura coulé beaucoup plus que prévu en ce jour et là, ce n'était pas du tout prévu! Ce n'était pas dans le paiement ce sang là... Et il a rêvé souvent qu'il coule celui-ci, à une époque...

Ma douce!! Peut-tu t'occuper de Castel un instant? Je pense que Lengadoc est blessé aussi!

Il pense? Il en est certain! Il se penche, prend sa dague et découpe rapidement un bout de la belle robe de la Comtesse. Il remonte le bas pour mieux voir les éclats et dégager la cuisse. Quelque centimètre plus haut, avec le tissus découpé, fait un garrot pour empêcher le sang de trop couler, bien que déjà il y en a une bonne quantité. Ce sera pire encore quand il retirera les pièces de métal, mais pour ça, il devra attendre d'être rendu chez lui.

Guital! Geoker! Venez ici! C'est urgent!
--Ariana_anthea. a écrit:


L'enfant lui a fait oublier l'endroit et ce qu'elle faisait là, nulle réponse de sa sœur ne lui parviendra, sans doute, le moment n'est pas aux conversations polies.

Elle reporte donc son regard sur les adversaires et les détaille pendant qu'ils présentent leurs lames aux témoins.

Cordas, tout d'abord...C'est celui qu'elle connait le mieux. Elle le sait dans la force de l'âge, déterminé, droit, habile aux maniements des armes et fier combattant. La peine de le voir là ne s’estompe pas, et elle prie qu'il sorte de ce combat sans autre égratignure que celle que notre honneur nous impose parfois...

Le Coms, ensuite, qu'elle n'a jamais fait que croiser de ci, de là, sans vraiment savoir qui il pouvait être. Depuis, elle a appris de son époux que l'homme avait été son compagnon d'armes à la Garde d'Argent, de là elle en avait déduit qu'ils avaient sans doute le même nombre d'années, mais à le voir désormais, elle serait bien en peine de l'affirmer. Elle le sait aussi gaucher, cette particularité considérée souvent comme une tare et parfois cachée afin de faire oublier que pour certains cette marque est celle du Sans Nom. Las, pour le Coms, cela ne l'avantagera sans doute pas, Cordas avait eu au moins un autre gaucher face à lui en combat singulier, il avait donc déjà pu jauger un tel adversaire. Bien mieux, il l'avait fait tomber sous ses coups même s'il n'était pas totalement responsable de ce qui était advenu...

Mais déjà, la passe d'armes débute, et elle les voit se mesurer du regard, chacun cherchant déjà la faille de l'autre. Puis le Coms élança sa lame que Cordas para sans que paraisse nulle difficulté. Déjà l'attaquant s'éloigne afin de préparer le coup suivant. Il semble danser, et cela lui rappelle son propre apprentissage face à son Cœur. Les yeux que l'on rive sur l'adversaire, les pensées qui vous assaillent afin de définir l'endroit, la force et le moment, puis l'oublie qui balaye tout et l'instinct qui prend le dessus. Plus rien n'est maitrisé, le corps agit sans l'esprit et c'est là que tout se joue. Mais pas là, pas à cet instant. L'attaque est parée, à nouveau, et c'est à Cordas de prendre le dessus, ou du moins d'essayer. Mais il manque lui aussi et tout deux s'apprêtent à reprendre le combat.

Elle n'a rien vu, et lève donc un sourcil intrigué en entendant Lengadòc. Cessez le combat ? Quelqu'un est blessé ?

Elle détaille les deux hommes et aperçoit enfin quelque chose...Cordas a été touché. Elle n'a que le temps de voir que le Coms lui sourit, sourire qu'elle lui rend d'ailleurs, juste avant de quitter Beau toujours près d'elle et d'aller vers l'arrière de la charrette. Elle sait déjà que son époux risque d'avoir besoin d'elle. Loués soient les cœurs amoureux qui n'ont nul besoin de parole pour se comprendre ! Elle approche donc de lui avec sa besace remplie de linges et la pose à ses pieds.

Certes, elle a entendu le son contre la pierre, mais un coup d’œil a suffi pour qu'elle voit que c'était l'épée brisée qui en avait été la cause. Elle ne s'est pas inquiétée plus. De quoi aurait-elle pu s'inquiéter, d'ailleurs ? Le duel a cessé, le vainqueur est déclaré, plus aucun risque n'existe désormais.

Son Ange lui réclame de l'eau, qu'elle s'empresse d'aller quérir. Et ce n'est qu'en revenant qu'elle réalise que quelqu'un git au sol...La Comtessa ? Mais comment, pourquoi ?

Elle avise son époux qui lui demande de prendre le relai auprès de Cordas et lui annonce que Lengadòc est blessée ?

Le temps s'arrête pour elle un bref instant, jusqu'à ce que sa conscience reprenne le dessus. Il a besoin d'elle, là encore il n'est pas temps de réfléchir mais d'agir !

Elle se place devant Cordas, puis s'accroupit devant lui.


Mon ami, c'est moi à nouveau qui vais devoir prendre soin de vous. Tenez votre chemise aussi haut que possible je n'en ai pas pour longtemps.

Elle se lave rapidement les mains, les sèche à l'aide d'un des linges propres tiré de la besace, puis un humidifie un autre et débute le soin par un lavage doux mais méticuleux de la plaie.

Elle est fine et même si elle saigne, elle sait déjà que ce ne sera rien.

Par contre, à entendre son époux, elle se doute que quelque chose de bien plus grave est arrivé à la Comtessa. Elle ne s'inquiète pas plus pour le moment, Skip la fera appeler s'il a besoin d'elle.

Elle attrape la petite poudre blanche qu'ils emploient chaque fois que nécessaire afin d'arrêter les saignements mais surtout d’empêcher l'arrivée des miasmes dans les plaies, puis juge que la blessure ne mérite aucun point afin de la refermer. Elle prend donc de nouveau quelques linges propres et installe un bandage afin de protéger la plaie désormais nettoyée. Relevant les yeux sur son ami..
.

Vous devrez faire attention pendant quelques jours, mais cela devrait guérir sans trop de mal.


Elle pose une main sur celle de Cordas et lui sourit.


Je suis heureuse que ce ne soit pas plus grave...

Puis elle se relève...

Veuillez me pardonner, je vais voir ce qu'il en est de Lengadòc...

Et elle rejoint celle qui git là, sans conscience et comprend mieux l'appel de son époux. Le sang s'est répandu au sol, la vêture relevée laisse apparaitre une blessure qu'elle sait pouvoir être mortelle. Le regard sur son Ange et elle l'interroge en silence...

Pourront-ils arrêter le sang de couler ?



--Castelreng. a écrit:



« CESSEZ LE COMBAT ! LE SANG A COULE ET A PARLE ! »

La frustration fut le premier sentiment qui le prit quand l’ordre du Héraut se fit entendre.

Le vainqueur est Sa Grandeur de Sant Gèli



Baissant les yeux, il ne put que constater la tâche rouge qui mouillait sa chemise. Mâchoires serrées à s‘en casser les dents, il recula d’un pas et baissa la pointe de son arme vers le sol. C’était terminé. Le combat s’arrêtait là alors qu’il aurait put se poursuivre. Non qu’il se sentait déshonoré de cette conclusion, il n’avait juste pas assez exprimé son ressenti.

Alors que Lengadoc s’éloignait quelque peu pour acter l’affaire, il tourna la tête en direction de sa Promise qui, comme demandé, était restée en retrait. C’était terminé. La page était tournée. Sa Belle et Douce Baronne était libre. Libre d’oublier enfin. Libre de toutes menaces. Après la frustration, ce fut le soulagement. Bientôt, ils pourraient reprendre la route vers le Toulousain en laissant là toutes les craintes qu’Elle avait jusque là.

Le bruit du fer contre la pierre lui fit détourner la tête de nouveau. Saint Gilles était lui aussi frustré. Grand bien lui fasse. Lui, s’il n’était non plus satisfait, restait maître de lui-même. Pas le temps de s’appesantir plus avant, son vieil ami Skip était déjà à lui ordonner d’ôter sa chemise. Ce n’est tout au plus qu’une égratignure et c’est tout juste s’il en ressent la brûlure. Il se fiche comme d’une guigne de cette écorchure, tout ce qu’il veut pour l’instant c’est de rejoindre Maxi et plus encore en voyant le Comte se diriger vers elle.


Ce n’est rien Skip…


Commença t-il alors que ce dernier s’excusait avant de s’éloigner, le laissant aux bons soins de son épouse. Un regard dans la direction qu’il prenait et de voir qu’Enduril s’était affaissée au sol. Loin de comprendre ce qu’il s’était passé, il ne pense qu’à une chose : prendre la direction pour rejoindre Maxi.

Il ne voulait la laisser à l’écart plus longtemps, il fallait qu’il la rassure, il fallait qu’il la prenne dans ses bras là, toute suite, lui dire les mots qu’elle avait besoin d’entendre. Il ne savait ce que le Comte était venu lui dire, s’imaginait l’aigreur de ses paroles et ce ne serait pas trois gouttes de sang qui viendraient l’en empêcher.

Ors, on ne lui laisse pas le choix, on ne lui demande qu’une chose, lever sa chemise. Il bout intérieurement. Si ça n’avait été Ariana, il l’aurait envoyé paitre et serait allé rejoindre sa Belle sans autre forme de procès. Mais quand elle lui remémore qu’à nouveau elle est à le soigner, lui revient alors ce jour où c’est sa tempe qui avait eut besoin d’une couture.

De la voir accroupit, il ne put se retenir de la taquiner, non pour la mettre dans la gène, même si cela serait, mais plus pour se détendre lui pour mettre un frein à son besoin d’aller retrouver Maxi. Il lui fallait encore attendre, ne voulait penser à l’angoisse qu’elle devait être à vivre là.


Jamais je n’aurais imaginé vois vous un jour dans une telle position devant moi ma chère amie…


Il la laissa donc nettoyer cette « griffure de chat » la panser en lui donnant conseil qui ne suivrait sans doute pas.

Ce n’est vraiment rien, ne vous en faites pas pour moi j’en ai vu bien d’autre… Allez oui… Je vais rejoindre ma Promise...


Quand enfin il l’eut rejoint, Skip était à interpeler Guitail et le Comte. Loin de s‘imaginer qu’un éclat de fer avait blessé Enduril, il prit le visage décomposé d’inquiétude de sa Promise entre ses mains et, les yeux se plongeant dans les siens et lui murmura.


C’est fini mon Cœur… c’est fini



____________________
Guitail a écrit:
Guitail suivait le duel, qui se déroulait pour le moment sans problème.. enfin, pour un duel. Et le combat fut court et sans grosse blessure, c'était tant mieux. Enduril annonça la fin du duel dès que la chemise de Cast se tâcha de sang, et les deux hommes arrêtèrent le combat comme il était prévu. Tout se passait donc bien, pourrait-on dire.

Le Gaucher s'éloigna, et alla exploser son épée de rage contre un rocher. A ce moment, Guitail était toujours prêt à dégainer son épée, mais l'avait tout de même lâcher, il ne fallait pas attirer l'attention. Il se dirigea alors vers Cast, tout en gardant un oeil discret sur le Gaucher. Mais rapidement, il se rendit compte que quelque chose clochait, mais quoi, là était la question.

Mais Skip fut plut prompt que lui à trouver la réponse. Et il l'appela auprès de Enduril qui s'était évanouie. Il accourut aussitôt pour aider comme il pouvait, mais il n'avait aucune idée. Et plus le temps de surveiller Cast et le Gaucher maintenant.


Dites moi ce que je peux faire.
Geoker a écrit:
... mais Skip l'appelait aux côtés d'une Enduril en fâcheux état.

Mac...

Le juron s'étouffa dans sa barbe et promptement Geoker se rendit auprès du héraut et du médecin. Il fit un signe de tête à Guitail pour le saluer, vu qu'ils avaient servi ensemble à la COCT, lorsqu'il y était encore Sénéchal.

Il constata ce qu'il se passait et devint blanc quand il s'aperçut de la cause de la blessure. Quelles étaient les chances ? Qu'il arrive à casser l'épée, et que des éclats agressent un spectateur. Encore sa colère, cette fois c'était la Comtesse qui en pâtissait.


Je t'éc... Nous sommes prêt à vous assister.


Du regard, il cherche, sans le trouver, Alceste.
Skip_lo_casalier_ a écrit:
Le vieil homme, toujours penché sur Enduril, relève la tête pour voir les deux hommes prêt à lui venir en aide. Il sourit malgré tout. Il reconnait, dans l'attitude des deux hommes, l'expérience du combat et la facilité qu'ils ont à répondre présent à un ordre! Bien entendu, il n'est pas chef de quoi que ce soit, ni même encore dans l'Ost, mais dans la situation présente, personne ne contredira son autorité. Il s'appuis sur sa canne et se relève donc après avoir vérifié que le sang avait cessé de couler. Ils n'ont pas beaucoup de temps avant que la nécrose commence...

Vous allez transporter Enduril dans ma charrette un peu plus loin. Allez-y doucement...

Il tourne la tête vers Ariana et lui prend la main. Il prend ensuite la sacoche qu'elle a traîné avec elle et fouille rapidement. Du bout des doigts, il sent les repères tactiles et reconnait rapidement la fiole qu'il cherche. Un petit coup d'œil pour confirmer l'étiquette et attend que les hommes aient pris la femme pour lui verser deux goûtes entre les lèvres. Le réflexe de déglutition fera le reste du travail pour lui.

Il regarde ensuite Ariana avec, dans le regard, sa façon à lui de lui dire d'aller s'installer pour soutenir la comtesse et préparer la couverture pour le petit voyage. Ce voyage ne sera pas bien long d'ailleurs. Il regarde ensuite Geoker.


Mon ami, la taverne attendra en ce qui me concerne je pense.

Il le regarde et lui sourit en suivant doucement à côté, vérifiant, du regard, que tout ce passe bien.
--Maxi_de_Montmorency a écrit:
(dsl pour l'erreure de PNJ involontaire, merci au censeur s'il passe nettoyer)

La distance ne lui permettait pas une très bonne vue sur le combat. Les témoins, le héraut, autant d'écrans qui parfois lui cachaient l'échange entre celui qui avait perdu son coeur et celui qui l'avait reconquis. Le pauvre mouchoir entre ses mains étaient bien mal en point et la Baronne portait son masque de tranquille assurance avec grand mal. Pour dire vrai il se fissurait un peu plus à chaque seconde, trahissant son inquiétude. Elle ne souhaitait alors voir le sang d'aucun des deux combattants.
Ils représentaient ce quelle avait aimé, et ce qu'elle aimait désormais. En un temps révolu, elle avait crut en un avenir possible auprès de St Gilles et s'était languie d'etre un jour sa femme et d'avoir l'honneur de porter pour lui des enfants légitimes. Mais deux ans apres lui avoir accordé sa main, ils en étaient toujours au même point. Le coeur de la Blonde, las d'être sans cesse relégué au second plan, s'était asséché à l'endroit du Comte, et il était désormais évident, qu'elle ne nourrissait plus aucun amour à son égard.

La façon détachée avec laquelle il avait répondu à sa lettre de rupture, sans même essayer de la retenir ou de la reconquérir avant qu'un autre s'en charge, avait laissé croire à la Blonde qu'elle avait bien fait de le quitter puisqu'il ne semblait pas l'aimer vraiment. Alors, elle avait laissé Cordas l'approcher, l'apprivoiser...

Aujourd'hui, le pauvre Cordas, fou Amoureux de Sa Baronne, en était réduit à combattre pour laver son honneur. Que n'avait elle rêver de prendre elle même l'épée ce matin et de faire face à St Gilles pour lui prouvait qu'elle ne l'avait jamais trahit et que le fait de ne plus aimer une personne vaut bien une rupture plutot qu'une vie aride et sèche auprès d'une personne qui n'arrive plus à ressentir de la tendresse pour vous.
Mais elle le savait, il aurait refusé le combat...mis à part sur un champs de bataille, San Géli jamais contre une femme ne lève une arme...les considérant comme inférieures aux Mâles dominants, elles ne valent pour lui l'effort de lever l'épée ou le bois d'une lance, se cachant derrière sa fameuse "paratge" dont il tire des interprétations qui l'arrangent...comme ce matin.

Les deux hommes échangeaient quelques passes, la Blonde ne vit pas l'arme toucher le flan de Cast. Aussi, elle fut grandement étonnée de voir Lenguadoc mettre fin au combat et annoncer St Gilles vainqueur...

La chemise teintée de rouge de Cast, lui fut alors visible et la Blonde ravala un sanglot effrayé. Elle en devint blanche comme un linge s'attendant à voir son fiancé s'écrouler au sol, gravement blessé. Elle avait promis de rester là où il le lui avait demander, mais ses jambes lui commandaient de courrir vers lui...Elle fut retenue par Saint Gilles qui brisa son épée contre un rocher. Ce geste de fureur lui rappela que le danger était toujours présent et son regard ne put plus se détacher de celui qui avançait vers elle, un moignon d'épée en mains.

Que voulait il encore? Lui enfoncer dans le coeur pour qu'elle meure sous les yeux de son promis lui même blessé? Voulait il l'empêcher d'etre à un autre puisqu'elle ne voulait plus être sienne?

Il se contenta de lui cracher un venin acide au visage, lui rappelant qu'elle l'avait aimé plus que tout et avait elle même appris à forger une épée. Elle n'en avait forgé que deux....jumelles. Le double intact de celle brisée qu'il jetait à ses pieds était accroché à la monture de la Blonde qui avait quitté un champs de bataille pour donner à ce Comte blessé dans son estime le droit de se venger. Aussitôt son futur époux soigné, ils avaient promis de retourner défendre aux côtés des lignes Royales auxquelles la Comtesse Toulousaine les avait affectés.

Une unique larme roula sur sa joue. Non de douleur, ou de colère, ou de tristesse...
Cast arrivait derrière le Comte et elle était rassurée de le voir si gaillard.


"Ainsi Nous voilà libérée de Votre joug San Géli, Vous ne devez plus jamais rien exiger de Nous. Notre Honneur comme Vous dites, n'est désormais plus Votre affaire. Vous avez été Tout pour Nous, Vous n'êtes plus désormais en Notre sein. Adieu, et trouvez le bonheur que Nous n'avons sut vous donner...Nous avons trouvé celui dont Vous Nous aviez privée. Adieu!"

Il avait déjà tourné les talons, elle ne savait même pas s'il l'avait écouté jusqu'au terme de ce qu'elle avait eu à lui dire...au moins les mots avaient été dits de manière à être entendus.

Elle n'eut le temps d'effacer la larme qui creusait un sillon sur sa joue quand Cordas la rejoint et lui prit avec Amour le visage entre ses mains. Elle se noya alors dans l'emeraude de ses prunelles et l'entendit prononcer la sentence. Ils étaient désormais libres. Rien ni personne ne pouvait plus les empêchait de s'unir devant Le Très Haut et Les Hommes. Il se permit de déposer un tendre baiser sur ses lèvres alors qu'avec douceur son pouce vint effacer la larme qu'il honnissait d'avoir vu naitre. Elle fit l'effort d'oublier les mots cruels du Comte et sourit à son promis, l'avenir s'ouvrait devant eux.
Alors, sans un regard en arrière, et ils regratteraient quelques minutes plus tard de n'avoir remercié chaleureusement les témoins et amis qui avaient accepté d'être là, Cast entoura les épaules de sa promise d'un bras protecteur et l'emmena vers les montures qui attendaient non loin.
Il aida Sa Baronne à remonter en selle, puis réajusta sa tenue. Elle ne le quittait pas des yeux, ignorant totalement qu'un instant tragique était en cours.
Il remonta lui même en selle, rangeant son arme au fourreau et flattant l'encolure de sa monture. Puis côte à côte, la tête haute malgré que d'autres l'auraient voulue basse, ils quittèrent lentement le pré. Elle insisterait plus loin pour vérifier sa blessure et passer prendre quelques provisions chez eux avant de reprendre la route vers les champs de bataille Toulousains ou Armagnacais.
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Chapitre VI : Duel Geoker Vs Castelreng - 26 juin 1461
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