Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre IX : Allégeances à Jean

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MessageSujet: Chapitre IX : Allégeances à Jean   Mar 22 Oct - 22:15

Ingeburge a écrit:
[Au matin]


Ingeburge d'Euphor avait à son compteur du fait de son expérience d'officier héraldique et de Grand Maître des Cérémonies de France une tripotée d'événements officiels en toute genre; cela allait du sacre royal aux intronisations de grands officiaux, en passant par les hommages en Salle du Trône du Louvre aux allégeances provinciales. Autant dire que pour celle de Toulouse qu'elle allait superviser, le plan était définitivement au point.

Et ce plan quel était-il?

Primo, une salle. Celle choisie était la salle d'apparat de la Hérauderie de Toulouse. Elle se trouvait être de dimensions honorables, suffisantes en tous les cas pour accueillir l'ensemble de la noblesse toulousaine.
Deuxio, un ameublement. Là, on donnait dans le simple et l'efficace. En partant de la porte d'entrée, on remontait une allée centrale matérialisée par des rangées successives de sièges, ceux du devant, les plus confortables se trouvant au-devant et étant, garnis de formes, réservés aux aristocrates, les autres étant mis à disposition du tout venant. Au terme de cette allée, faisant face aux places réservés à ceux qui étaient convoqués et aux éventuels curieux une cathèdre destinée au comte de Toulouse. Ce trône de bois aux accotoirs pleins et sculptés et au dais de velours andrinople était installé au sommet d'une estrade à trois degrés, le deuxième niveau – que l'on partît du haut ou du bas – accueillant le pupitre et le fauteuil réservé au témoin héraldique.
Tertio, un décor. Là, de la solennité. Pendaient aux solives des oriflammes de gueules, à la croix alaisée, cléchée, pommetée & vidée d'or – ou croix occitane. S'y mêlaient les drapeaux aux armes des fiefs octroyés et l'on y reconnaissait les lions de Lescure d'Albigeois, de Burlat, de Paulin, d'Ambialet, de Miglos, de Montaillou, de Rieumajou, les coqs de Hautpoul, les pointes du Lauragais et de Labastide-Saint-Peyre, les bâtisses de Salvagnac, du Lavaur, de Cordes, de Lombers et de Château-Verdun, la mitre de Balma, le R couronné de Revel, les fleurs de Lys de Penne d'Albigeois et de Roquecourbe, à l'aigle d'Auterive, les croissants de Villemur et de Gaïx, les points de Brassac, les serpents de Montesquieu Volvestre, le buffle de Bruniquel, le laurier de Puylaurens, la croix de Lordat et enfin le roc d'échiquier de Beauville.
Quarto, la touche florale. S'épanouissaient bouquets touffus mêlant des roses de deux couleurs différentes, les pétales veloutés de déclinant en profond écarlate et en or éclatant, en rappel des couleurs toulousaines.
Quinto, la boustifaille. Dans un coin de la salle avait été montée une table sur tréteaux parée d'un doublier au blanc immaculé. Sur le plateau ainsi recouvert avaient été disposés hanaps, cruchons de vin de pays, petits pâtés à la viande épicées, fruits de saison et chaussons aux pommes relevées de canal et mis à disposition vaisselle et aiguières pour se laver les mains.
Sexto, l'assistance. Ne manquait plus que les nobles et le feudataire.

À cette fin furent ouvertes en grand les portes de la salle d'apparat. Ingeburge était déjà en poste, elle avait pris place derrière son pupitre. Dans son dos, ces cinq Lombards en arme et en livrée noir, histoire qu'ils soient assortis aux voiles et à la houppelande d'armoisin sombres de leur maîtresse.


Jean.de.cetzes a écrit:
Entrée de l'enturbanné, héraut suspendu et Comte régnant.

La salle faisait pour l'instant office d'écrin à la resplendissante Duchesse impériale de Namur. La journée commencerait donc par un tête à tête avec Montjoie et diantre, à la vue de la pièce, il comprit qu'il serait assis en hauteur et de côté, vue plongeante sur... les petits papiers de la brune. Heureuse perspective de passer d'une danoise à une autre, différemment cependant car celle-ci était imprenable. C'était toutefois une curieuse ironie du sort qui peuplait actuellement son monde de femmes du septentrion au caractère si particulier. Non plus tendre, mais peut-être plus sec et plus cassant que celui des occitanes d'avantage hâbleuses. Aah Montjoie... Une maitresse-femme. Le modèle d'officier royal par excellence. Pour Elle il aurait pu se damner.

Observation de la salle, impeccablement préparée, avant d'arpenter l'allée centrale et de se porter à la hauteur de la dona, objet de tant de curiosité.

Tiens du pâté à la viande épicée sur le buffet. Grande tradition Montjoyesque ! Mais gare, celui-ci est épicé à la mode du sud. Prudence belle Marquise...


Los meus respièches* Montjoie. - Aimable inclinaison lui permettant de balayer discrètement la créature. Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue en Toulousain et de vous dire le plaisir qui est le mien de vous y recevoir. - Bon voilà pour les formalités. Passons aux choses sérieuses. Direction le buffet. Après tout c'était le sien non ? Sans abuser, il emplit un calice de clairet.

Souhaitez-vous boire Montjoie ? Ou manger de ce pâté qui a l'air fort goûtu ? - Te laisseras-tu tenter belle Marquise dont les beaux yeux opalins, mourir, me font ?

*Mes respects Montjoie.
Ingeburge a écrit:
Ingeburge qui n'avait pas prévu d'être encore à cette date dans le sud et qui avait vraiment autre chose à faire que de gérer une énième cérémonie d'allégeances parce que le héraut local n'était pas fichu de s'en occuper n'était pas franchement d'humeur à supporter le caquetage du comte de Toulouse – ledit héraut – qui à peine arrivé n'arrêtait pas de parler. Peut-être pour faire oublier dans quelle mouise il l'avait collée? Le seul avantage à ce bavardage qu'elle n'écouta que d'une oreille fut qu'elle n'eut pas à meubler les blancs ou faire semblant d'alimenter une conversation qui promettait d'être ennuyeuse. Aussi se borna-t-elle à un :
— Votre Grandeur.
Sans cependant se lever ou incliner la tête quand le feudataire débarqua, vague salutation qui n'était exprimée que parce qu'elle était polie. Ensuite, elle referma sa bouche, consulta son carnet et émit un :
— Non merci.
À la proposition fait de taper dès le matin au buffet dont elle avait supervisé l'installation après avoir supervisé la confection des mets selon ses desiderata, car il est bien connu que là où Ingeburge d'Euphor se radine, les gens s'inclinent.

L'entrée de deux messagers qu'elle géra avec rapidité et celle de la comtesse de Lanquais la dispensa de s'occuper plus avant du feudataire envisageant de bâfrer. À Cerise, elle dit :

— Le bonjour, Votre Grandeur.
Comme elle dit ensuite :
— Le bonjour, Monseigneur.
Au vicomte de Lordat apparu ensuite.

Deux lettres, deux nobles, on a fait mieux en moins de temps mais Ingeburge ne connaissant pas les habitudes toulousaines ne tergiversa pas. Tournant la tête vers le Cetzes, elle dit :

— Nous pouvons commencer, Votre Grandeur. Souhaitez-vous que je formule les rappels d'usage avant d'appeler le premier noble?


Dernière édition par Admin le Mar 22 Oct - 22:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre IX : Allégeances à Jean   Mar 22 Oct - 22:19

Jean.de.cetzes a écrit:
Oui s'il vous plait. Cela ne sera pas inutile, notamment pour rappeler que le serment d'allégeance ne saurait supporter de restriction, que ce soit au regard de l'obsequium, de l'auxilium ou du consilium. Car nous ne saurions accepter, comme nous l'avons vu dans le passé, une réduction de l'auxilium, par exemple, à une seule et unique hypothèse d'envahissement et de démembrement de la province.

Abandonnant Montjoie - égale à elle-même, mais n'est-ce pas ainsi que chacun l'aime ? - sans se formaliser d'avantage, et par la même occasion le buffet, il salua les deux vassaux présents pour s'installer sur le trône installé pour la journée. Il pu de nouveau observer, de cette place, les bannières aux armes de la noblesse Toulousaine et prit les paris sur ceux qui ne viendraient pas.
Castelreng a écrit:
La route pour se rendre aux allégeances depuis Pennes où le couple loge s’était faite sans encombre. Ils étaient partis en petit équipage ne comptant pas rester plus avant une fois la cérémonie terminée. Une courte escorte, de Clarysse la chambrière et Nortimer qui ne quittait jamais sa maitresse et faisait à présent bien souvent office de valet à son maitre.

En la capitale, ils n’avaient pas eu trop de peine à trouver logement. Le nombre de nobles toulousains se déplaçant pour cet évènement étaient de moins en moins gros. De ce fait, les forts bonnes auberges ne s’en trouvaient pas engorgées et les aubergistes allaient même jusqu’à en oublier de doubler, voir tripler le prix de la nuitée.
Un bien pour un mal donc.
Un bien pour le Cougain qui trouvait là avantage à ne pas avoir à courir la ville pour trouver logement.

Brèfle !!

Tout ça ne l’empêcha pas d’arriver à la cérémonie avec un peu de retard ou du moins pas d’avance.

Avec son épouse, ils avaient, il faut dire, pris le temps.

Le temps de bien s‘installer en leur chambre.
Ce voulait dire ; un bain pour Madame, un encas pour Monsieur. Car il lui fallait bien s‘occuper un peu en attendant Madame. Et on sait combien peut être longuet une femme à demi allongée dans un baquet d’eau chaude et parfumée – A la rose pour la Baronne - ajoutons à cela le temps de coiffer comme il faut sa longue chevelure, de la parer de sa nouvelle robe. L’époux avait largement eu le temps de passer sa tenue, de manger de petits pâtés de viande arrosés d’un bon cruchon de vin de pays.

Le temps ensuite de reprendre le coche pour faire le peu de chemin pour se rendre au château et les voilà arriver.

Quand il franchit le seuil de la porte avec à son bras sa belle épouse, le Cougain fut soulagé quelque peu que rien ne semble encore commencé. L’entrainant vers le peu de personnes présentes, c’est à dire Monjoie, le Comte, Eric et …une noble dame qu’il ne connaissait que de vu ou ne se souvenait plus de son nom, il salua.



Le bonjour à vous.
Ingeburge a écrit:
La dive Ingeburge doutait franchement de l'intérêt d'effectuer des rappels à l'intention d'une salle vide, sauf à penser que tous ceux qui daigneraient venir se tenaient en fait dissimulés derrière la porte, l'oreille collée contre celle-ci, éventualité tout à fait grotesque qui ne retint son attention que le temps de sa formulation. Et puis, le comte de Toulouse ayant procédé lui-même au point qu'il lui semblait important et qu'il aurait voulu qu'elle effectuât, elle fit froidement remarquer :
— Vous venez vous-même d'indiquer qu'un serment ne peut être restrictif Votre Grandeur, je vais donc me borner au reste.
Et reprendrait si nécessaire ceux qui débiteraient un serment incorrect. Encore que le comte de Toulouse semblait en des dispositions propres à lui laisser à penser qu'elle n'aurait pas grand chose à dire en cette journée.

Ainsi décida-t-elle d'agir, reportant ses yeux pâles sur les deux personnes présentes qui étaient en fait quatre, le couple Cougain-Montmorency ayant entre temps fait son apparition. Elle répondit au salut dispensé par par la partie mâle de la paire entrante d'un léger et gracieux signe du chef et déclara ensuite :

— Nobles dames, nobles seigneurs, en ce lieu et en ce jour, le trente-huitième comte de Toulouse, Sa Grandeur Jean de Cetzes, va recevoir les serments de ses vassaux. Ces derniers seront appelés tour à tour par mes soins, dans l'ordre d'arrivée. Chaque noble présent et recensé sera invité à s'avancer au-devant du trône. L'allégeance consiste en un échange entre un vassal et son suzerain. Le premier jure prête serment à la Couronne de Toulouse et promet à celui dont le front en est ceint fidélité, aide, service armé et conseil. Le suzerain, soit le comte, assure en retour subsistance, justice et protection. Par coutume, l'échange se clôt de manière formelle à la discrétion du comte, soit par une accolade, soit par le baiser de paix, sachant qu'il ne s'agit pas pour ce dernier de fourrer sa langue dans la bouche de son vis-à-vis.
En fait, ce qu'était un baiser de paix, ou plutôt ce qu'il n'était pas, était pour une Ingeburge hélas rodée et confrontée à l'impudeur des gens le seul rappel qu'il convenait d'effectuer.

Sa petite présentation faite, la cérémonie, enfin, débuta :
— Que s'avance Sa Grandeur Cerise de Bonnemaison-Plantagenêt, afin que de prêter prime allégeance pour les terres de Paulin qu'elle tient en douaire et administre pour sa fille aînée, héritière du vicomté.

Le lancement achevé, Ingeburge s'empara de sa mine de plomb. Plus qu'une journée entière à tenir.
Jean.de.cetzes a écrit:
Certaines formalités sont nécessaires, quand bien même personne ne les écoute. C'était à ses yeux le cas de ce rappel. Peu importe qu'il soit entendu ou non. Les retardataires ont toujours tords. Il était donc bon que Montjoie l'ait proposé, et fait. Personne ne pourrait dire que l'avertissement n'avait pas été formulé. Point.

Baiser de paix ou accolade ? Voilà la vrai question de la journée. Et bien puisque c'est à la discrétion de moi, ce sera baiser de paix pour les dames et accolade pour les hommes. C'est bien ainsi que c'est le mieux.

Allez. Commençons.
Maxiuszedeus a écrit:
Elle coulait des jours heureux auprès de son Ténébreux. Nulle femme ne put se vanter d'être plus heureuse qu'elle. Chaque jour était doux, savoureux, empli d'amour et de délicates attentions entre les jeunes mariés. Même quand une obligation survenait, rien ne pouvait les empêcher d'en prendre le meilleur parti et d'ensemble profiter de l'occasion pour goûter quelques délices. La meilleur auberge de la capitale, la meilleur table proposée à plusieurs lieues, une boutique de tisserand à ne pas manquer, l'occasion d'un spectacle, la douceur d'une ballade en barque sur le lac...tout était sujet à savourer la vie.

Ainsi donc, à la douce nuit passée dans les bras de son époux avait succédé le long bain parfumé à la rose de la baronne. Tandis que Son Baron reprenait des forces par l'entremise d'une collation salée, la Belle se refaisait une beauté pour toujours rendre son époux plus fier de la promener à son bras.

Les longs cheveux blonds étaient élégamment coiffés, la magnifique robe commandée par son époux soigneusement passée, des perles ajoutaient au rubis qu'elle portait en médaillon cette note de délicatesse et de douceur par dessus la passion....

Encore une fois il ne put s’empêcher de la dévorer des yeux et de lui promettre mille douceurs pour après la cérémonie. Autant de promesses de caresses, de baisers, de....hemmm, ne purent que colorer de rose les joues de la Cougain-Montmorency.

Ils arrivèrent enfin dans la salle prévue pour la cérémonie et la Blonde fit une courte mais non moins élégante révérence en entrant sans lâcher le bras de son époux.


"Lo Bonjorn"

[....]

Ingeburge a écrit:
— Non.
Mais encore? Eh bien, non. C'était suffisant car cela exprimait l'essentiel : jamais elle n'avait indiqué que la conclusion de l'échange variait à la gueule du client. Et non au reste, aussi. Magnanime, elle ajouta :
— Vous conformer à l'usage promouvant l'équité suffira, merci Votre Grandeur.

Après avoir griffonné des signes cabalistiques sur son registre de présence, à côté du nom du vicomte de Lordat, Ingeburge s'adressa à nouveaux aux personnes assemblées :
— Que s'avancent maintenant dame Maxiuszedeus de Montmorency et Castelreng dit du Cougain pour leurs terres de Penne-d'Albigeois et de Cordes.
Castelreng a écrit:
Il était grand temps qu’ils arrivent car la cérémonie commença sitôt qu’ils eurent franchi le seuil. Aussi furent-ils vite appelés à renouveler leurs allégeances. Le Cougain- Montmorency n’avait pas manqué une miette de ce début d’allégeance et, lorsque fut échangé le premier baiser de paix cacha t-il sa grimace préférant et de loin l’accolade que de voir quiconque, tout Coms fut-il, poser ses lèvres sur celles de SA Femme. Ne pensant même pas qu’il en serait de même pour lui, prenant pour son cas la chose toute normal et traditionnelle pour l’avoir vu faire nombre de fois en Languedoc où tout Comte élu demande à son ou sa vassal s’il veut être son homme ou femme.
Jusqu’à présent le problème de l’épouse prêtant elle aussi allégeance ne s’était encore jamais présenté et sa jalousie de voir un autre frôler ses lèvres bien rangée dans un coin de sa cervelle.

Il était en fait loin d’avoir saisi qu’un seul d’entre eux suffisait pour leurs fiefs pour la simple et bonne raison qu’il ne réalisait pas encore vraiment qu’il n’était plus que le seigneur de Cordes mais également le Baron de Pennes. Pour lui donc Maxi devant faire allégeance pour la Baronnie et lui la Seigneurie.

C’est donc dans cet état d’esprit qu’il guida son épouse, dont la main reposait toujours sur son bras, vers l’enturbanné couronné.

C’était étrange quelque peu de voir couronne comtale non point sur la tête de l’élu mais posée sur un amas de tissus torsadé et enroulé autour de son habituel socle.

Parvenus devant le régnant, la main de son épouse tout naturellement quittant son bras alors qu’ils saluaient de concert, le Ténébreux posant genoux en terre s’attendait donc à ce que Maxi soit invitée à faire son devoir et, tête légèrement baissée, se tenait coit.


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MessageSujet: Re: Chapitre IX : Allégeances à Jean   Mar 22 Oct - 22:35

Maxiuszedeus a écrit:
Toujours accrochée à son tendre époux, elle écoute les rappels des règles héraldiques puis les premiers serments. Elle sourit...Taquine...Mutine...La Blonde Angélique se veut Coquine...

"Un baiser de paix...tu crois qu'il aura le gout du paté qu'il a dégusté juste avant que ça ne commence...?" murmure t'elle pour Lui seul avec un sourire en coin.

Elle voit bien ce qui se produit en lui. Son ténébreux se retient d'éclater de rire, il se retient si fort que la larme à l'oeil semble lui venir.
Reprenant son sérieux il lui fait un regard réprobateur...c'est leur tour. Elle espère qu'il ne repensera pas à sa boutade au moment du serment. Le Turban couronné pourrait mal prendre la blague et les rendre sans logis...

Il emmène Sa Blonde au devant du Trône et libère son emprise.

Ca cogite sous la Blonde crinière, faut pas croire :
"Mouais mais moi j'ai pas envie de gouter si c'est le même gout que le paté...j'aime pas le paté moi...les chouquettes, c'est meilleur..."
Pis si c'est du paté à l'ail elle risque de se trouver mal en plus la Blonde, son odorat est devenu délicat depuis que son Epoux la couve comme une colombe. Mais...que faire??? Elle est la devant le trône! Où fuir?

La panique la gagne et elle est sur le point de se résigner quand un éclair lui traverse l'esprit. Son Ténébreux est désormais Baron...héhéhé, à lui le Bisou qui pue^^


"Je Laisse l'honneur de poser genou en terre devant la Couronne Comtale pour les terres de Pennes au désormais Baron de Pennes d'Albigeois, Mon Epoux bien Aimé."

Elle se courbe en une gracieuse révérence devant le trône, puis, comme une danseuse de ballet, avec grace, elle recule pour se placer derrière son Tendre Mari Adoré. Replis stratégique, ce sera lui, son Amour pour la vie qui prêtera serment pour les deux.

Après tout, il a juré de prendre soin d'elle jusqu'à leur funeste fin...
Castelreng a écrit:

Il était donc là, déjà le genou au sol, tout sagement attendant que sa tendre moitié ouvre ses jolies lèvres pour faire son devoir et..

Et

Se retrouva à relever le chef comme Pandore sortant de sa boite et de regarder sa Blonde l'air soupçonneux quelque peu car..

Car

Lui revenait soudainement la courte phrase qui avait failli le faire éclater de rire juste avant qu'ils n'aillent se présenter au Coms.

Le paté...

Il est un fait que certain de ces excellents mets emportaient parfois – pour ne pas dire souvent - l’haleine pour la richesse en ail ou autre condiment. Souvent, c’est ceux là même qui plaisent le plus. Cependant, alors que son regard va glisser vite fait sur Jean avant de se reporter quelques secondes sur son épouse qui profite, elle, de reculer, le Ténébreux n’aurait su dire – si question lui avait été posée – si juste avant le départ de cette cérémonie, le régnant avait ou non gouté à ce genre de « douceur ». Il n’en reste pas moins que, imprimée dans sa cervelle, la pensée que l’odeur de pâté puisse être, il était présentement loin de rire de nouveau.

Ôôô que je saurais me revenger de cela mon épouse
se pensa t-il alors que, tête relevée, yeux posés sur le Comte, allégeance il entonna.


Nous, Castelreng dict du Cougain-Montmorency, Bar Consort de Pennes d'Albigeois et Senher de Cordas, prêtons notre prime allégeance pour les terres de Pennes d’Albigeois aux souhaits de notre épouse Maxiuszedeus ici présente et renouvellons notre lien de vassalité pour les terres de Cordas représentées par vous, votre Grandeur Jean de Cetzes, Coms reconnu de Tolosa.

Par ce serment, nous vous promettons notre indéfectible fidélité (obsequium), de mettre à votre entière disposition notre épée en cas de conflit (auxilium) qui menacerait l'intégrité territoriale toulousaine, et de vous apporter notre aide et conseil (consilium) en toute circonstance.


Il aurait bien ajouté après ça « et vous prie mon fillot de me donner là, l’accolade afin de décevoir ma belle épouse qui s’attend à me pouvoir taquiner si baiser nous échangeons. » Il ne le fit, attendant de pouvoir se relever et…. Connaitre ce qui en serait de la suite…
Jean.de.cetzes a écrit:
Bon alors il a PAS mangé de pâté ! Il ne sent pas l'ail ! P'têtre qu'il n'a pas l'haleine très fraiche - mais qui l'a à l'époque ? Alors ça tergiverse, ça se demande si ça y va ou pas, ca palabre, ça parlemente et c'est finalement le Cougain qui s'avance et ploie genou. La roue tourne, passe et perd. Les yeux dans les yeux, il regarde la mirifique Montjoie.

Pouvez-vous Montjoie, rappeler, s'il vous plait, au distrait baron ce que vous avez énoncé à messer Aymercah concernant l'auximium ?

Le baiser - fougueux - appelé de ses voeux par le parrain attendrait.
Castelreng a écrit:
Et voilà ce que c'est que de le troubler de la sorte ! " Ma femme il vous faudra vous en faire pardonner ce soir ... " Levant la main pour faire voir qu'il avait là compris et qu'il était donc inutile que Montjoie n'intervienne. On ne dérange pas Dame pour si peu hein!
Il rectifia donc :


Inutile.... et pardonnez.... Nous reprenons donc comme nous l'entendions qui plus est ..
Nous promettons notre indéfectible fidélité (obsequium), de mettre à votre entière disposition notre épée (auxilium) et de vous apporter notre aide et conseil (consilium) en toute circonstance.


N'allez pas croire qu'il était pressé d'avoir LE bisou, non non et re non il n'était pas mais vraiment pas pressé de faire remarquer à son fillot son haleine mentholée. Car et bien oui, depuis ses vertes années il mâchouille de la menthe le Ténébreux. C'est connu !!

Voilà, l'erreur était réparée, rester plus qu'à attendre encore un peu qu'il puisse se relever. Une chance tout de même que malgré son âge avançant il se portait comme un charme, sans douleurs ni rien. Les avantages de marier jeunette ça garde en forme !
Ingeburge a écrit:
C'était délirant. Pourquoi lui demander de procéder à des rappels qu'il effectuait lui-même? Le plaisir de s'entendre parler? Le regret de la perte de sa charge de héraut? Le besoin – en pure perte – d'essayer de l'enquiquiner? Ses yeux ne cillant point, Ingeburge écouta donc faire ce qu'il attendait d'elle. Elle tourna ensuite la tête, sans dire un mot s'attendant à ce que le Cougain se corrige de lui-même car le Cougain était loin d'être un idiot. La preuve? Il se reprit et formula à nouveau ses engagements. Aussi la Prinzessin ne déclara-t-elle rien, même pas un « eh voilà » qui aurait de toute façon des plus vulgaires. Elle attendit donc la réponse comtale qui se solderait par deux baisers de paix. Après tout, il avait deux vassaux devant lui, là encore l'équité commandait de les honorer de la même façon que les autres.
Jean.de.cetzes a écrit:
Messer Castelreng, moi, Jean de Cetzes, comte de Toulouse, en retour de votre fidélité ainsi que de celle de votre épouse, m'engage à vous assurer subsistance, justice et protection.

Nouvelle descente - ce qui ne manquerait à la fin de la journée de le faire souffrir des rotules s'il avait l'âge du Cougain - et embrassade du parrain, qui sentait moins la menthe que le bouc. A moins que ce ne soit le messager de Balma, dispersant le doux parfum de son maitre.

Permettez maintenant, par équité, sinon Montjoie me fâchera, que je baise votre femme et scelle notre paix par l'union de nos lèvres.

De l'index il fit signe à la belle baronne de s'approcher. Réaction du Cougain à suivre ! Chaud devant.
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MessageSujet: Re: Chapitre IX : Allégeances à Jean   Mar 22 Oct - 22:37

Castelreng a écrit:
Pinçant les lèvres à n'en avoir plus qu'une mince ligne lorsque le Jean va l'embrasser comme le veut la coutume, le baiser de Paix fut échangé. C'est qu'il faut se méfier, on ne peut jamais savoir ce qu' il peut arriver et donc : toutes précautions valent mieux qu'aucunes !! Et bien il fait car... n'était-ce pas un relent de vieux fromage qu'il remarqua ?

Le Comte à son tour fait son petit laïus, une bonne chose de faite se dit donc le Cougain. Jusqu'à ce que.......

Il en aie les yeux lui sortant presque des orbites d'avoir entendu.... ce qu'il a entendu...

Quoi ? !! Baiser ma Femme et quoi encore ? !!! Et si je ne permet pas ? JE Ne Permet Pas !! Equité peut me chaud c'est MA Femme Crénom d'un chien ! MA FEMME !! Personne autre que MOI ne la baise Elle et ses Lèvres !

Voilà bien les pensées du Ténébreux en pleine crise de jalousie et possessivité, un regard de travers au Comte, le sourcils froncés limite s'il n'est pas à deux doigts de lui sauter dessus pour le mordre.

Il retient un grognement l'animal et tente de faire travailler sa cervelle le plus vite possible parce qu'il faut répondre à ça... et en vient à se dire que :

Voir le Coms se faire gronder tel un enfant par Montjoie pourrait être chose fort distrayante après une telle demande ! Ôô que oui !!

Aussi, enroula t-il un bras autour de la taille de son épouse, en quelque sorte la retenant. Les yeux cherchant le regard de l'enturbanné couronné et d'un ton des plus sérieux de répondre.


Notre Paix Votre grandeur venons de sceller à l'instant... Aussi les doigts de la Baronne suffiront-ils car permettez à mon tour qu'en tant qu'époux je me réserve ses lèvres...


Un regard vers l'épouse d'Euphor, car là c'était comme épouse qu'il voyait le Roy d'Armes et non point dans son rôle de Héraut. Puis les prunelles vont retrouver celles du Jean et de poursuivre un ton plus bas .

Montjoie étant femme et épouse comprendra fort bien je suppose....
Ingeburge a écrit:
Oulaaaaaaaa. Oulalala, même. Mais c'est quoi, ça? La voix se fit fraîche, le minois plus impavide :
— Baron, si vous ne vouliez pas que le comte de Toulouse donne un baiser de paix à votre épouse, il suffisait de vous avancer seul. Quant à vous « réserver ses lèvres », que voilà d'inconvenantes paroles. Comme je l'ai rappelé en ouvrant cette cérémonie, en votre présence donc, il s'agit d'un baiser de paix, pas d'une soupe de langues, pas d'un acte suintant la luxure ou préalable à la fornication. Un baiser de paix, l'osculum qui nous vient de la Très Sainte Église, est la marque d'un pacte, d'un accord et une manifestation de respect. Épargnez-nous donc vos paroles inconvenantes et laissez votre suzerain remplir ses devoirs.

Certains, franchement, avaient des idées curieuses. Et heureusement pour son arrière-train que le Cougain avait pris le feudataire en aparté. Car non, Montjoie n'aurait pas compris, Montjoie n'aurait pas apprécié que l'on l'entraînât sur le terrain personnel et Montjoie commençait à en avoir assez de ce genre de connerie. Les manières, définitivement, se perdaient. Coup d'œil vers le Cetzes : il avait intérêt à s'exécuter, et fissa. Et avec décence, bien sûr.
Castelreng a écrit:
Et quelle fut la réaction de l’époux aux réprimandes du Roy d’Armes ?

D’aucuns souhaiteront le voir se rebéquer étant de nature têtue et tant chez lui la jalousie est une chose connue de tous. De ce lot, certain le voudront pour le plaisir de le voir se faire tancer un peu plus afin de mieux se gausser.
D’autres se diront ne vouloir être en cet instant à sa place craignant par trop le Roy d’Armes. Ce petit bout de femme qui d’un seul regard vous glaçait le sang, faisait trembler comme une feuille en automne, vous souhaiterait être souris afin d’aller vous cacher vite dans le premier trou rencontré.
Quelques uns s’en trouveront béant d’indignation voyant là révolte et désobéissance du baron et une poignée à baisser le nez et faire la sourde oreille comme si la réprimande leur était à eux adressée.

Et pendant ce temps dans la cervelle du Cougain, ça bouillonne, ça touille pour ne pas que ça déborde car il ne peut dire ses pensées profondes qui sont là à vouloir sortir, il est à les retenir et se doit de faire profil bas. Il n’est pas inconscient au point de ne pas savoir et connaitre les devoirs auxquels noblesse se doit suivre. Cependant, pour le cas présent, le dit baron se perdait en conjoncture tant il cherchait où était la logique, d’autant plus qu’il ne doutait pas qu’il y avait là taquinerie de la part de son filleul ; du Coms donc. Taquinerie qui l’avait fait partir au triple galop pour le mener où ils en étaient à présent.

Il savait que trop bien qu’il devait plier à l’injonction faite par le Roy d’Armes. D’ailleurs sa main posée au creux des reins de son épouse était lentement retombée le long de son corps et les doigts de sa main se resserrer. Il savait tout autant qu’il lui fallait répondre à cette injonction par quelques mots où une courte révérence montrant son obéissance. Se tournant vers Montjoie, il opta pour la seconde son esprit se disant que le Jean se devait bien gausser de l’intérieur tel le jeunot qu’il est encore, ravi de voir sa taquinerie aller jusqu’à son terme.

Cependant qu’il laissait le Coms embrasser sa femme, car il restait persuadé que ce n’était pas là pour le baiser de paix mais pour le plaisir Comtal, il ne comprenait pas qu’ayant été appelé à deux on venait à lui reprocher de n’avoir pas laissé son épouse sur le coté de la salle. Qu’en pouvait-il savoir venant là prêter sa prime allégeance en tant que Baron et ce, à la demande de son épouse. De cela il en perdait son grec, latin et arabe.

Pas content donc il était le Ténébreux parce qu’il n’avait compris certains points et qu’il y avait pour lui profit de la situation. La mine quelque peu renfrognée, les poings serrés, il ne dit mots, se tenant coit le temps que sa femme donne au Comte ce « fameux baiser de paix » Roide comme un piquet fraîchement planté en terre, sa bouillonnante cervelle lui disant qu’on ne le reprendrait pas à deux fois à ces erreurs, qu’il saurait, quand l’heure sera revenue de faire à nouveau allégeance, faire de sorte pour son épouse et lui-même que cela se passe sans accroche ni anicroche.
Jean.de.cetzes a écrit:
Des arrivés, des échanges, des crispations, comme c'est touchant.

Ma dame, souffrez que je vous embrasse pour que nous restions unis pour la gloire de Toulouse et sa paix intérieur.

Coup d'oeil réciproque à Montjoie qui l'invitait du regard à aller au plus vite. Ce qu'il fit, maladroitement, en posant son nez contre celui de la baronne. S'excusant pour sa maladresse il posa ses mains sur ses épaules pour finalement déposer ses lèvres contre les siennes. Le baiser était donné, l'échange - non, pas de salive - effectué, et la paix scellée.

Chemin habituel et attente de la suite, observant le couple avec humour.
Maxiuszedeus a écrit:
Dieu qu'elle se sentait mal de canaliser ainsi l'attention en pleine cérémonie d'allégeance comtale. Dieu qu'elle aurait préféré être petite souris et se cacher au fond d'un trou.
Elle comprenait la jalousie de son Mari et pensait avoir sut esquiver intelligemment en lui faisant prêter allégeance pour deux...Pauvre sotte blonde...
Par sa faute son Amour se faisait réprimander par le Roy d'armes et pour sur que cela risquait d'entacher leur réputation.

Bon...pas de panique! Un baiser, du bout du bout du bout des lèvres, infime contact de deux paires de lèvres, scellerait la paix entre les jeunes barons et la couronne Comtale. Même si elle savait que son mari allait ronger son frein et digérer longuement sa crise de jalousie, elle devait le faire pour clore le chapitre et laisser la cérémonie se poursuivre.

Aussi accepta t'elle que le Comte scelle le pacte de paix par l'Osculum, aussi maladroitement fut il donné. Cela dit elle ne pipa mot, et une fois libérée repris place aux côtés de son mari, glissant sa main sous le bras de son Aimé qui l'emmena plus loin dans la salle afin de laisser place aux autres allégeants.
Ingeburge a écrit:
Un long trait de plume vint rayer le nom du couple formé par les barons de Penne d'Albigeois. Enfin. On pouvait donc passer au suivant qui n'avait définitivement pas intérêt à se dérober, comme tous ceux qui passeraient ensuite. Glacée, elle procéda donc à l'appel du prochain vassal déterminé selon l'ordre d'arrivée :
— Que se présente maintenant messire Aeltahir di Foscari Widmann pour les terres de Bedeilhac.
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Chapitre IX : Allégeances à Jean
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