Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville

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castelreng
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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:13

--Geigneur a écrit:
Quand on arrive en ville....on n'est plus à la campagne..



Pour un peu je me pisserai dessus tellement je ris. La Gervaise est d'une naïveté que c'en est un délice à la taquiner. La voir courir en tout sens pour trouver un seau valait son pesant d'amande au miel mais la voit le déverser sur cette belle noblesse son pesant d'or !! assurément !!

Bon fallait cependant prévoir que ça plairait pas forcement de se retrouver noyer de la sorte. Mais la tête du Cougain !! et celle de la Rousse !! un bonheur !! la réaction de la Curetonne ! une révélation !

Chaque chose a cependant une fin et de voir la Gervaise se faire ainsi "secouer les puces" ne me laisse pas totalement indifférent. mais tout de même de là à tout me coller sur les reins .... pas quand même

Comment ? quoi ? par Ma Faute ? Dis donc la fille ? Rappelle moi donc qui est allée ramasser les champignons ?
C'est PAS - MOI !!!


Je regarde ensuite le " beaux monde humide en ce jour", le Joucou et la Curetonne jouer à celui qui trouvera le plus beau buisson avant de reporter mon attention sur la Gervaise.

La pauvrette était quand meme dans tout ses états et faut bien admettre que sa maitresse n'avait pas apprécié le réveil.

Me retrouvant à avoir un peu... Je dis bien UN PEU... pitié de la fille à tout faire, je finis par lui murmurer aussi.

Ne tremble donc pas tant. Le Joucou il te fera pas fouetter. C'est un homme bon .. il va même calmer la furie qui te sert de maitresse fais moi confiance ..

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:14

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville, on montre l'exemple...

Afin d'épargner les âmes sensibles, il ne sera pas fait détail sur ce qu'il se passa derrière les buissons.
Il ne sera pas dit non plus que l'odeur à elle seule en dit long !
Chuut !!

Reprenons !!

Le fait est que le Cougain finit bien évidement par sortir de son coin discret. Il affichait une mine quelque peu froissée et gardait une main à hauteur de son ventre. Droit comme un I il se dirigea vers le groupe que formait Morphée, Gervaise et Geigneur. Le ton avait monté. Rien de surprenant. Lui aussi restait encore sous le choc de s'être pris un seau d'eau en pleine face. Il ne savait d'ailleurs s'il fallait en rire ou hurler. Son ventre jouait à faire des nœuds et cela seul lui suffisait pour l'heure.

Tendant sa main libre vers la cravache de la Rousse, doucement il laissa sa main englober la sienne, sans chercher à la lui reprendre.
Il n'avait pas sans avoir entendu la réprimande faite à la femme de chambre et était bien conscient que son ami Geigneur avait sa part de responsabilité. Pour ce qui concernait ce dernier, il s'occuperait de son cas plus tard, choisissant bien le moment qui se nommerait alors vengeance. Un regard vers le nain où leurs yeux se fixèrent quelques secondes, assez pour que le petit homme sache que la plaisanterie lui serait rendue.
Jugeant donc que Gervaise se retrouvait autant victime qu'eux trois et à voir la peur qui figeait son visage, c'était bien suffisant.


Gervaise aller vite chercher à votre maitresse et notre Curette de quoi se changer. Et cessez d'afficher cette tête !! je ne vais pas vous manger !


Puis, se tournant vers Geigneur ajouta d'un ton un peu plus sec.

Toi !! trouve moi une chemise Coquin ! et range moi ce sourire si tu ne veux finir à courir derrière Cheval !

Pressant ensuite sa main à celle de la Flamboyante, il lui demanda à voix suffisamment basse pour qu'elle seule entende.

A part cette humidité certaine, allez vous bien ?

S’inquiétant de la savoir avec comme lui le ventre de travers.

La peur de votre Gervaise fut telle qu'elle va vous manger dans la main à présent. Elle ne vas avoir de cesse de vous plaire.

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:14

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, on aime la nature


Après avoir pourri le buisson Arfie comptait bien en faire de même avec la Gervaise.. Verbalement bien sur tsssss.. Pendant ce que nous appellerons une escapade urgente buissonnière, la brune avait entendu parler de dignité .. Et elle comptait bien elle aussi demander réparation. Ce qu'elle venait d'abandonner là dans ce malheureux bosquet portait gravement atteinte à la dignité de son royal fessier..
Persuadée que ces mots de ventre étaient dus à cette eau fraiche balancée sur son corps tout chaud.. A cause du soleil hein .. Elle se dirige à petit pas vers le groupe, légèrement génée par la nappe qui lui sert de cache misère.. Quoi que .. Elle a de beaux restes quand même .. Le regard de Gervaise, la calme un peu .. Puis cette cravache qu'elle aperçoit dans les mains jointes de Castelreng et de Morphée la font frissonner.. Souvenir d'un enlèvement qui avait très mal tourné, dont le dos en garde encore quelques traces.. D'un coup sa colère redescend .. Baffer, rabaisser, insulter une domestique elle sait faire .. La diaconesse y prend toujours un grand plaisir, mais pour les coups elle est plus réservée. Mais avant tout pourquoi en sont ils arrivé là ? De plus elle revendiquait ce genre de farce douteuse.. Elle aurait pu le faire mais avec son courage qui la caractérise elle aurait pris la fuite en riant ..

Elle regarde Morphée qui semble en furie .. Lui sourit .. Espère que cette cravache, ne servira pas .. Tente la flatterie ..
Ho ca vous va bien le coiffage style humide.. Vos cheveux sont de toute bôôôté .. Puis la couleur fait ressortir vos beaux yeux ...

Oui bon pas crédible et trop de compliments tuent le compliment.. Surtout que là c'est du n'importe quoi ..

Soit votre domestique est conne soit il y a peut être une raison à notre arrosage . Elle nous a prise pour des fleurs voyons !!! Plus sérieusement, croyez vous qu'elle aurait fait ca gratuitement.. Ses yeux se posent sur Geigneur.. Peut être étions nous en train de prendre feu ? Ou alors vous ne lui avez pas filé ses gages ?

Bien qu'elle ne croit pas un mot de ce qu'elle raconte, la brune tente avant tout de savoir et de calmer un peu tout son beau monde... Même si un peu plus tôt, elle aurait bien vu la Gervaise, langue pendante accrochée à une jolie corde..

Gervaise.. Mais pourquoi tant de haine ? Dites moi que vous avez trébuché, excusez vous et pour ma part j'oublie tout .. Enfin pas tout hein ..J'plaisante ..

La brune sourit, même si elle n'en a pas envie, le ventre est toujours douloureux., sa tenue est ridicule, et cette angoisse qui lui sert la gorge .. Pour un peu elle en pleurerait .. Pourquoi avait elle hurlé sur la pauvre Gervaise.. Cela n'avait il pas hâtisé la colère de sa Termite ? Elle pose un regard sur les mains , puis lève les yeux afin de croiser ceux du Comte.. En mode mirettes qui causent.." Lachez pas cette main hein .. !!! " Puis elle se tourne vers la coupable ..

Alors ?

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:15

Gervaise. a écrit:
Quand on est en ville, ou en rase campagne, on se rebiffe

Docile. Tel était son deuxième prénom. Gervaise, tout droit sortie de la Seigneurie de Roquebrun, était dévouée corps et âme à sa Dame. Elle avait eu la chance d'avoir une certaine éducation, ses parents l'ayant envoyée chez les soeurs à aider un peu aux champs. Les jours de pluie, elle avait appris à écrire, à compter, lire un peu plus difficilement cependant. Ce qui lui avait valu de devenir la camériste de l'Ambrée.

Au quotidien la Dòna n'était pas désagréable, mais il fallait ne pas l'irriter. Car elle devenait féroce. Pourtant ce n'était pas une gosse de noble mal élevée, mais elle exigeait que tout soit fait selon ses plans. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas été si en colère, et quant bien même le Comte Castelreng lui aurait donné quelques noisettes elle n'aurait pas pu être apaisée, même une flasque de mirabelle n'aurait pas fait l'affaire. Son visage était dur, si dur. Il faut avouer qu'elle avait fait fort cette fois-ci, en foutant tout le monde à la baille. Et ce Geigneur qui jouait son petit mielleux.

On lui parlait avec douceur, lui donnait des ordres, lui demandait des explications... Perdue entre les trois serpillières la docile osa. Elle ne partit pas chercher de chemise ni pour la Dòna ni pour Arfie, ne répondit pas à la diaconesse, planta ses yeux noirs dans ceux de Morphée et leva le ton, d'une voix tout de même bien mal assurée.


Je vais vous dire, Ma Dame, ce qui s'est passé.

La servante prit une profonde inspiration, et rétorqua :

Je reconnais m'être trompée lorsque j'ai ramassé des champignons, et je vous présente toutes mes excuses pour cette méprise. Je ne savais pas que cela vous mettrait dans une sorte de torpeur et... que vous seriez si Petit silence malades.

Sa maitresse ne semblait pas avoir eu le même inconfort que les autres, peut-être son côté vieille carne qui prenait le dessus. Néanmoins, elle était pâle comme la mort, et sa main, bien que partiellement couverte par celle du Coms, était livide de trop serrer le cuir de la cravache.

Mais c'est LUI, qui m'a dit de vous tremper, pour vous réveiller avant que la mort ne vous prenne, et il est hors de question que je me fasse battre pour avoir suivi ses conseils.

Il a beau avoir la taille d'un enfant, mais il a la vilainerie dans l'sang. Et s'il n'avoue pas, c'est que c'est un fieffé menteur.


Oh non elle n'aurait pas de coup de cravache, car elle ne les méritait pas. Une engueulade, tout au plus, pour avoir été naïve; mais il était hors de question qu'elle ait à panser ses plaies ce soir.

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:15

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, on fleure bon la campagne!


L'accès de colère de la Dòna lui avait fait oublier qu'elle était, elle aussi, trempée. Baissant les yeux, elle remarqua l'état de sa tenue de cavalière... Digne de la vesture d'une domestique pour jeter les détritus par la fenêtre. Le Cougain sortit le plus discrètement possible de son bosquet et vint les rejoindre, tentant de sauver la situation.

La main qu'il glissa le long de la sienne la fit sursauter, ce que le Cougain ne savait pas c'est qu'il ne fallait jamais toucher une Morphée en colère. Prête à lui sauter à la gorge, elle fut interrompue par l'arrivée d'Arfie qui tenta d'ajouter une note d'humour à la chose, ce qui l'agaça encore plus.

Raide comme un piquet et pâle comme un linge, elle répondit en aparté au Ténébreux, regard allant du nain à la domestique :


Si je n'avais pas tant mal à l'estomac je vous dirai que je vais "relativement" bien. Allez vous mieux cher ami?

Puis elle tourna le visage vers Arfie, ne sachant si elle allait l'envoyer paître comme il se doit pour la tentative râtée de détendre l'atmosphère, ou tout simplement lancer un laconique "Vous trouvez ça drôle?" C'est qu'elle l'avait pris à rebrousse boucles la diaconesse! Au lieu de cela, elle soupira longuement et jeta un :

Prendre feu? Menfin Arfie avez-vous aussi perdu la raison?

Puis arriva l'imprévu, un miracle, un cadeau de la boulasse ou du sans Nom... Gervaise se rebella. Timidement, mais le premier pas était fait. Si elle n'avait pas été si nauséeuse Morphée serait tombée à genoux et aurait embrassé l'herbe pour remercier Gaïa de lui avoir enfin offert la domestique de ses rêves.

Se détachant de la douce étreinte de la main du Coms, elle approcha de la domestique, leva sa cravache pour la poser sous son menton et le relever de quelques centimètres.


Félicitations Gervaise, je suis fière de vous. , puis détournant vivement la tête vers le nain hurla Vous vous ne bougez pas d'ici!

L'envie ne lui manquait pas de lui foutre un coup de cravache au fondement, afin qu'il se souvienne de cette mésaventure pendant quelques temps à chaque fois qu'il s'assierait. Mais il n'était pas son domestique, ce qu'elle regretta vivement. La Dòna s'approcha bien trop vite du nain, et fut prise d'une nouvelle nausée.

Et elle a quoi à déblatérer comme excuse la petite chose?

Et au nain de ne pas se démonter, il leva fièrement la tête et répondit.

Il fallait bien que l'on fasse quelquechose, nous étions inquiets!
Et nous secouer n'aurait pas pu être une meilleure solution?
Vous réveiller subitement de cette manière est la première chose à laquelle j'ai pensé Dòna, dans l'urgence on ne réfléchit pas toujours.


La cravache tomba subitement à terre, les mains de Morphée tentant de se positionner sur sa bouche... mais pas assez vite...

Ce qui avait déjà atteint les intestins de ses compagnons de voyage prenait la direction inverse, les surprenant tous deux. Morphée eut à peine le temps d'écarter ses bouclettes trempées que l'omelette aux champignons terminait sa course sur les bottes de Geigneur, éclaboussant sa tenue écarlate jusqu'aux cuisses. Une tenue digne du Sieur Desigual, grand fournisseur de vêtements criards en tout genre pour nains à grande goule.

Après avoir reprit son souffle elle cracha par terre et termina sa conversation par un...


Comme quoi, la nature sait toujours rendre la pareille lorsqu'on la contrarie.

Et elle se retourna, planta là le nain pour donner des ordres à Gervaise.

Ma fille, va me chercher de l'eau fraîche, des linges pour nous essuyer et des habits secs pour Arfie et moi. Et fouinez pour trouver ce qu'il faut pour le Coms. Je crains que le nabot ne soit assez occupé en l'instant.

Les vertiges avaient disparu. Elle secoua ses bouclettes pour leur redonner du volume et se fendit d'un...

J'ai faim.

[hrp]Ecrit en collaboration avec JD Nainképagentil.[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:16

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville, on va... manger ?

Par son simple geste qu'avait été de poser sa main sur celle tenant la cravache, il avait cru pouvoir calmer la Furie à qui il fit comprendre par une légère grimace qu'il ne pétait pas la forme malgré que ....

Si sa tête n'était pas dans le même état que ses intestins, elle n'allait pas tarder à se disloquer à force d'aller et venir d'une personne à l'autre.

Que ça peut donc être bavard une femme !!

Pourquoi donc alors ne se mettait-il pas à hurler " Siiilence!!" ?

Simplement parce que ça ne lui vint pas à l'esprit. Tout occupé qu'il était à écouter jacasser les pipelettes. Même la timide et réservée Gervaise s'y était mise !! Mais quand il vit Geigneur se ratatiner à l'injonction de la Roquebrun, un fin sourire se dessina sur ses traits jusque là tirés.
Attentif il décida donc de rester. Attentif et silencieux...

Le spectacle valait son pesant d'or !

Geigneur VS Momie qui sortirait vainqueur ? !!

C'est qu'il n'était pas d'une nature à se laisser marcher dessus le petit homme et se plaisait à tenir la dragée haute à tous, Grands et Gueux !
Déçu il fut cependant en voyant la cravache de Morphée rejoindre le sol sans passer par la case " fondement du nain"

Ce qui arriva ensuite lui fit écarquiller les yeux façon carpe, le scotchant sur place.

La belle est fière Momie venait de refaire la décoration du costume de Geigneur dans un style automnal. La réplique qui s'en suivit fut le bouquet.
Le Comte se retrouva plié en deux. Non pas par un reste de douleur intestinale mais par un grand éclat de rire. Il en rit tant qu'il en avait les larmes aux yeux.


Ho nom de nom .... hahahahaha .... Grand dieu Geigneur ... Hahahahaha... te voilà les bottes pleines ... hahahaha..... Lesté tu es Frippon .. hahahahaha...

Il riait encore quand Gervaise s'empressa d'aller chercher tout ce qu'il fallait pour qu'ils soient de nouveau présentable. Le nain était tellement comique à voir que le comte ne parvenait plus à s’arrêter. Lui si fier dans ses atours de soies et pierreries, qui se trouve parfait
dans ce mélange de couleur qu'il est le seul à trouver parfait affichait une tête de carême en regardant ses bottes irrévocablement ruinées.
Le prétentieux personnage venait de recevoir là une sacrée leçon !

Entre deux hoquets le Cougain en remit une couche.


Pas question de retourner dans mon carrosse dans cet état Geigneur .... le ru n'attend que toi .. ahahahaha.

Puis, tout d'un coup, il se redressa tel un ressort, cessa de rire et effaré regarda la Flamboyante en s'insurgeant presque par un

Quoi ? !! vous avez Faim !! ?

Secouant la tête il ajouta comme pour lui même


Cette femme est folle...

Déjà Gervaise revenait les bras chargés d'effets propres et pimpants Geigneur de son coté continuait à beugler que c'était là ses bottes préférées, qu'elles étaient encore neuves. Que c'étaient les seules dans lesquelles ses oignons ne le faisaient pas souffrir.Mais ce faisant, il s'en allait vers le petit cour d'eau afin de se nettoyer. Il va de soit qu'il fallu un certain temps et un temps plus que certain pour que tous soit de nouveau présentable. Le Comte avait revêtu une tenue légère.Braies de fines peaux d'un élégant beige et une chemise de soie couleur argent sur un pourpoint noir délicatement brodé d'or et argent.

Les rênes de Cheval en main, il n'attendait plus que les dames... Les dames et son bouffon bien sur !

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:17

Arfie. a écrit:
Quand on arrive en ville, on se fait des amis .

La brune à toujours très mal au ventre. D'une oreille distraite elle écoute les explications de Gervaise.
Les champignons !!!! Et elle en a repris deux fois. La fille qui a eu sa période" mange ce que t'attrapes ," aurait pu se méfier.. Pour le coup la fille est rassurée, elle n'est pas la seule à avoir été idiote ..
Elle toise le nain.. Petit mais grand stratège dans la connerie .. En y réfléchissant il n'avait fait que profiter de la stupidité de la bonniche ..

Pour l'heure il est le coupable, l'oeil ne quitte pas la cravache. La malade est prete à intervenir et retenir cette main qui se lèvera. Mais contre toute attente , Morphée se met a vomir ses tripes sur Geigneur .. " Comment peut il sortir un truc aussi dégueulasse d'une aussi jolie bouche ?"
Si elle en croit son expérience, vomir sur les bottes de quelqu'un scelle l'amitié .
Peut même changer le cours d'une vie ..

La brune évite poser le regard sur les pieds du nain sinon elle va devoir choisir son nouvel ami.. "Plouf plouf ce sera toi mon ami pour la vie, bleuaaaarp "
Elle prend le seau vide, qu'elle retourne sur la tête de Geigneur..

Voilà , au choix , quelques modifications et vous aurez un heaume et la fière allure d'un chevalier . Ou vous vous en servez pour aller vous laver les bottes.. Et puis soyez heureux ca forge l'amitié ..


Morphée déclare avoir encore faim, ce qui provoque l'amusement d'Arfie. "Fallait serrer les dents et garder les morceaux .. "
La douleur est encore très forte, ses jambes peinent à la porter.. Elle s'excuse et part s'allonger dans un coin ombragé à l'écart des autres..En larme, elle cherche une position confortable pour calmer cette douleur lancinante. Colère, fatigue ont encore une fois raison d'elle et très vite elle s'endort..
Plus tard elle fera porter quelques douceurs à Gervaise, une façon de se faire pardonner les insultes.

[rp]
Gervaise.
Réflechissez avant d'agir et non l'inverse, sinon vous allez finir par me ressembler.
Arfie..[/rp]

[Jusqu'a Mauléon]

La santé physique en partie retrouvée, il lui restait des maux bien plus profonds à soigner. Elle y penserai un jour ..
Des villes traversées sur la route de Mauléon , elle n'en garde que très peu de souvenirs. Préférant rester en tête à tête avec cette mélancolie qui au fil du temps devenait sa meilleure compagne ..

Quelques sorties, il fallait bien se nourrir, l'amènent à rencontrer le pire comme le meilleurs. Une bourgmestre idiote, bavarde et sans aucune éducation.. Et un type au demeurant sympathique qui se trimballait avec une vache. Le personnage haut en couleur était doté d'un sens de l'humour que la diaconesse apprécia. Répondant à ses attaques arfitesques, refusant poliment la demande en mariage qu'elle lui avait formulée. Un agréable moment avant de reprendre la route pour Mauléon..

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:17

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, on mange des curly!


Les choses semblaient rentrer dans l'ordre :

- Le Nain gégnait
- Le Coms enfin riait
- Arfie ironisait

Mais que demander de plus? Ah si... Gervaise eut tôt fait de rassembler quelques affaires, et loin de toute pudeur la Dòna ôta ses vêtements afin d'être bien plus fraîche et disposée à reprendre le voyage. L'on était en ces temps ou la nudité n'était pas encore affaire de moeurs et ou il n'était pas honteux de prendre bain entre amis. Elle se souvenait de ces moments passés avec Gabrielle et Enzo, plus pudique, aux bains publics.

Si le regard se posait séant non pas sur celui de la Dòna, quoique... L'on noterait une fine balafre le long de son mollet droit ainsi qu'une longue et fine cicatrice sous son sein droit, souvenirs d'un contact avec une lame ou deux. La même tenue de cavalière fut enfilée, le changement notable étant la couleur de la chemise qui de blanche devint vert profond, qui forcément mettait en valeur la flamboyante chevelure de la Succube.

A nouveau belle & jolie, son regard se porta sur ses compagnons de voyage. Arfie s'était isolée pour prendre du repos, Geigneur continuait à se plaindre, son activité favorite et le Coms pimpant comme un sou neuf - du moins le faisait-il paraître - était auprès de sa monture. Gervaise nouait des linges ce afin de faire de petits paquets par personne, ne lui resterait qu'à les faire nettoyer lors de leur prochaine étape. Du moins si Arfie s'éveillait à nouveau. Mais le plus important restait à faire... Se sustenter, une fois encore, mais de choses saines. Ses pas la menèrent vers le chariot ou était entreposée la nourriture. Ses mains agiles coupèrent un morceau de pain qu'elle remplit de viande séchée, histoire de se caler la panse jusqu'à leur prochaine nuit en auberge.

Le voyage jusqu'à Mauléon fut auréolé, à Pau, d'une soirée en taverne avec la noblesse locale aux couleurs somme toute particulières; un passage au marché fut étape obligatoire, et malheureusement pour sa caissette d'écu de splendides tissus étaient à l'abri dans l'arrière salle d'une cuturière... Matières nobles et précieuses qu'elle n'offrait qu'à la vue de la Noblesse... Qu'avait-elle à offrir à la Haut Noblesse? Ceci resterait un mystère pour la Dòna qui était au ras des pâquerettes des titrés.

Orthez et son accueil si chaleureux qu'elles en vinrent à changer de taverne, malgré un appel du pied d'un blond qui voulait les faire jouer au ramponneau, et, à leur arrivée à Mauléon, la rencontre avec un original, qui, parait-il, combattait avec une vache sur les champs de bataille... Bien que Rouquin, Arfie, le trouvant amusant, tenta de lui passer la bague au doigt, en vain. Peut-être une autre fois.

Leur séjour, auprès de Vanyel, fut des plus agréables, le Coms se prenant à jouer de la flèche au tournoi local. Leurs gens aidèrent à la construction des murailles, et c'est une ville dotée de quelques pans de mur en plus qu'ils quittèrent le Comtat, direction la Gascogne, Mimizan et Malcolm!

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:17

Morphee a écrit:
Quand on arrive en ville, on a l'envie d'occire.


Berges de la Dordogne, Village de Bergerac

Le sommeil l'avait quitté bien trop tôt dans la nuit, déjà bien raccourcie par la durée de leur trajet qui s'était vu bien périlleux à cause du vent des orages violents. Les montures avaient été apeurées, malgré leur bienveillance, et elles étaient à prendre du repos dans les écuries de leur confortable auberge près de la rivière.

Sans prendre le temps de remettre en place sa chevelure, l'Ambrée s'était glissée dans une fine houppelande carmin, et empoigné une fourrure grise ce afin de ne pas mourir de froid. L'on était passé de canicule à fraicheur du printemps en quelques heures seulement. Une raffraichissante brise avait pris le pas sur la tempête et d'un pas las et lent elle marchait aux côtés de Nyx, à peine émerveillée par un spectacle qui se voulait pourtant grandiose. Le Lever de Phoebus.

Elle ferma les yeux, un instant, comme pour tenter d'oublier ce qui tourbillonnait dans sa tête à l'en rendre folle.

Leur voyage avait pourtant été égayé par un bref passage en Toulousain pour consacrer la magnifique chapelle de Cordes, lieu si l'en est Ô combien apaisant et propice à l'élévation vers les cieux. Les paroles d'Arfie, justes et sincères, lui avait touché le coeur. Se pourrait-il que l'amitié aristotélicienne ne soit pas qu'un mythe? Qu'il soit possible de vivre en concorde comme à Tolosà, dans tout le Royaume? Rien n'était moins sûr...

Puis la Gascogne et ses longues étendues sableuses, le vent amenant rouleaux vers le rivage et faisant chavirer bien des baigneurs, idée saugrenue d'ailleurs que d'aller à la baille en ce temps!

Un cri se fit entendre; la Dòna tourna le visage, ce afin de faire un signe à l'un des matelots qui se tenait sur une gabare qui semblait bien minuscule comparée aux Navires qu'elle avait découvert dans le port de Bordeaux... Ville de toutes les rencontres, de tous les plaisirs, des poulaines introuvables et... de l'infâmie.

Autant Castillon avait été plaisante, autant l'architecture de Bergerac la saisit. Les remparts étaient à flanc de berge et une partie du Castel avait vue sur la Dordogne... De quoi prendre plaisir à faire de la dentelle à la Morphée, c'est à dire une sorte de mélange de fils incongru, tout en étant perpétuellement attirée par le manège des denrées parcourant la rivière.


Ma bonne dame, voulez donc faire un petit tour de Gabare? Nous venons juste de décharger notre chargement et repartons dans notre petit village alentour.
Et vous me ramenez comment mon bon monsieur, sur votre dos?
On trouvera bien une place pour votre dragon, c'est qu'on en voit pas souvent des comme ça ici
Sans nul doute. Un cadeau apparemment venu de loin.


D'un sourire elle acquiesça, et les marins d'eau douce installèrent précautionneusement la Shire ce afin qu'il ne lui prenne pas l'envie de se jeter à l'eau. Elle monta ensuite, aidée par la main calleuse du viel homme puis s'installa à ses côtés. Ils partirent calmement au fil de l'eau.

Nous rentrons un peu en avance, l'on a eu peur d'tout perdre cette nuit!
Comme je vous comprends, nous étions à voyager nous aussi et les vents ont été plus que violents.
Tenez! Regardez les bestiaux, ils en profitent tant qu'ils s'prennent pas un coup d'arc dans l'ventre.


En effet, la forêt bordant la berge regorgait de vie sauvage; La Roquebrun oublia un instant ses tracas pour se concentrer sur le paysage, l'ancien lui contant des histoires de loup-garou et autre fantôme dans les couloirs du château de Creysse, leur destination. Le voyage ne fut pas long, mais incongru dans la vie très 'posh' de Morphée. Tellement 'posh' qu'elle en avait dégobillé sur les bottes d'un nain, c'est dire...

Débarquer avait été bien plus aisé pour Nyx, qui retrouvait le plancher des vaches, s'ébrouant pour montrer sa joie d'être en terrain connu. Sa main lui flatta l'encolure, puis glissa le long de sa houppelande pour sortir quelques écus d'une de ses poches. Elle les posa dans le creux de la main du vieil homme, puis replia ses doigts afin qu'il les garde.


Mercé jeune homme.

Un sourire sans chaleur naquit sur son visage et elle monta en amazone sur le monstropattes. Le clocher d'un église retint son attention, romaine, sans nul doute. Sourire qui devint mauvais à l'envie d'aller cracher dans le bénitier. Une nouvelle occupation pour la rouquine qui avait depuis leur long séjour à Bordeaux une dent, voire la machoire entière contre les instances romaines.

Pourtant, en cette soirée de canicule, tout semblait être au plus haut. La veille, le consòl lui avait soufflé qu'une paire de poulaine était en vente sur un des étals du marché et Gervaise était revenue avec le petit paquet qui avait laissé la Dòna en pleine jouissance vestimentaire. Le lendemain, fière et élégante, elle avait déambulé dans les rues de la ville poulaines cyan aux pieds, à même entrer dans une cathédrale pour vérifier qu'elle ne jureraient pas trop avec les prie-dieu... Et puis il y eut rencontre, avec Falco, un réformé hideux dont le visage trahissait bien des combats, et dont la voie éraillée l'avait intriguée comme à l'habitude... Impie, la Dòna s'intéressait au fait religieux, et à toute croyance qui voudrait bien s'offrir à elle, trouvant tout de même un certain charme au druidisme... Paienne d'un jour, Paienne toujours... Il était parti avec sa flasque, excuse inutile afin qu'elle aille de nouveau à sa rencontre, puisqu'il lui semblait que toute personne touchée par ses propos était d'un intérêt certain.

Donc en cette soirée, elle était entrée en taverne, pimpante et élégante, Gibelotte dans les bras et l'espoir de rencontrer encore moult agréables gens. Ce qui se passa ensuite fut un tournant dans la vie de l'Ambrée.

Certains diraient qu'ya quelque chose qu'hier encore n'existait pas*, mais au plus juste l'on dirait... Le mal gronde en Mordor*. Et plus inquiétant encore, c'est qu'aucune morale religieuse ne mettait de barrière à l'expression de ce qui semblait dangereusement vouloir jaillir des entrailles de la Succube.

La sombre flamboyante prit le chemin du retour, veillant à ménager Nyx, et lentement elles passèrent une fois encore les portes de la cité, d'un côté des remparts qu'ils emprunteraient tous, au soir, ce afin de rallier Sarlat et son foie gras.


[hrp]*La Belle et la Bête, Disney
** Menfin le Seigneur des Anneaux!
Et l'histoire de Bergerac pour voir les remparts!
[/hrp]

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:18

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville, tout bascule.


Il avait vécu le séjour à Mauléon comme une semaine à se ressourcer. Semaine sans conflit aucun. Semaine de calme qu'il avait mis à profit pour faire de longues balades dans ce que sa Suzeraine et amie nomme " Ses Montagnes". Il s'en était fallut de peu qu'il rapporte à ses enfants une marmotte.Ce serait pour la prochaine fois s'était-il d'ailleurs dit.Car il comptait bien retourner un jour passer quelques jour à Mauleon.
A défaut de marmotte c'est un âne qui les accompagnait.L'âne Hihan. Seul animal capable de dire son nom. la nouvelle monture de Geigneur.
Le moment avait été épique lorsque le nain et l'équidé avaient fait connaissance !
Avait suivi le concours de tir à l'arc où tous s'étaient amusé à lancer quelques flèches avant de prendre route pour Cordes où une consécration les attendait.

La surprise de voir le travail fait par ses gens et, apprit-il plus tard, ceux de Roquebrun l'avait agréablement surpris. La cérémonie et la messe furent fort belles et le repas champêtre s'en suivant une réussite. Tout aurait put... aurait dut être parfait !
Ils étaient tous repartis le lendemain, lui laissant derrière lui son épouse et une demande de divorce.

De la Gascogne, il n'en garda pratiquement rien si ce n'est la rencontre avec son ami Malcomx qui se retrouvait lui aussi fort déçu par son récent mariage.

A bordeaux il ne fut pas mécontent de retrouver ce charmant appartement au bord de la Garonne. Il savourait le plaisir d'avoir sa fille ainée à ses cotés.
Les jours coulaient tranquille dans l'attente du retour de Lea partie quelques jours chez les nonnes.
Rien n'annonçait d'autre que la prévision de devoir faire l'acquisition d'une charrette et deux bonnes bêtes de plus pour entasser les divers achats que faisait Morphée.
Aussi léger fut le vélin qu'il reçu un soir, aussi lourd fut à digérer la nouvelle y étant écrite...

A Bazas, ils retrouvèrent Lea qui finalement était sortie et avait pris sur eux un jour d'avance.
Restant dans l'attente de ce jour maudit que serait le 20 septembre 1464, ils séjournèrent à Sainte Illinda où ils purent gouter et faire achat d'une paire de tonneaux de bière.
Ils remontèrent ensuite sur Castillon pour se retrouver ensuite à Bergerac. De là virent Sarlat.
Au fils de leur pérégrination ils croisèrent quelques personnes bien sympathiques, faisant le temps d'une soirée oublier un peu au Cougain le gros de ses soucis...

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:18

Arfie. a écrit:
[Quand on arrive en ville, on voit triple ]

Pigeon vole ..


Tiens une facture .. Ha non c'est l'inquisition... Chouette on va cramer quelqu'un .. Quoi ? Moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!


Pour apprendre qu'elle allait être brûlée et qu'elle couchait avec le Comte, il n'aurait pas fallu qu'elle se trouve à cheval..La chute fut grande et dans tous les sens du terme.. Ce jour là elle illustra à merveille l'expression tomber sur le cul...

Cordes n'avait déjà pas été de tout repos et son savoir vivre avait été rudement mis à l'épreuve.. Surtout qu'avec toutes ces convenances la brune n'aurait jamais voulu manquer de respect à une comtesse.. Ne sachant pas si il fallait lui faire une révérence avant de lui coller son poing dans la figure, elle avait préféré consacrer la chapelle, s'en tenir aux promesses, profiter de cette belle journée et prier pour cette demeurée qui avait osé dire qu'elle n'était pas assez bien pour elle.

De là, le comte déposa un dossier pour sa demande de divorce auprès de Monseigneur Dujnoux de Jparlzopli.. Alors qu'elle s'était promis de ne plus jamais s'énerver, c'est dans une colère noire qu'elle quitta l'abruti de Romain après lui avoir inculqué quelques notions de politesse..

Ils étaient donc reparti direction on ne sait où, mais loin.. Rencontres ,merveilleuses et rassurantes retrouvailles, joutes, découvertes rythmaient sa vie. Elle se laissait conduire, entièrement confiante pour son avenir. Profitant de chaque instant , remerciant à tour de bras ses nouveaux amis.. Point trop s'en faut , elle était polie.. Et la fameuse convocation était tombée, Arfie avec pour le coup..
Geigneur les avait prévenu que Tic et Tac avaient échafaudé un plan machiavélique.. Tic avait raconté un tas de mensonges à Rome , Tac se frottant les mains en avait rajouté..

Et voilà Arfie, traitée de grande prêtresse ayant perverti un Comte.. "Ha mais oui mais non... C'était juste un livre d'anatomie votre honneur... Rien de plus.. Pourriez po cramer la rousse , elle est impie.. ? "
Tic et Tac étant gentilles, avaient au final fait convoquer l'époux et l'Archevêque... "Ha bah c'est gentil j'me sentirai moins seule " La question du qui en avait eu l'idée
était complètement inutile.. Tic était la femme de mains et Tac la chef du groupe. Question d'expérience pour Arfie, qui par le passé avait toujours pris soin de s'entourer d'abrutis pour paraitre parfaite. Tac était donc au final aussi maline que la brune ? Non car le jour ou la brune croisera Tac , contrairement à elle, elle ne se trompera pas de cible ..

Toutes occasions de rire étant les bienvenues, Arfie joua un moment avec l'inquisiteur. Puis ne se sentant toujours pas concernée par ce procès , elle fit preuve de solidarité pour ses amis et en mode touriste les accompagna . Chose qu'elle ne regretta pas, elle pu par la présence de certaines personnes, par les messages de soutien, voir ou étaient ses vrais amis.
Bien vite la salle d'audience fut transformée en foire sur fond de sorcellerie.. Lieu qu'ils quittèrent tous très en colère devant l'incompétence de l'inquisition..

Malgré les épreuves que lui imposait régulièrement le Très Haut, Arfie pouvait dire que sa vie avait toujours été belle , et ce gràce à tous ces doux dingues qu'elle avait rencontré. Et là elle avait trouvé un nid et pour rien au monde elle ne les quitterai. Elle trouva donc naturel d'assister à un baptême en pleine rue , herse en main. Le baptisé a poil , dévoilant un corps de rêve alors que si elle avait du un jour d'ivresse ou de grand désespoir, imaginer le torse du comte, elle aurait vu un flan...
"Ha oui quand même.. Pfiou j'suis toute troublée moua .. Gné ...Elle est où la herse ? Ammmmmmmen... Heu.. non .. "
A l'annonce qu'elle devenait marraine, la fille avait été surprise, mais fière.. Le sort s'acharnait vraiment sur ce pauvre Castelreng.
Elle se contenta de ne point trop montrer sa joie et son émotion, lui offrant le plus naturellement du monde sa médaille aristotélicienne .. Réserve, respect oblige..
"On évite les effusions là hein.. Juste le temps que le flan revienne dans mon esprit.. Non mais ho !"

Puis ils avaient repris la route, amenant son lot de malheur et de déception à la diaconesse. "Qui a dit que le hasard fait bien les choses ? " De rage elle avait déchiqueté une à une les fleurs séchées...
Les tribulations "arfitesques " continuent.. Tours, la guerre et pour la première fois de sa vie Arfie intègre une armée et tue..
Elle se fait plus rare, plus sombre, et passe de longues heures à prier . Un matin, elle se décide à répondre à la missive d'une Morphée inquiète mais qui semble se démener pour trouver un nouveau but à la vie de la Diaconesse. Sans grande conviction la brune se rend au rendez vous. Des bonnes nouvelles annoncée par une Rousse qui semble heureuse et qui redonnent un temps le sourire à Arfie .. Et d'autres qui la révoltent..

Quoi ? le Comte ? Bourré depuis hier ? Qui chante des chansons paillardes .. Haaaaaa mais oui mais non .. Ca va pas le faire.. Mon filleul ? Se dévergonde en mon absence ? Qu'on me porte un livre des vertus que je lui fracasse sur le crane ...

Il avait été laissé pour mort sur le champs de bataille, ce qui n'avait fait qu'augmenter le soucis qu'elle se faisait au quotidien pour lui.. " A peine remis !!! Va me rendre chèvre..."

La Douce et rafraichissante Léa, dans son idée de faire rager le Comte offre une occasion rêvée à la brune de le punir ... Les malles sont fouillées à la hate, la ville est arpentée joyeusement à la recherche de tenues, " la petite cuyère" trouve les perruques .. Le but du jeu , ressembler de près ou de loin à Morphée.. Retour en taverne où elles se changent sous les yeux médusés d'un illustre inconnu..
Trois rousses , vêtues à l'identique, accueillent alors le Comte qui semble fatigué et encore largement embrumé par l'ivresse de la veille ..

Meuuuuuuuuuuuuuuuu Com's Bonjorn ...

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MessageSujet: Re: Chapitre Juillet 1464 - Quand on arrive en ville   Jeu 20 Avr - 18:19

Castelreng a écrit:
Quand on arrive en ville....Oulàlà !!!



Depuis leur départ de Cordes après qu'eut lieu l"annonce d'un divorce et la consécration bien Française de la Chapelle, l'humeur du groupe avait quelque peu changé et plus encore lorsqu'à Bordeaux, courrier de l'inquisition leur parvint à tous.
Le Cougain avait de fait bien du mal à se détendre et, bien qu'il ne montra pas plus que d'ordinaire son mauvais caractère, il restait tendu.

Bien évidemment, le 20 septembre au matin, tous furent à l'heure et lui le premier avec Geigneur à franchir la salle du tribunal de l'inquisition.
Tout avait fort normalement commencé jusqu'à ce que ... l'inquisiteur juge-procureur-avocat-tout-en-un ouvrit la bouche.
Le Comte s'était pourtant attendu à pas mal de chose mais certainement pas à ce que cet homme se disant religieux, se permit d'annoncer un grand n'importe quoi. Alors rien de plus normal que le Cougain remette les faits en place et dans le bon ordre.
S'en suivit alors le plus ridicule procès que l'inquisition dut connaitre.
La demande légitime de pouvoir voir le dossier fait contre eux semblait ne pas etre entendue.... " le Môssieur te demande son dossier Zébulon"... "Hohooo y'a quelqu'un ?"... Comment prendre les gens pour des cons en deux leçons " Voilà qui aurait put être le titre de cette farce digne des plus grand comique du Royaume.

Ce fut là une grande fumisterie où en fait il leur était demandé de se contenter de dire " Amen" à tout comme auraient pu le faire l'idiot du village. Ce fut tel que les convoqués finirent par prendre la porte laissant derrière eux Un inquisiteur devenu sourd et muet et une préfet de l'inquisition tout bonnement tombée du ciel.
S'en suivit la décision la plus juste que le Cougain prit alors.
Adopter sur le champ la religion Aristotélicienne Française !
On l'accusait d'avoir renier sa foi Romaine, alors quoi de plus normal que de faire ce pourquoi il avait été convoqué ? ! De cette façon de faire toute Romaine où là, la mauvaise Foi évidente avait été Reine, Castelreng ne voulait plus jamais en entendre parler.
Au bord d'un petit bras de Garonne, il renia alors sa Foi Romaine pour épouser la Foi Française. Car quoi qu'on en dise ou pense, le Cougain était et resterait Aristotélicien. Peu lui importait de ce que les Romains pourraient ou non en penser.

Ils avaient ensuite repris la route. Ils s'étaient retrouvés en Poitou où de là, ils purent gagner Tours par le fleuve.
Castelreng ne savait pas trop ce qui les attendait la bas. Ils allaient au départ rendre visite à la Baronne-Vi entre temps devenue Duchesse de Touraine.
Ils ne s'attendaient pas à renforcer les défenses Tourangelles et devoir rejoindre l'armée Ducale pour ce faire. Le Cougain s'attendait encore moins à tomber lors d'une des batailles qui les vit reculer sur Vendôme. Il alla alors Saluer Aristote qui le renvoya sur terre, affirmant qu'il avait encore à faire en ce bas monde.
Il se retrouva sur un grabat à tousser et grimacer, se demandant bien ce qu'il faisait là.
Les jours passèrent, il put enfin sortir du lit confortable dans lequel il avait fini grâce à l'efficacité et les grands soins de la Belle Ambrée pour qui il ne cachait plus son penchant.

Puis vint le jour où ils purent retourner sur Tours...

Etait-il utile.. Important... Obligatoire... raisonnable !! de picoler autant ?

C'est une question qui, sur le coup des levés de coude à répétition ne se posa pas. Les tournées générales se suivaient, encore et encore entre deux caprices de la Gracieuse Duchesse Tourangelle ! " je veux qu'on chante" disait-elle " chantez je l'ordonne" insistait-elle " je vais faire un décret pour que vous chantiez" ajoutait-elle. Alors, plus ivre les uns que les autres, chants se firent entendre et Castelreng ne fut pas en reste. Il chanta. Du grivois. Du paillard. Mais il chanta !
Mais le lendemain, il aurait été bien incapable de dire ce qu'il avait entonné.
S'il avait su comment serait son lendemain, sans doute aurait-il moins avalé...

L'aube le découvrit encore pinté de la veille. Il y avait bien longtemps qu'il n'en avait tenu une aussi sévère ! Ça devait remonter bien avant son mariage en passe de devenir un souvenir, lui aussi...

Mais rien ne vaut un verre et un repas et peut-être un autre verre en taverne pour se remettre les idées en place se dit-il alors qu'il était encore bien titubant.
Il ne chercha pas, il entra dans la première en vue.
Peut-être aurait-il mieux fait de chercher justement.
Peut-être aurait-il mieux fait de rester au lit à attendre que son valet lui fasse un remède à dé-saouler un ivre mort.
Peut-être que.. Que....que... il n'aurait pas été soudainement pris d’hallucination.
Peut-être n'aurait-il pas été à voir...
non pas une
non pas deux
mais!!! TROIS Morphée !
Pas une de moins....
Mais deux de trop !
Hoôoo Misère ... Fut sa première pensée.
Crénom de nom furent ses premiers mots.

Morphée...vhips z'êtes trois....

Finit-il en se laissant tomber lourdement sur une chaise. Il avait beau se secouer, fermer et ré-ouvrir les yeux. Rien n'y faisait, Elle était Trois.

C'est un cauchemar.....

Il avait beau dire, il avait faire, rien n'y fit Triple sa Belle était Triple elle demeurait.
Dans son évidente ivresse il se lamentait mais n'en venait pas pour autant à regretter d'avoir autant bu, au contraire !
Il se fit servir un verre de plus. LE Verre. Celui là même qui remet les idées en place et chasse ce qui n'est pas.
D'un trait il fit descendre l'eau de vie commandée. Le temps que sa tête se lève et redescendre, qu'il laisse glisser la brûlure de l'alcool jusqu'à son estomac et enfin, enfin il se retrouverait en tête à tête avec sa Belle.
Ce ne pouvait être autrement !!
Forcement !
Ce ne pouvait .... cependant... il se retrouva à marmonner


M'aviez pas dit que vous étiez des triplettes..Hips... Moi je vous préfère Unique.. Hips...

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