Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre X : Papa les petits bâteaux qui vont sur l'eau ont-ils....

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MessageSujet: Chapitre X : Papa les petits bâteaux qui vont sur l'eau ont-ils....   Sam 6 Avr - 9:55

Castelreng a écrit:


Il est des jours où qu’on aimerait jamais voir se lever.
Il est des jours où on a la désagréable impression de revivre une scène qu’on n’aurait jamais voulu vivre.
Il est des jours où les cauchemars sont bels et biens réels.
Il et des jours qui feraient mieux ne jamais exister.

Ce 12 décembre 1460 était bien l’un deux pour Castelreng.



    Château de Montpellier – La veille, tard dans la soirée à la Capitainerie



Messagers étaient arrivés pour annoncer que L'Amicizia était en danger, Bateau pirate était à l’arraisonner. Les membres du bureau rassemblant cartes, envoyant pigeon dans l’espoir qu’un bateau pourra aller aider…



    Narbonne – cette même soirée ; même heure dans une taverne.



Loin de ce qui pouvait se passer au château et moins encore au large des côtes corse. Il était à taquiner Nolanna et Alix sur les boules de neige qu’il leur avait envoyé. Rires fusaient, tournées passaient. Une soirée toute à fait ordinaire en fait.

    Château de Montpellier - 12 décembre 1460



Levé à l’aube comme à son habitude, il avait franchi les grilles du château comme de coutume et s’était dirigé vers son bureau. Chemin faisant, il n’avait pas été sans remarquer une certaine agitation du coté de la capitainerie. Aussi y bifurqua t-il et resta figé quand il comprit de quoi il était question. La main accrochant le chambranle de la porte, il s’y agrippait pour ne pas s’effondrer.

L'Amicizia, Nave où sa fille Joséphine se trouvait, avait sombrée.

Ce qu’il ressentait était au-delà de tout. Une peur panique. La même que lorsqu’il avait apprit la disparition de Feu son épouse. Emportée elle aussi par les flots. Incapable de mettre une seule pensée en place, voyant qu’une chose en cet instant : Sa fille se débattant dans les flots qui, sans une chance de survie l’emporteraient indéniablement.


Sait-on s’il y a des survivants….
Parvint-il à dire. Il lui fallait se ressaisir, garder au moins un espoir, aussi infime fut-il que sa fille était toujours vivante. Le cauchemar ne pouvait pas recommencer !
Inspirant un grand coup, il parvint à faire quelques pas et ajouta


Allez-vous lancer des recherches ?

Josephinedecordas a écrit:
Citation :
11 décembre 1460 Journal de bord - Joséphine de Cordas

Il y a quelques jours que nous sommes en mer. C'est magnifique de voir que rien sauf de l'eau t'entoure constamment. On est si petit contrairement à l'immensité de cette houle qui nous porte. Parfois au loin on peut voir des phares allumés la nuit guidant notre sillage dans cette noirceur absolue. Quelques fois, on aperçoit lorsque le bouillard n'est pas trop épais en pleins jour, les côtes des villes portuaires qui défilent. C'est là qu'on comprend que notre ville, notre comté est bien petit comparativement à tout cela.

Je ne vois pas beaucoup le reste de l'équipage. Même Saru est trop occupé. Peut-être est-ce mon impression mais... les tempêtes ne se jouent pas toujours que dans le ciel... et pas que les feuilles qui sentent les orages approchés... enfin, nous verrons bien de quoi il en retournera.

Pour l'heure le vent est favorable, il neigeait un peu plutôt et le froid persiste. La...

Elle entendit des cris, cessa donc de gratter son vélin dans sa cabine pour relever la tête. Plutôt rare qu'elle entendait autant d'agitation. Elle laissa donc ses pensées en plan et se leva par curiosité. A peine debout qu'elle fut secouée comme jamais. Les charpentent du bateau grincèrent sous ce coup de tonnerre fort inhabituel. L'orage était donc là... Elle en avait prévu une mais pas de cette force ! Joséphine se rattrapa au chambranle du lit et la retient de toutes ses forces sous l'impact du bateau qui semblait plié à l'assaut. La foudre avait frappé le mat ou quoi ?

Une fois le contrecoup fini, elle s'empressa d'aller ouvrir la porte. Elle n'était pas la seule à s'alarmer. Les cris de terreurs allaient dans tous les sens, les quelques passagers avec elle sur la nave s'empressaient de regagner le pont. Les yeux étaient de certains devenus fous, pour d'autres comme elle, emplis d'interrogation.


On devrait peut-être rester ici si orage non ?

Personne ne répondait, bien entendu. Tous gardaient leur petit nombril bien centré sur leur frousse ou leur préoccupation sans se soucier des autres. Les gens devenaient excentriques et égoïste avec l'âge quand même. Elle soupira, un peu furibond qu’on ne lui dise pas ce qui se passait. Et soudain un autre coup mais beaucoup trop prononcé pour que ce soit dans le ciel. Elle ferma précipitamment la porte de sa cabine pour prendre le même chemin que les autres lorsque le choc éclata.

Le vacillement du bateau lui fit perdre l'équilibre et sa tête percuta durement le mur du corridor opposé où elle se trouvait. Agenouillée au sol, engourdit par la douleur elle n'eut pas connaissance de tous ces bruits qui aurait dû lui mettre la puce à l'oreille de ce qui véritablement arrivait au navire de son compagnon. Des planches de la cave étaient détruites d'un coup, arrachée sauvagement par l'impact, un mat s'était brisé en deux faisant un vacarme incommensurable non loin d'elle. Les cris de terreurs s'empliraient et ne laissaient personne indifférent, sauf elle... sourde par cette chute momentanée et si sonnée ... Sa tête bourdonnait durement, une main derrière la nuque elle tentait de respirer lentement. Une observation de sa main couverte de sang lui confirma que ce n’était pas bon ....

Elle pesta, reprenant contact avec la réalité lorsqu'elle sentie une sensation de froid aigue. Elle trembla des pieds à la tête, son échine vivifiée d’un coup par cette glace qui la traversa. Cette sensation d'être trempée... No comment ! Elle regarda tout autour d'elle pour voir de l'eau s'infiltrer. Cette fois, dans ses yeux aussi bleus que cette eau dangereuse se glissant l'effroi. Elle avait compris, ils allaient couler. Mais... mais... Comment ? Elle se redressa, sa robe mouillée des fesses au sol, qui avait eu le temps d'imbiber trop de cette foutue flotte. Étrangement, elle avait plus rien de belle cette mer en cet instant ! Elle grogna oubliant sa tête qui lui sommait la douleur à chaque mouvement. Son avancé jusqu'au pont fut rude et difficile mais Joé y parvient.

Le spectacle qu'elle y découvrit anéantissait tout espoir. La nuit s'était installée. Des blessées jonchaient le pont. Les yeux de Cordas évaluaient la situation avec horreur. Un homme semblait coincé sous le mat scindé en deux. Il lui était tombé dessus. A le voir ainsi inerte, pas besoin de courir vers lui pour porter secours. De toute manière, comment aurait-elle pu ? Elle était pétrifiée sur place et ses jambes ne lui obéissaient plus ! Une femme criait que les pirates les attaquaient. Qu'il fallait se jeter à la mer ou dans les barques pour regagner les côtes de la Corse. C'était apparemment leur seule chance, sinon de la lame de ses malfrats ils périraient tous. Mourir ? Elle était beaucoup trop jeune pour mourir. Oui, voilà... sauter, c'est ce qu'elle devait faire. Mais Saru ? Elle ne pouvait pas l'abandonner ici. Il ne l'aurait pas fait lui !

Elle prit le peu de courage que la seule pensée à son amoureux lui insufflait et partie à sa recherche criant son nom pour faire taire le grondement du bateau qui rendait l'âme. Les voyageurs se jetaient par-dessus bord devant elle. Une femme qu'elle n'avait pas vue la bouscula durement pour se frayer un chemin sans même la contourner vers la mer qui semblait l'appeler. Elle risqua d'amener la jeune brunette dans son élan avec elle mais cette dernière se retrouva sur les fesses, à côté de l'homme mort sous le porte voile déchu. Elle trembla durement face à cette horreur, les larmes aux yeux prête à flancher. Elle n'avait pu la force là, c'était trop difficile. Elle ... l'enfant chéri de Castelreng Dict. du Cougain, Senher de Cordas et Marseillan... trop gâtée, pourrie à l'os... jamais elle n'avait souffert seulement d'une épine dans le pied non soignée, voilà qu'elle était dans le chaos total.

Elle se fit lever de terre sans comprendre sur le coup. Elle tourna la tête pour voir quelques hommes qui la dévisageaient froidement. A cet air, rien de bon. Ce n’était pas des gens de leur équipage, ni des voyageurs avec eux. Joé ne les avait jamais vus. Et à voir leur tête... pas trop fréquentable tout ce petit monde-là ! Le gros malabar qui la tenait se mit à la tripoter sans raffinement. En temps normal un '' Hey ho, faut pas se gêner '' lui aurait traversé les lèvres, elle qui savait mordre la main tendue... Cette fois pourtant rien ne sorti... elle était catatonique. Elle n'était que demi elle-même. Son corps certes était là, mais tout ce qu'elle était avait été comme soufflée de son corps. Son âme envolée loin pour ne pas prendre contact avec cette réalité aggravante qui s'ensuivit...

Les petites crapules d'eau douce retournèrent le navire dans tous les sens. Le reste de l'équipage qui avait tenté de demeurer cachés furent tuer. Elle entendit sans même réagir certaines supplications ou cri de douleur lorsque des lames furent enfoncées dans des gens qui lui souriaient pourtant la veille. Un véritable carnage pourquoi ? Quelques écus, quelques marchandises... D'ailleurs, certains pilleurs ne semblaient pas contents de ne pas trouver richesse recherchés et c'est sur elle que l'un d'entre eux se vengea.

Que ce soit la torture de la lame ou bien même celle de la chair où il prit plaisir, elle demeura dans son mutisme. Elle ne pleura pas ni ne broncha. Si lorsque la lame perfora son flan et que le sang se mit à jaillir doucement, elle aurait dû crier, rien ne répondit que le bruissement de la chair fendu. Presque déçu de voir que le jouet qu'il avait choisi était mort bien avant que son cœur n'arrête, il le balança par-dessus bord se disant que la mer ferait le reste. Cale rempli d'or il n'y avait pas, équipage il n'y avait plus, bateau sombrait et la fille du prévôt se mourrait...

Que ce soit par le fluide vital qui s'échappait ou par l'eau qui bientôt infiltrait ses poumons ou encore même par ce froid qui l'affaiblissait, elle sombrait. Définitivement, elle allait mourir ici... dans cette mer... le même qui une année plutôt avait ravi sa mère. Oriabel... si seulement les histoires d'anges étaient vrai... Si seulement elle pouvait venir la chercher maintenant et que tout cela s'arrête. Si seulement c'était ses bras qui l'encerclaient au lieu de cette houle ténébreuse qui la ballotait dans tous les sens. Elle ferma les yeux, épuisée et vidée de toute énergie. Se laissant entrainer vers ... quelle importance cela avait-il en fait... Aucune... Tristesse et épuisement, voilà tout ce qui restait. Saru. Son père. Son frère. Ses soeurs. Plus aucun espoir…

Sarutobisama a écrit:
Citation :
11 Décembre 1460, Journal de bord du capitaine

En ce jour du 11 décembre nous nous trouvons non loin des côtes de la Provence à mis chemin de celle ci et de la Corse. La journée a été bonne le vent plus que favorable, mais depuis quelque milles j'apperçu un bateau au loin, voyant son long mât ainsi que ce qui semblait une coque très imposante je n'osais quitté mon poste avant d'en avoir le coeur net...

Les heures défilait et le bateau ce faisait long à venir à nous...

L'heure était enfin arrivé...après avoir refermer son petit journal et d'avoir repris la barre il vit le bateau non loin d'eux...il portait un drapeau qu'ont n'a pas envie de croisé...il sentit un frisson parcourir ton son corps qui ce crispa quelque instant les yeux rivé sur cette imposant navire qui leur faisait fasse...

Il secoua vivement la tête pour reprendre ses esprits quand soudain il entendu un sifflement venir du bateau d'en fasse quand il se rendit compte de ce qu'était se sifflement il était trop tard, les boulets de canon avait déjà atteint leur navire et avait durement touché le mât et une parti de la coque. Sous le choc de l'explosion sa tête heurta la barre et lui ouvris l'arcade, il tombât au sol ce tenais l'oeil d'une main gardant son autre main sur la barre, avant de ce relevé durement..

Il tenta aussitôt une manœuvre d'évitement, c'était son premier combat naval..partager entre le frisson glacé qui le paralysais de peur et cette incroyable envie de s’enfuir et de revoir la femme qui l'aimais qu'il avait délaissé depuis quelque temps trop occupé à naviguer son bateau les yeux rivé sur cette mer qu'il avait bravé tant de fois sans aucun souci...

Un deuxièmes coup a atteint le bateau, il se rendit bien compte que leur navire de commerce ne faisait pas le poids fasse à ce bateau pirate. Il abandonna alors la barre courant aussi vite que possible sur le pont pour trouvé les passagers afin de leur indiqué le chemin des chaloupes pour essayer de s'enfuir pendant que les pirate aborderai le bateau...mais il était déjà trop tard au moment de la sorti de sa cabine il vit plusieurs pirate monté sur le pont..

Terrorisé de voir le mât ce brisé et tombé durement sur l'un de ses passagers il eut un mouvement de recule...Que faire...la peur le tiraillait, ses genoux vacillaient pour finir par tombé au sol, il leva les yeux au ciel et hurla de désespoirs, quand il eu reprit ses esprits il vit au loin Joséphine au main des pirates...

Il se leva d'un bon sorti son épée et courra plus vite qu'il n'avait jamais couru, oublié le désespoir et la peur, la seul chose qui comptait à cette instant était de sauver sa bien aimé. Il cria son nom de toute ses forces mais elle n'avait pas l'air de l'entendre, elle saigna durement à la tête et ne réagissait pas à ce que leur faisait subir ces pirates...Courant toujours dans sa direction il tomba sur 2 pirates qui lui barrait le chemin.

Son épée à la main il se mit en position de combat, la position n'était pas très académique, lui qui n'avait jamais participé à un combat armée et qui depuis sa jeune avait toujours évité de ce barre à nouveau. Il n'avait pas le choix...il venait de voir derrière les deux assaillants Joséphine ce prendre un coup de couteau dans le flan. Un élan de rage le parcouru quand il hurla en fonçant sur les deux hommes qui lui faisait fasse.

Il enfonça son épée aussitôt dans l'un d'eux sans doute surpris par cette élan qu'il ne pouvait prévoir tellement il fût rude. L'autre s'empressa aussi tôt d'essayer de me donné un coup d'épée qui me toucha à l'épaule...il serra les dents se sentant flancher, le froid et la douleur l'habitait il serai si facile de ce laisser tomber au sol et de ce laissé mourir, mais il n'avait pas le droit, il retira son épée du corps du première homme pendant que le deuxièmes préparait déjà son prochain coup l'épée déjà en l'air prête à fendre sur lui. A ce moment la un troisièmes coup toucha le bateau. Le choc tout aussi violent que les précédents les fis tout les deux tombé au sol.

Il profita de cette occasion pour lui asséné un coup d'épée à la cuisse, se relavant aussitôt pour prendre l'avantage il vit sa douce au loin jeter à la mer par un des pirates...il hurla alors :

JOSEPHIIIIIINNNNEEE!!!!!!!!!!

Quand il jeta son épée au sol courant en direction du pirate qui l'avais jeter à l'eau et le plaqua durement au sol le frappant de toute ses forces au visage, les autres homme qui l'accompagnais m'empoignait avant de me frapper au visage et au corps me jetant au sol...je me traîna vers le bord du bateau qui commençais déjà à sombré quand je vis Joé s'enfoncer doucement dans cette eau glacé.

Derrière lui les pirates s’apprêtaient a lui donné le coup de grâce. Il puisa en lui quelque une de ses dernières force pour ce jeter à la mer avant de prendre le coup qui lui aurai ôter la vie...Une fois dans cette eau si glacé qui l’empêchais presque de nagé il plongea pour essayer de rattraper Joé qui commençais à couler durement. Il fini par l'atteindre et arriva à lui saisir la main, la remontant à la surface. Non loin d'eux ce tenais des débris de son bateau, il la tira dessus essayer de nagé pour s'éloigné de son bateau coulant la peur au ventre que les pirates ne les repères et viennent leur donné la mort. Il tourna la tête et vit que les pirates ne s’intéressaient pas du tout à eux mais seulement au contenu du bateau. il batta des pieds, crisper de douleur le sang s'échappant de son épaule...

Arthurcano a écrit:
De Montpellier, des nouvelles inquiétantes, de Narbonne des rumeurs qui les confirmaient, Saru et Joé étaient en difficulté voir bien plus encore sur la mer jolie... Mer pas si jolie puisque de Piraterie leur navire fut la proie.
Aussi plume d'oie, parchemin et encre indigo, il rédigea quelques simples mots.


Citation :
De nous, Frère Arthur Cano de Genolhac
A vous, Senher Castelreng dict du Cougain

Que suite à informations qui nous sont parvenues jusque nos oreillers, avons appris la triste nouvelle de l'attaque par un pirate reconnu du navire de mestre Sarutobisama dans lequel votre fille bien aimée Joséphine se trouvait être.

Par la présente, désireux de vous faire part de notre soutien, nous prions pour que votre fille soit retrouvée saine et sauve que ce soit par quelques navigateurs locaux ou par l'espoir qu'une barque elle ait pu prendre pour se réfugier jusqu'à l'abris le plus proche du naufrage éventuel.

Si quelques aides ou soutien nous pouvons vous apporter par retour de missive, faites le nous savoir.

Dans l'attente un cierge brulera en la Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne pour l'espoir de revoir votre fille et à défaut d'avoir quelques nouvelles rassurantes pour vous.


Qu'Aristote veille sur Joséphine et votre famille,

Fait a Carcassonne, le 13 de décembre 1460

Frère Arthur Cano de Genolhac
Vicomte de Pégairolles-de-Buèges,
Premier Archidiacre de Narbonne,



Maxiuszedeus a écrit:
La Blonde Montpelieraine et Chef de Port avait vu le bateau quitter le port la veille. C'est en souriant qu'elle avait regardé ces amoureux prendre le large...cela la faisait rêver...qu'il devait être bon d'onduler au gré de la houle, les cheveux au vent avec son Amour à ses côtés...

Mais le rêve avait viré au cauchemars. Elle était démunie pour leur venir en aide. Aussi tenta t'elle de réconforter son ami de toujours.


"Cast...je suis sure qu'elle est saine et sauve...nous la retrouverons, c'est certain. Et tu pourras mettre une rouste à ton gendre de l'avoir emmenée sur son rafiot! "


Elle lui tapota le dos avec douceur et se serra contre lui, en toute amitié, pour lui prouver son soutien.

"Viens donc dans mon bureau que je te serve un remontant, tu es aussi pâle que la mort elle même Mon Ami...tu m'effraie..."

Castelreng a écrit:
Incapable de prononcer le moindre mot pour le moment, il écouta Maxi, voulant croire chacun de ses mots et la suivit sans sourciller vers son bureau. S'il était une chose dont il pouvait être certain c'est la raclée que prendrait le prétendant de sa fille quand ce dernier aurait le malheur de le croiser.

Il s'affala sur un siège et la laissa aller chercher un remontant, et pendant ce laps de temps, valet arriva avec une missive, annonçant qu'elle était pour le Senher Castelreng. Il ne bougea que le bras, sans se retourner le tendit, main ouverte n’attendant que recevoir le pli. Pli qui y fut aussitôt posé.

D'un pouce tremblant, il fit sauter le sceau, craint à lire la plus triste nouvelle qui soit.


Maxi... si c'était ... Bon sang....


Il sera les dents à les en faire grincer et déroula le parchemin. Un soupir de soulagement se fit entendre quand il lu de qui était la missive. Arthur ne pouvait pas être celui qui lui annoncerait la terrible nouvelle de la perte de sa fille ?
Non..
Et si pourtant justement il s'était porté volontaire pour ce faire....

Il releva les yeux du vélin et regarda Maxi servir deux verres. Il lui fallait pourtant lire ce qu'Arthur avait couché sur ce parchemin. Inspirant un grand coup, il reposa ses yeux sur cette écriture élégante et les y laissa jusqu'à la signature, rassuré par sa teneur.


Puis-je t'emprunter de quoi écrire Maxi ?

Il ne doutait pas qu'elle serait d'accord, aussi n'attendit-il pas sa réponse pour se pencher vers la table de travail, prendre plume et parchemin et griffonner :

Citation :
De Nous, Senher Castelreng Dict Du cougain
A vous, Frère Arthur Cano de Genolhac , Vicomte de Pégairolles-de-Buèges et Premier Archidiacre de Narbonne

Par la présente venons vous remercier pour votre soutien dans ce drame qui nous arrive.
Nous sommes pour l’heure sans informations sur le devenir de notre fille Joséphine et sommes avec le chef de port et amie Maxiuszedeus à voir,
nous l’espérons, ce qui peut être fait pour la retrouver.

N’osons imaginer que le pire puisse lui être arrivé et nous prions nous aussi pour son salut…

Souhaitons plus que tout qu’Aristote veille sur elle et fasse que nous la retrouvions au plus vite...

Rédigé ce 13 décembre 1460 à Montpellier
Castelreng Dict du Cougain,
Senher de Cordàs & Marssilhàn,
Garde Royal et Prévôt des Maréchaux




Une fois sa réponse rédigée, il prit le bâton de cire vert qu’il fit fondre à la flamme de la bougie, la laissa couler sur le parchemin et, du chaton de sa chevalière, la scella.

La missive fut de suite confiée à un messager pour être remise au plus vite au Vicomte.


Mercé... Ne trouva t-il qu'à dire ensuite. Passant une main dans ses cheveux en soupirant, il se releva, ne tenant pas en place et commença à arpenter le bureau tel un lion en cage....
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MessageSujet: Re: Chapitre X : Papa les petits bâteaux qui vont sur l'eau ont-ils....   Sam 6 Avr - 9:58

Bbred a écrit:
Ce ne fut que quelques minutes plus tard que d'autres nouvelles arrivaient.

[rp]
De nous Bbred de Lortz, comte de Pezenas.
A vous Castelreng senher de Cordas et Marssilhan,

Nous avons appris les péripéties concernant les malheurs de votre fille a la capitainerie.
Nous vous apportons notre soutien moral dans cette épreuve.
Nous avons également demandé a une amie de retour d'Alexandrie de faire un passage vers les cotes corses afin de porter assistance.
N'ignorant pas l'inquiétude terrible d'un père dans l'attente sachant sa fille en danger, nous vous proposons assistance logistique en vous conviant à embarquer a bord pour vous rendre sur les lieux au plus vite.

Dans l'attente de nouvelles pleines d'espoirs,
Cordialement
BBDL

[/img][/rp]

Castelreng a écrit:
Il n’avait pas fait cent pas que le valet venu lui porter le pli d’Arthur revenait avec un autre. Cette fois, que de s’inquiéter de son contenu, il regarda le sceau. Reconnaissant celui de Pezenas, il le fit sauter du pouce et fit lecture.

Il éprouva alors un début de soulagement. Il allait pouvoir mener des recherches et, si la chance était de son coté, il retrouverait sa fille. Son plus grand espoir étant qu’elle soit vivante !

S’emparant de nouveau de la plume et d’un vélin, il s’empressa d’aligner les mots suivants en réponse.

Citation :
De Nous, Senher Castelreng Dict Du cougain
A vous, Bbred de Lortz, comte de Pezenas.

C’est avec un grand soulagement et notre plus grande reconnaissance que nous acceptons l’offre généreuse que vous nous proposez.
Le temps pour nous de faire quelques missives afin d’avertir qui de droit, de faire préparer le nécessaire et nous prendront la route
pour rejoindre votre bateau. Nous sommes présentement à la capitainerie, nous suivrons donc de peu le messager de ce pli.

A vous remercier donc de vive voix d’ici une heure…

Cordialement,

Castelreng Dict du Cougain,
Senher de Cordàs & Marssilhàn,




Une fois la lettre écrite, il en rédigea d’autres pour avertir de ce départ immédiat. Il commença par faire celles pour ses enfants, fit ensuite pour sa compagne et termina par celle plus délicate à la Comtesse qui risquerait de ne pas apprécier cette absence. Chose faite, il expliqua le tout à Maxi qui devait se demander ce qui lui prenait à user de la plume de la sorte, lui colla une bise sur la joue et sortit de son bureau comme s’il avait le feu au fondement. Hélant le jeune Guillaume, écuyer que Merer lui avait trouvé lors des joutes de Tournel, il lui dit de rassembler ses affaires et de venir au plus vite le rejoindre sur le Likhom, le clamant un peu vu le grand enthousiasme du garçon.

Les quais n’étant pas loin et sachant le bateau en question là, il s’y rendit à pied, marchant à grand pas…

Maxiuszedeus a écrit:
Elle avait patienté sagement, une présence silencieuse, un soutien sans mots étant plus souvent salutaire que de belles phrases. Il avait reçu et envoyé plusieurs missives avant de la quitter, l'espoir faisant de nouveau briller son regard. Elle était contente que quelqu'un puisse ainsi l'appuyer pour retrouver son enfant.
Elle sourit à son baiser et le regarda partir, le sourire aux lèvres.

Josephinedecordas a écrit:
Vous entendez ce vent ? Ce souffle ? Non, ce n’est pas ça. L'oreille se tend parce que c'est un derniers sens qui lui reste en éveil. Son nom. Vraiment ? Quelqu'un l'appel. Oui, elle en est certaine. Elle force pour ouvrir ses paupières et n'y arrive pas. Elle recommence. Toujours rien. Pourtant, ce n’est pas compliqué ouvrir les yeux. On bat bien des cils plusieurs fois dans une minute alors... Elle veut répondre à cet appel, c'est son dernier espoir et fait tout pour bouger ses lèvres mais non, rien ne sort. Comment ça se fait ? Elle est morte ? Oui, voilà... c'est ce qui est arrivé...

Maman ? Son esprit l'appelle. Si elle a vaincu la frontière du non-retour, la blonde aimante sera là à lui tendre la main, il le faut. Elle récidive l'appel. Maman, tu es là ? J'ai peur... Rien, la radio avec l'au-delà semble pas émettre en ce jour alors pourquoi ? Elle sonde son corps. Sa tête la fait souffrir, elle a terriblement froid, l'impression de lames multiples qui la transperce de toute part. Et ce trou en elle, elle le sait béant et nocif. Elle ressent, n'a donc pas traverser encore mais elle se meurt, doucement. Cela ne saurait tarder. Des voix...

Oui, encore des voix mélangés cette fois à son prénom qui semble émue de tristesse. Qui l'appelle ainsi ? Cela ne peut être que Saru, bien entendu. Du moins elle l'espère. Mais encore, non, elle ne veut pas qu'il souffre. Elle ne pourra pas rester, l'a t'il comprit qu'elle allait mourir ? Il se doit de l'accepter, comme elle le fait si bien. Enfin... bien... elle est trop jeune pour mourrir, voudrait bien se battre mais comment ?

Ho elle vole, Elle a cette sensation de liberté alors que son corps est soulever. Plutôt agréable. Est-ce que ce sera comme cela lorsqu'elle montera vers les cieux. N'est-ce pas ainsi que le Très Haut rappelle ses fidèles ? Possible, elle ne sait pas encore mais bientôt elle saura. Une douce chaleur l'étreint. On l'emmaillote pour la faire se réchauffer. C'est agréable mais cela n'enlève pas les pics dans ses chairs. C'est normal ? Youhouuu !! Vous m'entendez... ça fait rien du tout ! Non, rien ne sort encore. Je ressens, je pense donc je suis mais, je suis aussi muette qu'une carpe tout à la fois. Cette sensation d'être prisonnière de son propre corps est terrible, affreux.

Voilà ce que l'épuisement apporte, un corps qui sombre dans un coma pour éviter de souffrir. Au moins, des eaux elle est sauve, au moins chez son père elle sera transportée. Mais encore reste-t-il à la sauvé d'elle même désormais...


Bbred a écrit:
Montpellier - le Port

Le vent d'hier soufflait depuis le large, un vent glacial.
Les quais étaient inhabituellement vides. La criée et le marché du matin, avaient laissé place au flocon qui recouvrait peu à peu les pierres de l'impressionnant arsenal du sud.

Bbred étrangement absent depuis les élections n'avait pas refait d'apparition publique.
Il n'était pas à Pézenas dans le but d'éviter la comtesse. Ni à l'Ost, ni au château comtal.
Le comte du Languedoc Consort n'avait pas de Château fixe.
Il s’était fondu dans le paysage, dans le décors depuis quelques temps déjà.
Nul doute que l'ours qui dort, ne dort jamais bien longtemps. L'hibernation a toujours ses limites.
Néanmoins sans qu'on ne sache jamais comment, il était toujours au courant de ce qu'il se passait et c'est sans hésiter qu'il avait proposer assistance technique à son ancien co-équipier Prévôt.
Ainsi, il trônait sur le pont à donner les dernières instructions !


Féo !! Fouette les porteurs que les matériel soit monter plus vite ! Il faut que nous soyons prêt.

A l'entente du nom de miss crochet du droit, la cadence s'accéléra subitement.

Castelreng a écrit:
Le Likhom était en vue. Une grande activité régnait sur le pont. Hommes d'équipage allaient et venaient de la proue à la poupe, rassemblant pour certain, cordage et apprêtant les voiles. Pour d'autres, chargeant vivres et les descendant en cale.

La neige qui avait commencé à tomber sitôt sa sortie de la capitainerie semblait s'épaissir et commençait à couvrir le sol ça et là, rendant la chaussée un peu plus glissante à chaque minutes passées. Le vent, froid, le faisait frisonner. Il se demanda si sa fille, qu'il voulait toujours vivante se trouvait à l'abri de ce temps glacial, si ce temps pourrait permettre les recherches, s'il allait vite la retrouver et dans quel état ...

Castelreng accéléra encore le pas à l'approche du bateau et se fraya un chemin sur la passerelle afin d'aller rejoindre ensuite le Comte repéré sur le château arrière à donner ses ordres.

Parvenu enfin à coté de Bbred, il l'apostropha entre deux ordres donnés.


Bonjorn Senher Coms, mercé pour l'aide que vous m'offrez... Pensez vous que ce temps affreux va nous permettre de lever les voiles ?
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MessageSujet: Re: Chapitre X : Papa les petits bâteaux qui vont sur l'eau ont-ils....   Sam 6 Avr - 10:00

Bbred a écrit:
Feo avait sortie les crocs, tout le monde avait chargé.
Le temps ne se prêtait pas forcement à un départ si rapide.
BBred avait rassuré Castelreng, le bateau en avait vu d'autre ... Chaque minute passée était importante. Le voyage n’était pas prévu pour être long.
La côtes Corse serait visible dés les 1ere lueurs du matin.

Le vent et une pluie de glace fouettait le visage des navigateurs ... Le poisson en dessous devait ressembler à du surgelé picard, mais la coque n'eut aucun mal à briser les lames de vague méditerranéenne de cette eau si froide.

Le bateau fut donc barré toute la nuit. Bbred avait revêtu un manteau en peau d'ours reçu de Russocarine l'année dernière pour Noël ... Une bestiole des Pyrénées qui aurait sois disant mordu Zac ... ou alors c’était la toque en peau de castor ? Quoiqu'il en soit, ce fut un luxe particulier, mais bien réconfortant et réchauffant qu'abordait le piscénois.
Il regardait le barbue Narbonnais.


Tu cailles l'ami ? Va te mettre au chaud, choper la mort ne ferra pas avancer le navire plus vite !

Feodorowka. a écrit:
La brune avait rejoint le comte de Pezenas sur le Port...
Elle avait mis son autorité et sa froideur naturelle au service de celui ci.
C'est donc sous le vent glacial qu'elle intima d'un regard d'accélérer la cadence du chargement.

Féo !! Fouette les porteurs que les matériel soit monter plus vite ! Il faut que nous soyons prêt.

Non pas que la Féo prenait plaisir à malmener les porteurs, rameurs et autres membres d'équipages... Mais la peau de mouton qui lui recouvrait les épaules était loin d'être en trop.
Alors c'est sous la neige tombante qu'elle laissa retentir sa forte voix:

Aller Messieurs, hâtez vous le train avant que je vous le botte personnellement!!!!



Ne sachant pas si ces simples mots avaient eu leur effet, toujours est-il que le bal du chargement, des malles, ballots en tous genre et cages à volailles, s 'accéléra subitement.
Sans doute l'onglet et la glaçure s'enfouissant en eux comme une stimulation supplémentaire.

Féo se rapprocha du brulot le plus proche regardant tour à tour les porteurs et le Sieur Bbred trônant sur le pont.
Veillant à ce que tout se passe au mieux, la brune pria secrètement la sainte boulasse.

Plus vite, plus vite, plus vite... qu'on se les pèle ici!!!!

--Guillaumain a écrit:



[Combien de Marins, combien de Capitaines…]


Guigui fût mandé au plus vite pour accompagner Cordas dans une traque à l’aveugle. La chasse serait ouverte et il devrait ouvrir grands ses petits yeux pour retrouver une des filles de la maisonnée perdue en mer. Cette Joséphine, il ne l’avait qu’entre aperçue de loin, toujours caché dans les écuries, son périmètre se restreignait aux box à chevaux. De temps en temps on lui accordait le droit d’aller faire un peu de ménage dans le parc à fleur afin de ramasser les feuilles mortes et retirer quelques mauvaises herbes jurant avec la flamboyance des couleurs printanières.
A cette époque, les couleurs étaient fades, les écuries pleines de crottin et de boue en tout genre qu’il fallait récurer pour éviter les parasites. C’est sans compter les chevaux eux-mêmes, souillée jusqu’à la jupe, que le ténébreux exigeait plus que rutilant à la moindre de ses sollicitations.

Pour l’heure, il rassembla un chaud paquetage qu’il noua dans un baluchon démesuré qu’il s’enfila sur le dos, suivi de quelques provisions que la Bonne lui colla dans les bras et ainsi chargé se dirigea vers le port comme Cordas lui avait demandé. Le jeune se dandinait en se laissant balloter par une charge deux fois plus proéminente que son ossature.
On aurait dit un bilboquet.

Voilà plusieurs jours que Merer avait quitté le domaine, plusieurs semaines que ce dernier n’était venu prodiguer ses bons conseils comme s’il l’avait abandonné dans les oubliettes à palefroi. Ainsi désabusé par son mentor il se demandait si ce dernier ferait tout de même parti de l’expédition. S’il était simplement au courant de ce naufrage.
Les rumeurs les plus folles à son sujet circulaient dans le domaine. Il serait en compagnie de tout un contingent de femmes toutes plus belles les unes que les autres et que le pauvre bougre ne saurait plus où donner de la tête. Certains parlaient d’un pèlerinage libidineux qui devait le faire parcourir tout le Royaume. Une sorte de chasse à la sorcière ou lui-seul serait autorisé à versé sa poudre de perlimpinpin dans le chaudron. Guigui n’avait pas bien compris la dernière expression, il avait ri comme les autres à la boutade et s’était bien gardé de demander une explication plus approfondie, feignant sa grande maturité.

Le souffle appuyé, toujours dans les pas du brun le devançant, le porteur arriva bientôt sur les quais de Narbonne, slalomant entre les cordages entassés sur la pierre surplombant une mer huileuse, le petit d’homme resta admiratif devant le Likhom. Une certaine agitation régnait autour du rafiot et l’appréhension le saisit soudainement. Le froid des flocons dégringolant de la couverture grisâtre du ciel accentua encore un peu plus ce petit pincement qui le chatouilla au niveau du cœur. Serait-il à la hauteur des espérances de son Maître. Quand ce dernier grimpa quatre à quatre le petit chemin de bois reliant la terre au bateau, Guigui ferma les yeux et se précipita dans ses pas manquant de le bousculer une fois arrivé sur le pont.

Castelreng a écrit:
Le froid coupant lui glaçait le sang. Les choses n'avaient pas trainé et le bateau avait vite largué ses amarres et bientôt les cotes languedociennes furent au loin. Balloté par les forces du vent, la nave tanguait par moment dangereusement. Pourtant on était loin de la tempête, mais pour Castelreng qui mettait les pieds pour la première fois sur un bateau, pas de doute pour lui que ça remuait !

Lorsque Bbred lui conseilla d'aller se mettre à l'abri, il songea un instant à son jeune page qui, à peine les pieds sur le pont était devenu tout vert. Pour sur qu'à cette heure il était à rendre tripes et boyaux. Sans doute aurait-il mieux fait de s'inquiéter du sort de ce jeunot que de rester sur le château arrière à se les geler copieusement. C'était un fait que le navire n'irait pas plus vite qu'il soit à l'intérieur où là mais il ne pouvait se résigner à quitter des yeux cette masse d'eau où, il craignait plus que tout que sa fille y soit, là, quelque part, plus morte que vive.

Une bourrasque finit de le tremper jusqu'aux os. Il ne pouvait pas rester là à moins de vouloir aller au plus vite retrouver Feue son épouse au paradis solaire. Il lui fallait se mettre au sec, se revêtir plus chaudement et, profiter de ce temps pour voir ce qu'il restait de son jeune Guillaumain.


Le temps de me changer alors..

Ne trouva t-il qu'à répondre à son ami avant de redescendre sur le pont pour gagner sa cabine...

Bbred a écrit:
La nuit avait été agité !
Mais c'est dans ces moment là que le rouquin semblait revivre ... Les longues semaines de déprime. Les disputes avec la seule femme qu'il n'ai jamais aimé ne le laissait jamais idem.
Mais face au vent, fasse à l'orage et au vague qui se formait ... Son regard avait changé.
C'est dans l'adversité qu'il retrouvait le plus souvent tout ces moyens.
Le temps était pourrie et la tempête ne facilitait pas le voyage, mais la méditerranée ce n'est pas non plus l'océan et ses immenses vagues... Bbred s'en sortait aisément.
Castel devait gerber le contenu de son estomac lui qui préférait sans doute le plancher des vache... Un rapide regard vers le barbu ...

On en bave ! Mais tu n'as encore rien vu !
Large sourie, le Castel stressé comme il l’était, n'avait pas du avaler grand chose ... Si quelque chose devait ressortir de son estomac par le canal d'entrée, peu de chance que ce fut autre chose que de la bile.
Féo rattache moi cette voile, on va barrer et se sortir de là !
Le boat trip continua jusqu'au 11 heures le Lendemain.
La corse était en vue.
Le bateau accosta prêt dans une petite crique.
A la décente Bbred hurla à l'équipage.


2 tonneaux plein à celui qui ramène la petite à son père !
Et ne tentez pas autre chose que de la ramener bande de Truandaille !
Ou je vous fait émasculer par Féo !

--Guillaumain a écrit:
Le sabotier, à l’orée d’une clairière dans sa petite hutte, ébauche, sculpte, façonne avec une dextérité minutieuse, des petits souliers de bois. La journée de l’ouvrier est rythmée part la nature qui l’entoure. Le matin, les oiseaux le réveille aux aurores puis, la lumière qui traverse le feuillage disperse la brume qui emmitoufle la végétation dans son coton et chasse sur les visages, les traces d’une courte nuit. La bouillie avalée à la volée devant les premières flammes du foyer, une rincette d’eau pour simple débarbouillage et la journée peu commencer en choisissant le meilleur morceau de hêtre, bois idéalement coupé et stocké pour la saison.
Ensuite, debout, face à un établit fait de bric et de broc pour la transhumance, glisseront des mains calleuses sur les aspérités naturelles. Distinguer le meilleur nœud qui fera le talon idéal. Humer l’essence, déchiffrer l’âme de l’arbre et parfois même, mâchouiller un écli pour être en parfaite osmose avec la matière. Penser à la prochaine saison ou la petite troupe itinérante se sera posée dans une autre parcelle de forêt pour recommencer son rituel.

Pour l’heure, il faut maintenir un équilibre, précaire, Cordas s’était bien gardé de prévenir le petit d’homme des affres de l’océan.
Impossible de trouver un endroit calme et sec et encore moins de trouver un repos serein. Il est descendu en cale sèche, pensant trouver un peu de réconfort en s’adossant contre une barrique à l’abri du mauvais temps qui secoue l’embarcation de tout bord. Le bois craque et semble vouloir se rompre à chaque grosse vague franchie. Le bateau tangue également, manquant très certainement de chavirer, dû moins, c’est ce qu’imagine Guigui qui serre les poings depuis longtemps face à ce cauchemardesque périple. Le jeune page obverse, les genoux blottis contre sa poitrine, les auréoles qu’à formé le sel sur ses chausses en trempant dans les flaques qui tapissent le sol. Il se demande si ce champignon ne va pas lui dévorer le pied tout entier et remonter tout le long de son corps. Il frissonne un peu plus, il fait froid, horriblement froid mais les lumières qui dansent tout le long des parois au gré du roulis, réchauffent seulement son esprit torturé. La fumée âpre qui se dégage des bougies termine de parfaire ce tableau.
Il en est certain le gamin, il n’à pas l’âme d’un homme de mer et il terminera bientôt cette journée, penché au dessus d’un seau à vider ses tripes, il le sent.
Le pied marin à la rigueur mais il n’à pas l’estomac suffisamment accroché pour être homme d’équipage. Le bon planché des vaches est loin à présent, seule motivation qui le tiendra éveillé, le visage d’une jeune femme, courant les cheveux au vent, se mettre à l’abri de la pluie.

Il se souvient à présent Guillaumain, un jour, que le temps était chargé, alors qu’il s’activait près d’un box à cheval, à nourrir le cuir d’une selle que le Maitre trouvait trop raide pour son séant, le ciel crevé par une grisaille pesante, décida soudainement de verser son contenu sur la campagne Languedocienne. Et c’est là, sur les pelouses de la propriété, qu’une brune le sourire aux lèvres lâchât son petit miaulement de chatte surprise en pleine partie de chasse. L’eau qui mouillait sa peau, trop fraiche à son goût lui semblât-il, la contraint à se ramasser à l’abri. Et comme dans un rêve, à travers l’ondée brouillant le paysage, la belle fît onduler sa longue chevelure sur une croupe joliment dessinée. Son corps tout entier dansait sous les impulsions qu’elle donnait pour échapper à cette mitraille de gouttelette qui s’abattait sur ses épaules de princesse. Pour un royaume le page aurait espérer qu’elle perde une chausse et comme un prince, à ses jupons, il se serait raccroché pour lui donner cape et vermeille afin de percer son cœur d’une flèche de chevalier.
Mais non, un coup derrière les oreilles et une voix moqueuse le ramena à la réalité.


Elle est pas pour toi celle là, va !

Et une voix encore plus virile et bien plus pesante termina de l’achever.

T’endors pas moussaillon, si ça se gatte de trop faudra monter sur le pont nous aider à abattre les voiles!!!

Pouha !!

Rien n’allait comme il fallait dans les entrailles de ce cétacé flottant, et l’ossature de bois commençait singulièrement à l’étouffer, se demandant ou pouvait bien se trouver son maitre qui lui manquait terriblement.
Remonter à la surface ?
Seul point de repère parmi tout cet équipage, le brun devint son phare qui guiderait son esprit dans cette tumultueuse aventure. Il lui fallait donc à présent le retrouver, s’accrocher à ce père de substitution, qui pour l’heure, devait prendre du bon temps avec le Capitaine dans le carré des V.I.P, à siroter un alcool de premier choix. Il se redressa, tenta par tous les moyens de rester droit sur ses quilles, et de remonter la pente abrupte de l’escalier. Le vent fouettait par bourrasque la trappe qui verrouillait la cale, alors que d’une main frêle, il tentait l’ouverture, son visage angélique se décomposa devant l’effroi. Une embardée le fit valser à la renverse et le cloua au sol pour le reste du trajet. Evanouis, il ne se réveillerait que plus tard, quand le temps serait plus clément, sur la zone des recherches…
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Chapitre X : Papa les petits bâteaux qui vont sur l'eau ont-ils....
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