Castelreng du Cougain

Moments de vie d'un personnage médiéval fantaisiste

 
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 Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….

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MessageSujet: Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….   Jeu 1 Oct - 9:38


castelreng a écrit:

La journée se promettait d’être fort belle. Levant la tête, il regardait ce ciel où le jour naissant et la nuit affaiblie paraissait se battre. Les constellations brillantes quelques heures plus tôt semblaient à l’agonie, pâlissantes, comme mourante alors que la force du soleil rougissait le ciel par endroit comme saignant cette nuit finissante. De ce duel interminable le jour était vainqueur et la nuit tirait sa révérence pour aller reprendre force avant de prendre sa revanche. Il en était ainsi depuis la nuit des temps, pas de gagnant, pas de perdant. De forces égales, jamais il n’y aurait vainqueur et vaincu mais cependant, telle une fatalité, le jour et la nuit ne cesseraient de se combattre.

Une fine cape sur les épaules, un chapeau bien encré sur la tête, épée au fourreau, Léran attendait que son palefrenier lui sorte Espoir. Son regard quitta le ciel pour se tourner en direction de l’écurie alors que son esprit vagabondait. Les inquiétudes de son épouse lui revenaient et il tentait de les chasser de ses pensées. Il lui fallait avoir la conscience au repos pour avoir toute sa concentration à ce qu’il allait se passer. Faire le vide, ne penser qu’au duel qui allait avoir lieu. Machinalement, il posa sa main sur le pommeau de son épée et fit glisser la lame, la sortant légèrement de son fourreau. Le choix de son arme n’avait vu aucune hésitation, il avait choisi entre toute sa première épée, celle là même que le Comté languedocien lui avait offerte, celle qu’il avait l’habitude de manier.

Une fois Espoir sellé et sorti de l’écurie, Castelreng ne perdit pas de temps. Il sauta avec agilité en selle et se mit en route sans plus attendre. L’aube commençait à pointer, il lui fallait rejoindre le château Narbonnais au plus vite. Chemin faisant et à grand galop il espérait que son témoin, serait de son coté là à temps. Il avait demandé au parrain de sa peste de sœur d’être à ses cotés souhaitant ainsi calmer la furie lescurienne qui prétendait vouloir être témoin. Une femme ! Témoin d’un duel ! Pis quoi encore ? Il n’en était pas question ! Il avait d’ailleurs demandé aux femmes de la famille de se tenir loin de tout ça, jugeant que ce n’était certainement pas leur place que de venir assister à cet évènement. Serait-il écouté ? Là était la question et Léran ne voulait pas y penser, valait mieux pas cela dit…

Le château narbonnais se profilait au loin, bientôt le parc serait en vue, l’honneur de la famille serait sous peu lavé quelque soit le dénouement de ce duel……….


Sindbad a écrit:
A réception de la missive du Seigneur de Léran, Sindbad avait apprêté son cheval et chevauché de Murat vers le Comté de Toulouse.

Certes, il devrait, dans la foulée, partir pour Orléans...Mais cette affaire ne durerait pas longtemps. Et puis...une affaire d'honneur était trop précieuse pour être galvaudée.

Si la traversée du Rouergue ne lui causa aucun souci, le passage par la Guyenne s'avéra plus délicat. Son dernier séjour lui avait laissé des ennemis en héritage, qui ne reculerait devant rien pour le faire taire. Pour cette raison, il voyagea trois nuits durant de Cahors à Montauban. Des souvenirs remontèrent à son esprit : l'arrogance de certains, la bêtise d'autres, les humiliations, le désespoir...Un joli gâchis, en vérité.

Et ce furent les premières lueurs de l'aube qui accueillirent l'homme de Constantinople devant le château narbonnais.

Il ne restait donc plus qu' à attendre les protagonistes de cette affaire. Sindbad sortit donc son couteau, du pain et quelques victuailles, et entreprit de manger histoire de passer le temps.

Le moral n'était-il pas au fond de la marmite ?


Natale a écrit:
La Gascogne à la brise marine et aux landes de bruyères, il en revenait déjà.
L’appréhension devant l’inconnu, mais la joie de pouvoir la retrouver enfin.
Dans un repli de son mantel, tel un tallissemant, la dernière missive qu’il avait reçut d’Elle, l’Etoile du Sud.

Dans le monde incertain et aux lendemains obscurs il quittait la Cité d’Auch dont on ne voyait désormais que les murailles et les pointes des clochers se dresser au loin dans le ciel.
Le gris pluvieux laissait pourtant poindre quelques rayons du soleil divin dont les lames illuminaient la cime des arbres, annonçant ça et là, une accalmie au milieu de la tempête.
Ce même soleil qui se coucherait dans un ciel de sang.

Sur son destrier ils allaient vers le Levant retrouvant petit à petit l’air de la Garonne et de ses affluents.
L’automne faisait lui aussi son entrée dans la campagne occitane annonçant un hiver aussi rigoureux que l'été put être radieux.
La vie aux quatre saisons qui tournaient irrémédiablement au même rythme que la roue du destin et cet avenir proche si petit par rapport aux éléments, si important pourtant.
Cet hiver qui naitrait alors que l’été lui se mourrait présentement.

Il réajustât donc son col en cuir et enfonçât un peu plus son couvre chef pour faire face au grain qu’il essuyait. Là bas sur le Comtat le ciel était clair.
Tout passe et rien ne s'arrête.
Son cou-zerain chevauchait à ses côtés.
Ainsi dans les affaires de familles il fallait toujours faire preuve d’honneur et, à l’époque, les deux tourtereaux s’étaient laissé guider plus par la Passion que par la Vertu. En tout bien tout honneur pourtant.
De plus il savait qu’en Toulouse son témoin devait l’attendre également.

Qu’était-il advenu suite à cet éloignement ?
Qu’adviendrait-il si la blessure s’ouvrait à nouveau ? Le quitterait-elle ?
Quels seraient ses devoirs à lui ?
Ah fichue soirée en Rabat qui avait présidé à leur éloignement plus tôt que prévu. Il se remémorait également cette plage du Prado où il avait connu d’égales conséquences à ce vers quoi il se rendait.
Funeste journée ou pourtant pointait quelques rayons d’espoir dans le ciel orageux. Il avait prit alors la route de Toulouse, ville des violettes qui jamais ne fanent.

lily-jane a écrit:
Lily avait reçut un vélin de la part de Natale lui indiquant que le duel aller débuter... Elle soupira doucement...

Pourquoi les choses avaient prit une tel tournure? L'amour est ce qu'il y a de plus beau dans ce monde. Et quand elle entendait Natale parler de sa douce, elle voyait les sentiments sincères qu'il éprouvait pour elle. Un amour pur et fort les unissait ces deux là... C'était magnifique à voir...

Mais voilà il y a des règles à respecter... Pourtant l'amour ne devrait pas avoir de règles, mais c'était ainsi, et l'honneur d'une famille avait soit disant été bafoué, et le seul moyen de laver cet affront, c'était un duel. Bon il faut dire aussi que les deux familles étaient nobles, donc cela changeait la donne.

L'autre souci, c'est que l'opposant de Natale était Cast... Un de ses amis également, qu'elle respectait et avait toujours admiré à l'époque où elle le côtoyait sur son lieu de travail. Et puis il faut dire que leur rencontre n'était pas commune. Elle se souviendrait toujours de Cast et Oria, c'était certain.

Mais Natale était l'un de ses meilleurs amis. Elle avait une confiance absolue en lui et s'il fallait qu'elle se mette en danger pour lui, elle le ferait. Elle agissait de la même manière pour tous ceux qui comptait pour elle.

Et là, il lui avait demandé d'être son témoin pour le duel l'opposant à Cast.

La jeune femme avait bien sur accepté sans hésitation.
C'est donc pour cela qu'elle sortit de chez elle ce jour là, puis enfourcha Tonnerre, le coursier que lui avait offert sa soeur et elle galopa à travers champs jusqu'à voir les reliefs du château se dessiner devant elle...

mimeline a écrit:
Alors qu'elle ouvrait les yeux, Mime fit la grimace rien qu'à ce rappeler quel jour c'était. Une boule commença à se former dans son ventre, terrasser par l'angoisse. Angoisse qui ne s'arrêta pas, vu qu'elle reconnut les bruits des sabots d'Espoir dans la tranquillité du matin. Elle se précipita vers la fenêtre et aperçut Cast franchissant les portes du domaine.

Il fallait qu'elle se ressaisisse, malgré les interdictions de son frère de ne pas assister au duel, il fallait qu'elle y aille. Après tout, n'était-elle pas pire que sa peste de sœur? C'est peut-être la plus jeune et la plus innocente -quoique- de la famille, mais c'est également la plus chieuse et la plus têtue quand elle a une idée en tête. Certes sa position lui demanderait de rester bien sagement au domaine comme une gentille fille bien élevée, mais la tentation étant trop forte, elle rester ici? pis quoi encore!!!!! Une ceinture de chasteté et enfermée à double tour dans sa chambre????? Pfff, du grand n'importe quoi. A croire que dans une ancienne vie elle avait été une guerrière, une combattante, refusant d'obéir aux ordres.

Elle se leva et se dirigea vers la porte, ferma à clé et se précipita vers son armoire. Elle écarta les robes que Bel lui avait offerte suite à leurs retrouvailles, et sortit son panier remplit de vêtements de Cast. Elle étala les vêtements sur son lit et fit une nouvelle fois la grimace, ils étaient bien évidement trop grands pour elle. Flûte de merdasse!!! Elle réfléchit un moment puis ses yeux s'illuminèrent, et un large sourire naquit sur ses lèvres. Dans sa commode une paire de ciseaux se tenait là, prêt à être utilisé, elle s'en saisit et commença à massacrer -avec une certaine grande joie- les vêtements, les raccourcissant de façon à être plus pratique pour se déplacer. Elle passa une corde autour de sa taille pour attacher les braies, glissa le reste de la chemise en asymétrie dans ceux-ci. Elle alla vers son miroir et prit un peu de cirage noir et se dessina avec agilité, une petite moustache, un bouc, épaissit ses sourcils, et attacha grossièrement ses cheveux, après les avoir ébouriffés. Dernière touche de sa transformation, une cape en guise de protection, mais surtout pour mieux la dissimulé.

Elle attendit de n'entendre aucuns bruits de l'autre côté de la porte, pour sortir et filer vers les écuries. Par chance, aucuns gardes n'étaient poster devant sa porte -encore heureux- et elle rencontra personne dans le domaine, à croire qu'ils étaient tous retourner se coucher.

Elle prit le premier cheval qu'elle trouva, le prépara en ométant les habits avec le blason de la demeure et grimpa avec toute l'agilité que son "costume" lui offrait, et partit au galop sur les traces de son frère...

Au bout de plusieurs heures elle l'aperçut enfin et tira doucement sur les rennes de façon à faire passer le cheval au trot, et à ne pas être vu ni entendu de lui...

Dame Nane a écrit:
Crotte flute zut, c'est aujourd'hui !!!! Mais quelle idée de se battre dès potron minet !!!

Nane a juré mais à voix basse pour ne pas réveiller son époux encore endormi.

Elle se glisse hors du lit sans plus de bruit qu'une souris et enfile vivement une tenue des plus pratique elle va surement devoir exercer son art en cette matinée.

Une jupe de futaine un corsage bien propre des chausses ou elle se sent à l'aise et la voila parée.


Il ne lui reste plus que son sac de médicastre à vérifier

Que faites vous donc debout de si bon matin ma douce ?


Marcj s'est réveillé à force d'entendre les frôlement furtif de la jeune femme.

Rendormez vous mon cœur je reviens vite je suis appelée pour une urgence.

Un peu gênée de son mensonge elle se hâte de sortir de la pièce et dévale les escaliers. Elle selle Galopain et la voila partie vers le château.Selon sa bonne vieille habitude elle marmonne dans sa barbe. (Qu'elle n'a pas bien sur namého vous la prenez pour qui ? Pour un phénomène de foire ? Pour la femme a barbe peut être ?)

Pff !!! Même si j'ai aucun de ces deux fous à recoudre il va falloir que je m'occupe d'Alchi faudrait pas qu'elle me tombe dans les pommes quand même Rhalala ! Ces hommes !!! Ils réfléchissent jamais aux dommages collatéraux !!! Juste penser à leur "honneur" Pfff !! sont impossible !!! Est ce que je suis noble moi ? Pff ça me donne pas plus à manger et pas plus d'amis que d'être simple roturière.


Dernière édition par Admin le Mer 12 Oct - 13:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….   Jeu 1 Oct - 9:45


Natale a écrit:
Petit début de journée en Toulousain.
Le ciel humide de l’Armagnac et Comminges avait laissé place à de belles éclaircies puis un ciel sans nuages… Qui sait ! Peut-être que le grain viendrait en fin de journée sous les assauts de la chaleur !

La garde avait reconnu la silhouette de l’ancien Coms et on le laissât ainsi déambuler dans le castel, droit devant en direction des jardins.
C’était pour ainsi dire un retour aux sources, en tout point de vue.
Il restait froid et impassible, de plus en plus concentré sur ce qu’il pourrait advenir.
Seule une et unique personne pouvait bien le désarçonné et, il se demandait bien ce que Son Etoile avait bien pu devenir elle aussi. Elle était la seule à pouvoir briser son armure…

Il hottât alors son mantel de cuir qui laissât voir sa chemise de lin au grand jour. L’épée au ceinturon, il était là et attendait.

castelreng a écrit:
Il ne lui fallut plus longtemps pour arriver devant le château et chevaucher en direction du parc. Les gardes de l'édifice le connaissant de part les anciennes charges qu'il avait eut, s'étaient contentés de le saluer en lui souhaitant une bonne journée. Un bonne journée..... Elle démarrait d'une façon spéciale cette " bonne" journée. Non qu'il craignait d'être blessé, l'idée ne lui venait même pas en tête, peu lui importait en fait, seul l'honneur de sa nièce avait grâce à ces yeux à ce moment là.

Arrivant à destination, il vit que son témoin était déjà sur place, dirigea sa monture en sa direction tout en regardant le Vicomte de Rabat, lui aussi arrivé, ôter son mantel. tout comme lui, il semblait enclin à en finir au plus vite avec cette affaire. Léran avait fait le vide de ce qui aurait put venir ternir sa concentration, aussi était-il loin de s'imaginer que, non loin, suivait son infernale petite soeur...

Il sauta bas Espoir pour aller saluer comme il se doit Sindbad. Ôta sa cape et son chapeau qu'il posa négligemment sur sa selle tout en souriant à son témoin.


Bonjour Sindbad ! grand merci d'avoir accepté de faire le dérangement pour m'aider à traiter cette affaire.... La route depuis le BA s'est bien passé j'espère ?

lily-jane a écrit:
La route ne fut pas longue et avait en même temps un air de "déjà vu".
Ce chateau, elle y venait tous les jours depuis bientôt deux ans et aujourd'hui, ce n'était pas pour y travailler qu'elle s'y rendait...

Elle atteignit les jardins et vit au loin un petit groupe déjà présent. Ralentissant son allure, elle finit par adopter un pas régulier puis s'arrêta près des "participants" de ce qui allait suivre.

Après avoir mit pieds à terre, elle arrangea sa robe et ôta ses gants puis s'avança d'abord vers Natale qui était tout à ses pensées...

Un sourire se dessina sur le visage de la jeune fille quand elle le salua

Natale, mon ami... Je suis ravie de te revoir... J'espère que le chemin pour venir jusqu'ici c'est passé sans encombre...

Elle salua ensuite Cast et celui qui devait sans doute être son témoin

Bonjour Cast... Messire...

Son sourire se fit quelque peu gêné, ne sachant pas quoi ajouter, car ce qui allait suivre ne laissait pas présager une conversation amicale autour d'une chope de bière...

Ylalang a écrit:
[Quelques minutes plus tôt, dans la Cour]

A la lumière rasante de l'aube, un carrosse entra dans la cour du chateau narbonnais, frappé d'un blason à la Salamandre. A l'intérieur, la Vicomtesse d'Avize saluait la coutume de faire le duel aux aurores, quand il faisait encore frais. Sans doute qu'elle se serait évanouie si celui-ci s'était déroulé au zénith de cette journée d'été... Elle avait trouvé logis dans une auberge confortable non loin du Castel pour être présente dès potron-minet dans les jardins. Néanmoins, elle était déjà épuisée, vivant ses dernières semaines de grossesse avec ce ventre qui devenait de plus en plus imposant.
Le carrosse s'arrêta, et le cocher descendit de sa place pour aider sa passagère à descendre. Cette dernière grommela pour elle même :


Que cela devient difficile...

S'aidant de sa canne et du cocher attentionné, elle posa le pied par terre, respirant l'air frais des terres du sud. Une inspiration, et on lui indiqua la direction du lieu du duel.

Elle avait répondu positivement à la demande du Héraut de Toulouse à
l'arbitrage de ce duel, et elle se demanda si elle avait eu une bonne
idée en faisant cela.

Elle entra dans les jardins du Château à pas lents, admirant le paysage, avant de distinguer un groupe de personnes réunies probablement pour la raison de sa venue.

Elle arriva près de ces derniers, les joues rosies par cette marche, et se présenta
.

Messires et nobles dames, je suis le maréchal d'Armes Sylvestre, venue ici pour arbitrer le duel. Que les duellistes se présentent, ainsi que leurs témoins je vous prie.

castelreng a écrit:
Alors qu'il était à deviser avec son témoin, Castelreng n'en manqua pas pour autant l'arrivée d'une fort belle dame dont la grossesse ne pouvait plus être cachée. Comme tout à chacun sans doute, il pensa la voyant qu'il sagissait là d'une Noble dame venue se régaler d'un duel. A cela rien d'étonnant en somme, d'autant que ce genre d'activité n'était hélas pas monnaie courante alors que.....

Toujours est-il que Léran fut quelques peu surprit lorsque la Dame se présenta comme étant le maréchal d'Armes Sylvestre. Certes il s'attendait à voir venir une dame, mais pas une dame enceinte jusqu'aux yeux. de ce fait il en fut quelque peut gêné même si il ne le montra point. Il s'avança néanmoins vers le maréchal d'armes donc afin de se présenter comme elle le demandait.


Je suis Castelreng, Seigneur de Léran, l'offensé dans cette affaire. Ravi de vous connaitre même si les circonstances sont des plus....

Offensé pour sa nièce dont il devait sauver coute que coute l'honneur que le vicomte Natale avait bafoué

Mon témoin est messire Sindbad que voici lui montrant de la main l'homme en question.

Deubs a écrit:
[De Came a Tolosa]

Longue route qu’il aurait fait par bateau s’il avait eu le temps, accompagne par celle qui réchauffe son cœur, mais ce n’était point le moment, St Maxime avait besoin de lui, et comme il avait toujours pu dire a son cousin, il serait la quand il aurait besoin de lui… Perplexe de devoir être juste un témoin, soucieux d’être présent, les songes avaient défiles sans jamais trouver une fin identique…

Moment de gloire d’un homme, un duel pour l’amour d’une femme était tel que le Vicom savourait l’acte de son cousin, ptet devrait il y passer un jour et la cause était digne d’un grand noble…

A dos de cheval, entoure par une garde rapproche, proche de son cou-vassal, ils arrivaient…

Apres que le Vicom ait congédié sa garde, laissa sa monture et passait une nuit des plus calmes, il se dirigea vers les jardins rejoindre Natou… joli jardins d’ailleurs, le lieu et la journée était idéales pour un duel… espérons que son soutien lui serait de bonne augure….Regard vers la maréchale, décidemment il la voyait souvent ces derniers temps, il resta proche de poulain, ne sachant pas trop qui était qui parmi les présents…

Ylalang a écrit:
Elle répondit à l'accueil du duelliste.

Le bonjour messire Castelreng.

Je prend note du nom de votre témoin, qui assistera au duel pour vérifier que les deux adversaires ne font pas preuve de trop d'imprudence dans leur combat.

Nous attendons donc désormais votre adversaire, qui ne devrait plus tarder.


Elle salua le Vicomte de Fréjus qui venait d'arriver également.

Natale a écrit:
Natale sourit brièvement à Lily puis passât à côté de son cousin de Came et s’en allât saluer « Sylvestre ».
Bien le Bonjorn.
Il ne pouvait point ignorer les formes plus qu’arrondies de la Champenoise, aussi, après lui avoir fait le baise main, il lui indiquât un banc sur lequel elle pourrait prendre place durant le duel. Tout dans son propose il continuât ainsi :
Me voici donc devant vous avec mes deux témoins : Donà Lily Jane de Cogin Franchese et mon cousin, Louis-Philippe Von Wittelsbach vicomte de Fréjus et baron de Came.

Le temps des présentations terminés il jetât malgré tout un coup d’œil inquièt a son adversaire avant de prendre place bien en face de lui.
Le duel pouvait commencer.

Ylalang a écrit:
Le maréchal remercia le Vicomte et désigna la canne qui la soutenait.

Je préfère rester debout, pour une meilleure vision des choses.

Elle eut un raclement de gorge pour attirer l'attention du groupe.

Aujourd'hui se déroule le duel opposant messire Castelreng, Seigneur de Léran, et
Natale Adriano Dario d'Ibelin, Vicomte de Rabat et seigneur de Sainte-Maxime.
Que les témoins se tiennent non loin des duellistes, en dehors de leur champs d'action, afin de juger que les deux nobles respectent les règles.

Il aura lieu selon les conditions suivantes : l'armée usitée sera l'épée, et je déclarerai la fin du combat au bout de la troisième touche occasionnant une blessure. Bien entendu, si un des adversaires devait être gravement blessé, le duel serait interrompu, et l'abandon déclaré.


Et d'un ton plus péremptoire, elle s'adressa aux deux duellistes.

Messires, mettez-vous en garde ! Qu'à chaque instant la noblesse et l'honneur, ainsi que le Jugement divin d'Aristote, guident votre bras.

Sindbad a écrit:
Tout à son repas improvisé, Sindbad fut tiré de son festin par la voix de Castelreng, qui semblait le présenter à une tierce personne. Précipitamment, il rangea les victuailles qu'il appréciait sans modération, s'essuya furtivement la bouche et les mains avec une serviette qu'il avait prévu à cet effet, et salua l'arrivant.

Il s'avisa alors que l'arrivant était, en fait, une arrivante. Celle ci énonça les règles qui présideraient à ce duel. Le constantinopolitain en déduisit qu'il s'agissait d'un témoin héraldique. Conformément aux instructions dispensées, il se plaça de manière à pouvoir voir le profil des deux duellistes. Ainsi pourrait-il apprécier le respect par chacun d'eux des règles en vigueur.
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….   Jeu 1 Oct - 9:51


lily-jane a écrit:
Lily salua respectueusement le maréchal d'armes, puis alla se placer à son tour car les duellistes semblaient prêts. Et très certainement qu'ils voudraient en "finir" rapidement.
La jeune femme espérait qu'aucun d'entre eux ne seraient blessé gravement.
Elle se concentra afin de rester vigilante et observa attentivement ses deux amis.

castelreng a écrit:
Doucement la clarté du jour prenait place tout comme les deux antagonistes dirigés par la maréchal d'armes qui venait d'annoncer le début du duel.

Castelreng n'avait pas pris la peine de saluer l'adversaire ainsi que les témoins de ce dernier. Un manque de politesse de sa part ? Que nenni ! Trop concentré au combat qui allait commencer il avait préféré ignorer son amie Lily, sans doute pour éviter que certain souvenir lui reviennent en mémoire et troubler son état d'esprit. Car Lily ne pouvait que lui faire penser à son épouse et ce n'était certainement pas le moment !


Messires, mettez-vous en garde ! Qu'à chaque instant la noblesse et l'honneur, ainsi que le Jugement divin d'Aristote, guident votre bras.

Adviendra que pourra ! Le maréchal d'armes avait donné le départ !
Castelreng sortit donc sa lame du fourreau dans un bruit métallique tel un chant joyeux pour l'arme parfaitement aiguisée. En peu de temps il fit face au Vicomte prêt déjà à engager le combat. Les pieds bien plantés, jambes quelques peu fléchies pour s'assurer un parfait équilibre et faciliter son déplacement, l'épée menaçante, observant le moindre geste que son adversaire ne saurait tarder à faire une fois qu'il aurait lui aussi sorti son arme...

Deubs a écrit:
Apres avoir saluer la Marechale et les differents presents, il lanca un regard a son cou-vas-las, deposa une main sur son epaule et lui chuchotta la devise familiale...

Plus d'honneurs que d'honneurs Vicom...

clin d'oeil a l'homme avant de le laisser a son duel...

Le vicom prit place quelques pas dans le dos a droite de Natale

Dame Nane a écrit:
Le château est devant elle, elle y a passé assez de temps pour en connaitre les moindre recoins. Heureusement les gardes la reconnaissent comme un des professeurs étudiants de l'université.
Ils lui cèdent le pas et le cheval s'engage au petit trot sous la herse du castel.

Lentement elle dirige Galopain vers les jardins.

Un bruit de ferrailles.... Elle met pied à terre, attache l'étalon blanc à un arbrisseau bien qu'il n'en ait guère besoin l'animal est tellement attaché a sa maitresse que s'il n'était pas entravé il viendrait sans doute la rejoindre sans se préoccuper des autres personnes présentes.
(imaginez... un étalon blanc renverser les duelliste... par amour pour sa maitresse, ca serait pas top)

Dzingggggggg.....

Arf !!! Ca y est !!! Ils ont commencé.... il faut que je sois sur place.

Elle saisit son matériel de médicastre attaché à la selle, et relevant ses jupons pour ne pas s'emmêler les pieds dedans, elle se hâte vers le terrain du duel en se guidant au sons qu'elle entends.

Quand elle arrive le fer est engagé Cast est en attente de l'assaut de son adversaire. Elle se met dans un coin sans même saluer les autres participants, bien trop furieuse pour cela, ne souhaitant pas voir cette boucherie pour l'honneur
.

Natale a écrit:
Il n’y aurait qu’eux pour témoigner des événements à venir en cette journée.
La présence et la chaleur familiale le rassérénèrent quelque peu.

L’épée, d’un geste mesuré, se dressât dans le ciel, la lame scintillant quelque peu sous les éclats du soleil automnal.
C’était la un salut muet à son adversaire pour qui il n’éprouvait aucune haine.
Les images des moments passés lors de cette fameuse soirée en rabat repassèrent en son esprit.
Il évacuât l’air contenu dans ses poumons afin de chasser ces mauvais souvenirs. Il savait que la colère était mauvaise conseillère et ne voulait point se battre avec elle.

Il n’importait alors qu’une chose chez le duelliste, c’était de pouvoir à nouveau être a ses côtés à elle.
Désormais la passion laissait la place à la vertu et le Très haut en serait témoin. Advienne que pourra.

En garde Senher !
Déjà il commençait à jauger le parrain de sa douce, le regard perçant et concentré, se rapprochant et tournant tout doucement, l’épée à dextre.

Advienne que pourra.

Première tentative pour estimer les réflexes de Léran. Le combat commençait réellement désormais.
Premier retour à sa position initiale.
L’espace bien déterminé de leur combat, tel une cage invisible, laissait à voir les lions se battre entre eux.
La blanche lame décidât de s’abattre à nouveau au milieu des deux combattants, rapide comme l’éclair, elle choisit la jambe qui semblait à découvert.
Natale n’eut alors que le temps de croiser le regard de Castelreng.

mimeline a écrit:
Alors qu'elle avait beaucoup freiner l'allure pour ne pas se faire entendre de Cast, Mime en perdit tout simplement l'orientation. C'est donc après plusieurs longues minutes, voir même quelques heures, qu'elle aperçut enfin son but: le château narbonnais.

D'ailleurs, entre la sueur, la poussière, la panique dans ses yeux, et ses "pseudos" vêtements, elle passa devant les gardes qui l'a regardèrent d'une façon plutôt bizarre.

Après avoir fait plusieurs fois le tour du château, elle essaya de faire appelle à sa mémoire, pour ce souvenir ou le duel devait avoir lieu.

Pas besoin de se concentrer très longtemps, des bruits de lames s'entrechoquant se firent entendre non loin de là. Elle suivit donc les bruits avec son angoisse qui remontait à la surface.
Pourvu qu'il ne lui arrive rien... et arriva au lieu du duel. Une petite troupe était là, à observer ce qui ce passait, et aperçut Nane. Prise de panique, elle décida d'attacher le cheval à la colonne situer à son côté et se cacha derrière un bosquet. Pourvu que personne ne passe par ici...

castelreng a écrit:
Combien de temps dura ce moment où ils se regardèrent ? Que ressentaient-ils l'un l'autre ? Angoisse ? Haine ? Seuls eux pourraient le dire ! Castelreng, au départ s'était vu contrarié à devoir en arriver là. L'honneur de sa nièce et pas conséquent de la famille avait été bafoué, seul ce duel les en sortirait, sa nièce pourrait garder la tête haute quoi qu'il advienne.

Il ne pensait cependant pas à tout ça à ce moment précis où il lui fallait être des plus attentif.


En garde Senher !


Pour l'honneur de ma Nièce Vicomte ! Fut sa réponse.

Croisements de fer pour jauger l'adversaire. le Vicomte tentait l'attaque, qu'il en soit donc ainsi se pensa Léran qui pour l'instant ne reculait pas mais parait les coups avec force, voulant déstabiliser son assaillant. Une tentative de plus, la lame de Natale se dirigeant vers sa jambe gauche, castel avec force stoppa le geste faisant remonter l'arme adverse par pression de la sienne lui laissant de ce fait une ouverture.

Un pas en avant pour forcer l'adversaire à reculer, pour le déstabiliser. Le combat devenait de plus en plus intense. La tension était à son maximum.La pointe de la lame de Léran vint toucher le brass droit du vicomte, coupant la manche de sa chemise, laissant une belle estafilade sur le biceps de ce dernier.

Sindbad a écrit:
Voilà...Les témoins étaient tous présents, le duel avait commencé.

Toujours placé à la perpendiculaire des combattants, Sindbad observait le Seigneur de Léran sur sa droite. Ce dernier avait opté pour une stratégie de contre-offensive. Sa peste de soeur lui avait-elle dispensé des conseils auparavant ?

Il se souvint alors des enseignements d'Hassan : une telle stratégie pouvait s'avérer payante pour un opportuniste si le combat ne durait pas trop longtemps, tant il sollicitait les qualités défensives du contre-attaquant. Une telle tactique était à exclure en cas d'insuffisances techniques, sous peine de déconvenues...

Mais le frère de sa filleule savait tirer parti des ouvertures que lui laissait son adversaire du jour. Bien vu, l'esquive...Et contre-attaque logique. Le Vicomte de Sainte-Maxime s'en tirait d'ailleurs à bon compte, avec cette éraflure au bras.

L'honneur était donc bien présent du côté du Seigneur de Léran. En espérant que son opposant se montrerait aussi généreux le moment venu.

Sans rien laisser paraître, Sindbad poursuivit son observation.
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….   Jeu 1 Oct - 9:57


Deubs a écrit:
Action, reaction, le combat a debute...

regard fixe, le vicom suit la scene sans bouger d'un poil, ne laissant transpirer aucune emotion, et pourtant voir son cousin etre touche lui fit un pincement au coeur... quelle idee de mettre tel habit pour un duel, la chemise est foutue...

reste a sa place, attendant, rien ne le pousser a devoir intervenir pour l'instant, tant qu'il ne l'estimerait point ainsi, il patientera la suite du duel

Ylalang a écrit:
Le héraut suivait avec attention le duel. Sa bonne expérience de l'escrime l'aidait à repérer les stratégies des deux duellistes, et elle ne fut pas surprise de l'estafilade récoltée par le Vicomte. Son adversaire était agité, et la fougue dont il faisait preuve déstabilisait l'ancien héraut.
Elle annonça à haute voix, d'un ton neutre :


Première touche pour le Seigneur de Léran.

Appuyée sur sa canne, elle espérait que le duel se déroulerait de bonne manière.

lily-jane a écrit:
Lily suivait les deux duellistes du regard, sans se départir de sa concentration. Ils avaient tout deux une manière différentes, des gestes distincts, une agilité surprenante.
Elle se retint de laisser transparaitre son inquiétude quand l'épée de Cast toucha le bras de Natale. Se mordant la lèvre inférieure, elle serra les poings presque à s'en enfoncer les ongles dans la peau.
Le duel se poursuivait donc...
Elle espérait qu'aucun des deux n'auraient à subir de graves blessures.

Natale a écrit:
*Chien !*
Il aurait juré intérieurement.
Rouge de honte et rouge de sang.
*Une égratignure rien de plus !* Se disait-il tant il voulait minorer la situation.
La plaie, sur le muscle endolorit, laissait couler un léger filet de sang au travers du tissu mis en pièce.

La voix du Maréchal ne laissait transparaitre aucun doute.

Retour à une distance raisonnable avant que ne se poursuive le duel.
Le temps de tourner le dos à son adversaire, fermer doucement les yeux afin de ne croiser aucun regard surtout ! – rester concentré – la respiration bloquée pour ne point serrer les dents.
Expirer, relâcher la tension.
Dans ce combat à l’issue incertaine, il continuera son engagement.

La lourde épée, solidement tenue en main, faisait à nouveau face à sa concurrente.

Il savait que tout n’était encore point perdu et que les plus grandes réalisations demandent un certain effort. Il trouverait la faille. Persévérance ! Le Vicomte en avait vu d’autres.

Le combat l’emportait désormais.

Dame Nane a écrit:
Le premier sang au château ils avaient dit qu'ils stopperaient au premier sang. Ces mots, elle les pense mais ils se bloquent dans sa gorge.

Elle fouille dans sa trousse prête à se précipiter pour aider Natale qu'elle a malgré son attitude envers Alchi appris à apprécier et à respecter, quand les duellistes reprennent leur positions.

Sa fureur monte à mesure que les passes auxquelles elle ne comprend absolument rien s'enchainent. Elle a presque l'impression, ne seraient les lames qui les séparent, de voir deux danseur en pleine action, tant leurs gestes s'enchainent malgré tout avec grâce.

Nane se retient de se précipiter entre les combattants elle sait bien que tout ceci la dépasse elle la paysanne qui ne se préoccupe guère de noblesse mais du cœur et de la santé de son prochain noble ou gueux.

Alchimiste a écrit:
Arriva le jour qu'elle craignait...

On ne l'avait vu depuis le début, elle n'était pas là, pourtant pas si loin.
Le duel, elle était présente, sans qu'on ne la voit. D'abord en dehos du château, à se tortiller avec une angoisse déraisonné les doigts, méditer sur les issues possibles, imaginer les plus tragiques fins, et de voir son éffroi s'accentuer.

Devait elle parraitre devant eux ou demeurer l'abris des regards, à l'abris de son attention, lui son bien-aimé. A quoi pense-t-il? a-t-il seulement regretté leur amour? Sa venue est elle le résluat d'une promesse sans plus? l'aime-t-il toujours autant, l'aimera-t-il quelque sera la fin? L'idée qu'il l'a renie l'a heurta à une soudaine épouvante que ses yeux se remplirent de larmes brulantes. Vivre après lui et sans lui était tout bêtement impensable.

Les coups des lames s'entrechoquants annonça le d&ébut du duel, de l'éntrée du jardin, où derrière quelques rosiers elle se cachait. Faible et vulnérable, aucune feinte ou ruse ne s'offrait à elle. C'est peine que la brune eu regard d'azur qu'elle arrivait penser. Chamboullées, désemparée, perdue. Y'avait-il un sens tout ceci? Elle aurait du fuir vers lui, et le convaincre de ne plus revenir. Pour lui, pour son oncle, pour tout le monde, cela aurait été le mieux.

De loin, les deux silhouettes se mouvaient avec élan, à chaque attaque, à chaque parade, et la voix du maréchal d'armes confirma ce qu'elle crut voir, et qui n'était claire de là où elle son intérêt l'eut amené. Une goutte de sang, puis d'autres, son Amour saignait. Affolée, inquiète, elle arriva à ne pas bouger d'un pas, figée, au fond de son être, une atroce douleur lui cisaillait les entrailles.

De l'avoir amené à effleurer la mort, les remords la hantaient.
"Les regrets dansent aux notes que je fredonne..."

castelreng a écrit:
Surpris Léran le fut lorsque son adversaire lui tourna le dos, un court instant certes mais tout de même ! A quoi jouait le Vicomte ? Ne savait-il pas qu'on ne tournait jamais le dos à l'adversaire ? L'estafilade reçue avait troublé Natale à ce point ? Son mouvement stoppa net face à cette étrange réaction, Castelreng jeta un regard furtif vers la maréchale d'arme avant de revenir sur le Vicomte. Il se remit en garde observant son adversaire en profondeur quand ce dernier lui fit de nouveau face.
Reprenant le combat sans plus laisser le temps de quoi que ce soit à son vis à vis, Castelreng parait, forçait le Vicomte à se découvrir. Les lames s'entrechoquaient avec force laissant jaillir des étincelles dans un chant grinçant remplaçant celui de la nature s'éveillant.

Le sang qui recouvrait à présent la manche droite de Natale donnait plus de hargne encore à Léran qui gagnait du terrain en poussant son adversaire au recul. Ses années passées sous l'Ost Languedoncien s'avéraient plus qu'utiles.

Un coup porté à droite...
Un autre plus vif porté à gauche...
Tous les muscles bandés par l'effort, les sourcils froncés par la concentration, la sueur glissant doucement entre les omoplates, Castelreng n'offrait pour le moment aucune ouverture à Natale.
Une feinte par la droite....
Le torse du Vicomte à découvert....
Mouvement vif de bas en haut du poignet de Léran....
La pointe aiguisée de la lame Languedocienne vint caresser la poitrine de Rabat, coupant nette le lin la cachant pour laisser un sillon sanguinolent sur son passage.
L'estafilade cette fois fut plus profonde que la première qui elle n'était qu'une éraflure.

Castelreng prenait de plus en plus d'assurance. Même si le sang versé n'était que minime, il avait l'avantage de déstabiliser son adversaire, le rendant moins sur le lui. Enfin ceci était ce que pensait notre homme, mais il pouvait bien sur en être tout autrement ...

Oriabel a écrit:
Oriabel n'avait pas dormi de la nuit. Elle songeait bien naturellement à cette drôle d'idée qu'avait eu son mari. Bien sur, elle savait les motifs qui l'avait poussé à provoquer le Vicomte en duel mais, c'était tout simplement de la folie. Il n'avait plus l'âge de jouer les fanfarons. Elle s'inquiètait pour lui. S'il fallait qu'il accuse la défaite, il serait plus qu'irritable et si c'était l'inverse, sa nièce pleurait de tout son soule. La pauvre Dame de Léran s'était rongé les sang toute la nuit durant. A l'aurore, elle l'avait senti glissé de leur lit commun et plusieurs dizaine de minutes plus tard, les sabots de son étalon crisper le sol durement. Elle s'était levée, tentant de tenir sa promesse et de rester à l'écart de ce qui allait être au tourment de leur famille des semaines, voir des mois durant à partir de maintenant.

Elle n'était arrivée à rien, devenant irritable à son tour. Les jumeaux ayant vite compris que leur mère n'était pas en état de discuter sur rien et avait trouvé une activité à faire loin d'elle. Les deux plus jeunes, occupés avec leur nourrice, Bel faisait les cent pas dans la maison. Elle alla même jusqu'à toquer à la porte de sa belle-soeur qu'elle n'avait pas encore vu, espérant y trouver un peu de réconfort. Sans réponse... Elle poussa doucement la porte.

Mime, ma belle, tu es là, j'ai besoin de toi...

Elle fut horrifiée de voir le basar dans sa chambre et au vu des vêtements qu'elle lui avait offert en miette, elle compris.

Ahhhhh elle a pas fini de m'entendre celle-là !

Elle agrippa une robe en lambeau et sortie furibonde de sa chambre pour dévaller les escaliers appellant l'escorte de sa jeune soeur d'alliances. Il ne l'avait pas vu de la matinée, leur ayant échappée déjà. Elle les traita d'incompétents et rapidement, ils partirent sans demander leur reste. Elle fit préparer sa monture, beaucoup plus jeune qu'Espoir pour arrivé au chateau de Toulouse le plus rapidement possible. Elle savait en avoir pour un moment mais, hors de question que sa vie de famille parte ainsi en fumée pour une histoire de réglement de compte.

Elle mit son mantel et sortie dans la cour, attendant que son cheval la rejoingne. Elle songea à tout ce qu'elle et Castel avait traversé, à cette discussion qu'il avait eu. Ils étaient noble certes mais l'amour n'avait ni d'odeur, ni de couleur et encore moins de rang et il était assez bien placé pour le savoir ! Elle lui ferait comprendre... elle ne pouvait le laisser se ridiculiser ou encore détruire le respect qu'avait sa nièce pour lui. Il faudrait qu'il le comprenne.... si elle n'arrivait pas trop tard....

Enfin, le cheval fut laisser devant elle et rapidement, elle le chevaucha prenant la direction de leur Capitale en toute hâte. Le vent laissait les cheveux de la cavalière virvolter derrière elle tout comme le pan de sa robe beaucoup trop contraignante....
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….   Jeu 1 Oct - 10:01


Ylalang a écrit:
De la même voix claire, le maréchal intervint.

Seconde touche pour le seigneur de Léran.

Le seigneur de Castelreng avait désormais un avantage non négligeable, la prochaine erreur de Natale lui serait fatale pour la réussite du duel.


Natale a écrit:
RHAAAAAAAAaaaaaaa !
Le cri de douleur retenti alors que le Maréchal prononçait la sentence. C’était… inéluctable.

Dans le petit matin encore frisquet, mouillé par la rosée et refroidit par la nuit claire, ils combattaient et, du corps sanglant s’échappait des volutes de vapeur fine.
Cela sentait le sang et l’effort accomplit.
Dans la douleur, l’espace d’un instant, il entrevit comme un mirage, la raison de ce duel : son amour pour Alchie, qui s’imposât à lui comme une vision de l’esprit.
Affaiblit, il tenait l’épée à deux mains et dans la rage de combattre il puisât dans ses dernières réserves… imprévisible.
S’il perdrait ce ne serait point sans combattre.

La lourde lame toulousaine gémie quand elle croisât sa sœur languedocienne.
Les dents serrées les unes contre les autres, la respiration était plus intense encore.
Il s’agissait d’abord de contrer la menace.
Le visage du jeune homme affichait alors un masque totalement crispé, fait de honte mais surtout d’une rage et d’une volonté féroce que traduisait également son regard face à l’adversité.
Il se trouvait désormais un genou à terre alors qu’ils croisaient toujours le fer.
Les occitanes aussi tranchantes l’une que l’autre ne voulaient point céder.
Un appel d’air le temps de retrouver un nouveau souffle il parvint à faire ployer l’épée de Léran – Agir prestement – Il se redressât. Petit bon en arrière pour se dégager définitivement de l’étreinte mortelle.
En garde !
Et cette fois-ci il chargeât. C’était pure folie !

Sainte-Maxime fonçât sur l’ancien soldat du Languedoc.
Il y avait comme de la revanche dans l’air.
Encore jeune, il ne faisait certes point le poids, mais pour l’heure il transformait ce handicap qui lui concédait pourtant de la rapidité pour se mouvoir.
Les épées s’entrechoquèrent encore et encore. La sienne entaillât l’écorce d’un frêne puis se rabattit à nouveau sur « son ennemie » dans des gestes amples et pleins d’élan destinés à le faire reculer.
Il tentait le tout pour le tout. Il y mettait de l’ardeur.
Moi… Natale Dario d’Ibelin aime ta nièce, Alchimiste Dict d’Esterazza…
Haaaaaa,
Petite passe difficile, moment plein de hargne en vérité

… lui jure fidélité et l’honore. Je renouvelle céans ma demande en épousailles !
Les mots sortirent d’eux-mêmes, de manière totalement impromptue et étaient à l’attention du chef de famille.
Ces mots il les redirait encore et encore s’il le fallait. Présentement ils lui redonnaient force et vigueur.

Les épées croisées, il faisait alors directement face à son adversaire. A vrai dire son visage n’avait peut-être jamais été aussi en vis-à-vis de celui de Castelreng.
Déterminé, les lèvres closes et le regard perçant, il relâchât la pression un instant s’écartant alors légèrement à nouveau puis assenant un nouveau coup.
Le plat de l’épée vint s’abattre sur le corps adverse, de l’épaule gauche jusqu’au poitrail. Le tissu fléchit et laissât apparaître ça et là quelques égratignures au niveau du cou et du thorax.
Il avait trouvé la faille.

Ylalang a écrit:
Le combat se poursuivait, prenant de l'intensité dans dans les mouvements des lames que dans la fureur des duellistes.
Elle eut un regard pour les témoins... Si le vicomte commençait à mettre trop d'ardeur au combat, il faudrait réfréner sa rage si cela venait à mettre en danger son adversaire.


Une touche pour le Vicomte

lily-jane a écrit:
Lily serrait toujours les poings. Le combat prenait une tournure désagréable. En même temps ce genre de chose n'est jamais agréable. Mais voir Natale en mauvaise posture. L'entendre crier de douleur et voir ce sang...
Elle eut une pensée pour Achie et se retint de faire cesser ce combat qui opposait deux personnes qui pourtant se respectaient.
Elle resta donc en place, contre son gré, regardant Natale s'affaiblir physiquement, mais étrangement sa force morale semblait lui donner une autre force.

Quand il déclara à nouveau son amour pour sa douce, tout en combattant, la jeune femme fut émue et se dit qu'il fallait que cela cesse. Mais les deux hommes poursuivaient et Natale reprit le dessus en infligeant un coup à Cast.
Lily fit une grimace... Il fallait que tout deux se calment. Ils n'étaient pas là pour s'entretuer.
Elle jeta un regard aux autres témoins, montrant son inquiètude face à ce combat qui pourrait mal tourner si cela continuait dans ce sens.
Elle n'avait pas besoin de parler, son sentiment se lisait dans son regard comme dans un livre ouvert.

Deubs a écrit:
regard fixe sur les coups d'epees, la seconde touche sur son vassal semblait avoir redonner hargne a celui ci... orgeuil familial, la garde meurt mais ne se rend pas, rien ne choqua le Vicom et un leger sourire s'esquissa sur son visage quand il vit la Marechale declarer la touche pour Natale...

2-1 affaire a suivre... peut etre aurons nous le droit a une sortie de la bague de fiancaille de la part du Vicom de Rabat...

mimeline a écrit:
2 à 1 pour son frère, le duel commençait à devenir intéressant. Elle observait avec assiduité les coups, feintes et parades des deux côtés, espérant un jour faire de même au cas où. Elle essayait même de les imiter dans son coin avec son bâton, oubliant où elle était.

C’est à ce moment, au détour d’un coup porter dans l’air, qu’elle aperçue sa nièce cacher derrière un rosier. Elle arrêta de faire le pitre, et la regarda un instant. Au même moment, Natale cria : Moi… Natale Dario d’Ibelin aime ta nièce, Alchimiste Dict d’Esterazza… lui jure fidélité et l’honore. Je renouvelle céans ma demande en épousailles !

Ce cri d’amour serra le cœur de la dernière des Dicts, se remémorant ainsi la soirée passer à Rabat. Soirée où elle avait pris la défense des deux jeunes gens et ou elle avait du apprendre à ce taire. Seulement maintenant -et malgré l’interdiction de Cast- elle était bien là, à regarder les deux hommes défendre pour l’un : l’honneur de la famille, et pour l’autre : son Amour.

Déposant son bâton à côté de son cheval, elle avança doucement en direction de sa nièce, lui précisant qui se cachait sous se drôle de déguisement. Elle l’a pris par les épaules et lui dit :

Ma grande, au lieu d’être chacune de notre côté, restons ensembles. Nous souhaitons toutes les deux une fin heureuse et en plus, nous ne devrions pas être ici…

Elle sourit et se figea derechef, si jamais Bel entrait dans sa chambre et voyait le bazar, qu’allait-elle dire ? Et pour ce qui ait du bas de la robe qu’elle avait découper sans faire exprès?

Arfff, mince
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….   Jeu 1 Oct - 10:08


castelreng a écrit:
Il était certain de garder le dessus. Les lames s’entrechoquaient sans relâche. Les coups qu'il portait semblaient affaiblir trop vite le Vicomte. N’était-il pas tombé à genoux au second coup porté ? Les deux estafilades reçues devaient avoir mis un doute dans son esprit. C'est ce que pensait Castelreng. A tord cependant ! La rage du Vicomte lui donna un surplus d’énergie, forçant Léran à reculer.

La rage qu’eut le Vicomte déstabilisa Léran. Il avait la jeunesse que Castelreng n’avait plus. Ses pensées voulaient se brouiller. Face à son adversaire il lui semblait entendre une petite voix lui dire « Tu as passé l’âge Castel….T’en rends-tu compte ? ….»

Il repoussait avec plus de maladresse les coups furieux de Natale, troublé par les paroles que son épouse lui avait dites suite à cette fameuse soirée à Rabat. « Tu ne t’en sortiras pas vivant…tu n’as plus la jeunesse….Castel…si ce n’est pas lui qui t’achèves c’est moi qui le ferais ! »

Bon sang ! Ce n’était pas le moment de penser à ce qu’Oriabel lui avait dit ! Il fallait qu’il se concentre qu’il chasse sa belle épouse de son esprit. Castelreng parait les coups, reprit un peu le dessus lorsque la lame toulousaine vint embrasser la branche du frêne trop proche d’eux.

Esquive à droite…..
Il reprenait le dessus mais….


Moi… Natale Dario d’Ibelin aime ta nièce, Alchimiste Dict d’Esterazza…

La colère monta à ces mots. Colère, toujours mauvaise conseillère… Castelreng le savait, mais son caractère de cochon prit le dessus sur le reste quand le Vicomte ajouta dans un souffle de rage

...lui jure fidélité et l’honore. Je renouvelle céans ma demande en épousailles !


NOOOOOOOON !!!!!!!!!!!!

Les coups de Natale parurent plus dangereux à Léran, il recula tout en parant et hurla tant il vit rouge à la déclaration de Vicomte…

ELLE… N’EST… PAS… NOBLE !!!! TU…. LE…. SAIS !!!!!!

Les lames croisées, bras pliés, muscles tremblants par l’effort donné…
Les deux hommes se combattaient du regard…
Toute sa force était portée dans ses bras…
Relâche inattendue du Vicomte…
Légère perte de l’équilibre du Seigneur…

Le plat de l’épée Toulousaine s’abattit avec force sur le torse de Léran lui coupant le souffle, la pointe acérée glissa dans l’ouverture de sa chemise griffant son épaule gauche et coupant en deux le fin tissu. Le poitrail à découvert montrait la puissance du coup reçu. Il reprit sa respiration tant bien que mal dans un hurlement bestial.


HAAAAaaaaaaaaaaaaaaaa…………..

Il fallait qu’il parvienne à mettre de coté son courroux si il voulait parvenir à reprendre le dessus. Mais pour une bourrique telle que Léran l’irritation était tenace. Si quelqu’un devait l’achever se ne devait pas être le Vicomte mais la Dame de Léran ! Les foudres de la Belle avaient une conclusion bien plus intéressante que la décence ne permet pas céans d’étaler.

Les bruits de fer continuaient inlassablement, la fatigue gagnait du terrain petit à petit, la sueur coulait, collant ses cheveux sur le front, plaquant contre son dos ce qui lui restait de chemise, la légère brise ne parvenait pas à le rafraîchir…

Castelreng ne parvenait plus pour le moment à décolérer. De rage il fit un brusque mouvement du poignet de gauche à droite, frôlant le cou de son adversaire, laissant sans encore le savoir une nouvelle ouverture.

Alchimiste a écrit:
Comme si le seul langage dérisoires des deux glaives était chimérique, les cris et mots, heureusement, retentirent, comme pour orner cet affrontement, et le couronner de bravoure et de témérité, d'honneur mais surtout d'amour. Ce fut le sens que portaient les mots de son tendre Amour, ce fut l'impact qu'eut le ton de sa voix quand il effleura son âme. Quoi de plus sincères que les mots qui naissent d'un cœur?

Plus Natale luttait, plus son mal à elle s'accentuait, comme si avec lui et en lui, elle esquissait chaque coup porté, chaque parade, chaque feinte, mais aussi, souffrait du même éclaire de douleur, douleur à laquelle se greffait les lourds regrets.

La cadette des Dicts, Mimelyne avait repéré Alchie, alarmée que la candide jouvencelle se dirigeait vers elle sans discrétion aucune, la face livide, et les cerne d'une longues nuit sans sommeil en disait long sur son état, ses mains tremblantes et l'inquiétude l'obsédant était d'une telle évidence qu'on l'aurait prise pour une jeune veuve pleurant son défunt époux. Jamais elle ne voudrai qu'on la voit dans cet état.

Ma grande, au lieu d’être chacune de notre côté, restons ensembles. Nous souhaitons toutes les deux une fin heureuse et en plus, nous ne devrions pas être ici…

Mais si on constate ton absence? as-tu seulement compris pourquoi je me cachais? dit-elle à la jeune tante d'une voix étouffée, alors qu'inconsciemment, sa main saisissait rigoureusement le bras de Mimeline.

Excuse moi...laissa-t-elle échapper dans un soupire désespéré ,

La démence me tient en bonne proie..Un oncle d'un coté, et mon Amour, ma seule vérité de l'autre..

Alors qu'elle redresse l'échine, guettant la réaction de la jeune tante, elle l'a trouva soudainement figée, laissant échapper un simple :

Arfff, mince..

A quoi pouvait elle bien penser en ces instants? C'est alors qu'en la regardant, Alchie crut lire toute l'innocence et la pureté de son âme, une âme qui n'a point encore été confrontée aux vicissitudes de la vie, un cœur qui peut être n'as jamais pleuré un amour perdu, des bras qui n'ont jamais regretté un enfant disparu, un peau si laiteuse et saine qu'elle ne porte que quelques subtiles marques de l'enfance. Tout à coup, Alchie réalisa la différence entre ce que, elle même était, et ce que les années lui ont ôtés, d'une façon ou d'une autre, pour une raison ou pour une autre.

Puisses-tu ne jamais souffrir en offrant ton cœur...marmonna-t-elle doucement, alors que son coeur demeurait instantanément avec Natale. Préoccupée, tourmentée..Impatiemment, elle invoquait la fin?

Oriabel a écrit:
Jamais le chemin ne s'était fait aussi rapidement entre le domaine des Léran et la Capitale. Elle espérait simplement qu'elle n'arriverait pas trop tard. La chevauchée n'avait pas été si terriblement mais, pour Oriabel, cela lui avait paru prendre une éternité. C'est à bout de souffle qu'elle avait passé les herses du château les menant à la cour. Les gardes en place l'arrêtèrent bien entendu, la sommant de s'indentifier. Elle n'y venait vraiment pas assez souvent... Elle soupira, se disant que chaque instant comptait...

Je suis Oriabel, Dona de Léran, épouse de Castelreng, Seigneur du Léran. D'ailleurs, il y a quelque part en ce moment même un duel entre lui et le Vicomte Natale, où puis-je les trouver ?

Les deux hommes se regardèrent, pas très certain de ce qu'ils devaient faire. Ils avaient eu après tout des ordres très stricts. Aucune femme de la famille des Dicts ne devaient passé.... Elle savait très bien tout cela mais, il n'avait pas intérêt à s'obstiner longuement.

Désolé, m'dame, on peut pas vous laissez passer. Vous devez attendre ici, les ordres sont les ordres et on ne voudrait pas perdre notre emploi.


Elle les toisa d'un regard sévère et froid qui n'était pas habituelle chez Bel, pourtant habituellement très calme, posée et réfléchit.

Et bien la p'tite dame va passer croyez-moi et si vous vous y opposer, c'est plus que votre travail que vous allez perdre croyez moi !

La détermination chez elle était telle qu'après réflexion, ils finirent par la laisser passer sans lui indiqué où elle devait aller. Ils voulaient probablement s'attirer le moins de troubles possibles. Elle se mit à chercher dans tous les jardins possibles, tout les endroits où cela serait possible de trouver où se cachait son mari....

Natale a écrit:
Les deux matadors luttaient avec acharnement pour savoir lequel porterai l’estocade, ou, du moins, le coup décisif.
Natale combattait avec ce qu’il lui restait de chemise. Le sang perlait sur son bras droit comme si la couleur sanguine venait chercher l’épée qu’il tenait et avec laquelle il luttait pour son amour.

La douleur !? Tellement qu’elle avait été forte il ne la ressentait même plus.
Chargé d’adrénaline, il paraît les coups de son adversaire et en rendait de même.
Plus d’appréhension, ni de honte, ni de rage. Il était cette fois ci revenu dans la course. N’en n’avait il jamais été d’ailleurs ?
Et pourtant il dansait sur le fil car à chaque moment il pouvait perdre. Chaque coup, chaque feinte était en soit une remise en cause, un balbutiement, une virevolte.
A vrai dire il livrait combat avec la force qui lui restait.

Des cris de Léran il ne retint que la réponse à sa demande, ce qui intimement, confirma son acharnement dans la lutte qui les opposait à l’heure actuelle.
A cette heure ci de la matinée il aurait pu déplacer des montagnes !
Réponse du berger à la bergère :
T’arrêtes-tu à une couronne ou à un titre ? Tu ne me dira point que l’honneur des Dicts se porte que sur de si basses considérations !
De là à dire que les Dicts étaient des coureurs de fortunes il ne fallait qu’un pas… c’était une provocation en plus de sa part.
Mais du reste il savait en son fort intérieur que la vicomté chèrement acquise était alors une cage dorée et il n’entrevoyait qu’une seule solution : abdiquer.
Aussi il s’appliquait présentement à faire sauter chacun des verrous qui le confinaient loin de sa Douce.
La méthode reprenait le pas sur la rage désormais, dure et froide comme la lame de son épée.

Il évitât tant bien que mal ce coup à la gorge qui aurait pu lui être fatale. Castelreng faisait preuve d’une force inébranlable et à toute épreuve. Natale prenait des risques.
Après un vif mouvement de retrait il saisit l’occasion qui se présentait à nouveau.
La lame languedocienne levée constituait toujours une menace et le seigneur de Provence mit tout son élan pour la contrer avant qu’elle ne devienne une nouvelle menace – agir prestement – telle était la solution.
Nouvelle offensive du Vescoms qui vint se porter sur la jambe droite de son adversaire au niveau de la cuisse, entaillant le tissu et laissant apparaître sa marque.
Moi Natale Adriano Dario d’Ibelin aime ta nièce Alchimiste Dict d’Esterazza
Prononçât-il à nouveau.
Non ce n’était point une formule magique, mais en tout cas c’était bien son amour pour elle qui lui donnait la force d’affronter le seigneur de Léran.

Le combat faisant toujours rage ils entamèrent alors la cinquième et décisive passe.

Ylalang a écrit:
C'était un duel impétueux, plein de suspens, aucun des deux duellistes ne voulait lâcher l'affaire, chacun pour des raisons qui lui étaient propres.

Le maréchal d'armes annonça la quatrième touche du duel.
Le seigneur de Léran semblait faiblir, cela pouvait être de bonne augure pour son concurrent.

Seconde touche pour le vicomte Natale.

C'était désormais l'instant décisif, le premier qui ferait une faute perdrait le duel.

castelreng a écrit:
Tout aurait put être terminé si le coup qu’il avait porté au cou du Vicomte avait été plus précis. Tout aurait put être terminé si son pied n’avait pas rencontré une racine lui faisant perdre l’équilibre et laissant une ouverture à l’adversaire qui le frappa à la cuisse droite.
Mais était-ce vraiment la racine qui sortait de terre qui déséquilibra Léran ? Les paroles du Vicomte résonnaient pourtant encore dans sa tête !

« T’arrêtes-tu à une couronne ou à un titre ? Tu ne me dira point que l’honneur des Dicts se porte que sur de si basses considérations ! »

Léran n’en revenait tout simplement pas ! Ils se seraient trouvés ailleurs qu’en champs clos, il en aurait eut les bras ballants tant la remarque lui paraissait….. surprenante !
Surtout ne pas se déconcentrer…
C’est sans doute ce qu’il cherche à faire….
Réagir vite….
Un coup porté sur la droite….
Lames croisées forçant l’autre au recul…

Ce duel ne semblait pas vouloir trouver de fin. Aucun des deux hommes ne voulaient céder. Castelreng commençait à ressentir la fatigue dut à l’effort qu’il fournissait. Il fallait bien l’avouer ; il n’avait plus l’habitude de ce genre d’exercice. Ces années passées derrière un bureau de la maréchaussée l’avait un tant soit peu ramolli. Oriabel avait-elle donc raison de dire qu’il était trop vieux pour ça ? Cette unique pensée lui donna un coup de fouet.

Avec une force dont il ne serait plus cru capable, il fit pleuvoir les coups, forçant Natale à reculer.


Moi Natale Adriano Dario d’Ibelin aime ta nièce Alchimiste Dict d’Esterazza

La rage, la colère avaient repris le dessus sur tout le reste. Castelreng se rendait compte que le jeune homme qui lui faisait face ne comprenait rien et ne comprendrait jamais. Il pensait que la noblesse lui avait monté à la tête, il pensait que les Dict valaient mieux que quiconque ? Mais le jeune Baron ne voyait donc pas l’évidence !

Il fallait mettre tout en œuvre pour mettre fin à ce combat ! la colère qui le contenait devenait de plus en plus grande.

Tu n’as rien compris Natale ! rien de rien !

Il fonçait droit sur Natale, rien ne l’arrêterait si ce n’est le maréchal d’arme pour annoncer la fin, si toute fois il entendait……


Rien ! serais-tu idiot ?!!!

L’acharnement qu’il mit a faire pleuvoir les coups ne laissant au Baron aucun répits devint inquiétant. Il n’était plus lui-même, il ne ressentait plus la fatigue à présent, en avait oublier la douleur musculaire pourtant là quelques minutes avant.

Tu l’aimes ! Mais tu peux pas l’épouser ! Tu l’aimes ! Tu ne t’es pas soucié de son honneur ! Tu l’aimes ! Tu oses me dire que tu l’aimes ! Tu ne vois pas plus loin qu’en dessous de ta ceinture Freluquet ! Tu vas payer pour ça !

Chaque phrases étaient ponctuées d’un coup, d’un pas en avant. La rage qu’il y mettait était telle qu’il ne voyait plus que son adversaire, en oubliait que le combat était règlementé, l’envie de meurtre ne faisait plus aucun doute. Tuer pour sauver l’honneur de sa nièce !

Jamais ! lui vivant il ne laisserait le baron faire de sa nièce sa maîtresse ! quel d’autre choix pouvait-il donc y avoir ? Elle n’a aucune noblesse, le mariage était donc impossible, Natale ne le savait que trop bien et il allait le payer.

Sa nièce maîtresse d’un Baron… le seul fait d’y penser lui donnait la nausée.
Sa nièce la catin d’un noble….
Et c’est lui qu’on accusait d’avoir la tête enflée ?
Enfer et Damnation !
Il avait refusé titre pour pouvoir épouser son aimée !


Il vit là LA solution ! Une vague de soulagement l'inonda, lui ôtant toute colère, lui rendant son sang froid.

Parade….. Feinte…… La lame de Léran fit tomber la défense de Rabat. D’un geste rapide et d’une précision sans faille, la pointe acérer s’enfonça d’un demi pouce dans la joue droite du Baron ressortant aussitôt pour venir menaçante se poser sur sa gorge . Le regard froid de Léran en disait plus long que tout l’échange qu’il venait d’avoir. Un geste, un seul de Rabat et l’acier Languedocien irait se chauffer à la chair tendre de Natale.


Tu veux ma nièce ! Fort bien ! Renonce à tes titres et je te la donne en épousailles.
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MessageSujet: Re: Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….   Jeu 1 Oct - 10:13


mimeline a écrit:
Perdue dans ses pensées, elle n'écoutait déjà plus sa nièce, ne remarquant même pas qu'elle l'observait.

Elle décida de se re-concentrer sur le duel, ou en était-ils donc à présent?

Le maréchal annonça clairement:
Seconde touche pour le vicomte Natale.

Arfff, 2 partout, quelle fin cela va-t-il prendre?

Elle voulut s'assoir sur un banc tout proche des deux jeunes femmes, mais ne pus, car tout ce déroula très vite.

Des échanges verbaux fusèrent encore des deux duellistes, le ton montant encore d'un ton au dessus, la rage de son frère se fit bien présente -
elle en frissonna d'ailleurs-, jamais elle ne l'avait vu dans cet état.

Quand tout à coup, il fit la dernière touche final, et plaça derechef sa lame sur la gorge de Natale en laissant claquer dans l'air cette phrase:

Tu veux ma nièce ! Fort bien ! Renonce à tes titres et je te la donne en épousailles.
Il allait quand même pas lui trancher la gorge?
C'est alors qu'elle poussa un grand cri.
Cri qui l'a sortit de son silence, et malgré elle de sa cachette. Comprenant son erreur, elle voulu se cacher derrière le rosier le plus vite possible, mais pris soin d'abord d'attraper les bras de sa nièce.


Viens Alchie, nous irons les voir plus tard... la peur se lisait dans ses yeux...

Alchimiste a écrit:
Est ce l'interminable succession des secondes qui frôlent l'éternité? Le moment présent devenant immuable, accablant...

Au coté de sa tante, elle pataugeait seule dans un marasme incessant, elle était là, pourtant semblait ailleurs, seuls les mots qui emplissaient les jardins pénétraient dans son monde muet; revoir son amour tant attendu par de pareilles circonstances, comme si le poids d'une séparation précoce était à lui seul insuffisant. Elle devait, en plus, endurer ces moments, bientôt, ce sera la fin, voici ce que furent ses pensées secrètes alors que la voix de Mimeline se voulait rassurante.


Seconde touche pour le vicomte Natale.


Une vague de paix saisit tout ses sens, un sentiment éphémère, comme le rai ténu d'un soleil dissimulé par les nuées obscures du mois de janvier, ou comme l'essaim de chardonneret sur un ciel au rougeoiement du crépuscule, subtils et furtifs.


Tu l’aimes ! Mais tu peux pas l’épouser ! Tu l’aimes ! Tu ne t’es pas soucié de son honneur ! Tu l’aimes ! Tu oses me dire que tu l’aimes ! Tu ne vois pas plus loin qu’en dessous de ta ceinture Freluquet ! Tu vas payer pour ça !


Une vérité qui défile sans cesse, que chacun reprend comme pour étouffer cet amour, fournir un piètre argument qui rappelle l'amère réalité, les innombrables lois contraignant ce qu'on ne peut refouler, nier simplement au plus profond de son être. Outre l'opposition de sa famille, Alchie consciente de leur différence sociale se perdait des heures en pensant à ça, imaginant un autre monde, une autre vie, ou leur Amour serait possible, aurait le droit de vivre et s'épanouir sans qu'on vienne le désigner d'un doigt accusateur.


Tu veux ma nièce ! Fort bien ! Renonce à tes titres et je te la donne en épousailles.

Je te la donne en épousailles...Si tel était son souhait au début, ça ne l'était plus, l'épouser mais à quel prix? Renoncer à des terres qui sont si chères au cœur de Natale? en Amour, ne devait-on pas prévaloir le bonheur de l'autre, chérir ce qu'il chérit, accepter et préserver son monde à lui, et veiller à ce que ses jours soient couronnés de félicité; en était elle capable finalement? Depuis le début, Natale dut affronter les siens, était-elle capable d'avancer et de le voir confronter tout ces divers tracas?

Viens Alchie, nous irons les voir plus tard...

Partir? mais où? Non..Natale, Natale...elle se tourne et découvre les deux hommes menant le duel, dégageant délicatement le bras de la main de la tante. Même si Natale serait prêt à sacrifier ses titres, elle ne le permettra pas car plus que tout elle l'aime.

Alors qu'elle s'était levée et fixait les deux hommes, elle ne se cachait plus. Dressée fièrement, seul son regard dévoilait le fond de ses émotions. L'éternelle adoratrice avait perdu son sourire.

Natale a écrit:
Touché, il l’était à nouveau. Peine perdue, c’était au moins déjà ça de fait.

Le jeune Vicomte avait déjà entrevu la fin qui était également la seule issue possible pour que leur union puisse voir le jour.
Aussi il releva la main gauche, celle de droite tenant toujours fermement son épée à lui.
Il serrât alors fortement la lame languedocienne dans la paume de sa main et imprimât sa marque jusqu’aux phalanges. Non il ne la retirât point bien au contraire, il la rapprochât un peu plus de son cou, jusqu’à ce qu’elle vienne frôler sa peau.
Il regardât Léran dans les yeux, les siens légèrement éblouis par le soleil pointant au travers des arbres. Il y avait un eut un jardin ici ?


Tu sais que je le ferai.
Il jetât alors un regard en direction du Maréchal. Choses honnêtes et paroles franches devraient être dites céans et de manière officielle. Ce jour il ferai sauter le dernier verrou qui le maintenait loin de sa Douce.


Ylalang a écrit:
Ylalang acta la fin du combat.

Le seigneur de Léran est vainqueur de ce duel.

Se tournant vers les deux combattants :

Avez-vous besoin d'un médicastre pour vos blessures ?

Alchimiste a écrit:
Le seigneur de Léran est vainqueur de ce duel.

Peu importe, les deux sont vivants...

Avez-vous besoin d'un médicastre pour vos blessures ?

Dieu était ce si grave? Le visage presque reconnaissant, elle regarde un instant Sylvestre.

Natale?

Oubliant les présents, et ne voyant plus que lui, il lui fallut quelques enjambées pour se retrouver devant les deux hommes luttant encore, et de sa main étreignit le bout de la lame, que l'un et l'autre poussait vers une seule direction, la gorge de Natale.

Assez...Assez...Je vous en conjure...Elle se serait effondrée mais la lame toujours dressée la retint, avec une poussée d'adrénaline, elle réussit à l'incliner vers elle, l'éloignant quelque peu de Natale.

Désormais il était prêt à tout pour elle, que ne donnerait-elle pour lui aussi? Avait-elle seulement le droit de réclamer tout ceci?

Ne renonce pas à ce qui te revient...ces terres..souvenir de tes nuits sans sommeil et de tes longues journées à écouter les discours barbant de ces paysans du sud...
Pardonne moi pour chaque goute de sang de toi qui suinte..


Son oncle persistait dans son silence, et elle reprit,

Que t'apporte ma présence et mon amour? Je n'entrevois de bonheur issue de ma main, mais ennuis et tracas qui ternissent ton jour...C'est si dur..

T'écarter de ma vie m'est l'unique solution, te préserver loin du mal que j'engendre..Arracher mon cœur du fond de mon buste et n'être que l'ombre d'un être.

Les derniers mots s'extirpèrent lentement, d'une voix moins vive. Voilà ce que désirait sa famille enfin de compte, un honneur dont il n'est plus question pour effacer un Amour réel et sincère.

A ces derniers mots imprévus, à cette tournure déconcertante, elle n'avait qu'une seule envie, fuir au loin et pleurer jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de larmes.

castelreng a écrit:
Ambiance.....

Le sang coulait, les cœurs battaient à tout rompre par l’effort que les deux hommes venaient de fournir. Le temps semblait s’être arrêté. Ils se combattaient maintenant du regard.

Castelreng maintenait ferme sa lame, toujours menaçante, la pointe touchant la gorge de Natale qui, lui, d’une poigne de fer, la tirait vers le haut.C’est à peine si il fit attention au Maréchal d’armes qui annonçait la fin du duel. Ses paroles s’étaient pourtant imprimées dans son esprit.

« Le seigneur de Léran est vainqueur de ce duel. »


Vainqueur….. qu’en avait-il de plus finalement ? Il n’aurait sut le dire à cet instant précis. Ses yeux semblaient chercher la réponse dans ceux de Natale. Il fut sorti de son regard par l’arrivée de sa nièce. Il ne se demanda même pas ce qu’elle faisait ici alors qu’il lui avait formellement interdit de venir. Ses yeux, sans expression se fixèrent sur la jeune femme qui, par quelques paroles le fit blêmir…..


Pardonne moi pour chaque goute de sang de toi qui suinte..

Sa main libre vint alors se poser sur la senestre du Vicomte retirant l’acier menaçant la faisant virer vers le bas….

Elle ne s’adressait pas à lui, pourtant….les mots qu’elle prononça le blessèrent au plus profond de lui.


Que t'apporte ma présence et mon amour? Je n'entrevois de bonheur issue de ma main, mais ennuis et tracas qui ternissent ton jour...C'est si dur.. T'écarter de ma vie m'est l'unique solution, te préserver loin du mal que j'engendre.. Arracher mon cœur du fond de mon buste et n'être que l'ombre d'un être.

Il recula d’un pas…

Il lâcha son épée comme si celle-ci venait de lui brûler la paume de la main. Devait-il être celui qui briserait le cœur d’Alchie ? Comment pourrait-il vivre sereinement si il ne devait plus voir dans les yeux de sa nièce que peine ? Jamais il ne le pourrait ! Ne savait-il pas lui, ce qu’était de ne pouvoir vivre avec l’être qu’on chérissait ? N’avait-il donc plus souvenance de ce qu’il avait vécu des années auparavant ? Qu’était-il donc devenu depuis lors ? Un monstre sans cœur ne se souciant que du « quand dira t-on » ? Un noble trop fier pour faire fi au bonheur de sa famille ? Comment pourrait-il se regarder dans un miroir ? Que verrait-il dans le regard de son épouse qui, mieux que quiconque, savait ce qu’il avait enduré par le passé et en avait souffert ?

L’air hagard, il regarda tour à tour les personnes présentes à ce qui devait pour lui une parodie de justice ; le maréchal d’armes qui demandait si un médicastre était utile, les témoins, Alchie…. Et Natale dont le sang qu’il avait fait versé lui couvrait la joue, coulant doucement le long de son cou, dont sa chemise de lin s’était teintée d’écarlate, et qui, pourtant se tenait là, face à lui, fièrement. Son regard s’arrêta un instant sur une silhouette cherchant à se cacher derrière un buisson. Silhouette cependant trop reconnaissable par ses longues mèches brunes, d’une jeune personne à qui, plus que tout, il avait souhaité épargner ça.

Il n’avait pas vu que sa sœur Nane avait elle aussi fait le déplacement. C’était aussi bien ainsi, il n’aurait pas supporté son regard de la mère posé sur lui.

Levant le bras pour le laisser retomber dans un geste de lassitude, il ne parvint qu’à dire


Va te faire soigner Natale…..


Puis, tourna le dos à tous le monde et s’écarta de quelques pas de la scène….

Le jour avait à présent gagné sur la nuit, la nature s’était comme par enchantement réveillée dès que les armes s’étaient tues. Une journée pleine de promesse à n’en pas douter ! Pourtant il en était tout autre pour le seigneur de Léran…
Au loin, le bruit de sabots attira son attention….
Reconnaissant monture et cavalière, il baissa la tête un instant dans un soupir triste. Son épouse arrivait…..

De ce duel il n’était pas vainqueur mais bourreau ! Bourreau de deux cœurs battant l’un pour l’autre !

Il se retourna pour faire face au Vicomte et à Alchie qui n’avaient encore pas bougé.

…. Il nous faudra parler Natale…..

Dame Nane a écrit:
Enfin cette boucherie qu'ils avaient baptisé duel était enfin fini qu'allait il en advenir ? En sortirait il quelque chose de positif au moins ? A voir le visage de sa fille adoptive rien n'était moins sur !

Nane était placée trop loin pour entendre les mots qui s'échangeaient sauf celui de la femme manifestement sur le point d'accoucher à court terme.

Soulagement et rage se mêlaient sur son visage.


« Le seigneur de Léran est vainqueur de ce duel. »


Elle attrape vivement sa besace, inépuisable sac ou l'on trouve tout ce dont une femme peut avoir besoin et une femme médecin qui plus est, et se dirige vers Natale qui lui semble le plus touché des deux. Elle sait que par ce geste elle risque de s'attirer les foudres de son frère mais tant pis, sa fille et son bonheur priment pour l'heure.

Natale ! Je sais que ce ne sont que quelques estafilade et que votre orgueil et votre cœur sont probablement plus blessé que votre corps, mais laissez moi m'occuper de ces quelques blessures superficielles.

c'est à ce moment que les paroles d'Alchi parviennent enfin a percer les brumes de sa colère :

Que t'apporte ma présence et mon amour? Je n'entrevois de bonheur issue de ma main, mais ennuis et tracas qui ternissent ton jour...C'est si dur..

T'écarter de ma vie m'est l'unique solution, te préserver loin du mal que j'engendre..Arracher mon cœur du fond de mon buste et n'être que l'ombre d'un être.


Elle se tourne brusquement vers sa fille sans attendre la réponse de son patient éventuel.

Alchi il suffit ! Tu n'es pas un oiseau de malheur tu portes avec toi le bonheur mais comme moi tu peines a le trouver ! Comme moi tu as eu des expériences détestables mais maintenant que tu as trouvé un homme que tu aimes et qui t'aime au point de renoncer à tout pour toi BAT TOI ! Ne baisse pas les bras ! Ton amour a t'il si peu d'importance que tu abandonnes comme cela après si peu de lutte pour le gagner ? Si tu agis ainsi C'est moi qui pousserai Natale a abandonner la femme que tu deviens ma fille !

Le cœur de Nane se serre, comme il est dur de prononcer des mots si cruels ! Pourtant seule l'amour infini qu'elle a pour sa fille lui insuffle le courage de lui fouailler le sang de la sorte. Elle espère que ces paroles fouetteront l'orgueil d'Alchi qu'elle aime par dessus tout !
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Chapitre XVI : Au fond du parc, deux nobles, un duel….
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